Vous avez toujours rêvé de savoir comment les psychanalystes s'y prennent pour diffuser l'information sur leurs pratiques ? Voici un petit exemple avec tous les liens nécessaires, tiré de l'encyclopédie en ligne Wikipédia
L’objet de cet article est de donner un aperçu de la façon dont deux psychanalystes français ont contrôlé pendant des années l’information au sujet de l’autisme sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia en langue française.
Points abordés :
La non-représentativité des champs de recherche appliqués à l’autisme sur la Wikipédia en français
Le traitement de l’article « autisme en psychanalyse »
Le traitement de l’article consacré au film « Le Mur »
Le traitement de l’article consacré à la CIPPA
La dénonciation par X, sur la Wikipédia en français.
Non-représentativité des champs de recherche appliqués à l’autisme sur Wikipédia jusqu’en 2016
Jusque début 2016, la psychanalyse n’était représentée qu’en des termes très élogieux sur Wikipédia. Plusieurs contributeurs réguliers à l’encyclopédie en ligne ont fourni un important travail sur les articles traitant de psychanalyse, au point que 241 psychanalystes français ont leur propre article : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Psychanalyste_fran%C3%A7ais
Les professionnels d’orientation cognitiviste n’ont pas cette chance. Pire, ils semblent avoir fait l’objet d’un « oubli » volontaire.
Sans que cette information soit certaine (elle m’a été rapportée mais je n’ai pu la vérifier), il semble que le Dr Éric Lemonnier, à l’origine d’un protocole de recherche sur la bumétanide et opposé aux théories psychanalytiques, ait été censuré pour se voir priver d’un article à son nom dans Wikipédia. Pareillement, j’ai créé un article à son nom.
Chaque petite théorie psychanalytique qui prétend expliquer l’autisme a son propre article, généralement sans la moindre information quant à l’obsolescence évidente de ces théories. Voir par exemple :
https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Psychose_d%C3%A9ficitaire&oldid=118386851 , qui était la version de l’article consacré à la « psychose déficitaire » jusqu’en décembre 2016. Rien n’explique que ce concept remonte aux années 1980, et que ses prétentions causales sont totalement invalides. De fait, un parent qui, par exemple, recevrait ce diagnostic pour son enfant et chercherait à s’informer sur internet sur ce dont il s’agit, risque fort de tomber sur ce type d’article (Wikipédia apparaît souvent en premier dans les résultats de recherche), et croira que son enfant souffre d’un « noyau psychotique dont l’expression peut varier avec l’âge, avec épisodes de délire aux alentours de la puberté ». Il apprendra, Ô bonheur, qu’un autre nom pour ce charmant concept est celui de « psychose à expression déficitaire » ou de « débilité évolutive »... Rien de tel pour être complètement terrorisé au sujet de son enfant et pour croire qu’il ne progressera jamais…
Le traitement de l’article consacré à l’autisme en psychanalyse, jusqu’en 2016
Il y a un article détaillé à propos de l’autisme en psychanalyse. Jusqu’à ce que je mette en lumière les erreurs qu’il comportait, cet article ressemblait à cela :
Que Françoise Dolto est « une des psychanalystes les plus reconnues sur l'efficacité de ces soins sur les plus petits, autistes y compris » (sans aucune preuve de cela), en oubliant qu’elle imputait le déclenchement de l’autisme à la mère…
Que « Les thèses de Bettelheim sont aujourd’hui abandonnées par les praticiens d'inspiration psychanalytique qui mettent l'accent sur une position éthique de respect de la souffrance des patients et de leur famille ». Etrange, ce n’est pas ce que ma mère et moi avons constaté, ni les parents et personnes autistes avec lesquels j’en ai discuté.
Que Michelle Dawson, personne autiste et chercheuse en neurosciences, a « notamment à elle seule empêché au Canada que les thérapies cognitivo-comportementales soient rendues obligatoires » … en oubliant que Temple Grandin est opposée à la psychanalyse et au packing, de même que Hugo Horiot, Josef Schovanec et Gunilla Gerland, pour ne citer que quatre personnes autistes qui se sont exprimées.
L’article consacré au film Le Mur
Un autre article extrêmement instructif est celui qui est consacré au film Le Mur. La section des controverses y est hypertrophiée. La version actuelle a fait l’objet d’une longue bataille interne, voir l’historique de l’article :
A l’origine de cet activisme débordant pour défendre la psychanalyse, on trouve deux contributeurs réguliers à Wikipédia. XK, dont une série d’indices concordants indique qu’il pourrait être un élève ou un proche de Jean-Claude Maleval, et « Y», qui d’après l’une de mes sources (à confirmer) serait psychanalyste à Paris.
On se rend compte que X a fermement bataillé pour que l’article sur le film Le Mur comporte tout un chapitre consacré à l’avis de Mme Loriane Brunessaux. Pas un mot, en revanche, sur le fait que la diffusion de ce film a été soutenue par des personnalités autistes importantes, telles que Temple Grandin.
La CIPPA a droit à un traitement de faveur ! et Maleval !!!
Détail intéressant, l’article a été mis en doute au niveau de son admissibilité par LuciePaG, une femme avec autisme. Son action a été rapidement annulée par nos deux contributeurs psychanalystes.
Jean-Claude Maleval semble lui aussi très apprécié par cette petite équipe de rédacteurs passionnés de psychanalyse. Ses publications, pourtant peu citées dans d'autres travaux (preuve de leur confidentialité), ont été abondamment dispatchées dans plusieurs articles relatifs à l'autisme, en particulier celui sur le syndrome d'Asperger. https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Syndrome_d%27Asperger#Jean_CLaude_Maleval
Dénonciation par X
Je contribue à Wikipédia depuis fin 2007 et depuis fin 2008 avec un compte utilisateur, au nom de « TSAaxx » (petite blague, j’utilisais ce pseudonyme bien avant de savoir que j’ai un TSA, un trouble du spectre de l’autisme, donc).
… Où X dit entre autres que « les psychanalystes ne sont pas experts judiciaires » pour justifier l’effacement d’une information à propos de Rachel, mère d’enfant autiste avec syndrome d’Asperger. En réalité, les « expertises psychologiques » demandées dans le cadre judiciaire font très souvent appel à la psychanalyse. Je l’ai hélas expérimenté moi-même…. Une théorie psychanalytique a servi d’argument en faveur de la personne contre laquelle j’étais en procès en 2003, pour viol, puisque j’ai été qualifiée de « dysharmonique psychotique » à l’âge de 5 ans – d’où une perte de contact avec la réalité et donc, évidemment, le fait que j’ai pu « inventer » ce viol !
Le conflit s’est aggravé sur l’article Autisme en France :
A la suite de ce conflit, X m’a attaquée en requête aux administrateurs, demandant une sanction contre moi au motif de désorganisation de l’encyclopédie. Cette sanction a failli être appliquée, car il maîtrise bien mieux l’art de l’argumentation au calme que je ne le fais. Aussi, un administrateur avait voté pour me sanctionner, mais deux autres sont venus me soutenir.
Suite à cet échec, X a disparu de Wikipédia en français. Cependant, Y continue à tenter de s’opposer de temps en temps à mon travail de rédaction d’articles.
Conclusion
La méthode employée par les psychanalystes pour verrouiller Wikipédia était jusqu’à présent d’une redoutable efficacité : elle consiste à dire que les sources de presse ne sont pas fiables, et à utiliser comme références uniquement des articles de psychanalystes écrits dans des revues pour psychanalystes et dont le comité de lecture ou de vérification par les pairs se compose, devinez quoi, de psychanalystes !
Depuis le début de l’année 2016, j’ai tenté de rééquilibrer les articles consacrés à l’autisme sur Wikipédia. Entre autres, j’ai rédigé ou réécrit entièrement ces articles :
J’ai mis en ligne un Portail web wiki consacré à l'autisme le 5 mai de cette année, il comptait alors moins de 100 articles. Il en compte 228 à ce jour, ce qui veut dire que le nombre d'articles consacrés à l'autisme sur Wikipédia a plus que doublé en six mois.
Pour diminuer le verrouillage de l’information par les psychanalystes, bien que la création d’un site web gouvernemental soit une très bonne chose, je recommande des publications scientifiques. De par ma formation, j’ai la possibilité de rédiger et de soumettre de tels articles en me basant sur l’un de mes points forts, le « datamining », la collecte de données.
La Médiathèque de Fontenay-sous-Bois organise, en collaboration avec le CCAS Mission Handicap de la ville et le CRAIF, une journée de sensibilisation à l’autisme.
Au programme : - présentation du Robot Mwoo, - pause lecture pour les enfants de 3/5 ans, - projection du film « Enfants autistes, bienvenue à l’école ! » suivie d’un échange avec sa réalisatrice, Sophie Robert, - mise à disposition d’un espace multimedia présentant des ressources sur l’autisme - Stands : CRAIF, Robot Mwoo, Association Envol-Loisirs
Le samedi 3 décembre 2016, de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h, à la Médiathèque de Fontenay-sous-Bois (2 avenue Rabelais – 94120 Fontenay-sous-Bois).
Aidez au financement d'un documentaire : Et si les psychanalystes s'allongeaient sur notre divan pour nous parler de leur vision de la sexualité? => Pour contribuer c'est ici
Présentation détaillée du projet
Le Phallus et le Pas tout est un documentaire de long métrage qui explore la théorie sexuelle des psychanalystes freudo-lacaniens, par la bouche des psychanalystes d’aujourd’hui.
Un film choc tissé de moments de vérités, des propos plus édifiants les uns que les autres, récoltés auprès de 27 psychanalystes, praticiens, essayistes et enseignants de la psychanalyse.
Une matière filmiqueunique au monde, aux antipodes de l’hagiographie freudo-lacanienne et de l’image bling bling très naïve de la psychanalyse véhiculée dans les médias par les people adeptes du divan.
Ce documentaire a pour objectif delever le voile sur une théorie et une pratique occultes, en commençant par le décodage de ce qui, pour un psychanalyste, est le moteur de la psyché humaine :la sexualité.
Bienvenue dans la 5ème dimension !
Ce film a commencé un jour où je me suis énervée toute seule devant mon poste de télévision : assistant à l’énième interview d’un psychanalyste sollicité pour commenter un fait de société sur le plateau d’un journal télévisé.
En France (et en Argentine) les psychanalystes sont très présents dans les médias et les facultés de sciences humaines. Ils sont dominants dans le sanitaire et le médico-social.
Le problème est que les adeptes du « tout dire » ont une pensée et une pratique particulièrement opaques, y compris à l'égard de celles et ceux qui sont sur le divan.
Une fois de plus, j’assistais à un simulacre d’interview, laissant le journaliste sidéré avec ses questions sans réponses.
Or je me posais beaucoup de questions sur les psychanalystes, 20 ans après avoir renoncé à en faire mon métier pour me consacrer entièrement à l’audiovisuel : Ils en sont où les psychanalystes aujourd’hui, de leurs théories et de leur pratique, vis à vis de l’évolution des sciences, des mœurs et de la société en général ?
Ce jour là, je me suis dit qu’au lieu de reprocher au journaliste de ne pas poser les bonnes questions, je ferais mieux d’aller chercher moi-même les réponses :
Et si je réalisais un documentaire sur la psychanalyse ?
Le hasard de la vie a voulu qu’une semaine plus tard, une personne avec qui je travaillais me propose d’assister à un congrès de lacaniens à Lille : tombés du ciel!
C’est ainsi que j’ai rencontré les tous premiers psychanalystes à qui j’ai pu exposer mon projet : réaliser une série documentaire « état des lieux » sur les psychanalystes d’aujourd’hui. Un documentaire qui expliquerait leurs théories et leur pratique, leur vision du monde et de la société, par la bouche des psychanalystes, d’une façon suffisamment claire et intelligible pour être comprises d’un public de profanes. Cela n’avait jamais été fait.
On ne sait plus qui vous êtes !
En effet, les psychanalystes sont victimes de leur succès, de l’opacité de leur discours et de l’absence totale de régulation de leur pratique. De nombreuses personnes sont ainsi persuadées d’être en cure avec un psychanalyste alors qu’ils vont voir un psychothérapeute dont les théories et la pratique n’ont plus rien à voir avec la psychanalyse "pure et dure".
Réaliser ces films impliquait que les interviewés assument la dimension politiquement très incorrecte du discours freudo-lacanien sur l’inconscient et la sexualité.
Les psychanalystes ont adoré le projet, ce qui transparait très clairement dans leur attitude face à la caméra.
Les interviews m’ont laissé pantoise. Au départ, j’étais partie d’un postulat implicite : Les psychanalystes avaient forcément évolué, avec les découvertes de la science, l’évolution des mœurs, et des rapports hommes femmes. Je souhaitais donc faire un documentaire qui témoigne de cette évolution, pour savoir ce qu'ils avaient conservé et ce qu'ils avaient abandonné de l'héritage de Freud et Lacan. Chemin faisant, j’ai compris mon erreur et l’énormité du problème, qui m’a laissée bouche bée à d’innombrables reprises. La situation était très inquiétante, mais en même temps absolument passionnante !
Le paradoxe est que ce sont des psychanalystes eux-mêmes (de rares dissidents) qui, les premiers, m’ont alertée sur les dérives sectaires au sein de leur mouvement : C’est inquiétant. Il y a des choses qui ne vont pas chez nous, mais on n’arrive pas à s’amender.Ces personnes ont malheureusement refusé de témoigner devant la caméra ; mais elles ont orienté mes recherches.
C’est ainsi qu’à l’issue de 4 années de repérages, auprès de 52 psychanalystes, j’ai filmé 27 d’entre eux au cours de longs interviews de 1H30 à 3H chacun. Je crois que personne n’a jamais mené un travail d’enquête aussi approfondit au préalable de la réalisation d’une série documentaire !
En accumulant cette matière première colossale aussi bien en terme de volume que de contenu, j’ai réalisé que ce que j’étais en train de faire allait bien au delà d’un travail documentaire, c’était un témoignage historique.
Le plus inattendu, c’est qu’au lieu de faire un film un peu austère réservé aux intellectuels, j’engrangeais une matière première filmique souvent hilarante, aux purs accents de comédie !
Parce que cette vision abracadabrantesque de la sexualité est le moteur même de la psychanalyse ! Elle est le socle de tout leur édifice théorique.
En effet, les psychanalystes freudo-lacaniens se déchirent sur d’innombrables nuances théoriques, mais ils se reconnaissent entre eux comme psychanalystes par l’adhésion aux concepts fondamentaux de la théorie sexuelle, élaborée par Sigmund Freud et complétée par Jacques Lacan.
C’est pourquoi il est essentiel de comprendre ce qu’elle veut dire.
Parce que ces théories sexuelles ont des conséquences sanitaires et sociales énormes : influence sur la prise en charge psychiatrique du handicap, elles s’immiscent aussi dans les prétoires, à travers les expertises psychiatriques des cas de viols, d’incestes, de violence conjugale, ainsi que dans les familles les plus ordinaires dans les cas de divorces conflictuels.
Ce ne sont donc pas que des concepts, dès lors que ces théories sont mises en pratique par des psychiatres-psychanalystes et des psychologues-psychanalystes dans la vie quotidienne de millions de français!
Or pour s'en défendre, il est indispensable de les comprendre. C’est pourquoi il est d’intérêt général que ce message soit accessible au plus grand nombre.
Parce qu’il n’est pas acceptable qu’une corporation aussi influente dans le sanitaire, le médicosocial et dans les médias, professent des concepts totalement opaques pour le grand public et les pouvoirs publics.
Freud avait le mérite de s’exprimer dans un langage clair et très explicite, mais depuis Lacan les psychanalystes ont pris l’habitude de s’exprimer dans un jargon hermétique qui laisse perdurer toutes les idées reçues, entretenant une distorsion énorme entre le message officiel de la psychanalyse, l’image qu’elle renvoie dans la société et la réalité de ses valeurs.
L’opacité n’est jamais une bonne nouvelle. Je pars du principe que « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » et que lorsqu’on jargonne c’est qu’on a l’esprit confus, ou bien des choses à cacher. L’un n’excluant pas l’autre…
Si la psychanalyse n’était qu’une pratique privée impliquant des adultes bien portants et consentants, ces concepts n’auraient pas tant d’importance, aussi sexistes soient-ils. Après tout chacun est libre d’aller voir un magnétiseur, un rebouteux, un astrologue, pourquoi pas un psychanalyste ?
En revanche ce qui doit s’enseigner dans les facultés et s’exercer dans les hôpitaux, ce qui est financé par l’argent public, doit être une discipline scientifique fondée sur les preuves (donc sur le doute, sur l’expérimentation, sur la recherche d'un bénéfice thérapeutique pour les patients et la mesure objective de ces résultats).
L’opacité du discours analytique explique en grande partie son maintien anachronique à l’hôpital, à l’université, des lieux où, de l’avis même de Freud, les psychanalystes n’ont rien à faire.
Ce travail de pédagogie du discours analytique devrait être fait par les psychanalystes eux mêmes, malheureusement ils en sont incapables, bien que quelques-uns s’inquiètent des dérives de leur mouvement.
Il devrait être celui des intellectuels, mais en France ceux-ci ne jouent pas leur rôle de garde fou vis à vis du mouvement analytique parce qu’ils sont trop nombreux à être embrigadés sur le divan, en conflit de loyauté vis à vis de leur analyste, qui leur parle très peu, et dont ils sont à des années lumière d’imaginer la pensée…
Parce que la sexualité est le message le plus universel, le plus impliquant qui soit.
Et enfin parce que mes interviewés révèlent que l’on peut apprendre en s’amusant : les psychanalystes ont un talent comique inattendu ! Pourquoi s’en priver ?
Le fil narratif du Phallus et le Pas tout va amener le spectateur à décoder la théorie sexuelle des psychanalystes :
-Que raconte cette théorie sexuelle ?
-Comment sont nés ces différents concepts ?
-Que signifie celui de "sexualité infantile"?
-Comment ont–ils évolué dans le temps ?
-Pourquoi les psychanalystes d’aujourd’hui persistent-ils à leur trouver du sens ?
-Avec quels arguments parviennent-ils à les justifier, envers et contre tous, en dépit des découvertes des sciences et de l’évolution des mœurs ?
Parce que dans le jargon lacanien, l'expression « Pas tout » est utilisée pour signifier le sexe féminin.
Le Phallus et le Pas tout signifie donc, comme le dit le psychanalyste Eric Laurent « le zizi et la zézette », d'où le sous titre de ce projet.
Dans l’univers des psychanalystes freudo-lacaniens, le sexe féminin est définit obstinément par ce qu’il n’est pas, raison pour laquelle on se garde de le nommer, comme le personnage de Voldemor dans Harry Potter. Le « non sexe » de « la femme qui n’existe pas » incarne l’impensable, le mal absolu qui fait choir la psyché humaine, générateur de la folie, et de toutes les pathologies mentales... rien de moins!
Le Phallus et le Pas tout est le premier volet d’une trilogie cinéma « la Psychanalyse dévoilée ».
Ce film sera accompagné d’un deuxième long métrage qui révèlera comment les psychanalystes appliquent la théorie sexuelle à la clinique psychiatrique.
« Vous m’avez ouvert les yeux, je ne les refermerai plus jamais »
« Ce film a sauvé la vie de mon fils »
« Il y aura un avant et un après le MUR ».
En septembre 2011, avec l’aide d’Autistes Sans Frontières, une association qui milite pour la scolarisation des enfants autistes, j’ai réalisé un premier film intitulé « Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ». Dans ce documentaire de 52 minutes originellement destiné à la chaîne ARTE, 11 psychanalystes exposaient leur vision édifiante de l’autisme.
Ce film s’est répandu de façon virale dans le monde entier en quelques jours. Un mois plus tard, trois psychanalystes lacaniens (Eric Laurent, Esthela Solano-Suarez, Alexandre Stevens) ont intenté une procédure en urgence pour faire censurer le film. Dans un premier temps, ils ont été suivis dans leur demande par le TGI de Lille.
Deux ans plus tard, la cour d’appel de Douai a totalement réhabilité mon travail, libéré le MUR et débouté les 3 psychanalystes lacaniens de toutes leurs demandes ; les condamnant à me verser une provision de dommages et intérêts à valoir à l’issue d’une nouvelle procédure, pour réparation du préjudice moral et financier. Les trois psychanalystes à l’origine de la tentative de censure du film « Le MUR » ne se sont pas pourvus en cassation.
La censure du film « le MUR » pendant deux ans a stoppé net sa diffusion et surtout l’exploitation de la trilogie documentaire, dont le « Phallus et le Pas tout » est le premier volet, et dont « Le MUR » constituait un produit d'appel. En revanche elle a renforcé l’intérêt des journalistes qui se sont emparés de l’affaire, bien au delà des cercles de l’autisme. Jusqu’au New York Times !
Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir plus, l’affaire est exposée en détail dans la page du film sur ma chaine Dragon Bleu TV, ainsi que la revue de presse :
Le film « Le MUR » est désormais sous titré en onze langues, et connu dans les réseaux de l’autisme du monde entier. Il est à l’origine d’une prise de conscience et d’une modification en profondeur des politiques publiques concernant l’autisme en France.
Sophie Robert : Réalisatrice et productrice du film.
J'ai commencé mon parcours dans l'audiovisuel comme scénariste de fiction, script doctor et auteur de documentaires. J’ai écrit pour les autres pendant une quinzaine d’années, tout en étudiant en parallèle les sciences humaines en dilettante éclairée.
En 2010, je suis passée à la réalisation de documentaire et la production de films, avec la création d’Océan Invisible Productions.
Mon objectif était de produire de la fiction et de mettre en images mon cheminement à l’intérieur des sciences humaines.
En 2011 j’ai réalisé et produit mon premier film : Le MUR, ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme.
En 2014, j’ai réalisé et produit Quelque chose en plus, documentaire consacré à l’accompagnement éducatif d’enfants autistes sévères, en partenariat avec le Ministère délégué aux personnes handicapées. Bien qu’il soit destiné à un public très spécialisé, ce documentaire de long métrage a été distribué dans une centaine de salles en France métropolitaine, le Maroc, les DOM-TOM et pays francophones.
En 2016 j’ai réalisé et produit deux nouveaux programmes pédagogiques dédiés à l’inclusion scolaire des enfants autistes en partenariat avec le Ministère de l'Education Nationale « Enfants autistes bienvenue à l’école ! ».
OCEAN INVISIBLE PRODUCTIONS : producteur et distributeur du film
Le Phallus et le Pas tout est produit et distribué en salles par la société Océan Invisible Productions, créée en octobre 2010 par Sophie Robert, et dont elle est aujourd’hui directrice administrative et financière.
Créée pour produire des séries de fiction et les documentaires d’autres réalisateurs, en plus de ceux de Sophie Robert, la société a connu un décollage rapide mais fut stoppée dans son élan par la censure du film Le MUR pendant deux ans et les contraintes économiques énormes que cela a engendré.
Néanmoins nous avons survécu à la tourmente et sommes parvenues à produire 1 long métrage, trois films institutionnels, un clip, deux émissions de plateau, et deux programmes audiovisuels pédagogiques, dans des conditions extrêmes étant donné la censure économique engendrée par les péripéties judiciaires du film Le MUR.
En 2014 nous avons produit et distribué le documentaire de long métrage Quelque chose en plus dans en salles de cinéma, avec l’appui de salles art et essais, de salles municipales et de multiplexes et d’un réseau associatif. Même si ce film parrainé par le Ministère délégué aux personnes handicapées n’était pas un documentaire grand public, il montre qu’en s’appuyant sur un réseau d’énergies tout est possible. A la clef nous avons réussi une très belle distribution dans une centaine de villes en France métropolitaine, dans les DOM-TOM, au Québec, en Belgique, en Suisse et au Maroc.
La nécessité de devoir nous distribuer nous même nous a contraint à apprendre un nouveau métier : distributeur de films. L’exploitation en salles de Quelque chose en plus nous a permis de nouer excellents contacts avec un réseau d’exploitants de salles qui attendent Le Phallus et le Pas tout !
Distribuer un film en salles présente l’énorme avantage de contourner la frilosité des chaines de télévision, et le formatage artistique des œuvres à la télévision. On ne dépend pas d’une personne mais d’individus qui ont chacun leur sensibilité, leur goût et dont le principal objectif est de remplir les salles.
Le taux de remplissage du premier long métrage distribué par Océan Invisible Productions a été exceptionnel, quand bien même son sujet et son traitement n’étaient pas grand public.
Le Phallus et le Pas tout sera un film grand public, un documentaire choc sur un sujet hyper impliquant : la sexualité, les rapports hommes-femmes.
Au cinéma tout peut arriver. Avec la bouche à oreille, la machine peut s’emballer très vite !
La censure du film Le Mur a pris fin le 16 janvier 2014 avec le jugement de la cour d’appel de Douai, réhabilitant le film. Les trois psychanalystes à l’origine de la procédure ont perdus : les magistrats de la cour d’appel les ont débouté de toutes leurs demandes et condamnés à verser aux deux parties (Sophie Robert et Océan Invisibles Productions) des dommages et intérêts pour compenser les dommages créés par cette procédure abusive.
En dépit de cette décision, l’existence même du procès fait peser une censure économique récurrente sur la poursuite du travail documentaire de Sophie Robert consacré à la psychanalyse. Cela porte atteinte à la liberté d’informer.
Aujourd’hui, faire appel au financement participatif est le seul moyen de contourner cette censure récurrente et de mettre à disposition du public une information essentielle pour s’orienter en connaissance de cause.
Cette participation est interactive : il s’agit bien sur de contribuer financièrement à la finalisation du film, mais aussi de participer à son existence par l’intermédiaire de différentes contributions :
- Enregistrer une vidéo de 45 secondes : « les perles des psychanalystes »
- Etre figurant sur le tournage de quelques scènes tournées en extérieurs à Paris.
Les enjeux sociétaux de ce film sont énormes :
Il s’agit de défendre la liberté d’expression et le droit d’informer.
Il s’agit, par la diffusion d’un outil de connaissance, de protéger les personnes en situation de faiblesse d’une corporation hors de tout contrôle.
Le Phallus et le Pas tout : un film prélude à un débat de société urgent qui nous concerne tous.
À quoi servira la collecte ?
Pour faire un film qui porte bien son message, il est indispensable de faire un beau film, et donc de réunir les moyens adéquats.
Aujourd’hui toutes les séquences d’interviews des psychanalystes sont réalisées.
Nous faisons appel au financement participatif pour finaliser ce film : réaliser les séquences d’habillage du film (scènes de fiction, images d’archives, effets spéciaux numériques), et toute la post production (montage image et son, mixage, musique originale, étalonnage, bancs titres, génériques et sorties).
La force du film repose bien entendu sur les propos édifiants des psychanalystes, une matière première d’une grande richesse qui a déjà été récoltée et montée. Mais aussi forts soient ils ces interviews ne suffisent pas à réaliser un film.
Pour que ce message soit accessible au public, Il est très important d’habiller les séquences d’interviews de belles images qui nous racontent une histoire : un récit qui remette du sens, de l’émotion et de la consonance cognitive. Une narration qui nous présente des personnages à qui l’on puisse s’identifier.
Avec Le Phallus et le Pas tout je veux réaliser un film pourvu d’une véritable ambition cinéma : un film qui propose au spectateur une expérience visuelle : des scènes de fiction avec Freud et Lacan, des scènes avec des protagonistes interprétant des analysants aujourd’hui.
Un univers visuel et sonore riche, élégant, et ludique, qui donne envie de voir le film !
Il est essentiel d’avoir les moyens de faire un beau film pour qu’il puisse porter son message auprès du public.
Le film a été budgeté à 251 830 euros, ce qui est un budget minimaliste, compte tenu d’un film de cette ampleur et de cette durée, très en dessous des budgets moyens de la profession (en moyenne deux fois et demie cette somme).
La moitié de ce budget a été autofinancé et provient de diverses collectes (contributions financières participatives).
Il est possible de finaliser ce travail « à minima » mais il est nettement préférable d’avoir plus de confort pour réaliser un film dont l’impact sera d’autant plus fort qu’il aura une véritable ambition artistique.
Une vingtaine de techniciens du spectacle doivent intervenir successivement pour boucler la réalisation et la finalisation de film. Pour profiter de leur talent, il faut pouvoir leur verser un salaire, dont dépendra la qualité finale du projet.
Cela dépend du résultat de la collecte, cela dépend de vous.
IMPORTANT: lorsqu'on dépose un projet sur Kisskissbankbank c'est la règle du "tout ou rien" qui s'applique. Si ce premier pallier de 15 000 euros n'est pas atteint, les contributeurs seront remboursés et la collecte sera perdue. Or 15 000 euros c'est déjà beaucoup par rapport aux objectifs moyens des projets déposés sur un site de financement participatif. Mais cette somme représente le minimum absolu avec lequel nous pouvons nous engager à finaliser ce film. D'où ce premier pallier fixé à 15000 mais pour faire un beau film efficace, nous avons besoin de beaucoup plus. Pour cela parlez du film autour de vous, faites circuler l'information parmi vos proches : les gouttes d'eau forment des ruisseaux qui forment des fleuves!
Premier pallier : 15000 euros
Avec ce premier pallier nous pouvons financer une partie du montage et financer l'achat de quelques images d’archives (de cette somme sera soustrait 3350€ de contreparties et 1200€ de commission KissKissBankBank)
Deuxième pallier : 30 000 euros
Si ce deuxième pallier est atteint, il nous permettra de finaliser le montage et la totalité des images d’archives que nous souhaitons pour réaliser ce film. le début du bonheur!
(Contreparties 5500€ contreparties et 2400€ de commission KKBB)
Troisième Pallier : 50 000 euros
Ce troisième pallier nous permettra de financer les effets spéciaux et de finaliser la post production du film (musique originale, mixage, montage son, étalonnage, bancs titres, encodages et sorties, dont le DCP).
(Contreparties 10200€ et 4800€ de commission KKBB).
Quatrième pallier : 90 000 euros
Ce quatrième pallier nous permettra d’ajouter aux étapes précédentes la réalisation de l’équivalent d’un court métrage qui complète l’habillage du film en proposant une véritable expérience visuelle aux spectateurs.
(Contreparties 12800€ et 6400€ de commission KKBB)
Cinquième pallier : 120 000 euros
Ce cinquième pallier nous permettra d’associer aux étapes précédentes des moyens de distribution pour faciliter la distribution du film en salles: réalisation d’affiches et supports publicitaires, attachée de presse, bibliothèque numérique, site internet, etc.
(Contreparties 20400 euros et 9600 euros de commission KKBB).
Si ce cinquième pallier est atteint, le pot de terre aura vraiment terrassé le pot de fer.
Qui suis je ? Sophie Robert : Scénariste de fiction, script doctor et auteur de documentaires, j’ai écrit pour les autres pendant une quinzaine d’années, tout en étudiant en parallèle les sciences humaines en dilettante éclairée. En 2010, je suis passée à la réalisation de documentaire et la production de films, avec la création d’Océan Invisible... Voir la suite
AUTISME: Ce documentaire choc de 52 minutes réalisé par Sophie ROBERT expose le point de vue de 11 psychanalystes sur l’autisme. Ceux-ci ont accepté de confier à la réalisatrice leurs convictions intimes sur les causes de l’autisme et les perspectives offertes par la prise en charge psychanalytique et institutionnelle de ce trouble. Pour la première fois, des psychanalystes livrent aux profanes un discours qu’ils réservent habituellement aux seuls initiés. Le MUR permet de comprendre pourquoi la France, la Suisse romande et la Belgique francophone ont 40 ans de retard dans la prise en charge de l’autisme, par rapport aux autres pays développés. Available with English, Spanish, Danish, French, Italian, Portuguese, Russian, Hebrew, Nederlands and Swedish subtitles.
Un film salutaire qui doit permettre de rompre la chape de plomb qui pèse sur la prise en charge de l’autisme et des troubles envahissants du développement.
Le 8 mars 2012, la Haute Autorité de Santé émet un rapport qui écarte la psychanalyse du champ des thérapies recommandées dans l'autisme. Association Lacanienne Internationale intente alors un recours devant le Conseil d'Etat pour tenter d'invalider la décision de la HAS. En 1998, l'A.L.I. a fondé une association PREAUT destinée à faire de la recherche sur les signes précurseurs de l'autisme. La théoricienne de ce mouvement est la psychanalyste Marie-Christine Laznik.
Voici des extraits de l'interview accordée à Sophie Robert en 2010.
Découvrez le trailer de QUELQUE CHOSE EN PLUS documentaire de 80 minutes réalisé par Sophie ROBERT sur la prise en charge éducative, comportementale et développementale de l'autisme - autrement dit l'ABA. Ce film a été tourné à l'IME ECLAIR de l'association AIME 77 et l'IME Chambourcy de Agir et Vivre l'Autisme, partenaires du Réseau de Ressources ABA.
Image : Alexandre DINAUT Montage : Arnaud JAKUBOWICZ / VISUAL BOX Musique originale composée par Maxime CATTELOIN et Lionel RAEPSAET / MakeMeSound
COLLOQUE « La prise en charge de l’autisme : on explose de rire ou on explose tout court »
Organisé par Pétronille LEMENUEL et Marie-Carmen CASTILLO Vendredi 15 janvier 2016 Bâtiment D - Amphithéâtre D002
Programme:
Projection du film « Le Mur : la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme » de Sophie Robert. Puis nous avons le plaisir d’accueillir : - Sophie Robert, la réalisatrice - Dr Isabelle Allard, médecin - Alhem Selmi, psychologue - Cherice Cardwell, présidente et cofondatrice du AF-LPA, directrice Clinique Centre Catalan des Sciences Comportementales - Julie Nalbon, mère d’un petit garçon autiste - Sonia Hamiane, mère d’un petit garçon autiste - Agnès Fonbonne, mère d’un adulte autiste - Magalie Vocat : autiste Asperger et maman d'une petite fille autiste de haut niveau - Charlotte Brochand, autiste de haut niveau
Dans une émission de 80 minutes, Sophie Robert s'entretient avec Mikkel Borch-Jacobsen, Jacques Van Rillaer, Jean-Pierre Ledru et Stuart Schneiderman. Ensemble, ils évoquent : leur attrait pour la psychanalyse et les circonstances de leur déconversion d’un mouvement qu’ils n’hésitent pas aujourd’hui à qualifier de sectaire.
De gauche à droite ci-dessus :
Sophie Robert s'est faite connaître du public avec la réalisation du film Le Mur, la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme et entre autres la victoire qu’elle a dument remportée face au procès que lui avaient opposés certains protagonistes de la psychanalyse. Dans ce documentaire, elle cite Lacan : « Notre pratique est une escroquerie : bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué…) »[1].
Mikkel Borch-Jacobsen est philosophe, essayiste et professeur de littérature comparée à l’Université de Washington. Il est l’auteur de nombreux essais sur l’histoire de la médecine et la psychanalyse, qu’il a enseignée à l’université. Dans ce reportage, il déclare : « En lisant la littérature anglo-saxonne d'auteurs historiens de la psychanalyse …/… je me suis rendu compte que l'histoire qu'on nous a raconté pour justifier la psychanalyse était en fait une sorte de légende brodée par Freud lui-même, et ensuite embellie par les disciples ».
Jacques Van Rillaer est docteur en psychologie, psychothérapeute et essayiste. Professeur émérite de psychologie à l’université de Louvain en Belgique, il enseigne aujourd’hui les thérapies cognitives et comportementales, après avoir exercé la psychanalyse pendant plusieurs décennies. Jacques Van Rillaer est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreuses publications critiques dont certaines sont facilement accessibles sur internet.
Jean-Pierre Ledru est psychiatre en libéral, après avoir exercé la psychanalyse pendant une vingtaine d’années. Il déclare : « Tous les cas cliniques de Freud publiés sont des cas trafiqués ».
Stuart Schneiderman est essayiste et coach à New York où il anime un blog « Had enough therapy ? ». Il a exercé la psychanalyse pendant plusieurs décennies dans le cadre de l’Ecole de la Cause Freudienne.
Ce document peut paraître édifiant. Cependant, en 1980, les références freudiennes ont été retirées du DSM III pour leur absence de scientificité. La psychanalyse a fait l’objet d’un rapport de l’INSERM en 2004 qui démontre qu’elle est sans efficacité sur le plan thérapeutique. La psychanalyse a aussi été désavouée en 2010 par la Haute Autorité de Santé pour sa fausse prétention à pouvoir soigner l’autisme ! Depuis de nombreuses années, de plus en plus d’ouvrages, de reportages, de sites internet adoptent une attitude critique et documentée envers la psychanalyse. Pourtant, en France, au moins 70% des pédopsychiatres continuent d'être de pratique psychanalytique.
Si la théorie psychanalytique ne s’appuie que sur des cas cliniques truqués :
Comment peut-on encore continuer à endoctriner les futurs bacheliers dans le cadre de leur programme de philosophie en terminale ?
Comment peut-on encore continuer de former les étudiants des chaires de psychologie sur cette base en leur faisant croire que tout est authentique ?
Cela voudrait-il dire que les systèmes de soin français en santé mentale, largement inspirés par les travaux de Freud, utiliseraient depuis des décennies des outils thérapeutiques inadaptés ?
Cela voudrait-il dire que les magistrats des affaires familiales, formés aux besoins de l’enfant matière de parentalité par des pédopsyhiatres de cette obédience, utiliseraient depuis des décennies des outils d'aide à la décision inadaptés ?
Cela voudrait-il dire que les expertises psychiatriques réalisées pour le compte des tribunaux, souvent à la charge des parties, ne sont pas toujours fiables ?
[1] Conférence de Jacques Lacan à Bruxelles le 26 février 1977. Publié dans Quarto (Supplément belge à La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne), 1981, n° 2. Extraits réédités dans Le Nouvel Observateur, 1981, n° 880, p. 88. Propos rapportés par Jacques Van-Rillaer dans Mensonges Lacaniens : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1825.
Sophie Robert interviewe trois psychiatres experts en psychiatrie de l’adulte (Pr Bernard Granger, Pr Antoine Pelissolo, Dr Philippe Domenech) et une chercheuse en neurosciences, spécialiste du développement du cerveau (Pr Scania de Schonen).
Ensemble, ils posent les repères fondamentaux de la psychiatrie scientifique – c ‘est a dire le corps de connaissances et de thérapies psychiatriques qui s'est développé en dehors du référentiel psychanalytique : qu’est-ce qu’une maladie mentale ? Les notions de psychisme et d’inconscient ont-elles du sens? Sur quelles bases fonctionnent les thérapies cognitives et comportementales des troubles mentaux ? Que sait-on de fiable, qu’est-ce qui fait consensus dans la communauté scientifique internationale, au sujet de la psychiatrie adulte aujourd’hui ?
Ce programme sera complété d’une nouvelle émission consacrée à la psychiatrie de l’enfant.
INVITÉS
Pr Scania de Schonen est directrice de recherche émérite au CNRS, professeur à l’Université Paris Descartes, spécialisée dans le développement du cerveau.
Dr Philippe Domenech est psychiatre et docteur en neurosciences cognitives à l’Institut d’études de la cognition (ENS), où il traite et étudie le TOC résistant.
Pr Bernard Granger est psychiatre et psychothérapeute, professeur de psychiatrie à l’université René Descartes. Il dirige le service psychiatrie de l’hôpital Tarnier.
Pr Antoine Pelissolo est psychiatre et psychothérapeute. Il dirige le service psychiatrie du CHU Henri Mondor à Créteil. Il est également professeur de psychiatrie à l’université Paris est Créteil et s’est spécialisé dans le traitement des troubles anxieux.
Sophie Robert interviewe un philosophe (Mikkel Borch-Jacobsen) et trois anciens psychanalystes (Jacques Van Rillaer, Jean-Pierre Ledru et Stuart Schneiderman). Ensemble, ils évoquent leur attrait pour la psychanalyse et les circonstances de leur déconversion d’un mouvement qu’ils n’hésitent pas aujourd’hui à qualifier de sectaire.
Partageant leur expérience, ils parlent de « lavage de cerveau » « dépendance à l’analyste » « sur le divan on peut faire croire à quelqu’un n’importe quoi » « Jacques Lacan avait une véritable assuétude à l’argent » « Jacques Alain Miller se prenait pour Saint Paul » « de l’influence du divan sur des people comme Carla Bruni » . Une déconstruction méthodique faite avec flegme et humour, en parfaite connaissance de cause.
Cette émission devrait contribuer à un débat d’idées sain et salutaire au sujet de la psychanalyse et de son influence en France.
INVITÉS
Mikkel Borch-Jacobsen est philosophe, essayiste et professeur de littérature comparée à l’université de Washington. Il est l’auteur de nombreux essais sur l’histoire de la médecine et la psychanalyse, qu’il a enseigné à l’université.
Jean-Pierre Ledru est aujourd’hui psychiatre en libéral, après avoir exercé la psychanalyse pendant une vingtaine d’années.
Stuart Schneiderman est essayiste et coach à New York où il anime un blog « Had enough therapy ? ». Il a exercé la psychanalyse pendant plusieurs décennies dans le cadre de l’Ecole de la Cause Freudienne.
Jacques Van Rillaer est docteur en psychologie, psychothérapeute et essayiste. Professeur émérite de psychologie à l’université de Louvain en Belgique il enseigne aujourd’hui les thérapies cognitives et comportementales, après avoir exercé la psychanalyse pendant plusieurs décennies.
La France est, avec l’Argentine, l’un des seuls pays où la psychanalyse a un telle importance dans les milieux psychologiques et psychiatriques. Pourtant, elle est loin de faire le consensus scientifique.
Malgré cela, la psychanalyse est enseignée dans beaucoup d’universités françaises et est considérée comme une expertise dans les affaires médicales ou judiciaires. Avec le temps, les pays voisins ont su se démarquer de cette discipline, mais en France, depuis Jacques Lacan, la psychanalyse est quasi-hégémonique dans les domaines psychologiques et psychiatriques. Pour beaucoup, la psychologie, la psychiatrie et la psychanalyse sont une seule et même discipline. Avec Sophie Robert, nous reviendrons sur la place et la validité de la psychanalyse en France à travers son expérience et son enquête lors de ses documentaires, notamment lors de son aventure judiciaire avec « Le mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ».
Sophie Robert nous parle aussi de ses deux prochaines émissions qui sortirons le 10 octobre 2015 via son site Dragon Bleu TV : « Les déconvertis de la psychanalyse » et « Les fondamentaux de la psychiatrie », dont vous pourrez voir deux extraits exclusifs dans l’entretien ci-dessus.
La connaissance s'élabore contre une connaissance antérieure.
[Gaston Bachelard]
Cette citation illustre parfaitement les débats passionnés autour de l'autisme ...