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"Au bonheur d'Elise"
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5 mai 2014

C'est une bombe qui est en train d'exploser

Marie PIQUEMAL 24 avril 2014 à 19:56

INTERVIEW Pour Isabelle Resplendino, d’Autisme France, l’Etat doit miser sur l’éducation.

Isabelle Resplendino est déléguée de l’association Autisme France, en charge des Français en situation de handicap en Belgique., Elle habite près de la frontière, dans la province du Hainaut.


Comment se fait-il que la France n’ait pas suffisamment d’établissements spécialisés ?

On prend le problème à l’envers. Si on scolarisait plus les enfants handicapés, beaucoup deviendraient des adultes autonomes et nous ne serions pas dans cette situation de pénurie. C’est parce que la France ne se donne pas les moyens d’éduquer ces enfants que nous en sommes là aujourd’hui. La situation s’aggrave de jour en jour. C’est une bombe qui est en train d’exploser.

Pourquoi ?

L’espérance de vie des personnes handicapées progresse énormément. Les places ne se libèrent que quand les gens meurent. La pénurie est telle que les associations gestionnaires des établissements en France font leur marché. Elles se gardent les cas les moins lourds, et les autres sont envoyés en Belgique.

Pourquoi la Belgique ?

La raison est historique. Ça remonte à la Révolution française, quand les religieux ont fui la France. A l’origine, eux seuls s’occupaient des enfants handicapés. Ils ont donc continué, mais en Belgique. Pendant des années, c’était complètement anarchique, ces enfants étaient pris en charge dans des instituts sans aucune réglementation. Ce n’est qu’en 1995 qu’est apparu le premier décret belge pour un peu réguler le secteur. Depuis, les Français continuent d’être envoyés en Belgique, parce que ça coûte moins cher.

La raison est donc financière ?

Pour moi, c’est surtout un manque de courage politique. Car enfermer des personnes dans des hôpitaux ou des établissements spécialisés coûte cher de toute façon, même en Belgique. Le problème en France, c’est qu’on considère encore que les personnes déficientes mentales relèvent du domaine du soin, et non de l’éducation. C’est un postulat complètement faux. Dans les années 1970, des pays comme l’Italie, le Québec, l’Angleterre ou les Etats-Unis ont mis d’importants moyens pour scolariser en milieu ordinaire les enfants handicapés. En Italie, même les polyhandicapés qui ne battent qu’une paupière vont à l’école. C’est un peu extrême, mais en France, depuis quarante ans, les gouvernements successifs ne prennent que des mesurettes.

Que faudrait-il faire ?

Ouvrir en nombre des classes avec des pédagogies adaptées. Avoir une vraie école inclusive. C’est écrit dans plusieurs textes de loi. Mais il faut se donner les moyens de l’appliquer. Combien de temps devrons-nous encore attendre ? La situation empire. Peut-être est-il déjà trop tard.

Recueilli par M.Pi.
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4 mai 2014

Les causes de l'autisme à moitié génétiques et à moitié environnementales

 Le Monde.fr avec AFP | 04.05.2014 à 17h16 • Mis à jour le 04.05.2014 à 17h22

Une grande étude conduite en Suède indique que les gènes sont aussi importants que les facteurs environnementaux parmi les causes de l'autisme, alors que des études précédentes leur donnaient beaucoup plus d'importance.

Une grande étude conduite en Suède indique que les gènes sont aussi importants que les facteurs environnementaux parmi les causes de l'autisme, alors que des études précédentes leur donnaient beaucoup plus d'importance.

Les chercheurs disent avoir été surpris de découvrir que l'hérédité pesait pour environ 50 %, beaucoup moins que des estimations précédentes de 80 à 90 %, selon un article publié dans le Journal of the American Medical Association.

L'hérédité est néanmoins bel et bien présente : l'étude montre que les enfants ayant un frère ou une sœur atteint d'autisme sont dix fois plus susceptibles de développer eux-mêmes l'autisme ; trois fois s'ils ont un demi-frère ou une demi-sœur ; et deux fois s'ils ont un cousin atteint d'autisme.

LA PLUS VASTE ÉTUDE SUR LES ORIGINES GÉNÉTIQUES DE L'AUTISME

Ces résultats proviennent de l'analyse de données de plus de deux millions de personnes nées en Suède entre 1982 et 2006, dont plus de 14 000 étaient atteintes d'autisme. Il s'agit de la plus grande étude réalisée à ce jour sur les origines génétiques de l'autisme, qui affecte environ une personne sur 100 dans le monde. Des statistiques américaines récentes ont estimé qu'une personne sur 68 était autiste aux Etats-Unis.

« Nous sommes surpris par nos résultats, car nous ne nous attendions pas à ce que les facteurs environnementaux soient aussi importants dans l'autisme », a expliqué Avi Reichenberg, chercheur au Mount Sinai Seaver Center for Autism Research, à New York – dont les coauteurs sont au King's College, à Londres, et au Karolinska Institutet, à Stockholm.

MÉDICAMENTS PRIS AVANT ET PENDANT LA GROSSESSE

Ces facteurs, non disséqués par l'étude, pourraient inclure selon les auteurs le statut socio-économique du foyer, des complications à la naissance, des infections maternelles et les médicaments pris avant et pendant la grossesse.

Les scientifiques comprennent encore mal les origines de l'autisme, et plus de recherche est nécessaire dans ce domaine. Des études récentes se sont notamment penchées sur l'origine prénatale, pendant la grossesse, de ce trouble du développement.

4 mai 2014

Shooting photo pour Lisou cet après-midi

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Perso j'ai finalement choisi => ICI

4 mai 2014

La secrétaire d'Etat Ségolène Neuville : "Il y aura des comptes à rendre" sur l'accessibilité aux handicapés

article publié dans l'indépendant

Le 04 mai à 09h52 par Recueilli par Zoé Cadiot | Mis à jour il y a 3 heures

w Ségolène Neuville dans son fauteuil de secrétaire d’Etat.

Ségolène Neuville dans son fauteuil de secrétaire d’Etat. PHOTO/Philippe Dobrowolska

La député des P.-O., Ségolène Neuville, vient de rejoindre l’équipe de Manuel Valls. Médecin, elle est en charge des personnes handicapées et de l’exclusion.

 

Votre nomination au secrétariat d’État en charge des Personnes handicapées et de l’Exclusion a été une surprise. Pour vous aussi ?

Bien sûr que je l’ai été. D’autant que je ne fais pas de la politique pour faire carrière, mais pour être au service des gens. Après, je pense que ma nomination est liée au travail que j’ai accompli à l’Assemblée pendant deux ans. Et pour tout vous dire, ce ministère me va très bien, car j’ai toujours lutté contre les injustices.

Justement, avez-vous été satisfaite du geste obtenu par les parlementaires sur le RSA ?

On ne peut être que satisfaite de la décision du Premier ministre qui a accepté, malgré les contraintes budgétaires, de ne pas geler le RSA. Il n’y aura aucun gel des minima sociaux qui seront revalorisés avec l’inflation. Comme l’ont déjà été au 1er avril, l’allocation de soutien familial (+ 5 %) et le complément familial (+ 10 %). Une réflexion est aussi en cours pour la refonte du RSA activité. Elle pourrait déboucher à l’automne. C’est vraiment l’un de mes dossiers prioritaires.

  • « Notre objectif est que l’accessibilité universelle devienne concrète»
     

A vous écouter, l’accessibilité universelle pour 2015 est une utopie. N’est-ce pas un constat d’échec de la loi Handicap de 2005 ?

Ce n’est pas une nouveauté. Plusieurs rapports administratifs et parlementaires, dont celui de la sénatrice, Claire-Lise Campion en 2012, l’ont déploré.

Est-ce la raison pour laquelle vous avez décidé de légiférer par ordonnance sur de nouveaux délais ?

Oui, car notre objectif est bel et bien que l’accessibilité universelle devienne concrète. D’où la simplification des normes et la création d’agendas d’accessibilité programmée. Avec ces agendas, les établissements disposent d’un délai de trois à neuf ans pour la mise en accessibilité. La majorité d’entre eux devraient déjà être en conformité d’ici trois ans. Le délai de neuf ans devrait être exceptionnel. Il est réservé aux entreprises ou aux collectivités territoriales qui doivent mettre l’ensemble de leur parc immobilier ou leur flotte aux normes. L’Association des paralysés de France regrette néanmoins le manque de sanction… En réalité, il y a des sanctions prévues pour les établissements qui n’auraient pas déposé leur agenda en temps et en heure. Ce sont celles inscrites dans la loi de 2005.

Le retard pris pour la mise en conformité qui représente un investissement important, n’est-il pas lié à la crise ?

Je dirai surtout qu’il n’y a eu ni d’évaluation, ni de suivi, ni d’accompagnement des acteurs qui pouvaient être en difficulté. Maintenant, nous voulons nous donner les moyens d’appliquer la loi.

Comment ?

Avec un vrai suivi et des comptes à rendre. Car un an après avoir déposé leur agenda d’accessibilité, dans lequel les professionnels s’engagent sur un calendrier précis et chiffré des travaux, des contrôles auront lieu, avec des sanctions à la clé en cas de manquement. D’autant qu’avec la signature prochaine d’une convention, ils pourront bénéficier de prêts bonifiés de la Caisse des Dépôts pour les collectivités locales ou de la Banque publique d’investissement (BPI) pour les acteurs privés. À ce dispositif s’ajouteront 1 000 jeunes en service civique qui seront formés en tant qu’ambassadeurs de l’accessibilité et une campagne de communication pour que tout le monde comprenne l’enjeu de l’accessibilité universelle. 

 

Un agenda chargé

La Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale examinera le 21 mai prochain, le projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnance sur de nouveaux délais pour l’accessibilité universelle.

Porté par la secrétaire d’État, Ségolène Neuville, le texte a été adopté en première lecture le 28 avril par le Sénat. Il devrait être voté par les députés début juin et la publication des ordonnances pourrait avoir lieu en juillet. « Il y a urgence », jugeait l’élue des Pyrénées-Orientales, lors des débats au Palais du Luxembourg. Il faut dire qu’aujourd’hui, sur les deux millions d’établissements ouverts au public, seuls 330 000 ont effectué des travaux d’ensemble ou partiels pour être en conformité en 2015, comme le stipule la loi Handicap de 2005.

Dans le secteur du logement, le bilan semble plus satisfaisant avec 80 % des habitations qui sont dotées soit d’un ascenseur, soit situées au rez-de-chaussée. Un chiffre toutefois contesté par les associations. En charge également de l’exclusion, Ségolène Neuville s’est dite satisfaite de la décision du Premier ministre qui a accepté, comme le réclamaient plusieurs députés socialistes, de ne pas geler le RSA dans son programme de stabilité.

Un coup de pouce qui, pour elle, permet d’épargner les plus modestes en ces temps de restrictions budgétaires. N’oublions pas que le gouvernement a annoncé un plan d’économies de 50 milliards pour ramener d’ici trois ans le déficit public à 3%.

3 mai 2014

Séance d'équitation à Conches avec Trott'Autrement ce matin

Voilà bien longtemps que je pars à Conches sur Gondoire au Haras du Grand Clos les mains dans les poches ... inspiration soudaine et ce matin je prend mon appareil photo ... Elise réclame comme d'habitude une ballade à sa monitrice

 

 

qui dirige les séances d'équitation adaptée au sein de l'association Trott'Autrement

 

Et c'est parti pour un tour dans la campagne en compagnie de sa fidèle jument JAMILA

 

tiret vert vivrefm topVoir le reportage ICI

 

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3 mai 2014

Quelles prévalences de l'autisme avant et... après le DSM-5 ? - JIM.fr

article publié sur LOCAMIN

3 05 2014

Jim.fr

http://www.jim.fr/medecin/actualites/medicale/e-docs/quelles_prevalences_de_lautisme_avant_et_apres_le_dsm_5__145084/document_actu_med.phtml

Avec la publication récente du DSM-5, une révision notable vient d’être opérée dans les critères diagnostiques de l’autisme et des troubles apparentés (dits du « spectre autistique », TSA). Une étude réalisée aux États-Unis évalue l’incidence prévisible de ce changement de critères sur la prévalence des TSA dont presque tous les observateurs s’accordent à dire qu’elle a beaucoup augmenté ces dernières années. Pour cerner cet impact du changement de l’outil diagnostique sur la fréquence attendue des TSA d’une mouture à l’autre du DSM (à savoir du DSM-IV-TR au DSM-5), les auteurs ont appliqué rétrospectivement les nouveaux critères à des sujets ayant déjà reçu un diagnostic d’autisme, en application des critères anciens (ceux du DSM-IV-TR).

Cette étude porte sur près de 650 000 enfants âgés de 8 ans, suivis en 2006 ou en 2008, et vivant dans l’une des « 14 régions géographiquement définies du réseau ADDM (Autism and Developmental Disabilities Monitoring Network – Réseau de  surveillance de l’autisme et des troubles du [neuro] développement). Cette population comporte 6 577 sujets étiquetés « avec autisme », selon les critères de l’édition révisée du DSM-IV. En appliquant rétrospectivement aux intéressés les nouveaux critères préconisés par le DSM-5, les auteurs ont confirmé le diagnostic de TSA pour 5 339 sujets, soit dans 81,2 % des cas, par rapport aux anciens critères. Les proportions de cette concordance entre l’application des nouveaux et des anciens critères se révèlent similaires chez les garçons et chez les filles, mais plus élevées pour les enfants avec déficience intellectuelle (86,6 % des cas) que pour ceux sans déficience cognitive (72,5 % des cas) [p < 0,001]. Inversement, 304 enfants relèvent du diagnostic de TSA selon les critères du DSM-5, mais non selon ceux du DSM-IV-TR.

Sur la base de ces résultats, une simulation de la prévalence des TSA a été faite pour l’année 2008 et s’élève à 1 % de la population [intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 0,96 à 1,03], valeur à comparer avec celle retenue effectivement cette année-là avec les critères diagnostiques alors en vigueur : 1,13 % [IC95 de 1,10 à 1,17].

Comme l’estimaient des détracteurs de ces changements de critères, ces résultats augurent d’une prévalence des TSA « probablement inférieure » sous le règne amorcé du DSM-5 qu’à l’époque du DSM-IV-TR. Mais au vu de l’estimation citée, cette réduction des proportions de sujets avec autisme ou troubles apparentés sera sans doute moins importante que ne le craignaient des opposants au DSM-5 voyant surtout dans cette modification des critères une manipulation statistique propre à contenir la prévalence « alarmante » de l’autisme, et à justifier ensuite la limitation des budgets pour financer les soins, la recherche, les allocations, les structures d’accueil…

De plus, les auteurs estiment que cette baisse prévisible de la prévalence sera peut-être « atténuée par l’adaptation future des pratiques » (diagnostiques) pour se conformer aux nouveaux critères. Mais la controverse sur la prévalence « réelle » des troubles apparentés à l’autisme demeure largement ouverte [1].

[1] http://www.asperansa.org/actu/cra_201402/pdf/08-le_debat_sur_le_taux_de_prevalence_des_ted-tsa_maj_05022014.pdf

Dr Alain Cohen

3 mai 2014

Lien confirmé entre les troubles intestinaux et l'autisme

  article publié dans canoe.ca

Photo Fotolia

Les enfants autistes sont 4 fois plus susceptibles d'avoir des troubles gastro-intestinaux et 3 fois plus enclins à la constipation et la diarrhée.

Les parents de jeunes souffrant du trouble du spectre autistique (TSA) savent que trop souvent, leur enfant est aux prises avec des douleurs intestinales. Celles-ci peuvent malheureusement se transformer en trouble gastro-intestinal général avec le temps.

Le directeur du Pediatric Feeding Disorders Program au Centre autistique Marcus, Dr William Sharp, affirme que «les résultats corroborent les rapports historiques des études de cas suggérant un risque accru de trouble gastro-intestinal chez l'autiste».

«Cette analyse renforce la nécessité d'approfondir l'examen clinique et la recherche dans ce domaine pour améliorer les normes de soins», ajoute Dr Sharp.

La problématique chez l'enfant autiste, c'est qu'il n'arrive pas souvent à communiquer sa douleur ou ses symptômes. D'ailleurs, dans les cas de troubles intestinaux, il se peut que le seul moyen pour lui soit de s'automutiler, ou de devenir agressif ou irritable.

Comme l'indique Barbara McElhanon, gastroentérologue, «ce qu'il faut retenir de cette recherche, c'est que l'enfant autiste a besoin d'une attention spéciale de la part du médecin traitant pour déterminer s'il souffre de ce trouble».

En savoir plus sur l'autisme

2 mai 2014

Autisme, mythes et illusions par Bernard Dov Botturi

Par Dov Botturi, jeudi 1 mai 2014, 17:38

Que de bruits, de fureurs, de confusions, d'illusions, de passions au sujet de l'autisme, cristallisation sur les personnes porteuse d'autisme à hautes performances comme si elles étaient représentatives de l'ensemble des personnes porteuses de TSA ! c'est comme si pour les personnes atteintes de trisomie 21 on parlait que de la trisomie 21 en mosaïque, qui représente que... 3% des personnes atteintes de trisomie 21. Soyons réalistes, combien de personnes autistes parviendront à être polytechniciens, ingénieurs, etc ? 3% d'entre eux ! 

Revenons à des données scientifiques.... 60% des TSA ont divers troubles associés, troubles non pas étrangers à l'autisme, mais des formes d'autisme à l'expression génétique liée à des chaines génétiques. Selon les gènes concernés l'autisme est associé à divers syndromes tels que ceux de l'X fragile, de Williams & Beuren, Prader & Willi, d'Angelman, etc. Cette polypathologie invalide plus ou moins gravement le développement intellectuel de la personne. 

A cela, il faut ajouter des troubles anxieux généralisés, des troubles de l'attention, le syndrome de Gilles de la Tourette, divers dys, des formes d'épilepsie, des troubles obsessionnels compulsifs.... Tout cela sont des FAITS établis. 

Alors certes il y a des autistes à haute performance et que l'on sache valoriser leurs compétences, bravo, mais il n'y a pas qu'eux il y a les autres, qui sont des personnes humaines, qui ont droit au respect, à la dignité et aussi à la valorisation. Il y en a assez de ne parler que d'une catégorie de personnes porteuses de TSA, celles minoritaires qui ont pu faire science po, devenir professeurs d'université, qui sont devenus musiciens etc.... Sans compter les légendes urbaines qui font d'Einstein et de Bill Gates des autistes à haute performances, pourquoi pas Platon, Jésus, Bouddha, Shakespeare, Dante, Mozart, etc.... Je ne parlerai pas des francs délires qui font des autistes à hautes performances des annonciateurs de l'humanité nouvelle et des néo-nazis (je pèse mes termes) qui ont forgé cet immondice de "neurotypique". 

Je suis fatigué de la ségrégation que je peux découvrir ça et là ségrégation qui fait fi des personnes autistes qui malgré les prises en charge les plus volontaristes et les mieux adaptées n'iront pas plus loin dans les acquisitions scolaires que la 5° dans le meilleur des cas et le CE1 dans le pire. 

Je n'oublie pas non plus ces enfants autistes que j'ai pu rencontrer, polyhandicapés en coque qui n'accéderont jamais au langage car leur appareil phonatoire est à jamais déficient. C'est à ceux là que le pense plus particulièrement comment les inclure, comment leur donner une place digne et là je fais appel à l'imagination et à l'engagement, pas à de vains blabla pour salonnards.


Je ne peux que souscrire comme la majorité des parents ... (jjdupuis)

Sachant cela chacun appréciera différemment et surtout avec plus de lucidité la vidéo suivante publiée ici précédémment :

1 mai 2014

Le Collectif des 39 ou la police de la pensée

article publié sur FRblog - le blog de Franck Ramus

Le "Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire" est un collectif qui défend une certaine idée de la psychiatrie française.

Dans sa charte, ce collectif mêle des considérations humanistes à l'égard des patients en psychiatrie qui peuvent recueillir une large approbation (en gros, les sept premiers points, si l'on fait abstraction du terme de "folie" qui est anachronique et donc étonnant de la part de psychiatres), à d'autres beaucoup plus corporatistes visant de toute évidence à défendre les intérêts de certains professionnels, en particulier les deux derniers points, qui refusent:
  • "L’imposture des protocoles standardisés pseudo scientifiques déniant la singularité de chaque acte, de chaque projet soignant, de chaque patient."
    S'il s'agissait vraiment de rejeter les pseudo-sciences, tout le monde serait d'accord. Mais il s'agit là visiblement de protocoles de soins psychiatriques qui sont justement issus de la médecine fondée sur des preuves, et dont il est tout à fait fallacieux d'affirmer qu'ils sont standardisés et qu'ils nient la singularité de chaque patient. Il faut donc comprendre que ce collectif rejette l'idée même d'une psychiatrie fondée sur des preuves. (à l'exact opposé du
    KOllectif du 7 janvier, ainsi que de l'AP4D et du Collectif pour une psychiatrie de progrès).

  • "La mainmise de l’appareil technico gestionnaire tentant d’annihiler, de nier et d’écraser la dimension créative et inventive de tout processus de soin."
    Il faut ici comprendre que les membres de ce collectif exigent de conserver le privilège exorbitant de dépenser l'argent public sans jamais devoir rendre de comptes sur la nature et l'efficacité de leurs pratiques.

 

Plus bas, il est indiqué "Nous défendrons un enseignement reposant en particulier sur la psychopathologie". Cette affirmation pourrait sembler anodine (voire tautologique) à toute personne qui croirait naïvement que psychopathologie signifie simplement "pathologie psychologique". Mais encore faut-il savoir qu'en France, la psychopathologie est aussi un nom de code pour la psychanalyse lorsqu'elle ne veut pas dire son nom. En témoignent par exemple les dizaines de spécialités de masters en psychologie dont les intitulés mentionnent sobrement "psychopathologie" alors que leurs contenus sont quasi-exclusivement psychanalytiques.

Derrière un paravent de bonnes intentions humanistes, ce collectif est donc aussi un syndicat corporatiste défendant la prétention d'une partie des psychiatres et psychologues français à faire strictement ce que bon leur semble avec leurs patients (en particulier pratiquer la psychanalyse), sans avoir à prendre en compte ni les connaissances scientifiques, ni les résultats des essais cliniques évaluant l'efficacité des pratiques psychiatriques, ni le droit des patients à bénéficier d'une psychiatrie fondée sur des preuves, ni celui des cotisants et contribuables à savoir si leur argent est dépensé de manière optimale. 

Pour parvenir à ses fins, ce collectif produit régulièrement des textes marqués par une rhétorique outrancière fleurant bon la théorie du complot, la paranoïa et le délire de persécution, revenant constamment aux "heures sombres de notre histoire" et n'hésitant pas à dénoncer la barbarie et le totalitarisme à tout bout de champ. Le ton est donné dès le texte fondateur Un mouvement pour la psychiatrie:
"Pourtant, peu après le tournant du siècle, l’Etat, mettant en pièce le fondement démocratique de son assise, fit tomber sur le pays une lourde nuit sécuritaire laissant l’épaisseur de l’histoire ensevelir le travail de ceux, Bonnafé, Le Guillant, Daumézon, Tosquelles, Lacan, Paumelle, Lainé et d’autres, dont nos générations ont hérité du travail magnifique."

Afin de mieux documenter cette fixation (à coup sûr "sadico-anale") sur la terreur totalitaire, j'ai procédé à des recherches par mots-clés sur le site du collectif. Voici le nombre d'articles contenant chaque mot-clé (j'ai utilisé autant que possible des mots-clés tronqués permettant de regrouper les différents mots d'une même racine):


Armé de quelques mesures objectives sur le registre lexical dans lequel puisent ces textes, on décèle plus clairement de quoi est fait "l'inconscient collectif" des 39. A lire ces textes, on est d'emblée convaincu que nous sommes à l'aube de la 3ème guerre mondiale, que les barbares sont à notre porte, armés jusqu'aux dents, prêts à venir jusque dans nos bras égorger nos filles et nos compagnes. Aucune décence ni aucun sens du ridicule ne semble pouvoir réfréner la logorrhée produite par ce collectif.

Même si d'ordinaire la meilleure réponse à ce genre de prose me semble être la moquerie ou la parodie (comme Jean-Marie de Lacan s'en est fait une spécialité, et comme je l'ai fait ici par exemple), c'est un curieux incident qui m'a récemment donné envie de décrypter un peu plus systématiquement l'action de ce collectif et donc d'écrire le présent article.

Les textes du collectif des 39 sont publiés sur son site propre, puis relayés sur la page Facebook éponyme, sur laquelle quelques discussions s'ensuivent, pour la plupart des commentaires positifs de la part de supporters du collectif, occasionnellement perturbées par le passage d'un parent d'enfant autiste (la fonction Commentaires a été désactivée depuis longtemps sur le site du collectif, une partie d'entre eux ayant sans doute été jugés insuffisamment approbateurs). C'est ainsi qu'un communiqué de presse intitulé sobrement "Police de la pensée?" a été affiché sur le site le 20 avril, et immédiatement relayé sur la page Facebook. Ce communiqué venait en soutien de la lettre ouverte du Dr Drapier protestant contre le refus de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Ile-de-France de rembourser les frais d'une formation psychanalytique (lettre à laquelle le collectif Egalited a apporté une excellente réponse sur le fond). 

 

Le 27 avril, je me suis permis de poster le commentaire suivant sur la page Facebook:
"La police de la pensée! Rien que ça! Après reductio ad Hitlerum, reductio ad Orwellium. Décidément ce collectif ne recule devant aucune énormité. Pourtant, si on lit bien la lettre de l'ARS, elle ne comporte aucune interdiction de penser, ni de choisir librement son référentiel théorique, ni de se former à tout ce qu'on veut, à la psychanalyse, au packing, à la pataugeoire, aux ateliers-contes, à la scientologie, à l'aura indigo. Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Mais pas avec l'argent de l'assurance-maladie ou des contribuables. C'est tout ce que dit l'ARS. Et c'est bien la moindre des choses. Tout le reste n'est que rhétorique paranoïaque et geignarde."

Puis j'ajoutai un lien vers l'excellente parodie qu'en a fait Jean-Marie de Lacan. Aucune réponse n'a suivi, les commentaires ultérieurs se concentrant sur d'autres sujets autrement plus importants. Puis, moins de 48 heures plus tard, le billet a tout simplement disparu (et les commentaires avec, bien sûr). Plus aucune trace!

Ainsi, il semble que le collectif des 39 a préféré supprimer son propre texte de sa page Facebook que de laisser un simple commentaire potache (mais argumenté) apparent aux yeux de ses lecteurs, et de prendre le risque d'engager un débat sur le fond. Vous avez dit "Police de la pensée?"
1 mai 2014

Décès du professeur Reuven Feuerstein, l'homme qui a changé la vie de milliers de famille

Par Yaël Scemama Le 30/04/2014 à 13h20 

Le professeur Reuven Feuerstein est décédé mardi soir à l'âge de 93 ans. (Crédits: YouTube)

Le père de la modifiabilité cognitive structurale est décédé mardi soir à Jérusalem. Il avait 93 ans.

C’est en cherchant à récupérer intellectuellement des enfants juifs ravagés par les horreurs de la guerre que le pédagogue Reuven Feuerstein a inventé une méthode psychopédagogique qui allait faire de lui « le Professeur ». Convaincu que rien n’est irréversible et que tout handicap, tout blocage, pouvaient être surmontés, R. Feuerstein a inventé un programme pour apprendre à apprendre et à agir non pas sur le niveau de connaissance mais la capacité à acquérir ces connaissances. 

90 centres dans 50 pays

Pour lui, les chromosomes ne devaient pas avoir le dernier mot. Un formidable message d’espoir pour les milliers de familles qui venaient lui rendre visite chaque année à l’Institut de Jérusalem d’où la méthode était développée et transmise à des formateurs du monde entier. Aujourd’hui, quatre-vingt-dix centres existent dans cinquante pays. En France, la méthode est appliquée dans quelques écoles juives mais surtout au Centre Reuven Feuerstein (avenue de Ségur, Paris) où l’on prévoyait une journée d’hommage mercredi 30 avril.

« Nous consacrerons une minute de silence puis nous parlerons de sa vie, son œuvre et sa générosité », explique Jean Taïeb. « Combien d’enfants sont sortis d’affaire grâce à lui, grâce à un travail long et pénible, mais il avait une volonté et une patience extraordinaires. Il insufflait une énergie formidable aux parents parfois découragés avec sa personnalité magnétique et sa force de persuasion qui faisait penser que ça allait s’arranger. Et ça s’arrangeait ».
1 mai 2014

La trousse de ressources pour les parents - Canada

tiret vert vivrefm top

Ministère des services à l'enfance et à la jeunesse de l'Ontario (Canada).

Trousse de ressources sur l'autisme pour les parents.

(Extrait page 14)
En savoir plus sur les TSA et sur les
caractéristiques propres à votre enfant

Comment sera mon enfant?
Le comportement de chaque individu atteint d’un TSA est particulier.
Les personnes ayant un TSA ont cependant tendance à partager trois
caractéristiques fondamentales.

Difficulté dans les interactions sociales réciproques
Les personnes ayant un TSA ont souvent des difficultés à interagir
ou à entrer en relation avec autrui. Elles sont souvent incapables
de saisir les signaux sociaux émis par autrui, par exemple les
gestes et les expressions du visage, si bien que le monde social est
pour eux source de confusion. Certains enfants atteints de TSA
ne comprennent pas que les autres puissent avoir des pensées, des
sentiments et des désirs différents et indépendants des leurs.

Troubles de la communication
Il arrive que les personnes qui présentent un TSA acquièrent le
langage tardivement, voire pas du tout. Elles tendent à utiliser
les mots sans leur donner leur sens habituel, et elles ont parfois
recours à des gestes plutôt qu’au langage parlé.

Comportements répétitifs et intérêts restreints
Bien souvent, les personnes atteintes de TSA ont des comportements
répétitifs et expriment des besoins et des intérêts spécifiques. Par
exemple, un enfant peut aligner des jouets ou des objets d’une
certaine manière au lieu de jouer à partir de simulacres. D’autres
individus expriment le besoin d’une régularité stricte et de routines
structurées autour d’eux, ainsi que des intérêts marqués.
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