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"Au bonheur d'Elise"
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29 décembre 2015

Les parents d'enfants autistes et handicapés en colère à Hyères

article publié dans Var-matin

par Fred Dumas

il y a 2 heures

Au Point d’accès au droit d’Hyères, les membres de l’association six-fournaise Autisme Paca ont fait part de leur inquiétude pour la future prise en charge de leurs enfants


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Guy Michalak, défenseur des droits (à gauche) a reçu les parents d’enfants autistes et handicapés, en colère contre la réforme sur la santé qui devrait être appliquée en 2017. Ils se mobilisent pour y faire barrage.
Photo F.D.

Qu’importe la période plutôt creuse des fêtes. Il fallait agir vite et profiter des derniers jours de l’année pour alerter les autorités. C’est fait. 

Lundi matin, des représentants de l’association Autisme Paca et des bénévoles ont rencontré Guy Michalak, défenseur des droits à Toulon. 

Au Point d’accès au droit, cet homme de dialogue et de concertation a écouté, noté et a promis de relayer le cri d’alarme des centaines de parents d’enfants autistes, actuellement inquiets.

«Nous avons rassemblé 1.700 signatures sur la base d’un texte exprimant nos craintes concernant l’accueil et la prise en charge des enfants handicapés dans le Var et en Paca. Les signatures sont arrivées de toute la région, aussi bien de parents concernés que de mamans d’enfants non handicapés, de particuliers sensibles à notre action comme de professionnels de santé, enseignants...», explique Géraldine Galvez, porte-parole.

«On ajoute de la difficulté aux difficultés»

Basée à Six-Fours, l’association Autisme en PACA compte une centaine d’adhérents et est présidée par Jean-Marc Bonnifay. 

«La réforme de Santé de Marisol Touraine, la ministre, propose des solutions qui lui paraissent “arrangeantes” mais qui, en réalité, vont encore considérablement compliquer la situation des handicapés et de leurs familles. C’est une orientation géographique par défaut vers des centres de soins qui est avancée. Une première proposition sera faite aux parents puis une seconde. Si cela ne correspond pas à leurs attentes, les parents se retrouveront démunis. Or, il faut savoir que la lenteur administrative est telle aujourd’hui qu’il faut des mois pour qu’un cas soit traité. Dans notre région, comme ailleurs, le manque de structures est chronique. Là, on ajoute de la difficulté aux difficultés», regrette Géraldine Galvez.

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