FAMILLE. Les chercheurs se sont intéressés aux gènes de la famille SHANK (SHANK1, SHANK2 et SHANK3), impliqués dans la formation des synapses, ces points de contact et de communication entre les neurones. On savait que ces gènes étaient responsables de l'autisme, mais on connaissait mal leur fréquence de mutations.
Grâce à une analyse moléculaire réalisée sur plus de mille patients autistes et leur famille, l'équipe française dirigée par Thomas Bourgeron, de l'université Paris Diderot, a remarqué que les patients dont le gène SHANK3 est muté ont un quotient intellectuel (QI) plus faible que le sous-groupe SHANK2, qui lui-même a un QI plus faible que le sous-groupe SHANK1. De plus, d’autres signes cliniques, comme le retard ou l'absence de langage, peuvent être associés à cette mutation de SHRANK3 et certains enfants régresseront même dans leur développement.
HÉRÉDITÉ. Les chercheurs ont également constaté, en établissant les arbres généalogiques des familles et de leur génome, que les mutations les plus sévères des gènes SHANK n’étaient pas héritées, mais étaient apparues chez des patients dont les parents n’en étaient pas porteurs.
Les chercheurs estiment que ces résultats permettront d'établir des diagnostics plus fins et de mieux cibler les futurs traitements.
TROUBLE. L’autisme est un trouble du développement neurologique qui apparaît avant l’âge de trois ans. Il se caractérise par un handicap dans la communication sociale, ainsi que par des intérêts restreints et répétitifs invalidants. Ce syndrome touche environ une personne sur cent et les manifestations cliniques sont très différentes d’un patient à l’autre.
