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"Au bonheur d'Elise"
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repit
7 avril 2020

Une oasis pour les enfants autistes à Belloy-sur-Somme

 

Une oasis pour les enfants autistes à Belloy-sur-Somme

En partenariat étroit avec la Sated, l'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) de la Somme accueille plusieurs enfants autistes à Belloy-sur-Somme. Un soulagement pour les enfants mais aussi les parents, qui ont besoin de souffler en cette période de confinement.

https://premium.courrier-picard.fr

 

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2 avril 2020

Le mot de Danièle Langloys, présidente d'Autisme France - 2 avril 2020 Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme

La pandémie met crûment l'accent sur les failles de la politique autisme. 15 ans qu'on nous promet de changer la donne...

Passons sur l'absence de diagnostic : les structures qui pouvaient le mettre en oeuvre sont fermées ou redéployées.

Le confinement vire au tragique pour de nombreuses familles qui ont dû reprendre leur enfant ou adulte autiste à la maison. Une sortie d'une heure dans le pâté de maisons ne peut pas suffire à ceux dont les difficultés de comportement sont sévères et le niveau de compréhension de l'événement, très faible. Tous les efforts faits pour les stabiliser en structurant l'espace et le temps volent en éclat. Les voilà soumis à l'apprentissage en urgence d'autres routines, sans aide pour les familles. L'apprentissage de la convivialité, chèrement acquise, devient : il faut procéder à la distanciation sociale.

L'école à la maison est un défi impossible ; 70% des enfants autistes ont une AESH qui n'a pas le droit d'intervenir à domicile, pas plus qu'un bénévole ou un cabinet libéral. De toute manière, l'absence scandaleuse de protection rendrait cette possibilité aussi hasardeuse pour le professionnel que pour la famille. Passons sur les travaux envoyés par les enseignants, trop souvent sans aménagements. Les parents, déjà très éprouvés par l'autisme, ne peuvent pas devenir enseignants et éducateurs.

On nous dit de nous à organiser à domicile : tout le monde n'a pas d'espace suffisant ou un jardin pour le faire. Les services à domicile, malgré nos demandes répétées de formation à l'autisme, ne le sont pas, et ils sont sans protection.

Le répit n'a bien sûr, malgré nos demandes, jamais été organisé. Maintenant, les familles sont déjà au bout du rouleau. Si on rouvre des accueils de jour, quel sera le niveau de sécurité ?

Je pense bien à vous tous, en ce 2 avril si triste, sans journée de l'autisme. Heureusement la solidarité s'organise. Vive nous !



 

5 décembre 2019

Pays de Montbéliard. Ces jeunes adultes autistes bloqués chez les enfants

 

Pays de Montbéliard. Ces jeunes adultes autistes bloqués chez les enfants

Faute de places dans les structures adaptées, les jeunes adultes autistes sont maintenus dans les établissements pour enfants. Avec la cohabitation complexe que ça suppose sachant, aussi, que ce sont autant de places qui ne sont pas libérées pour les enfants. Des parents alertent...

https://www.estrepublicain.fr

 

29 novembre 2019

Baluchonnage et droit du travail en France : un nouvel espoir ?

 

Baluchonnage et droit du travail en France : un nouvel espoir ?

Frédérique Lucet, Secrétaire Générale de Baluchon® France, Doctorante en Sociologie du travail, Laboratoire Interdisciplinaire de Sociologie Economique, LISE CNAM CNRS, Conservatoire National des Arts et Métiers - Paris, nous l'explique dans cet article.

https://www.associationjetaide.org

 

5 octobre 2019

Une maison pour les enfants autistes, à Saint-Brevin

 

Une maison pour les enfants autistes, à Saint-Brevin

Saint-Brevin. Depuis le 1 er septembre, l'association Autisme Loire-Océan qui propose une entraide aux parents d'enfants autistes, a franchi une nouvelle étape en louant les locaux du Centre Saint-Joseph destinés à l'accueil des enfants autistes qui en auraient le besoin.

https://actu.fr

 

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23 septembre 2019

Offre de Répit Enfance 94 - ILVM Saint Mandé

 

Offre de Répit Enfance 94

Répondant aux orientations des politiques publiques dans le cadre du rapport Piveteau " Zéro sans solution " et de la démarche " Réponse Accompagnée pour Tous " mais surtout aux besoins de la population val-de-marnaise, l'Institut le Val Mandé, établissement public médico-social pour adultes et enfants handicapés ouvre ce lundi 15 juillet 2019 son Offre de Répit Enfance 94 qui sera suivie au 15 septembre prochain par l'ouverture d'une Plateforme de Prestations Enfance 94.

https://ilvm.fr

 

3 septembre 2019

La prise en charge des personnes handicapées en Belgique coûte plus de 500 millions d'euros par an

article publié dans HOSPIMEDIA

Édith Christophe, directrice de l'autonomie de l'ARS Grand-Est

"La prise en charge des personnes handicapées en Belgique coûte plus de 500 millions d'euros par an"

02/09/19 - 20h50

edth christopheCorapporteuse du groupe de travail sur les alternatives à l'exil en Belgique de la Conférence nationale du handicap, Édith Christophe dresse pour Hospimedia les grandes lignes des recommandations qui ont fait l'unanimité sur les principes. Les moyens et le calendrier feront l'objet d'arbitrages gouvernementaux.

Hospimedia: "Connaît-on aujourd'hui précisément le nombre de Français handicapés accueillis dans les structures médico-sociales belges?

Édith Christophe: Oui, on a aujourd'hui une image assez précise. 7 600 Français sont dans des structures médico-sociales wallonnes : 6 100 adultes et 1 500 enfants. Parmi ces 1 500 enfants, 1 000 sont également scolarisés dans l'enseignement spécialisé outre-Quiévrain. En revanche, nous n'avons pas de données sur les enfants qui traversent la frontière uniquement pour la scolarisation. Pour les enfants, la situation semble stabilisée depuis quelques années. Les efforts fournis par la France, notamment sur l'accompagnement et la scolarisation des enfants autistes ont porté leurs fruits. En revanche pour les adultes, malgré la dynamique engagée par la démarche Une réponse accompagnée pour tous et le plan national de prévention des départs non souhaités en Belgique depuis 2016, on constate en moyenne un départ de 350 adultes chaque année. Il s'agit principalement de personnes ayant des orientations maison d'accueil spécialisée (Mas) et foyer d'accueil médicalisé (Fam).

Orientation foyer de vie et originaire d'Île-de-France majoritaires

Origine géographique des résidents français en Belgique :

  • 40% Île-de-France ;
  • 30% Hauts-de-France ;
  • 13% Grand-Est ;
  • 17% autres régions.


Orientations des commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) :

  • 48% foyer de vie ;
  • 32% Mas ;
  • 19% Fam ;
  • 1% autres.

 

H. : Comment expliquer cette progression ?

E. C. : Quand on observe le profil des personnes qui partent, on constate qu'il s'agit quasiment toujours d'une solution de dernier recours, faute d'avoir trouvé soit une solution d'hébergement en France, soit une solution adaptée à la problématique et en particulier les troubles du comportement. Il s'agit, dans l'ordre d'importance des handicaps concernés, de personnes souffrant de déficience intellectuelle, de handicap psychique, d'autisme et de polyhandicap. Il faut bien reconnaître que les Belges ont su, avant nous, apporter des réponses adaptées à ce type de public aux prises en charge complexes, sur le base d'un fonctionnement qui est moins normalisé qu'en France. Du coup, certains établissements psychiatriques français ont pris l'habitude de leur adresser des patients en sortie d'hospitalisation, créant ainsi un effet filière.

Toutefois, je tiens à faire une distinction entre les établissements belges historiques qui ont un savoir-faire qu'on ne peut nier et des établissements privés plus récents qui, avec la législation belge aux normes peu contraignantes, peuvent être montés en moins de six mois et ne présentent pas forcément une qualité d'accueil identique. Résultat, aujourd'hui la France finance des prises en charge en Belgique sans vérifier a priori la qualité de la prise en charge, même si a posteriori nous effectuons des contrôles conjoints avec nos collègues wallons de l'Agence pour une vie de qualité (Aviq).

L'enquête [...] a mis au jour des pratiques tarifaires très différentes au sein d'un même établissement avec des prix de journée avec des différences de l'ordre de 20% selon le poids ou le degré de négociation du département concerné.

H. : N'y a-t-il pas de convention entre la France et la Belgique ?

E. C. : Non pas au niveau global et c'est bien là la difficulté. La Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) a délégué l'ARS Hauts-de-France pour conventionner avec le secteur enfance (25 établissements) mais pour le secteur adulte (190 établissements) les financements sont soit à la main des conseils départementaux soit mixtes. Le département du Nord, par exemple, a conventionné avec de gros établissements belges mais pour la plupart des départements les négociations se font au cas par cas. Quant à l'Assurance maladie, elle se contente de payer, après avoir vérifié que la solution n'était pas disponible en France.

La prise en charge des personnes handicapées en Belgique coûte plus de 500 millions d'euros par an, tous financeurs et tous secteurs confondus, dont 73 millions d'euros financés par la CNSA pour le secteur enfance et respectivement 180 millions d'euros par la Caisse nationale des français à l'étranger et 250 000 millions d'euros pour les conseils départementaux. L'enquête auprès de ces derniers a mis au jour des pratiques tarifaires très différentes au sein d'un même établissement avec des prix de journée avec des différences de l'ordre de 20% selon le poids ou le degré de négociation du département concerné. On a même constaté une différence de prix allant jusqu'à 56% pour une prise en charge identique dans le même établissement.

On a proposé de reverser aux trois ARS principalement concernées (Hauts-de-France, Île-de-France et Grand-Est pour 83% des cas) les crédits correspondants aux départs évités.

H. : Vous proposez de reproduire en secteur adulte, le conventionnement mis en place dans le secteur enfance...

E. C. Exactement. Nous avons proposé d'avoir une politique commune entre l'État et les conseils départementaux pour avoir une régulation qualitative d'abord mais aussi quantitative pour figer une capacité, le temps de mettre en place les dispositifs et structures manquants en France. Il s'agit de définir le nombre d'établissements et de places pouvant accueillir les adultes français afin de poser les bases d'un conventionnement avec une montée en charge progressive : 58 établissements conventionnés en 2020, 55 en 2021 et 77 en 2022.

Si l'ensemble du groupe de travail était d'accord sur la méthode, je ne vous cache pas que l'idée de figer un certain nombre de places en Belgique a soulevé des inquiétudes de la part des représentants des usagers ou des conseils départementaux. C'est la raison pour laquelle on a proposé de reverser aux trois ARS principalement concernées (Hauts-de-France, Île-de-France et Grand-Est pour 83% des cas) les crédits correspondants aux départs évités trois ans afin de leur permettre de développer des réponses de proximité en France, qui s'ajouteraient ainsi aux crédits du plan national de prévention des départs non souhaités en Belgique. Dans les réponses à développer, on souhaite une généralisation des pôles de compétences et de prestations externalisées (PCPE), des solutions de répit pour les aidants et le développement d'habitats inclusifs. Le montant du reversement et le calendrier du déploiement font actuellement l'objet d'arbitrages ministériels notamment dans la préparation du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2020."

1 septembre 2019

ROUSSILLON. Le centre de répit pour les parents d'enfants handicapés ouvre ses portes le lundi 9 septembre

 

ROUSSILLON. Le centre de répit pour les parents d'enfants handicapés ouvre ses portes le lundi 9 septembre

Le centre de répit Une Bouffée d'oxygène à Roussillon ouvre à nouveau sa porte aux parents d'enfants handicapés ce lundi 9 septembre. Ouvert depuis fin avril, une dizaine de parents ont d'ores et déjà été accueillis dans cet endroit fait pour parler de tout ou simplement pour écouter, se détendre ou évoquer ses difficultés.

https://www.ledauphine.com

 

20 juillet 2019

Accompagnement séquentiel et répit | Institut le Val Mandé

 

Accompagnement séquentiel et répit | Institut le Val Mandé

Public Le service accueille prioritairement des enfants autistes entre 3 et 20 ans. Ces enfants sont souvent à domicile sans solution ou avec des solutions très partielles. La rupture de parcours de ces enfants ou l'absence de solution adaptée rend la situation complexe.

https://ilvm.fr

 

19 juillet 2019

Un an après le lancement de la stratégie autisme, des députés appellent à sortir les adultes des institutions psychiatriques

article publié dans Le Quotidien du Médecin

Par Coline Garré
- Mis à jour le 18/07/2019

La situation des adultes autistes, longtemps négligée, reste source de vive inquiétude, ont alerté les députés Daniel Fasquelle (LR, Pas-de-Calais) et Nathalie Sarles (LREM, Loire), ce 17 juillet, en présentant devant le comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques de l'Assemblée nationale, le suivi de leur mission. En juin 2018, soit deux mois après le lancement de la « stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement », les deux députés avaient présenté 31 mesures

 

 

Crédit photo : S. Toubon

Si un tiers a commencé à être mis en œuvre, « il y a très peu d'avancées pour les adultes : nous soulignons la nécessité de transformer en profondeur leur prise en charge », a déclaré Nathalie Sarles, appelant à la « désinstitutionnalisation des personnes qui n'ont rien à faire en institution psychiatrique ». « Nous avons besoin d'un choc culturel, par rapport à la façon dont nous voyons le séjour à l'hôpital », a-t-elle poursuivi. La députée propose en particulier de développer des équipes mobiles, qui puissent intervenir sur les lieux de vie des personnes, à leur domicile ou dans la rue.

Le repérage et le diagnostic des adultes sont toujours défaillants. Le Groupement national des centres ressources autisme (GNCRA) doit mener une concertation en vue d'élaborer un référentiel ; « mais cela ne démarrera qu'en 2020 », s'est impatientée Nathalie Sarles. Les plateformes de répit, réclamées par les familles, tardent à se déployer. L'accès au logement et à l'emploi des adultes avec troubles du spectre autistique est semé d'obstacle. Seul point positif, notent les députés : la stratégie autisme prévoit la fongibilité des crédits des agences régionales de santé, ce qui doit permettre « l'évolution du sanitaire vers le médico-social », et 40 millions d'euros pour les soins de réhabilitation psychosociale. 

Des moyens trop modestes pour la recherche 

Les députés ont déploré la faiblesse des moyens alloués à la recherche dans le champ des troubles du neuro-développement. La stratégie prévoit 14 millions d'euros. « Nous pensons qu'il faut quintupler ces fonds, pour atteindre 70 millions d'euros », considère-t-Daniel Fasquelle. Le député estime que leur proposition d'un institut national dédié aux TND, à l'image de l'INCa, reste d'actualité, même si le Groupement d'intérêt scientifique sur l'autisme et les TND prévu dans la stratégie nationale devrait voir le jour le 1er octobre prochain. « Ses moyens (300 000 euros par an jusqu'en 2022), sont trop modestes », pointe-t-il. 

Il a aussi reproché l'absence d'un véritable maillage territorial de centres d'excellence. Seuls trois ont été sélectionnés : InovAND, porté par l'hôpital Robert-Debré (AP-HP), Ceand, par le CHU de Montpellier, et Exac-T, par le CHU de Tours. « Un choix réducteur par rapport à l'excellence de la soixantaine d'équipes travaillant sur l'autisme », a commenté le député. 

Des bonnes pratiques à traduire sur le terrain  

Au chapitre des avancées, les parlementaires ont salué l'effort réalisé en faveur du dépistage précoce des enfants, avec la mise en place du forfait d'intervention précoce (des bilans réalisés par des psychologues, ergothérapeutes, orthophonistes et psychomotriciens libéraux, remboursés par l'Assurance-maladie – jusqu'à 1 500 euros par an pour un enfant), la sélection des plateformes d'orientation et de diagnostic (14 sont opérationnelles), et la mise à disposition des médecins de première ligne d'une grille de repérage facile d'utilisation. 

En termes de prise en charge, « les méthodes éducatives et comportementales ont été adoptées, les recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de santé (HAS) de 2012 ne sont plus contestées », s'est félicité Daniel Fasquelle. « On est entré dans une deuxième phase, où ces bonnes pratiques doivent être enseignées et appliquées », dit-il. Si la sensibilisation des professionnels aujourd'hui en contact avec les enfants « laisse à désirer », selon ses mots, l'optimisme est permis, avec la réforme des maquettes en médecine, ou encore la création par la HAS d'une commission chargée d'évaluer l'impact de ses recommandations sur le terrain.

13 juillet 2019

L’Institut Le Val Mandé ouvre une structure de répit des aidants pour l’été

article publié dans 94.Citoyens.com

L’Institut Le Val Mandé ouvre une structure de répit des aidants pour l’été
 

L’Institut le Val Mandé, établissement public médico-social pour adultes et enfants handicapés basé à Saint-Mandé, ouvre ce lundi 15 juillet son «Offre de Répit Enfance 94», première étape avant l’ouverture d’une «Plateforme de Prestations Enfance 94» à partir du 15 septembre.

Cette Offre de Répit Enfance 94 fonctionnera toute l’année durant une partie des vacances scolaires et certains week-ends.
Dès ce lundi 15 juillet, l’Institut accueillera une vingtaine de jeunes de 11 à 20 ans qui étaient jusqu’à présent au domicile sans solution ou avec des solutions très partielles. «L’objectif est d’offrir, d’une part aux familles un temps de répit, d’autre part une première approche d’un accompagnement en collectivité pour des jeunes en rupture de parcours. Les jeunes seront accueillis et encadrés par une équipe experte qui aura pour objectif la co-construction d’une réponse adaptée aux besoins avec les partenaires et les familles», détaille l’institut.

Ce projet et celui de la plate-forme s’inscrivent dans le cadre des Appels à Manifestation d’Intérêt pour des solutions innovantes lancés l’été dernier par l’ARS Ile-de-France et bénéficient, à ce titre, d’un soutien financier.

25 juin 2019

Maison de répit : enfin un lieu pour souffler !

article publié sur Hizy

 

Équipe éditoriale
Maison de répit : enfin un lieu pour souffler !
La première Maison de répit de France est située à Tassin-la-Demi-Lune (69) ©France-repit

Brigitte Macron et Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée de personnes handicapées, ont inauguré le 18 juin dernier la première Maison de répit de France. Un lieu unique pour reprendre des forces, ouvert toute l’année aux enfants et aux adultes malades ou en situation de handicap et à leurs proches.

La Maison de répit située à Tassin-la-Demi-Lune (69), accueille des enfants et des adultes malades ou en situation de handicap de moins de 60 ans et leurs proches aidants pour des séjours de répit tout au long de l’année. Quand on sait que l'accompagnement d'un proche dépendant en raison de sa maladie ou de son handicap concerne plus de 8 millions de personnes, des lieux comme celui-là, il en faudrait un peu partout en France. En attendant, c’est dans la Métropole de Lyon que le concept est testé depuis cet automne.

Un lieu apaisant, au cœur d’un grand parc

« Ce n'est pas du tout un fonctionnement hospitalier, a déclaré Brigitte Macron lors de l’inauguration le 18 juin 2019. On est presque dans une maison de vacances. Il y a un spa, les lits, vous ne voyez pas qu’ils sont médicalisés. La maladie n'est pas gommée, elle est là mais on peut l'oublier et vivre normalement. »

Situé dans un parc boisé d’un hectare, cet établissement est destiné à prévenir les situations d’épuisement des aidants. Il est ouvert aux habitants de la Métropole de Lyon et a déjà permis 450 séjours de personnes malades ou en situation de handicap pour quelques jours, une semaine ou plus.

Des médecins et des psychologues  

Médecins, infirmiers, assistants sociaux, psychologues interviennent à la demande des résidents pour parler de problèmes de santé, mais aussi d’organisation, de fatigue, d’épuisement. Une équipe mobile est aussi prévue pour des interventions gratuites à domicile.

La Maison de répit est un projet soutenu par l’Agence régionale de santé et financé grâce au mécénat, à des subventions de la Métropole de Lyon et de la Région pour un montant total de 5,5 millions d’euros. Il est porté par la Fondation France Répit en lien avec la fondation OVE.

Plus d’info sur www.maison-repit.fr

16 avril 2019

Un internat pour les enfants autistes à Vierzon

Un internat pour les enfants autistes à Vierzon
Les PEP 18 ont ouvert, en septembre dernier, un internat pour des jeunes qui souffrent d’autisme sévère. Un nouvel outil pour l’accompagnement des enfants.


Les PEP 18, soutenus par l’Agence régionale de santé (ARS), expérimentent, depuis l’automne, un nouvel outil pour accompagner les enfants atteints d’autisme sévère : un internat thérapeutique. Avec une dizaine de places, il accueille, pour une ou plusieurs nuits, des enfants âgés de 6 à 20 ans, suivis par l’un des trois IME (instituts médico-éducatifs) de Bourges et de Vierzon.
 
L’association des PEP 18 a investi, l’an dernier, pour réaménager l’un de ses bâtiments de la place du Tacot, l’ancienne maison d’accueil spécialisée pour adultes handicapés (Masap), laissée vacante après le transfert de la structure en 2017, sur le site des Grandes-Terres.

De nouveaux travaux

Dans ce bâtiment, proche de l’IME et de l’ISEP (institut de soins et d’éducation pour enfants et adolescents polyhandicapés), « il a fallu tout reprendre, tout repenser, car ce ne sont pas du tout les mêmes publics », indique Anne Gauriat, la directrice de l’IME de Vierzon, auquel l’internat est rattaché.
 
Les grands espaces, auparavant nécessaires aux déplacements des adultes en fauteuil roulant, ont, par exemple, laissé place à de plus petits espaces, plus rassurants pour les enfants autistes. 
 
Dix chambres ont été aménagées et équipées de façon à ce que les enfants ne puissent pas se mettre en danger. « Mais on va lancer de nouveaux travaux dès le mois de mai ou de juin pour aménager des salles de bain individuelles », annonce la directrice.
 
Une salle de repli, dotée d’un revêtement mural spécifique, a été créée. « C’est très important pour les enfants autistes, quand ils sont dans des moments d’agitation intense, qu’ils ont besoin de s’isoler », souligne le Dr Éric Félicité, médecin psychiatre coordinateur aux PEP 18. Et la salle de vie, qui sert de salle à manger, a été divisée en plusieurs espaces. « Pour certains enfants, manger avec les autres, c’est très compliqué. »
 
Internat pour enfants autistes à Vierzon. Photo Pierrick Delobelle.

Quelles démarches pour son enfant autiste dans le Cher ?

Une salle TED

L’internat dispose, aussi, d’ une salle TED, salle de thérapie d’échange et de développement, qui permet d’aider l’enfant à développer ses capacités de contact avec autrui. « Il n’y a que deux salles TED dans le département, l’une à Bourges et l’autre ici, à Vierzon », précise-t-il.
 
Dans cet espace particulièrement épuré, les enfants sont filmés. « Ça nous permet de revisualiser la séance et de pouvoir saisir le moindre regard, le moindre partage qui nous aurait échappé. » Un outil important pour l’accompagnement thérapeutique de ces enfants.
 
Internat pour enfants autistes à Vierzon. Photo Pierrick Delobelle.
 
Les jeunes sont encadrés par un éducateur spécialisé, des aides-soignantes spécialisées, une infirmière, des psychologues et un médecin. Depuis son ouverture, l’internat est passé de deux à sept enfants, accueillis sur indication d’un médecin, pour une ou plusieurs nuits. « C’est la preuve que ça correspond véritablement à un besoin », constate le médecin psychiatre.

Garder l'enfant une nuit pour reposer les parents

Un besoin pour les familles. « Le problème des enfants TSA (pour trouble du spectre de l’autisme), des troubles du comportement, c’est que certaines familles peuvent s’épuiser. L’objectif, c’est de pouvoir leur dire, à partir du moment où les enfants sont suivis en IME, “si vous voulez, on vous prend votre enfant une nuit par semaine”, pour que ces familles puissent souffler. »
 
Pour l’équipe soignante, l’internat présente, aussi, des avantages. « Nous, ça nous permet d’ accompagner les enfants dans certaines méthodes psycho-éducatives, comme le PECS (un système de communication par échange d’image, par pictogramme, NDLR). » Ou encore « dans les cas de troubles du comportement importants, de pouvoir en analyser les causes ».
 
Internat pour enfants autistes à Vierzon.
 
Reste que l’on ne peut pas « savoir aujourd’hui comment ça va évoluer. Cet internat, c’est un peu expérimental. Mais, plus on va avancer dans le temps, plus les médecins vont connaître l’institution ». Et plus les familles « partageront leur expérience », levant, ainsi, les inquiétudes de celles qui hésitent encore à laisser, même ne serait-ce qu’une nuit, ces enfants si fragiles.
 
Sabrina Vernade
sabrina.vernade@centrefrance.com
11 octobre 2018

Ouverture d'une maison de répit à Lyon : Les familles éprouvées par la maladie ont désormais un endroit où se reposer

article publié sur Vivre FM

9 oct. 2018 à 10:51

C’est une première en France! Les personnes aidées et leurs proches aidants disposent désormais d’un lieu de répit, à dix minutes du centre de Lyon. La maison de répit de la Métropole de Lyon est le 1er établissement dédié au répit pour les familles éprouvées par la maladie, le handicap ou la dépendance à domicile. Un lieu de vie pensé pour offrir un temps de répit dans un quotidien souvent éprouvant. 


En France on compte 11 millions d'aidants familiaux. Ce sont des personnes qui s'occupent de proches en situation de handicap, de personnes âgées ou malades.
Un aidant sur deux est salarié, ce qui rend leur quotidien éprouvant. Lorsqu'ils rentrent du travail, ils doivent s'occuper de leurs proches, bien qu'ils ne soient pas des professionnels de santé.
Pour remédier à ce problème, et permettre aux aidants de lâcher prise, la première maison de répit de France a ouvert ses portes le 1er octobre. Elle se trouve à dix minutes du centre de Lyon, sur la commune de Tassin la Demi-Lune. C'est la Fondation France Répit qui est à l'origine du projet, en partenariat avec la fondation OVE.

Un cadre agréable pour se sentir chez soi

L'établissement comporte 21 chambres. Il accueille toute l'année sept jours sur sept des enfants et des adultes malades ou handicapés, ainsi que leurs proches aidants. Les créateurs de ce lieu sont même allés chercher des meubles anciens pour habiller l'intérieur, afin de donner un touche d’authenticité et de vie à l’établissement. On sort du cadre austère et médical habituellement qui rappellent le parcours de soin, l’aidant et l’aidé doivent se sentir chez eux.
Après une semaine d'ouverture, Henri de Rohan-Chabot, délégué général de la fondation France Répit, constate déjà l'effet positif sur les premiers arrivants.

Objectif, une maison de répit dans chaque région

Les patients ainsi que les aidants sont accompagnés par une équipe spécialisée. Une équipe mobile de répit se rend au domicile des aidants pour évaluer la situation en amont. Ensuite elle les dirige vers la maison de répit ou un autre établissement plus spécialisé.
Pour être accueilli dans cette maison, il faut remplir quelques critères, avoir jusqu’à 60 ans, être malade ou en situation de handicap et résider dans la métropole de Lyon.
La Fondation France Répit et la fondation OVE  envisagent d'ouvrir d'autres maisons de répit dans toutes les régions dans les cinq ans à venir. Deux projets sont d’ailleurs en cours de réalisation à Paris et à Nice.

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21 septembre 2018

Le baluchonnage pour les aidants

 

Association Halte Pouce - Le baluchonnage pour les aidants

L'expérimentation de 'baluchonnage' sur trois ans a été inscrite dans le projet de loi sur le " droit à l'erreur ", a annoncé le 5 décembre 2017 Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé. Qu'est-ce que le baluchonnage ? (...)

http://www.halte-pouce.fr

 

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