3 août 2012
article publié sur le site de la fondation pour la recherche médicale
L’autisme : un problème de santé publique
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24/07/2012
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Parce que l’autisme est un véritable problème de santé publique. En France, 430 000 personnes sont atteintes de troubles du spectre autistique (TSA) dont 108 000 enfants (2).
Ces troubles du spectre autistique regroupent toutes les formes d’autisme, aussi bien celles légères (troubles de la communication) que celles sévères qui obligent les personnes à vivre accompagnées.
Mais de nombreuses personnes ne sont pas diagnostiquées. Au total, on estime que près de 600 000 personnes pourraient être touchées, et une naissance sur 150 serait concernée (3).
Le premier enjeu est d’abord de favoriser le dépistage précoce. On ne guérit pas l’autisme : on naît et on meurt atteint de troubles autistiques. Mais plus ces troubles sont dépistés tôt, mieux ils peuvent être pris en charge (accompagnement en milieu scolaire, par exemple) et générer de handicap.
Actuellement, le diagnostic peut être porté de façon certaine dès l’âge de trois ans, mais il faudrait identifier les signes cliniques plus tôt, chez les enfants de moins de deux ans.
Autre enjeu : mettre en place des méthodes éducatives comportementales qui permettent aux personnes d’être plus autonomes.
La génétique est en plein essor. Grâce à des études récentes dans des familles de malades, un gène influant sur les connexions entre neurones a été identifié.
Il est muté chez les patients autistes, mais ne l’est pas chez les autres membres de la fratrie.
Contrairement à ce que l’on a longtemps cru, en France plus qu’ailleurs, l’autisme n’est pas une maladie psychiatrique, c’est un handicap.
Elles sont très nombreuses. L’une d’elles s’intéresse aux origines des troubles autistiques. Grâce à l’imagerie médicale, les chercheurs souhaitent mettre au point des outils capables de comparer le fonctionnement du cerveau de personnes atteintes par la maladie avec celui de personnes qui ne le sont pas.
Autre piste : la recherche en informatique et en ingénierie pour développer des outils favorisant l’autonomie des personnes autistes.
Enfin, des études épidémiologiques doivent être menées pour mieux classifier les troubles du spectre autistique, car chaque cas est différent.
La Fondation pour la Recherche Médicale a financé en 2011 trois travaux de recherche contre l'autisme, dont un équipe labellisée pour un montant de 465 600 euros.
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