La 9e édition du festival international du court métrage sur le handicap, Entr’2 marches, se déroule à Cannes, du 12 au 18 mai. Une quarantaine de films seront projetés dans la capitale saisonnière du cinéma. Entretien avec sa marraine, l’actrice et réalisatrice Chantal Lauby.
Faire-face.fr : Pourquoi avez-vous accepté d’être la marraine du festival Entr’2 marches ?
Chantal Lauby : Parce que j’y vois des films qui me touchent. Des films qui nous permettent de dépasser les apparences. D’aller au delà des préjugés. De mieux nous comprendre ou d’admirer le dépassement de soi.
J’apprécie aussi que ce festival de cinéma soit organisé par des personnes en situation de handicap et qu’il accorde une large place aux comédiens et réalisateurs handicapés. Entr’2 marches contribue à leur émergence.
F-f.fr : De plus en plus de films grand public abordent le sujet du handicap. Comment l’expliquez-vous ?
C.L : Je pense que cela correspond à l’évolution de la société qui accorde une place plus importante aux personnes en situation de handicap. Mais c’est aussi la vocation du cinéma d’aider les gens à mieux vivre ensemble.
Un film donne à voir ce que pensent les autres, comment ils vivent, ce qu’ils ressentent. Plus les personnes handicapées seront visibles sur l’écran, plus elles le seront dans nos vies et plus la société prendra les mesures nécessaires pour leur permettre de vivre dignement.
Je me rappelle bien évidemment du 8e jour avec Pascal Duquenne, cet acteur trisomique bouleversant, et Daniel Auteuil. Et dans les productions récentes, il y a Patients. Grand corps malade s’est inspiré de ce qu’il a vécu dans un centre de rééducation. Ou Tout le monde debout de Franck Dubosc. Et puis chaque année, Entr’2 marches propose une large sélection de très beaux courts métrages, à Cannes, durant le festival.
F-f.fr : En revanche, les personnages en situation de handicap restent très souvent interprétés par des comédiens valides…

