Le Mur met des psychanalystes au pilori
article publié sur le blog "Des mots grattent"
Traduction : J. Van Rillaer
article publié sur le blog "Des mots grattent"
Traduction : J. Van Rillaer
Jeudi 23 Janvier 2014

Invité : Dans cet établissement du Gers, les dysfonctionnement avaient fait l'objet de signalements depuis plusieurs années. Parents, familles de personnes handicapées accueillies au Moussaron, professionnels de l’établissement dénoncent les conditions d'accueil.
Chris Tine · Abonné(e) · Meilleur commentateur · Travaille chez Bénévole à Association l'Etage · 111 abonné(e)s
Isabelle Resplendino · Meilleur commentateurBonjour,
J'ai été interviewée dans ce reportage pour le "chapitre belge". Je tiens tout de même à préciser car évidemment il y a eu des coupures au montage, que pas tous les établissements qui accueillent des Français sont des "usines". Il y a certes des dysfonctionnements, et des dérives commerciales mais en aucun cas il ne faut généraliser. L'accord-cadre qui vient d'être ratifié entre la France et la Wallonie devrait aussi permettre d'améliorer les contrôles.
Nos enfants sont envoyés en Belgique pour être scolarisés, et les centres alors les hébergent ; ils sont scolarisés dans les écoles spécialisées alentour, écoles qui dépendent de notre éducation nationale. Nous avons des pédagogies adaptées pour les élèves avec autisme, polyhandicap, aphasie-dysphasie et aussi pour les élèves avec handicap physique lourd nécessitant des moyens de nursing importants.
Le personnel de ces écoles, enseignants, éducateurs, paramédicaux... dépend aussi de notre éducation nationale. Nous considérons donc que l'enfant est d'abord un élève. En France, c'est le soin qui prime, ici c'est l'éducatif. Dois-je ajouter que nos pédagogies adaptées sont faites avec les méthodes scientifiquement éprouvées ? (Exemple parmi d'autres : TEACCH pour l'autisme, pédagogie conductive pour le polyhandicap...)
Je ne pense pas que la solution en France en ce qui concerne les enfants réside à ouvrir des places dans des établissements et à augmenter les contrôles. La solution doit se trouver à l'école. Heureusement que Mme Carlotti est là, mais que peut-elle faire ? Sa ministre de tutelle, Marisol Touraine, n'a rien dit au lendemain de l'émission ! Oh si, elle a parlé de l'Espagne ! Elle a déclaré que l'Espagne reculait en arrière avec sa loi sur l'IVG (et c'est vrai). Mais Mme Touraine sait-elle qu'en Espagne, l'inclusion scolaire est de grande qualité, et les méthodes éducatives de l'autisme bien appliquées ?
Sur ce sujet, on n'a pas entendu non plus Vincent Peillon, ni George Pau-Langevin. Ce sont des enfants dont on parle pourtant ! Ils ont droit à l'école ouverte sur la société, et non plus des établissements fonctionnant en vase clos, où le pire peut se produire. On n'a pas entendu M. Ayrault. On n'a pas entendu M. Hollande. Pourtant, un reportage vient de montrer ce que le "Pays des droits de l'Homme" fait à ses enfants les plus fragiles, et aucune réaction de ses dirigeants.
Mme Touraine, M. Peillon, Mme Pau-Langevin, M. Ayrault, inspirez-vous du courage de Mme Carlotti et venez parler aux familles. Venez annoncer ce que vous comptez faire pour que ces enfants soient scolarisés efficacement.
Donnez-leur la chance que mon fils Wolfgang, qui était lourdement handicapé, et qui est aujourd'hui un élève brillant, a reçue à l'école, simplement parce que les hasards de la vie ont fait que j'ai épousé un Belge et qu'il soit né en Belgique. Tous les enfants ont droit à cette chance-là. Même ceux qui sont nés en France.
article publié sur le site de Gwendal Rouillard, député du Morbihan
& co-président du groupe d’Etudes sur l’Autisme à l’Assemblée nationale
jeudi 23 janvier 2014, par .
Écœurement, révolte, indignation. Tels ont été les sentiments qui m’ont habité en découvrant les pratiques inacceptables de certains instituts et la maltraitance dont font l’objet certains enfants handicapés, dans l’émission "Zone Interdite" diffusée le 19 janvier dernier. Comment, au 21è siècle, de telles pratiques peuvent-elles encore perdurer ? Comment les structures visées ont pu oser traiter des enfants de la sorte ?
Ce documentaire nous rappelle ainsi, plus que jamais, que les familles, les enfants et toutes les personnes avec Autisme, ont besoin de nous, parlementaires. Ils ont besoin de notre mobilisation pour que ce genre de situations ne se reproduise plus.
C’est pour cela que, lors de la visite de l’IME « Cours de Venise », structure d’excellence située dans le 3e arrondissement de Paris, Marie Arlette Carlotti, Ministre chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, a annoncé différentes mesures d’urgence tendant à éradiquer ces terribles pratiques :
1- L’ensemble des établissements d’accueil doit être évalué d’ici à 2015 – Aujourd’hui, seulement un tiers le serait.
- Aucune dérogation ne sera faite aux établissements.
- Aucun renouvellement d’autorisation ne sera délivré aux établissements qui n’auront pas procédé à cette évaluation au cours de l’année. 100% des établissements devront justifier de leur bon fonctionnement pour pouvoir continuer à exercer.
2- Les ARS devront réaliser des contrôles inopinés des établissements sur leur territoire.
3- Les ARS devront créer en leur sein, des structures d’appui à la qualité des établissements médico-sociaux.
4- Une circulaire sera adressée très prochainement aux ARS pour les rappeler à leurs responsabilités éminentes en termes de contrôle, et les réponses appropriées qu’ils doivent apporter en cas de manquement d’un établissement.
5- L’Etat va proposer à l’ensemble des fédérations gestionnaires (UNAPEI, FEGAPEI, APAJH, FEHAP…) de signer une convention pour que tous les établissements aient l’obligation de faire la publicité des deux numéros d’alertes ( le 3977 - contre la maltraitance des personnes âgées et des personnes handicapées adultes, le 119 pour les enfants) par voie d’affichage, dans les projets d’établissement, dans les livrets d’accueil, dans les contrats de séjour.
6- Le Projet de Loi sur l’Autonomie obligera les établissements à faire remonter automatiquement les signalements aux Conseils généraux, aux Présidents des Conseils généraux et aux ARS et les directeurs d’ARS devront en informer directement le cabinet de la ministre en charge.
Pour autant, nous devons éviter de faire de ces terribles situations, une généralité. Les professionnels médicaux, paramédicaux, sociaux, compétents sont la norme et les structures adaptées, dans lesquelles le bien-être et la dignité des enfants, adolescents ou adultes avec autisme existent. Notre rôle est de faire en sorte qu’elles s’universalisent. C’est pourquoi, nous continuons quotidiennement le combat afin de faire appliquer le 3e Plan Autisme sur tout le territoire
C’est également en ce sens que le groupe d’Etudes sur l’Autisme à l’Assemblée nationale recevra dès le début du mois de février, la Haute autorité de Santé afin qu’elle présente ses recommandations en matière de prise en charge de l’Autisme. En parallèle, nous axerons nos travaux du premier semestre sur l’Enseignement supérieur et plus précisément sur l’enseignement de l’Autisme dans les Universités françaises. Aujourd’hui encore, 121 sur 123 universités présentent l’Autisme comme un handicap mental alors qu’il s’agit d’un handicap cognitif. ça suffit, il faut que cela cesse.
Les personnes avec Autisme attendent de nous tous, que nous prenions nos responsabilités. Elles peuvent compter sur moi.
article publié sur le site du Ministère des affaires Sociales et de la Santé
22 janvier 2014
Seul le prononcé fait foi
Mesdames, Messieurs,
Personne ne peut être insensible aux images d’enfants handicapés, violentés par ceux-là mêmes qui sont censés leur apporter attention, soin et réconfort. Je sais que de nombreux concitoyens ont été choqués ces images de maltraitance. Comment ne pas l’être ?
Face à l’intolérable, il faut agir avec fermeté. Face à l’émotion, il faut agir avec discernement.
La quasi-totalité des établissements français sont des établissements de qualité. Les critères d’obtention d’un agrément sont extrêmement rigoureux en France. Mais il est incontestable que certains accusent des dysfonctionnements graves, que certains passent à travers les mailles du filet des contrôles, des encadrements et des normes, et cela n’est pas acceptable.
C’était le cas de l’IME Moussaron. Dès que j’ai été alertée sur sa situation, j’ai placé l’établissement sous administration provisoire. Je le ferai à chaque fois que nécessaire ; je n’ai aucune indulgence avec les professionnels qui trahissent la confiance des parents et de l’Etat, en malmenant les enfants.
Pour protéger ces enfants, je veux que l’on respecte la loi car il existe des lois et des procédures. J’en suis la première garante et c’est en ce sens que je me suis sentie interpelée par ces terribles images. J’en suis la première garante et c’est pourquoi je veux réaffirmer avec force ce que sont ces lois et ces procédures.
L’ensemble des établissements créés avant 2002 doivent procéder à une évaluation externe réalisée par un organisme indépendant d’ici 2015. Aujourd’hui, pas même 30% s’y sont livrés. Qu’il n’y ait pas de malentendu : aucun renouvellement d’autorisation ne sera délivré aux établissements qui n’auront pas procédé à cette évaluation au cours de l’année. 100% des établissements devront justifier de leur bon fonctionnement pour pouvoir continuer à exercer.
Cela ne suffit pas ; j’irai plus loin.
Je demanderai que les ARS réalisent des contrôles inopinés, en priorité auprès d’établissements dont les évaluations externes auront laissé apparaître des failles. Les ARS connaissent leurs établissements et leur territoire. Je leur demanderai de créer en leur sein, des structures d’appui à la qualité des établissements médico-sociaux.
Avec la Ministre de la santé et des affaires sociales Marisol Touraine, nous allons rappeler dans une circulaire adressée aux ARS leurs responsabilités éminentes en termes de contrôle, et les réponses appropriées qu’ils doivent apporter en cas de manquement d’un établissement.
Par ailleurs, il existe deux numéros d’alerte, le 3977 contre la maltraitance des personnes âgées et des personnes handicapées adultes, le 119 pour les enfants. Je vais demander à l’ensemble des fédérations gestionnaires (UNAPEI, FEGAPEI, APAJH, FEHAP…) de signer avec l’Etat une convention pour que tous les établissements aient l’obligation de faire la publicité de ces deux numéros, par voie d’affichage, dans les projets d’établissement, dans les livrets d’accueil, dans les contrats de séjour. Comme cela existe entre l’éducation nationale et les établissements scolaires, entre la direction « jeunesse et sport » et les centres de vacances.
Je veux libérer la parole et rompre l’omerta. Je veux que les parents sachent que la place de leur enfant ne sera jamais menacée parce qu’ils auront fait un signalement, quelle que soit la suite donnée à ce signalement. Je veux que les professionnels sachent que leur emploi ne sera jamais menacé parce qu’ils auront fait un signalement, quelle que soit la suite donnée à ce signalement. Je veux qu’à tous les échelons, des familles jusqu’à l’Etat, en passant par les établissements, les gestionnaires, les MDPH, les ARS, et les associations, le souci de la transparence soit omniprésent. Car les situations de maltraitance ne peuvent exister qu’en raison d’une chaîne de défaillances, voire plus grave, de complaisances.
La semaine prochaine se tient une réunion du Comité national pour la Bientraitance et les Droits des personnes âgées et des personnes handicapées. Je veux que l’on repense ses missions et son organisation.
Il faut que les établissements remontent systématiquement les cas de maltraitance aux conseils généraux et aux ARS. Nous l’exigerons par la loi, à l’occasion de la loi « autonomie » portée par ma collègue Michèle Delaunay. Tous les sujets sensibles doivent remonter à la Ministre. Les directeurs d’ARS auront désormais l’obligation d’informer mon cabinet ; je saurai prendre mes responsabilités.
Enfin, je tiens à rappeler que j’ai signé avec mon homologue belge, un accord-cadre afin d’échanger des informations et de mener des inspections communes aux établissements wallons et français. Il est désormais effectif.
Je vous parle là des actions urgentes, mais j’ai aussi agi et je continue résolument à agir dans le long terme, par des réformes structurelles.
Concernant la création de places, je crée entre 3000 et 4000 places par an. Nous en aurons créé 16 000 d’ici 2017. Ces places permettront en priorité de répondre aux carences dans la prise en charge du polyhandicap et des personnes handicapées vieillissantes.
J’ai fait un 3ème plan autisme avec la création de 3500 places, pour rattraper le retard considérable accumulé dans ce domaine.
A travers les recommandations de pratiques professionnelles et les appels à projets, je procède à la transformation de l’offre : il est violent d’envoyer en hôpital psychiatrique des enfants qui n’en ont pas besoin. Surtout, quand on les traite à grands renforts de médicaments…
J’ai mis en place un dispositif d’urgence pour les situations critiques, suite à l’affaire terrible de la jeune Amélie Loquet, avec une organisation nationale/régionale/départementale et un numéro d’urgence : le 3977.
J’ai engagé une réforme des règles d’admission et de sortie des établissements pour empêcher les ruptures brutales.
Et j’ai aussi engagé une réforme du fonctionnement des MDPH. Je veux que les démarches dans les MDPH soient à la fois simplifiées et que la qualité des réponses apportée en soit améliorée : par exemple, pour éviter l’absurdité de certaines procédures qui imposent aux usagers des rendez vous fréquents voire très fréquents alors qu’ils ne sont pas forcément utiles. A contrario, il faut permettre aux équipes de passer plus de temps sur certaines situations dés lors que c’est nécessaire.
Dans le cadre des états généraux du travail social, fin 2014, nous aborderons la formation des travailleurs sociaux aux spécificités du handicap. Les travailleurs sociaux font un travail remarquable, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de le leur dire mais beaucoup d’entre eux connaissent mal le handicap.
Mesdames, Messieurs,
En venant visiter l’IME « Cour de Venise », je tenais saluer le professionnalisme et le dévouement qui honorent dans leur ensemble les acteurs du handicap, car je ne confonds pas les situations particulières et la situation globale, et je souhaite que chacun fasse de même. Pour autant, les situations particulières ne sont pas négligeables. Même peu, c’est trop. Chaque souffrance d’enfant, chaque brimade, chaque manquement à l’éthique est insupportable et inadmissible.
Vous pouvez compter sur ma vigilance et ma fermeté pour défendre les valeurs de solidarité, de fraternité, d’humanisme qui vous animent quotidiennement dans votre travail. Je veux d’abord protéger les enfants, mais en protégeant les enfants, je protège aussi ces valeurs qui nous lient et qui font notre force. Je vous remercie
Seul le prononcé fait foi
22/01/2014
Le documentaire sur les centres qui maltraitent les enfants handicapés, diffusé dimanche 19 janvier sur M6, continue de faire des vagues. Invitée de l’émission C à vous, sur France 5, mardi 21 janvier (à partir de 29.57 min sur le replay), la ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, est revenue sur le cas de l’Institut médico-éducatif (IME) de Moussaron à Condom, dans le Gers. Suite à l’enquête de l’Agence régionale de santé qui avait révélé « une situation de maltraitance institutionnelle », et sous la pression d’un collectif d’associations et syndicat, elle a placé cet établissement sous administration provisoire, le 27 novembre. « Mais j’ai découvert après que c’était la troisième enquête » qui pointait les mêmes dysfonctionnements (la quatrième en fait, après celles de 1997, 2001 et 2002, NDLR).
Un tiers seulement des établissements se plient à une enquête externe et objective
« Il y a des dispositifs d’alerte et finalement on se rend compte que ça passe à travers, a déploré Marie-Arlette Carlotti. Au-delà de l’émotion que [ce documentaire] a suscité, cela aura servi au fait que je remette les choses à plat. Un exemple : on demande aux établissements de fournir à l’ARS une enquête externe faite par une structure objective, et je constate que c’est un tiers des établissements qui le font. J’exigerai que la loi soit respectée. »
Ces images « ne sont pas les pires »
Lundi 20 janvier, toujours dans C est à vous, la présentatrice de Zone Interdite, Wendy Bouchard, avait précisé, à propos de la séquence du documentaire consacrée à Moussaron : « Les images que vous avez vues ne sont pas les pires. On a vraiment des moments indignes où les enfants font leurs excréments au milieu de chacun, prennent des douches nus, garçons et filles mélangés... »
2,9 millions de téléspectateurs ont regardé ce documentaire qui a suscité de nombreuses réactions d’indignation, sur Twitter notamment. Mais aussi sur le site www.faire-face.fr.
Des familles divisées : certaines soutiennent la direction de Moussaron et vont créer une association
Quant aux familles de résidents, elles étaient divisées, avant même la diffusion de l’émission. Quelques-unes ont retiré leurs enfants de l’IME suite aux révélations du collectif d’associations et syndicat, mi-novembre : le documentaire les a confortées dans leur décision. D’autres soutenaient la direction. Brigitte et Jean-Luc Pflieger, dont la fille réside toujours à l’IME, regrettaient notamment dans une récente interview à Sud-Ouest qu’il y ait « un amalgame entre des maltraitances institutionnelles suspectées et des maltraitances ». Aujourd’hui, Jean-Luc Pflieger ne souhaite pas faire de commentaires sur le documentaire. « Les parents s’exprimeront dans le cadre d’une association qui devrait être prochainement créée », a-t-il précisé à La dépêche. Franck Seuret
En complément de la réunion des Mercredis d'Autisme 75 sur les médicaments,
Veuillez trouver ci-après des articles de journaux que vous pouvez télécharger
Notes de terrain sur les effets secondaires des neuroleptiques chez les personnes avec autisme
Article paru dans le Bulletin Scientifique de l'ARAPI n°31, rédigé par Jean-Pierre MALEN, psychiatre, IME Cour de Venise à Paris et SESSAD Les Comètes à Créteil (Autisme 75 Ile-de-France) et FAM Le Cèdre Bleu à Chaville (APEI Sèvres, Chaville et Ville d'Avray).
et
Article paru dans Perspectives Psy Volume 51 N°2, rédigé par Laurence DELAITRE, Infirmière, Externat médico-éducatif l'Arbre, association La Nouvelle Forge, 18 rue Edmond Rostand, 60200 Compiègne.
L'EME a été créé en 2007 et accueille en journée 12 adolescents et jeunes adultes avec autisme ou TED.
L’EME a pour objectif essentiel de permettre à un adolescent ayant un trouble envahissant du développement de bénéficier d’un accompagnement psycho-socio-éducatif, d’un projet de soins, qui soit adapté à ses difficultés spécifiques.
Dans un travail pluridisciplinaire, l'équipe veut favoriser le développement global de l’adolescent et son autonomie en tenant compte de la spécificité de l’autisme et de la singularité de l’adolescent, avec son environnement.
Merci à JP Malen et à L Delaitre de nous autoriser à intégrer ces articles sur notre site internet.
Je me suis déplacée cet après-midi dans un IME pour redire mon engagement pour la bientraitance des personnes handicapés, et en particulier des enfants. Les images diffusées ces derniers jours ne peuvent laisser personne indifférent, à commencer par la Ministre que je suis.
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger ces enfants, pour faire respecter la loi. La justice doit faire et fera son travail et j'ai de mon côté placé un IME sous administration provisoire dès la connaissance des faits au mois de Novembre dernier.
Nous avons d'ores et déjà mis en place un dispositif de signalement et de prise en charge des situations d'urgence et engagé la modernisation des MDPH pour accompagner davantage et mieux.
Je veux briser la loi du silence, aucun parent ne verra la place de son enfant menacé suite à un signalement, aucun employé ne sera inquiété. Je vais demander aux organisations gestionnaires des établissements d'afficher les numéros nationaux d'aide et d'écoute sur la maltraitance.
Dès aujourd'hui, je vais rappeler aux Agences Régionales de Santé leurs responsabilités dans le contrôle des établissements et il n'y aura aucun renouvellement d'agrément pour les établissements qui n'auront pas réalisé d'évaluation externe.
Vous pouvez compter sur ma vigilance et ma fermeté pour protéger les enfants en situation de handicap.
Bertrand Delanoë inaugurera, demain, la première crèche parisienne réservant un tiers de ses places aux enfants en situation de handicap…

Voici une belle et importante initiative de la ville de Paris. Bertrand Delanoë, le maire de la capitale, inaugurera, demain, la première crèche parisienne conçue pour les bébés valides, mais aussi handicapés. Située 18, quai de Charente dans le XIXe arrondissement, cette structure réserve un tiers de ses places aux enfants en situation de handicap, soit 20 places sur 66. L’établissement bénéficiera d’une équipe spécialement formée, avec deux éducatrices de jeunes enfants et deux auxiliaires de puériculture supplémentaires par rapport aux crèches classiques. L’accompagnement médical des bébés sera aussi renforcé. Par ailleurs, les jeux et les activités pédagogiques ont été spécialement pensés pour favoriser le développement des petits malades.
Et ce n’est pas tout. Cette crèche est aussi dotée d’une section périscolaire pour les 3-6 ans. Afin d’assurer une meilleure transition entre l’école ou un établissement spécialisé, certains enfants doivent en effet rester plus longtemps au sein de structures préscolaires.
Pour rappel, aujourd’hui, 60 % des crèches de la ville de Paris accueillent déjà des enfants en situation de handicap ou souffrant de maladie chronique.
Source : Mairie de Paris
On lit dans un récent article du Nouvel Observateur (Autisme: quand la psychanalyse racontait n'importe quoi, Olivier Postel-Vinay, 18 janvier 2013) le commentaire suivant:
En février 2012, une fuite avait révélé que la Haute autorité de santé (HAS) était sur le point de publier un rapport sur l’autisme affirmant que «l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques».
La HAS entendait classer comme «non recommandées» les «interventions globales» fondées sur la psychanalyse. Devant la levée de boucliers qui s’est ensuivie, elle a reculé d’un pas (d’un pas seulement), en les classant comme «non consensuelles».
Cette thèse d'une reculade de la HAS est infondée. Son rapport final, publié en mars 2012, contient mot pour mot l'affirmation1 citée plus haut et qui avait suscité la levée de boucliers des milieux psychanalytiques. On voit donc que cette réaction des psys n'a eu aucun effet : la HAS n'a en rien reculé.
Certes, la HAS rend compte de sa position concernant les approches fondées sur la psychanalyse sous le titre « Interventions globales non-consensuelles », et non sous le titre « Intervention globales non-recommandées ». C'est un artifice de présentation qui ne change rien sur le fond, mais dont le choix est probablement motivé par le désir de rendre la pilule moins amère pour les adeptes de Freud, qui restent nombreux dans notre pays.
Il est important de réaliser que d'être catalogué non consensuel dans une évaluation utilisant la méthode Recommandation par consensus formalisé (méthode utilisée par la HAS et annoncée sur la page de couverture du rapport) est synonyme de non recommandé. On le réalise mieux en examinant les catégories utilisées par la HAS pour ses recommandations. Celles-ci sont basées sur la nature de la preuve, comme suit :
A ces grades s'ajoute le grade AE pour le cas où il y aurait absence d'études probantes de quelque niveau que ce soit, mais un accord entre experts. La description du grade AE est accompagné de l'explication suivante: L'absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaire.
Non seulement les approches psychanalytiques ne remplissent aucune des conditions correspondant aux grades de preuve ci-dessus, mais elles ne réussissent même pas à obtenir le consensus des experts (un consensus contre la psychanalyse était difficilement envisageable dans la mesure où certains des experts de la HAS étaient eux-mêmes des psychanalystes - on comprend bien qu'ils ne vont pas scier les pieds des fauteuils sur lesquels ils sont assis).
Finalement, la HAS met en doute la pertinence des méthodes psychanalytiques en concluant, comme déjà cité plus haut, que l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques.
La psychanalyse ne remplissant aucun des critères permettant de déboucher sur une recommandation, n'est en conséquence pas recommandée. C’est un fait inéluctable. Que la HAS établisse, pour raison diplomatique, une nuance floue entre pas recommandée et non recommandée n’a strictement aucune importance. Surtout lorsque l'on sait qu'il y a des interventions qui sont, elles, recommandées. Si je dois choisir un restaurant où aller dîner ce soir, et que j’ai les noms de restaurants qui me sont recommandés, je ne vais pas m’attarder sur la différence entre ceux qui ne me sont pas recommandés et ceux qui sont non-recommandés.
1. Voir Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent, Recommandations de bonne pratiques, Haute autorité de santé, mars 2012, page 27.
Lien: http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1224081/fr/synthese-autisme-ted-enfant-adolescent-interventions
article publié dans le journal de Montréal
Brad Fremmerlid est un homme de 25 ans atteint d’autisme. Il ne peut pas parler et ne sait pas lire, mais cela ne l’empêche pas de réaliser de grandes choses : Brad peut construire n’importe quoi!
Brad est très proche de son père Mark. Il passe beaucoup de temps avec lui et celui-ci l’encourage à toujours donner le meilleur de lui-même. Après avoir mangé, le jeune homme se met toujours à fabriquer quelque chose.
Brad ne comprend peut-être pas les mots, mais ça ne l’arrête pas du tout. Il comprend tous les diagrammes et les images des plans des meubles, peu importe leur complexité. Brad construit donc toutes sortes de choses et il le fait de façon impeccable.
Brad détient un talent hors du commun et son père l’a aidé à fonder sa propre entreprise à Edmonton en Alberta: Made By Brad. Mark espère que l'histoire de son fils va inspirer les gens et montrer aux employeurs que les jeunes autistes peuvent aussi contribuer.
Brad sait relever n’importe quel défi et, malgré sa maladie, est un membre actif de la communauté qui l’emporte toujours contre les meubles IKEA.
article publié sur france tv info
Cea
Avez-vous déjà entendu parlé du film « Le mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » ?
Pour celles et ceux qui n’en ont pas encore eu d’échos, il s’agit d’un documentaire réalisé en 2011 par Sophie Robert. Le film présente le point de vue de plusieurs psychanalystes à propos de l’autisme. Ce documentaire a beaucoup fait parlé de lui car il est sorti au moment du débat sur la prise en charge des personnes avec autisme opposant les théories psychanalytiques et comportementales.
Suite à la diffusion du documentaire, trois des psychanalystes qui y sont interviewés ont décidé de poursuivre la réalisatrice, la production du film et leur partenaire Autistes sans Frontières car ils ont estimé que leur propos avaient été déformés.
Depuis deux ans, cette affaire a connu de nombreux rebondissements juridiques. Et en ce début d’année, il y a encore du nouveau. Retour sur les grandes lignes de cette affaire :
- En septembre 2011, le film est diffusé pour la première fois sur le site de la fédération Autistes sans Frontières.
- Trois psychanalystes apparaissant dans le film poursuivent la réalisatrice pour atteinte à leur réputation.
- Un premier procès se déroule en décembre 2011.
- Le verdict est rendu en janvier 2012 : le tribunal de grande instance de Lille interdit la diffusion du film et la réalisatrice est condamnée à verser des dommages et intérêts.
- Sophie Robert fait appel.
- Second procès en novembre 2013.
- Le 16 janvier dernier, la cour d’appel de Douai infirme de jugement du tribunal de Lille et reconnaît que les propos des psychanalystes plaignants n’avaient pas été dénaturés. La diffusion du documentaire est à nouveau autorisée.
La victoire de Sophie Robert est plus qu’une victoire juridique, c’est aussi une victoire sociale face à « l’autorité des psychanalystes »1. Comme le dit Samuel Lézé, on peut se demander pourquoi les acteurs de ces pratiques (psychanalytiques) ne finissent pas par se rendre compte de leur inefficacité. Pourquoi la magie se maintient-elle sans preuve et n’aboutit pas à sa critique ? Le « combat » de la réalisatrice Sophie Robert soulève donc une question d’ordre sociologique : comment la psychanalyse peut-elle encore se maintenir en France ?
1. Lézé, S. (2010). L'autorité des psychanalystes. Paris : PUF.
Après deux ans de combat juridique, vous pouvez donc maintenant voir le film de Sophie Robert dont voici un extrait :
Pour avoir des informations fiables et actuelles sur l’autisme :
Les Troubles du spectre autistique - Dr Monica... par dragonbleutv
L'animatrice Églantine Emeyé © Benaroch / SIPA
La première scène montre un petit garçon qui crie et se débat chez le coiffeur. Ils sont quatre à tenter de lui couper les cheveux. "Lui, c'est Samy, mon fils", commente en voix off l'animatrice Églantine Emeyé, "j'aurais aimé qu'il s'agisse du caprice d'un enfant mal élevé. Mais mon Samy est bien différent." Cette différence qu'elle va montrer au quotidien, c'est l'autisme et le plurihandicap de son fils de huit ans. Le documentaire "Mon fils, un si long combat" sera diffusé mardi à 20 h 35, sur France 5.
"Chaque geste quotidien, que ce soit lui couper les ongles, sortir faire une course, tout ce que vous vous faites assez normalement, pour nous, c'est grimper l'Himalaya à chaque fois", explique-t-elle dans une interview sur LCI.
Empêcher son fils de se faire mal
Mais le plus douloureux, explique l'animatrice, c'est de voir son fils s'automutiler. Toutes les nuits, Samy crie et se cogne contre les murs, les vitres. Il a "besoin de sentir son corps, besoin de se frapper. Est-ce qu'il a mal, est-ce qu'il a faim, est-ce qu'il se sent seul ? Je n'ai jamais su ", relate Églantine Emeyé. Alors, il y a deux ans, elle a fait fabriquer un lit sur mesure, molletonné, avec une porte fermée à clé, afin d'empêcher son fils de se faire mal.
L'ancienne mannequin et miss météo de Nulle Part Ailleurs sur Canal+, a fini par mettre son fils dans un institut spécialisé, à 800 kilomètres de chez elle, à Hyères. Une décision qu'elle ne regrette pas : "Ça lui convient mieux, il est plus apaisé et, dès la Toussaint, j'ai vu mon fils souriant comme jamais, un vrai bonheur", explique-t-elle au Parisien.
Pourquoi un tel documentaire ? Églantine Eméyé veut dénoncer "la solitude que l'on vit en tant que famille avec handicap parce qu'on est vraiment très très peu aidé", explique-t-elle sur LCI. Les interlocuteurs qu'elle a rencontrés semblaient découvrir le handicap, raconte-t-elle, et les solutions qu'ils apportent sont inadaptées. "Je voulais leur montrer la vie que nous vivons", explique-t-elle.
Publié le 23 juin 2008 par Handimobility
Le packing ... Voici un "traitement" dont le nom ne vous évoque peut-être rien si vous n'avez pas dans votre entourage une personne autiste.
Le but du packing serait de détendre les autistes et prévenir les troubles de comportement. La coroner Rudel-Tessier note toutefois que leurs bienfaits thérapeutiques ne semblent pas être établis scientifiquement.
Les parents du petit Gabriel Poirier, un enfant autiste de neuf ans mort étouffé en avril dernier après avoir été enroulé de la tête aux pieds dans une couverture thérapeutique de 17,5 kilos, demandent une modification à la Loi sur l'instruction publique.
Absence de preuves quant à l'efficacité de la méthode, rapport médicaux contestables sur l'impact positif du packing, méthode brutale voire inhumaine vis à vi d'un patient ne pouvant pas réagir ni se soulager des douleurs engendrées par ce traitement digne des plus mauvaises heures de la médecine...
En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/827347/canada-deces-d-un-petit-garcon-autiste-a-cause-du-packing/#UDfLggPFraPpzeAu.99
Ce blog créé le 2 février 2006 est une aventure très intéressante qui m'a permis de me cultiver sur le handicap qui touche ma fille ... il faut bien avouer qu'au départ je ne connaissais pas grand chose à l'autisme ...
D'une part je me laissais porter par le système et Elise a donc emprunté la voie royale de l'époque et passé 10 années en hôpital de jour ...
D'autre part aucun diagnostic n'avait été porté ...!!!??? jusqu'au jour où voir
Le diagnostic officiel, effectué à la Salpêtrière au Centre Diagnostic et d’Evaluation Autisme Adulte (Dr Krieger), est lui beaucoup plus récent puisqu'il date d'octobre 2013 -> pour clarifier très clairement les choses face à certaines difficultés ...
Très centré au départ sur Elise, ce blog est maintenant plus largement orienté vers le partage de l'information et vous êtes chaque jour plus nombreux à vous connecter ... c'est donc un encouragement clair pour poursuivre ... tant il est vrai que nous nous devons de mettre à jour nos connaissances et accompagner les personnes avec handicap dans un esprit d'ouverture.
La connaissance s'élabore contre une connaissance antérieure. [Gaston Bachelard]
Jean-Jacques Dupuis
article publié dans la Dépêche
Publié le 21/01/2014 à 03:50, Mis à jour le 21/01/2014 à 07:43 | 3
IME de Moussaron

Dimanche soir, à Auch, le reportage de «Zone Interdite» était diffusé en présence des parents du collectif qui dénonce les maltraitances./Photo Nedir Debbiche

Il est à peine plus de 20 heures, dimanche. Dans la petite cour devant la salle de la CGT Gers, à Auch, où sera projetée l’émission «Zone interdite» de M6, qui est parvenue à filmer à l’intérieur de l’IME de Moussaron, à Condom, les fumeurs enchaînent les cigarettes. Une maman, membre du collectif composé en majorité de Lot-et-Garonnais
[N.D.L.R. : l’IME en accueille 34 sur 85] qui dénonce les maltraitances rédige un SMS à une amie : «J’ai peur de ce que je vais voir».Ce sentiment revient dans toutes les bouches des mamans du collectif présentes avant le début même de l’émission. «On va enfin voir les conditions réelles d’accueil», lance Sabrina Serres, porte-parole du collectif de parents victimes, inquiète.
Après une heure de reportage, vient le passage sur la structure gersoise. Le journaliste explique avoir voulu tourner dans l’ensemble de la structure et avoir essuyé un refus de la part de l’équipe dirigeante. Finalement, c’est un membre du personnel, équipé d’une caméra cachée qui filme la partie de l’IME non rénovée, où se situent de nombreux polyhandicapés. Les images sont dures. Insoutenables. Au bout de quelques instants, une maman quitte la salle, alors que vient d’apparaître la scène de deux adolescents nus, assis sur un sceau hygiénique devant d’autres pensionnaires.
Deux Ferrari et une Bentley«J’ai eu envie de vomir. J’ai vu le lieu où dormait mon fils» racontait, hier, Brigitte Piazzo, Villeneuvoise dont l’enfant a passé trois années à l’IME de Moussaron entre 2007 et 2010. Elle ajoute : «Mon enfant a fait un malaise et il n’a pas été pris en charge. Il est décédé quelques mois plus tard. Alors quand je vois que, durant une heure, entre 19 et 20 heures, les pensionnaires sont attachés dans leur lit, sans surveillance, je suis dégoûtée. Si je ne l’avais pas envoyé à Condom, mon fils serait peut-être encore en vie».
Pour les parents, la diffusion de l’émission devait permettre de mettre des images sur des pratiques qu’ils n’ont pu que s’imaginer jusqu’alors. Médusés, les yeux rouges, beaucoup avaient du mal à s’exprimer après les quinze minutes consacrées à l’IME de Moussaron. «Outre les pratiques inhumaines, l’une des choses qui m’a le plus choquée, ce sont les voitures dans le garage», lance Brigitte Piazzo. En effet, dans les dernières minutes du reportage, le journaliste explique qu’a été découvert un garage au sein de la structure, enfermant deux Ferrari et une Bentley, qui pourraient appartenir aux responsables de la structure. En guise de conclusion, la présentatrice lance : «L’IME a été placé sous administration provisoire pour que ces violences cessent définitivement». C’est désormais le combat du collectif des parents.
Julien Sauvage
Report showing the horrific living conditions of disabled children in institutions (part 1)
A report showing the horrific living conditions of disabled children and adults in institutions, as well as the well-organized system that prevails in these administrations to make the 'trafficking' of these human beings as efficient and profitable as possible for those who take advantage of it, all at the expense of the tax-payer. http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/19-01-2014-enfants_handicapes_revelations_sur_les_centres_qui_les_maltraitent-2147538035.html
À propos du reportage du 19 janvier sur Zone Interdite…
Ce documentaire révèle l’horreur des conditions de vie des enfants et adultes handicapés en institutions et les magouilles bien rodées qui règnent pour que la « traite » de ces êtres humains soit la plus efficace et rentable possible pour ceux qui en profitent, le tout aux frais de la sécu…
Je sais bien que ce scandale ne sera sans doute pas du tout relayé par les médias, pourtant parfaitement au courant, mais « le handicap ça fait pas vendre »… Ou alors ils ont probablement reçu des pressions de réseaux qui ont un intérêt économique et financier dans la traite des personnes handicapées.
D'ailleurs aujourd’hui qui en parle, à part les personnes concernées sur cette page facebook ?
Des médias qui encouragent à la politique de l’autruche
Bravo à l’équipe de production de cette émission mais, « grâce » aux journalistes qui ne relayent pas l’indignation des français ayant regardé l’horreur en face, les politiques, qui n’ont même pas pris la peine de prendre la parole après le documentaire, ne se sentiront pas concernés et pourront continuer d’ignorer tranquillement, leur électorat n’étant nullement menacé.
La ségrégation et la maltraitance, couverte par les supérieurs hiérarchiques, a de beaux jours devant elle…
Quelles solutions pour mon fils quand il sera adulte ?
Dans cette émission on apprend qu’une maman a tué sa fille pour lui éviter un pareil futur, et c’est ce que je ferai moi, quand ce pays ne proposera plus que ce choix à mon fils.
Il a 8 ans, allez il nous reste quoi, 10-12 ans à vivre ? Merci la France.
21 janvier 2014 | Par JEAN-LOUIS RACCA
Le jugement rendu le 16 janvier dernier par la cour d'appel de Douai infirme totalement celui de première instance et met fin à deux ans de censure du documentaire « Le Mur : la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme ».
DES PSYCHANALYSTES QUI NE SUPPORTENT PAS QU'ON PUISSE ENTENDRE... LEURS PROPRES PROPOS !
L'article Autisme : « Le Mur », docu qui dérange des psys françaisparu dans Rue89 résuma assez bien en son temps (04/11/2011) les événements qui avaient mené à la censure du documentaire : en particulier, ces trois psychanalystes de la très lacanienne École de la Cause Freudienne (ECF) assumant le côté « politiquement incorrect » de leur discours face à une caméra qu'ils croient favorable à leurs thèses. Mais qui, une fois qu’ils voient le film, s’étranglent de voir celles-ci étalées au grand jour et croient trouver une issue en criant à la « dénaturation » de leurs propos.
S'il s'est trouvé voici deux ans une juge [1] pour leur donner raison en première instance [2], la cour d'appel de Douai a complètement infirmé ce jugement, réhabilitant totalement le travail de Sophie Robert.
La liberté d'informer a gagné. Le documentaire va pouvoir être de nouveau utilisé pour montrer ce que sont véritablement la pratique et le discours des psychanalystes en matière d'autisme et ainsi aider à faire avancer la prise en charge de ce trouble dans un pays que l'on sait sinistré [3] dans ce domaine.
PSYCHANALYSTES : UNE DÉFAITE SUR LE FOND
On trouvera l'intégralité de l'arrêt ici.
Plusieurs questions peuvent se poser après ce verdict :
- la cour d'appel s'est elle prononcée sur le fond (les propos ont-ils été dénaturés ?)
ou
- sans se prononcer sur ce point, n'a-t-elle fait valoir « que » le droit à la liberté d'expression et de création de la réalisatrice ?
Les juges indiquent dans leur arrêt que :
« Les psychanalystes ont cependant, comme démontré ci-dessus, librement accepté que leur image et leur voix soient reproduites par extraits et sans contrôle sur l’œuvre finale et ne peuvent donc reprocher à un réalisateur d’exprimer son opinion personnelle, même s’ils n’ont pas eu connaissance dès l’origine de cette intention, qui a d’ailleurs pu naître en cours de réalisation. Il s’agit là du principe fondamental de respect de la liberté d’expression des auteurs notamment cinématographiques, comme des journalistes d’investigation.
Dès lors, seule la preuve d’une faute au sens de l’article 1382 du code civil pourrait constituer un abus de ce droit si était rapportée la preuve de la volonté délibérée de la réalisatrice de nuire aux personnes filmées, par une dénaturation manifeste de leurs propos et/ou une présentation tendant à les ridiculiser. (page 12) »
D'autres extraits indiquent ensuite qu'aucune faute de cette nature (volonté de nuire, dénaturation des propos) n'a pu être retenue contre la réalisatrice.
C'est donc sur le fond que les trois psychanalystes ont perdu et se retrouvent condamnés à leur tour. Dès lors, ils risquent gros à se pourvoir en cassation puisque celle-ci n'est juge que du droit et non pas du fait.
Ils ne leur reste plus qu'à assumer leurs propos...
POUR INFORMER SUR L'ARRÊT RENDU : UNE PRESSE... PAS PRESSÉE
Si beaucoup de journaux avaient informé leurs lecteurs du jugement de 2012, peu ont rendu compte de l'arrêt d'appel... malgré une dépêche AFP qui en faisait état.
La Voix du Nord avait ouvert la voix : Sophie Robert est lilloise.
Rue89 a souligné la portée du jugement.
Mais Mediapart, ses « invités », sa « rédaction », Sophie Dufau, etc. pourtant si prolixes pour vanter les prétendus mérites de la psychanalyse, ont été aux abonnés absents. Comme Libération, où Éric Favereau doit être en RTT depuis le 16 janvier...
Dans Le Monde, Catherine Vincent a produit un article ambigu qui essaie de limiter la portée de l'arrêt.
Elle souligne que « la liberté d'expression a gagné », comme si le jugement n'avait pas statué sur le fond (voir paragraphe précédent), pour mieux prendre le parti des psychanalystes condamnés (elle les estime « piégés ») et continuer ainsi d'affirmer que l'autisme a des causes bien plus « complexes » que ce qu'en disent les connaissances scientifiques les plus récentes.
Après quelques développement où prévaut la grille de lecture des psychanalystes (« guerre des psys »...), elle conclut : « Seule certitude : les rushs versés au débat durant ces deux procès successifs montrent que les propos de « psys » recueillis par la réalisatrice, bien que parfois fort abscons, sont beaucoup plus nuancés que son énoncé introductif, en voix off, qui s'achève par cette affirmation : “Pour les psychanalystes, l'autisme est une psychose, autrement dit un trouble psychique majeur résultant d'une mauvaise relation maternelle.” »
Sans doute Catherine Vincent n'a-t-elle pas vu la vidéo tournée en « off » de Mme Solano (l'une des trois plaignants) : ce n'est pas grâce à Catherine Vincent que les lecteurs pourront savoir que les propos de cette dernière, s'ils sont certes un peu abscons, sont tout sauf nuancés... Une information de qualité sur l'autisme se fait ainsi toujours attendre dans le « journal de référence » [4].
Signalons enfin que le Nouvel Observateur signale « indirectement » la nouvelle dans un article dont on peut seulement regretter que le titre utilise l'imparfait : Autisme: quand la psychanalyse racontait n'importe quoi
[1] la même qui avait annulé un mariage au motif que la femme avait menti sur sa virginité ! Voir ici. On notera que ce jugement fut (lui aussi !) cassé par la cour d'appel de Douai...
[2] le 26 janvier 2012 : le film avait été interdit en l’état et la réalisatrice condamnée à en retirer les interviews des trois psychanalystes plaignants. Sophie Robert et sa société de production avaient été condamnées à payer 25 000 euros de dommages et intérêts plus 9000 euros de publications du jugement.
[3] Voir par exemple ici
[4] D'après des sources bien informées, les parents de Catherine Vincent seraient tous deux psychanalystes... Le journal Le Monde, toujours prompt à évoquer les conflits d'intérêts dans le domaine des OGM, des médicaments, etc., ne trouve curieusement rien à redire à cette situation...