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"Au bonheur d'Elise"
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23 octobre 2016

Fin élémentaire : 3 élèves handicapés sur 4 hors de l'école

article publié sur Handicap.fr

Résumé : La quasi-totalité des élèves en situation de handicap fréquentent l'école maternelle et une majorité d'entre eux entrent en CP à 6 ans mais ils sont moins d'un quart à accéder en CM2 4 ans plus tard, orientés vers le milieu spécialisé.

Par , le 21-10-2016

Dans une étude publiée le 21 octobre 2016 (en lien ci-dessous) pour la première fois sur ce thème, l'agence chargée des statistiques au ministère de l'Education nationale (Depp) analyse les parcours scolaires à l'école primaire d'élèves en situation de handicap, en suivant ces enfants, nés en 2005, depuis la maternelle jusqu'en CM2.

Orientés vers le milieu spécialisé

La quasi-totalité des enfants en situation de handicap ont fréquenté l'école maternelle mais un sur dix n'était pas encore scolarisé à trois ans et deux sur cent à quatre ans. À six ans, six élèves sur dix sont en CP, un sur quatre est encore en maternelle, sept sur cent sont en CLIS et sept sur cent en établissement médico-social, soit 85% encore en classe ordinaire. A dix ans, un tiers des enfants en situation de handicap entrés « à l'heure » au CP atteint le CM2 « à l'heure », environ un quart atteint le CM1 avec un an de retard. Si plus de huit sur dix de ces enfants étaient en classe ordinaire à six ans, moins d'un sur deux s'y trouve encore à dix ans, les autres ayant intégré une structure spécialisée, principalement des Clis (classe pour l'inclusion scolaire), mais aussi des établissements médico-sociaux (EMS).

Ça dépend des troubles

Les auteurs de l'étude soulignent l'influence de la nature du trouble dans le parcours scolaire de l'élève en situation de handicap. À 6 ans comme à 10 ans, les élèves présentant un trouble visuel, moteur ou viscéral (cardiaque, respiratoire ou cancéreux) sont les plus nombreux à intégrer des classes ordinaires. À l'inverse, les enfants atteints de troubles psychiques, intellectuels ou cognitifs sont plus souvent orientés vers des structures spécialisées. Enfin, l'étude révèle l'impact de l'origine sociale de l'élève en situation de handicap dans son parcours scolaire. Cet impact s'amplifie avec les années. Ainsi, 61% des élèves handicapés de 6 ans d'origine très défavorisée sont scolarisés en classe de CP, contre 65% lorsqu'ils sont issus de milieux très favorisés (écart de 4 points). À 10 ans, 15% des élèves handicapés issus de milieux très défavorisés sont scolarisés en CM2, contre 39% de ceux d'origine favorisée (écart de 24 points).

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Sur Handicap.fr

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Commentaires
J
Très clairement, je pense que le diagnostic précoce et des mesures d'accompagnement adaptées dès le plus jeunes âge peuvent faire progresser notablement un large partie des enfants autistes.<br /> <br /> <br /> <br /> Une partie non négligeable des autistes pourront sans doute trouver une place meilleure dans la société. Je ne parle pas que des Aspergers.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour le reste j'ai accompagné ma fille 31 ans à ce jour. Elle est en "Maison d'Accueil Spécialisée Autisme" ... Le parcours classique je le connais un peu : hôpital de jour (psychiatrique comme on ne l'écrit pas) pendant 10 ans & institution inadaptée pendant 10 autres années pour faire court.<br /> <br /> <br /> <br /> Et bien figurer vous que son cas peut être jugé comme sévère ... en affinant on pourra sans doute lui trouver un autisme classique associé à un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) + Déficit Intellectuel (DI) & épilepsie. Ceci pour situer. Diagnostic officiel en 2013.<br /> <br /> <br /> <br /> Je pense avec le recul qu'elle aurait été une autre personne si elle avait été bien accompagnée : diagnostic précoce, scolarisation avec AVS etc.<br /> <br /> <br /> <br /> Concernant les établissements il y aurait tellement à dire que je ne me lancerai pas : encore faut-il comme vous le dites trouver une place dan une structure capable de bien accompagner son enfant. Je ne parle pas que des besoins essentiels ... Mais bien de l'éducatif dans la mesure du possible, du comportemental et des activités tournées vers l'extérieur.
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J
Chacun son expérience effectivement. Cependant le droit impose la scolarisation et c'est heureux.<br /> <br /> Notons que, à ma connaissance, sont comptés comme scolarisés les enfants qui bénéficient d'un accompagnement spécialisés et 1 heure de scolarisation (+ si affinités).<br /> <br /> Comme on le voit le système reste souple ... et seuls sont vraiment scolarisés les enfants dont les parents font valoir leurs droits avec la plupart du temps d'extrêmes difficultés.
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G
Si scolariser systématiquement les enfants porteurs de handicap était efficace et suffisant pour répondre à leurs besoins essentiels, il y a longtemps que ce serait fait ! En tant que parent d'enfant autiste non-verbal avec un taux d'incapacité supérieur à 80%, je m'inscris totalement en faux avec cette idée (idéologie ?). L'expérience m'a au contraire démontré que ce n'est qu'à partir du moment où mon fils a pu bénéficier d'un accompagnement spécialisé en IME qu'il a enfin cessé de régresser et pu trouver des possibilités d'épanouissement. Or, est-il encore seulement possible d'envisager aujourd'hui que certains enfants ont des besoins spécifiques pour lesquels la scolarisation n'est pas une réponse pertinente ?
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P
Et les établissements médico-sociaux (EMS) pour certains sont loin de proposer un volet scolaire digne de ce nom et adapté aux handicaps. Pour moi les jeunes dans ce genre d'établissement ne devraient pas comptés comme scolarisés.
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