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"Au bonheur d'Elise"
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10 septembre 2017

URGENT -> Répondez à l'enquête sur les adultes autistes pour le 4ème PLAN

Urgent : adultes autistes. Une enquête pour transmettre la parole en direct des adultes autistes et de leur famille au comité du 4ème plan autisme
Cliquez répondez partagez Merci par avance
https://www.plaidoyeradultesautistes.fr/

urgent plaidoyer adultes autistes

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9 septembre 2017

EDI Formation - Formations Autisme et TSA - catalogue 2018

 

EDI FORMATION - Formations Autisme et TSA

Disponible également, notre catalogue 2017 des formations en cours (format PDF). Ciquez ici F9 - Autisme et Loisirs * 5 et 6 octobre 2017 Confirmé.

http://ediformation.fr

 

9 septembre 2017

Voir ou revoir -> Lucie à la conquête de l'Ouest

France 5

Lucie, jeune femme handicapée par une maladie neuromusculaire, a convaincu Jeremy Michalak de l'accompagner dans un road trip hors du commun.

(Re)voir "Lucie à la conquête de l'Ouest" ►http://bit.ly/2xRW6Q5

9 septembre 2017

Enfants autistes en école ordinaire : clé de la réussite ?

Résumé : Ils ont entre 3 et 6 ans et font leur rentrée en Unité d'enseignement pour enfants autistes. Du un pour un ! En visite dans une école parisienne, Sophie Cluzel salue un dispositif inclusif "qui possède tous les moyens pour réussir".

Par , le 09-09-2017

« J'aurais aimé que mon garçon de 3 ans bénéficie d'un tel dispositif lorsqu'il avait 3 ans ; il en a aujourd'hui 24 », explique André Masin, président d'AFG autisme. Ce dispositif, c'est une Unité d'enseignement (UE) pour enfants autistes. Celle de l'école de la rue Surmelin, dans le 20ème arrondissement de Paris, reçoit, le 5 septembre 2017, la visite de Sophie Cluzel. En ce lendemain de rentrée, la secrétaire d'État chargée du handicap fait une tournée parisienne des initiatives mises en place pour permettre une meilleure inclusion des élèves en situation de handicap. En tout début de matinée, elle a rencontré un élève accompagné en classe ordinaire par une AVS et, l'après-midi, se rend au lycée Claude Monet (Paris 13) pour visiter une Ulis-collège (unité localisée pour l'inclusion scolaire).

UE : nées en 2014

Les UE ont vu le jour en 2014. L'une des mesures phares du 3ème plan autisme prévoit la création d'unités d'enseignement d'IME (institut médico-éducatif) implantées dans les écoles. Chacune permet la scolarisation de sept enfants autistes âgés de 3 à 6 ans pas suffisamment autonomes pour rejoindre les bancs d'une classe ordinaire. Leur accompagnement global se fait au sein des écoles afin de mobiliser les capacités d'inclusion et d'apprentissage au plus tôt, par des approches éducatives, thérapeutiques et d'enseignements adaptées. Elles visent à amener ces enfants à suivre un cursus classique au terme de ces trois ans, parfois même avant. La ville de Paris recence cinq UE autisme en élémentaire et une en maternelle. Pour Véronique Lafarge-Villain, IEN-ASH (inspecteur de l'Éducation nationale chargé de la scolarisation des élèves handicapés) au rectorat de Paris, « la présence de la ministre ce jour-là est importante car l'inclusion des enfants handicapés exige une impulsion qui ne doit pas être uniquement locale mais relever d'une politique plus large ».

Une équipe étoffée

Pour le moment, 6 enfants sont accueillis dans cette unité parisienne. Une fille et cinq garçons. Ils sont scolarisés cinq jours par semaine, parfois seulement en matinée ou jusqu'à 15h. En UE, le taux d'encadrement est de un pour un. « Il y a peu de dispositifs qui prennent aussi bien en charge les enfants, se félicite Sophie Cluzel. Tous le moyens ont été mis en œuvre pour assurer leur réussite ». L'équipe est en effet particulièrement étoffée : une enseignante et quatre éducateurs spécialisés, un Atsem, un AVS collectif, ainsi qu'une psychomotricienne, une orthophoniste et une psychologue à mi-temps. Une superviseuse est également présente un jour par mois pour former l'équipe. « Ce système favorise les échanges permanents entre les professionnels », explique l'une d'entre elles.

Médico-social et école : mieux cohabiter

« Le maître mot, selon la ministre, c'est de faire travailler ensemble le médico-social et l'Education nationale ». Selon l'équipe, cette « porosité » entre deux mondes qui d'ordinaire peinent à collaborer fonctionne puisque certains enfants ont pu faire leur rentrée en CP dans une classe ordinaire avec le soutien d'un AVS. Encore faut-il qu'il soit présent, ce qui n'est visiblement pas le cas ce jour-là ; on demande à l'école d'attendre deux à trois semaines minimum. La ministre se fâche : « On ne peut pas se permettre sur une sortie d'UE maternelle de ne pas avoir l'accompagnement ad hoc. » Elle promet de régler ce « cas particulier ».

Peut encore mieux faire

Malgré un système bien rodé, les équipes recommandent quelques aménagements, y compris des plus insolites ; la rentrée 2017 en musique prônée par Jean-Michel Blanquer a en effet perturbé certains enfants, tout comme les néons au plafond trop lumineux ou encore le manque d'isolation phonique de la salle qui renvoie en écho l'agitation de la cours de récréation mitoyenne, incompatible avec l'hypersensibilité des enfants autistes -des casque anti-bruit ont même été prévus pour les temps de cantine-. Frédérique Calandra, maire du 20ème arrondissement de Paris, promet de faire prioritairement les travaux dans « des lieux qui sont particuliers de ce point de vue-là ».

Des parents plus impliqués

Les équipes regrettent également que les parents ne soient pas davantage impliqués, a fortiori lorsque les problèmes de langue limitent les échanges. « Nous avons de nombreuses familles étrangères qui parlent très mal le français et pour lesquelles la notion d'autisme est très baroque, avec parfois un regard très dur sur le handicap, poursuit Frédérique Calandra, à la tête d'un arrondissement particulièrement cosmopolite. Beaucoup de mamans seules et beaucoup de langues, c'est compliqué pour la guidance parentale. » « Il faudrait prévoir une pré-rentrée avec un système de garde d'enfant pour que les parents, mais aussi les AVS, puissent y assister », ajoute alors une des membres de l'équipe. D'autres suggestions sont faites qui doivent nourrir ce système encore perfectible et initier une véritable révolution sociétale en matière de prise en compte des besoins des personnes autistes…

Vers un 4ème plan autisme ?

Deux jours plus tard, Sophie Cluzel doit assister au comité de pilotage (article en lien ci-dessus) dans le cadre du lancement du 4è plan autisme prévu en 2018 et assure que « ses troupes sont en ordre de marche » qui doivent faire une analyse des bonnes pratiques recommandées par la Haute autorité de la santé. « On a perdu assez de temps dans des guerres stériles. (…) Le handicap, c'est de la dentelle, c'est du sur-mesure, dès la crèche, mais qui doit s'inscrire dans le droit commun, affirme la ministre. Selon elle, ce type de dispositif est un vrai terreau, et puis ça marche. Il faut vraiment capitaliser sur ces initiatives particulièrement riches dont on verra les bénéfices dans 20 ans. »

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

 

9 septembre 2017

L'affaire RACHEL sur Wikipédia

 

Affaire Rachel - Wikipédia

L' affaire Rachel est une affaire judiciaire française, qui a démarré en 2015 à la suite de la dénonciation d'une mère de famille auprès de l' aide sociale à l'enfance du département de l'Isère, suivie par la décision du tribunal de Grenoble de placer les trois enfants de cette femme divorcée en foyer d'accueil.

https://fr.wikipedia.org

 

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9 septembre 2017

Discours prononcé le 27 février 2017 lors de l'inauguration des locaux du CRAIF ...

"Ce n'est pas l'utopie d'une mère ou d'un père mais le souhait réaliste partagé par tous qui peut nous permettre d'œuvrer ensemble et d'offrir à toutes les personnes avec autisme un avenir meilleur."

Mrs les députés, Mesdames et Messieurs les représentants du ministère, Mesdames, Messieurs.
C'est un véritable cri que nous voulons pousser, cri que nous avons intitulé

Urgence...adultes avec autisme en péril.....

Les adultes autistes...Existent-ils ? C'est qui, c'est quoi, un adulte autiste pour la plupart de nos concitoyens ? Et un adulte autiste vieillissant ?   
Qui, de nos jours encore, peut répondre à cette triple  question : Combien sont-ils ? Où sont-ils ? Quelle existence ont-ils ?
 
Et puis, il y a l’angoisse des parents qui prennent de l’âge et se sont usés à pallier le manque de structures adaptées, le manque de formation et donc de savoir-faire des divers intervenants : « Après-nous, combien de temps vont-ils nous survivre? Et dans quelles conditions? » C'est la question qui nous tue à petit feu, nous les mères et les pères.

Les médias mettent volontiers en avant les problèmes de socialisation, d’emploi, des personnes Asperger ou avec un autisme de haut niveau, mais rares sont les évocations des autres, pourtant bien plus nombreux. Il faut que cesse le silence, la chape de plomb sur les épaules des familles.

Actuellement, beaucoup d'adultes autistes souffrent de sur-handicap dû au déficit de prise en charge adaptée et éducative depuis l'enfance. On n'en parle pas ou si peu...et on ne propose guère de moyens pour compenser ce sur-handicap.

Habiter ....
Beaucoup sont au domicile de leurs parents, souvent d'ailleurs d'une famille monoparentale, avec parfois, au mieux, des aides plus ou moins ponctuelles de personnes compétentes et formées. On parle un peu, si peu, de l'épuisement des familles...On y fait face comment ?

Certains ont pu trouver une place en établissement...parfois encore en Belgique d'ailleurs....Mais là encore, quelle réalité?

Trop souvent, pour  entrer ou pouvoir rester dans une structure, il faut être un autiste sans grands troubles de comportement, sans pathologie associée trop invalidante. Trop souvent les professionnels en institutions attendent de la personne qu’elle s'adapte à la structure, et non l'inverse ..... alors que ce serait aux projets individualisés d'évoluer avec la personne, afin de l'aider à progresser quel que soit son âge.
Trop souvent le personnel est peu formé, voire pas du tout, à la spécificité de l'autisme et se heurte à des troubles de comportement auquel il ne sait répondre, encore moins les anticiper. La première des conséquences est le turn-over de ces professionnels, dont on sait qu’il génère l'instabilité et renforce les difficultés des résidents.
 
Savoir-faire
Pourtant, il y a eu, ces deux dernières décennies, de grandes avancées et l’on sait maintenant qu’il faut différencier la prise en charge de l'autisme de celle du handicap psychique ou mental.
Trop souvent, les structures restent des lieux fermés, loin de la "vraie vie" où le manque d'activités variées et adaptées pour chacun a des effets délétères sur les individus. Car, à la différence de toute autre personne capable de meubler son temps libre, la personne avec autisme s’angoisse dans l’inactivité, et développe des comportements inadaptés.

Un autre problème majeur est le manque de lieux où les personnes autistes peuvent avoir accès à des examens somatiques sérieux et approfondis. Dans les quelques rarissimes établissements médicaux spécialisés dans notre pays, on sait quelles sont les pathologies récurrentes liées à l’autisme, et ce sont celles-là qui sont ciblées en premier, alors qu’un hôpital classique aura déjà bien des difficultés à accueillir, puis  à poser un diagnostic et à proposer un suivi des soins.....   Il est enfin admis que bien des troubles de comportement ont des causes somatiques. Et l'on sait aussi que la vie des personnes avec autisme continue à être mise en danger lorsque des pathologies parfois simples ne sont pas détectées à temps. Cependant, trop souvent encore, la prescription de neuroleptiques précède, voire remplace la recherche de troubles somatiques et de facteurs déclenchants dans l'environnement.

Vieillissement
Nous, parents vieillissants de personnes avec autisme  adultes, eux aussi destinés à vieillir, avons beaucoup de questions et beaucoup de souhaits.
Pourquoi faire de la quasi-totalité des adultes autistes des exclus ?
Comment faire pour que l'urgence de remédier à la détresse de leur situation soit audible  et entendue ?

Pourquoi ne pas commencer par repenser leur accompagnement, et admettre que la personne autiste adulte a le droit d'habiter au plus proche de ce qu’elle a toujours connu, sa ville, si possible son quartier, sans rupture avec son environnement familial et social ,  tout en n' occultant pas l'impérieuse nécessité d'un accompagnement adapté et sécurisé?
Il y a urgence à réinscrire la cause des adultes et des adultes vieillissants avec autisme comme un des enjeux prioritaires.

Une famille ayant participé à la formation des aidants s'exprimait ainsi:
"Ce n'est pas l'utopie d'une mère ou d'un père mais le souhait réaliste partagé par tous qui peut nous permettre d'œuvrer ensemble et d'offrir à toutes les personnes avec autisme un avenir meilleur."
Mrs les députés, c'est à vous que nous souhaitons nous adresser tout particulièrement, afin que vous puissiez relayer notre combat pour cette population d'adultes avec autisme en grande souffrance, en vous proposant l'organisation d'une séquence  de  sensibilisation  qui serait destinée à l'ensemble des parlementaires. Nous sommes à votre disposition.
 

Nous vous remercions.

8 septembre 2017

Site : Plaidoyer pour les adultes autistes créé par le CRAIF

 

Accueil

Site support de mobilisation sur la situation des Adultes Autistes. Créé par le CRAIF pour recueillir les attentes des adultes autistes et de leur famille quand ils ne peuvent pas s'exprimer. Vous y trouverez une enquête sur les différents aspects de la vie d'adulte.

https://www.plaidoyeradultesautistes.fr

 

8 septembre 2017

Mort de Kate Millett, la grande féministe qui remettait Freud à sa place

article publié dans Le Nouvel Observateur

Mort de Kate Millett, la grande féministe qui remettait Freud à sa place
L'activiste féministe Kate Millett, lors d'une fête surprise pour sa nièce, à New York, le 21 mai 1979. (Ron Frehm/AP/SIPA)

« La Politique du Mâle » l'avait propulsée de thésarde à l'université de Columbia en théoricienne centrale de la deuxième vague féministe. Kate Millett est décédée ce mercredi 6 septembre d'une crise cardiaque, à Paris, à l'âge de 82 ans. Elle y fêtait son anniversaire avec son épouse, la photographe Sophie Keir. 

Née à Saint-Paul dans le Minnesota en 1934, une ville «où il est plus agréable de revenir que de grandir», confiera-t-elle à «L’Obs», elle est la cadette de trois filles. Elle assiste aux cours de l'université du Minnesota, avant qu'une riche tante lui paye des études à Oxford. Elle y deviendra la première femme américaine à recevoir un diplôme d'études supérieures avec mention très bien. De retour aux Etats-Unis, elle entame une carrière universitaire à l'université de Caroline du Nord, qu'elle abandonne rapidement pour faire de la sculpture et d’autres petits jobs. Sur un coup de tête, elle s'envole pour le Japon. Elle revient deux ans plus tard avec le sculpteur Fumio Yoshimura, qu'elle épouse en 1965. 

Sexe, islam, féminisme… grand entretien avec Leïla Slimani

« La Politique du Mâle », tiré de sa thèse à Columbia, est publié en 1970 aux Etats-Unis. Son idée principale est que la relation entre les sexes est politique. L'essayiste et théoricienne du féminisme radical Andrea Dworkin en dira: «Je ne vois personne qui a accompli ce que Kate Millett a fait, avec ce seul livre. Il reste l'alpha et l'oméga du mouvement féminin.» «Time Magazine» l'appellera la «Mao Zedong de la Libération des Femmes». 

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"Le monde appartient aux hommes" 

« L'Obs » l'avait rencontrée à l'occasion de la sortie française de son livre en 1971. Elle résume alors la situation: 

Chaque petit garçon est élevé dans l'idée qu'il peut, s'il a du mérite et de la chance, devenir président des Etats-Unis. Pour les petites filles, le but proposé, c'est d'être élue Miss America.» 

Avant d'expliquer comment son ouvrage lui est venu tout naturellement: 

Je me suis crue obligée de parler haut. Je craignais que personne n'écoute. Mais je n'ai fait que mettre en batterie un vieux cliché: le monde appartient aux hommes.» 

Dans «La Politique du Mâle», elle met en pièces Henry Miller («il réduit la femme à ses organes génitaux»), D.H. Lawrence («un prisonnier du culte phallique») et Norman Mailer («obsédé par une homosexualité latente»). A ses yeux, seul Genet a compris «l'aspect réactionnaire des rapports de force entre les sexes». Millett livre aussi une charge féroce contre Freud. Ce sont les bonnes feuilles sur ce thème que «L’Obs» publie alors – dans le numéro contenant aussi le «Manifeste des 343 salopes».

Un "funeste projet" pour la bibliothèque féministe Marguerite-Durand

Freud remis à sa place

Selon elle, en affirmant que le destin psychologique de la femme est irrémédiablement lié à son «envie de pénis», Freud n'a fait que «rationaliser l'odieuse relation entre les sexes, ratifier la répartition des rôles et valider les différences de son tempérament». Et de trancher:

S'il est extrêmement regrettable que Freud ait choisi [...] de se concentrer sur les distorsions de la subjectivité infantile, son analyse aurait pu cependant présenter un intérêt considérable s'il avait été assez objectif pour reconnaître que la femme naît femme dans une culture dominée par les hommes, portée à étendre ses valeurs jusqu'au domaine de l'anatomie elle-même et capable, par conséquent, d'investir les phénomènes biologiques d'une force symbolique.» 

Plus loin, elle critique l'idée selon laquelle l'enfantement trouve également sa base dans le désir de pénis.

Donner le jour finit par devenir une prérogative masculine, puisque le bébé n'est que le substitut du pénis. La femme se fait battre à son propre jeu, celui de la reproduction, le seul que la théorie freudienne lui recommande.»

Ainsi, «donnerait-elle naissance à tout un orphelinat, que ce serait encore autant de petits godemichés.» 

Kate Millett remet le psychanalyste autrichien à sa place avec une démonstration implacable : 

Il semble que les filles fassent connaissance de la suprématie masculine bien avant d'avoir vu le pénis de leur frère. Elle est si bien intégrée à leur culture, si présente dans le favoritisme de l'école et de la famille, dans l'image que leur présentent de chaque sexe les médias, la religion, tous les modèles du monde adulte perçus par elle, que l'associer à un organe génital du garçon ne leur apporterait rien de plus, puisqu'elles ont déjà appris mille autre signes de différence sexuelle. Devant tant de preuves concrètes de la situation supérieure qui est faite au mâle et sentant de toutes parts le peu de cas que l'on fait d'elles, les filles envient, non le pénis lui-même, mais les prétentions sociales auxquelles le pénis autorise.» 

75 ans après sa mort : désacraliser Freud?

Résidence d’artistes féminines

Après «La Politique du mâle», Kate Millett s’est consacrée à des essais autobiographiques sur la sexualité et la maladie mentale. En 1974, elle publie «Flying», qui traite des retombées de la célébrité littéraire pour elle qui a toujours été mal à l’aise dans la lumière. Dans «Sita» (1977), elle retrace son coming-out. Dans «En Iran» (1981) , elle raconte son voyage en Iran pour la première célébration de la Journée internationale de la Femme et le groupe de soutien qu’elle a monté pour les femmes fuyant le régime de Khomeini. Dans «The Loony-Bin Trip» (1990), elle se confie sur son trouble bipolaire. 

Tu seras une féministe, ma fille

Son succès lui a permis d’acheter une grande ferme à LaGrange, dans l'Etat de New York. Elle y a fondé le Millett Center for the Arts, une résidence d'artistes féminines, financée en cultivant et en vendant des sapins de Noël. En 2012, Millett a reçu le prix Yoko Ono Lennon Courage for the arts et, en 2013, elle a été intronisée au US National Women’s Hall of Fame

Preuve de son endurance jusqu'à la quatrième génération de féministes, la productrice, actrice et scénariste Lena Dunham lui a rendu hommage sur Twitter : «Elle a été la pionnière de la pensée féministe, a déstigmatisé la maladie mentale, portait des lunettes gigantesques à la mode».

8 septembre 2017

La scolarisation des élèves en situation de handicap

 

La scolarisation des élèves en situation de handicap

La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation de la citoyenneté des personnes handicapées a permis des avancées majeures dans la politique de scolarisation des élèves en situation de handicap. Le service public d'éducation doit veiller à l'inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction.

http://www.education.gouv.fr

 

8 septembre 2017

LearnEnjoy favorise l'accessibilité aux apprentissages d’enfants différents

article publié sur Linkedin

Publié le 7 septembre 2017

 

 

La scolarisation de tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit garanti par la loi du 11 juillet 2005, pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

L’inclusion par la scolarisation individuelle de ces enfants au sein de l’école est facilitée par des personnels formés mais également grâce à des matériels informatiques adaptés qui profitent des rapides progrès technologiques. Le numérique offre en effet des solutions personnalisées et efficaces aux besoins éducatifs particuliers des élèves en situation de handicap leur permettant de suivre une scolarité proche de celle des élèves ordinaires.

De nombreux Editeurs développent ainsi des ressources pédagogiques numériques qui leur sont accessibles.

LearnEnjoy est de ceux-là .

“Nous sommes un acteur de l'économie sociale et solidaire au service de l'éducation pour les enfants avec un développement extra-ordinaire” affirme Gaëlle Regnault sa fondatrice

Ces enfants avec autisme, avec trisomie 21, avec d’autres formes de handicap induisent la nécessité d'adapter la pédagogie à leurs besoins particuliers.

L'équipe pluridisciplinaire spécialisée dans le handicap de LearnEnjoy, constituée de professionnels et de parents a conçu des applications pédagogiques sur tablette numérique à l’intention de ces enfants. Mais pourquoi la tablette ? Pour l’équipe de LearnEnjoy la tablette numérique est ergonomique, intuitive et facilite la concentration et la coopération ; elle permet également d’enregistrer les données pour une évaluation individuelle , en continue tout en ouvrant au partage grâce à l’internet.

Préschool et school , des applications sur iOS et Android

 

Après avoir conçu l’application PreSchool pour accompagner les tout petits enfants de cycle 1 avec l’apprentissage des tris, des premiers tracés.. jusqu'à la compréhension des consignes complexes, la construction du nombre, la reconnaissance des lettres….Learn Enjoypropose School, une application qui permet d'accéder aux apprentissages fondamentaux. Construit comme un “manuel numérique éducatif” school propose plus de 7000 fiches de travail pour le CP.

L’intention consiste à retrouver toutes les activités traditionnelles des manuels scolaires du CP, CE1 et CE2 mais avec une décomposition des compétences en micros-marches qui font que les élèves qui ont des difficultés scolaires liées à un handicap, à la difficulté à maîtriser la langue française vont avoir une possibilité de réussir et d'apprendre’

 

Décomposer toutes les compétences en petites unités d’apprentissage pour présenter à l'élève un moyen d’apprendre qui soit à sa portée, c'est peut être une des clés de la démarche de personnalisation des apprentissages.

Par exemple décomposer l’addition en centaines d'étapes selon chaque enfant permet à chacun d'accéder progressivement à l’addition.

Des intermèdes ludiques favorisent la motricité fine et l’interaction de l’élève avec ses pairs.

Faire une véritable Ecole inclusive pour tous

En fait cette démarche consistant à empiler des micro compétences et des prérequis qui facilitent l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap peut tout aussi bien être mise en œuvre avec des enfants en difficulté scolaire quelle qu’en soit la raison . En abaissant le niveau des marches et en l’adaptant à chaque apprenant l'accès aux apprentissages est certes un peu plus long mais il est réalisable et efficace pour tous..

 

On comprend l’intention des concepteurs qui s’adressent alors à tous les élèves, mais également à leurs parents, aux professionnels de l’éducation et de santé.

 

“Valoriser ces micro marches,” qui constituent des compétences acquises et par là accompagner l’élève dans le chemin de la réussite par une évaluation bienveillante contribue à l’estime de soi confie Gaëlle Regnault dans cet entretien réalisé lors des Rencontres de l’Orme.

“L'école à ce rôle de donner une place à chacun , bien sûr dans la cour de récréation mais aussi dans l’image qu’on a de ses capacités à avoir des compétences et à être au milieu des autres “

Ces applications sont le fruit d'un partenariat avec le Ministère de l'Education nationale pour soutenir l'accès à l'école pour tous (projet Educare).

Claude TRAN

8 septembre 2017

Connaissez-vous l'association Handi Surf ?

logo association handisurf

Je vous invite à découvrir l'association Handi Surf

8 septembre 2017

Le GRATH organise la 7ème conférence nationale de l'accueil temporaire à Paris le 28.11.2017

information publiée sur le site du GRATH

Grath_Dépliant_08_09_(HD) pdf

 

Rejoignez-nous pour notre grand rendez-vous bisannuel le mardi 28 novembre prochain à Paris

Mardi 28 novembre 2016 de 9h00 à 17h00Maison des Associations de Solidarité - 10 rue des Terres au curé 75013 Paris " L'ACCUEIL TEMPORAIRE EN SOUTIEN DES AIDANTS " Cette journée, que nous voulons la plus riche possible en échanges avec les participants, sera aussi l'occasion de fêter le 20e anniversaire du GRATH.

http://www.accueil-temporaire.com

 

8 septembre 2017

La sensibilisation par l’expérimentation…

article publié sur le site du CRAIF

 

13/07/2017

actualiteQue vous soyez parents, professionnels ou étudiants, venez vivre 10 expériences concrètes afin de comprendre l’autisme de l’intérieur.

Le Centre Ressources Autisme Ile de France (CRAIF) organise gratuitement des sessions de sensibilisations à l’autisme via le Kit ABC. Ces demi-journées auront lieu le vendredi matin (de 9h30 à 12h30), une fois par mois et seront animées par Anne Françoise Bourseul, psychologue au CRAIF.
Allez jeter un œil à ce qui vous attend en cliquant ici
Pour connaitre les dates et vous inscrire, c’est ici !
Les groupes sont limités à 20 personnes. (Inscription obligatoire sous réserve des places disponibles)

Venez avec vos écouteurs ou votre casque audio.  RDV au 6, cour St Eloi 75012 PARIS

L’équipe du CRAIF

6 septembre 2017

A quoi sert le Plan Autisme 4 (partie 3) ?

par EgaliTED (son site)
mardi 5 septembre 2017

Au vu des premières manœuvres autour du nouveau Plan Autisme, le collectif EgaliTED souhaite prévenir les acteurs publics contre des erreurs méthodologiques qui risquent, si elles ne sont pas corrigées, de perpétuer la maltraitance. Un pilotage assuré en partie par des tenants de la psychanalyse, des recommandations de bonnes pratiques non conformes à l’état de la science vont contre les besoins des personnes autistes et les souhaits de leurs familles.

L’autisme est-il soluble dans l’ensemble des troubles neuro-développementaux ?

Dans le rapport de l’IGAS et dans les propos tenus par Madame la Ministre, il a été plusieurs fois questions d’associer la question de l’autisme à celle des autres troubles développementaux.

Effectivement, ces problématiques ont de nombreux points de convergence, et médicaux, et sociétaux. Au niveau médical, les personnes affectées par ces troubles sont susceptibles d’être affectées par plusieurs d’entre eux à la fois. Par ailleurs, les personnes affectées par ces troubles sont toutes confrontées au manque de professionnels compétents pouvant assurer diagnostic et prises en charge, ainsi qu’au manque de financement. Enfin, l’inclusion est bien le paradigme et l’objectif commun à toutes les personnes, quels que soient leurs handicaps.

Cependant, on voit mal ce que concrètement cette association peut signifier, ni ce qu’elle résout pour les personnes concernées. Ces 4 troubles (TSA, Troubles du Spectre de l’Autisme, TDAH, trouble de l’attention avec/sans hyperactivité, DI - déficience intellectuelle, TSLA - Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages) sont des troubles bien distincts au sens de la CIM 10 ainsi que du DSM 5. Au moment du diagnostic, il est nécessaire que l’équipe pluridisciplinaire qui l’établit soit formée à l’ensemble de ces troubles afin de pouvoir les distinguer. Cependant, chaque trouble désigne des fonctionnements précis, nécessitant des accompagnements spécifiques souvent très différents. Concernant l’autisme, le diagnostic est clair et ouvre un projet d’intervention précis et individualisé aussi au niveau des besoins sensoriels spécifiques et des particularités cognitives.

Lors de son audition devant la Commission des Affaires Sociales, la Ministre est revenue sur la nécessité d’une synergie entre les centres de référence et la médecine de ville pour la prise en charge précoce. Actuellement le secteur public faisant défaut, les familles se tournent vers des professionnels libéraux pour faire progresser leurs enfants et se former elles-mêmes. Mais leur souhait n’est pas de faire perdurer cette situation ruineuse et injuste. Nous souhaitons que les moyens disponibles pour le Plan Autisme 4 soient consacrés à rendre possibles les interventions nécessaires aux personnes autistes avant de chercher à les mutualiser, si tant est qu’une mutualisation soit possible étant donné les spécificités de chacun des troubles. Les établissements publics doivent fonctionner de manière satisfaisante pour les usagers. Aussi est-il indispensable de réformer le secteur public en lui imposant de se former aux Recommandations de Bonnes Pratiques et de les appliquer. Là encore, nous espérons du gouvernement une volonté politique forte, un soutien pour l’implantation d’une démarche scientifique, rigoureuse et efficace dans l’amélioration de la vie des personnes autistes.

Le souci d’équité mentionné dans le rapport de l’IGAS, est sans aucun doute légitime. Nous serions heureux que ce soit une motivation supplémentaire pour améliorer la qualité des accompagnements proposés aux personnes autistes en France, notoirement déplorables. Nous ne reparlerons pas de la situation catastrophique des autistes adultes, bien connue de l'IGAS. Mais aussi, par exemple dans le domaine scolaire, les enfants TSA sont toujours, dans des proportions variables, mais importantes, moins scolarisés que les autres enfants porteurs de handicap : « [Le] passage progressif du milieu ordinaire vers le médico-social concerne l’ensemble des handicaps, mais il est très accentué pour les enfants avec autisme. […] En élémentaire, entre la cohorte de 7 ans et celle de 11 ans, la proportion d’élèves TSA en classe ordinaire se réduit, passant de 62 % à 40 % ; cette évolution concerne aussi les handicaps autres que ceux relevant des TSA, mais de façon moindre puisque la réduction est de 14 % au lieu de 22 % et que 57 % des élèves en situation de handicap sont alors scolarisés en classe ordinaire. »

De nombreux facteurs participent à cette situation injuste et scandaleuse, relevée non seulement par l’IGAS, mais aussi par l’IGA-ENR, par le Défenseur des Droits, par le Conseil de l’Europe, et par les associations, qui aident régulièrement les familles à défendre le droit à l’éducation de leurs enfants devant les tribunaux. Celles-ci constatent encore et toujours que les équipes pédagogiques ont au mieux une vision floue de l’autisme, et sont très souvent dans l’incapacité d’effectuer les adaptations pédagogiques efficaces requises pour que la scolarisation d’un élève porteur de TSA se passe bien. Là encore, dans le champ précis de la scolarisation, si crucial pour l’inclusion, il est nécessaire, avant de fondre l’autisme avec les autres troubles neuro-développementaux au nom de l’objectif commun de l’inclusion, de former correctement les équipes pédagogiques et de vie scolaire aux spécificités cognitives des personnes autistes pour que celles-ci soient accueillies avec compétence par les enseignants.

En conclusion, Le collectif EgaliTED souhaite appeler le nouveau gouvernement à une action incisive : après 10 ans de concertations, d’évaluations, de rapports, de plans peu ambitieux et très partiellement mis en œuvre, un passage à l'acte est nécessaire. Le temps est venu pour les personnes autistes et leur familles de bénéficier de pratiques fondées sur l'état de la science internationale, de choix basés sur l'évaluation de la qualité des pratiques.

C'est l'intérêt général : un accompagnement efficace coûte moins cher que des accompagnements délétères conduisant à l'hospitalisation des personnes. C'est aussi l'intérêt de la médecine et du secteur médico-social Français : seule l'évaluation objective /scientifique, permet de guider, hors de tout dogmatisme, les choix de pratiques de santé publique. L'Europe nous le rappelle régulièrement, la France doit cesser de se ridiculiser dans ses pratiques d'accompagnement des personnes autistes. C'est enfin le seul choix éthique : les soins et accompagnements doivent être organisés dans l'intérêt des personnes concernées, et non être asservis à des dogmes. Nous sommes à la disposition du gouvernement pour participer à tout travail constructif permettant de mettre en œuvre les actions nécessaires.

Aujourd'hui nos demandes auprès du gouvernement sont donc :

  • que les formations initiales aux métiers de psychologues, mais aussi psychiatres, éducateurs spécialisés, psychomotriciens, aides médico-psychologiques, travailleurs sociaux et enseignants aient un contenu en psychologie conforme à l’état de la science internationale. Et que soient ainsi appliquées partout les recommandations de bonnes pratiques dans les accompagnements de l'autisme ;
  • que les Recommandations de Bonne Pratique pour les adultes autistes soient fondées en tenant compte de l’état de la science internationale en 2017 et en particulier des recherches concernant les techniques propres à favoriser et permettre le développement des capabilités des adultes autistes, quel que soit leur âge ;
  • que les associations, représentantes légitimes, actives et expertes de la société civile et des personnes autistes, soient de réels partenaires de travail dans l’élaboration du Plan Autisme ;
  • que les personnels de l’Education Nationale fassent de l’inclusion scolaire une réalité
  • que le secteur médico-social soit refondé pour permettre l’inclusion des personnes autistes dans la cité ;

que les tenants d’interventions non validées scientifiquement n’interviennent pas dans la préparation du Plan Autisme 4.

 

 


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6 septembre 2017

Pas d'AVS à la rentrée, les parents d'enfants en situation de handicap se mobilisent

article publié sur le Huffington Post

Des familles en situation de détresse qui veulent simplement que ces enfants aient une rentrée normale.

06/09/2017 11:07 CEST | Actualisé il y a 8 heures
AFP
Pas d'AVS à la rentrée, les parents d'enfants en situation de handicap se mobilisent

RENTRÉE - Ils s'appellent Ezio, Alix, Raphaël et ont tous un point commun. Certes, ils sont tous en situation de handicap mais surtout, lundi 4 septembre, jour de la rentrée scolaire, ces écoliers se sont retrouvés sans leur auxiliaire de vie scolaire (AVS). Une aide sans laquelle suivre une scolarité normale est difficile voire impossible.

Face au nombre d'enfants dans cette situation, 250 selon l'association "Collectif citoyen Handicap", plusieurs pages Facebook d'enfants handicapés rassemblant à elles toutes environ 100.000 abonnés, partagent ce mercredi 6 septembre le même message dans l'espoir que quelque chose change.

"Cette année, peut-être davantage que lors des précédentes rentrées, on entend parler de la scolarisation des enfants en situation de handicap. Des chiffres, des sigles... Pour la plupart des gens, c'est assez abstrait. Nous vous proposons de donner de la vie et de la réalité à ces statistiques", écrivent-ils sur les pages de "Louise and co.", "L'EXTRAordinaire Marcel" ou encore "Dans les yeux de Milo", proposant aux parents d'enfants en situation de handicap qui ont fait leur rentrée sans AVS ou privés d'école de partager une photo en décrivant sa situation.

"L'idée? Sensibiliser le grand public en montrant que derrière les chiffres qu'on entend aux infos ou dans les discours politique, il y a des visages, des familles, des vies."

Avant même le lancement de cette initiative, nombreux sont les parents à avoir cherché du soutien ou à s'être mobilisés sur les réseaux sociaux pour partager leurs mésaventures. C'est le cas de Nathalie, maman de Ezio, 6 ans et demi. Ce petit garçon autiste doit faire cette année sa quatrième rentrée en classe de petite/moyenne section. Mais quand il est arrivé à l'école le jour de la rentrée scolaire, aucune auxiliaire n'était là pour lui.

"C'est silence radio"

Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Contactée par Le HuffPost, sa mère explique qu'une seule fois sur les quatre, Ezio a eu une AVS dès le jour de la rentrée. Mais contrairement aux autres années, où elle arrivait à obtenir des informations sur les raisons du retard de l'AVS, cette fois, c'est silence radio. "J'ai contacté le coordinateur des AVS qui n'a rien pu me dire. Je suis quand même allée à l'école lundi. Cinq enfants sont sans AVS. J'ai ensuite tenté de joindre l'enseignant référent à l'inspection académique. Impossible de la joindre. Je me suis déplacée à l'inspection pour la voir, elle m'a dit qu'elle allait trouver une AVS. Depuis, pas de nouvelles", explique-t-elle.

Lorraine, maman d'un petit garçon de 6 ans, Alix, diagnostiqué en 2015 de troubles autistiques et troubles de l'attention, se retrouve dans la même attente. "Deux jours avant la rentrée, j'ai appelé la directrice de l'école qui m'a dit qu'il n'y aurait pas d'AVS", raconte-t-elle auprès du HuffPost. C'est la première fois qu'elle en fait la demande. L'an dernier, alors qu'elle venait tout juste d'avoir le diagnostic de son fils, elle a fait sans. Mais l'année a été "très difficile pour la maîtresse comme pour lui: il se dispersait vite et le travail n'a pas été fait comme il devait l'être".

Après une demande d'AVS et un redoublement en grande section approuvés par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), c'est donc la déconvenue. Pire encore, elle apprend que son fils, à la place, devra aller à l'école à mi-temps en attendant, ce qu'elle refuse. "Il pourrait avoir une scolarité normale, il a simplement besoin d'une AVS pour pouvoir se concentrer", regrette-t-elle.

Même son de cloche, encore, pour Cindy, dont le garçon, Raphaël, 9 ans, vient de faire sa rentrée en CM1. Il a été diagnostiqué fin 2016 du trouble autistique Asperger et a pu bénéficier de l'aide d'une AVS en mai et juin 2017. "C'est cette même AVS qui devait être là pour la rentrée. Le rectorat nous avait certifié qu'elle serait là mais ce n'est pas le cas. Il a quand même fait sa rentrée mais on ne sait pas quand elle arrivera. On recommence notre bataille à zéro", explique-t-elle au HuffPost.

"Comme tous les ans on se fout de nous"

Face à ces situations intenables, plusieurs parents ont décidé de passer à la vitesse supérieure. C'est le cas des organisateurs des pages Facebook mais d'autres initiatives voient le jour. Estelle Ast, qui interpellait le 4 septembre la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel sur Le HuffPost, a lancé un site en forme de recueil de témoignages. Sur celui-ci, on peut lire le même genre de déceptions: "Pas d'AVS aujourd'hui pour ma fille qui rentre en grande section", écrit Celine. "Pas d'AVS pour mon fils autiste qui ne peut pas être scolarisé sans AVS car trop compliqué et pas d'AVS pour ma fille hyperactive qui a besoin d'une aide afin de l'aider à comprendre les consignes", commente un autre internaute.

Estelle Ast sait bien de quoi elle parle. Si cette année elle n'a pas de problème d'AVS -son fils autiste de 12 ans étant pour la première fois en Institut médico-éducatif (IME)- elle a pourtant vécu la même angoisse à de nombreuses rentrées, jusqu'à devoir monter sur une grue en 2014 en signe de protestation. Régulièrement, des mères d'enfants en situation de handicap se perchent sur des grues jusqu'à se faire entendre. "Comme tous les ans on se fout de nous, les parents en ont marre", regrette-t-elle, contactée par Le HuffPost. "Le pire, c''est de faire des fausses promesses", ajoute-t-elle, faisant référence à Emmanuel Macron qui s'était engagé dans son programme de campagne à donner "un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres".

Une pétition a également été lancée sur Change.org par le Collectif Citoyen Handicap. Celle-ci a déjà reçu plus de 16.000 signatures.

En attendant, que faire? Si certains, comme Lorraine, ont au moins la "chance" que leur enfant puisse rester à l'école, d'autres, comme Nathalie, doivent faire avec les moyens du bord. "Il ne peut pas aller à l'école sans AVS, il fuit, il est un danger pour lui-même", raconte-t-elle. "Alors je fais quelques ménages le matin, le reste du temps je m'occupe de lui. L'an dernier, dans la même situation, j'ai perdu des clients. S'il faut monter en haut d'une grue je le ferai. D'habitude on a quelques informations, là c'est le blackout. On doit déjà supporter le handicap au quotidien, là on se sent dénigrés. Je suis fatiguée."

Sophie Cluzel se veut rassurante

Dès la fin du mois d'août, l'Unapei, une association de personnes handicapées et de leurs familles, s'inquiétait pour la rentrée. Elle rappelait dans un communiqué qu'en 2016, "le ministère de l'Education nationale recensait 45.000 contrats aidés d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) ainsi que 25.000 emplois à temps plein d'AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), pour accompagner 122.000 élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire". Trop peu, donc.

Invitée mardi 5 septembre à l'antenne de RMC, Sophie Cluzel a admis "qu'il reste encore quelques difficultés" avant de tenter de rassurer: "Les contrats sont là, les budgets ont été sanctuarisés (...) Donc tout va se régler dans les jours qui viennent", affirme-t-elle.

Mais comme le souligne sur Franceinfo Arnaud De Broca, secrétaire général de la FNATH, pour un enfant handicapé, ces quelques jours de délai, si ce n'est plus, sont importants: "Un enfant handicapé, qui va rentrer dans plusieurs semaines, rate en partie sa rentrée. Il va être stigmatisé encore plus."

6 septembre 2017

"Pablo, mon enfant bleu", un blog à découvrir

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Le cancre

6 septembre 2017

Retracer les origines de l'autisme


Cette image illustre quelques-unes des connexions cérébrales d'un nourrisson de six mois au développement normal ayant participé à l'étude. Dans le cadre de cette dernière, des connexions entre toutes les régions du cerveau ont été créées, puis la force et la longueur combinées de ces connexions ont été mesurées afin de déterminer l'efficacité des réseaux dans chacune de ces régions.


Les origines de l'autisme demeurent un mystère. Quelles sont les régions du cerveau touchées par le désordre et à quel moment les premiers signes de cette dernière se manifestent-ils ? Les résultats d'une nouvelle étude publiée dans la revue Biological Psychiatry permettent maintenant aux scientifiques de mieux comprendre les mécanismes pathologiques de l'autisme et le moment où le désordre commence à prendre forme dans le cerveau humain. Forts de ces nouvelles connaissances, les spécialistes pourront intervenir plus rapidement et obtenir de meilleurs résultats chez les enfants autistes.

Les scientifiques ont eu recours à un type d'imagerie par résonance magnétique (IRM) appelé "IRM de diffusion" afin de mesurer la connectivité cérébrale chez 260 nourrissons à l'âge de 6 et de 12 mois. Ces enfants étaient exposés à un risque faible ou élevé d'autisme. En mesurant la longueur et la force des connexions entre diverses régions du cerveau, les chercheurs ont estimé l'efficacité des réseaux, paramètre qui permet de déterminer dans quelle mesure chaque région est connectée aux autres. Les résultats d'une étude précédente réalisée chez des enfants de 24 mois avaient permis de conclure que l'efficacité des réseaux chez les enfants autistes était plus faible dans les régions du cerveau intervenant dans le langage et d'autres comportements liés à l'autisme. La présente étude visait à déterminer la précocité de l'apparition de ces anomalies.

John Lewis, auteur principal de l'étude et chercheur à l'Institut et hôpital neurologiques de Montréal de l'Université McGill et au Centre Ludmer en neuroinformatique et santé mentale, a découvert que des altérations de l'efficacité des réseaux existaient déjà chez des nourrissons de six mois chez qui un diagnostic d'autisme avait par la suite été posé. Ces altérations touchaient le cortex auditif. Il a également découvert que l'importance des altérations observées à six mois était corrélée à la gravité des symptômes autistiques à 24 mois. Lorsque les enfants vieillissaient, l'importance des altérations de l'efficacité observées dans les régions cérébrales responsables de la vision et du toucher ainsi que dans un plus grand nombre de régions intervenant dans l'audition et le langage était également corrélée à la gravité des symptômes.

Il est important de déceler les tout premiers signes de l'autisme, car le diagnostic peut alors être posé avant l'apparition des modifications du comportement, ce qui permet d'intervenir plus rapidement et d'accroître les chances d'obtenir de meilleurs résultats. Le fait d'avoir découvert que les dysfonctionnements neuronaux liés à l'autisme surviennent d'abord dans les régions du cerveau qui participent au traitement des informations sensorielles permet aux chercheurs de restreindre le nombre de facteurs et de mécanismes génétiques susceptibles de causer le désordre. La présence de signes neurologiques dès l'âge de six mois permet également d'exclure certains facteurs environnementaux des causes possibles de le désordre.

"Notre objectif était de déterminer le moment et l'endroit où les altérations de l'efficacité des réseaux cérébraux se manifestent en premier lieu", souligne John Lewis. "Les résultats que nous avons obtenus indiquent qu'il existe des anomalies dès l'âge de six mois dans le cerveau des nourrissons qui présenteront plus tard un trouble du spectre de l'autisme, et que ces anomalies précoces touchent les régions participant au traitement des informations sensorielles et non dans les régions intervenant dans les fonctions cognitives supérieures. Nous espérons que les résultats de notre étude permettront de mieux comprendre les mécanismes à l'origine du trouble du spectre de l'autisme et de mettre au point des interventions efficaces."

Ces travaux ont été réalisés dans la foulée de l'Infant Brain Imaging Study (IBIS), une initiative conjointe coordonnée par des chercheurs de l'Institut neurologique de Montréal et de quatre établissements cliniques situés aux États-Unis visant à réaliser une étude longitudinale reposant sur l'analyse de données comportementales et d'imagerie cérébrale obtenues chez des nourrissons exposés à un risque élevé d'autisme. Ces travaux ont été financés par une subvention des Instituts nationaux de la santé des États-Unis, par le Programme de recherche en neurodéveloppement de la Fondation Azrieli en partenariat avec l'Initiative de recherche regroupant plusieurs chercheurs de la Fondation Brain Canada ainsi que par des subventions d'Autism Speaks, de la Simons Foundation, de la Fondation canadienne pour l'innovation, du gouvernement du Québec, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, du Fonds de recherche du Québec - Nature et technologies et de la Fondation Marcelle et Jean Coutu.

Source: Université McGill
6 septembre 2017

Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap

UNE MISSION NATIONALE pour l'accès des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs et le droit de leurs parents à bénéficier de modes d'accueil pour concilier leurs temps de vie familiaux et professionnels.

Mise en place, en juillet dernier, à l’initiative de la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, avec le soutien de la Fondation de France et placée sous le haut patronage de Monsieur Jacques TOUBON, Défenseur des droits, la Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap a pour objectif, d'ici décembre 2018, de dresser un état des lieux des besoins des familles et de l’offre d'accueil et de formuler des propositions concrètes et opérationnelles pour développer l’accès effectif des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs et contribuer, ainsi, à une meilleure conciliation des temps familiaux et professionnels des familles confrontées au handicap de leur enfant.

 

 

5 septembre 2017

Autisme : où et quand se manifestent les premiers signes ? Des chercheurs trouvent la réponse

article publié dans Parents

31/08/2017

En étudiant de près le cerveau de nourrissons, des chercheurs ont voulu déterminer la précocité de l'apparition des premiers signes d'autisme au niveau du cerveau. Ils affirment qu'ils apparaissent d’abord dans les réseaux cérébraux intervenant dans le traitement des informations sensorielles.

Autisme : où et quand se manifestent les premiers signes ? Des chercheurs trouvent la réponse © iStock

L’autisme est un trouble neuro-développemental précoce qui dure toute la vie et pour lequel il n’existe pas, à l’heure actuelle, de médicament spécifique. Par ailleurs, si l’état des connaissances progresse continuellement, il ne permet pas encore de comprendre précisément toutes ses causes. Quelles sont les régions du cerveau touchées et à quel moment les premiers signes se manifestent-ils ? Des chercheurs de l'université McGill (Canada) ont voulu « retracer » les origines de l'autisme dans une étude, pour permettre aux scientifiques de mieux comprendre les mécanismes pathologiques de ce trouble, et le moment où il commence à prendre forme dans le cerveau humain.

Pour cela, ils ont eu recours à un type d’imagerie par résonance magnétique (IRM) appelé “IRM de diffusion” afin de mesurer la connectivité cérébrale chez 260 nourrissons à l’âge de 6 et de 12 mois, exposés à un risque faible ou élevé d’autisme. En mesurant la longueur et la force des connexions entre diverses régions du cerveau, ils ont estimé l’efficacité de ses “réseaux”. Un paramètre qui permet de déterminer dans quelle mesure chaque région est connectée aux autres. Les chercheurs ont mis en lumière que des altérations de l’efficacité des réseaux existaient déjà au niveau du cortex auditif chez des nourrissons de 6 mois, chez qui un diagnostic d’autisme a par la suite été posé.

Restreindre le nombre de facteurs de risque

Ils ont également découvert que l’importance des altérations observées à 6 mois était corrélée à la gravité des symptômes autistiques à 24 mois. Et plus les enfants grandissaient, plus des altérations observées dans les régions responsables de la vision, du toucher ainsi que celles intervenant dans l’audition et le langage, étaient également corrélées à la gravité des symptômes. Selon les chercheurs, le fait de découvrir que les dysfonctionnements neuronaux liés à l’autisme surviennent d’abord dans les régions du cerveau qui participent au traitement des informations sensorielles, permet aux scientifiques de restreindre le nombre de mécanismes génétiques susceptibles de causer ce trouble.

La présence de signes neurologiques dès l’âge de 6 mois permet également d’exclure certains facteurs environnementaux en tant que causes possibles de l'autisme. « Les résultats indiquent qu’il existe des anomalies dès l’âge de 6 mois dans le cerveau des nourrissons qui présenteront un trouble du spectre de l’autisme, et que ces anomalies précoces touchent les régions participant au traitement des informations sensorielles, et non dans celles intervenant dans les fonctions cognitives supérieures », expliquent-ils. Les chercheurs espèrent que leur étude permettra de mieux comprendre les mécanismes à l’origine du trouble du spectre de l’autisme, et de mettre au point des interventions efficaces.

Auteur : Alexandra Bresson

5 septembre 2017

Un gène lié aux lésions cérébrales du prématuré identifié

05/09/2017

Des chercheurs ont identifié un gène qui pourrait être associé aux lésions cérébrales qui peuvent être induites par une naissance prématurée.

Un gène lié aux lésions cérébrales du prématuré identifié © iStock

Lors de l'accouchement, un travail prématuré est associé à des phénomènes inflammatoires chez la maman et/ou le bébé. Cette inflammation peut provoquer des lésions cérébrales pouvant entraîner des séquelles à vie, de type paralysie cérébrale, autisme ou troubles comportementaux chez environ 30% des bébés prématurés, selon l'Inserm*. Une équipe de cet institut, associée à plusieurs équipes internationales**, a publié une étude sur le rôle des cellules microgliales, qui contrôlent la réponse immunitaire dans le cerveau, en réponse à cette inflammation.

Les chercheurs ont montré l’expression d’un gène, connu sous le nom de DLG4, dans ces cellules qui contrôlent le processus inflammatoire. Leur étude parue dans la revue scientifique Nature Communications explique que le gène DLG4 se trouve sous différentes formes chez tous les êtres humains. Auparavant, les chercheurs pensaient qu’il ne jouait un rôle que dans le fonctionnement des neurones. Cette nouvelle découverte suggère qu'il est également impliqué dans le processus de lésions cérébrales de certains bébés prématurés .

Une piste contre plusieurs maladies

Cela peut ouvrir des perspectives originales pour la recherche de traitements plus efficaces de ces lésions. Pour en venir à cette conclusion, les chercheurs ont mené une expérience qui utilisait à la fois des modèles d'inflammation chez la souris, et une analyse génomique de plus de 500 examens cérébraux de nouveau-nés prématurés. Ils ont ainsi identifié des différences dans la façon dont DLG4 est exprimé dans la microglie des souris, un ensemble de cellules dispersées dans le système nerveux, et montré une association entre ce gène et les anomalies cérébrales des prématurés.

« Nous avons montré que DLG4 est exprimé différemment lorsque le cerveau a été endommagé par une inflammation », affirme Pierre Gressens, l'un des auteurs de l'étude. "En développant ce travail, nous espérons offrir une nouvelle voie pour étudier et comprendre comment cette inflammation et les dommages cérébraux ultérieurs sont causés, afin que les scientifiques puissent travailler à des traitements plus efficaces pour des maladies telles que l'autisme et la paralysie cérébrale, en arrêtant ou même en empêchant l’inflammation associée à la naissance prématurée. »

*Institut national de la santé et de la recherche médicale.

**Des chercheurs de l’Inserm, de l'Université Paris Diderot, du King’s College London, et de Duke-NUS Medical School à Singapour.

Auteur : Alexandra Bresson

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