Viry-Châtillon : le garage Renault initie les autistes à la mécanique
VIRY-CHATILLON, 27 février 2018. Franck, mécanicien, encadre un groupe d’adultes autistes pour une séance d’insertion au travail en atelier.
Ils ont serré des boulons, regonflé des pneus, ajouté du liquide lave-glace et même aidé au changement d’un filtre à air. Quatre pensionnaires de la Maison Jeanne d’Arc de Vigneux-sur-Seine sont venus épauler ce mardi matin les mécaniciens de la concession Renault Come et Bardon de Viry-Châtillon. En situation de handicap mental ou souffrant d’autisme, les membres du petit groupe ont profité du partenariat mis en place pour un an entre le garage et ce foyer de vie.
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« Cet établissement nous a sollicités et nous avons immédiatement accepté, confie Gaëtan Morat, chef d’atelier. Nous accueillons chaque semaine un groupe de quatre ou cinq adultes. Cela leur permet de participer de manière active aux activités de nos ateliers. C’est enrichissant pour eux mais aussi pour nos collaborateurs, qui transmettent un savoir à ces personnes qui font preuve à chaque fois d’un grand enthousiasme. »
Autour de Franck, mécano aux petits soins, les quatre jeunes hommes n’ont pas hésité à mettre les mains dans le cambouis et à manier quelques outils. Le tout dans une bonne humeur communicative. « On les sent très intéressés par la mécanique, sourit Franck. Pour eux c’est une vraie découverte de ce qu’il se passe dans un atelier automobile. »
A quelques mètres de là, Laëtitia, leur accompagnatrice, assiste très satisfaite à la sortie de ses quatre protégés. « Pour eux, c’est très valorisant, souligne-t-elle. Il ne s’agit pas d’une formation professionnelle car ces garçons sont frappés de troubles qui ne leur permettent pas d’être indépendants et d’occuper un emploi un jour. Cette expérience leur offre au moins l’occasion de voir des gens en dehors du foyer et cela crée du lien social, apprécie la jeune femme. Ce sont des fous de voiture et de mécanique c’est pour cette raison que le foyer a sollicité des concessionnaires automobiles pour accueillir ces ateliers. Ils ont acheté eux-mêmes leurs salopettes de travail et leurs chaussures de sécurité pour pouvoir y participer. »
La réussite de la démarche pourrait encourager d’autres garages du secteur à ouvrir leur atelier afin d’accueillir davantage de ces volontaires. « Nous sommes les seuls dans notre zone à accepter ce genre de partenariat, regrette Gaëtan Morat. Pourtant, ça ne représente pas grand-chose pour un garage de consacrer une heure dans la semaine à ces personnes. »