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"Au bonheur d'Elise"
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poney
2 janvier 2018

A Autrêches, le thérapeute, c’est le cheval

article publié sur Le Parisien
Stéphanie Forestier| 30 décembre 2017, 17h21 |0
Autrêches. En plus des cours d’équitation pour les enfants, Claire-Marine Caceres pratique l’équithérapie et l’équicoaching. LP/Stéphanie Forestier

Claire-Marine Caceres a racheté la ferme Saint-Victor. La psychomotricienne y propose des stages où les équidés servent à soigner les maux du corps et de l’esprit.

C’est à la campagne, à Autrêches, que Claire-Marine Caceres a monté un centre équestre pas comme les autres. La jeune femme a quitté Paris et son VIIIe arrondissement pour acquérir l’été dernier la ferme Saint-Victor. Elle y a créé Equi’lien, un endroit au milieu des champs, presque hors du temps, où le cheval devient un médiateur pour les humains.

Cette psychomotricienne s’occupe quotidiennement decinq poneys Shetland et trois doubles poneys. Pendant les vacances d’hiver, du 2 au 6 janvier, les enfants de 6 à 15 ans peuvent venir participer à des stages. Le matin, ils pratiquent l’équitation et soignent les chevaux. L’après-midi, place à la musique. « J’aimerais développer d’autres activités, comme du cirque, du théâtre ou de la danse. Pour cela, je recherche des partenaires », souligne Claire-Marine Caceres.

Mais le coeur de son projet pédagogique demeure l’équithérapie. « Ca s’adresse aussi bien à la tête qu’au corps. L’animal aide à développer la confiance en soi, l’estime de soi, à maîtriser nos émotions. Il capte toutes nos humeurs, affirme celle qui est aussi une cavalière émérite. Quand on se retrouve devant une bête de 500 kg, on ne feint pas. On la respecte. Même les plus sceptiques laissent tomber leur armure. » Le cheval agit aussi sur les troubles de la concentration ou psychomoteurs, comme l’équilibre ou la coordination.

 

Ces sessions s’adressent à tous les publics. Ainsi, des enfants polyhandicapés de Noyon, qui reçoivent des soins quotidiens, ont inversé les rôles. En s’occupant de l’animal, ils se soignent eux-mêmes et se sentent utiles. « Nous développons également de l’équicoaching pour les entreprises. Le cheval va mettre en lumière le fonctionnement de chacun. On découvre des meneurs d’hommes insoupçonnés, les forces et les faiblesses de chacun. En travaillant en groupe, on renforce l’esprit de cohésion. Il s’en dégage souvent beaucoup d’émotion. »

Claire-Marine Caceres n’envisage pas de s’arrêter là. Elle espère, dans le futur, ouvrir un gîte en proposant à ses hôtes des activités équestres.

Tarifs du stage equi-musique : 45 € la journée ou 160 € les 4 jours. Renseignements : tél. 06.61.09.83.72., equilien60@gmail.com, page Facebook Equi’lien CM Caceres
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18 décembre 2017

Dernière séance de l'année avec l'association Trott'Autrement au centre équestre de Neuilly-sur-Marne

P1040033Hier, c'était la dernière séance de l'année pour Elise avec comme partenaire la magnifique Kalina.

Travail à pied toute cette année ... Elise refusant maintenant de monter ...

Heureusement à Trott'Autrement tout est possible et le plaisir, le but principal, toujours au rendez-vous.

Une Elise bien entourée avec Chloé, bénévole, et Virginie Govoroff-Regnault.

Exercices variés avec mise en place des piquets et anneaux en musique + petite ballade en extérieur + travail en liberté ... de quoi se réchauffer de façon ludique tout en travaillant ...

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10 décembre 2017

Elise & Kalina au top cet après-midi au centre équestre municipal de Neuilly-sur-Marne

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P1030976Une très belle séance d'équitation adaptée pour Elise avec comme partenaire Kalina. A Neuilly-sur-Marne avec l'association Trott'Autrement.

Kalina est très vive et sympa ... Je ne dirai rien du talent de Virginie Govoroff-Regnault qui dirige la séance ... tant il est évident.

 

 

 

26 novembre 2017

Equithérapie : quand le cheval soigne l’homme

L’équithérapie recouvre l’ensemble des méthodes de soins pour prendre en charge des pathologies humaines impliquant les chevaux.

Pénélope, autiste de 9 ans, montée à cru sur son poney, écoute les instructions de Nicolas, équithérapeuthe

Pénélope, autiste de 9 ans, montée à cru sur son poney, écoute les instructions de Nicolas, équithérapeuthe © AFP / JOEL SAGET

Créée au XIXème siècle, elle a fait son apparition en France dans les années soixante-dix avec des associations s’appuyant sur la pratique de l’équitation pour soigner.

Faire du cheval, être en contact avec ces animaux puissants, rassurants, intuitifs, qui ne jugent pas, permet à des centres spécialisés de proposer des soins adaptés à de nombreuses pathologies : handicap physique, mental ou moteur, troubles psychologiques, difficultés de concentration…la liste est longue.

Par exemple, l’association Cheval-Espérance a créé un centre d’équitation à Bois-Guillaume (Seine-Maritime) qui propose de prendre en charge des personnes en situation de handicap pour toutes les activités d’un centre classique.  

Au programme des activités proposées, approche du cheval, cours d’équitation, attelage, ballades..comme tout le monde !

Regardez le reportage réalisé par le média ID, L’info Durable

23 novembre 2017

Les bienfaits de l’équithérapie aux TSA

article publié sur Charlesbourgexpress

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Après l’équitation, place à l’audiovisuel et aux échecs.

©Photo gracieuseté

Cinq enseignantes et éducateurs spécialisés de l’école de la Fourmilière ont mis en place un projet d’équithérapie pour 31 élèves atteints de troubles du spectre de l'autisme (TSA).

Pendant huit semaines, les jeunes âgés de 6 à 12 ans ont appris les rudiments de l’équithérapie, un soin psychique basé sur la présence d'un cheval qui agit à titre de « médiateur thérapeutique ».

À long terme, ce projet va ouvrir leurs horizons pour de futurs emplois.

Isabelle Lemay, enseignante. 

L’enseignante Isabelle Maltais est l’initiatrice du projet. Après avoir pris connaissance que cette méthode était utilisée à l’école Beausoleil pour les élèves atteints de trouble du langage, elle a réuni sa sœur Emmanuelle et ses collègues Isabelle Lemay, Julie Allard ainsi que Gabrielle Pelletier.

Mme Pelletier enseigne maintenant à l’école Marie-Renouard. Elle en a profité pour implanter le projet là-bas.

«Ce n’est pas toujours facile pour nos élèves d’ouvrir leurs horizons, alors nous voulions leur faire vivre des activités différentes», explique Isabelle Maltais.

 

«Ils ne font pas juste monter sur un cheval. Notre projet va au-delà de cela. Ils apprennent rapidement à prendre soin de l’animal», enchaîne Julie Allard.

Confiance

Parole de Pierre-André Marceau, éducateur spécialisé, les bienfaits de l’équithérapie se font déjà sentir chez les élèves. Il n’hésite pas à parler d’un impact «impressionnant».

Un mot qui est souvent revenu à l’ordre du jour : confiance. Au départ, certains jeunes refusaient catégoriquement de s’approcher du cheval. Maintenant, ils attendent impatiemment leur prochaine visite au centre équestre.

«Ce gain de confiance commence déjà à se refléter en classe. On leur dit: ‘‘Si t’as été capable de monter à cheval, tu es capable de faire tes mathématiques’’», raconte Isabelle Maltais.

«Il y a de très gros projets chez plusieurs élèves», poursuit Isabelle Lemay, bien fière des réussites du clan.

Plus tard au cours de l’année scolaire, le volet sportif laissera place à l’électronique. Les jeunes se familiariseront avec l’audiovisuel, en suivant notamment une formation, 3D et apprendront à manier un appareil photo. Finalement, ils joueront aux échecs, une activité reconnue pour avoir des bienfaits sur les facultés intellectuelles des enfants.

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23 novembre 2017

Quand les animaux apaisent les troubles autistiques

article publié dans 20 MINUTES

SOIGNER Grâce à la zoothérapie, les enfants atteints d’autisme sortent de leur bulle…

Christine Ludwig

Publié le 15/11/17 à 07h05 — Mis à jour le 15/11/17 à 07h05

Plusieurs animaux sont mobilisés par l'association, comme des lapins, des chiens ou des chevaux.

Plusieurs animaux sont mobilisés par l'association, comme des lapins, des chiens ou des chevaux. — UMANIMA

Des babines humides, un poil doux ou une odeur spécifique… Des détails parfois anodins qui ont le pouvoir d’apaiser les enfants autistes. En plus de leurs soins habituels, certaines associations proposent de mettre en place des séances de zoothérapie. C’est le cas d’Umanima, à Saint-Gilles, dans la périphérie de Rennes. Chiens, chevaux et lapins sont les alliés des soignants, qui suivent de jeunes patients au long cours.

«En ce moment, je suis par exemple une enfant de quatre ans. Elle avait de grosses difficultés pour établir des relations avec d’autres personnes. Elle ne supportait pas le contact physique et n’accrochait pas le regard des autres. Nous avons commencé à travailler avec des chevaux. Au bout de deux ans de suivi, nous avons remarqué une nette amélioration. Aujourd’hui, la petite fille peut monter sur le cheval, adossée à sa maman. C’est un progrès énorme», explique Marine Béchu, éducatrice spécialisée et formée par l’association à la zoothérapie. Le but ultime étant d’accepter le contact physique sans la médiation du cheval et de pouvoir reproduire ces nouvelles habitudes à la maison avec ses parents.

Appréhender le monde en douceur

L’enjeu de la zoothérapie pour les enfants autistes est de réussir à les sortir de leur isolement, qui peut parfois être néfaste pour eux. «Nos patients présentent souvent des stéréotypies. Ils se balancent d’avant en arrière ou ne détachent jamais leurs mains. C’est une façon pour eux de s’apaiser. Mais ça les coupe du monde et ça peut même parfois mener à de l’auto-mutilation. Nous sommes là pour les faire lâcher prise», explique Marjolaine Duval, assistante sociale et formée à la médiation par l’animal.

L’éveil au monde extérieur se fait progressivement. «Au bout de plusieurs séances, les enfants commencent à percevoir l’animal comme un être vivant. Ensuite, ils vont assimiler que nous sommes des intervenants présents pour les aider. Et enfin, ils se mettent à pouvoir échanger petit à petit avec leurs parents», explique Marjolaine. L’association adapte chaque séance à ses petits patients, avec des séances individuelles ou en groupe, dans leurs locaux ou dans les institutions qui prennent en charge les malades. Un moyen de s’adapter aux problématiques de chacun.

20 novembre 2017

Elise & Kalina, Chloé, Virginie et les autres ...

P1030047Premier contact avec Elise pour Chloé, la nouvelle bénévole de l'association Trott'Autrement ... Séance très fun sous la direction de Virginie Govoroff-Regnault.

Notez au passage la superbe position des mains pour conduire son cheval ... fruit d'un travail de longe haleine comme dirai un ami écrivain.

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22 octobre 2017

Zoothérapie ou médiation animale ?

article publié sur le site de la Fondation Adrienne et Pierre Sommer

 

Zoothérapie (1), médiation animale, ces deux termes sont indifféremment utilisés par des journalistes pour désigner ce que l’animal peut apporter d’une façon générale aux personnes en situation de fragilité psychique ou de difficulté physique.

La Fondation Adrienne et Pierre Sommer pour sa part a adopté, suite aux conclusions des travaux d’un groupe d’experts, le terme de médiation animale (2) pour désigner la recherche des interactions positives issues de la mise en relation intentionnelle homme-animal dans les domaines éducatif, thérapeutique ou social, pratiques telles qu’elles sont conduites dans les institutions éducatives et médico-sociales entre autres. Deux raisons ont conduit à cette option.

La première part du constat que la présence animale apporte en soi un mieux être aux possesseurs (effet sur le rythme cardiaque par exemple) mais ne prétend pas guérir un trouble organique ou psychique comme l’aromathérapie. L’apport de l’animal s’effectue sur le plan de l’émotion, du relationnel, du psychisme, du sensoriel et par un travail sur les postures en rééducation fonctionnelle avec le cheval. Ainsi, par exemple, un enfant avec autisme va-t-il communiquer avec le chien contre toute attente, la présence d’un chien réveille les émotions de la personne âgée mutique, la personne atteinte de troubles psychiques s’apaise, communique en présence d’un animal.

La seconde raison qui nous conduit à privilégier le terme de médiation animale est la nécessaire présence et action d’un intervenant (psychologue, éducateur, psychomotricien, etc.) connaissant d’une part la situation de la personne en difficulté, de ses troubles, de ses besoins, de son comportement, d’autre part les capacités et les limites de l‘animal pour orienter, seul ou avec l’appui d’un spécialiste de l’animal (3), la pratique lors des séances.

C’est cette trinité qui enrichit, au-delà de la seule présence de l’animal (chien, cheval ou âne), le contenu de l’activité éducative ou thérapeutique ; le médiateur pouvant être tour à tour l’intervenant ou l’animal. L’intervenant parce qu’il propose des activités de rencontres positives pour les uns et les autres et, dans la mesure du possible, des interprétations, des retours sur ce qui se passe. L’animal parce qu’il va déclencher, par son comportement, des réactions chez l’intervenant et le bénéficiaire des séances.

Les caractéristiques de cette pratique, qui requiert un maillage fin des compétences, ont conduit la Fondation Adrienne et Pierre Sommer à éditer une charte (4) à laquelle doivent adhérer les établissements qui sollicitent son aide pour leur projet. Elle s’inspire des textes adoptés par l’IAHAIO (5) principale organisation internationale consacrée aux interactions Homme-Animal.

La médiation animale en institutions n’est pas sans contrainte certes mais ses bienfaits sont très souvent supérieurs à celle-ci. Elle n’est pas la panacée car les usagers et/ou les professionnels peuvent se sentir concernés à des degrés divers. Mais d’une façon générale elle peut être un facteur possible d’éveil, de vie, de surprise, de bien-être propice à des évolutions positives (6).

Guy COURTOIS, Président de la Fondation

Septembre 2017

(1) Le terme a été initié au Québec. En revanche, les anglo-saxons ont retenu depuis plusieurs décennies les termes de AAT -Animal Assisted Therapy (TFA -Thérapie assistée par l’animal) ou AAA-Animal Assisted Activities, (AAA-Activités Associant l’Animal).
(2) Le terme peut se décliner selon l’animal intervenant : médiation équine, asine, canine.
(3) Qui doit également avoir un minimum de connaissances sur les spécificités de la personne en difficulté.
(4) https://www.fondation-apsommer.org/charte-de-fondation/
(5) International Association of Human Animal Interaction
(6) On inclut la pratique des chiens guides et d‘assistance dans la médiation animale car elle ne se limite pas à une assistance technique dans la vie quotidienne mais apporte une dimension relationnelle considérable.

16 octobre 2017

Reprise en double avec l'association Trott'Autrement

L'exercice à l'air facile mais pourtant il est délicat ... sous le soleil estival de ce mois d'octobre, Virginie nous a une fois de plus ravis.

Pour découvrir ou redécouvrir le site de Trott'Autrement c'est ici

13 octobre 2017

Les bienfaits de l'équithérapie pour les enfants autistes

article publié dans La Dépêche

Publié le 10/10/2017 à 14:21, Mis à jour le 10/10/2017 à 14:48

 

C’est un rituel que connaît bien Aaron. Un rituel qui l’apaise et canalise son énergie.

Plusieurs fois par mois, le jeune garçon de 13 ans suit des séances d’équithérapie au sein du centre Pech Blanc dirigé par Heleen Inagori-Van Klaveren à Durfort-Lacapelette, à quelques kilomètres de Moissac. Car si, à première vue, rien ne distingue Aaron des autres enfants, il n’est pas tout à fait comme les autres. L’adolescent souffre d’autisme sévère. Une maladie très handicapante qui limite les interactions d’Aaron avec le reste du monde. Ces séances auprès des chevaux, c’est une bouffée d’air frais, pour lui, comme pour ses proches. L’autonomie de l’enfant est favorisée par tous les moyens. La répétition des gestes rassure Aaron et favorise la synchronisation de ses mouvements.

Des séances pour apaiser et canaliser son énergie

« Ces séances apportent beaucoup d’apaisement à Aaron. Il respire la bonne humeur, enlace les chevaux », sourit son père David. Un bienfait confirmé par Heleen, praticienne. « Le cheval est un facteur intéressant. Il bouge, a un caractère confirmé et est rassurant. Même si ce sont des petits pas, les enfants progressent, c’est magnifique à voir. »

Le quotidien avec un enfant autiste reste un combat de tous les jours. L’entrée dans l’adolescence et l’agressivité qui en découle complique encore les choses. Aujourd’hui hospitalisé à Montauban, le garçon attend qu’une place se libère dans le nouvel Institut médico-éducatif de Moissac.

« Un chemin de croix »

Dans « ce chemin de croix », comme le qualifie David, les parents ne peuvent souvent compter que sur eux-mêmes. « La société est très mal faite. Lorsque l’on ne rentre pas dans un cadre, c’est un périple pour tout. Il reste énormément de travail à faire en France. Nous sommes vraiment en retard par rapport aux pays voisins », déplore ce père de deux garçons. Dans ce quotidien compliqué, fait de petites victoires et d’immenses ras-le-bol, Aaron bénéficie d’une chance immense qui n’est pas donnée à tout le monde : celle d’avoir des parents aimants et combatifs.

En premier lieu, son père David. Depuis l’annonce du diagnostic, il fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider son fils. Président du Lions club de Moissac, depuis trois ans, il organise de nombreuses manifestations en faveur de l’autisme. L’an dernier, un spectacle avait permis de financer des heures d’équithérapie à plusieurs enfants, ainsi que des heures dans un centre de loisirs adapté. Ce vendredi soir, à 20 h 30, le Lions club de Moissac organise un nouveau spectacle humoristique : Laurent Savard, père d’un enfant autiste et vedette du show 2016, produit quatre jeunes artistes humoristes. Le coût de l’entrée est fixé à 15 euros. Les bénéfices permettront de financer une aire de jeux au sein de l’IME de Moissac et d’offrir des bons pour des séances d’équithérapie.

Ces actions concrètes et solidaires ont aidé David à accepter la maladie de son enfant. « L’annonce de sa maladie fut un tremblement de terre total. J’ai dû faire un gros travail pour l’accepter. Aujourd’hui je suis très fier d’Aaron, il est différent mais je l’accepte. »

JULIE PHILIPPE

8 octobre 2017

Equitation cet après-midi pour Elise au centre équestre de Neuilly-sur-Marne

Elise avait comme partenaire un magnifique cheval blanc. Elle a suivi les consignes de Virginie Govoroff-Regnault, la monitrice de Trott'Autrement, pendant une heure entière. Magnifique moment que notre Lisou attend avec impatience chaque dimanche.
Merci pour tout Virginie !

La page Fb de l'association ici

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28 septembre 2017

Barbara SYLVESTRE, nouvelle monitrice de Trott'Autrement au centre équestre de Bry-sur-Marne

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25 septembre 2017

Séance d'équitation pour Elise hier à Neuilly-sur-Marne ...

Petit résumé en photos de la séance d'Elise au centre équestre de Neuilly-sur-Marne. Lisou refuse toujours de monter malgré le nouveau montoir mais a fait un très bon travail à pied avec son cheval sous la direction bienveillante de Virginie Govoroff-Regnault.

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Son cheval Lespau est adorable dans toutes les phases d'activité et malgré les cris d'Elise ... à certains moments.

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Suite dimanche prochain

12 septembre 2017

Rentrée réussie pour l'association Trott'Autrement à Neuilly-sur-Marne

LOGO mail & fb Trot

Sourires de rigueur pour le dimanche de reprise de l'association Trott'Autrement.

L'on voit ici Lila & Wilfried ... Alexandra cure un sabot au centre équestre municipal de Neuilly-sur-Marne sous la conduite de Virginie Govoroff-Regnault

 

10 août 2017

L'équithérapie, une pédagogie équestre centrée sur la relation homme-animal

L'équithérapie, une pédagogie équestre centrée sur la relation homme-animal
Prendre soin de l'animal c'est aussi ne pas le faire travailler huit heures par jour, lui accorder des périodes de vacances, lui laisser des abris naturels pour se protéger du soleil et du vent qu'il n'aime pas. © Siège NEVERS


Mélinda Corne est non seulement passionnée de chevaux depuis l’âge de 3 ans, mais elle est aussi sensible à la cause des gens différents.

Depuis qu'elle est arrivée dans la Nièvre, il y a huit ans, quittant le Pas-de-Calais pour exercer en tant que monitrice d'équitation au Domaine de l'Espérance de Dampierre-sous-Bouhy, Mélinda Corne a mis en place une pédagogie équestre centrée sur la relation homme-animal. Elle accueille, aux côtés d'enfants venus en colonie, des publics en situation de handicap. Son dada, c'est l'équithérapie.

Elle est venue en parler, transmettre sa passion aux élèves du lycée horticole rural privé (LHRP) du Haut-Nivernais de seconde de la filière animalerie et aussi à ceux de la filière services aux personnes. « Souvent, on privilégie la technique et on oublie ce que le cheval peut nous apporter. C'est ce que je veux transmettre aux jeunes publics que j'accueille. » Ajoutant : « Les enfants handicapés aiment mieux s'occuper de l'animal que le monter ». C'est sur cette base-là qu'elle pose sa pédagogie.

Un parcours atypique

Après des études médico-sociales arrêtées trop vite, elle travaille quelque temps dans un magasin de jeux vidéo après avoir obtenu un Bac professionnel commerce en candidat libre et un BTS management des unités commerciales. Licenciée, pour des raisons économiques, elle qui ne voulait pas, jeune, exercer un métier en lien avec le monde du cheval, mais être éducatrice spécialisée, renonce à poursuivre dans le commerce pour se consacrer entièrement à sa passion. Elle passe alors le Galop 7, indispensable pour devenir monitrice d'équitation, le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport pour pouvoir accueillir des personnes en situation de handicap et se spécialise dans le monde du handicap mental. Mélinda Corne va ouvrir un centre équestre pour accueillir les enfants handicapés avec leurs familles.

Elle travaille, dès lors, avec les enfants de l'IME de Clamecy et les adultes du Foyer de vie de Corvol-l'Orgueilleux. Avant d'entreprendre toute séance, elle va d'abord sur le lieu de vie des gens, car « il est important de voir comment ils vivent quotidiennement. Au centre équestre, ce sont des gens différents. Un enfant n'écoute pas forcément son éducateur à l'IME, alors qu'à l'équitation, il est attentif ».

C'est là un des bienfaits de l'animal. Le fait de se sentir responsable de l'animal, d'être obligé de le tenir par la longe, de se tenir assis dessus sans dossier, sans soutien, aide l'enfant à progresser, lui qui, dans sa vie de tous les jours, est constamment accompagné, aidé pour accomplir les tâches quotidiennes. « Ce que j'aime avec les enfants handicapés c'est qu'avec eux, tout est vrai, tout est naturel. »

Attentive aux affects de l'animal, Mélinda prend soin de ne jamais laisser un cheval seul, lorsque son compagnon vient à mourir. « Les chevaux vivent toujours par deux, si l'un des deux ne va pas bien, on va mettre un troisième cheval avec eux, afin que le jour où le cheval malade s'en va, l'autre ne se laisse pas mourir. »

Prendre soin de l'animal c'est aussi ne pas le faire travailler huit heures par jour, lui accorder des périodes de vacances, lui laisser des abris naturels pour se protéger du soleil et du vent qu'il n'aime pas. Cette passion, Mélinda la partage avec tous les petits cavaliers qu'elle rencontre au centre équestre.

En septembre au domaine de Poitfond

Dès la rentrée de septembre, au Domaine de Poifond, elle va ouvrir un centre équestre où elle accueillera, à titre particulier, les cavaliers, pour des séances d'équithérapie. Enseigner par le jeu la pratique de l'équitation afin de permettre à tous les enfants porteurs de handicaps ou valides de se familiariser avec l'animal dans une relation familiale. Là, où les parents ne sont pas associés quand les enfants sont en structure, ils pourront, à leur guise, venir observer le comportement et les progrès de leur enfant, et partager leur passion.

Contact. 06.82.13.47.59 ou
melinda.corne@laposte.net.

Anne Magnard

28 juin 2017

Le poney, co-thérapeute pour les enfants autistes ?

27/06/2017 05:38
Longtemps pédopsychiatre au centre autisme de Tours, Laurence Hameury s'intéresse depuis ses débuts à l'équithérapie. - Longtemps pédopsychiatre au centre autisme de Tours, Laurence Hameury s'intéresse depuis ses débuts à l'équithérapie. 
Longtemps pédopsychiatre au centre autisme de Tours, Laurence Hameury s'intéresse depuis ses débuts à l'équithérapie.

La thérapie avec le cheval pour les enfants autistes gagne en reconnaissance scientifique. Rencontre avec une pédopsychiatre convaincue.

Pédopsychiatre au centre autisme du CHU de Tours pendant plus de trente ans, cavalière émérite, Laurence Hameury a décelé très tôt l'intérêt de la médiation du cheval dans la prise en charge des enfants avec autisme. Désormais en retraite, elle publie un ouvrage posant les jalons scientifiques de cette thérapie complémentaire.

Le lien avec le cheval paraît intuitivement bénéfique. Sur quelle base peut-on parler de véritable thérapie ?

« La première chose qui vient effectivement à l'esprit de chacun, c'est que le poney peut être agréable à caresser… Mais les bénéfices vont bien plus loin que cela ! Pour l'enfant avec autisme, ils tiennent à l'environnement – calme, structuré, spacieux, naturel –, au contact – caresser, toucher, prendre soin –, au mouvement – stimulation sensorielle, communication par le mouvement, à la physiologie – modification des ondes cérébrales, stimulation neurotransmetteurs type sérotonine, endorphine… La liste peut être très longue encore ! »

En quoi une séance d'équithérapie diffère-t-elle d'une leçon d'équitation ?

« Le but n'est pas d'apprendre l'équitation. L'idéal est de travailler en individuel ou en petit groupe, avec un professionnel du secteur médico-social formé à l'équithérapie et un enseignant d'équitation. On s'ajuste à l'enfant, à son niveau. Chez certains, on cherchera à développer des comportements de base comme le suivi des consignes, l'attention, la praxie, la prise d'initiative ; chez d'autres, notamment les adolescents et adultes, on pourra aller jusqu'à l'intégration dans un groupe de cavaliers. Le cheval est une sorte de médiateur, de co-thérapeute, dans un projet de thérapie globale. »

Pourquoi le cheval, l'équitation, plus que d'autres animaux ou activités ?

« Par rapport à d'autres animaux, le cheval a deux qualités : on peut monter dessus et il a peu d'expressions faciales. Quand l'enfant est sur le poney, il ne peut pas courir partout, il est obligé d'être stable, cela favorise l'attention. A cela, s'ajoutent les bénéfices sensoriels. Le fait qu'il ait une expression faciale limitée fait qu'il est plus facile à décoder, il ne surcharge pas les enfants de stimulations d'expression. »

Quels progrès peuvent-ils être attendus ?

« Les différentes études montrent des progrès dès la première séance, qui vont en s'amplifiant, de manière durable et généralisée. Des évaluations quantitatives ont mesuré des progrès dans le contact, la relation, la communication, l'adaptation à l'environnement, l'acceptation du changement, le fonctionnement cognitif, la régulation émotionnelle, le traitement des informations sensorielles, la régulation du tonus, notamment. »

La thérapie avec le cheval pour les enfants avec autisme est encore peu répandue. Pourquoi ?

« Elle coûte cher, et elle n'est actuellement pas reconnue comme thérapie complémentaire. Dans plusieurs pays du monde, notamment aux États-Unis, les indications des thérapies avec le cheval se multiplient : pour les troubles du développement, les troubles spécifiques des apprentissages, le polyhandicap, les troubles neuromoteurs, émotionnels, le stress post-traumatique. Les études scientifiques de qualité se multiplient… Cela va faire son chemin. »

« L'Enfant autiste en thérapie avec le cheval », éditions Connaissances et savoirs, 95 pages, 16,50 €

Recueilli par Mariella Esvant
27 juin 2017

Sortie en calèche dimanche dernier avec l'association Trott'Autrement

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9 juin 2017

Les psychanalystes n’ont rien à dire en médiation animale

La médiation animale constitue un secteur d’avenir pour l’accompagnement et la progression de personnes handicapées, et notamment autistes, soutenu par un nombre croissant de publications scientifiques. En France, des psychanalystes tentent d’introduire leurs concepts pour expliquer les mécanismes à l’œuvre dans le contact entre animaux et personnes autistes, allant de la théorie du « Moi-Peau » (déjà invoquée pour soutenir l’injustifiable packing) au retour de l’intersubjectivité selon une perspective, bien sûr, psychanalytique... Des théories qui ne reposent sur aucune preuve, et risquent de saborder les efforts de reconnaissance institutionnelle de la médiation animale.

Publications scientifiques en médiation animale

Les théories psychanalytiques ne sont jamais invoquées dans les publications scientifiques du domaine de la médiation animale / zoothérapie, qui évaluent plutôt l’évolution des personnes en suivant des critères objectivement mesurables, tels que le développement moteur, la modification des comportements d’auto-régulation (stéréotypies), les mesures d’irritabilité, d’hyperactivité, de dyspraxie, etc. En clair, si entre le début du programme d’équithérapie et la fin, le nombre de comportements d’auto-stimulation et d’anxiété des personnes autistes a diminué, on peut en tirer la conclusion que le contact avec le cheval leur est bénéfique. Les psychanalystes ont toujours refusé d’évaluer leur approche selon des critères de ce type. Entre autres, l’étude de Borgi et collègues avec groupe contrôle, publiée en 2016, a permis de définir l’équithérapie, ou hippothérapie / médiation équine, comme étant réellement efficace pour les enfants avec TSA (Marta Borgi et al. (2016) « Effectiveness of a Standardized Equine-Assisted Therapy Program for Children with Autism Spectrum Disorder », Journal of Autism and Developmental Disorders, 46). Voilà cinq ans, la revue de la littérature scientifique effectuée par Marguerite E. O’Haire (« Animal-Assisted Intervention for Autism Spectrum Disorder: A Systematic Literature Review », Journal of Autism and Developmental Disorders, 2012, 43), soulignait l’importance de poursuivre la recherche en ce domaine avec une méthodologie rigoureuse, en dépit de contraintes logistiques parfois importantes.

Travaux d’Anne Lorin de Reure

La tendance à introduire (Lacan s’amuserait peut-être avec cette phrase) la psychanalyse en médiation animale semble s’être récemment accentuée, comme le démontre, entre autres, la publication de la thèse de psychologie d’Anne Lorin de Reure en 2016 (à noter qu’un certain Bernard Golse a fait partie du jury de thèse), intitulée « Interactions libres entre enfant autiste et animal (poney et dauphin) : étude des processus en jeu dans une sensorimotricité partagée par une triple approche clinique éthologique et vidéo ». En dépit d’un titre en apparence scientifique (éthologie, sensorialité et motricité), cette thèse cite et défend largement dans son contenu des théories psychanalytiques de type « Moi-Peau », comme l’énonce l’auteure : « je souligne la possibilité qu'a l'animal d'offrir un corps à corps qui contourne l'interdit du toucher et ne comporte pas de risque de réponses sexualisantes. Les concepts de handling (pansage du poney), de holding (portage du poney, de l'eau) de Winnicott et d'autre part le concept de Moi-Peau (peau à peau avec le dauphin, peau à fourrure avec le poney) d'Anzieu soutiennent alors mes réflexions ». Notons que l’on retrouve dans ce travail la récente marotte des psychanalystes en matière d’autisme, à savoir que la notion de TSA, pourtant largement acceptée par la communauté scientifique internationale, serait à éviter au profit d’un concept franco-français d’autismes au pluriel.

Invitations de professionnels de la médiation animale dans des colloques psychanalytiques

Des professionnels de la médiation animale sont de plus en plus souvent invités à des événements organisés par des psychanalystes ou soutenus par eux, tel que le colloque de Catherine Bergeret-Amselek, psychanalyste et membre de la société de psychanalyse freudienne, qui aura pour thème les liens entre l’autisme et la maladie d’Alzheimer. Un colloque dans lequel interviendra François Beiger, zoothérapeute, fondateur et directeur de l’institut français de zoothérapie, pour une présentation intitulée « De la démence Alzheimer au spectre autistique, la médiation par l’animal, une thérapie alternative ». On se demande ce que vient faire une pratique en cours de reconnaissance scientifique et institutionnelle au milieu de théories freudiennes rétrogrades... François Beiger semble pourtant bien informé, puisqu’il parle du spectre autistique plutôt que « des autismes » au pluriel...

La psychanalyse n’a rien prouvé en matière d’autisme


Freud n'a pas dit cela. Mais pour un mauvais praticien, l'invoquer en vue de ramener les brebis galeuses dans l'orthodoxie, c'est pratique...
En plus de quarante années, aucune des théories émises par les psychanalystes en matière d’autisme n’a pu être démontrée, aucune de leurs approches thérapeutiques n’a donné le moindre résultat objectivement mesurable. Les théories du « Moi-Peau », du « ratage de la mise en place du troisième circuit pulsionnel », et autres freuderies-lacaneries évoquant l’évitement du « risque de réponses sexualisantes », n’ont rien à faire dans le domaine de la médiation animale, qui concerne bien davantage la psychologie sociale. Nul besoin de chercher chez Freud une réponse à l’observation d’un contact facilité entre les personnes autistes et les animaux. Et pourquoi pas un désir zoophile inconscient vers l’animal, tant qu’on y est ? Au cours de mes propres approches avec les animaux (hors de toute structure, je précise), une personne, sans doute nourrie de ces bêtises, a osé cette hypothèse afin de m’éloigner de mon seul centre d’intérêt, les chevaux. Temple Grandin témoigne de façon très similaire, le psychologue scolaire de son lycée craignant qu’elle ne “se prenne pour une vache” (Ma Vie d’autiste, p. 110)... Mieux vaut rire sans doute de telles vacheries que d’en pleurer ! La seule différence étant que dans les années 1970 aux Etats-Unis (pour Temple Grandin) et 1990 en France (dans mon cas), la psychanalyse fournissait l’explication dominante en matière d’autisme, ses théories pouvaient être invoquées pour éloigner des personnes autistes du contact animalier recherché.
Par ailleurs, l’hypersensibilité ou hypersensorialité tactile relève davantage du domaine des neurosciences, la seule explication d’un contact plus agréable et moins chargé sensoriellement entre peau animale et peau humaine (en termes de fonctionnement du système nerveux) fournissant une réponse plus logique que ce fumeux « Moi-Peau » d’Anzieu (triple allitération gratuite pour mes amis lacaniens).

Reconnaissance institutionnelle de la médiation animale versus psychanalyse

Comment invoquer Freud en 2017.

Pire, l’introduction explicative de théories psychanalytiques sans aucune validité scientifique semble être le meilleur moyen de discréditer la médiation animale aux yeux des décideurs politiques et des parents d’enfants autistes, alors qu’elle connaît actuellement un développement sans précédents, soutenu par de nombreux témoignages. La médiation animale est en passe d’être évaluée par la Haute Autorité de Santé, en particulier grâce aux travaux de Laurence Hameury, de l’équipe de Tours (Laurence Hameury, L'enfant autiste en thérapie avec le cheval : Un soin complémentaire validé par la recherche, ed. Connaissances et Savoirs, 2017, 98 p.). Un bouquin qui, devinez quoi, ne fait appel à aucune théorie psychanalytique.
Ces psychanalystes qui s’accrochent à l’autisme chercheraient-ils à re-dorer leur blason en introduisant des concepts fumeux dans une approche qui « fonctionne » ? Pendant que Temple Grandin nous explique le bien-être qu’elle ressent en compagnie des vaches, certains prennent toujours leurs “clients” pour des vaches à lait !
22 mai 2017

Motreff. « Anne-C », extraordinaire et férue d’équitation

Anne-Céline Blouin est passionnée de chevaux. Malgré son handicap, depuis toute petite, elle pratique l’équitation.

Anne-Céline Blouin est passionnée de chevaux. Malgré son handicap, depuis toute petite, elle pratique l’équitation. | Ouest-France

Anaëlle BERRE.

Anne-Céline a décidé de passer sa vie près des chevaux et des poneys. Malgré son handicap, elle monte régulièrement et pratique l’attelage. Une discipline qu’elle veut ouvrir à tous.

Anne-Céline a décidé de passer sa vie près des chevaux et des poneys. Malgré son handicap, elle monte régulièrement et pratique l’attelage. Une discipline qu’elle veut ouvrir à tous.

Anne-Céline Blouin est née « extraordinaire ». Un mot, souvent utilisé en ce sens par les Québécois, qu’elle préfère à celui de handicapée. « Dire qu’on est des personnes extraordinaires, ça nous donne plus d’espoir que d’être seulement des personnes en situation de handicap », lance-t-elle avec énergie.

Le handicap

À la naissance, elle a été diagnostiquée infirme moteur cérébral. Cela se traduit par d’importantes raideurs dans ses jambes. La jeune femme, 35 ans aujourd’hui, se déplace difficilement. Soit avec des béquilles, soit en fauteuil, mais toujours avec le sourire et une énergie positive. « Ce handicap provoque aussi un manque d’équilibre, de repères dans l’espace », explique-t-elle.

Extraordinaire ou pas, la jeune femme nourrit une passion depuis sa plus tendre enfance : les chevaux. Son handicap ne l’a jamais empêché de pratiquer l’équitation. Elle a eu son premier poney à cinq ans, sa première jument après sa communion.

Le dressage

Très jeune, elle se met à monter au centre équestre de Carhaix, non loin de Motreff, où elle vit toujours et où elle prend soin d’une dizaine de poneys.

Enfant, elle enchaînera avec brio les compétitions de dressage et sera plusieurs fois championne de France junior en para-dressage.

La jument Vanessa

Au centre équestre de Carhaix, elle n’oublie pas la jument Vanessa. « Les chevaux sentent les choses. Parfois, Vanessa boitait très fort, pour signifier qu’elle ne voulait plus travailler. Mais il suffisait que je la monte pour qu’elle arrête. »

Elle se souvient aussi avec émotion du jour où elle est tombée. « Je ne pouvais pas me relever. Vanessa est restée en équilibre sur trois pattes pendant de longs instants pour ne pas m’écraser. Elle savait. »

L'attelage

Au cours de ses études, « un tour de France des centres équestres », elle s’essaye à l’attelage. Et, il y a un an, c’est le déclic. Sa mère et son frère lui offrent une journée d’initiation à l’attelage sportif, au haras d’Hennebont. Elle y rencontre Judicaël Le Galludec, moniteur de l’école de l’institut français du cheval et de l’équitation, qui met tout en œuvre pour lui rendre la discipline accessible.

L'attelage est une passion pour Anne-Céline. L'attelage est une passion pour Anne-Céline. | DR

Sensations

« C’est un sport formidable. Même sans monter, on peut avoir de vraies sensations et ressentir celles du cheval », s’emballe la jeune femme, intarissable sur le sujet. Mais la discipline n’est pas encore reconnue en handisport au niveau national et le matériel adapté n’existe pas.

Chez Paulo

Pas un obstacle pour « Anne-C », comme la surnomment ses amis. Elle s’est trouvé un nouveau combat : « On va tout faire pour dépasser cela. D’ailleurs pour la première fois, j’ai pu concourir en compétition. Il y a peu de temps, Paulo, de l’Amour est dans le pré, a organisé une compétition à Landunvez. Nous avons participé avec les valides à une course de 20 km, et nous avons fini deuxième ! »

Pour le matériel, Anne-Céline travaille avec Équidrive, une société qui fournit du matériel d’équitation adapté. Trois systèmes de guide d’attelage - les longues rênes qui servent à mener les chevaux - ont déjà été conçus !

Autonomie

« J’aimerais que d’autres personnes handicapées, quel que soit leur handicap, se disent qu’elles aussi peuvent le faire. L’attelage est une discipline qui permet de trouver très vite sa propre autonomie et des sensations dont on est parfois privé, ou dont on se prive, lorsqu’on est… extraordinaire », martèle Anne-Céline.

16 mai 2017

Vidéo -> Séance d'équithérapie avec Audrey CARDOSO au sein de l'association Trott'autrement

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