article publié sur l'Ardennnais le 6 octobre 2011
Publié le jeudi 06 octobre 2011 à 10H52 - Vu 26 fois

La famille Ballery s'est battue pour obtenir une AVS afin de permettre à Tatiana d'aller à l'école à temps plein.
Papa d'une petite Tatiana porteuse de la trisomie 21, Bruno Ballery est un témoin privilégié du travail des AVS. Selon lui, « il y a un manque de considération de la profession ». Pour lui, l'auxiliaire de vie scolaire doit suivre l'enfant tout au long de sa scolarité.
« Une séparation n'est jamais évidente à gérer pour nos enfants handicapés, cela peut provoquer un blocage vis-à-vis de la nouvelle accompagnatrice. » Le père de famille attentif l'assure : « Une rupture de l'équilibre de l'enfant et tout s'écroule. Tous les acquis et les progrès obtenus sont perdus. Il faut tout reprendre à zéro. »
Bruno Ballery est aussi très critique sur l'organisation même du système d'attribution et de recrutement des AVS.
« Nous avions obtenu un avis favorable en juillet dernier de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) pour une auxiliaire de vie à temps plein. Mais il a fallu se battre pour l'obtenir sur le terrain. »
En effet, en septembre dernier, Tatiana n'avait toujours pas d'accompagnatrice désignée pour faire son entrée en maternelle. « Aujourd'hui, l'AVS est la clé de l'avenir de nos enfants. Elles sont là pour les aider, les faire progresser et passer en classe supérieure. »
Faut-il encore le rappeler, sans cet accompagnement, nombre d'instituteurs refuseraient la prise en charge des enfants en situation de handicap. « Et pour obtenir une AVS, il faut savoir se battre », reconnaît Bruno Ballery. Comme beaucoup de parents, la famille Ballery a plus l'impression d'être éreintée par les institutions et l'administration que par le handicap de son enfant.
I.D.S.