Le changement ... c'est pas maintenant
article publié sur Six-Fours.net
L'association Autisme Paca a tenu son assemblée générale samedi, l'occasion de découvrir ses nombreuses actions mises en place mais aussi de prendre connaissance des inquiétudes du moment avec une politique nationale guère en leur faveur.
Assemblée générale d'Autisme PACA.
Pourtant l'heure n'est pas à la joie, d'abord au niveau national, le président d'APACA n'hésitant pas à dire: "le plan Autisme grande cause nationale n'aura duré que six mois, la venue du gouvernement socialiste a tout chamboulé et nous est clairement défavorable, les associations appellent cela désormais la grande casse nationale. On voit le retour de la psychanalyse dans le champs de l'autisme, des projets sont bloqués, on met de côté les associations de parents. On a un gouvernement qui ne fait pas appliquer les recommandations de la Haute Autorité de santé qui stipule que les soins psychanalytiques pour l'autisme sont non consensuels", en clair non adaptés.. Premièrement, le projet de structures innovantes de Futuroschool porté par Vaincre l'autisme est au point mort dans plusieurs villes de France, dont Six-Fours: "des démarches sont entreprises auprès de la ministre" . Une nouveauté appliquée depuis un mois dont se passerait les familles ayant des enfants autistes en structure, il n'y a plus de double prise en charge en orthophonie, " alors que souvent il n'y a pas d'orthophonie dans ses structures, ou bien celle-ci n'est pas spécialisée dans l'autisme. Les plus démunis trinquent et ne peuvent plus avoir les séances en libéral remboursées".
Au niveau local, le lieu d'accueil mis à disposition par la municipalité fonctionne à plein régime avec une diversité d'intervenants mais des inquiétudes subsistent. Par exemple, l'association ne pourra certainement pas reconduire le contrat aidé de son éducatrice spécialisée faute d'argent. L'association se démène pour tenter de trouver des fonds et poursuivre cette belle aventure menée au sein du lieu d'accueil.
Les soutiens financiers sont essentiels
Lors de l'assemblée générale, le président a largement remercié certains clubs services toujours à ses côtés comme le Kiwanis Joséphine Baker, le Kiwanis de Six-Fours ou le Lions de club de Six-Fours. Il a aussi remercié la municipalité qui était représentée par la conseillère municipale Sylvie Mathieu. Il insista sur ce point: "toutes nos activités sont gratuites".
Les trois grands évènements de l'association de l'année se dérouleront le 31 mars 2013 avec une sortie en calèche pour une vingtaine d'enfants autistes au Ponys Ranch et le 2 avril pour le congrès(inscription toujours possible) salle Malraux avec notamment Monica Zilbovicus. Il rappela l'importance de ce congrès: "c'est un rendez-vous qui fait référence au niveau régional voir national. L'an dernier on avait dû refuser du monde, et on espère que le public sera encore là cette année, sachant que des professionnels reconnus seront présents, l'entrée est en plus gratuite". Dernier projet à l'étude, un gala de danse en janvier 2014 donné par l'école de danse de Mélanie Laurentin (Arts&Co) au profit d'APACA.
Bilan de l'année
En quelques chiffres on peut saisir le dynamisme de cette association qui aide les familles souvent dans le désarroi: information par le bais d'internet de 1500 personnes avec réponses personnalisées, 400 réponses téléphoniques et bien sûr toutes les activités et formations gratuites.
Au niveau du lieu d'accueil, sept enfants autistes et Aspergers profitent d'ateliers BD habiletés sociales (animés par le psycholoque Cyril Rolando), d'art thérapie, d'Handi danse (Mélanie Laurentin), orthophoniste... Des groupes de paroles sont organisés à la Maison des familles, l'association a mis en place une permanence juridique avec maître Raymond enfin, un partenariat a été établi avec la médiathèque de Sanary (éveil musical, soutien scolaire, atelier lecture).. Il y a aussi des interventions dans des établissements scolaires, des formations gratuites mises en place, des sorties ou jouets offerts aux enfants autistes... Une multitude d'actions, qui ont pour dénominateur commun la gratuité, d'où le nécessaire soutien des clubs services, des mécènes ou des subventions d'organismes publics. L'association a réalisé par exemple un partenariat avec la Mutualité Française du Var qui a organisé récemment une formation aux gestes de premiers secours ouverte à tous. Avec Coridys Var, un groupe entraînement aux habiletés sociales a été mis en place.
Une partie du programme
*31 mars: sortie en calèches+poneys au Ponys'Ranch à 14 heures avec le Kiwanis Joséphine Baker
*2 avril: Congrès Autisme et communication avec le Dr Monica Zilbovicus
Thème: Autisme et communication. Interventions de Monica Zilbovicius et Ana Saitovitch, Mlle Mylène Tabary, Dr Sylvie Serret, Mmme Nadine Renaudo, le Professeur David Da Fonseca, Mme Faustine Pieri, Maître Raymond Virginie, Dr Lionel Couquet.
D.D, le 04 mars 2013
Quand le cheval est un aide-soignant
article publié sur le site de Paris Ile de France France 3
Le soin par le cheval pour les personnes en situation de handicap. Les associations sont aujourd'hui nombreuses partout en France. Autisme, trisomie, paraplégie, tétraplégie ou IMC. Les objectifs poursuivis sont semblables avec le cheval comme vecteur.
Publié le 24/02/2013 | 09:27, mis à jour le 24/02/2013 | 13:12
Du handicap à l'action
S'est développée aussi une pratique qui s’est structurée autour de la notion même du soin, bien loin de l’apprentissage de la technique équestre et des performances sportives. Elle s’adresse à des personnes nécessitant attention de par leurs déficiences motrices et /ou mentales ou connaissant des difficultés d’ordre psychiques. De l’autisme aux troubles du comportement, des carences cognitives aux psychotiques, les cas cliniques bien que différents viennent tous s’appuyer ici sur des ressorts identiques : la recherche d’accompagnement thérapeutique. Le cheval ne juge pas. Il est un vecteur, un médiateur avec le monde. Les relations passent par le sensoriel. Il ne s’agit pas de guérison mais de quête de mieux être... De progression dans l’autonomisation ou l’acquisition de fonctions. Le brossage, le pansage sont déjà à eux seuls une étape fondamentale, dès lors que c'est une occasion unique de s’occuper d’autrui et alors même qu’en général le soin leur est porté. Enfin, l’activité physique, via le plaisir, permet une amélioration de la masse musculaire ou une tonification. Ils ne subissent pas, elles et ils sont acteurs et actricesLa pratique est maintenant connue et elle se développe partout. Equithérapie, équitation adaptée, Equi-handi… les dénominations sont nombreuses. Dans leur philosophie, le principe est commun même avec la coexistence de courants de pensées parfois en opposition dans les déclarations.
Il faut dire que le chemin a été long jusqu’à aujourd’hui. Si les techniques sont théorisées, si des nuances distinguent les acteurs dans des gestes et repères, cette pratique vient de loin. Il fallait être visionnaire à la fin des années 60 et au début des années 70 pour envisager une démarche thérapeutique. Les chevaux et l’équitation à l’époque étaient l’affaire des militaires. La codification laissaient que bien peu de place à l’imagination. Et encore cela ne suffisait il pas. L’obstination était indispensable pour bouger les lignes.
"C’était le fait d’un petit nombre. Et si d'aventure le sujet intéressait, c'était aussi une question d'opportunité. Pour moi, une rencontre avec un éducateur qui désirait travailler sur la rééducation fonctionnelle" souligne Nicolas Millet. En 1969, jeune moniteur et pas encore instructeur, il s'embarque dans cette aventure avec des épileptiques pratiquant déjà le judo. L'éducateur aimait les chevaux. "L’objectif était de les décontracter" avec une approche empirique et... Des erreurs. "Nous étions convaincus à l’époque qu’ils ne pouvaient pas déclencher de crise d’épilepsie. Nous nous trompions ! Mais nous avons appris à détecter aussi ce qui favorisait leur déclenchement."
Les échanges avec des psycho-motriciens se sont accrus. "Nous avions tout à construire." L’étape d’après fut le travail engagé avec des enfants et des adolescents en situation de handicap mental, qui connaissaient aussi pour certains des soucis de motricité. Au fil des mois, des progrès sont enregistrés. Parfois petits, mais réels. "Le cheval et l’équitation apaisent. Cela construit des codes là où il n’y en a pas et où il est bien difficile d’en créer dans le monde extérieur. Ce sont aussi des bases de repères spatio-temporelles qui font parfois entièrement défaut."
Lara, autiste profonde, violente souvent, se transforme radicalement sur son double poney. Stéphane, pétri de tocs, soumis à une grande agitation continuelle, criant, toujours stressé, à se frotter les mains l'une sur l'autre avec frénésie, parvient à rester silencieux, calme, et àtenir ses rênes pendant 45’ d’affilé. Les exemples s’égraînent. «"l ne s’agissait pas de miracle. Les progrès ne sont pas fulgurants mais réguliers. Ils n’étaient pas guéris. Ils se sentaient mieux, et cela se voyait. "
Quatre piliers constituent toujours l'assemblage : l’instructeur qui est à l’écoute du cheval et le cheval qui lui obéit selon des principes (ancêtres de l’éthologie). Le soignant qui donne des indications sur l’état d’esprit du moment, permettant d’adapter le travail du jour. Et le Soigné.
Mais tout cela ne tient que sur les femmes et les hommes qui s’engagent. Et quand l’instructeur part du Haras du Pin dans les années 80, la seule association structurée en Basse Normandie baisse le rideau. Mais l'élan est donné et la suite assurée avec la création des "Rênes de la vie" dans la Manche, et l’Association Ornaise de Rééducation Par l’Equitation. Nicolas Milet prendra la présidence de cette dernière à partir des années 1990, présidence qu’il conserve même s’il est à la retraite de son activité purement professionnelle. "L’important est de former une relève. Pour continuer et ainsi permettre à plus de gens d’en profiter."
Et les chevaux dans tout cela ?
Aujourd'hui, des formations existent et on sait exactement ce que l’on cherche comme cheval. Il est important d’avoir des sujets calmes, doux. Rompus à tout. On ne cherche pas des performances techniques ou sportives. On privilégie l'échange et le dialogue facile. "Certaines associations cavaliers-montures ne fonctionnent pas. J’ai eu une jument qui était parfaite avec tous les types de profils, sauf les psychotiques. Ce qu’elle recevait comme messages devait l’inquiéter, la stresser. L’expérience nous l’a appris. Il faut être vigilant le plus en amont possible. Prédire les réactions, les anticiper. Le cheval est le vecteur qui transmet et non l’inverse comme on en a l’habitude. Le langage non verbal est tellement fondamental."Mais la plupart du temps, tout se passe bien. L’handicapé n’entre pas en opposition ou en conflit. N’essaye pas de s’imposer par la force. "Le cheval apporte un retour à l’équilibre par la nature. Du calme, de la reconnaissance et de l’assurance. Et la connaissance de son corps. Cela ferait d’ailleurs du bien à beaucoup de gens dits normaux qui ne connaissent pas plus leur corps !"
Le handicap physique lourd n’est pas oublié. Des systèmes facilitant l’accession au cheval (palans) ou même le maintien (selle à 2 places) ont été élaborés pour répondre aux besoins des IMC (Infirmes Moteurs Cérébraux). En l’occurrence la pratique permet à ces femmes et hommes prisonniers de leurs corps de le ré-investir. De lutter contre leur insuffisance musculaire.
Et puis n'oublions surtout pas que l'AORE est une association à but bon lucratif. Basée sur le bénévolat. De Nicolas Millet et de quelques autres. Bourrés de bonne volonté, toujours prêts à mettre la main à la poche. Mais tout cela coûte cher... N'hésitez pas à les contacter
Quelques adresses :
Société française d'Equithérapie
Institut de formation professionnelle, spécialiste de la médiation équine.
La FENTAC, Thérapie avec le cheval - Equithérapie - Médiations thérapeutiques - Formation professionnelle
Fédération handisport
Equitation. Elle fait monter les handicapés
Doriane Garçon-Cleuziou a appris à monter toute petite à Châteaulin. Devenue monitrice, elle vient de passer un précieux diplôme lui permettant d'enseigner l'équitation à toutes les personnes handicapées.
«Tout le monde peut monter!». Doriane Garçon-Cleuziou en est persuadée. Et elle le prouve. La jeune monitrice du centre équestre de Brasparts accueille, chaque jeudi, un groupe d'adultes handicapés du foyer de vie de Dinéault. «Ils sont super-heureux de venir ici. Beaucoup sont autistes et le rapport à l'animal est très important pour eux. Certains montent, d'autres préfèrent tenir le cheval ou simplement le brosser. Ils font ce qu'ils veulent. À leur rythme. L'essentiel est qu'ils y prennent du plaisir». Un plaisir partagé par cette jeune passionnée qui a pris ses premiers cours d'équitation, à Châteaulin, dès l'âge de trois ans.
La jambe broyée
«J'ai toujours vécu entourée de chevaux, ici, à Brasparts, avec mon grand-père qui en élevait deux ou trois». Pourtant Doriane a bien failli ne plus jamais pouvoir monter. «En 2004, j'étais en première à Saint-Louis, lorsqu'à la suite d'une mauvaise chute de cheval, j'ai eu la jambe complètement broyée». S'en sont suivis deux ans de galère, en fauteuil roulant et sur béquilles. Ce qui ne l'a pas empêchée d'obtenir son bac littéraire, option art plastique. «J'hésitais entre l'école des beaux-arts et la fac de sport. Les métiers artistiques ne courent pas les rues. Quant au sport, j'ai dû faire une croix dessus à cause de mon accident». Mais le cheval, c'est son dada. Têtue comme une mule, la jeune Doriane ne baisse pas les rênes. Un an après le bac, elle passe son brevet professionnel de monitrice d'équitation, suivi d'une formation complémentaire pour le débourrage des jeunes équidés.
Enfants déficients visuels
«Au départ, je ne pensais pas enseigner. J'ai donc commencé une carrière de cavalière dans différents centres bretons». Mais à force de préparer les chevaux aux concours, de les dresser et de monter trop souvent, ses douleurs à la jambe sont revenues. En 2009, devenue monitrice à Loperhet, elle prend en charge un groupe d'enfants déficients visuels. «C'était génial de leur apprendre à monter». L'idée de se spécialiser dans l'équitation auprès des personnes handicapées commence à faire son chemin. L'année suivante, Guillaume Le Gall, l'ancien prof d'hippologie du Nivot qui dirige le centre équestre de l'Arrée, lui propose un poste. De retour dans son «fief» de Brasparts, Doriane planche sérieusement sur la question du handicap. «À la suite de mon accident, j'ai ponctuellement vécu cette situation. Et puis avec une mère travaillant en foyer de vie et un père dans un Esat, le handicap, je connais un peu». Reste à sauter la barrière de la formation spécialisée. Mais quand Doriane a pris une décision, rien ne l'arrête. Il y a un mois, après une année passée à alterner stages pratiques et théoriques, la jeune monitrice de 26ans obtient son brevet fédéral d'encadrement équi-handi (BFEEH).
La seule dans le Finistère
Ils ne sont que sept moniteurs à l'avoir obtenu en Bretagne, dont deux dans le Finistère. Sur ces deux-là, seule Doriane a décroché les deux mentions: moteur-sensoriel et mental. Elle peut donc prendre en charge tous les types de handicap. «Je le faisais déjà avant mon diplôme mais celui-ci m'a vraiment appris à savoir réagir face à toutes les situations et surtout à être plus proche des personnes handicapées». Fort de l'expérience de sa monitrice, le centre équestre est en voie de labellisation pour devenir un pôle de référence équi-handi. D'autant qu'il est probable qu'à l'avenir, seuls les clubs labellisés puissent faire monter des personnes handicapées. La fédération y réfléchit. «Si des professionnels du handicap souhaitent se joindre à nous pour enrichir nos pratiques, ils sont les bienvenus». Tout le monde peut aider. Contact Centre équestre del'Arrée: tél.06.70.62.84.69.
Loïc L'Haridon
Vidéo très bien faite qui montre les bienfaits de la médiation avec le cheval
Focus sur l'Institut Médico Educatif des Herbiers, qui propose aux handicapés mentaux ou physiques des stages d'équi-thérapie, afin de permettre un échange inédit entre l'homme et l'animal.
L'association Trott'Autrement
S'il est une activité qui convient parfaitement à Elise, c'est bien l'équitation et la rencontre de l'association Trott'Autrement a été quelque chose d'essentiel ... pour elle comme pour de nombreux cavaliers de tout âge et bien entendu leurs familles !
Vous connaissez le site :
Trott'Autrement est maintenant sur Facebook => et n'oubliez pas de cliquer sur J'AIME
Extrait de la Vie à Bry de décembre 2012 (page 11)
"Comment l’association Trott’autrement est-elle née ?
L’association « Trott’autrement » a été créée en 2005 sous l’impulsion de deux femmes passionnées de chevaux et mères d’enfants porteurs d’handicap. Soutenues par deux amies psychomotriciennes, elles ont mis en place des séances de thérapie avec les chevaux pour les personnes de tous âges et quelles que soient leurs difficultés ou handicaps. Au fil du temps, l’association a développé son activité et a vu augmenter le nombre de ses adhérents.
Quel est votre parcours au sein de l'association ?
Père d’une grande fille autiste de 27 ans pratiquant l’équitation depuis son plus jeune âge, je connais bien les difficultés rencontrées par les familles dès lors qu'elles veulent s'orienter vers la pratique de l'équitation. La rencontre avec Trott'Autrement a été un progrès assez fantastique en terme d'autonomie et d'accompagnement. Auparavant, je devais composer en permanence et cela relèvait un peu du parcours du combattant...
Aussi en 2008, quand j'ai découvert l'association via internet j'ai foncé et je dois dire que je n'ai jamais été déçu. Grâce au professionnalisme des intervenantes formées au handicap, tout devient plus facile et les parents peuvent respirer le temps de la séance.
Comment fonctionne l'association ?
Tous les dirigeants sont bénévoles et, pour la plupart, parents d'enfant avec handicap. Les séances sont encadrées par des professionnels qualifiés et salariés de l'association ayant fait le choix d’accompagner des personnes en difficulté ou en situation de handicap. Des partenariats sont établis avec les centres équestres
pour mettre en place les séances. Actuellement nous avons 6 centres équestres partenaires, dont le centre équestre municipal de Bry où des séances se déroulent le dimanche après-midi.
Quelles sont les différentes activités proposées par votre structure et pour quels objectifs ?
Il y a deux types de pôles :
- le pôle thérapie où des professionnels qualifiés mettent en oeuvre des séances de soins à l’aide du cheval qui est utilisé comme médiateur. C’est une rencontre avec l’animal qui est basée sur les sens, les émotions… cette activité a pour objectif de favoriser l’épanouissement de la personne.
- le pôle loisirs, quant à lui propose un apprentissage de l’équitation avec un encadrement adapté aux difficultés et potentialités de chacun. Il s’agit avant tout d’une démarche pédagogique qui privilégie la notion de plaisir.
Quels sont vos besoins et vos projets ?
Nous recherchons du personnel qualifié et des bénévoles (notamment à Torcy) pour ouvrir d’autres créneaux de séances d’équitation et accueillir les familles, car nos ateliers sont complets. Concernant nos projets, on souhaiterait offrir plus régulièrement à nos adhérents des animations adaptées autour du cheval et du milieu équestre afin de créer des liens. La ville de Bry a bien compris la noblesse de notre démarche et nous apporte son soutien."
Cheval et handicap : une union à plein galop !
article publié sur le site handicap.fr

Publié le : 18/12/2012
Auteur(s) : Handicap.fr - E.Dal'Secco http://www.handicap.fr
Résumé : A l'occasion de la sortie de " Cheval ", un livre généraliste écrit par notre journaliste, voici une course à grandes foulées dans l'univers magique du noble équidé. Il est devenu un partenaire idéal en équithérapie, faisant fi du handicap.
Le cheval serait-il le plus précieux des « hippothérapeutes » ? Le pari était audacieux, mais semble gagné. Pour eux, la vie rimait avec soins, dépendance, différence... Jusqu'au jour où ils ont osé l'impensable : se mettre à cheval. A ces personnes handicapées, rivées dans l'immobilité, le noir, le silence, le cheval promet d'autres frontières, de nouvelles sensations. Il offre à l'homme, à tous les hommes, la vitesse, l'endurance, la force, la domination parfois, mais aussi un contact chaleureux, une affection désintéressée et sans retenue. Certains centres spécialisés se limitent d'ailleurs à proposer des activités autour du cheval sans pour autant aller jusqu'à la mise en selle. La personne handicapée est parfois infantilisée car dépendante. Au contact du cheval, les rôles s'inversent : elle prend les rênes, dirige, panse, devient responsable. Transfert de pouvoir et de sensations, palliatif inespéré, comme un homme qui renaît à la vie dans la peau du Centaure.
Des associations militantes
En 1972, la France organise les premières « Rencontres internationales » de la Fédération internationale d'équitation thérapeutique. Puis, c'est au tour de l'association Handi-Cheval de voir le jour. Handicaps de tous bords, physiques ou psychomoteurs, troubles mentaux, états de souffrance psychique ou encore inadaptation sociale. On compte des centaines de milliers de bénéficiaires aujourd'hui. De son coté, Handisport Equitation s'implique en loisir comme en compétition (du championnat local aux Jeux Paralympiques), allant même jusqu'à proposer aux personnes lourdement atteintes, l'expérience de l'équimobile, une carriole aménagée pour l'accès d'un fauteuil roulant. Enfin, créée en 2007, avec le soutien de la Fédération Française d'Équitation et de la Fédération Française Handisport, Handi Equi'Compet est une association qui encadre et promeut le développement de l'équitation para-équestre en France. Son action a été mise en lumière par la réalisation du documentaire « Plus haut, plus fort, plus loin ».
Défi olympique
Avec un encadrement, un harnachement et une cavalerie adaptés, le handicap n'est pas un frein à la pratique équestre, en loisir comme en compétition puisque le dressage figure même parmi les disciplines paralympiques. Quatre grade de niveau définissent les catégories de pratique compétitives dans chacun des domaines suivants : maniabilité, dressage, CSO, reprise libre en musique, attelage. Pour les cavaliers déficients visuels, des aides sonores (crieurs) accompagnent la reprise.
Equithérapie, pas si nouveau !
Il y a dans ces démarches plusieurs niveaux d'investissements : le loisir avant tout mais pourquoi pas un objectif rééducatif ? Ils sont nombreux à être convaincus des liens naturels et bienfaisants qui existent entre les animaux et les hommes. La thérapie par l'animal, par le cheval (ou équithérapie), a alors réussi à se frayer un chemin dans le monde scientifique. Au 17ème siècle déjà, les premiers chiens guides d'aveugles faisaient leur apparition à Paris. En 1867, en Allemagne, chiens et chevaux sont employés avec succès pour traiter les épileptiques et les personnes souffrant de troubles psychologiques. Au Québec, il existe même un « Institut de zoothérapie ». Partant du principe que chaque individu à une attirance particulière pour une espèce, cet institut prend le parti d'offrir aux malades, un animal « thérapeute » qui les accompagne dans leur traitement. Dans ce domaine, le cheval ou le poney font fait figure de référence. A ce titre, l'équitation pour personnes handicapées (mentales comme physiques) est donc davantage une philosophie qu'une discipline.
« Cheval » écrit par notre journaliste
Journaliste pour handicap.fr, Emmanuelle Dal'Secco a, dans sa vie professionnelle, deux « dadas » : le handicap et le cheval ! C'est d'ailleurs en faisant le portrait d'un cavalier paraplégique, il y a une dizaine d'années, que sa plume a basculé de la randonnée équestre vers un tout autre « univers », celui des personnes handicapées. Trottant à deux temps, elle continue d'écrire pour l'un et pour l'autre... Elle vient d'achever un livre : « Cheval », tout simplement ! Un très bel ouvrage généraliste qui, en 160 pages, chevauche dans cette écurie planétaire (après une édition similaire consacrée aux chats). Un livre ludique, facile à lire, avec une foule d'anecdotes et surtout un festival de photos spectaculaires. On y suit, à vive allure, tous les talents des chevaux, au cinéma, dans les arts, dans la vie... Un proverbe arabe prétend que « Le cheval est un cadeau de Dieu à l'Homme ». Cet ouvrage ravira donc cavaliers et amateurs de belles choses pour Noël.
A lire :
« Cheval », d'Emmanuelle Dal'Secco, éditions Artémis, 160 pages, 2012, 24,90 €.
N° ISBN 978 2 8160 0339 0
http://www.editions-artemis.com/C02511/Cheval.html
« Chats », d'Emmanuelle Dal'Secco, éditions Artémis, 160 pages, 2011, 24,90 €.
Autisme : le rôle de l'animal - REGARDS CROISES les 13 & 14 décembre 2012 à Brest
REGARDS CROISÉS
« L’autisme : le rôle de l’animal »
Martine Hausberger & Marcel Trudel
13 & 14 décembre 2012
Amphi 3 de la Faculté de Médecine, Brest
Extrait :
"REGARDS CROISES (Martine Hausberger & Marcel Trudel, 13 & 14 décembre 2012)
L'autisme est un trouble envahissant du développement débutant avant l'âge de 3 ans qui se manifeste notamment par des difficultés dans les relations sociales et la communication. Proposer des activités en lien avec l’animal est un phénomène en plein essor pour ces personnes. Dans de nombreux cas, les observations suggèrent qu’en présence d’animaux - comme le cheval ou le chien - les personnes avec autisme améliorent leur communication sociale. Pour autant, peu de scientifiques se sont intéressés à cette question.
Il nous a semblé, dès lors, particulièrement intéressant de réfléchir aux différentes composantes que constitue la mise en relation des personnes avec autisme et des animaux, aussi bien dans le cadre de la médiation animale que de l’animal familier à la maison. C’est pourquoi, nous vous proposons un « regard croisé » sur cette question. Nous aurons le plaisir d’accueillir deux personnalités dans leur domaine : Martine Hausberger et Marcel Trudel ainsi que de nombreux autres participants qui nous apporteront leur point de vue sur cette question."
Organisateurs :
Service hospitalo-universitaire de Pédopsychiatrie
Centre de Ressources Autisme de Bretagne
IPSEF (Institut pour la Promotion de la Santé de l’Enfant et de sa Famille)
CHRU de Brest, Hôpital de Bohars - 29820 Bohars
Association Loi 1901 - Identifiant SIRET : 528 247 877 00012
et la Fondation Sommer
Magalie, son mari Frédéric & leurs jumeaux autistes Roman & Simon sur M6 (revoir l'émission)
C'est ma vie - "Mamans dans la tourmente" du 10 novembre 2012 à 16h15 sur M6 REPLAY :
A Lyon, le combat quotidien des parents de Roman et Simon qui témoignent. Rester positifs en regardant les progrès énormes n'empêche pas de noter les difficultés propre au handicap.
Même aidée par des psychologues, la Maman n'arrive pas toujours à gérer des situations banales pour toute autre famille.
A l'évidence, la vie n'est pas un long fleuve tranquille pour cette famille.
Prochaine diffusion sur M6 le 20/11/2012 à 14h50
=>Voir aussi l'action de leurs grands-parents et les bienfaits de l'équitation dans un excellent article publié dans le Midi Libre http://dupuiselise.canalblog.com/archives/2012/11/10/25546723.html
L'équitation au secours des jeunes autistes
article publié dans le Midi Libre
Nages-et-Solorgues L'équitation au secours des jeunes autistes

Agés de 5 ans, les jumeaux Roman et Simon habitent Lyon mais passent une grande partie des vacances chez leurs grands-parents, dans la commune. Autistes, ils ne parlent pas, ne cherchent pas à communiquer avec les autres. Grâce à la ténacité de leurs parents, ils sont néanmoins scolarisés le matin et pris en charge l'après-midi par divers thérapeutes qui appliquent les méthodes comportementales, dont le but est de les rendre le plus autonomes possible. S'ils apprécient l'arrivée des vacances, celles-ci signifient la séparation d'avec les parents, source d'une inquiétude supplémentaire. Tout a changé cependant lorsque Roman et Simon ont pu accéder à un centre équestre situé dans le village. Voilà maintenant deux ans que ces deux petits autistes montent à poney ! "Bien entendu, tout ne s'est pas fait en un jour et seule la grande patience et le professionnalisme de Yanka, directrice du centre équestre, et de son équipe, ont permis un tel résultat", souligne Gérard, le grand-père, qui ne manque aucune séance. Et quel résultat ! Peu d'enfants de cet âge s'attardent comme eux à la préparation du poney et à tout ce qui précède la monte : s'habiller, aller chercher le poney dans le pré, le brosser, installer la selle. Peu à peu, ils ont pu intégrer les stages avec les autres et partager les mêmes exercices : le pas, le trot, le galop, le saut de petits obstacles et même un peu de voltige. Mais ce qui frappe le plus, c'est la transformation totale du comportement de Roman et Simon pendant les stages : ils sont calmes, apaisés, attentifs à ce que font les autres enfants et manifestent bruyamment leur joie lorsque vient le moment de la récompense, le galop. L'histoire de Roman et Simon n'est pas une première. Les experts insistent de plus en plus sur les bienfaits de l'équithérapie pour la plupart des handicaps. Pourtant, celle-ci n'est pas prise en charge par la Sécurité Sociale (il en va de même pour les thérapies comportementales) et les possibilités d'accès restent donc trop rares. "Mais a-t-on mis en parallèle le coût des séjours en institutions spécialisées qui pourraient être évités si de tels enfants "s'éclataient" dans un monde normal ?" commente Gérard, l qui sait de quoi il parle pour avoir été chef de service en milieu hospitalier. L'autisme a été déclaré grande cause nationale 2012, mais le combat des parents pour une meilleure prise en charge du handicap continue. Aujourd'hui, à 16 h 15, sur M6, l'émission C'est ma vie présente un reportage dédié à Roman et Simon et au quotidien de leurs parents, qui consacrent tous leurs instants pour les aider à grandir le mieux possible.
L'enfant autiste peut-il récupérer des fonctions cognitives et sociales par le lien à l'animal ?
LE BLOG DE LA MEDIATION ANIMALE
ET DES INTERACTIONS HOMME-ANIMAL
Par l’Association Résilienfance L’enfant autiste peut-il récupérer des fonctions cognitives et sociales par le lien à l’animal ?
Les relations homme-animal intéressent les jeunes chercheurs et c’est avec enthousiaste que nous accueillons leurs travaux et recherches. Après Jérôme Michalon, c’est Marine Grandgeorge , doctorante en psychologie, qui a accepté de se présenter et de nous parler de sa thèse…
Marine, pouvez-vous SVP vous présenter et nous parler de votre cursus universitaire?
Avant d’être en doctorat de psychologie à Rennes, j’ai effectué mon cursus universitaire à Strasbourg en Sciences de la Vie. Après m’être focalisée aux détails de l’organisme, notamment par mon année de licence de physiologie animale et biologie cellulaire, je me suis intéressée à l’animal à son entier. J’ai donc acquis des connaissances en écologie, biologie des populations et des écosystèmes et surtout éthologie. A la fin de mon cursus, j’ai donc obtenu mon Master 2 « Recherche en Ethologie et Ecophysiologie ».
Vous êtes issue de la biologie et de la science, pourquoi vous êtes vous orientée vers les sciences humaines et notamment la psychologie? Pouvez-vous nous préciser votre spécialité?
Dans le monde de la recherche actuel, il est nécessaire de décloisonner les projets et de ne pas rester centré sur sa propre discipline. C’est pourquoi j’ai voulu me diriger vers les sciences humaines et sociales et précisément vers la psychologie du développement (ma spécialité) qui reste très proche de l’éthologie humaine mais qui aborde les mêmes sujets sous un autre angle. Cette interdisciplinarité me permet d’avancer dans la recherche sans œillère, ou du moins, en les réduisant au maximum.
Vous portez semble t-il un grand intérêt aux relations homme-animal. Pourquoi?
Cet intérêt à des sources multiples. La première remonte à l’enfance ; en effet, j’ai eu la chance de grandir entourée d’animaux (chien, chat, tortue, oiseaux, hamsters, …). Les liens que nous, humains, pouvons développer avec les animaux sont des choses ancrées en moi et donc naturelles. La deuxième fut mon stage de Master 2 que j’ai effectué avec D. Grémillet dans au DEPE à Strasbourg. J’ai travaillé sur une thématique touchant les oiseaux marins, et je me suis beaucoup documentée sur l’impact de l’Homme sur ces populations de la Mer du Nord. Mon encadrant m’a donné l’envie de faire de la recherche et mes diverses expériences m’ont finalement conduites à mettre au cœur de mon projet les relations entre les Hommes et les Animaux.
Vous préparez d’ailleurs une thèse sur les relations entre des enfants autistes et des animaux. Pouvez-vous nous expliquer l’origine de cette recherche (question de départ) et nous présenter votre travail? Quelles sont vos hypothèses?
En fait, mon sujet s’intéresse plus largement aux relations que les enfants autistes développent avec les animaux domestiques. Au départ, je n’avais pas arrêté de choix d’espèce pour avancer sans œillères. Désormais, je travaille plus sur 3 espèces, par choix méthodologique, à savoir le chien, le chat mais aussi le cochon d’Inde.
En ce qui concerne la genèse de ce projet…en toute franchise, je n’en ai pas été l’actrice principale mais celle qui a permis de lancer un projet sommeillant depuis quelques années dans le tiroir de deux chercheurs : M. Hausberger, directrice du laboratoire d’éthologie à Rennes, et S. Tordjman, professeur en pédopsychiatrie.
L’idée de cette recherche est partie de l’autisme. Ce syndrome clinique est défini par un ensemble de troubles du comportement comme un déficit des interactions sociales et de la communication. L’hétérogénéité du syndrome implique une hétérogénéité des prises en charge des patients et des thérapies qui leur sont proposées. Des thérapies alternatives existent comme la musicothérapie, l’arthérapie ou encore la thérapie assistée par l’animal. Si cette dernière ne fait pas l’objet d’un consensus, des observations suggèrent que les enfants autistes amélioreraient leur communication sociale en présence d’animaux (e.g. dauphin, cheval). Toutefois, il s’est révélé qu’il y avait un manque de recherche dans ce domaine.
L’utilisation de l’animal comme moyen thérapeutique a de bons appuis théoriques pour les individus souffrant d’autisme, et notamment les enfants. L’animal est un stimulus multisensoriel, globalement plus prévisible et plus facile à décoder qu’un être humain. Les animaux domestiques semblent jouer un rôle crucial dans le développement cognitif et social des enfants. Les animaux domestiques pourraient agir théoriquement en tant que substitut social, permettant aux enfants, et plus particulièrement ceux souffrant de troubles envahissant du développement, d’établir des liens avec eux, puis de prolonger/transférer éventuellement ces liens aux autres êtres humains.
La formation de liens sociaux, difficile pour les enfants autistes, pourrait donc être théoriquement facilitée par la présence d’un animal domestique. Avant d’envisager de mettre en place une thérapie, notamment celle assistée par l’animal, il nous a donc semblé nécessaire (1) de mieux appréhender le type de relation établie entre l’enfant et l’animal, (2) d’obtenir des données objectives et quantifiables quant aux apports de cette relation, et (3) d’examiner les modalités d’interaction et leurs conséquences sur l’aptitude de l’enfant à communiquer et développer ses compétences cognitives.
Comment procédez-vous (démarche), sur combien d’enfants portent vos travaux? Quels sont vos outils?
En premier lieu, j’ai eu l’occasion de réaliser 250 entretiens directifs avec des parents d’enfants autistes (tout âge) sur les relations qu’ils avaient pu établir avec des animaux. A partir de là, l’étude s’est découpée en 2 phases, à savoir (1) la définition de la relation entre l’enfant de 6 à 12 ans et l’animal familier (chien et/ou chat) dans le contexte habituel grâce à des observations éthologiques, et (2) la définition des stratégies d’approche des enfants du même âge face à un animal inconnu (i.e. cochon d’Inde). Ces observations sont faites pour environ une vingtaine d’enfants autistes auxquels j’ai associées une vingtaine d’enfants au développement typique (même âge, même sexe).
Pour ouvrir mon sujet de recherche, j’ai, à terme, envie de réfléchir à des clés à donner aux thérapeutes utilisant l’animal afin d’améliorer l’efficacité de leur démarche.
Pour ouvrir votre sujet de recherche, vous parlez de clés, qu’entendez-vous par ce terme? Parlez-vous de modèles, de démarches, de grilles de lecture? Pouvez-vous préciser vos propos SVP?
Pour l’instant, les clés peuvent être multiples, comme vous les citez. D’une part, j’aimerais créer, par exemple, une grille de lecture simple afin de caractériser la relation qui s’établit entre l’enfant et l’animal (ex : quelle modalité sensorielle est privilégiée), ce qui permettrait d’affiner les prises en charge. D’autre part, j’aimerais dégager grâce à ma recherche si des caractéristiques générales de l’enfant, de l’animal ou de l’environnement ont tendance à être associée à un type de comportement afin de le privilégier ou de ne pas aller contre. Je m’explique : si globalement, il semble que les enfants de 6 à 9 ans ne privilégient pas spontanément le canal sensoriel tactile quand ils sont avec un chien dans leur milieu familier, on pourrait en tenir compte en thérapie, par exemple, pour simuler cette sensorialité si l’enfant est en confiance avec l’animal ou alors utiliser les autres canaux sensoriels pour le mettre en confiance.
Pouvez-vous déjà nous faire part de vos premiers résultats? On est très curieux!!!
Je suis désolée, mais je vais vous décevoir…Il est encore trop tôt pour donner des résultats fiables et certains. Je peux vous dire simplement que l’environnement social de l’enfant autiste (constitué par les animaux familiers mais aussi par la fratrie et les parents) joue beaucoup sur la relation qu’il développe avec les animaux mais aussi plus largement (e.g. développement du langage). Pour ceux que cela intéresse, je publie régulièrement des informations sur mon blog.
Qu’attendez-vous d’une telle recherche?
De cette recherche, j’attends surtout une connaissance plus fine des modalités d’interactions privilégiées par les enfants autistes mais aussi une meilleure connaissance des facteurs pouvant faire varier la qualité de la relation. En effet, pourquoi un enfant, qu’il soit autiste ou non, est plus attiré qu’un autre par un animal ?
Et surtout, cela va peut être vous étonner, j’attends que l’on démystifie le pouvoir de l’animal comme « guérisseur ».
Comment a t elle été accueillie par l’Université?
Au delà de l’Université, c’est plus l’accueil par tous les membres du laboratoire et des chercheurs associés au projet qui m’importait. Il fut très bon car c’est un sujet qui touche tout le monde. Ce qui me permet d’échanger facilement et de communiquer autour de ma recherche.
Que pensez-vous de l’engouement actuel pour les interactions homme-animal et pour l’utilisation à des fins thérapeutiques de l’animal?
En toute honnêteté, cela me fait un peu peur car il y a toujours des gens malhonnêtes qui profitent de la détresse des familles. Mais quand les thérapies sont utilisées aussi bien dans le respect des animaux, des patients et des thérapeutes, je n’y vois que du bon. Gardons cependant toujours à l’esprit que l’animal ne sera jamais guérisseur mais source de bien être et uniquement pour certains patients.
Quel avenir pour cette pratique selon vous?
En veillant au respect de chaque protagoniste, je pense qu’elle peut vraiment apporter un plus dans l’alternative aux thérapies classiques. Cependant, à mon humble avis, une réglementation devrait être mise en place pour permettre que chaque chose se passe du mieux possible.
Après votre doctorat vous souhaitez vous orienter vers quel domaine?
Mes projets post doctorat sont divers car je ne veux me fermer à aucune opportunité. Mais, vous vous en doutez, comme tout jeune chercheur, je souhaite décrocher un poste de maître de conférences pour continuer mes recherches mais aussi sensibiliser les étudiants à cette thématique en enseignant à l’Université.
Pour conclure, souhaitez-vous ajouter un autre élément?
Pour finir, je voulais simplement vous encourager à continuer d’informer le grand public sur ce vaste domaine que sont les relations entre les hommes et les animaux. Merci à vous.
Un grand merci à Marine pour sa participation et bon courage à elle pour la suite de sa thèse… Nous espérons qu’elle viendra nous présenter les conclusions dès que ses travaux seront achevés. En attendant, n’hésitez pas à lui poser des questions et à aller visiter son blog!
Pour en savoir plus:
Le blog de Marine : www.relationenfantanimal.blogspot.com
La bibliographie de Marine : http://mabibliographie.blogspot.com
Sandie
Sabine Chapuis - association Equi-sens : la thérapie par le cheval en Bourgogne
Equi-Sens : la thérapie par le cheval
L’association bourguignonne Equi-Sens, en Côte-d’Or, propose une thérapie avec le cheval. Son objectif : la prise en charge, en séances individuelles, des enfants, adolescents ou adultes handicapés, en difficulté sociale et/ou relationnelle.
Depuis 2002, l’association Equi-Sens, basée à Asnières-les-Dijon (Côte-d’Or), utilise le cheval comme «outil» thérapeutique pour soigner les personnes, enfants, adolescents, adultes, souffrant de difficultés d’ordre relationnel ou social ou souhaitant surmonter un handicap, qu’il soit physique, moteur ou sensoriel.
Elle est la première en France à proposer ce type de thérapie qui permet d'aborder les aspects éducatifs, pédagogiques, psychologiques affectifs et relationnels. Son public afflue de toute la région et au-delà.
Des institutions, des prescripteurs médicaux ou sociaux et les particuliers eux-mêmes font appel à ses services, à la recherche d’un mieux-être intérieur, d’une amélioration des troubles comportementaux. Le défi est parfois de taille.
Pour le réussir, Sabine CHAPUIS, responsable de la structure et éducatrice spécialisée, formée en thérapie avec le cheval (TAC), aux côtés d’autres spécialistes, dont un moniteur d’équitation, dispense des séances individuelles ou en petits groupes. D'une durée de 45 minutes, elles comportent des soins au cheval, des promenades en main ou montées, ou bien des mises en selle.
Le conseil régional de Bourgogne finance les deux emplois tremplins de l’association.Bienvenue sur le site Equi-Sens, association de thérapie par le cheval, en Côte-d'Or.
article publié dans Six-fours.net le 28 septembre 2012
Une rentrée très chargée pour Autisme Paca
Cette association ne relâche pas ses efforts pour aider les enfants autistes en leur proposant une multitude d'ateliers gratuits. Cela est aussi possible grâce à des aides généreuses, comme dernièrement celle du Lions club.
Jean-Marc Bonifay et Béatrice Cordier.
Cette année, l'association offre des séances en Club équestre à Six-Fours avec une approche du handicap y associant le Poney: "c'est une activité qui peut participer activement au développement des compétences sociales et influer notablement sur la communication de la personne autiste", résumait le président. Autre nouveauté, l'association a financé la création de "groupes d'entraînement aux habiletés sociales spécialement adaptés aux enfants et adolescents présentant un syndrome d’Asperger ou un autisme de haut niveau". Cela sera encadré par Coridys Var. Il est important de souligner que tous les ateliers et activités proposés par l'association ne coûtent rien aux parents, d'où l'importance des aides financières, tant municipales que des clubs services. Il y a quelques jours Autisme PACA a reçu un chèque de 1.000 euros du Lions club de Six-Fours-Ollioules-Cap Sicié, qui avait récolté cette somme sous la présidence de Georges Conneau, mais aussi grâce à l'implication d'une des sociétaires Agnès Dreyffus.
Autre nouveauté présentée par le président: "nous avons de nouveaux partenaires officiels avec la Mutuelle Nationale Territoriale et la Mutualité Française du Var. Nous avons également établi un partenariat culturel avec la médiathèque de Sanary dirigée par Ariane Céris". Les enfants y suivront un atelier d'éveil musical, un atelier lecture ainsi qu'un atelier de soutien scolaire.
A noter que les cafés rencontres se poursuivent à la Maison des familles, et que le président prend beaucoup de son temps pour aider les parents en difficulté dans la région. De même, l'association offre toujours aux parents la permanence juridique le 4ème vendredi de chaque mois sur rendez-vous avec l'avocat maître Virgine Raymond.
Pour cette nouvelle année, l'association sera de tous les rendez-vous liés au handicap et a déjà en tête d'organiser un prochain congrès en avril 2013 à l'Espace Malraux.
article publié dans la Nouvelle République.fr le 19 septembre 2012
Handicap : le cheval fait un excellent thérapeute
L'équithérapie permet de travailler les aspects psychomoteurs mais aussi d'apprendre la confiance grâce à des exercices avec un cheval ou un poney. Estime de soi, gestion des émotions, test des limites : l’équithérapie peut aider les personnes handicapées. A Missé, une cinquantaine en bénéficient.
Le cheval est une vraie éponge à émotions : si tu te calmes, il se calme aussi. Ça oblige à s'apaiser. Camille Faure utilise cette caractéristique au profit de personnes atteintes de handicaps, principalement mentaux. Depuis plus de trois ans, elle mène des séances d'équithérapie aux écuries du Châtelier, à Missé, près de Thouars.
" Un animal qui permet d'aller chercher ses limites "
Ce sont les personnels des structures et institutions qui désignent ceux à qui un contact avec l'animal serait bénéfique. A chaque séance de groupe, un membre de l'équipe soignante est présent. « C'est un vrai travail d'équipe », souligne Camille Faure. « L'équithérapie, ce n'est pas magique, je ne suis pas psy, mais le cheval ou le poney aident vraiment à plein de choses. Par exemple, c'est important pour ces gens dont on prend soin de voir qu'ils peuvent à leur tour prendre soin d'un être. »
Le bercement et le rythme du cheval ou du poney lorsqu'on est dessus apaisent, et le fait de sentir ce corps en mouvement aide à prendre conscience que l'animal fait partie du vivant. Plus techniquement, ces séances d'équithérapie aident à travailler la latéralisation, les repères dans l'espace et tous les aspects psychomoteurs. L'estime de soi, la confiance, la gestion et l'expression des émotions sortent aussi souvent améliorées de ces séances d'équitation, d'exercices à pied près de la bête, de soins aux chevaux, d'entretien du matériel, etc.
Pourquoi le cheval ou le poney plutôt qu'un autre animal ? « Parce que c'est un animal curieux, qui inspire le respect, parfois la peur et qui permet ainsi d'aller chercher ses limites. Mais n'importe quel poney ne peut pas être utilisé. » A chaque nouveau participant, Camille Faure prend le temps d'une visite du centre équestre, afin de choisir l'animal qui correspondra le mieux au cavalier.
Après trois ans de pratique, l'équithérapeute s'occupe aujourd'hui d'une cinquantaine de personnes. « Si les structures y mettent de plus en plus de moyens, c'est que les retours des soignants sont positifs. »
Lisou va reprendre l'équitation avec Trott'Autrement au Haras du Grand Clos
Elise va reprendre samedi prochain ses séances d'équitation adaptée avec Trott'Autrement au Haras du Grand Clos à Conches sur Gondoire ...
J'ai trouvé sur le net cette petite vidéo sympa qui donne un aperçu de l'ambiance de l'endroit ... Vous comprendrez mieux qu'elle puisse manifester une certaine impatience !!!
Les débuts d'Elise et de son Papa avec l'association Trott'Autrement ...
Equitation : l'association "TROTT'AUTREMENT" ou le cheval à la portée des handicapés
C'est un peu au hasard de mes recherches sur la toile que j'ai découvert l'association Trott'Autrement. Après une petite visite sur leur blog, j'ai aussitôt contacté Nadia Rigour, la présidente, ... et il y a 15 jours nous avons eu un premier rendez-vous pour faire connaissance et discuter du projet au "Haras du Grand Clos" à Conches sur Gondoire près de Lagny (77).
Olivia Jami, enseignante B.P.J.E.P.S. équitation et sport adapté, était là également ... A l'issue de cette petite réunion, il était évident que les critères que je recherchaient étaient respectés : des scéances d'une heure et demie avec des apprentissages, des ballades etc ...
Enfin bref, samedi dernier Lisou a retrouvé Olivia à Conches ... toutes deux sont parties chercher "Boléro", un magnifique double poney,
au pré, l'on préparé et sont parties en ballade dans la campagne environnante comme deux vieilles copines ... sous un magnifique soleil !
Pour la première fois, je suis spectateur dans ce genre d'activité ... car depuis de nombreuses années que j'accompagne Lisou j'ai toujours eu un rôle actif lors des scéances d'équitation ... là, c'est elle qui fait (accompagnée par Olivia qui montre, supervise, accompagne) ... je n'ai eu qu'à prendre des photos (reportez vous à l'album photos - colonne à droite du blog - pour le reportage complet) ...
L'association "TROTT'AUTREMENT" propose aussi de l'équithérapie intéressante pour beaucoup de personnes handicapés. Elle fonctionne actuellement sur trois centres en région parisienne ... mais allez plutôt donc faire un tour sur leur site :
http://www.trottautrement.org/
Depuis que de chemin parcouru ... et au fil du temps un engagement au côté d'une équipe aux multiples talents et à l'énergie sans cesse renouvelée (jjdupuis)
http://dupuiselise.canalblog.com/archives/2008/05/09/9115891.html
la fête de l'association Trott'Autrement - 1er juillet 2012
Elise attendait avec impatience cette journée où l'association Trott'Autrement avait carte blanche au Haras du Grand Clos (Conches sur Gondoire). Et lorsque nous sommes arrivés à 9h30 les préparatifs étaient déjà bien avancés ... le plus naturellement du monde les nouveaux arrivants s'inséraient dans le dispositif conçu et programmé par les intervenantes de Trot :
- En premier lieu le beau temps : nous avons eu un temps superbe ... rare dans la période actuelle ... mais pas trop chaud ... ce qui pouvait paraître ambitieux. Objectif atteint.
- Ensuite décoration des poneys et maquillage des participants etc.
- Déjeuner champêtre ensuite concocté par le restaurant "Le Clos des Vignes" (excellent et copieux) pendant lequel les 80 participants ont pu échanger dans une convivialité manifeste ... Fanny LUNEAU, responsable du pôle loisir, qui encadre habituellement les séances d'Elise nous a fait un bref compte rendu du challenge de Gif sur Yvette où une fois de plus nos cavaliers se sont distingués (reportage à venir) ... Le mot du président.
- Et vers 14h30 début des ateliers où chaque cavalier pouvait montrer à sa famille ce qu'il savait faire. Je pense que celui qui marquera reste celui où la famille était invité à monter à sous la direction de leur enfant ... Et voici Esther plein d'assurance sous la direction d'Elise :
Difficile de rendre compte d'une journée comme celle-là ... il faut la vivre ... je ne peux donner que les évènements marquants.
La dynamique de l'association est telle que dès que l'on touche quelqu'un les liens se tissent naturellement ... Didier, le restaurateur, accompagné de son épouse sont venus nous rendre visite dans l'après-midi ... Romuald, le directeur du centre équestre aussi avec ses parents ... etc.
Pour Elise, l'évènement marquant fut sans aucun doute la venue surprise de son frère David accompagné de son Amie Maria en fin d'après-midi ...
Bref une journée assez extraordinaire qui restera dans les coeurs !
Le bonheur ce jour-là était au Haras du Grand Clos ! Cela se voyait sur les visages.
Un grand merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cet évènement.
Ne manquez pas les autres photos de la fête : c'est ICI
Et pour finir en beauté Elise avec toutes les intervenantes de Trott'Autrement :
L'histoire de l'association Trott'Autrement ...
L'association Trott'Autrement a été créée en 2005 par la volonté de deux Mères d'enfants en situation de handicap passionnées par les chevaux et toujours présentes au sein du bureau.
Depuis, ses activités et le nombre de ses adhérents ne cessent de croître.
D'abord implantée à Conches sur Gondoire (77) où Romuald Bouscasse lui ouvre les portes de son centre équestre "le Haras du Grand Clos", l'association se développe en partenariat avec des centres équestres désireux de participer à son action.
En effet, c'est la plupart du temps un véritable parcours du combattant pour les personnes avec handicap ou en difficulté sociale pour trouver une activité telle que celles proposées par l'association.
Trott'Autrement est maintenant reconnue pour sa compétence et la qualité de son accompagnement.
Notre richesse est en grande partie due au fait que toutes les séances sont encadrées par des professionnelles qualifiées qui ont fait le choix d'accompagner des personnes en difficulté ou en situation de handicap.
L'action et les valeurs de Trott'Autrement sont clairement exprimée dans la charte.
Tous les membres du bureau et une bonne partie du conseil d'administration sont parents d'enfant en situation de handicap.
Et les témoignages nous encourage à poursuivre notre action.
article publié sur le site Handi-Amo le 13 mai 2012
Coup de pouce - L'Association Trott'Autrement
L'Association Trott'Autrement a été créée en 2005 par la volonté de deux Mères d'enfants en situation de handicap passionnées par les chevaux et toujours présentes au sein du bureau.
Depuis, ses activités et le nombre de ses adhérents ne cessent de croître.
D'abord implantée à Conches sur Gondoire (77) où Romuald Bouscasse lui ouvre les portes de son centre équestre "le Haras du Grand Clos", l'association se développe en partenariat avec des centres équestres désireux de participer à son action.
En effet, c'est la plupart du temps un véritable parcours du combattant pour les personnes avec handicap ou en difficulté sociale pour trouver une activité telle que celles proposées par l'association.
Trott'Autrement est maintenant reconnue pour sa compétence et la qualité de son accompagnement.
Trott'Autrement a trois objectifs principaux :
- Favoriser la construction motrice et intellectuelle de la personne, avec le cheval comme médiateur,
- Offrir un environnement différent du milieu institutionnel en assurant la continuité du projet de la personne dans son cadre éducatif ou thérapeutique,
- Organiser des animations adaptées autour du cheval et du milieu équestre afin de créer des liens.
Leur richesse est en grande partie due au fait que toutes les séances sont encadrées par des professionnels qualifiés qui ont fait le choix d'accompagner des personnes en difficulté ou en situation de handicap.
L'action et les valeurs de Trott'Autrement sont clairement exprimées dans la charte disponible sur le site.
Tous les membres du bureau et une bonne partie du conseil d'administration sont parents d'enfant en situation de handicap.
A découvrir : http://www.trottautrement.org/
http://handi-amo.com/articles.php?lng=fr&pg=563







