Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
"Au bonheur d'Elise"
Publicité
ase
12 août 2015

Enfants autistes en France : entre droits bafoués au quotidien et combats acharnés des parents

article publié dans le Huffington Post sur le blog de Sophie Janois

Sophie Janois Headshot
Publication: 12/08/2015 08h54 

JUSTICE - Nuits sans sommeil, incompréhensions de l'extérieur, préjugés, inquiétudes multiples au regard de l'avenir, tel est le quotidien des parents d'enfants autistes aujourd'hui. Cela pourrait relever d'un destin particulier, de la vie, seulement voilà, en matière d'autisme, les personnes concernées doivent en plus se débattre dans un imbroglio administratif et institutionnel qui les malmène.

Les responsables sont à la fois l'Etat (en dépit des efforts du secrétariat d'Etat au handicap), les Conseils départementaux et leurs services d'aide sociale à l'enfance, les MDPH (maisons des personnes handicapées), certains établissements sanitaires et médico-sociaux, les experts psychiatres désignés et l'Education nationale. Ils se sont ni plus ni moins enlisés dans une scandaleuse ignorance qui rend leurs interventions contre-productives au regard de ce que l'on serait en droit d'attendre d'un pays se disant protecteur de ses enfants les plus vulnérables.

Pourtant, les droits des enfants autistes existent mais ils ne sont pas respectés voire violés, ce à plusieurs niveaux

Depuis l'obtention d'un diagnostic fiable jusqu'à la mise en place d'une prise en charge adaptée, en passant par la scolarisation, le parcours des familles est celui du combattant, ce sur fond de menaces d'enfermement inadéquat en hôpital psychiatrique et de menaces de placement par l'aide sociale à l'enfance.

L'injustice a fait son lit dans le foyer de ces familles. Il s'agit d'un scandale dont je suis témoin en ma qualité d'avocat, mais que les institutions françaises, dans toutes ses strates, ont beaucoup de mal à traiter. Cela s'explique, en partie, par l'emprise de la psychanalyse, exception française, dernier bastion d'une armée tenue par des impératifs financiers, accusant les mères de tous les maux, et notamment d'être à l'origine des troubles du développement de leur enfant.

Or, en mars 2012, soit depuis plus de 3 ans déjà, la Haute autorité de Santé (HAS) a mis au banc les théories psychanalytiques. On n'aide pas un enfant autiste en le maintenant sur un divan, encore moins sa famille. On ne doit pas remettre en cause les capacités éducatives et relationnelles des mères en raison de l'autisme de leur enfant. Ces façons d'un autre âge ont été déclarées "non consensuelles" par la communauté scientifique française et internationale. L'autisme est un trouble d'origine neuro-développementale (donc physique et non pas psychique) voire environnementale (pollution etc.). Les seules thérapies scientifiquement validées sont les thérapies cognitivo-comportementales et développementales.

Hélas, sur le terrain, en dépit du travail de médecins courageux qui se battent pour les données acquises de la science, les résistances du système se font lourdes et créent toujours plus d'injustices

Première injustice, alors que le droit au diagnostic est prévu dans le code de la santé publique (article R4127-33), les familles se voient imposer au mieux un délai d'attente excessif allant de 6 mois à un an, au pire un silence total.

Une nouvelle injustice se situe au niveau de la prise en charge, qui demeure insuffisante, faute de professionnels compétents en nombre suffisant (il existe 650.000 personnes autistes en France). Sur ce point, l'Etat a été jugé responsable et a été condamné en 2011 et très récemment par le tribunal administratif de Paris. Il est reconnu que l'Etat a une obligation de résultat dans ce domaine.

Par ailleurs, les moyens financiers se réduisent comme peau de chagrin. Les MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) qui décident du montant des allocations attribuées revoient régulièrement à la baisse ces dernières, ce qui ne permet pas aux parents de rémunérer les bons professionnels, ou de façon insuffisante. Les parents s'endettent et se précarisent encore plus.

Ici, le système de sécurité sociale français ne prévoyant pas de fond complémentaire pour ces prises en charge, les enfants autistes sont poussés par les MDPH vers des établissements médico-sociaux souvent inadaptés ; c'est ce que l'on appelle "l'institutionnalisation du handicap" largement décriée par l'ONU. Pire, notre pays envoie régulièrement ses enfants vulnérables loin de leur foyer, voire dans des pays limitrophes (Belgique notamment) et financent leurs établissements...

En France, le handicap se cache, s'institutionnalise, peu de personnes s'interrogent de savoir pourquoi on n'y voit pas davantage d'écoliers handicapés par exemple, sauf peut-être nos voisins européens... Le droit à la scolarisation est pourtant un droit fondamental. La loi de 2005 dite loi "handicap" a rendu cette scolarisation difficile à mettre en œuvre en la complexifiant (voir à ce sujet les multiples condamnations de l'Etat par le Conseil de l'Europe).

La pire des injustices qui constitue un énième combat pour les familles, est le risque de placement abusif des enfants autistes. Aujourd'hui des familles peuvent se voir arracher leurs enfants aux motifs que les mères seraient à l'origine de leurs troubles voire les inventeraient. En effet, des rapports rédigés par des professionnels de l'enfance non formés, dont le contenu est parfois dénué de bon sens et frôlent le ridicule, incitent les juges à placer les enfants. Souvent et fort heureusement, un juge averti résiste et prononce un non lieu à assistance éducative et refuse de placer l'enfant. Parfois hélas, un juge moins averti peut être influencé par ces rapports emprunts de références psychanalytiques...

C'est ce qui vient de se produire dans l'affaire Rachel, du prénom de la maman que je défends

Cette affaire est devenue le symbole de cette injustice dénoncée par plus de 145 associations intervenant sur la question de l'autisme. En l'espèce, un "pédo"psychiatre s'est vu confier l'expertise des 3 enfants et même des parents. Alors que l'autisme avait été diagnostiqué pour l'un et suspecté pour les deux autres enfants, ce l'expert a balayé d'un revers de la main cette réalité. Rachel serait "beaucoup trop attachée à une représentation invalidante et alarmiste de ses enfants qui développeraient des comportements préoccupants (excitation excessive, agressivité, énurésie, troubles du sommeil et du transit alimentaire), outre les risques de prises en charge médicales abusives". Pour résumer, il est reproché à Rachel d'être convaincue, sans raison, que ses enfants sont atteints de troubles autistiques, ce qui nuirait à leur sécurité psychique, leur épanouissement personnel et leur équilibre affectif.

Cette mère aimante s'est vu arracher ses trois enfants confiés aux services de l'aide sociale à l'enfance. L'une, de 9 ans, vit aujourd'hui dans un foyer pour adolescents, les deux autres de 6 et 4 ans dans une pouponnière. Ce en violation des textes internationaux visant à protéger les fratries des séparations. Ce contre l'avis de médecins particulièrement reconnus en matière d'autisme qui ont alerté sur les terribles conséquences d'un tel acte.

Nous avons fait appel de cette décision. Mères, enfants, médecins, associations et des milliers de personnes concernées par l'autisme attendent beaucoup de la décision à venir...

Publicité
11 août 2015

Placements abusifs d'autistes : En France, on n'a plus le droit d'avoir des enfants différents ?

Elsa MAUDET 11 août 2015 à 07:23

Un enfant autiste câline un poney à Paris, le 8 novembre 2003.

Un enfant autiste câline un poney à Paris, le 8 novembre 2003. (Photo Philippe Wojazer. Reuters)

TÉMOIGNAGE Sophie a été victime d'un signalement abusif et a failli perdre la garde de son fils, que les professionnels croyaient victime de carences affectives.

Lorsqu’elle décroche le téléphone, Sophie (1) a une petite voix. En Isère, une femme qu’elle aide depuis un moment vient de remettre ses trois enfants à l’Aide sociale à l’enfance pour un placement. L’un a été diagnostiqué autiste et de forts soupçons d’autisme pèsent sur les deux autres. «Ils lui ont arraché ses enfants», lâche-t-elle. La situation lui rappelle sa propre histoire : il y a quelques années, le centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) qui suivait son fils, de 7 ans et demi aujourd’hui, repère chez lui des «carences psycho-affectives». Sophie n’est pas d’accord avec cette accusation et s’interroge : et s’il était autiste ?

Sur le même sujet

En janvier 2011, on lui reconnaît officiellement des troubles envahissants du développement. Le petit garçon est autiste. Mais «le CAMSP a lancé une information préoccupante. Il disait que j’inventais les troubles de mon fils, que je voulais qu’il soit autiste, que je le manipulais pour qu’il le soit.» Le centre lui «diagnostique» (sans analyse médicale) un Münchhausen par procuration, syndrome dont la réalité est contestée et qui consiste à provoquer de manière délibérée des problèmes de santé chez son enfant. «Des services sociaux se sont pris pour des médecins, dénonce Sophie. Ce sont des personnes qui ne sont pas formées à l’autisme, qui ont une formation archaïque. Dès qu’il y a un problème, c’est la faute de la mère.»  A cette époque, Sophie cherche aussi à comprendre ce qui cloche de son côté. On lui diagnostique finalement à elle aussi une forme d’autisme, Asperger. «Je savais que j’étais différente, mais je ne savais pas ce que j’avais. En tout cas, je savais que je n’étais pas folle.»

Deux ans après, toujours des «stigmates»

Parallèlement, les services sociaux diligentent une enquête. «L’ASE a menti en disant qu’il n’y avait pas de diagnostic d’autisme [sur son fils, ndlr]. Elle a menti sur les liens que j’avais avec le papa, or on est très amis même si on est séparés, elle disait que je changeais mon fils de prise en charge alors que je n’ai pas bougé du CAMSP, elle m’a reproché d’ouvrir mes fenêtres en plein mois de juin en disant que ça donnait des troubles ORL à mes enfants…», énumère-t-elle. Un placement est alors demandé. Lors du jugement, «je m’en suis pris plein la tête pendant trois quarts d’heure». Jusqu’à ce que son avocat – qu’elle s’est endettée pour payer – fournisse les preuves du diagnostic. «Le juge s’est calmé.» Après la mise en place d’une mesure judiciaire d’investigation éducative, la procédure débouche finalement sur un non-lieu. Son garçon peut rester auprès d’elle.

Durant toute cette période, «j’étais anéantie, j’ai eu très très peur, confie-t-elle. En France, on n’a plus le droit d’avoir des enfants différents ? On est tout de suite catalogué comme mauvaise mère ? L’autisme, ce n’est pas de notre faute. C’est déjà dur au quotidien, on n’a pas besoin de ça en plus.»

Deux ans après le non-lieu, elle conserve des «stigmates». Elle qui est au RSA a récemment reçu une facture de 500 euros. «J’ai préféré me mettre dans la merde que de demander de l’aide au conseil départemental, à laquelle j’ai droit.» La peur du moindre faux pas. «Si ma fille de 6 ans se coupe une mèche de cheveux, je panique. Je me dis oh là là, je vais me prendre un signalement. Je ne sais pas si ça passera avec le temps, la vie n’est plus pareille après.»

Au mois de septembre, son fils entrera en CE1. A l’école ordinaire, accompagné d’une auxiliaire de vie scolaire. «Il sait lire, il commence à comprendre les additions et les soustractions, il aime beaucoup l’école, il apprend à se faire des copains», savoure la maman. Elle a décidé de mettre son énergie dans l’accompagnement d’autres familles victimes de signalements abusifs. «J’en vois à la pelle, assure-t-elle. Et je ne suis qu’une maman, pas une professionnelle…» 

(1) Le prénom a été modifié.

10 août 2015

Dr Maboul Autisme : Présentation du syndrome de Münchhausen par procuration

Ajoutée le 10 août 2015

Dr Maboul Autisme : Présentation du syndrome de Münchhausen par procuration.

Présentation du syndrome de Münchhausen (Münchausen) par procuration par le docteur Robert Maboul pédopsychiatre.
Une vidéo de vulgarisation scientifique.

Le Dr Maboul, personnage de fiction créé par Marian Giacomoni, présente dans cette vidéo le syndrome de Münchhausen (Münchausen) par procuration.
Le docteur Robert Maboul est une caricature créée pour dénoncer les inepties défendues par certains "pros".
Inepties tenues par certains psys pouvant entraîner la saisine de l'aide sociale à l'enfance (services sociaux).
Ceci est dramatique, car des familles aimantes sont brisées, des enfants sont retirés à leurs parents.

L'Autisme n'est pas la faute de la mère même si (malheureusement) certains "réflexes" "accusateurs" persistent chez certains médecins.
Le syndrome de Münchhausen (ou syndrome de Meadow) est en train de devenir le nouvel outil "d'accusation" des mères. La communauté Autistique dans son ensemble s'élève contre ce "phénomène" et dénonce l'immense injustice faite aux mères.

Combien de fois faudra-t-il le dire (l'écrire) : Münchhausen ou pas, l'Autisme n'est pas la faute de la mère.

Les Autistes adultes, les associations de personnes Autistes, de parents, montrent leur union en soutien aux familles qui se voient accusées de Münchhausen par procuration.
Notre communauté, soi-disant désunie, montre son unité : L'alliance de toutes ses composantes.

Comment se défendre face à un psychiatre (pédo ou pas) qui "pose" ce type de diagnostic ?
La psychiatrie, ce n'est pas "ça".

Et pendant ce temps-là, des enfants sont réellement maltraités et "on" ne fait rien.
Combien de drames faudra-t-il encore pour prendre conscience que les signes de maltraitance et les symptômes de l'Autisme sont diamétralement opposés ?

Combien de temps ?
Combien de victimes (des 2 côtés) ?

L'Autisme n'est pas un signe de maltraitance, arrêtons de faire payer à nos enfants le prix de nos 40 ans de retards en matière d'Autisme.

9 août 2015

Placement d'enfants par le Conseil départemental de l'Isère

Communiqué de presse du département de l'Isère

tiret vert vivrefm top

 https://drive.google.com/file/d/0B8BvJkQgAnsFb3g2dnJ5eW4wT0k/view

9 août 2015

Autisme : une maman accusée de provoquer les troubles de ses enfants

Une réaction qui fait suite à une décision de placement en Isère. Une mère est accusée de provoquer les troubles de ses enfants pour toucher « les allocations handicap ».

Autisme : une maman accusée de provoquer les troubles de ses enfants PELE GWENDAL/SIPA
Publié le 09.08.2015 à 17h13

Les associations de familles de personnes autistes sont en colère. Dans un communiqué commun, 127 associations dénoncent une décision de justice « destructrice pour les enfants », en Isère. Le Conseil départemental « s’apprête à séparer et placer une fratrie de 3 enfants atteints de troubles envahissant du développement (une forme d’autisme, ndlr) ». D’après ces associations, dont Autisme France, Collectif Egalited, Sésame Autisme ou Collectif Autisme, le juge nie les diagnostics et accuse la mère de provoquer les troubles de ses enfants pour « toucher les allocations handicap » et « attirer l’attention sur elle ».

Pour les enfants, les conséquences de cette séparation pourraient être très graves. Le Dr Sandrine Sonié, médecin coordonnateur du Centre Ressources Autisme Rhône Alpes citée dans le communiqué, alertent contre le « risque de traumatisme psychique et d'une aggravation des troubles du développement dans une structure collective et non spécialisée ».

« Des dérapages » dénoncés depuis 15 ans

La famille a fait appel de cette décision et a proposé un placement familial chez les grands-parents. Mais le conseil départemental n’a pas donné suite à cette requête, indiquent les associations.

Pour celles-ci, cette situation est liée « aux dysfonctionnements de l’Aide Sociale à l’Enfance », dénoncés par Autisme France dans un rapport en juillet dernier dans lequel elle rappelait que « ces dérapages font pourtant l’objet de rapports officiels depuis 15 ans ». Magré ces derniers, les familles ne constatent aucune évolution. De l'aveu même de la secrétaire d'état chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, la France accuse un retard dans la prise en charge de l'autisme. Un retard que l'Etat paye cher. En effet, fin juillet, la justice l'a condamné à verser 240 000 euros de dommages et intérêts à 7 familles pour « défaut de prise en charge adaptée » pour leurs enfants autistes privées de scolarisation. 

LIENS SUR LE MÊME THÈME
Publicité
9 août 2015

La justice française acharnée à détruire les familles d'enfants autistes ou le bal des faux-cul

La justice française acharnée à détruire les familles d’enfants autistes ou le bal des faux-cul

Trois enfants volés à leur mère

Demain, trois enfants seront arrachés, volés à leur mère, en Isère, pour être enfermés en foyer. La cruauté du système n’ayant pas de bornes en France, c’est leur mère qui est priée d’être leur bourreau en les remettant elle-même à l’Aide Sociale à l’Enfance.

Leurs diagnostics sont en cours ou établis : mais qui veut faire l’effort en France de se documenter sur l’autisme ? 30 ans que les associations prêchent dans le désert, car, bien sûr, il ne faut pas mécontenter les psychanalystes qui continuent à faire la loi avec leurs croyances arriérées. La maman n’a commis d’autre faute que de chercher à avoir un diagnostic et un suivi corrects pour ses enfants. Mais en France, les services sociaux et le Juge des Enfants considèrent que c’est une preuve de maladie mentale que de vouloir un diagnostic et une évaluation corrects. La mère invente donc, disent les services sociaux, tous les symptômes de ses enfants, et il faut donc la séparer d’eux, pour que des travailleurs sociaux les remettent dans le droit chemin. Elle est donc accusée d’une pathologie qui n’existe dans aucune classification : le syndrome de Münchhausen par procuration. Pensez donc : des médecins l’ont alertée sur les troubles des enfants, mais non, elle les a fabriqués. En France, on est tellement préhistorique et manipulé par la dictature psychanalytique, qu’on pense encore que les symptômes d’autisme se fabriquent. Que l’Organisation Mondiale de la Santé dise le contraire depuis 1980 n’est jamais pris en compte. La psychanalyse est le nombril et la religion d’Etat de la France.

Un Conseil Départemental irresponsable

Le Conseil Départemental a violé la loi : la mère n’a jamais été écoutée, les enfants non plus, aucun projet pour les enfants n’a été construit pour les enfants, signé par les parents. Il s’acharne contre la maman depuis deux ans sans avoir mis la moindre aide en place : on dénonce, on accuse de diagnostics imaginaires, on harcèle, on agresse, on menace, on terrorise, et pour finir, on arrache les enfants pour les enfermer en foyers.

Des travailleurs sociaux incompétents, animés par leur toute-puissance arrogante, et l’image haineuse des femmes que leur formation psychanalytique leur a transmise, ont instruit un dossier à charge contre la maman, dont elle n’a jamais eu connaissance. Il est portant inscrit dans la déontologie des assistants sociaux que c’est interdit de ne pas transmettre les documents. La responsabilité du Conseil Départemental est totale.

Une justice dévoyée

Le juge a violé sa propre déontologie : aucun débat contradictoire, pièces à décharge non lues, aucun respect des mises en garde médicales du médecin coordonnateur du Centre de Ressources Autisme, alertant contre le danger d’aggravation des troubles des enfants. Il a interdit à la mère l’accès aux pièces du dossier à charge contre elle et rendu l’appel non suspensif pour obliger à l’exécution immédiate du placement. Il relaie un diagnostic psychiatrique inexistant.

Un expert judiciaire incompétent, a instruit, supposons-nous, un rapport à charge, dont la maman n’a jamais eu connaissance. Bien qu’innocente, elle n’a jamais eu droit à la présomption d’innocence et ne sait même pas de quoi on l’accuse. Bien qu’innocente, elle a dû prendre une avocate à ses frais. Nous remercions cette avocate pour son travail exemplaire et son engagement.

Un bal des faux-cul magnifique

Le Conseil Départemental dit : ce n’est pas moi, c’est le juge. Le juge dit sûrement : moi, je fais ce que me disent de faire les services sociaux, les travailleurs sociaux, en récitant leur formation obscurantiste, s’abritent derrière leur pseudo-devoir, les services de l’Etat, contactés, s’abritent derrière la décision judiciaire.

Et quand il y a une erreur judiciaire, tout le monde se défile ? Mais c’est quoi, ce pays de lâches ?

Demain, trois enfants vulnérables, seront volés à leur mère, qui n’est coupable que de vouloir les protéger. Demain la pseudo-Protection de l’Enfance, dont dix rapports dénoncent depuis 15 ans, l’incompétence, la lâcheté, les erreurs, et la toute-puissance aveugle et incontrôlée, va mettre en danger sciemment ces trois enfants pour satisfaire un système imbécile et totalement dévoyé.

Honte à vous tous, de droite comme de gauche, qui avez le pouvoir dans ce pays : il n’y a plus que des militants associatifs et une courageuse pédopsychiatre que nous remercions chaleureusement, pour avoir la dignité de défendre les victimes.

Danièle Langloys

8 août 2015

Image forte ! Clic sur l'image pour voir l'article de Libé !

justice ase

8 août 2015

Plus de 100 associations dénoncent le placement abusif d'enfants autistes

AFP 8 août 2015 à 11:18

Un mère d'enfant autiste lors d'un «happening» dans le centre de Toulouse en mars.

Une mère d'enfant autiste lors d'un «happening» dans le centre de Toulouse en mars. (Photo Pascal Pavani. AFP)

Elles prennent l'exemple d'une mère accusée, malgré les diagnostics médicaux, de provoquer les troubles de ses enfants pour «toucher les allocations handicap» et «attirer l’attention sur elle».

Une centaine d’associations dénoncent «des placements abusifs» de jeunes autistes par décision de justice, suite à une procédure de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Elles citent en exemple le cas d’une mère à qui ses trois enfants doivent être retirés.

Sur le même sujet : Décryptage => Autisme : la condamnation de l'Etat va-t-elle changer les choses ? Par Marie Piquemal et Marine Le Gohébel

Le conseil départemental de l’Isère «s’apprête à séparer et placer une fratrie de trois enfants atteints de troubles envahissants du développement (une forme d’autisme)», selon le communiqué de ces 127 associations de familles de personnes autistes, dont Autisme France, Collectif Egalited, Sésame Autisme ou Collectif Autisme. Le juge, d’après le communiqué, nie les diagnostics et la mère est accusée de provoquer les troubles de ses enfants pour «toucher les allocations handicap» et «attirer l’attention sur elle».

Pour sa part, le médecin coordonnateur du centre de ressources autisme Rhône-Alpes, le Dr Sandrine Sonié, citée dans le communiqué, met en garde contre «les risques de traumatisme psychique et d’aggravation des troubles du développement dans une structure collective et non spécialisée». Il s’agit là, s’insurgent les associations, «de l’application d’une mesure dont tout le monde sait qu’elle sera destructrice pour les enfants».

En attendant l’appel, une solution provisoire existe pourtant, souligne le communiqué : un placement familial chez les grands-parents. Mais le conseil départemental n’a pas donné suite à cette requête.

Autisme France a réalisé récemment un rapport pour dénoncer les «dysfonctionnements de l’Aide sociale à l’enfance, portant atteinte aux libertés et aux droits de l’enfant et de sa famille», des «dérapages qui ont déjà fait l’objet de plusieurs rapports officiels depuis 15 ans». D’après les associations, 67% des parents d’enfants «menacés d’un enfermement injustifié» déclarent avoir subi des pressions en raison de leur refus de voir des traitements inadaptés appliqués à leurs enfants.

8 août 2015

Une image éloquente ... un clic sur l'image pour aller plus loin

autistanic

7 août 2015

Placements abusifs d'enfants autistes : 127 associations dénoncent

tiret vert vivrefm topVoir le Communiqué

 

 

Communiqué de presse de 127 associations pour dénoncer les placements abusifs

 

Communiqué de presse de 127 associations pour dénoncer les placements abusifs

Lire le pdf

 

28 juillet 2015

Rapport d'Autisme France sur l'Aide Sociale à l'Enfance - Danièle Langloys juillet 2015

logo Autisme France

L’AIDE SOCIALE A L’ENFANCE : UNE IMPITOYABLE MACHINE A BROYER

LES FAMILLES D’ENFANTS AUTISTES

RAPPORT DE L’ASSOCIATION AUTISME FRANCE

SUR LES VIOLATIONS DES DROITS ET DYSFONCTIONNEMENTS

DE L’AIDE SOCIALE A L’ENFANCE

                    Danièle Langloys

                       Juillet 2015

tiret vert vivrefm topLire le Rapport ICI

"Ce rapport est dédié à toutes les familles courageuses, souvent monoparentales, qui ont eu le courage de briser l’omerta sur les dérives de l’ASE, à la professionnelle qui a le cran d’expliquer ce qui se passe, et aux associations et collectifs qui les défendent.

L’acharnement récent des services de l’ASE contre une famille monoparentale, à laquelle un récent jugement retire ses trois enfants, pour syndrome de Münchhausen par procuration, a suscité une intense émotion dans le champ de l’autisme, avec une interrogation : comment a-t-on pu en arriver à un pareil stade de dysfonctionnement ?

La réponse est aussi simple que terrifiante : les services sociaux des départements sont des zones de non-droit, où l’on peut s’acharner contre des victimes innocentes, dont la défense est parfois impossible, sans contrôle. Les personnels n’y ont pas vraiment de formation adaptée, le handicap n’y est pas connu, l’autisme y relève encore souvent d’une vision psychanalytique de comptoir, on peut y accuser sans preuves des mères de pathologies inventées de toutes pièces, avec la complicité de l’appareil judiciaire, et des experts qu’il nomme.

Personne ne peut dire qu’il ignore le problème : de nombreux rapports existent qui dénoncent les dérives. Qu’on ne soit même pas capable dans ce pays de savoir combien d’enfants handicapés sont dans les services des ASE est proprement scandaleux. Personne n’a rien fait. On continue à menacer et terroriser des familles, à leur retirer leurs enfants, dans l’arbitraire le plus total. Cela s’appelle une dictature.

Personne n’en a pris la mesure, sauf les familles martyrisées. Le toilettage de la loi de 2007 en cours est indigne de notre république : les députés et le cabinet de la Ministre concernée semblent ne pas s’être documentés sur les dérives de la protection de l’enfance, et ne pas avoir lu le rapport public fait dans le cadre de la modernisation de l’Action Publique. Pourquoi n’a-t-on jamais auditionné d’associations d’usagers du champ du handicap, et surtout de l’autisme.

Les très graves dérives soulignées sont une honte nationale. Elles méritent une enquête urgente et sérieuse, avec la présence des associations qui les ont rendues publiques, et un travail interministériel pour remédier de manière rapide aux dysfonctionnements notés.

Les témoignages sont anonymés pour préserver les familles. La parole n’est malheureusement pas libre en France dans ce domaine. La version rendue publique de ce document ne comporte pas les témoignages, toujours pour protéger les familles."

19 juillet 2015

Aide Sociale à l'Enfance & placements abusifs

Communiqué du Collectif Autisme sur les placements abusifs et soutien au courrier initié par EGALITED
=> https://drive.google.com/file/d/0B6OcGSk-9JqJelJnWGI0WmxGYW8/view

 

L'ignorance nuit gravement à la vie familiale des enfants autistes et de leurs parents. Le collectif autisme se mobilise :

 

"Paris le 17 juillet 2015

 

à M. Manuel Valls
Premier Ministre
Madame Christiane Taubira.
Garde des Sceaux
Madame Marisol Touraine
Ministre de la Santé
Madame Ségolène Neuville
Secrétaire d’Etat Chargée des Personnes Handicapées
Monsieur Daniel Fasquelle
Député co-président du groupe sur l’autisme
Monsieur Gwendal Rouillard
Député co-président du groupe sur l’autisme
Monsieur Jacques Toubon
Défenseur des droits

 


Mesdames, Messieurs,

Le Collectif Autisme regroupe les principales associations et fédérations françaises de familles de personnes atteintes d’autisme. Ensemble elles défendent les 600 000 familles françaises dont prés de 44% sont victimes de maltraitances *. Le Collectif Autisme se joint à l’appel du Collectif Egalited et le travail déjà engagé de longue date par de nombreuses associations sur le terrain pour faire cesser la destruction massive de familles d'enfants différents, handicapés, par l'Aide Sociale à l'Enfance. Pour information, 67% des parents d’enfants menacés d’un enfermement injustifié déclarent avoir subi des pressions en raison de leur refus de voir des traitements inadaptés appliqués à leurs enfants.

Le phénomène n’est donc pas nouveau. Il est documenté d’abord par le travail d’associations militantes sur le sujet par exemple Violette-Justice (Rapport_Violette), mais aussi par l’IGAS qui a nommé un chargé de mission sur le sujet (Rapport_IGAS) et qui admet qu'en France, la moitié des placements d’enfants « pourraient être évités » (68000_Drames_familiaux), mais que des progrès en la matière demanderont ... 25 ans ... L’action dans l’immobilisme.
Car en France 136 000 enfants sont placés par an, en Italie, de population équivalente, 30 000 seulement (Sources : ONED chiffres de 2011 et SOS Village d’enfants). Pourtant, on enregistre typiquement deux fois moins de décès d’enfants par maltraitance en Italie qu’en France (Décès enfants_Italie, Décès_enfants_France).

Vendredi dernier, encore, une mère de trois enfants a reçu une décision de placement, suite à une procédure de l’ASE.
L’ASE et le pédopsychiatre nommé par la justice reprochent à cette mère de mener une démarche diagnostique pour comprendre les difficultés de ses enfants, qu’elle pense être porteurs d’une forme de Trouble du Spectre Autistique. L’intuition de la mère se trouve confirmée par des diagnostics préliminaires, en cours d’approfondissement, établis par un pédopsychiatre en libéral.
Le pédopsychiatre référent du tribunal, lui, affirme que les troubles des enfants seraient induits par la mère, un cas de
« Münchhausen par procuration » selon lui. A propos de l'utilisation de ce diagnostic dans une affaire similaire, la justice anglaise évoque : « l'une des aberrations judiciaires probablement les plus graves de l'histoire » (Aberration_Judiciaire), est largement remis en cause par la communauté internationale.

Il est pourtant encore très souvent posé en France sur des familles avec autisme, par des pédopsychiatres de formation psychanalytique (ne faisant pas partie des prises en charge recommandées par la HAS en 2012). En effet, le dogme des psychanalystes reste encore aujourd’hui, que l’autisme serait causé par une mauvaise relation mère-enfant, ceci malgré les résultats de la science dûment validés par la HAS et l’ANESM. Le rapport de l’IGAS note ainsi : « A l’évidence, l’efficacité de la politique française de santé mentale est ici posée ».

La décision « de justice » retire à la mère ses trois enfants, et les place, on ne sait pas où, probablement séparément. La mère ne disposera que d’un droit de visite de 1 heure par quinzaine, supervisé, les grands-parents maternels, n’auront aucun droit de visite.

 

Le tribunal, à la demande de l’ASE, impose un arrêt de tous les traitements en cours, pourtant prescrits par un médecin, et l’arrêt du soutien scolaire par AVS des enfants, pourtant notifié par la MDPH.
On imagine sans peine les conséquences sur la santé des enfants et sur celle de la mère.

Aussi, la procédure de diagnostic en cours des enfants sera arrêtée. Les mesures d’éducation adaptées jugées indispensables par la MDPH, suspendues.

Il est inacceptable que des familles soient broyées par ce système, qui s'attaque de préférence aux plus faibles, mères isolées, familles étrangères, socialement défavorisées,…..
Il est tout aussi inacceptable qu'on prive d'accès au diagnostic des familles, qu'on utilise des diagnostics erronés pour les détruire, sans voie de recours.

Il est temps de rappeler que les enfants ont Droit à un diagnostic, Droit à une éducation adaptée, Droit à une vie en famille, que les familles devraient avoir un Droit d'accès aux documents opposés à leur encontre et un Droit à avoir des débats contradictoires sur les dossiers les concernant.

Il est temps que ces excès, graves, cessent. Nous avons trop de cas de signalements infondés. Laisser perdurer une telle situation est inadmissible. De plus, agir vigoureusement serait un début de réponse aux rudes injonctions (§9 et §12) du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, daté du 22 Juin dernier: Injonctions_ONU.

Aussi nous vous demandons de mener une action vigoureuse auprès de vos juges pour enfants et de vos équipes ASE pour :
- Que les décisions de placement soient prises sur la base de faits concrets et bien établis, et non sur la parole de praticiens dogmatiques et notoirement discrédités par la science.
- Qu'avant jugement, les personnes porteuses de troubles mentaux aient le droit de disposer d’un diagnostic clair et conforme à la CIM 10 et de l’éducation adaptée correspondante, en famille.
- Que la procédure de jugement contradictoire s’applique aussi lors de ces jugements.
- Qu’une politique de formation des personnels de l’ASE, comme des personnels de justice, aux connaissances actualisées des handicaps, notamment de l’autisme, soit mise en œuvre rapidement.

Nous vous remercions pour votre aide. Nous serons à votre disposition pour échanger sur ces faits, dès que vous le proposerez.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs les Ministres, Messieurs les députés, Monsieur le Défenseur des Droits nos plus respectueuses salutations.


Le Président du Collectif Autisme
Florent Chapel

Copies :
christophe.pierrel@elysee.fr
premier-ministre@cab.pm.gouv.fr
Alain.christnacht@justice.gouv.fr
Muriel.eglin@justice.gouv.fr
cab-ass-sp@sante.gouv.fr
cab-phe-dc@sante.gouv.fr
Anne.devreese@sante.gouv.fr
Genevieve.avenard@defenseurdesdroits.fr
Patrick.gohet@defenseurdesdroits.fr

* sources : étude du collectif autisme auprès de 500 familles en 2014
Collectif autisme - 138 avenue Victor Hugo Clamart 92140
f.chapel@ljcom.net 06 80 02 76 82"

 

16 juillet 2015

J'accuse !

J'accuse de Danièle Langloys

16 juillet 2015

Nous sommes RACHEL !

nous sommes RACHEL

15 juillet 2015

Handicap et acharnement de l'Aide Sociale à l'Enfance : lettre ouverte aux ministères

Lettre ouverte aux ministères de la Santé et de la Justice

Nous vous contactons pour vous demander de nous aider à faire cesser la destruction massive de familles d’enfants différents, handicapés, par l’Aide Sociale à l’Enfance.
En France 136 000 enfants sont placés, en Italie, de population équivalente, 30 000 seulement (Sources : ONED chiffres de 2011 et SOS Village d’enfants).
Vendredi dernier, encore, une mère de trois enfants vient de recevoir une décision de placement, suite à une procédure de l’ASE dans l’Isère.
L’ASE et la pédopsychiatre nommée par la justice reprochent à cette mère de mener une démarche diagnostique pour comprendre les difficultés de ses enfants, qu’elle pense être porteurs d’une forme de Trouble du Spectre Autistique.

L’intuition de la mère se trouve confirmée par des diagnostics préliminaires, en cours d’approfondissement, établis par un pédopsychiatre en libéral.
Le pédopsychiatre référent du tribunal, lui, affirme que les troubles des enfants seraient induits par la mère, un cas de « Münchhausen par procuration » selon lui. Ce diagnostic, bien que largement remis en question par la communauté scientifique mondiale, est encore très souvent posé en France sur des familles avec autisme, par des pédopsychiatres de déformation psychanalytique. En effet le dogme des psychanalystes reste encore aujourd’hui, que l’autisme serait causé par une mauvaise relation mère-enfants, malgré les résultats de la science dûment validés par la Haute Autorité de Santé et l’ANESM.
La décision « de justice » retire à la mère ses trois enfants, et les place, on ne sait pas où, probablement séparément. La mère ne disposera que d’un droit de visite de 1 heure par quinzaine, supervisé.
Le tribunal, à la demande de l’ASE impose un arrêt de tous les traitements en cours, pourtant prescrits par médecin, et l’arrêt du soutien scolaire par Auxiliaire de Vie Scolaire des enfants, pourtant notifié par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées).
On imagine sans peine les conséquences sur la santé des enfants et sur celle de la mère.

Il est inacceptable que des familles, soient broyées par ce système, qui s’attaque de préférence aux plus faibles, mères isolées, familles étrangères, socialement défavorisée…
Il est tout aussi inacceptable qu’on prive d’accès au diagnostic des familles, qu’on utilise des diagnostics erronés pour les détruire, sans voie de recours.

Il est temps de rappeler que les enfants ont Droit à un diagnostic, Droit à une éducation adaptée, Droit à une vie en famille, que les familles devraient avoir un Droit d’accès aux documents opposés à leur encontre et un Droit à avoir des débats contradictoires sur les dossiers les concernant.

Le collectif EGALITED et Autisme France

Avec le soutien des associations Envol Isère Autisme, Autisme 66 Esperanza, Je ted, Autisme Bassin Lémanique, Planète Autisme, Ninoo, Satedi, Autistes & CO, Alliance Autiste, Handi’Gnez-Vous, APIPA Asperger, Sur les pas de Roman et Simon, Bulle d’Espoir, Un Geste pour des Mots, Autisme PACA.

 

1 juillet 2015

Aide Sociale à l'Enfance : la machine à broyer les mamans d'enfants autistes

Loin de moi l’idée de nier que certains enfants puissent avoir besoin d’être protégés de parents malfaisants. Cependant, depuis déjà plusieurs années, paraissent des articles, rapports (y compris de l’IGAS) et documents pour mettre en évidence les dysfonctionnements de l’Aide Sociale à l’Enfance, énorme business de 8 milliards d’euros : signalements abusifs, enfants enlevés à leurs familles, méconnaissance du handicap, familles détruites, enfants traumatisés…

Le Conseil de l’Europe a aussi fait un rapport. Un psychiatre vient même récemment de dénoncer une « machine à placer ». Le Défenseur des Droits s’est ému il y a peu de l’absence de projet pour l’enfant, pourtant réglementaire, dans toutes ces procédures. J’ai pour ma part dénoncé ces violences faites aux enfants et aux familles au Défenseur des Droits et dans un rapport alternatif au Comité ONU des Droits de l’Enfant. Rien n’y fait : la machine à broyer continue impitoyablement à saccager des familles.

Dans le cadre de l’autisme, c’est carrément une honte nationale, et encore l’expression est-elle faible. Les victimes sont essentiellement des femmes seules avec un ou plusieurs enfants autistes.

Jugez-en : en France, voilà ce qu’on peut observer en violation toujours impunie des droits des personnes :

- Une famille et le plus souvent une mère seule est dénoncée, et une information préoccupante  est enclenchée contre elle et envoyée au service départemental de l’Aide à l’Enfance : premier stade de l’engrenage infernal. Les PMI, CAMSP, CMP, Hôpitaux De Jour, le font, mais ce peut être aussi un enseignant, l’Education Nationale, un auxiliaire de vie scolaire, ou votre voisin. Les difficultés de comportement de certains enfants autistes, bien connues des parents, sont analysées par ceux qui ne se sont jamais donné la peine de s’informer, même a minima, sur les troubles du spectre de l’autisme, comme des carences éducatives. Ces services sont en général tous noyautés par une idéologie psychanalytique : les troubles de l’enfant viennent forcément de la mère, trop fusionnelle ou trop froide, selon l’humeur des professionnels, et si la mère souhaite obtenir un diagnostic de trouble neuro-développemental, c’est forcément qu’elle nie sa culpabilité : elle doit donc être dénoncée et sanctionnée. C’est à plus forte raison le cas, si, constatant que son enfant régresse dans les CAMSP ou hôpitaux de jour, elle souhaite en partir pour chercher en libéral des interventions efficaces et conformes aux recommandations de la Haute Autorité de Santé. En France, la psychanalyse est une dictature toute-puissante et impitoyable qui n’hésite pas à faire sanctionner ceux qui n’en veulent pas.

Cette information préoccupante vaut à la famille une intrusion dans sa vie privée, et l’assistante sociale a le droit de s’inviter partout, y compris à l’école, de faire des remarques, de porter des jugements. La famille ne connaîtra jamais les critères de jugement. L’assistante sociale fera un rapport dont la plupart du temps la famille n’aura jamais connaissance, sauf si elle prend un avocat, à ses frais, bien entendu. Il importe de rappeler que les travailleurs sociaux n’ont aucune formation au handicap, et que leur formation initiale est directement issue du catéchisme freudo-lacanien en vigueur dans quasiment toutes les formations initiales de ceux qui ont la prétention de s’occuper de nos enfants.

Vous croyez être dans une dictature totalitaire, mais non : c’est en France.

- Avec un peu de chance, le dossier sera classé sans suite, ce qui n’empêchera pas les mêmes qui ont déjà dénoncé de recommencer à dénoncer : des familles ont eu ainsi plusieurs informations préoccupantes à la suite.

Vous croyez être dans une dictature totalitaire, mais non : c’est en France.

- Malheureusement, les informations préoccupantes ont une suite le plus souvent : le signalement, et les familles entrent dans une procédure judiciaire où les dangers sont majeurs. Les mères seules sont les plus visées, et certaines sont elles-mêmes autistes. Elles se font imposer des expertises psychiatriques, dont bien sûr elles n’ont pas le droit de connaître le contenu, des enquêtes multiples, toujours à charge, qui sélectionnent ce qui va servir la thèse retenue a priori : la maladie de la mère qui veut à tout prix que ses enfants soient dans le champ du handicap. La formation des travailleurs sociaux est totalement noyautée par la psychanalyse et ils apprennent tous à raisonner en termes de culpabilité de la mère à la première difficulté de l’enfant. C’est ainsi que se développe en France, et seulement dans ce pays, une épidémie unique au monde de Syndrome de Münchhausen par procuration, dont sont accusées principalement des femmes seules : la littérature scientifique internationale n’a recensé que 277 cas dans le monde de personnes qui créent des troubles somatiques chez leurs enfants en les intoxiquant par exemple. En aucun cas il ne s’agit de troubles neuro-développementaux comme l’autisme, pour lesquels d’ailleurs la HAS explique clairement que les caractéristiques psychologiques des familles ne sont pas en cause dans leur survenue.

L’aboutissement de ces investigations lancées par la justice est le plus souvent dramatique : familles et mères montrées du doigt, calomnies qui tournent en boucle, engrenage monstrueux où tout ce que peut dire une personne se retourne systématiquement contre elle, enfants traumatisés, vie permanente sous la menace du placement des enfants. Les familles ou les mères ont six mois pour trouver un expert de l’autisme qui posera un diagnostic accepté par l’ASE, et les Centres de Ressources Autisme ont des délais d’attente de 2 ans en moyenne. La course contre la montre est donc perdue d’avance. Le pire est à venir : si la justice suit le rapport de l’assistante sociale et de l’expert psychiatre qui s’acharnent à accuser la mère de Syndrome de Münchhausen par procuration, et demande le placement des enfants, la mère seule, tenue d’amener ses enfants au tribunal, peut se les voir retirer à l’audience. De courageux avocats essaient d’éviter le pire aux familles : les victimes innocentes doivent donc payer pour faire valoir leur innocence.

Vous croyez être dans une dictature totalitaire, mais non : c’est en France.

Les familles concernées par l’autisme sont les Sans-Droits de notre République, dans l’indifférence la plus totale. France, tu me fais honte.

Danièle Langloys

Autisme France

23 octobre 2013

Tous en Bleu pour l'Autisme est sur facebook et c'est une page à connaître !

Mesdames et messieurs, je lis tous les jours des tonnes de plaintes et de témoignages sur la lutte quotidienne des parents pour recevoir un diagnostic, bénéficier d'une prise en charge adaptée, voire d'une prise en charge tout court, des bâtons incessants que les institutions et les administrations vous mettent dans les roues, que ce soit en aide humaine ou financière, des professionnels du médico-social et du scolaire qui mettent tout en œuvre pour ne pas avoir à "supporter" vos enfants différents, des MDPH qui ne prennent pas en compte vos demandes, des abus de signalements auprès de l'ASE dès lors que vous tentez de faire valoir vos droits de parents, les droits de votre ou vos enfants...

STOP....!!!

Il est temps de réagir vraiment,d'informer au maximum tous ces gens qui ne connaissent pas vos turpitudes ou qui croient les connaitre...

Je vous invite à témoigner de votre parcours, publiquement ou anonymement sur un ou deux des liens ci-dessous...

http://www.autisme-france.fr/577_p_35584/chronique-du-scandale-ordinaire.html

http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/autisme-temoignez_sh_28824#.UmeNAueAkxo.facebook
Photo : Mesdames et messieurs,je lis tous les jours des tonnes de plaintes et de témoignages sur la lutte quotidienne des parents pour recevoir un diagnostic,bénéficier d'une prise en charge adaptée,voire d'une prise en charge tout court,des batons incessants que les institutions et les administrations vous mettent dans les roues,que ce soit en aide humaine ou financière,des professionnels du médico-social et du scolaire qui mettent tout en oeuvre pour ne pas avoir à "supporter" vos enfants différents,des MDPH qui ne prennent pas en compte vos demandes,des abus de signalements auprès de l'ASE dès lors que vous tentez de faire valoir vos droits de parents,les droits de votre ou vos enfants...

STOP....!!!

Il est temps de réagir vraiment,d'informer au maximum tous ces gens qui ne connaissent pas vos turpitudes ou qui croient les connaitre...

Je vous invite à témoigner de votre parcours,publiquement ou anonymement sur un ou deux des liens ci-dessous...

http://www.autisme-france.fr/577_p_35584/chronique-du-scandale-ordinaire.html

http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/autisme-temoignez_sh_28824#.UmeNAueAkxo.facebook
5 juin 2013

Autisme et aide sociale à l'enfance : quand les parents sont mis en accusation

Un acronyme que les parents d'enfants autistes vont devoir connaître, apprendre et comprendre est l'ASE. Au milieu des administrations et services publics sensés aider les familles, l'Aide Sociale à l'Enfance, bien que ne faisant pas directement partie du champ du handicap, s'invite parfois, et malheureusement dans un certain nombre de cas au détriment des familles, d'après les témoignages que EgaliTED a pu obtenir.

(Nous remercions Luc Sebert pour son illustration fournie gracieusement pour cet article.)

Avertissement : nous reconnaissons la difficulté du travail de ces services quand il s'agit de trancher entre l'intérêt de l'enfant et la crainte de se tromper, et nous ne pouvons nier qu'il peut y avoir aussi de la maltraitance envers des enfants différents au sein des familles. Cet article est cependant rédigé sur la base de plusieurs témoignages communiqués par des familles d'enfants autistes, ayant subi des « enquêtes sociales ». Pour certaines de ces familles, l'épreuve s'est terminée favorablement, après tout de même un passage au tribunal. Pour d'autres, l'épreuve est encore en cours. Nous ne pouvons donc évidemment citer aucune affaire précise dans le but de protéger ces familles.

 

Le rôle de l’Aide Sociale à l’Enfance

On peut légitimement s'interroger sur la pertinence et le but d'une intervention de l'ASE dans le parcours blessant et douloureux des parents d'enfants handicapés. En effet, la situation particulièrement difficile en France du handicap, de son traitement et de sa reconnaissance, engendre des drames à tous les niveaux, notamment la pauvreté au vu du coût nécessaires de ces prises en charge, pour beaucoup non remboursées. De fait, il serait légitime d'attendre de cellules telles que l'ASE une aide humaine, efficace, cohérente et concrète à ces familles dans le but de leur permettre d'obtenir rapidement un diagnostic ainsi qu'une prise en charge pour leurs enfant, le tout conforme aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), ceci afin de faire respecter les droits de leurs enfants.

En effet, le cadre d'intervention de l'Aide Sociale à l'enfance est défini par l’article L.221-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles :

« […]1° Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique tant aux mineurs et à leur famille ou à tout détenteur de l'autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, [...]

2° Organiser, dans les lieux où se manifestent des risques d'inadaptation sociale, des actions collectives visant à prévenir la marginalisation et à faciliter l'insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles, notamment celles visées au 2° de l'article L. 121-2 ;

3° Mener en urgence des actions de protection en faveur des mineurs mentionnés au 1° du présent article ;

4° Pourvoir à l'ensemble des besoins des mineurs confiés au service et veiller à leur orientation, en collaboration avec leur famille ou leur représentant légal ;[…] »

Les parents accusés

Or, trop souvent, au lieu d’être aidés les parents se retrouvent mis en accusation, se sentent maltraités et subissent le rouleau compresseur du système. En lieu et place d'apporter aide et soutien aux familles, il arrive en effet que l'ASE dévie de sa mission initiale et alourdisse le fardeau de la famille par l'apport de problèmes supplémentaires graves.

Si l'on peut comprendre le souci premier pour l'ASE de protéger les enfants, il est difficile d'accepter de telles accusations envers des familles qui subissent alors une double peine : en difficulté pour obtenir un diagnostic, des prises en charge cohérentes et efficaces, elles se voient dénigrés pour des raisons souvent incohérentes. Ainsi, des travailleurs sociaux formés à d’obsolètes théories psychanalytiques n'hésitent pas à estimer que la famille (la mère le plus souvent) est toxique pour l'enfant.

Le schéma le plus courant est celui-ci : en amont, des pédopsychiatres (de CAMSP ou de CMP le plus souvent) ou des enseignants saisissent l'ASE pour une « situation préoccupante ». C'est donc eux qui suggèrent aux travailleurs sociaux ce qu’ils estiment être un risque de maltraitance. Ces derniers, de peur d'être rendus responsables de non assistance, s'empressent de suivre à la lettre les informations transmises par des personnes autorisées. Ils ne font alors que poursuivre l'action initiée par d'autres en faisant le signalement au juge, sans prendre le temps (et le risque) d’examiner la situation de façon impartiale et dépassionnée.

Il faut savoir que l'autisme est un handicap neurologique qui entraine des troubles du comportement, des troubles des interactions sociales, souvent des troubles du sommeil et de l'alimentation, ainsi qu'un retard dans le développement psychomoteur et de la communication, du langage. Certains personnels assimilent les symptômes de ce handicap à des preuves de maltraitances et veulent "sauver l'enfant' en dépit de tout bon sens et des préconisations de la Haute Autorité de Santé. En effet, certains des symptômes de l’autisme, pris séparément, peuvent être interprétés comme symptomatiques d'une éventuelle maltraitance. Et ce notamment lorsque les professionnels qui étudient le cas de la famille ne sont pas formés à reconnaître l'autisme, ce qui est malheureusement le cas d'une grande partie des professionnels de la petite enfance).

Malheureusement, dans nombre de cas, les suspicions d'autisme évoqués par les parents(qui s'informent et se forment à leurs frais) sont balayées telles des absurdités par les travailleurs sociaux ou personnels de PMI, qui de par leur formation ont encore une conception étriquée et périmée de l’autisme. Il est pourtant simple de mettre en œuvre un test validé comme le M-CHAT qui évalue finement le risque d'autisme chez un enfant.

Pire, des diagnostics clairement établis par des centresde diagnostic de référence comme les CRA sont parfois délibérément ignorés, ou laissés à l'écart du dossier social de la famille. S’agit-il encore d’ignorance, ou alors de refus de reconnaitre qu’on s’est trompé, que la famille pourrait avoir raison ? S’agit-il de reliquats des guerres de chapelles franco-françaises autour de l’autisme, qui conduisent certains à refuser d’admettre la réalité de diagnostics qui ne correspondent pas à la formation qu’ils ont reçue et à leurs conceptions personnelles ?

Certains parents, tentant de faire entendre leur voix, mais aussi la voix des professionnels de l'autisme qu’ils consultent, se voient accusés de « syndrome de Münchausen par procuration ». Ce syndrome existe mais il est extrêmement rare – beaucoup plus rare que l'autisme, qui touche un enfant sur 100. On voit là combien le déficit des connaissances des professionnels de la petite enfance est préoccupant, mais aussi que bon nombre d'entre eux en restent à l'explication « psychologique » de l'autisme, croyant à tort qu’il serait lié à une mauvaise relation mère-enfant. D'où pour eux la nécessité d'enlever l'enfant "en danger" de sa famille, de son cocon..., pour le placer dans une famille d'accueil qui n'aura pas plus de connaissance de ce handicap que les professionnels de l'ASE.

Le cauchemar

Ces accusations dramatiques et d'une gravité extrême, énoncées par un simple travailleur social, auront alors pour résultat d'entraîner toute la famille dans un cauchemar humain, pouvant aller jusqu'à la séparation par placement de l'enfant. Un drame supplémentaire pour l'enfant autiste, lorsqu'on sait la nécessité de stabilité pour son équilibre psychologique et émotionnel. Un résultat fréquent étant la prescription de neuroleptiques afin de le calmer…

Pire, l'enfant porteur d'autisme n'est pas toujours la seule victime. En effet, comble de l'ubuesque d'une telle situation, l'ASE peut estimer que le parent "dangereux" pour l'enfant autiste va l'être également pour les autres. La famille peut alors se retrouver complètement détruite, sur la base d'un SOUPCON. Un soupçon étayé par des connaissances inadéquates, dépassées et fausses venant de personnes non formées, inaptes à juger du risque d'autisme et donc à épauler correctement les familles en réelle détresse.

Au sentiment de maltraitance, d'injustice, de méconnaissance, voire de cruauté, s'ajoute le sentiment d'impuissance à protéger ses enfants. En effet, certains comportements de professionnels de la petite enfance sont vécus comme du harcèlement par les familles. On refuse d'écouter leurs doutes, leurs arguments, on ignore la légitimité de documents officiels tels que l'état des connaissances de la Haute Autorité de Santé .

Une erreur de jugement pouvant en cacher une autre, bien souvent, au décours des enquêtes sociales où rien ne doit être oublié, figure de surcroît une description peu flatteuse de l'état du logement. Ce jugement de valeur de la part de travailleurs sociaux (qui sont souvent des femmes) a une importance non négligeable : cette prétendue incapacité de la mère à entretenir son intérieur ne fait que confirmer à leurs yeux son inaptitude et sa culpabilité. Or, quand un enfant réclame chaque jour 5 à 10 fois plus de temps et d'énergie qu'un enfant ordinaire, par manque d'autonomie, parce qu’il se met en danger en permanence, ou encore pour assurer soi-même la prise en charge psycho-éducative faute de professionnels spécialisés, quand cet enfant a tendance à détériorer ou souiller involontairement le mobilier, les jouets, le sol, etc, quand cet enfant ne dort pas et que la mère épuisée récupère pendant la journée au lieu de faire le ménage, est-il légitime de reprocher à celle-ci de ne pas présenter un logement aussi parfaitement tenu que sa voisine ? Le réflexe d'un travailleur social ne devrait-il pas être, au lieu de dévaloriser la mère, de préconiser une aide aux tâches ménagères pour pallier son manque de temps et soulager sa fatigue ?

Du cauchemar au rouleau compresseur

Philipe Seguin, alors président de la cour des comptes, avait affirmé en janvier 2009 à propos du fonctionnement des services de l’ASE : « personne ne contrôle quoi que ce soit » mais aussi « L’offre est rigide et souvent on a l’impression que c’est elle qui conditionne les décisions plutôt que l’analyse du besoin réel des enfants. Par ailleurs, la qualité des prises en charge est trop peu contrôlée. »

Philippe Seguin parlait des services sociaux en général mais il est probable que les dysfonctionnements soient décuplés dans les familles dont les enfants présentent les troubles découlant de l’autisme. Or, un mal français semble rendre impossible la remise en cause des rapports des travailleurs sociaux, ignorant par là même le fait que l'enfant peut évoluer, que la famille l'y aide tant bien que mal. De ce fait, les familles ne peuvent accéder à un diagnostic pour leur enfant quand l'ASE s'est mise en branle avant qu'ils aient pu obtenir ce diagnostic.

Nous nous retrouvons alors dans un cercle vicieux : ces mêmes travailleurs sociaux qui se sont montrées aveugles aux signes évocateurs de l'autisme, se retrouvent en position de « juge et partie », et empêchent l'accès aux Centre de Ressource Autisme, aptes à diagnostiquer de manière certaine l'autisme chez un enfant. Ces mêmes personnes, prisonnières de leur idéologie ou leur fantasme, vont informer la justice de leur présomptions de maltraitance.

C’est pourquoi, comme le dit un rapport de l'IGAS de juin 2000 sur ce sujet, « le terme violence est régulièrement employé par les familles : violence de l’intervention sociale, de l’intervention éducative et de l’intervention du juge ». Les familles ont le plus grand mal à obtenir l'information de ce qui leur est reproché précisément : comme le dit ce même rapport, «  La mission a constaté que le placement, devenu le barycentre du travail social et éducatif, signant l’échec d’une intervention sociale ou éducative, influe sur la liberté de parole de familles dont l’accès aux écrits des professionnels est souvent interdit, pour des raisons autant pratiques que juridiques. »

Tout ceci, ces parcours dévastateurs, permet de voir l'effet des conception erronées, insultantes et dramatiques de l'autisme qui ont encore cours en France dans les milieux "institutionnels". Beaucoup de travailleurs sociaux, de bonne foi et de par leur formation, vont croire que l'enfant souffre de psychose ou encore de dépression causée par une carence affective, ou encore de maltraitance, encore une fois venant de la mère. Il est pourtant possible, notamment grâce à internet, de se tenir au courant des évolution des connaissances scientifiques dans ce domaine comme dans d’autres. Ce phénomène dépasse largement le cadre de l'autisme, comme le montre cet exemple marquant de parents dont l'enfant est atteint de la « maladie des os de verre »

La bataille de la famille contre l'institution réclame une professionnalisation, ce qui impliquera de trouver et de pouvoir rémunérer un avocat spécialisé, trouver une association qui peut accompagner les parents afin qu'ils ne se trouvent pas seuls face aux autorités.

2012, l’année de l’autisme et 2013 l’année du plan autisme

A défaut de déployer des moyens financiers nécessaires, une formation à minima des personnels des PMI doit être mise en place d’urgence. Un test simple tel que le M-CHAT est parfaitement adapté à la situation et ne réclame pas une haute technicité. Il faut former et informer les travailleurs sociaux, les personnels de PMI, les psychologues scolaires, mais aussi les psychiatres auxquels fait appel la justice pour ses expertises. La vision psychanalytique doit disparaître du champ de l'autisme.

Pour que plus personne n’ait à vivre ces histoires dramatiques, pour aider réellement les familles, il faut que les professionnels de la petite enfance acceptent de remettre en cause leurs connaissances obsolètes, et de se remettre en cause eux même, afin de se former aux connaissances scientifiques en vigueur, pour le bien des enfants et de leurs familles. Ils doivent, dans le domaine de l'autisme, abandonner les préjugés destructeurs issus des croyances psychanalytiques. Ils doivent arrêter de focaliser leurs soupçons sur la responsabilité systématique des parents. Ils doivent comprendre la nécessité de l'accès à un diagnostic précis suivi d'une prise en charge adaptée, en cas d'autisme, ou même de soupçons d'autisme.Ceci seulement, permettra d'éviter des signalements abusifs.

N’oublions pas tous ces enfants placés, séparés injustement de leurs familles qui les aiment, médicamentés à tort et de façon inutile, voire dangereuse. Ne nous permettons pas d'oublier les parents traumatisés, accusés à tort, traités comme des pestiférés et qui ont rarement la force de porter plainte, toute leur énergie étant dédiée à continuer à vivre et à s'occuper de leurs enfants.

Sans préjuger de l'issue des affaires actuellement en cours, nous tenons à souligner que pour toutes les affaires classées dont nous avons eu connaissance dans le domaine de l’autisme, raison a été donnée aux familles, à toutes sans exception.Les erreurs d'information préoccupante ou de signalement ne sont donc pas exceptionnelles…

 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Visiteurs
Depuis la création 2 429 128
Newsletter
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Archives
Publicité