Des chevaux pous s'ouvrir au monde - Virginie GUILLON, équithérapeute
Publié le 05/07/2012
| VIRGINIE GUILLON, ÉQUITHÉRAPEUTE |
À Preux-au-Bois, Virginie Guillon, maman attentive et sensible, aide des enfants autistes à communiquer grâce au poney.
Pourquoi avoir choisi l’Avesnois ?
Nous sommes originaires de Trith-Saint-Léger mais nous souhaitions trouver une maison dans l’Avesnois. Le travail de mon mari (éducateur spécialisé près du Quesnoy) nous en a approchés. Et puis, nous avons trouvé cette ferme à Preux-au-Bois, avec ses écuries et la forêt de Mormal juste à côté.
Qu’est ce que l’équithérapie ?
C’est un soin médiatisé par le cheval dispensé à des enfants, des adultes ou des ados manifestant ou traversant des difficultés psychologiques, sociales, comportementales et/ou physiques. L’équithérapeute n’est pas un moniteur d’équitation sensibilisé au handicap. C’est un professionnel du soin avec un solide bagage en équitation.
Quelles menaces pèsent sur votre emploi ?
Voici trois ans que nous avons créé Equi Libre. Je suis régulièrement douze enfants en prise en charge individuelle. Je reçois aussi un foyer d’accueil médicalisé. Mais ce n’est pas suffisant pour me verser un salaire. Trop peu d’institutions travaillent avec nous. Si cela continue, je devrai chercher un travail à l’extérieur et ne pourrai recevoir les enfants que le week-end ou les vacances. Je suis concurrencée par des centres équestres qui prennent des institutions à des tarifs que je ne peux concurrencer. Ce n’est pas de l’équithérapie : les personnes qui le proposent ne sont pas formées.
Quelles sont vos plus belles réussites ?
Leur sourire quand ils arrivent, leur apaisement au contact du poney, le développement du langage, leur entrée en communication avec nous… Quelque chose se passe entre eux et le cheval de l’ordre de l’indescriptible. Je dirais un pouvoir médiumnique ! C’est ce qui permet aux petits cavaliers de se sentir compris et de trouver au travers du cheval un outil de communication plus efficace que la parole. Je citerai ce petit garçon autiste qui, arrivant dans la voiture de ses parents, a prononcé le nom de son poney de façon claire et compréhensible. Pour la première fois de sa vie, il s’exprimait autrement que dans son jargon personnel.
Propos recueillis par CÉCILE LEGRAND-STEELAND
Photo HANNELORE B.



















dont Stéphanie et "Lulu" ont associé au spectacle des enfants de l'association Autisme Paca qui viennent toute l'année, une attention très appréciée par le président Jean-Marc Bonifay. Lisa, Trisan et Louison ont ainsi effectué de la "voltige équestre", un moment magique pour ces enfants et beaucoup de fierté pour leurs parents qui vivent très rarement ce type de moment. Jean-Marc Bonifay expliquait les bienfaits de l'équitation pour les enfants autistes: "cela améliore la rlation à l'autre au sein d'un groupe et permet une meilleur confance en soi. La voltige équestre permet d'apprendre en plus à faire confiance à l'autre, lâcher prise." C'est une activité qui permet d'améliorer la coordination, la socialisation... Mais cette année l'association a dû se débrouiller avec les moyens du bord: "comme nous n'avons eu aucun partenaire pour ces séances d'équitation, nous les avons offert sur nos réserves. Mais on n'a pas pu faire notre fête du cheval, ou offrir des stages d'été". Un peu d'amerturme dans le discours de Jean-Marc Bonifay, qui a toujours oeuvré pour la gratuité et qui aide un grand nombre d'enfants et de familles dans le département, mais visiblement son association n'est plus à la "mode" pour recevoir des soutiens financiers et poser à ses côtés sur les photos. Un passage difficile pour Autisme Paca qui n'entend pas baisser les bras: "on cherche des solutions pour continuer à proposer des activités, des formations gratuites. Heureusement nous avons eu les Anystiers à nos côtés, la commune devrait aussi nous aider mais la période n'est pas simple".





