article publié dans ouest-france.fr le 17 décembre 2011
-

Le groupe des parents d'enfants autistes réuni à la Maison Olympe de Gouges.
Ouest France
Faciliter l'intégration sociale des enfants autistes, c'est l'objectif du groupe d'habileté sociale inauguré vendredi par l'association Handicap intégration en Cotentin à la maison Olympe de Gouges.
Lieu d'accueil
C'est la Maison Olympe de Gouges à Cherbourg qui a mis à disposition des locaux pour le travail de l'association. « La Maison Olympe de Gouges se veut un lieu d'accueil pour tous les habitants du quartier » a déclaré la responsable Clotilde Paon.
Aux côtés de deux psychologues spécialisées, Marion Hervieu et Sarah Lemoine, les 5 enfants du groupe, âgés de 13 à 15 ans, se réunissent depuis le mois d'octobre. Les 15 séances prévues, à raison d'une heure et demi par séance, devraient mener le projet jusqu'au mois de février 2012.
« Ces enfants ont des difficultés à développer leurs compétences sociales. Le challenge c'est de les rendre socialement autonomes » explique Marion Hervieu, l'une des deux psychologues qui travaillent avec les enfants.
Le groupe de travail permet aux enfants d'acquérir « toutes ces compétences qui nous permettent d'interagir en société : les postures, les attitudes, la communication verbale..., qu'ils ne possèdent pas » explique la psychologue. « Un apprentissage sur le long terme est nécessaire. »
« Mon fils va à l'école ordinaire, car les autistes d'Asperger ne sont pas déficients mentaux. Ils souffrent d'un dysfonctionnement neurologique. Il faut leur apprendre tous les codes sociaux. » raconte Nadine Leprince, trésorière de l'association et parente d'une jeune fille de 15 ans atteinte du syndrome d'Asperger.
Mais le projet de l'association n'est pas réservé aux enfants. « Ce qui m'a beaucoup apporté, c'est d'être avec d'autres parents » déclare Sylvie, mère de Michael, 13 ans et atteinte du syndrome d'Asperger.
Progrès
Le groupe a fait progresser les enfants. Sylvie explique que son fils parvient maintenant à décoder ses attitudes et ses gestes. Et quand il doute, il demande « Maman, t'as fait cette tête, ça veut dire quoi ? ».
Des professionnels évalueront les progrès réalisés car l'objectif est de « faire connaître l'idée pour qu'elle soit reprise. Et peut-être même qu'il y aura au final une prise en charge par les pouvoirs publics ».