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"Au bonheur d'Elise"
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22 octobre 2015

Interview de 4 déconvertis de la psychanalyse

Dans une émission de 80 minutes, Sophie Robert s'entretient avec Mikkel Borch-Jacobsen, Jacques Van Rillaer, Jean-Pierre Ledru et Stuart Schneiderman. Ensemble, ils évoquent : leur attrait pour la psychanalyse et les circonstances de leur déconversion d’un mouvement qu’ils n’hésitent pas aujourd’hui à qualifier de sectaire.

interview.png

De gauche à droite ci-dessus :

  • Sophie Robert s'est faite connaître du public avec la réalisation du film Le Mur, la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme et entre autres la victoire qu’elle a dument remportée face au procès que lui avaient opposés certains protagonistes de la psychanalyse. Dans ce documentaire, elle cite Lacan : « Notre pratique est une escroquerie : bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué…) »[1].
  • Mikkel Borch-Jacobsen est philosophe, essayiste et professeur de littérature comparée à l’Université de Washington. Il est l’auteur de nombreux essais sur l’histoire de la médecine et la psychanalyse, qu’il a enseignée à l’université. Dans ce reportage, il déclare : « En lisant la littérature anglo-saxonne d'auteurs historiens de la psychanalyse …/…  je me suis rendu compte que l'histoire qu'on nous a raconté pour justifier la psychanalyse était en fait une sorte de légende brodée par Freud lui-même, et ensuite embellie par les disciples ».
  • Jacques Van Rillaer est docteur en psychologie, psychothérapeute et essayiste. Professeur émérite de psychologie à l’université de Louvain en Belgique, il enseigne aujourd’hui les thérapies cognitives et comportementales, après avoir exercé la psychanalyse pendant plusieurs décennies. Jacques Van Rillaer est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreuses publications critiques dont certaines sont facilement accessibles sur internet.
  • Jean-Pierre Ledru est psychiatre en libéral, après avoir exercé la psychanalyse pendant une vingtaine d’années. Il déclare : « Tous les cas cliniques de Freud publiés sont des cas trafiqués ».
  • Stuart Schneiderman est essayiste et coach à New York où il anime un blog « Had enough therapy ? ». Il a exercé la psychanalyse pendant plusieurs décennies dans le cadre de l’Ecole de la Cause Freudienne.

Mikkel Borch-Jacobsen et Jacques Van Rillaer sont notamment coauteurs du Livre noir de la psychanalyse.

La vidéo de l'interview est accessible sur le site www.dragonbleutv.com


LES DECONVERTIS DE LA PSYCHANALYSE par dragonbleutv
Les déconvertis de la psychanalyse © Sophie Robert

Ce document peut paraître édifiant. Cependant, en 1980, les références freudiennes ont été retirées du DSM III pour leur absence de scientificité. La psychanalyse a fait l’objet d’un rapport de l’INSERM en 2004 qui démontre qu’elle est sans efficacité sur le plan thérapeutique. La psychanalyse a aussi été désavouée en 2010 par la Haute Autorité de Santé pour sa fausse prétention à pouvoir soigner l’autisme ! Depuis de nombreuses années, de plus en plus d’ouvrages, de reportages, de sites internet adoptent une attitude critique et documentée envers la psychanalyse. Pourtant, en France, au moins 70% des pédopsychiatres continuent d'être de pratique psychanalytique.

Si la théorie psychanalytique ne s’appuie que sur des cas cliniques truqués :

  • Comment peut-on encore continuer à endoctriner les futurs bacheliers dans le cadre de leur programme de philosophie en terminale ?
  • Comment peut-on encore continuer de former les étudiants des chaires de psychologie sur cette base en leur faisant croire que tout est authentique ?
  • Cela voudrait-il dire que les systèmes de soin français en santé mentale, largement inspirés par les travaux de Freud, utiliseraient depuis des décennies des outils thérapeutiques inadaptés ?
  • Cela voudrait-il dire que les magistrats des affaires familiales, formés aux besoins de l’enfant matière de parentalité par des pédopsyhiatres de cette obédience, utiliseraient depuis des décennies des outils d'aide à la décision inadaptés ?
  • Cela voudrait-il dire que les expertises psychiatriques réalisées pour le compte des tribunaux, souvent à la charge des parties, ne sont pas toujours fiables ?

 


[1] Conférence de Jacques Lacan à Bruxelles le 26 février 1977. Publié dans Quarto (Supplément belge à La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne), 1981, n° 2. Extraits réédités dans Le Nouvel Observateur, 1981, n° 880, p. 88. Propos rapportés par Jacques Van-Rillaer dans Mensonges Lacaniens : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1825.

Autres liens sur le sujet :
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22 octobre 2015

Croix : une mère sans solution pour l'éducation de son fils handicapé

article publié dans La Voix du Nord

Publié le

PAR MEGHANN MARSOTTO

Diagnostics imprécis, stabilisation difficile, établissements spécialisés surchargés… Corinne Secq, mère d’un ado atteint de handicap mental, raconte le calvaire de sa famille et appelle à l’aide.


Corinne Secq, mère de Gauthier, aspire à le voir s’épanouir dans une structure adaptée. Photo Hubert Van Maele.

VDN

« En France, il n’existe rien pour mon fils. Son droit à l’éducation est bafoué, il se sent inutile et rejeté. Pour moi, c’est de la maltraitance ! » Corinne Secq se bat pour trouver une solution de prise en charge pour Gauthier, 16 ans, qui voit chaque journée se répéter, sans amis, sans loisirs adaptés à son âge et surtout, sans instruction.

L’adolescent souffre de troubles du comportement. À sa mère, on a toujours parlé de « troubles autistiques ». Depuis près de 5 ans, il enchaîne les prises en charges en structures et les hospitalisations. « Une psychologue clinicienne m’a dit que le centre Camus de Villeneuve-d’Ascq (qui utilise une méthode comportementale d’apprentissage pour enfants autistes, ndlr) offrirait un accompagnement adapté. Il est 24e sur liste d’attente depuis deux ans ! Dans toutes les institutions, soit il manque de place, soit il est trop jeune ou bien trop vieux ! »

En fait, il ne serait pas autiste

Faute de place en France, il a fallu s’exiler. Gauthier fréquentait un institut médico-pédagogique en Belgique jusqu’à son exclusion en avril dernier. Les professionnels estimaient avoir atteint « la limite de [leurs] compétences ». Alors Corinne Secq a suspendu son activité professionnelle. Et avec la fonte de ses revenus, elle n’a pas vraiment les moyens de proposer d’activités stimulantes à son fils qui, pourtant, semble présenter « des possibilités d’apprentissage inexploitées ».

Un diagnostic, demandé au Centre ressources autisme depuis avril, n’a toujours pas été posé mais a priori… Gauthier ne serait pas autiste ! Sa mère est abasourdie. En attendant, faute de stimulation, l’ado stagne. Lucide, il a développé, au fil des ans, un sentiment de frustration couvant une colère grandissante. Il est malheureux, désorienté, fugue, se mutile. Sa mère est désolée pour lui, culpabilisée par un lourd sentiment d’impuissance.

À partir de mi-novembre, un institut médico-éducatif français envisage d’accueillir l’enfant à raison de deux jours par semaine, sous réserve d’acceptation après « trois jours d’observation ». C’est un bien faible espoir pour une famille complètement dépassée, qui ne sait plus où trouver les conseils et l’aide qui la sortira de l’impasse, et surtout qui espère, pour Gauthier, un futur plus épanouissant.

En 2016, 96 places supplémentaires dans la région

Faute de solutions d’accueil en France, non moins de 1 500 enfants et 4 500 adultes français en situation de handicap sont accueillis dans des structures belges. Au début du mois, la ministre de la santé Marisol Touraine et Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ont promis d’injecter 15 millions d’euros d’investissements, en 2016, pour proposer des solutions de proximité aux familles concernées. Le budget a vocation à favoriser des interventions à domicile, à renforcer le personnel des établissements spécialisés et à y créer de nouvelles places.

Geneviève Mannarino, vice-présidente du conseil départemental en charge des personnes en situation de handicap, s’inquiète toutefois de la répartition de cette somme sur l’ensemble du territoire. Le Conseil départemental du Nord a néanmoins pris les devants le 12 octobre dernier en annonçant la création, en 2016, de 96 places pour les personnes dont la prise en charge est la plus insuffisante, parmi lesquelles les personnes souffrant d’autisme.

22 octobre 2015

Voir ou revoir -> Mon petit frère de la lune, un petit film très touchant sur l'autisme

22 octobre 2015

L'assurance maladie ne financera plus de départs forcés en Belgique, assure Ségolène Neuville

article publié dans 20 MINUTES

Martin Bureau AFPLa secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Ségolène Neuville, le 10 avril 2014 à Paris

SANTE - Selon la fédération Unapei, plus de 6.500 enfants et adultes sont pris en charge dans des établissements en Belgique, faute de structures adaptées en France...

C'est terminé. La secrétaire d'État aux Personnes handicapées, Ségolène Neuville, a annoncé mercredi que l'assurance maladie ne financerait pas de nouveaux départs de personnes handicapées en Belgique. Selon la fédération Unapei, plus de 6.500 enfants et adultes sont pris en charge dans des établissements en Belgique, faute de structures adaptées en France.

L'assurance maladie et les départements financent chaque année ces prises en charge à hauteur de 250 millions d'euros, estime cette union d'associations de familles de personnes handicapées mentales, qui avait organisé mardi un rassemblement devant l'Assemblée.

«La situation de ces familles forcées de s'exiler en Belgique est inacceptable», a déclaré Neuville lors de la séance des questions à l'Assemblée, en réponse à Gilles Lurton (Les Républicains).

4.000 nouvelles places par an en France

«Les départs forcés vers la Belgique pour les personnes handicapées, financées par l'assurance maladie, à partir de maintenant, c'est fini», a-t-elle ajouté, rappelant que «des milliers de personnes handicapées s'exilent en Belgique pour être accueillies dans des établissements depuis plus de 10 ans».

«Malgré la création de 4.000 nouvelles places par an en France, malgré la réalité du nombre de places en France, c'est-à-dire 490.000 places, malgré les 9 milliards d'euros qui sont chaque année investies par l'assurance maladie pour ces places, ce nombre ne baisse pas», a souligné Neuville.

Selon l'entourage de la secrétaire d'Etat, l'assurance maladie consacre 82 millions d'euros par an aux personnes handicapées déjà en Belgique. Tant que celles-ci n'auront pas trouvé de place en France, ce financement sera maintenu, mais ce sont les nouveaux départs qui ne seront plus financés, a-t-on précisé de même source.

Neuville a rappelé que le gouvernement avait adopté «une stratégie spécifique pour lutter contre ces départs forcés en Belgique». Cela «a débuté il y a un peu plus d'un an avec l'accord entre la France et la Wallonie», permettant des contrôles pour «au moins établir la qualité de l'accueil en Belgique».

Un fonds d'amorçage de 15 millions d'euros

«Deuxième étape de cette stratégie» : «Nous stoppons le flux de l'assurance maladie vers la Belgique» et comme annoncé le 8 octobre, «un fonds d'amorçage a été mis en place, de 15 millions d'euros (...), pour permettre la création de places sur mesure à proximité du domicile des personnes».

«Ce que j'attends maintenant, c'est que les conseils départementaux suivent l'exemple de l'assurance maladie, parce que eux aussi orientent vers la Belgique», a-t-elle ajouté.

Le directeur général de l'Unapei, Thierry Nouvel, a salué cette volonté de stopper les financements vers la Belgique, mais a demandé au gouvernement «d'inscrire dans la loi» l'arrêt des flux de l'assurance-maladie. Il a par ailleurs jugé «insuffisant» le «fonds d'amorçage» de 15 millions d'euros destiné à créer des places en France.

20 Minutes avec AFP
21 octobre 2015

Emmanuel Joseph BISHOP, un champion hors normes ... !

 

Champion de golf, violoniste, conférencier, polyglotte et... trisomique !

L'histoire de ce jeune Américain, porteur de la trisomie 21, laisse sans voix. Tout petit déjà, Emmanuel Joseph Bishop surprenait ses parents. À 3 ans, il identifiait les mots. À 6 ans, il se mettait au violon et donnait même un récital à Dublin en 2009 au X e Congrès international sur la trisomie 21.

http://fr.aleteia.org

 

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21 octobre 2015

Vidéo manifestation devant l'Assemblée Nationale à Paris + vidéo sur centre Reine Fabiola

21 octobre 2015

Autisme France, le site. Prenez connaissances des dernières infos. Adhérez & faites valoir vos droits !

 

LOGO autisme france

Autisme France

Liste des questions à la France sur son non-respect des droits des enfants : Réponses de la France Communiqué de presse de 127 associations pour dénoncer les placements abusifs Article du blog de Danièle Langloys traduit en anglais Lire l'article Aide Sociale à l'Enfance : la machine à broyer les

http://www.autisme-france.fr

 

21 octobre 2015

Dimanche 1er novembre 11h00 au Kosmos : PHANTOM BOY Ciné-ma différence à Fontenay-sous-Bois

 

1er Novembre 2015 - Phantom boy - envol-loisirs

Leo, 11 ans, possède un pouvoir extraordinaire. Avec Alex, un policier, il se lance à la poursuite d'un vilain gangster qui veut s'emparer de New York à l'aide d'un virus informatique. À eux deux, ils ont 24 heures pour sauver la ville...

http://www.envol-loisirs.org

Dimanche 1er novembre 11h00 au Kosmos : PHANTOM BOY Ciné-ma différence à Fontenay-sous-Bois

20 octobre 2015

Le coup de gueule de la présidente de SOS Autisme contre Eglantine Eméyé

article publié sur My TF1 NEWS

 

Société - 2min 55s - à 10h24 La présidente de SOS Autisme, Olivia Cattan, était l'invitée de LCI ce mardi. Elle pousse un coup de gueule contre Églantine Éméyé, qui évoque dans les médias le polyhandicap de son fils. "Ce qu'elle a fait nuit à notre combat... la psychiatrie n'est pas la solution", a-t-elle affirmé. Source vidéo : Le coup de gueule de la présidente de SOS Autisme contre Églantine Éméyé

20 octobre 2015

Stop au bannissement ! ->Pétition pour que les personnes avec handicap bénéficient de structures de proximité !

Un choix crucial s’impose à la République des droits de l’homme :
assumer son obligation de solidarité nationale ou continuer de bannir ses concitoyens les plus fragiles en les exilant en Belgique ou en les excluant en France ?

Aujourd’hui, il n’y a pas assez de solutions d’accueil et d’accompagnement pour toutes les personnes handicapées en France. Mais, plutôt que de créer des emplois de proximité et leur permettre de vivre proches des leurs, l’exil forcé en Belgique devient la seule issue pour de nombreuses personnes handicapées. 6 500 personnes, exilées de force en Belgique, sont ainsi bannies par la République et plus de 47 000 personnes, en France, sont bannies car exclues par la République.

Pour ces citoyens et leurs familles, cela signifie des déchirements insupportables, de l’isolement, une mort sociale, des situations ingérables et de nombreuses souffrances qui vont parfois jusqu’à l’irréparable. Handicapés par la vie tous sont sur handicapés par la société. Ce n’est plus tolérable.

L’Unapei demande que notre pays agisse et réponde à ces milliers de personnes dont il a reconnu officiellement les besoins particuliers, mais qu’il laisse de côté. Leur handicap ne doit plus être une source d’exclusion.

Les élus de la République peuvent agir, maintenant, en stoppant les flux d’exils forcés vers la Belgique et en créant de nouvelles solutions d’accueil et d’accompagnement en France. Le vote du budget de la sécurité sociale est l’occasion pour passer des discours aux actes :  

  • En redirigeant les financements de l’assurance maladie actuellement consacrés à l’accueil de ces citoyens handicapés exilés pour financer des établissements en France et en imposant aux autorités de stopper les orientations et les financements hors de nos frontières ;
  • En contraignant les autorités à proposer aux personnes actuellement exilées, si c’est leur souhait, une place dans un établissement proche de leur domicile et correspondant à leur besoin ;
  • En créant de nouvelles solutions d’accueil et d’accompagnement en nombre suffisant pour répondre aux attentes des plus de 47 000 personnes bannies du système.

 

Soyez solidaires des personnes concernées, soutenez ces demandes en signant cette pétition et en la faisant connaître massivement. Merci de votre aide !
 

Pour en savoir plus, et télécharger le Livre noir du handicap en France, rendez-vous sur le site de l'Unapei

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LES FAITS & LES CHIFFRES

Exilés en Belgique                                                                                  
Aujourd’hui, plus de 6 500 personnes handicapées françaises (1), faute de place en France, sont exilées en Belgique. Ce départ vers la Belgique n’est pas un choix. Il est imposé par un manque de réponses adaptées sur le territoire national, les autorités les soumettant à de fortes pressions pour choisir ce départ.

La grande majorité de ces personnes, enfants ou adultes, présentent des handicaps complexes qui nécessitent des accompagnements spécifiques : autismes, troubles envahissants du développement, polyhandicap, maladies rares. Outre un éloignement insupportable, les conséquences de cet exil sont multiples : rupture familiale, déracinement, parents de jeunes enfants qui ont le sentiment d’abandonner leur enfant loin de chez eux, parents âgés plus capables de se déplacer pour voir leur enfant adulte… des situations de souffrances qu’aucune famille ne peut supporter.

Au-delà de ces souffrances humaines, l’impact de l’exil forcé en Belgique n’est pas sans conséquence sur l’emploi en France ! Aujourd’hui, ces choix politiques privent au minimum notre pays de 4 000 emplois(3) et coute au moins 250 M€ (4) par an financés à l’assurance maladie et aux départements français.

Cette  situation entraine parfois des dérives : familles soumises à de fortes pressions pour partir en Belgique par les autorités, des démarchages directs d’établissement, signalements à l’aide sociale à l’enfance en cas de refus…

Abandonnés par la République                                                                  
La France compte encore aujourd’hui plus de 47 000 personnes handicapées(2) sans aucune solution d’accompagnement. La plupart du temps, ces personnes handicapées vivent au domicile familial.

Ces situations ont des conséquences souvent dramatiques et inextricables : Régression et mise en danger de personnes qui ne bénéficient pas des soins et de l’accompagnement éducatif dont elles ont besoin ; Familles isolées, épuisées, désocialisées, devant parfois abandonner leurs activités professionnelles ; Aidants familiaux âgés ne pouvant plus assumer l’accompagnement de leurs enfants devenus adultes ; Familles désespérées parfois poussées à bout, jusqu’à l’irréparable.

 

Sources : (1) Enquête de l’ARS Nord-Pas-de-Calais, juillet 2015 ;  (2) Recensement de l’Unapei auprès de son réseau (240 associations gestionnaires et 140 294 places gérées) – septembre 2015 ;  (3) Estimation Unapei sur la base des données issues du rapport de Philip Cordery concernant l’accord-cadre entre la France et la Wallonie l’accueil des personnes handicapées, octobre 2013 ;

 

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PAROLES DE PARENTS
Témoignages complets à lire dans le Livre noir du handicap en France édité par l’Unapei et disponible sur son site.

« Ma famille et d'autres souhaitent pouvoir sereinement aborder l’avenir sans que les  handicaps de nos enfants ne soient majorés par une société et une politique qui les laissent de côté » 


« Nous ne pouvons pas le garder à la maison, il faut s’occuper de lui à plein temps, on ne peut pas, nous sommes trop âgés. Le problème, c’est pour aller le voir. Cette année, nous avons pu nous y rendre deux fois. C’est un voyage exténuant pour nous. Ce n’est pas une situation facile. Il n’y a que nous qui allons le voir. Mon épouse était opposée au départ en Belgique, puis elle s’est dit que c’était mieux pour lui. Mais, elle est très mal de savoir son fils aussi loin ».


« Finalement, la seule solution a été la Belgique à 200 km de chez nous. Le problème, c’est qu’on ne peut pas le visiter dans l’établissement parce qu’il n’y a pas de lieu où recevoir les familles. On reste 3 ou 4 heures avec lui dans la voiture et on le ramène dans l’établissement.  C’est la seule solution qu’on ait trouvée. Le voir 3h, puis revenir et se dire encore une fois qu’on l’a abandonné ». 


« Nous sommes à 250 km de distance ! Il m’est difficile d’imaginer qu’elle restera en Belgique, mais je dois me rendre à l’évidence. Même si elle est bien prise en charge, je n’ai pas eu le choix : c’était soit la Belgique soit rien. C’est une souffrance terrible pour nous ». 

Aidez l'Unapei, les personnes handicapées et leurs familles en signant et partageant cette pétition pour que les élus de la République agissent

 

Adressée à
Parlementaires de la République
" data-render="true" data-view="components/ellipsis">Stop au bannissement des personnes handicapées
19 octobre 2015

Un livre noir pour dénoncer l'exil des handicapés français en Belgique

article publié sur le site de France 3 Nord Pas-de-Calais

Ils sont autistes, polyhandicapés ou souffrent de maladies rares. Plus de 6.500 enfants et adultes sont "exilés" en Belgique faute de structures adaptées en France, une situation à laquelle un "livre noir du handicap", qui sera remis mardi aux députés, appelle à mettre fin.

avec AFP
Publié le 18/10/2015 | 11:08, mis à jour le 18/10/2015 | 11:08
Une unité d'enseignement maternelle TED (

© MAXPPP Une unité d'enseignement maternelle TED ("troubles envahissants du développement ) a été créée en 2014 au sein de l'école Grenier à Saint-Nicolas-les-Arras

"Nos concitoyens en situation de handicap, et notamment les plus sévèrement atteints, sont bannis de notre République, et aujourd'hui cela prend des proportions inacceptables", dénonce Christel Prado, présidente de l'Unapei, soulignant que le retard français remonte à "des décennies".

Pour que ces 1.500 enfants et 5.000 adultes puissent grandir et vivre à proximité de leurs familles, cette union associations de personnes handicapées mentales et leurs familles demande la création de places en France, alors que l'Assemblée commence à examiner le projet de budget 2016 de la Sécurité sociale.

'Trouver un nouvel établissement'

Car le manque d'établissements spécialisés pèse lourdement sur les proches. Keltoum Bensalem, qui habite près de Lille, a un fils de 19 ans, Ryad. Diagnostiqué autiste tardivement, après avoir été déclaré "sourd profond", il a été pris en charge jusqu'à 16 ans en "semi-externat" dans une structure pour déficients auditifs à proximité, mais pas adaptée à ses besoins, a-t-elle relaté à l'AFP. Puis, "on nous a demandé de trouver un nouvel établissement".

La famille a cherché en vain une solution pour que Ryad reste près d'elle : "On a visité des instituts en France, des structures limitrophes en Belgique qui ressemblaient à des mouroirs, on a même commencé à envisager un hôpital psychiatrique". Depuis trois ans, Ryad est dans un établissement belge, près de Liège, à 200 kilomètres de chez lui, où il semble "apaisé". "Il ne mord plus, ne frappe plus, ne se déshabille plus".

Mais le problème est l'éloignement. "Au début, on allait le chercher pour le week-end mais il ne dormait pas, et on avait peur de détruire les progrès faits pendant la semaine. On a renoncé à le ramener pour une seule journée car cela nous faisait 800 kilomètres d'allers-retours. Alors on va le voir une fois tous les 15 jours. Comme on ne peut l'amener nulle part, on reste enfermés avec lui quelques heures dans la voiture".

Taxer les cigarettes électroniques

D'autres familles vivent encore plus loin (plus de 4.000 ne sont pas "frontalières" selon l'Unapei), et la qualité des établissements d'accueil belges est très variable. Depuis un accord franco-wallon entré en vigueur en mars 2014, des inspecteurs français peuvent y effectuer des contrôles.

La semaine dernière, la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, Ségolène Neuville, a annoncé le déblocage de 15 millions d'euros supplémentaires en 2016 pour créer des places dans des établissements existants en France, et développer des services à domicile.
Une annonce saluée par l'Unapei, mais à relativiser au regard des "250 millions d'euros" déboursés chaque année par l'Assurance maladie et les départements français pour financer la prise en charge en Belgique.

L'Unapei demande que ces sommes soient redirigées vers le financement d'établissements en France, et propose en complément d'instaurer une taxe sur les cigarettes électroniques, qui pourrait selon elle rapporter 90 millions d'euros par an. Car les besoins sont énormes. Outre les "6.500 personnes exilées en Belgique", la France compte "plus de 47.000 personnes" sans solution d'accueil, qui vivent au domicile de leurs parents ou dans des structures inadaptées, souligne Mme Prado.

Certaines familles ont pris la voie des tribunaux. La justice a ainsi reconnu cet été des "carences" de l'Etat et accordé jusqu'à 70.000 euros de dédommagements à sept familles soutenues par l'association Vaincre l'Autisme, dont deux qui avaient dû envoyer leurs enfants en Belgique. Mais "ce ne sont pas des indemnités qu'on veut pour nos enfants, c'est une vie", souligne Mme Prado.

19 octobre 2015

Ouverture d'une classe pour autistes à Caen : la réaction d'une maman

 

Ouverture d'une classe pour autistes à Caen : la réaction d'une maman - Tendance Ouest

Christine Anne est vice-présidente de l'association Autisme Basse-Normandie, et mère de trois enfants dont deux sont autistes. Elle voit en cette classe maternelle pour autiste "un pas, mais qui reste insuffisant". C'est la principale nouveauté de cette rentrée scolaire dans le Calvados : l'implantation d'une classe spécifique pour les enfants autistes, au sein même de l'école Michel Trégore à Caen.

 

19 octobre 2015

La vice présidente de l'UNAPEI Corynne Husse est l'invitée du 12-13 France 3 Paris Ile-de-France

 

logo france3_Ile-de-France

Ajoutée le 19 oct. 2015

Corynne Husse, est la vice présidente de l'UNAPEI, la première fédération d'associations d'aide aux handicapés mentaux et à leur famille. Elle était l’invitée du JT.

19 octobre 2015

VIDEO ONPC. Madame Eglantine Eméyé, je suis autiste. Votre fatalisme nous condamne - Par Hugo Horiot

article publié dans Le Nouvel Observateur
Publié le 19-10-2015 à 08h08 - Modifié à 11h04
LE PLUS. Samedi 17 octobre, Églantine Éméyé était l'invitée de l'émission "On n'est pas couché". Venue pour parler de son livre "Le voleur de brosses à dents", elle a évoqué son quotidien au côté de son fils, Samy, un enfant polyhandicapé et autiste. Hugo Horiot est autiste. Il n'a pas été convaincu par l'animatrice de télévision.

Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec

 

Églantine Éméyé était l'invité de l'émission "On n'est pas couché". (Capture/France 2)

 

Madame Églantine Éméyé, j’ai un problème avec vous lorsque vous prônez la culture du fatalisme au sujet de l’autisme et du handicap en général. La France a pour habitude de cacher le handicap, en dehors des écoles, du monde de l’entreprise ou encore des lieux publics, trop rarement accessibles.

Le fatalisme, c’est la petite musique habituelle que joue une immense partie du corps psychiatrique et pédopsychiatrique, préférant s’en référer à la psychanalyse, fondée sur des interprétations individuelles appartenant à la littérature, plutôt qu’aux avancées scientifiques, fondées sur des études chiffrées et des preuves.

"Faites le deuil de votre enfant !"

Combien de parents d’enfants porteurs d’une différence liée au spectre autistique, voire au handicap de façon plus large, s’entendent-ils dire par le corps médical :

"Faites le deuil de votre enfant !"

Cette réalité est si insoutenable et honteuse que les censeurs veillent au grain. Notre ami commun, Francis Perrin, en a récemment fait les frais dans son téléfilm autobiographique, la phrase ayant été jugée trop violente et diffamatoire à l’égard du corps médical en charge de la question… alors qu’elle ne reflète que la triste réalité de l’incompétence, du dogme et du fatalisme, maux contre lesquels le monde du handicap, enfants, parents et associations d’usagers se battent tous les jours. 

On ne devient pas autiste, on naît autiste et on le reste

Monsieur Yann Moix, j’ai un problème avec vous quand vous affirmez à une heure de grande écoute, au sujet de l’autisme, sujet que vous semblez connaître bien peu, que poser un diagnostic se résume à enfermer une personne dans une étiquette.


Eglantine Eméyé - On n'est pas couché 17 octobre 2015 #ONPC

 

Dans le monde médical, la question du diagnostic sert à établir un protocole. Pour cela, encore faut-il que protocole soit adapté, le personnel pédopsychiatrique, éducatif ou accompagnant correctement formé, avec des connaissances régulièrement mises à jour, voire remises en question, à la lumière des études et des recherches de la communauté scientifique internationale.

On ne devient pas autiste, on naît autiste et on le reste. Certains pensent qu’il s’agit d’une fatalité, je fais partie de ceux qui pensent que c’est une particularité.

L’accessibilité à un diagnostic précoce est primordiale en matière d’autisme afin de multiplier les chances du sujet de bénéficier d’un accompagnement adapté en fonction de son cas. Or en France, soi-disant pour ne pas enfermer un individu dans une étiquette, on préfère l’errance diagnostique, condamnant ainsi de nombreux parents à un nomadisme médical dont on les accuse ensuite.

Dans les pires des cas, cela a pour conséquence d’enfermer ces individus dans des instituts spécialisés aux pratiques douteuses et obsolètes. À défaut d’être enfermé dans une étiquette, vous voici donc enfermé en hôpital psychiatrique… est-ce réellement mieux ? Trouvez-vous cela plus humain ? Je serais curieux de connaître votre réponse.

Des mères injustement culpabilisées

À défaut de poser des diagnostics d’autisme sur des personnes concernées par ce trouble, il arrive souvent que l’on préfère des interpellations plus poétiques et littéraires comme "dysharmonie évolutive", "psychose infantile" ou encore "syndrome de Münchhausen par procuration".

Sachez que ces diagnostics, lorsqu’ils sont posés sur des personnes autistes sont lourds de conséquences. Ils consolident ainsi les croyances psychanalytiques, continuant d’associer l’autisme à une psychose qui serait due l’entourage familial, et en particulier aux mères, injustement culpabilisées.

Sachez que de tels diagnostics ne sont rien d’autres que des torchons. Des fautes professionnelles, pour parler plus élégamment et sont condamnables.

Je passe donc ici une annonce officielle : si un parent d’enfant ou d’adulte reconnu autiste par un diagnostic fiable, est en possession d’un diagnostic farfelu et erroné comme cité plus haut, signé de la main d’un expert psychiatre médiatique, qu’il me contacte. Je m’engage à lui fournir le meilleur avocat en droit de la santé et à payer la procédure.

La France de l’autisme a 50 ans de retard

Monsieur Yann Moix, quand on ne sait ce qu’on dit et qu’on aborde un sujet que l’on ne connaît pas, plutôt que de partir en digressions stériles et inappropriées, on regarde les chiffres.

En France, les enfants autistes sont 20% à être scolarisés, contre 80% à 100% dans de nombreux pays européens ou outre-Atlantique…

Les enfants autistes en France seraient-ils donc moins capables qu’ailleurs, selon vous, d’intégrer l’école plutôt que les autres ? J’aurais plutôt tendance à penser que c’est notre pays, empreint du fatalisme et du dogme en la matière, qui est incapable de les accueillir, contrairement à ses voisins… au point d’organiser l’exil de cette population en dehors de nos frontières, notamment en Belgique.

La France de l’autisme a 50 ans de retard par rapport au reste du monde, et c’est peu de le dire.

La sensibilisation ne suffit plus, le combat est juridictionnel

L’État français, condamné plusieurs fois par le Conseil de l’Europe pour défaut d’accompagnement adapté et pointé plusieurs fois du doigt par l’ONU, est hors la loi. Toute structure proposant un accompagnement non adapté à une personne autiste est hors la loi. Toute école, personne physique ou morale refusant à une personne autiste l’accès à ses droits fondamentaux et à la dignité est hors la loi.

Dans le pays des droits de l’Homme, heureusement, le droit, lui, fonctionne bien. C’est pourquoi de nombreuses familles déposent actuellement des recours contre l’État.

Peut-être que lorsque la somme des indemnités liées à ces recours atteindra l’équivalent du budget alloué à la lutte contre le terrorisme, les choses changeront plus vite ? C’est en tout cas ce que je me prends parfois à penser.

En tant que témoin de la détresse des familles concernées par l’ensemble des troubles du spectre autistique, je me bats aux côtés de nombreux autres contre ce terrorisme intellectuel que l’on nomme fatalisme. Puisque la sensibilisation ne suffit plus, ce combat se passe aujourd’hui sur le terrain juridictionnel.

Ne vous en déplaise, je fais partie de ceux qui ne négocient pas avec le terrorisme, y compris le terrorisme intellectuel.

Sur le web : Interview Chatte de Eglantine Emeyé

19 octobre 2015

Le Phallus et le Pas Tout, la théorie sexuelle. Un film de Sophie Robert

le phallus et le pas tout

18 octobre 2015

Vidéo -> Eglantine Emeyé parle d'autisme dans ONPC : elle nuit à notre combat de parents - article d'Olivia Cattan

article publié dans Le Nouvel Observateur
Publié le 18-10-2015 à 14h58 - Modifié à 16h10
LE PLUS. Invitée sur le plateau de Laurent Ruquier pour parler de son livre "Le voleur de brosses à dents", Églantine Émeyé est revenue sur son combat de mère d'un enfant polyhandicapé. Jugée bouleversante par de nombreux internautes, elle a également fait bondir beaucoup de parents, dont Olivia Cattan, présidente de l'association SOS Autisme.

Édité par Louise Pothier 

Eglantine Emeyé était l'invité de Laurent Ruquier dans

Eglantine Emeyé était l'invité de Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché" samedi 17 octobre. (Capture d'écran France 2)

 

Il y a parfois des gens qui vous donnent envie de vous battre comme Francis Perrin et Sandrine Bonnaire et d’autres qui vous incitent à tout abandonner. Et là je m’adresse à vous Eglantine Emeyé.

J’ai créé l’association SOS Autisme dans le but de me battre pour les personnes autistes. Notre campagne : "Un artiste, un autiste" a pourtant été diffusée sur toutes les chaînes de télévision, les radios, les cinémas, essayant de faire évoluer les mentalités et les préjugés sur l’autisme mais plus largement sur le handicap.

Nous avons voulu montrer que la place de nos enfants autistes était à l’école, dans les clubs de sport et les conservatoires de musique et non dans les hôpitaux sous camisole chimique.

 

Là où il y a de l’éducatif, de la culture mais surtout où il y a de la vie. De la vie avec les autres et où l’on apprend à accepter toutes les différences.

Mais votre campagne pro psychanalytique réduit à néant tout ce que les associations de parents tentent de faire.

Ce que vous avez dit samedi dans l’émission "On n'est pas couché" m’a fait bondir. Et je ne suis pas la seule.

Un malaise propre à la France

Savez-vous, madame Émeyé, qu’aux États-Unis, au Canada, en Israël, en Angleterre, en Italie, au Danemark, on soigne les enfants atteints d’autisme par des méthodes éducatives ? Et peu importe leur nom, ABA TEACH, Feurstein, Sonrise. Savez-vous que cette méthode barbare, le "packing", dont vous vantez les mérites y est interdite ? Parce qu’elle est jugée dangereuse et inefficace !

Parfois je me demande si notre pays fait partie de l’Europe, pour être si coupé des avancées du reste du monde. Là-bas, dans l’autre monde qui avance, il y a des autistes informaticiens, il y a des consultants autistes qui travaillent pour le ministère de la Défense, il y a des musiciens, des comptables, des professeurs ?

Alors quel est notre problème français ?

Est-ce à cause des associations qui n’arrivent pas à se réunir pour lutter ensemble contre le lobby psychanalytique ? Est-ce parce que la Haute autorité de Santé qui préconise l’ABA ainsi que notre ministre du Handicap qui défend l’intégration des personnes autistes, n’arrivent pas à se faire entendre des médias ?

Est-ce parce que l’idéologie psychanalytique est trop ancrée dans l’histoire de notre pays et dans toutes les sphères de la société que tous nos efforts sont voués à l’échec ?

Il y a pourtant de formidables médecins et chercheurs en France qui savent bien que dans les autres pays, on ne pense plus, comme le prônait Bettelheim, il y a des décennies, que la mère est responsable de l’autisme de son enfant ?

Alors que se passe-t-il dans notre pays ? À croire que nous sommes sur une île coupée du reste du monde ?

Non, je n'ai pas envie de frapper mon enfant

Outre cette pensée d’un autre temps que vous incarnez Madame Emeyé, puisque votre maître à penser s’appelle Marcel Rufo, il y a autre chose qui me gêne chez vous.

Vous défendez l’abandon et en tant que mère, cela m’est insupportable.

http://www.programme-tv.net/news/tv/73215-bouleversante-eglantine-emeye-evoque-sa-solitude-face-au-handicap-de-son-fils-je-comprends-ceux-qui-craquent-video/

 

Madame Léa Salamé a trouvé admirable que vous osiez écrire "avoir eu envie de frapper votre enfant" ou "de le jeter par la fenêtre". Peut-être n’est-elle pas encore maman ou peut-être fait-elle partie de ce milieu parisien littéraire où l’on admire ceux qui transgresse les valeurs et les bons sentiments ? Mais personnellement, comme beaucoup de parents sur les réseaux sociaux, je trouve cela terrifiant.

Il est normal pour chaque parent d’être à bout, surtout lorsque l’on a un enfant autiste qui enchaîne troubles du comportement et scènes de violences. Mais personnellement, ce ne sont pas ces idées-là qui me viennent lorsque mon fils est "difficile".

Je cherche d’autres méthodes, d’autres idées pour aider mon enfant à se sentir mieux. Je cherche d’autres thérapeutes si ceux-là ne le font plus assez avancer. J’ai parcouru le monde et continuerai à le faire s’il le fallait, je soulèverais des montagnes pour sauver mon fils de ce syndrome qui le ronge.

Aidons nos enfants à avoir une vie normale

Et ayant deux autres enfants qui ont parfois eu du mal à faire face au handicap de leur frère, je les ai toujours aidés à dépasser leur peine et aimer leur frère encore davantage.

Et je ne les aurais jamais séparés les uns des autres.

Parce qu’il est important pour un enfant autiste de sentir que sa famille l’entoure et croit en lui.

Et même si on ne peut pas sortir de l’autisme, nous pouvons aider nos enfants à avoir une vie normale, faite d’amour et de joie. On peut les aider à avoir un métier, des passions, une famille.

Je ne vous dis pas que ce chemin est facile et qu’il n’est pas jonché de larmes, mais l’espoir et l’amour doivent être nos seuls moteurs.

Votre capitulation n'est pas un modèle

Et je refuse que votre capitulation devant le handicap de votre fils devienne notre modèle parce que cela serait condamner l’avenir de millier d’enfants handicapés.

Toutes ces familles que je vois au quotidien sont isolées, précaires et souvent à bout de nerf parce qu’il faut faire face chaque jour et que ces hommes et ces femmes n’ont aucun répit.

Pourtant ils se battent avec tant de renonciation pour leur propre vie que c’est eux qui m’inspirent à ne jamais laisser tomber le combat que nous menons pour nos enfants.

Nous nous sommes rencontrés quelquefois, Églantine, dîner une fois ensemble et sachez  que pour écrire cette tribune j’ai dû lutter contre mes bons sentiments de femme, de mère et de féministe qui m’auraient conduite à vous plaindre et à vous défendre.

Mais lorsque l’on met en danger l’avenir de 600.000 personnes autistes comme vous le faites, il est de mon devoir d’écrire cette tribune.

Battons-nous pour l'avenir de nos enfants

Les médias innocents vous invitent parce que votre livre est émouvant, que vous êtes journaliste et qu’une maman isolée qui se bat seule mérite le respect.

Mais tous ces journalistes que je ne peux blâmer et qui n’ont pas d’enfants autistes ne connaissent pas les enjeux qui se jouent en arrière-plan lorsque vous favorisez l’hôpital à l’école, que vous défendez le "packing" face aux méthodes éducatives qui permettent à l’enfant d’apprendre, de contrôler ses troubles et frustrations, d’exprimer ses émotions et de le sortir de son isolement.

Ils ne savent pas que chaque jour nous devons nous battre contre toutes les institutions et contre tous ceux qui pensent que la place de notre enfant n’est pas dans la société mais en dehors. Des gens qui ont poussé certains parents à s’exiler.

Parce que l’Onu a condamné la France plusieurs fois pour maltraitance vis-à-vis des personnes autistes à cause de notre retard en matière d’intégration.

Alors je sais que cette tribune déplaira à de nombreux amis communs mais l’important n’est pas de plaire ou de déplaire mais de défendre l’avenir de nos enfants.

 

18 octobre 2015

Vidéo : Interview sur LCP de Barbara Pompili -> l'école inclusive, l'école pour tous

17 octobre 2015

Le sort des personnes avec handicap !

16 octobre 2015

Autisme, le thérapie précoce qui change la donne

article publié dans LE TEMPS.CH

Une des stratégies de l'Early Start Denver Model consiste à susciter et renforcer les comportements sociaux de l'enfant autiste, comme le fait ce père auprès de son fils à l'Université Davis en Californie, d'où est parti ce programme.
© NYT / PETER DASILVA/NYT/Redux/laif

9 minutes de lecture

Sandrine Cabut (Le Monde)
Publié jeudi 15 octobre 2015 à 07:15, modifié jeudi 15 octobre 2015 à 10:53.

Un programme de prise en charge précoce des troubles du spectre autistique obtient d'encourageants résultats auprès des plus jeunes patients. Genève en est une des pionnières européennes

Pong, pong. Dans une petite pièce au décor dépouillé, un enfant et une jeune femme se lancent un ballon de baudruche. Au bout de quelques passes, Jules (son prénom a été changé), 2 ans et demi, part dans un coin. «Fini», bredouille-t-il. Immédiatement, Carolina, l’adulte, range le ballon et lui propose un livre. Puis un puzzle. Sans succès. Alors elle embraye, se dissimule sous une couverture. Jules vient la chercher. D’une voix enjouée, la jeune femme l’incite à se cacher à son tour. Pas de réaction. Alliant le geste à la parole, elle tente «la petite bête qui monte».

Cette fois, l’enfant sourit, son regard s’éclaire. Elle recommence encore et encore. Jules éclate de rire, cherche le contact physique avec Carolina. Un joli moment de complicité, mais pas seulement. «C’est une RSS, une routine ­sociale sensorielle, et c’est exactement ce que nous cherchons à obtenir, explique la jeune femme. Dès qu’un enfant émet un comportement social, on le renforce. Et dans cette démarche, trouver son sourire est un élément essentiel.»

Carolina Villiot est psychologue. Jules, atteint d’autisme. Depuis près d’un an, ce petit bonhomme vient ainsi passer cinq demi-journées par semaine au Centre d’intervention précoce en autisme (CIPA), en plein centre de Genève. Il participe à un programme de prise en charge précoce et intensive de l’autisme né il y a un peu plus de cinq ans aux Etats-Unis et en plein essor dans le monde : l’Early Start Denver Model (ESDM).

Obtenir des résultats moins «robotiques»

En pratique, tout est très codifié, à commencer par la formation et la certification des intervenants, dispensée par le Mind Institute de l’Université Davis (Californie), à l’origine de cette approche destinée aux enfants de 1 à 3 ans. L’ESDM est programmé sur une durée de deux ans, à raison de quinze à dix-huit heures par semaine, principalement sous forme de séances individuelles.

«Tous les trois mois, en présence des parents, nous réalisons une évaluation très complète des forces et des faiblesses du patient, précise Hilary Wood, psychologue responsable du programme à Genève. Puis nous définissons ensemble une vingtaine d’objectifs, portant par exemple sur les interactions sociales, les comportements d’imitation, la motricité globale, l’autonomie… Pour chacun, nous détaillons des étapes intermédiaires, avec des paliers de quinze jours. C’est une approche chaleureuse, qui donne des résultats naturels, moins “robotiques” que les autres méthodes. Mais tout ce que l’on fait est quantifié, avec des données rigoureuses.»

«Pendant les séances, on joue et dès que c’est possible, on inclut un objectif. Au fur et à mesure, on coche les items réussis et on note les observations sur nos fiches. Les interventions peuvent être filmées», ajoute Carolina Villiot.

Dans la floraison de méthodes comportementales, développementales et éducatives proposées dans les troubles du spectre autistique – qui touchent désormais plus d’un enfant sur cent –, rarement une approche a suscité une telle vague d’enthousiasme chez les spécialistes hospitalo-universitaires. C’est en janvier 2010 que Sally Rogers et Geraldine Dawson, les deux psychologues américaines qui ont conçu cette thérapie, publient leur première étude, randomisée, dans la revue Pediatrics. Parmi 48 jeunes patients, âgés de 18 mois à 30 mois, la moitié sont pris en charge par ESDM, les autres ont un suivi classique dans des centres médico-sociaux. Au bout de deux ans, le niveau de langage, les comportements sociaux et le QI sont significativement améliorés dans le groupe ESDM, comparativement au groupe contrôle. Et les scores d’autisme ont diminué, de façon plus ou moins marquée selon les enfants.

Un travail issu du «modèle de Denver»

L’ESDM est en fait issu du modèle de Denver, mis au point dans les années 1980, notamment par Sally Rogers, pour des autistes de 2 à 5 ans. Son principe fondateur était d’élaborer des relations proches avec ces enfants, pour développer les habiletés sociales et communicatives leur faisant défaut. La version «early start» emprunte aussi à des méthodes d’apprentissage comme l’ABA (analyse appliquée du comportement). En juin, la même équipe a publié un nouvel article scientifique, montrant que les bons résultats de l’ESDM se maintiennent deux ans après la fin de la prise en charge. Deux des enfants n’ont d’ailleurs plus les critères de l’autisme, ce qui n’a pas été retrouvé dans le groupe contrôle, soulignent les auteurs.

Aucun spécialiste ne se risque à employer le terme de guérison, gardant la prudence de mise face à une méthode récente et qui n’a été évaluée que sur un nombre encore modeste de patients. Mais beaucoup se disent impressionnés par les publications de Rogers et Dawson, et leurs présentations dans les congrès internationaux.

«On sait depuis les années 1990 qu’une intervention précoce est favorable dans les troubles autistiques, mais il n’y avait pas de méthode aussi structurée que l’ESDM. Les résultats sont inédits en termes de communication et surtout de socialisation, et ces petits patients peuvent gagner jusqu’à 20 points de QI», souligne ainsi le professeur Stephan Eliez (directeur de l’Office médico-pédagogique à Genève), l’un des pionniers de l’ESDM dans les pays francophones.

Une Suissesse formée aux Etats-Unis

En 2009, ­séduit par une communication de Sally Rogers, le pédopsychiatre suisse a ­envoyé une de ses psychologues se former aux Etats-Unis. Puis il a convaincu les autorités suisses de miser sur cette ­approche, et d’autoriser une étude pilote. Stephan Eliez a également créé une ­fondation, Pôle Autisme, pour soutenir financièrement le projet. Fin 2010, un premier centre a ouvert ses portes à ­Genève, pour accueillir six patients ; puis un deuxième en 2014, avec la même capacité. La Suisse dispose aujourd’hui de six centres nationaux agréés avec des intervenants formés à l’ESDM.

Le nombre de places va encore augmenter, prévoit Stephan Eliez, qui n’en revient pas de ses résultats préliminaires. « Parmi nos cinq premiers enfants pris en charge, quatre ont rejoint un cursus scolaire ordinaire, alors qu’ils étaient au départ non verbaux et avec un score d’autisme élevé. Habituellement, avec un tel profil, seulement un sur quatre intègre une école maternelle », se réjouit le spécialiste. Une étude de plus grande ampleur (180 patients) est en cours, en collaboration avec d’autres centres européens, et notamment français.

« Ce qui est essentiel et unique dans ­notre organisation, c’est le dialogue ­constant entre le dispositif de soins et la dynamique de recherche », souligne ­Stephan Eliez. De fait, les deux centres d’ESDM genevois sont adossés à un programme de recherche et à une consultation spécialisée, qui permet de recruter les jeunes patients. «La question du repérage précoce se pose différemment en population générale et dans les familles à risque, note-t-il. En population générale, les premiers signes évocateurs d’autisme – difficultés de communication et des interactions sociales – apparaissent au plus tôt à 12 mois, et la plupart du temps vers 18 mois. D’où l’importance de sensibiliser les pédiatres et les crèches, pour qu’en cas de doute ils nous adressent rapidement ces enfants, en sachant que l’on peut leur proposer une intervention.» L’idéal, selon lui, est de la démarrer avant 2 ans, quand la plasticité cérébrale est maximale. «Dans les familles où il y a déjà des cas d’autisme, le repérage peut être effectué encore plus tôt, entre 6 mois et 12 mois, et l’ESDM ­débutée dès 1 an», poursuit M. Eliez.

«Eye-tracking»

Pour poser le diagnostic, et suivre concrètement les progrès des patients pendant leur thérapie, l’équipe genevoise a recours à des examens comme l’«eye-tracking», qui mesure la motivation sociale. « Pendant que des scènes sont projetées sur un écran d’ordinateur, un récepteur infrarouge capte sur le reflet de la cornée la zone précise que regarde l’enfant. On peut ainsi observer et quantifier ses préférences pour des personnages ou des objets», explique le docteur Marie Schaer (universités de Genève et de Stanford).

Au-delà du suivi individuel, elle constitue une cohorte à laquelle participent déjà une cinquantaine de jeunes autistes, quelques frères et sœurs de ces derniers, et 30 enfants atteints d’autres troubles du développement. Pendant douze ans, ils seront suivis régulièrement, avec des tests cliniques et tout une batterie d’examens : eye-tracking, électroencéphalogramme à haute résolution, tests épigénétiques…

«L’hypothèse que nous explorons est celle d’un déficit de la motivation sociale, qui entraîne une privation d’expériences sociales, d’où un défaut d’apprentissage dans ce domaine et finalement une atteinte des régions cérébrales impliquées dans le traitement des informations sociales, détaille Marie Schaer. Grâce à cette cohorte, nous espérons élucider les origines de ce manque de motivation sociale ; comprendre à quel niveau de la cascade agit l’ESDM ; et identifier les petits patients qui ont le plus de chances d’en bénéficier.»

«Un fort investissement humain»

« Formellement, le diagnostic d’autisme ne peut être porté avant 36 mois, car cela nécessite une stabilité des symptômes, tempère le professeur Richard Delorme, chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Robert-Debré (AP-HP), à Paris. Or, l’évolution est très variable. Certains ­enfants ont des troubles évocateurs vers 18 mois qui peuvent s’amender quelques mois plus tard. Même parmi les cas les plus sévères, 10 % évoluent spontanément vers la normalité. » En outre, poursuit-il, « les stratégies d’intervention précoce intensives comme l’ESDM nécessitent un fort ­investissement humain. Quant aux méthodes plus souples, leurs bénéfices sont difficiles à mettre en évidence. Ainsi, une étude internationale – publiée en 2015 dans The Lancet – n’a pas pu démontrer qu’une prise en charge avant 1 an des bébés à haut risque, par simple guidance parentale, prévient l’autisme ».

En ce qui concerne l’ESDM, Stephan Eliez et ses collaborateurs insistent en tout cas sur le rôle crucial des parents. «Le partenariat avec eux est l’une des valeurs primordiales. Il faut leur donner des outils, car nous, professionnels, ne sommes que de passage», soutient Carolina Villiot.

«J’ai des rapports constants avec l’équipe, de visu et au téléphone. On se sent soutenus moralement, et plus aptes à aider notre enfant », confirme de son côté Lucia, maman d’un garçon autiste de 5 ans suivi à Genève. Une perception d’autant plus rassurante que la famille a traversé une rude épreuve. «A 2 ans, mon fils ne prononçait pas trois mots. Je ne pouvais pas entrer en contact avec lui. Il avait une alimentation restreinte, et le bruit le dérangeait, se souvient Lucia. La première équipe que j’ai vue ne nous a proposé qu’une heure de musicothérapie hebdomadaire. Ici, il a été pris en charge dix-huit heures par semaine. L’autisme est un marathon, mais grâce à cela nous avons passé une étape. Aujourd’hui, mon fils va à l’école avec un accompagnant, il parle, mange presque seul et de tout. On peut même ­recommencer à sortir, à voir des amis.»

Face à un coût de 70 000 francs par an, la recherche d'alternatives

Face au coût élevé de l’ESDM (environ 70 000 francs par an et par patient en Suisse), qui limite sa diffusion, l’équipe de Stephan Eliez envisage des modèles alternatifs, avec une participation encore plus active des familles, préalablement formées. C’est aussi le cas à Lyon. «Nous prenons en charge douze patients en ESDM, douze heures par semaine, grâce à un financement de l’Agence régionale de santé, mais il faudrait trois fois plus de places, explique Marie-Maude Geoffray (hôpital du Vinatier, à Bron, près de Lyon), première professionnelle en France à être allée se former aux Etats-Unis pour dispenser l’enseignement aux familles. Du coup, nous développons – avec les moyens existants – et évaluons des formations auprès des parents (douze sessions d’une heure et demie), pour qu’ils puissent intervenir le plus tôt possible auprès de leur très jeune enfant.» Et la pédopsychiatre d’insister : «Les parents peuvent améliorer le développement de leur enfant, en utilisant les principes de l’ESDM dans les activités du quotidien, ou sous forme de séances. La formation doit être pratique, en présence du petit patient, et individualisée.»

Première à avoir expérimenté le modèle ESDM en France, à partir de 2010, le professeur Bernadette Rogé (Toulouse) s’engage dans la formation des professionnels, pour mieux diffuser cette approche dans notre pays. «Je suis assaillie de demandes», souligne la psychologue, qui a par ailleurs assuré la traduction française des deux manuels de Rogers et Dawson, l’un destiné aux professionnels (L’Intervention précoce en autisme, Dunod, 2013), l’autre aux familles (à paraître en 2016). Mais, en dépit de l’expertise de l’équipe toulousaine, les moyens manquent encore pour les prises en charge des petits patients. Pourtant, plaide Bernadette Rogé, «aujourd’hui, la question principale n’est plus celle de l’efficacité de l’ESDM, spectaculaire dans certains cas, mais celle des modalités d’application».

16 octobre 2015

Vidéo : apprendre à nager avec ASMA 77

Comment gagner la confiance de l'enfant et lui apprendre à nager.

Posted by Moez Chaabane on mercredi 14 octobre 2015

=> accéder au site http://www.asma-77-autisme.fr/

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