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"Au bonheur d'Elise"
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21 juin 2014

USA : parents d'enfant autiste, ils enfantent moins !

Résumé : Les parents d'un enfant autiste ont 33% de probabilité en moins d'avoir un autre enfant que la moyenne. C'est ce que révèle une étude qui démontre, pour la première fois, la volonté de moins concevoir après avoir été confronté à ce trouble.
 
Par le 19-06-2014

De nouvelles statistiques démontrent la volonté de certains parents d'enfants autistes de ne plus concevoir. Révélation de chercheurs de l'Université de Californie, à San Francisco (UCSF) dont l'étude est parue le 18 juin 2014 dans le « Journal of the american medical association, psychiatry » ! « Alors qu'on savait que les parents ayant un enfant atteint de troubles du spectre de l'autisme (TSA) sont plus réticents à en avoir d'autres, cette étude est la première à se pencher sur cette question en s'appuyant sur des statistiques, précise Neil Risch, directeur de l'Institut de génétique humaine à l'UCSF et principal auteur de ces travaux ».

Risque évalué à la hausse

S'appuyant sur des dossiers médicaux en Californie, les auteurs ont identifié 19 710 familles avec un enfant autiste né entre 1990 et 2003 qu'ils ont comparées avec 36 215 autres foyers sans enfant atteint de ce syndrome. Ils ont conclu que les familles dont le premier enfant était autiste avaient 33% en moins de probabilité d'en avoir un second comparé aux foyers du groupe de contrôle. La plupart des recherches effectuées jusqu'alors sur le risque héréditaire de l'autisme ne tenaient pas compte de cette décision parentale éventuelle. Selon ces chercheurs, cet élément donc révise à la hausse, dans la population, le risque évalué jusqu'à présent qu'un frère ou une soeur soit également affecté, le portant à 10,1% contre 8,7% lorsque ce facteur n'est pas pris en compte. Pour des demi-frères ou demi-soeurs de la même mère, ce risque est de 4,8% contre 3,2% auparavant.

Enfants en baisse, autisme en hausse !

Le fait que des parents avec un enfant autiste décident de ne plus se reproduire signifie également qu'il y a moins de risque de transmettre les gènes prédisposant à l'autisme aux futures générations, ce qui devrait normalement entraîner une diminution du nombre de cas, relèvent ces scientifiques. Or, au cours des dernières décennies, l'incidence de l'autisme a fortement augmenté aux Etats-Unis, passant d'un enfant sur 150 en 2000 à un sur 68 en 2010, soit plus que le double, constatent-ils sans pouvoir expliquer ce paradoxe. Mais « nous ignorons encore les causes de l'autisme ou les conditions
spécifiques le rendant plus probable », commente Lisa Croen, épidémiologiste du réseau de soins Kaiser Permanente qui a participé à cette recherche.

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Commentaires
L
Rien d'étonnant...<br /> <br /> Autour de nous, les parents qui ont conçu un second enfant l'ont fait parce que le diagnostic du premier n'avait pas encore été posé !!!<br /> <br /> <br /> <br /> Mais une fois les premiers troubles apparus et ensuite le diagnostic, leur décision a été nette : ne prendre aucun risque...La difficulté, c'est lorsque l'enfant était un premier enfant et donc qu'il n'aura probablement ni frère, ni soeur. Quelle incidence sur son évolution? Rien vu sur le net à ce sujet. Un enfant autiste voit-il ses symptômes s'atténuer, sa socialisation est-elle favorisée par l'accompagnement d'un ou plusieurs frère(s)et soeur(s) ? Rien vu, rien lu !<br /> <br /> <br /> <br /> Bon l'étude a l'air de se réjouir de constater que "mathématiquement" les TSA diminueront d'eux-mêmes (curieux comme raisonnement tout de même et qui prouve bien que le TSA pose vraiment problèmes à tous points de vue, dérange même). <br /> <br /> <br /> <br /> Et que dire des frères et soeurs d'enfants porteurs de TSA qui se posent eux-aussi beaucoup de questions sur la prévalence à mettre au monde un enfant atteint à son tour ?<br /> <br /> <br /> <br /> Beaucoup d'études en perspective pour les années à venir.<br /> <br /> Parce que je ne suis pas certaine, que le syndrome disparaisse de sitôt de la planète. On est obligé de penser que ce raisonnement (un peu court) donne des arguments pour ne rien faire de plus au niveau des prises en charges et de la Recherche et des moyens financiers, de la lutte contre l'exclusion. Puisque à priori, la Nature se chargera bien toute seule en éradiquent le mal.<br /> <br /> <br /> <br /> Bonne journée. Valérie
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