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"Au bonheur d'Elise"
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9 février 2015

Robert Latimer se réjouit de la décision de la Cour suprême de décriminaliser l'aide médicale à mourir

Publication: 08/02/2015 20:13 EST Mis à jour: 08/02/2015 21:26 EST

SASKATOON - Robert Latimer, ce père de la Saskatchewan condamné à la prison pour avoir mis fin à la vie de sa fille gravement handicapée, est heureux de la décision historique rendue par la Cour suprême du Canada, qui a invalidé l'interdiction de l'aide médicale à mourir.

Robert Latimer a été condamné en 1997 pour le meurtre, quatre ans plus tôt, de sa fille de 12 ans, et a provoqué un débat national sur l'euthanasie et les droits des handicapés.

À la radio de CKOM de Saskatoon, dimanche, il a affirmé que la décision l'avait surpris, mais qu'elle donnerait espoir à ceux qui souffrent.

Vendredi, la Cour suprême a invalidé les articles du Code criminel portant sur l'aide médicale à mourir, déclarant qu'ils violaient la Charte canadienne des droits et libertés.

La plus haute cour du Canada a donné au Parlement un an pour élaborer une nouvelle loi qui reconnaîtra le droit des adultes souffrants et en fin de vie d'avoir recours à une aide médicale pour mourir.

M. Latimer, qui a été libéré sous conditions en 2010, avait été condamné à la prison à vie pour meurtre non prémédité. Sa fille Tracy souffrait de paralysie cérébrale grave. Il l'a mise dans la boîte de sa camionnette et a dirigé le tuyau d'échappement à l'intérieur. Il a toujours dit qu'il voulait mettre fin aux atroces souffrances chroniques de sa fille.

Il croit que la décision de la Cour suprême reconnaît qu'il existe un besoin de mettre fin à la souffrance des gens.

«On a besoin de quelque chose qui n'oblige pas à être continuellement en vie à cause de quelque principe moral provenant de la religion ou quelque chose comme ça», a-t-il affirmé.

La Coalition pour la prévention de l'euthanasie s'est dite déçue de la décision de la cour, affirmant dans un communiqué de presse qu'il était naïf de croire que personne n'abusera du suicide assisté. Elle craint que l'aide médicale à mourir ne diminue le soutien — financier ou autre — accordé aux ressources pour les malades ou les handicapés.

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