19 septembre 2013
Le mot de Danièle Langloys, présidente d'Autisme France
Chers adhérents et partenaires d’Autisme France,

Étrange été qu’on a vu commencer avec deux grèves de la faim, menées par deux mamans, parce que leurs enfants, dans deux contextes différents, n’ont pas droit au soutien éducatif de qualité qu’elles étaient en droit d’attendre de leur pays.
Faut-il que la colère et la révolte des parents aient atteint un paroxysme jamais égalé pour que des mères mettent leur vie en danger, afin d’alerter sur le scandale français ? L’écho en a retenti jusqu’à l’étranger : honte à notre pays !
Le plan autisme 3 et les fortes paroles de la Ministre, pour rendre un début d’espoir aux parents, ont suscité la violence des psychanalystes, et une pétition qu’ils ont lancée contre les familles, pour demander le retrait du plan et des recommandations de bonnes pratiques ; ils semblent aussi avoir libéré la parole des parents, accéléré leur prise de conscience, donné de la force à leurs revendications pour obtenir ce qui devrait aller de soi : un diagnostic précoce et correct, l’abandon de pratiques obscurantistes, qu’ils financent de leurs impôts, faut-il le rappeler, le développement d’interventions éducatives efficaces, conformes à leurs souhaits.
Le plan 3 a connu son premier comité de suivi : d’ici la fin de l’année devraient voir le jour : la refonte des CRA, les formations aux familles, le démarrage des cahiers des charges pour l’intervention précoce et les unités d’enseignement en maternelle, le début de la formation des professionnels. Mais c’est un tel chantier d’obtenir la transformation des pratiques dans une France noyautée depuis 50 ans par la psychanalyse, qu’il ne va pas falloir trop rêver dans l’immédiat, sauf à ce que le scandale sanitaire, financier et éthique de l’autisme finisse par éclater pour de bon. Pourra-t-on indéfiniment tolérer que l’argent public soit ainsi gaspillé, alors qu’on laisse les personnes autistes dans l’abandon, jusqu’à leur destruction parfois en psychiatrie ?
Pourra-t-on indéfiniment accepter sous le regard effaré des autres pays occidentaux, que nos enfants soient privés d’éducation et de scolarisation ? Pourra-t-on indéfiniment supporter qu’une dictature violente et obscurantiste empêche toute modification des pratiques pour conserver son lobby, son pouvoir et ses financements, et ce, contre la volonté des familles ? A la rentrée, ce sont des actions judiciaires en série que nous vous proposerons. Il n’y a plus d’autre réponse à l’indignité.
Parallèlement, venez tous au Congrès d’Autisme France : des professionnels savent aussi parler de nos enfants à tout âge en termes d’espoir et de progrès. Qu’ils soient par avance remerciés de leur implication auprès des personnes autistes et de leurs familles.
Faut-il que la colère et la révolte des parents aient atteint un paroxysme jamais égalé pour que des mères mettent leur vie en danger, afin d’alerter sur le scandale français ? L’écho en a retenti jusqu’à l’étranger : honte à notre pays !
Le plan autisme 3 et les fortes paroles de la Ministre, pour rendre un début d’espoir aux parents, ont suscité la violence des psychanalystes, et une pétition qu’ils ont lancée contre les familles, pour demander le retrait du plan et des recommandations de bonnes pratiques ; ils semblent aussi avoir libéré la parole des parents, accéléré leur prise de conscience, donné de la force à leurs revendications pour obtenir ce qui devrait aller de soi : un diagnostic précoce et correct, l’abandon de pratiques obscurantistes, qu’ils financent de leurs impôts, faut-il le rappeler, le développement d’interventions éducatives efficaces, conformes à leurs souhaits.
Le plan 3 a connu son premier comité de suivi : d’ici la fin de l’année devraient voir le jour : la refonte des CRA, les formations aux familles, le démarrage des cahiers des charges pour l’intervention précoce et les unités d’enseignement en maternelle, le début de la formation des professionnels. Mais c’est un tel chantier d’obtenir la transformation des pratiques dans une France noyautée depuis 50 ans par la psychanalyse, qu’il ne va pas falloir trop rêver dans l’immédiat, sauf à ce que le scandale sanitaire, financier et éthique de l’autisme finisse par éclater pour de bon. Pourra-t-on indéfiniment tolérer que l’argent public soit ainsi gaspillé, alors qu’on laisse les personnes autistes dans l’abandon, jusqu’à leur destruction parfois en psychiatrie ?
Pourra-t-on indéfiniment accepter sous le regard effaré des autres pays occidentaux, que nos enfants soient privés d’éducation et de scolarisation ? Pourra-t-on indéfiniment supporter qu’une dictature violente et obscurantiste empêche toute modification des pratiques pour conserver son lobby, son pouvoir et ses financements, et ce, contre la volonté des familles ? A la rentrée, ce sont des actions judiciaires en série que nous vous proposerons. Il n’y a plus d’autre réponse à l’indignité.
Parallèlement, venez tous au Congrès d’Autisme France : des professionnels savent aussi parler de nos enfants à tout âge en termes d’espoir et de progrès. Qu’ils soient par avance remerciés de leur implication auprès des personnes autistes et de leurs familles.
Danièle Langloys, Présidente
et le conseil d’administration d’Autisme France
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