24 mars 2011
le film "Autisme, l'espoir" mardi 29 mars 2011 à 20.35
Mardi 29 mars 2011 à 20.35 (Inédit)
Le Monde en face : Autisme, l'espoir
Regarder le film (vidéo intégrale disponible jusqu'au 5 avril 2011) :
http://documentaires.france5.fr/documentaires/autisme-lespoir
En France, 500 000 personnes sont touchées par l'autisme.
© Mona Lisa Production
Un enfant sur 150 naît autiste. Dans le cursus universitaire d’un médecin, ce handicap fait l’objet de deux heures de cours. Des chiffres révélateurs du fossé restant à combler pour accompagner les familles touchées par l’autisme. En suivant le petit Aymeric, Natacha Calestrémé fait le point sur la situation en France et sur des méthodes prometteuses, importées des Etats-Unis et du Canada. Un film en écho à la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, qui se déroule le 2 avril.
C’est l’histoire d’un petit garçon que beaucoup jugeaient incapable de progresser, dont la joie de vivre redonne aujourd’hui de l’espoir aux familles d’autres enfants dans son cas. Aymeric, Haut-Savoyard de 10 ans, a été diagnostiqué autiste sévère à l’âge de 3 ans et demi. A en croire plusieurs professionnels, il n’aurait jamais dû parler ni aller à l’école. Aujourd’hui, Aymeric parle, écrit et est en classe de CM1. Grâce à plusieurs années d’archives et de films de famille, ce documentaire suit son apprentissage et rend compte de ses progrès surprenants, depuis ses crises et scènes d’automutilation, qui étaient ses seuls moyens d’attirer l’attention, jusqu’aux jeux qu’il partage désormais avec ses camarades dans la cour de l’école.
L’autisme n’est pas une maladie, mais un handicap dû à un problème génétique qui provoque un dysfonctionnement du système nerveux central. D’où un développement moteur anarchique, des troubles de la communication, du comportement et des interactions sociales. Pour aider un enfant le plus efficacement, le diagnostic devrait idéalement être posé avant ses 3 ans, mais la méconnaissance du corps médical sur le sujet repousse souvent l’annonce de l’autisme aux familles, donc la prise en charge des troubles. Les parents d’Aymeric, Lydie et Marc, ont décidé de se tourner vers l’étranger et de se former aux thérapies comportementales développées avec succès aux Etats-Unis et au Canada depuis quarante ans, mais peu pratiquées en France : les méthodes Pecs, Teacch et ABA. Leur principe : une personne avec autisme n’est pas un patient à soigner mais une personne handicapée qui doit recevoir un apprentissage adapté et une stimulation intensive, le plus tôt possible. Regroupés en association avec d’autres parents, Lydie et Marc ont créé, à Veigy, en Haute-Savoie, un centre pour former familles, thérapeutes et enseignants à ces méthodes et accueillir des enfants non scolarisés.
C’est l’histoire d’un petit garçon que beaucoup jugeaient incapable de progresser, dont la joie de vivre redonne aujourd’hui de l’espoir aux familles d’autres enfants dans son cas. Aymeric, Haut-Savoyard de 10 ans, a été diagnostiqué autiste sévère à l’âge de 3 ans et demi. A en croire plusieurs professionnels, il n’aurait jamais dû parler ni aller à l’école. Aujourd’hui, Aymeric parle, écrit et est en classe de CM1. Grâce à plusieurs années d’archives et de films de famille, ce documentaire suit son apprentissage et rend compte de ses progrès surprenants, depuis ses crises et scènes d’automutilation, qui étaient ses seuls moyens d’attirer l’attention, jusqu’aux jeux qu’il partage désormais avec ses camarades dans la cour de l’école.
L’autisme n’est pas une maladie, mais un handicap dû à un problème génétique qui provoque un dysfonctionnement du système nerveux central. D’où un développement moteur anarchique, des troubles de la communication, du comportement et des interactions sociales. Pour aider un enfant le plus efficacement, le diagnostic devrait idéalement être posé avant ses 3 ans, mais la méconnaissance du corps médical sur le sujet repousse souvent l’annonce de l’autisme aux familles, donc la prise en charge des troubles. Les parents d’Aymeric, Lydie et Marc, ont décidé de se tourner vers l’étranger et de se former aux thérapies comportementales développées avec succès aux Etats-Unis et au Canada depuis quarante ans, mais peu pratiquées en France : les méthodes Pecs, Teacch et ABA. Leur principe : une personne avec autisme n’est pas un patient à soigner mais une personne handicapée qui doit recevoir un apprentissage adapté et une stimulation intensive, le plus tôt possible. Regroupés en association avec d’autres parents, Lydie et Marc ont créé, à Veigy, en Haute-Savoie, un centre pour former familles, thérapeutes et enseignants à ces méthodes et accueillir des enfants non scolarisés.
Leur enfant, leur bataille
Aymeric (ici tout petit, avec ses parents) a été diagnostiqué autiste sévère à l'âge de 3 ans et demi.
© Mona Lisa Production
Etre parent d’un autiste, c’est un travail de tous les instants, de toute une vie, pour dominer les obsessions de l’enfant et faire en sorte, comme le dit le père d’Aymeric, que « chaque activité soit une occasion d’apprendre ». Les parents ont une autre bataille à livrer : obtenir la scolarisation de leur enfant. Même si elle est obligatoire depuis 2005, elle dépend encore beaucoup du bon vouloir des enseignants. Lydie et Marc ont eu la chance qu’une professeure des écoles accepte leur fils dans sa classe de maternelle. Sa socialisation, son autonomie et sa communication se sont améliorées, à son rythme. Mais on ne guérit pas de l’autisme. Au moindre relâchement, ses obsessions et ses comportements répétitifs sont susceptibles de ressurgir. Mais ses parents, qui n’ont jamais baissé les bras, veillent, satisfaits de leur récompense : le sourire d’Aymeric.
Stéphanie Thonnet
Points de vue
[A propos de la méthode ABA, qui préconise, pour encourager un comportement ou un apprentissage, de donner à l’enfant autiste quelque chose qu’il aime.]
« Si ça marche avec une chips, si l’enfant apprend à parler, à lire, à calculer, à prendre le bus, moi je veux bien lui donner le paquet de chips, et je pense que les parents donneront le paquet de chips. Je suis preneuse de tout ce qui marche. »
Dr Chantal Gibour, psychiatre en foyer d’accueil médicalisé
« Il suffit d’une seule rencontre avec un mauvais médecin pour que l’enfant soit complètement rayé de la carte, d’un passage chez un psychologue qui ne connaît pas le sujet pour que l’enfant soit déscolarisé. »
Josef Schovanec, bac +12, qui parle cinq langues étrangères. Il est atteint du syndrome d’Asperger, forme d’autisme qui n'affecte pas le langage, associée à un QI parfois très élevé
« Je ne dirais pas que c’est lourd d’avoir un enfant autiste dans sa classe, parce que ça apporte aussi beaucoup, à la classe entière, à moi et aux élèves. Ça enrichit plus que ça alourdit. »
Carine Fernex, institutrice d’Aymeric
« Les personnes avec autisme sont capables d’apprendre beaucoup de choses, mais elles ont toutes en commun le problème d’intuition sociale. Elles ne comprennent pas intuitivement l’autre, elles ont besoin d’un décodeur. […] On ne guérit pas de l’autisme. Même si l’enfant fait des tas de progrès, ce problème restera. »
Nelly Coroir, psychologue
« Si ça marche avec une chips, si l’enfant apprend à parler, à lire, à calculer, à prendre le bus, moi je veux bien lui donner le paquet de chips, et je pense que les parents donneront le paquet de chips. Je suis preneuse de tout ce qui marche. »
Dr Chantal Gibour, psychiatre en foyer d’accueil médicalisé
« Il suffit d’une seule rencontre avec un mauvais médecin pour que l’enfant soit complètement rayé de la carte, d’un passage chez un psychologue qui ne connaît pas le sujet pour que l’enfant soit déscolarisé. »
Josef Schovanec, bac +12, qui parle cinq langues étrangères. Il est atteint du syndrome d’Asperger, forme d’autisme qui n'affecte pas le langage, associée à un QI parfois très élevé
« Je ne dirais pas que c’est lourd d’avoir un enfant autiste dans sa classe, parce que ça apporte aussi beaucoup, à la classe entière, à moi et aux élèves. Ça enrichit plus que ça alourdit. »
Carine Fernex, institutrice d’Aymeric
« Les personnes avec autisme sont capables d’apprendre beaucoup de choses, mais elles ont toutes en commun le problème d’intuition sociale. Elles ne comprennent pas intuitivement l’autre, elles ont besoin d’un décodeur. […] On ne guérit pas de l’autisme. Même si l’enfant fait des tas de progrès, ce problème restera. »
Nelly Coroir, psychologue
Sortie DVD
Le film sort en DVD. Il sera disponible à la vente le 5 avril 2011 aux Editions Montparnasse. Avec, en bonus pour approfondir le sujet, plusieurs entretiens et témoignages.
Documentaire
Durée 52’
Auteure-réalisatrice Natacha Calestrémé
Production France Télévisions / Mona Lisa Production
Année 2010
Durée 52’
Auteure-réalisatrice Natacha Calestrémé
Production France Télévisions / Mona Lisa Production
Année 2010
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Posté par jjdupuis à 07:12 - Commentaires […] - Permalien [#]
Tags:
médias, scolarisation
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