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"Au bonheur d'Elise"
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19 avril 2019

Certification Autisme, quelle qualité professionnelle pour l’autisme ?

 

 

Julien PAYNOT - Directeur Général HANDEO
La nouvelle certification autisme
« Qu’est-ce que l’exigence de qualité en autisme dans les établissements médico-sociaux ? »
Organisée par l’Union Régionale Autisme France Poitou-Charentes
Mardi 22 janvier 2019 - Salle culturelle - Breuil-Magné

 

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15 juin 2019

Autisme. Édouard Philippe veut accélérer l’inclusion scolaire

article publié sur Ouest France

Édouard Philippe a reconnu vendredi 14 juin la « lenteur » dans le déploiement des unités d'enseignement qui favorise l'inclusion scolaire.
Édouard Philippe a reconnu vendredi 14 juin la « lenteur » dans le déploiement des unités d'enseignement qui favorise l'inclusion scolaire. | THOMAS BRÉGARDIS / OUEST-FRANCE

 

Édouard Philippe a reconnu vendredi 14 juin la « lenteur » dans le déploiement des unités d’enseignement externalisées (UEE) qui permettent à des enfants accueillis en établissement médico-social, notamment des autistes, de bénéficier de l’inclusion scolaire, tout en mettant en avant le progrès réalisé en quelques années.

Des unités d’enseignement externalisées (UEE), « il y a trois ans il n’y en avait pas, aujourd’hui il y en a quelques-unes, et dans trois ans il y en aura 45 » dans les écoles élémentaires, a affirmé le Premier ministre, en compagnie de la secrétaire d’État aux personnes handicapées Sophie Cluzel, lors de l’inauguration d’une UEE à Albi dans le Tarn, ce vendredi 14 juin. Trente nouvelles unités ouvriront à la rentrée. Ces unités d’enseignement externalisées (UEE) permettent à des enfants accueillis en établissement médico-social, notamment des autistes, de bénéficier de l’inclusion scolaire.

Cette classe accueille actuellement neuf élèves autistes à l’école élémentaire de Rochegude. « Il reste énormément à faire. […] Bien sûr que ça se passe lentement, et que si vous êtes le père ou la mère vous espérez que ça aille plus vite », a-t-il indiqué, assurant toutefois que « le dispositif s’étoffe ».

Une centaine de classes de ce type en maternelle

Dans les écoles maternelles, plus d’une centaine de ces classes existent, tandis qu’il y a 10 ans « il n’y en avait pas du tout », a ajouté Édouard Philippe, en déplacement pour le congrès de Villes de France.

La secrétaire d’État a pour sa part mis en avant sa volonté, et celle du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, de « mettre en place une école inclusive, de qualité », grâce à « une palette de dispositifs ».

« Ça ne se décrète pas, ça se construit, et c’est pour ça que ça peut sembler lent aux yeux des parents », a-t-elle dit, après une rencontre avec des enfants autistes et leurs parents.

Des parents « démunis, fatigués et seuls »

Pour Agnès, la mère de Julia, 7 ans, « les parents sont démunis, fatigués et seuls ». « Ce n’est pas normal qu’il y ait encore des enfants, en âge d’être scolarisés, et qui, par manque de moyens ou de je-ne-sais-quoi, restent chez eux, sans prise en charge », lance-t-elle en colère.

La stratégie gouvernementale sur l’autisme, annoncée en avril 2018, a donné lieu à un « important travail souterrain ces derniers mois, qui ne montre pas de résultats très concrets mais qui était nécessaire », a indiqué, lundi 10 juin, Claire Compagnon, déléguée interministérielle pour l’autisme.

30 nouvelles unités à la rentrée

Sophie Cluzel et Claire Compagnon ont dressé un premier suivi de ce plan doté de 344 millions d’euros sur cinq ans, à la veille de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Il prévoit notamment de renforcer les unités d’enseignement pour autistes à la maternelle (180 unités en plus des 112 existantes, dont 30 à la rentrée prochaine).

À l’école élémentaire, six unités ont ouvert à Albi, Amiens, Dieppe, Sainte-Geneviève-des-Bois, Toulouse et Vaulx-en-Velin. Dix autres ouvriront à la rentrée.

On estime à 600 000 le nombre d’autistes adultes en France, et à 100 000 le nombre d’enfants.

12 juin 2019

Une classe maternelle pour les enfants autistes dès la rentrée prochaine à Draguignan

 

Une classe maternelle pour les enfants autistes dès la rentrée prochaine à Draguignan

"Cette décision, je ne peux que m'en féliciter!" Le maire Richard Strambio s'enthousiasme. A raison. La résolution dont l'édile parle? Dès la rentrée prochaine, sept enfants atteints d'autisme seront scolarisés dans une classe maternelle à l'école Paul-Arène. Âgés de 3 à 6 ans, ils seront inscrits

https://www.varmatin.com

 

12 juin 2019

Projet mondial : le handicap s'expose dans les rues de Lyon

Des centaines de portraits de personnes en situation de handicap psychique ou mental sont exposés en plein cœur de Lyon. En les mettant en lumière, l'artiste contemporain JR entend délivrer un message de tolérance.

12 juin 2019 • Par

 

Illustration article

288 portraits ornent les murs de la rue Jarente, en plein cœur de Lyon. Leur particularité ? Tous ses visages immortalisés en noir et blanc sont ceux de personnes en situation de handicap mental ou psychique ou du personnel qui les accompagne. A la manœuvre ? L'artiste français JR -connu pour avoir fait disparaître la pyramide du Louvre en 2016, avant de la faire resurgir de ses fondations en mars 2019-, pointure du collage photographique. Grâce à cette technique, il expose ses œuvres librement sur les murs du monde entier pour rendre la culture accessible à tous, y compris à ceux qui ne fréquentent pas les musées. Séduits par sa démarche, les résidents de l'association Adélaïde Perrin, qui accompagne près de 200 personnes handicapées, ont accepté de poser dans le cadre du « Inside out project », un concept participatif qui vise à transformer des messages personnels en œuvres d'art. Une expo en plein air à découvrir jusqu'à la fin de l'année 2019.

Afficher la différence

Avec cette ribambelle de portraits, JR souhaite « transformer le monde ». Rien que ça ? Il espère surtout délivrer un message de tolérance. Selon lui, « la différence ouvre des possibilités ». Au lieu de la cacher, il choisit de la placarder. « Jusque dans les années 60, les personnes qui vivaient dans cette résidence étaient enfermées (…). Les choses ont beaucoup évolué. Aujourd'hui, elles peuvent être à l'extérieur et s'afficher fièrement », explique à France Info Aline Pichon, co-organisatrice du projet et psychologue de l'association. Comme de nombreux participants, Anne-Françoise Berger n'est pas près d'oublier cette expérience, selon elle, source de « bonheur » et de « bonne santé ».

Message de tolérance

L'ambition de JR ne se limite pas au handicap et s'étend à toutes les formes de « différences » : origine, religion, culture, orientation sexuelle... « Nous voulons que les gens apprennent à se voir sans tenir compte des différences. Nous pouvons apprendre les uns des autres et ainsi enrichir nos propres vies, revendique son équipe sur son site web. Nous n'avons pas besoin d'être tous égaux pour vivre ensemble. Et, parfois, nous sommes plus égaux que nous ne voulons l'admettre. » Depuis la création de l'« Inside out » en 2011, 362 000 frimousses ont ainsi été exposées, permettant à des anonymes des quatre coins de la planète d'être mis en lumière dans le cadre d'un projet artistique gigantesque.

24 avril 2019

Un projet européen inédit pour l'inclusion des élèves en situation de handicap

 

Un projet européen inédit pour l'inclusion des élèves en situation de handicap

l'essentiel Après 3 ans de travaux, une dizaine de partenaires européens réunis autour de l'APAJH du Lot viennent de construire un module de formation pour les maîtres d'école afin d'inclure les élèves ayant un handicap. Le projet est inédit de par son rayonnement européen et sa durée.

https://www.ladepeche.fr

 

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24 avril 2019

Autisme : bientôt un foyer d'accueil à Noisy-le-Grand

article publié sur le site de la ville de Noisy-le-Grand


Une perspective du futur bâtiment vu depuis la coulée verte en cours d’aménagement.

À Noisy, la Ville s’engage pour ne pas laisser les personnes atteintes d’autisme et leur famille sans solution. Elle met à disposition un terrain pour la construction d’un foyer d’accueil médicalisé de 35 places, qui ouvrira en 2021.

Publié le 18 avril 2019

Le 2 avril avait lieu la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, une maladie qui touche des milliers de familles en France. Des familles parfois sans solution pour leurs proches autistes et obligées de déménager en Belgique pour leur offrir un lieu d’accueil adapté.

« La Ville a souhaité répondre à la problématique de l’accueil des adultes atteints d’autisme en réservant un terrain lui appartenant pour la construction d’une structure adaptée. C’est un projet que la municipalité a défendu devant l’Agence régionale de santé avec l’association partenaire, le Gapas », explique Bellina Léon, adjointe au maire déléguée à la Santé et au Handicap.

Ainsi, un foyer d’accueil médicalisé de 35 places pour adultes, dont 5 places en accueil de jour, sera construit rue René-Navier. Ce projet est porté par le Gapas, qui gère 26 établissements spécialisés en France, et son financement est assuré notamment par l’Agence régionale de santé. Les travaux débuteront en 2020, rue René-Navier, pour une ouverture en 2021.

Information et orientation

« Le bâtiment a été conçu pour s’adapter aux spécificités de l’autisme, grâce à sa sobriété, mais aussi pour une bonne intégration dans le quartier, en collaboration avec la Ville de Noisy », précise Charly Chevalley, responsable qualité et développement au sein du Gapas. « L’objectif est aussi d’ouvrir ce foyer d’accueil sur la ville et d’offrir un nouveau service aux habitants face à une désertification médicale qui s’accélère, poursuit Bellina Léon. Les aidants familiaux seront associés à cette structure qui prévoit, en outre, la création d’un espace parental dédié à l’information et l’orientation sur l’autisme. Ce projet s’inscrit dans la continuité de notre travail d’inclusion des personnes handicapées dans la ville, et nous favoriserons leur participation aux différents dispositifs culturels, sportifs ou associatifs de Noisy. »

2 juin 2019

Les cliniciens devraient envisager des traitements non homologués pour l'autisme

2 juin 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Le Pr Bonatti plaide pour une meilleure utilisation de psychotropes non développés spécifiquement pour l'autisme. Des études montrent une utilisation très élevée.

 

spectrumnews.org  Traduction de "Clinicians should consider off-label treatments for autism"
par Maurizio Bonati / 7 mai 2019

Saturday's mojito © Luna TMG
Saturday's mojito © Luna TMG

ExpertExpert - Maurizio Bonati - Professeur, Istituto di Ricerche Farmacologiche Mario Negri IRCCS

Il n'existe pas de médicaments développés spécifiquement pour l'autisme, mais certains médicaments peuvent modifier les comportements associés à cette condition. Après les stimulants, les antipsychotiques sont les médicaments les plus souvent prescrits pour soulager les traits qui accompagnent l'autisme, notamment l'irritabilité, l'agressivité, les comportements répétitifs et l'hyperactivité.

Cependant, peu de ces médicaments sont homologués pour le traitement de l'autisme ou pour les enfants ou les adolescents, et leurs indications peuvent varier d'un pays à l'autre. Dans certains pays, ces médicaments sont surprescrits, alors que dans d'autres, notamment en Europe, ils ne sont souvent pas disponibles pour les enfants qui en ont besoin.

Pour combler cet écart - et améliorer les soins - il faut des données montrant si ces médicaments sont efficaces, une meilleure éducation des cliniciens sur l'utilité des médicaments et un meilleur échange d'information entre les organismes de réglementation et les chercheurs et les cliniciens.

Une partie du problème réside dans le statut réglementaire des médicaments. Sur les 67 antipsychotiques sur le marché, seulement 19 sont approuvés pour l'utilisation chez les enfants ou les adolescents aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Italie, et seulement 3 sont approuvés dans les trois pays 1.

D'autres médicaments peuvent avoir été approuvés dans certains pays seulement pour traiter une condition spécifique. L'antipsychotique rispéridone, par exemple, est autorisé aux États-Unis pour traiter la schizophrénie, le trouble bipolaire et l'irritabilité associée à l'autisme. Mais au Royaume-Uni et en Italie, le médicament n'est approuvé que pour le traitement de l'agressivité persistante et des troubles du comportement chez les enfants et les adolescents ayant une déficience intellectuelle.

Deux facteurs peuvent contribuer à ces différences. Il se peut que la société pharmaceutique n'ait pas voulu demander l'approbation de l'Agence européenne des médicaments pour étendre l'utilisation du médicament à une nouvelle population, ou que l'agence n'ait pas jugé que les preuves existantes étaient suffisantes pour l'approuver.

Quoi qu'il en soit, le résultat est le même : les enfants et adolescents autistes dans certains pays peuvent ne pas recevoir le traitement dont ils ont besoin.

Des traitements sûrs et efficaces

Les organismes de réglementation aux États-Unis et en Europe ont établi un système d'obligations, de récompenses et motivations pour les entreprises afin de garantir que les médicaments sont recherchés, développés et autorisés pour répondre aux besoins thérapeutiques des enfants. Malgré cela, le statut réglementaire des antipsychotiques ne reflète pas encore les preuves scientifiques documentant leur innocuité et leur efficacité.

Toutefois, les cliniciens peuvent toujours prescrire les médicaments pour une utilisation non indiquée sur la notice.

Le terme " non inscrit sur la notice " ne signifie pas que le clinicien a prescrit le médicament pour une utilisation inappropriée, illégale ou expérimentale. Cela signifie seulement que la compagnie n'a pas soumis les preuves nécessaires à un organisme de réglementation pour approuver l'utilisation du médicament.

Les cliniciens utilisent souvent des ordonnances non indiquées sur la notice pour mettre ces médicaments à la disposition de leurs patients. Dans une enquête réalisée au Danemark en 2016, un tiers de tous les antipsychotiques prescrits aux enfants et aux adolescents ont été administrés pour un usage non indiqué sur la notice 2. Certains médicaments prescrits en dérogation des indications de la notice pour une affection sont plus efficaces et plus sûrs ou donnent de meilleurs résultats que ceux approuvés pour cette affection 3.

Par exemple, au Royaume-Uni et en Italie, l'halopéridol est autorisé chez les enfants autistes. bien que des essais cliniques démontrent que l'halopéridol atténue l'irritabilité, il est moins efficace et moins bien toléré que la rispéridone 4,5. L'halopéridol peut exposer les enfants à des risques plus grands, comme une déficience cognitive, que l'utilisation non indiquée sur l'étiquette de rispéridone ou de l'aripiprazole antipsychotique.

L'obtention d'une ordonnance non mentionnée sur la notice dépend de la connaissance qu'ont les cliniciens des règles, de leurs préoccupations au sujet des risques pour la santé de leurs patients ou de leurs responsabilités légales, et de la capacité de payer de la famille. Les pays dotés de systèmes de soins de santé universels, comme le Royaume-Uni, offrent rarement le remboursement des ordonnances non conformes à la notice, obligeant les familles à payer de leur poche.

Droit à la santé refusé

Certains cliniciens hésitent à prescrire des médicaments non conformes à leur indication, peut-être parce qu'ils craignent d'enfreindre la loi, mais ils ne le font pas. Leur inaction est inacceptable lorsqu'il existe des preuves d'efficacité et d'innocuité : c'est un droit à la santé bafoué.

Il est clair que les cliniciens ont besoin d'une approche plus cohérente et fondée sur des données probantes pour prescrire des antipsychotiques aux enfants et aux adolescents autistes. Il est urgent de mener de meilleures études à long terme sur l'utilisation et les effets des médicaments chez les enfants et les adolescents autistes, et d'analyser les données accumulées sur l'innocuité et l'efficacité de la prescription non conforme à l'indication dans ces groupes. L'accent étroit mis sur les essais à court terme signifie qu'il y a peu d'information sur les effets indésirables peu fréquents, mais potentiellement graves, sur le développement de l'enfant pour les médicaments psychotropes couramment prescrits.

Les cliniciens qui traitent les enfants et les adolescents autistes ont besoin de renseignements à jour provenant d'essais cliniques de grande qualité et d'examens systématiques des médicaments antipsychotiques. Les organismes internationaux de réglementation devraient constituer une base de données sur l'utilisation des antipsychotiques chez les enfants et les adolescents. Cela rendrait la réglementation, la disponibilité et la prescription des médicaments plus uniformes à l'échelle mondiale.

Maurizio Bonati est professeur de santé publique à l'Istituto di Ricerche Farmacologiche Mario Negri IRCCS à Milan, Italie.

[Note : les médicaments sont homologués par l'Agence Européenne du Médicament. Ce sont les mêmes en France qu'en Italie et au Royaume-Uni. En France, ils sont remboursés par la Sécurité Sociale même s'ils sont utilisés hors des indications de l'AMM - Autirisation de Mise sur le Marché]

Références:

  1. Putignano D. et al. Eur. J. Clin. Pharmacol. Epub ahead of print (2019) PubMed
  2. Braüner J.V. et al. J. Clin. Psychopharmacol. 36, 500-507 (2016) PubMed
  3. Bonati M. et al. Dis. Child 102, 53-54 (2017) PubMed
  4. Miral S. et al. Eur. Child. Adolesc. Psychiatry 17, 1-8 (2008) PubMed
  5. Solmi M. et al. Ther. Clin. Risk Manag. 13, 757-777 (2017) PubMed

Note : des médicaments sont en cours d'expérimentation pour l'autisme.

Le bumétanide

Posters présentés à Montréal : Poster INSAR 2019 : Évaluation du bumétanide dans l'autisme

Poster INSAR 2019  : Protocole d'étude de deux essais de phase III randomisés, à double insu et contrôlés par placebo

La vasopressine

Une hormone au secours des troubles sociaux de l’autisme ?

Ready or not, two drugs for autism edge closer to clinic


spectrumnews.org Traduction de "Psychotropic drugs frequently prescribed for autistic people"

Médicaments psychotropes fréquemment prescrits aux personnes autistes
par Nicholette Zeliadt / 11 février 2019

Environ une personne autiste sur trois au Royaume-Uni se voit prescrire des médicaments conçus pour altérer les fonctions cérébrales, d'après les dossiers de près de 40 000 personnes.

Le nombre d'autistes est presque aussi élevé que celui des personnes atteintes du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH), pour qui certains de ces médicaments sont des traitements approuvés.

Selon l'étude, la probabilité d'utilisation de médicaments chez les personnes autistes augmente avec l'âge de la personne et le nombre de troubles psychiatriques concomitants. Pourtant, environ 14 % des personnes autistes sans aucune de ces conditions reçoivent les ordonnances.

La proportion de personnes autistes utilisant les médicaments reflète celle rapportée dans une étude menée en 2014 auprès de 5 651 personnes autistes au Royaume-Uni2. Les personnes autistes aux États-Unis peuvent se faire prescrire des psychotropes à des taux encore plus élevés : Une étude réalisée en 2014 suggère que deux personnes autistes sur trois aux États-Unis prennent ces médicaments.

Grahique par Higel Hawtin © Spectrum News Grahique par Higel Hawtin © Spectrum News


Environ un tiers des personnes atteintes d'autisme ont reçu des ordonnances de psychotropes, comparativement à 6,5 % des témoins et 47,5 % des personnes atteintes de TDAH, selon les chercheurs. Environ 10 % des personnes autistes et 11 % des personnes atteintes de TDAH se sont vus prescrire plus d'un médicament, comparativement à moins de 1 % des témoins.

Les médicaments prescrits aux personnes autistes ne correspondent pas exactement à leur diagnostic psychiatrique ; il s'agit le plus souvent de médicaments contre la dépression et l'anxiété, mais les troubles du sommeil et le TDAH sont les plus fréquents.

Le manque relatif d'ordonnances pour ces affections concomitantes est préoccupant, surtout pour le TDAH, étant donné qu'il s'agit de l'une des comorbidités les plus courantes chez les enfants autistes, affirme Evdokia Anagnostou, clinicienne scientifique principale au Bloorview Research Institute à Toronto, Canada, qui n'a pas participé à cette étude. Cela dit, les spécialistes peuvent traiter certains des enfants autistes et atteints de TDAH, et les pédiatres peuvent parfois recommander des médicaments en vente libre pour les problèmes de sommeil. (L'étude ne tient compte d'aucune de ces possibilités.)

Les garçons et les hommes atteints d'autisme ont environ 26 % moins de chances de prendre un psychotrope que les filles et les femmes atteintes de cette condition. Cela peut s'expliquer par le fait que les femmes ont tendance à être plus gravement touchées ou qu'elles sont plus susceptibles de consulter un médecin.

Houghton et ses collègues se sont également penchés sur l'utilisation des thérapies comportementales aux États-Unis. Dans une étude publiée en janvier, ils ont rapporté que 96 % des enfants autistes ont reçu au moins une intervention, le plus souvent l'orthophonie et l'ergothérapie4. Les enfants vivant en milieu rural reçoivent généralement moins de ces thérapies et ont moins d'heures de thérapie que ceux vivant en milieu urbain.

Références:

  1. Houghton R. et al. Autism Res. 11, 1690-1700 (2018) PubMed
  2. Murray M.L. et al. Psychopharmacology (Berl). 231, 1011-1021 (2014) PubMed
  3. Houghton R. et al. Autism Res. 10, 2037-2047 (2017) PubMed
  4. Monz B.U. et al. Autism Res. Epub ahead of print (2019) PubMed
31 mai 2019

L'école ne veut pas de mes enfants autistes. Un système qui va droit dans le mur

article publié dans Le Nouvel Observateur

Publié le 22-05-2015 à 09h36 - Modifié à 12h41
Temps de lecture Temps de lecture : 5 minutes

LE PLUS. Jean-Luc Duval est le père de Yanis et Samy, de jumeaux de 7 ans, qui sont tous les deux autistes. Il est aussi le président du Collectif Citoyen Handicap, qui se bat pour l'intégration des enfants handicapés dans les écoles. Il dénonce le système scolaire qui refuse pour le moment de donner à ses enfants l'accès à des classes classiques. 

Édité par henrirouillier  Auteur parrainé par Rozenn

 

Une école primaire parisienne, le 13 octobre 2014 (T. SAMSON/AFP).

 

Les écoles françaises sont un sanctuaire. Voilà la jolie phrase que chacun a pu entendre une fois dans sa vie. Un "sanctuaire", c'est le bon terme : tout s'y passe en catimini, les parents sont exclus et personne ne sait vraiment ce qui s'y passe.

 

C'est encore plus vrai pour les parents d'enfants handicapés – c'est mon cas, je suis père de deux jeunes enfants, jumeaux, tous les deux autistes – qui sont mis à l'écart, exclus, victimes de tous les coups bas. 

 

Une exclusion organisée

C'est la colère qui me pousse aujourd'hui à écrire ces mots que certains trouveront durs, mais peu importe, c'est ma réalité. Mon quotidien depuis trois ans. Trois années pendant lesquelles l'école m'a plus appris à moi qu'à mes deux enfants. Elle m'a appris que cette vocation dont parle certains enseignants n'existe que tant que les pressions de leurs hiérarchies n'existent pas. Lorsque celles-ci apparaissent, les vocations se cantonnent aux fonds de tiroirs, et on contribue tranquillement à la destruction de ces enfants sans aucun état d'âme.

Le droit français et international rappelle les principes fondamentaux de l'éducation mais nous sommes bien loin du compte, que ce soit pour nos enfants différents, les enfants issues de milieux défavorisés ou des milieux ruraux car les moyens sont dérisoires. Le sacrifice de ces enfants de la République est une priorité pour le gouvernement qui, sous couvert d'économie, de réformes bidons, continue la lente destruction entamée déjà par ces prédécesseurs. 

Mes enfants portent la responsabilité d'un échec qui n'est pas la leur

Ce vendredi 15 mai encore, lors de la réunion de mes enfants, j'ai pu constater le mépris de tout un système, les mensonges ou encore l'hypocrisie des acteurs d'un système dans lequel on n'épargne rien à ceux qui sortent du moule, ou qui dérangent. L'Education nationale, ce gros dinosaure, semble indéfiniment incapable de s'adapter. Personne en son sein ne le veut vraiment.

Ces gamins n'ont rien demandé. Les exclure et les stigmatiser, c'est les condamner à porter la responsabilité d'un échec qui n'est pas le leur.

Ces enfants dont personne ne se soucient ont des compétences certaines, on vous rebattra les oreilles avec cette affirmation. Cependant, personne ne voudra les exploiter. Sacrifiés qu'ils seront pour le bénéfice et le soit-disant équilibre d'un système qui ne profite qu'aux autres. Ce droit fondamental à l'éducation ne s'appliquerait donc pas pour eux. De mon point de vue, l'école est devenue le premier tortionnaire de ces enfants différents.

Virés après 8 heures en petite section

J'ai le cœur qui saigne lorsque je regarde mes jumeaux Yanis et Samy, âgés aujourd'hui de presque 7 ans. Heureux combattants qui aiment cette école, qui pourtant les rejette depuis le début. Virés en petite section après 8 heures à peine de scolarisation, maltraités dans une seconde école par une directrice intouchable, achevés cette année par une direction académique qui entend faire le ménage en liquidant au plus vite l'avenir de nos enfants.

La connerie n'a plus de limite. Samy aurait un niveau de toute petite section selon son institutrice, qui n'a même pas pris la peine de remplir les documents d'observation. Niveau petite section pour le second, selon la directrice qui n'a pas non plus eu le courage de remplir un document de 3 pages, trop occupée sans doute à se lover dans la nostalgie de son séjour découverte, dont mes enfants ont été exclus, coupable d'être différents.

Ces mêmes personnes écrivaient encore il y a 5 mois, que ces mêmes enfants avaient leurs places à l'école, me faisaient part en off des difficultés rencontrées à obtenir le moindre aménagement par un recteur réfractaire, qui se contente de remplir ce qui ressemble à une mission de ségrégation massive. Que dire alors de la revalorisation de 10.000 euros de leur prime, attribuée sur les résultats de cette politique ?

Mes enfants ne sont pas malades. Ils sont différents

Yanis et Samy ne connaîtront jamais le CP, m'ont-ils dit en cœur, car l'Éducation nationale n'a pas mis en œuvre les moyens nécessaire à la réalisation de cet objectif. Deux solutions me sont proposées, deux solutions qui ne sont pas dans le giron de l'Éducation nationale, mais des institutions médico-sociales. Deux options de ségrégations qui consistent en un placement dans un institut médico-éducatif ou une nouvelle Clis (Classes pour l'inclusion scolaire) gérée elle aussi par le secteur médico-social.

Mes enfants ne sont pas malades, ils sont juste différents. Mais peu importe, il est nécessaire de les virer au plus vite pour ne pas déranger le train-train quotidien d'un système éducatif en lambeaux. Ils ne sont plus des enfants, mais des semeurs de trouble aux yeux de ces gens sans conscience, sans cœurs, sans idéaux.

J'espère que le combat n'est pas perdu d'avance

Beaucoup de parents d'enfants handicapés m'ont dit que le combat était perdu par avance, qu'il valait mieux prendre les choses en main, et faire l'école à la maison. Beaucoup m'ont dit que trop d’enseignants ou d'auxiliaires de vie scolaire pratiquaient le double discours qui consiste à dire qu'ils sont de notre coté, mais refusent en même temps le combat en acceptant de participer à cette mascarade.

Depuis deux ans que nous avons créé le Collectif Citoyen Handicap avec une poignée de parents, nous nous battons contre un système. Nous avions l'espoir de changer les choses, de faire prendre conscience à chacun que nos enfants sont aussi des citoyens, qu'ils doivent pouvoir obtenir une chance d'étudier, un avenir... Mais en retour, nous recevons du mépris de la part de ceux qui perçoivent des millions d’euros de subventions en échange de leur immobilisme, qui collaborent à la purge activement alors que leur but premier est la défense et l'accueil convenable de cette population.

Venez nous rencontrer

La loi de 2005 est une fierté selon trop de gens, elle entérine à mon sens le fait que la population composée par les personnes handicapées est à part, que la loi ne s'applique pas à eux. Nous ne serions pas des citoyens mais une population à part avec nos propres lois. La réalité est qu'on a voulu régler un problème par la publication d'une loi, comme si cela suffisait pour qu'enfin les choses changent.

Au delà de ce constat, j'appelle tous ceux et celles qui n'acceptent pas cet état de fait, qui croient encore que la différence est une richesse, que nous pouvons tous vivre ensemble, à nous rejoindre dans ce combat et à se rassembler massivement devant tous les rectorats de France le 17 Juin, Venez nous rencontrer, échanger, exprimer notre attachement à ces principes que nous chérissons : "Liberté, égalité, fraternité".

29 mai 2019

Bernard Golse, Hans Asperger, le nazisme et l'autisme

28 mai 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Une tribune dans "Libération" de Bernard Golse, au sujet du livre d'Edith Sheffer "Les enfants d'Asperger". Broderies sans avoir lu le livre. Ce qui permet n'importe quel délire.

 

Professeur émérite, certes, mais pas bon lecteur, le Pr Bernard Golse se permet une tribune (plus exactement, Libération lui offre une tribune) pour commenter un livre qu'il n'a manifestement pas lu.

 © Luna TMG
© Luna TMG

« Asperger, en tant qu’obédient du régime fasciste autrichien de l’époque, envoyait au Spiegelgrund de l’Institut psychiatrique du Steinhof à Vienne les enfants qu’il avait décrits comme présentant ce trouble relationnel soi-disant spécifique afin qu’ils y soient purement et simplement exterminés « 

Si Hans Asperger était nationaliste, il n'a pas été d'obédience fasciste, parce qu'il était d'obédience strictement catholique (nul n'est parfait). Bernard Golse peut-il citer un seul cas d'envoi au Spiegelgrund d'un enfant présentant ce « trouble relationnel » ?

Il n'a qu'à lire le livre d'Edith Sheffer pour éviter de répéter un tel propos.

« Ce syndrome dit d’Asperger a-t-il la moindre réalité scientifique ?

Rangé dans la rubrique des «troubles envahissants du développement» dits «atypiques» dans le cadre du DSM4, l’une des classifications internationales des maladies somatiques et mentales qui fait autorité dans le monde (1), et dans le cadre du DSM5 (dernière version de cette même classification), ce syndrome se trouve noyé dans la rubrique des «troubles du spectre autistique» dont il représenterait seulement une forme légère… »

Un premier scoop : le DSM IV serait une classification des maladies somatiques et mentales. Ce ne serait pas une confusion avec la CIM-10 ?

Un deuxième scoop : le syndrome d'Asperger comme un TED dit « atypique ». Le syndrome d'Asperger est pourtant une forme typique de l'autisme, avec les caractéristiques suivantes :

  • pas de déficience intellectuelle (cela n'a jamis été un critère de l'autisme) ;

  • pas de retard du langage.

Une personne TED atypique est une personne dont les symptômes n'atteignent pas le niveau requis dans un des 3 critères du diagnsotic : troubles des interactions sociales, de la communication, comportements répétitifs ou intérêts restreints.Ce n'est pas le cas pour une personne Asperger, pour laquelle les 3 critères doivent être réunis.

Considérer que le syndrome d'Asperger est une forme légère des troubles du spectre de l'autisme est un raccourci, car ce n'est pas nécessairement vrai.

«  des sujets par ailleurs le plus souvent extrêmement intelligents » Ah bon ? Est-ce que notre prof ne confond pas les aspies avec les personnages de séries TV ?

«  à la différence des classifications dans le champ de la médecine somatique, nos classifications psychiatriques ne sont encore que descriptives, d’où la nécessité de les revoir périodiquement afin de tenir compte des nouveaux consensus qui émergent parmi les spécialistes »

Le Pr Golse est mal placé pour parler de consensus, alors qu'il se mélange allègrement les pinceaux.

« Tel fut le cas de la pédagogie dite «curative» prônée par Asperger et ses funestes collègues. Dès que l’on dispose d’une classification, il y a possibilité de sélection, et chacun sait à quoi ce terme a donné lieu dans les camps de concentration nazis. Nous apprenons aujourd’hui que le terme de syndrome d’Asperger a également conduit des enfants vers la mort ! »

La pédagogie curative d'Asperger et de ses collègues ne visait pas à l'extermination, bien au contraire. Il suffit de lire le livre d'Edith Sheffer pour éviter de dire cette ânerie. Mettre un lien entre toute classification et la sélection à l'entrée des camps d'extermination, c'est un point Godwin dans la discussion.

Le terme de syndrome d'Asperger ayant été proposé un an après la mort d'Hans Asperger, il n'a pas pu conduire à la mort 40 ans avant.

Ces remarques étant faites, je rigole en lisant le Pr Golse disant  qu'il faut « changer définitivement de paradigme épistémologique en psychiatrie et en pédopsychiatrie, domaines particuliers du savoir dans lesquels les spécificités qualitatives de la rencontre interhumaine se doivent absolument de prévaloir sur toute démarche d’étiquetage dangereuse et intrinsèquement porteuse de menaces de dérives politiques »

La première fois que je l'avais entendu, en 2006, il avait réussi à me culpabiliser avec sa prétention de lier l'autisme à la dépression maternelle et à l'absence de stimulation, mais çà n'a pas duré longtemps. Je n'ai pas été très réceptif à cette rencontre interhumaine avec lui, mais plutôt avec Catherine Barthélémy.

Pitié pour les enfants et les parents qui rencontrent ce type de prof non émérite !

29 mai 2019

PCH : comment permettre à une personne autiste de consolider son autonomie ?

28 mai 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Pour une personne autiste adulte, c'est souvent difficile d'obtenir la PCH alors qu'elle est pourtant adaptée à ses besoins. Quelques explications pour pouvoir l'obtenir, avant une réforme nécessaire. Préparez-bien, pour commencer, la visite chez le médecin.

 

Lors des premières réunions de la CDAPH (commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées), je restais perplexe devant le rapport débité à une allure de mitraillette qui mentionnait très souvent : "est autonome pour les évacu". Pourquoi cette question des évacuations prenait-elle autant de place dans l'évaluation des besoins de compensation ?

Quand je me suis résolu à poser la question, on m'a répondu qu'il s'agissait des AVQ, actes de la vie quotidienne. Les évacuations en font partie, mais sont appelées éliminations urinaires et fécales.

Or, cela est essentiel pour déterminer le taux de handicap aux termes du guide-barème - et pour le bénéfice de la PCH (prestation de compensation du handicap) Aide Humaine.

Les listes de ces actes sont différentes, celle pour le taux de handicap étant plus longue. Mais elles recoupent pour l'essentiel les mêmes choses.

L'autonomie dans les actes de la vie quotidienne est le critère principal pour l'attribution d'un taux de handicap d'au moins 80% (qui permet d'avoir la carte mobilité inclusion Invalidité et le droit à l'AAH automatique).

Dans l'autisme, il faut raisonner en fonction de ce qui n'est pas fait spontanément ou de façon habituelle.

Commençons par le plus simple, mais qui ne correspond pas nécessairement à la situation la plus fréquente. Il n'est pas nécessaire, d'ailleurs, d'avoir un taux de 80% pour avoir le droit à une PCH Aide Humaine. Allons donc étape par étape.

Have ou have not 80% ? That is the question

Il faut actuellement se baser sur l'annexe 2-4 du code de l’action sociale et des familles : GUIDE-BARÈME POUR L'ÉVALUATION DES
DÉFICIENCES ET INCAPACITÉS DES PERSONNES HANDICAPÉES

- forme importante d'incapacité : taux de 50 à 75 % ;
- forme sévère ou majeure : taux de 80 à 95 %.

Un taux de 50 % correspond à des troubles importants entraînant une gêne notable dans la vie sociale de la personne. L'entrave peut soit être concrètement repérée dans la vie de la personne, soit compensée afin que cette vie sociale soit préservée, mais au prix d'efforts importants ou de la mobilisation d'une compensation spécifique. Toutefois, l'autonomie est conservée pour les actes élémentaires de la vie quotidienne.

Un taux d'au moins 80 % correspond à des troubles graves entraînant une entrave majeure dans la vie quotidienne de la personne avec une atteinte de son autonomie individuelle. Cette autonomie individuelle est définie comme l'ensemble des actions que doit mettre en œuvre une personne, vis-à-vis d'elle-même, dans la vie quotidienne. Dès lors qu'elle doit être aidée totalement ou partiellement, ou surveillée dans leur
accomplissement, ou ne les assure qu'avec les plus grandes difficultés, le taux de 80 % est atteint. C'est également le cas lorsqu'il y a déficience sévère avec abolition d'une fonction.

Les actes de la vie quotidienne, parfois qualifiés d'élémentaires ou d'essentiels, sont mentionnés dans les différents chapitres et portent notamment sur les activités suivantes :

  • se comporter de façon logique et sensée ;
  • se repérer dans le temps et les lieux ;
  • assurer son hygiène corporelle ;
  • s'habiller et se déshabiller de façon adaptée ;
  • manger des aliments préparés ;
  • assumer l'hygiène de l'élimination urinaire et fécale ;
  • effectuer les mouvements (se lever, s'asseoir, se coucher) et les déplacements (au moins à l'intérieur d'un logement).

Have ou have not PCH ? That is the second question

Activités référencées pour la PCH © CNSA Activités référencées pour la PCH © CNSA

Dans le Référentiel pour l'accès à la prestation de compensation annexe 2-5 du Code de l'Action Sociale et des Familles, sont précisés les critères.

Dans les 19 activités référencées dans la deuxième colonne, il faut avoir 2 difficultés graves ou une une difficulté absolue.

Une difficulté grave est cotée C dans le certificat médical, une difficulté absolue est cotée D.

C'est là que çà coince, car le médecin, compte tenu de la possibilité physique de faire l'activité par la personne autiste, va coter B la difficulté.

Or, depuis 2016, la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie, qui conseille les MDPH) a déjà précisé : "« Pour les situations relevant du champ des TSA, il ne faut pas négliger la prise en compte de la capacité de la personne à faire spontanément l’activité concernée :
• si elle n’est jamais initiée sans aide (même s’il ne s’agit que d’une stimulation), la difficulté est absolue ;
• si elle peut être spontanément initiée, mais que sa réalisation nécessite une présence humaine (stimulation ou surveillance) afin de finaliser l’activité et d’assurer un résultat satisfaisant, la difficulté est grave. » (Guide CNSA TSA p . 106)

Le nouveau certificat médical a l'intelligence de préciser  (page 5):

p.5 certificat médical MDPH p.5 certificat médical MDPH

Si le certificat médical n'a pas indiqué correctement le besoin de stimulation pour que l'action soit régulièrement effectuée, il ne faut pas s'attendre à ce qu'une équipe d'évaluation de la MDPH se déplace à domicile pour évaluer le besoin de compensation. Il y aura un rejet pur et simple car les "conditions d'éligibilité" à la PCH ne sont pas apparemment réunies.

Faites donc attention à la cotation par le médecin. Ici, je ne parlerai que de la PCH, mais vous pouvez imaginer que pour tout le reste du certificat médical, si tout est coté A, si les difficultés sont minimisées, il n'y aura pas beaucoup de moyens de compensation attribués. Une demande MDPH, ce n'est pas un CV pour une demande d'emploi, où il faut enjoliver au max la situation : c'est l'anti-CV, où il faut mettre en "valeur" (sic) ce qui est dévalorisé, ce qui ne marche pas bien tout le temps.

Pas de scrupules mal placés à ce sujet. Si à un moment donné, vous ne remplirez plus les conditions pour une prestation ou une orientation, la MDPH saura remettre en cause ce qui a été attribué et qui était justifié à un moment donné. Par exemple, si vous avez obtenu l'AAH parce que vous aviez une restriction durable et substantielle à l'emploi (RSDAE dans le jargon), l'AAH sera remise en cause ou réduite :

  • par la CAF/MSA parce que votre revenu d'activité dépasse les plafonds de ressources;
  • par la MDPH au renouvellement suivant si vous travaillez au moins à mi-temps en milieu ordinaire (hors ESAT) - condition d'exclusion pour ceux qui n'ont pas un taux d’incapacité au moins égal à 80%.

Je ne vous conseille pas de suivre l'exemple de cet olibrius de Josef Schovanec, qui est allé perturber les employés de la MDPH 75 en réclamant la suppression de son AAH quand il a eu un emploi ! Vous pourriez avoir du mal à retrouver le droit à l'AAH si vous perdiez votre emploi ...

Cotation des difficultés pour la PCH © CNSA Cotation des difficultés pour la PCH © CNSA

Si vous remplissez les conditions d'éligibilité générales à la PCH aide humaine (au hasard : avoir des problèmes de motricité fine, maîtriser son comportement dans ses relations avec autrui), vous avez droit à la PCH.Cela vous permettra notamment d'avoir accès à la PCH pour charges spécifiques (plafond de 100 € par mois : pour financer psychologue, groupes d'habiletés sociales, psychomotricien, ergothérapeute : activités régulières) et charges exceptionnelles (sur la base d'une moyenne de 50 € par mois : formation, documentation, mélatonine, bouchons d'oreille, casques, veste lestée ou auto-gonflante ...).

Have ou have not Human Support PCH  ? That is the third and most important question

Deux conditions à remplir :

  • 1 - Remplir les conditions d'éligibilité générale de la PCH (voir plus haut)
  • 2 -1  Et présenter une difficulté absolue pour au moins un des cinq actes essentiels suivants ou une difficulté grave pour au moins deux des cinq actes essentiels suivants  : toilette ; habillage ; alimentation ; élimination ; déplacements. [la troisième colonne du tableau]
  • 2 - 2 Ou à défaut du 2-1 Le temps d’aide apporté (ou susceptible d’être apporté) par un aidant familial, pour les seuls actes essentiels cités précédemment ou au titre de la surveillance, atteint quarante-cinq minutes par jour :

A quoi sert la PCH Aide Humaine ?

Cela permet d'abord le dédommagement de l'aidant familial. A un tarif très bas. Si un de vos parents est obligé d’intervenir très souvent pour vous permettre de survivre dans les actes de la vie quotidienne, ce n'est que justice.

Mais l'intérêt est de pouvoir vous passer d'eux - et de leur permettre de partir aux Canaries ou au Népal (s'ils ont bon goût) ou aux Baléares (s'ils n'en ont pas).

Vous pourrez embaucher une personne - une auxiliaire de vie sociale - soit directement, soit par une association mandataire (qui accomplit les démarches d'employeur pour votre compte) soit par une association prestataire (qui emploie le ou les salariés qui interviendront pour vous).

C'est le Conseil Départemental qui finance la PCH.

Une précision tout de suite : l'aide humaine n'est pas là pour faire tout ce qui vous emmerde, comme le ménage, la vaisselle, la lessive, le rangement ou peut-être la cuisine. Pour le ménage, il faut demander l'aide sociale *. Pour la cuisine, n'est pris en compte que le fait de manger des aliments préparés, et éventuellement les couper.**

Si vous obtenez la PCH aide humaine, il y aura cependant des heures pour la vie sociale (30 heures possibles par mois) : faire les courses, accompagner chez le médecin ou même le dentiste (aïe), le coiffeur ...

Avoir une personne pour mettre en route la journée (toilette, habillage, petit déjeuner pour commencer), cela peut être très important. Parfois, en plus, c'est le seul contact social.

Comment sont définies les activités ?

Voir le Référentiel pour l'accès à la prestation de compensation annexe 2-5 du Code de l'Action Sociale et des Familles

Se laver

Définition : Laver et sécher son corps tout entier, ou des parties du corps, en utilisant de l'eau et les produits ou méthodes appropriées comme prendre un bain ou une douche, se laver les mains et les pieds, le dos, se laver le visage, les cheveux, et se sécher avec une serviette.

Exclusion : Rester debout, prendre soin de sa peau, de ses ongles, de ses cheveux, de sa barbe, se laver les dents.

Les exclusions sont les activités qui ne sont pas prises en compte : si vous ne savez pas vous raser ou vous lavez les dents, ou si vous ne le faîtes que parce qu'on vous dit de le faire, vous êtes considéré comme exerçant quand même l’activité de se laver.

S'habiller/se déshabiller

Définition : Effectuer les gestes coordonnés nécessaires pour mettre et ôter des vêtements et des chaussures dans l'ordre et en fonction du contexte social et du temps qu'il fait.

Inclusion : Préparer des vêtements, s'habiller selon les circonstances, la saison. (...)

C'est ce que j'ai souligné qui pose souvent problème.

Préparer sa demande

Commencez par vous poser les questions indiquées par Jean-Philippe Piat dans la fiche "Mieux évaluer son autisme" pp.332-335 de son Guide de survie de la personne autiste..

 

L'autonomie de la personne autiste - page 53 © Jean-Philippe Piat L'autonomie de la personne autiste - page 53 © Jean-Philippe Piat

 

L'autonomie de la personne autiste - page 54 © Jean-Philippe Piat L'autonomie de la personne autiste - page 54 © Jean-Philippe Piat

S'il y a besoin d'une aide dans l'organisation ou la réalisation, d'une stimulation donc, les actions suivantes peuvent ouvrir droit à la PCH Aide Humaine :

  • Toilette quotidienne,
  • se brosser les cheveux,
  • s'habiller,
  • se déshabiller,
  • adaptation choix du vêtement à la température,capacité à se vêtir selon le contexte.

Remplir le formulaire de demande

Vous avez sans doute envie de pester devant les 20 pages du nouveau formulaire de demande à la MDPH. Vous pouvez encore utiliser l'ancien imprimé, mais çà serait une très mauvaise idée, surtout pour la PCH.

En effet, les rubriques détaillées permettront à l'équipe pluridisciplinaire d'évaluer vos droits à cette prestation de compensation du handicap.

extrait demande MDPH page 6/20 © CNSA extrait demande MDPH page 6/20 © CNSA

Ainsi de ces questions figurant en bas de la page 6 du document. Vous êtes en mesure de voir désormais que 3 des réponses peuvent ouvrir droit à la PCH.

Elles doivent bien entendu être cohérentes avec le certificat médical.

Préparez ces réponses avant d'aller voir votre médecin, et montrez-lui votre projet de demande. Cela lui facilitera la rédaction de son certificat.

* qui est récupérable partiellement sur votre succession : tremblez si vous voulez transmettre un pactole à vos héritiers.

** dans la réalité, les auxiliaires de vie sociale aident à réaliser ces diverses tâches. Mais il en faut pas que le conseil départemental l'apprenne, dans le cadre des contrôles d'effectivité, parce qu'il va demander le remboursement des salaires versés...


J'ai rédigé ces conseils en m'inspirant de situations d'autistes Asperger (ou considérés comme tels). Le besoin d'aide humaine ne sera peut-être pas permanent. Mais le fait de pouvoir s'appuyer dessus quotidiennement peut être important pour avoir une indépendance par rapport à ses parents. Un SAVS (service d'accompagnement à la vie sociale) a peu de chances d'intervenir tous les jours. Il faut savoir que, dans l'ensemble, l'accès à la Prestation de Compensation du Handicap est difficile pour les personnes autistes. Une réforme du référentiel est en cours. Quelque chose sortira-t-il de la prochaine Conférence Nationale du Handicap ? On verra bien, et si c'est le cas, je reviendrai sur le sujet.

25 mai 2019

Meaux : sa vidéo sur l’autisme lui vaut un billet pour le Festival de Cannes

article publié dans Le Parisien

Alexandre Arlot| 22 mai 2019, 11h08 |0
Meaux, le 11 mai 2019. Benoît et Charlotte Arnoult sont frère et sœur. L’adolescente a consacré une courte vidéo à son frère, atteint du syndrome d’Asperger, qui lui permet de s’envoler pour le Festival de Cannes. LP/Alexandre Arlot

En consacrant un (très) court-métrage à son grand frère, atteint du syndrome d’Asperger, Charlotte a été sélectionnée dans le cadre d’un concours destiné aux 14-22 ans. La lycéenne meldoise s’envole ce mercredi pour la Croisette.

Est-ce la simplicité du message, celui d’une déclaration d’amour d’une sœur à son frère ? Ou bien la volonté d’abattre les idées reçues sur les autistes Asperger ? Toujours est-il que le petit film de Charlotte Arnoult a touché en plein cœur le jury du projet « Moteur ! ».

La lycéenne meldoise de 16 ans, admiratrice de Tim Burton, est l’une des 25 lauréates — la seule de Seine-et-Marne — de ce concours de vidéos ouvert aux jeunes de 14 à 22 ans. Cette distinction lui vaut de s’envoler ce mercredi pour Cannes (Alpes-Maritimes), où elle montera les marches en compagnie de Samuel Le Bihan, parrain du concours (lire encadré).

Père d’une fille autiste, ce dernier a sans doute été ému par le regard que Charlotte a porté sur Benoît, son grand frère de 18 ans. Fin mars, lorsqu’une intervenante a présenté le principe du projet « Moteur ! » au lycée Pierre-de-Coubertin, celle qui y est élève en première S, option cinéma, n’a pas réfléchi longtemps.

« Il fallait envoyer une vidéo d’une durée d’une minute et trente secondes, filmée au téléphone, sur une personne ou une chose qui nous inspire, explicite Charlotte. La première personne à qui j’ai pensé, c’est mon frère. »

Benoît fait partie du 1 % des Français qui sont atteints de troubles du spectre autistique. Son syndrome d’Asperger lui a été diagnostiqué tard, à l’âge de 12 ans. Ce handicap entraîne, entre autres, des difficultés de concentration et de gestion du stress.

À l’école, son frère était « utilisé comme un outil »

« À l’école primaire, j’étais harcelé, raconte celui qui est aujourd’hui étudiant en informatique à l’antenne meldoise de l’IUT de Marne-la-Vallée. Au collège, certains venaient me parler car j’étais l’autiste de service. J’étais utilisé comme un outil. »

La situation s’arrangera en première, lorsqu’il quittera l’enseignement privé pour le lycée Pierre-de-Coubertin. « Dans le public, les gens acceptent beaucoup plus les différences, estime-t-il. Je me suis intégré plus rapidement. »

C’est ce parcours atypique, jonché d’obstacles, que sa petite sœur a souhaité mettre en lumière. « Je suis fière de la façon dont il a évolué, lâche-t-elle avec pudeur. On lui disait qu’il n’arriverait à rien mais mon frère a eu son bac avec mention. »

Passionné de code et d’informatique, Benoît demeure « une personne normale », insiste Charlotte. Ni plus ni moins que les autres. « Les reportages sur le syndrome d’Asperger ont tendance à faire des généralités, appuie son frère. Tous les Asperger ne sont pas des poètes ou des génies de la musique. »

La vidéo de Charlotte sur son frère Benoît

… ET SON PORTRAIT TIRÉ PAR L’ARTISTE JR !

Du 22 au 26 mai, les 25 jeunes lauréats du projet « Moteur ! » goûteront aux paillettes et à la vie de star.

Le 24, Charlotte et ses compères se verront remettre un Clap d’or de la part de Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, puis monteront les marches du palais des festivals. Leurs courts-métrages seront diffusés dans la foulée.

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Cannes (Alpes-Maritimes), mai 2019. Pendant la durée du festival, les portraits des jeunes lauréats du concours « Moteur ! », comme celui de Charlotte (ici à gauche), sont exposés en gare de Cannes dans le cadre du projet « Inside Out » de JR. Projet « Moteur ! »

La veille, le 23, les cinéastes en herbe inaugureront leur portrait en noir et blanc affiché en gare de Cannes. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Inside Out » mené par JR, la star de l’art contemporain. Le but est de « mettre en avant la jeunesse à Cannes », une ville jugée élitiste, justifie Charlotte.

Les lauréats assisteront également à la projection d’un film en compétition. Le samedi 25, jour de la cérémonie de clôture, « on devrait aller à la plage », sourit Charlotte.

20 mai 2019

Nîmes : la justice estime en appel que le renvoi d'une enfant épileptique d'une crèche n'est pas une discrimination

article publié sur France 3 Occitanie

Rose, quatre ans aujourd'hui avait été exclue de la micro-crèche "Les drollets" à Meyrannes, dans le Gard, car elle est épileptique. / © DRRose, quatre ans aujourd'hui avait été exclue de la micro-crèche "Les drollets" à Meyrannes, dans le Gard, car elle est épileptique. / © DR

La Cour d'appel de Nîmes a débouté ce vendredi, les parents d'une fillette exclue d'une micro-crèche cévenole de Saint-Ambroix, en raison de son épilepsie. La justice confirme ainsi le jugement de première instance. L'association France Epilepsie, partie civile, est également déboutée de sa plainte.

Par FD avec E.FélixPublié le 17/05/2019 à 12:34Mis à jour le 17/05/2019 à 18:55


Voilà deux ans qu'ils attendaient cette décision de justice. Après un premier échec devant le tribunal correctionnel d'Alès, Emilie et Fabrice Augustin, les parents de Rose, avaient dit à la Cour d'appel de Nîmes en février dernier qu'il s'agissait de discrimination.

Mais la justice a débouté les parents, de leur demande, tout comme l'association également partie civile dans ce dossier.
 

Rose exclue d'une micro-crèche de Saint-Ambroix


C'est en 2015 qu'a été prononcée l'exclusion sans préavis de leur fille Rose de la micro-crèche à Meyrannes, près de Saint-Ambroix. La nouvelle directrice avait justifié sa décision en expliquant ne pas être formée au geste d'urgence en cas de crise.

Les parents avaient porté plainte contre elle, contre l'association gérante et contre la communauté de communes.

La Cour en appel leur a à nouveau donné tort ce vendredi matin.
Ils réclamaient un euro symbolique. Tout comme l'association France Epilepsie qui, pour la première fois, s'était portée partie civile. Elle comptait faire de cette affaire, un exemple, en espérant une jurisprudence favorable.

Les plaignants ont encore la possibilité de se pourvoir en cassation.
 

16 mai 2019

Avantages de l'autisme à partir du point de vue d'adultes autistes

 

Avantages de l'autisme à partir du point de vue d'adultes autistes

Cartographie de tous les avantages de l'autisme à partir des comptes rendus des adultes diagnostiqués autistes : Une étude qualitative Ginny Russell, Steven K. Kapp, Daisy Elliott, Chris Elphick, Ruth Gwernan-Jones et Christabel Owens (Université d'Exeter - Royaume-Uni)Publié en ligne:13 avril 2019 https://doi.org/10.1089/aut.2018.0035 Traduction de " Mapping the Autistic Advantage from the Accounts of Adults Diagnosed with Autism: A Qualitative Study" L'étude est faite à partir de l'interview de 24 personnes autistes ou autistes Asperger.

https://blogs.mediapart.fr

 

11 mai 2019

Samedi 18 mai - Initiation Piscine à Fontenay sous bois avec Envol Loisirs

information publiée sur le site d'Envol loisirs

Samedi 18 mai - Initiation Piscine à Fontenay sous bois

à partir de 14h00, la piscine de Fontenay sous bois vous accueillera pour des initiations de natation avec des éducateurs sportifs spécialisés dans l'apprentissage sportif des enfants et des adultes ayant un handicap mental de la Fédération Française de Sport Adapté.

 

Cette séance est gratuite pour la personne concernée et ses accompagnateurs.

Maillot et bonnet de bain obligatoires pour accéder au bassin.
 
La section Tennis de table vous propose une séance gratuite de ping-pong.
 
Piscine : avenue Charles Garcia - 94120 Fontenay sous bois.


Inscription recommandée auprès de la Mission handicap mission-handicap@fontenay-sous-bois.fr
 
Renseignements auprès d'Annick Le Calvez 01 49 74 75 98

11 mai 2019

L’ocytocine et la « plasticité sociale »

10 mai 2019
Par Blog : Le blog de Baptiste Libé-Philippot

La plasticité cérébrale permet de « sculpter » notre cerveau. Elle participe à des périodes sensibles au cours desquelles le cerveau est très sensible à l’environnement. Une étude publiée dans la revue Nature le 2 mai dernier par une équipe de l’Université de Baltimore (Etats-Unis) montre l’existence d’une telle période chez la souris, qu’il est possible de la « rouvrir » grâce à l’ocytocine.

 

La plasticité cérébrale permet d’expliquer pourquoi notre cerveau nous permet d’apprendre, de nous adapter à notre environnement. Elle permet en effet de « sculpter » notre cerveau, en modelant les connexions entre les neurones. Une notion associée à la plasticité cérébrale est celle de période sensible, période développementale au cours de laquelle le cerveau est particulièrement sensible à l’environnement, avec une forte plasticité cérébrale. A la « fermeture » de cette période, le cerveau est moins « plastique ». L’existence d’une telle période sensible concernant le comportement social a souvent été débattue, mais jamais finement prouvée. Une étude publiée dans la revue Nature le 2 mai dernier par une équipe de recherche de l’Université de Baltimore (États-Unis) montre l’existence d’une telle période chez la souris. Les auteurs de cette étude montrent qu’il est possible de « rouvrir » cette période grâce à l’ocytocine chez les souris adultes.

La notion de période sensible

Notre passé, nos expériences, en particulier celles de l’enfance et de l’adolescence, influencent, impriment sur notre comportement. Au cours de notre développement, les connexions entre nos neurones – les synapses – peuvent en effet être renforcées si elles sont souvent sollicitées, ou au contraire atténuées : c’est ce qu’on appelle la plasticité cérébrale. Si notre cerveau est plastique tout au long de la vie, il existe des périodes où certaines parties du cerveau sont extrêmement plastiques (avec un nombre de synapses maximal), sensibles à l’environnement, et après lesquelles leur plasticité diminue : on parle de période sensible (critical period en anglais). Ces périodes varient en fonction des aires cérébrales : environ vers 2 ans dans le cortex cérébral visuel, 3 à 4 ans dans le cortex cérébral auditif, 5 à 10 ans dans le cortex cérébral préfrontal.

Un exemple de période sensible bien connu chez l’enfant est celle associée à la vision binoculaire. Pour voir le monde en trois dimensions, notre cortex cérébral visuel a besoin de conjuguer les informations reçues des deux yeux. Si pendant la période sensible du cortex cérébral visuel, un œil ne voit pas correctement (strabisme par exemple) et si ce défaut n’est pas corrigé pendant cette période (avant l’âge de 3 ans), la personne ne pourra voir correctement dans l’espace.

Un autre exemple de période sensible est celle associée à l’apprentissage des phonèmes (sons particuliers à une langue). Si le bébé (et son cortex cérébral auditif) est soumis à ces phonèmes au cours de la première année de sa vie, il « imprime » ces sons et sera capable plus tard de les prononcer. Au contraire, un européen - par exemple - qui n’a pas été confronté à une langue asiatique la première année de sa vie, ne pourra pas prononcer certains phonèmes (ou difficilement) particuliers à cette langue. En ce qui concerne la grammaire, la période sensible « se ferme » à la puberté.

La plasticité neuronale ne disparaît pas après ces périodes sensibles. Il sera donc toujours possible de suivre une rééducation intense pour voir mieux dans l’espace ou pour pouvoir prononcer certains phonèmes. Mais cela demandera beaucoup plus d’effort que chez l’enfant, sans atteindre la perfection.

En ce qui concerne, les interactions sociale, l’existence d’une période sensible a souvent été évoquée mais jamais montrée finement. Par exemple, il avait été observé qu’une carence en interaction sociale chez des enfants dans les orphelinats roumains sous Nicolae Ceaușescu (notamment avant l’âge de 20 mois) avait entraîné des signes autistiques chez les enfants.

Les souris ont une période sensible sociale

Les auteurs de l’étude se sont demandé s’il existe une telle période sensible pour les interactions sociales. Ils ont pour cela pris des souris (mâles et femelles) à différents âges : au moment du sevrage (3 semaines après la naissance), au début de la puberté (4 semaines), à la maturité sexuelle (6 semaines), jeune adulte (2 mois), adulte plus mûr (3 mois), et après.

Ils ont soumis ces souris au protocole illustré dans la figure 1 : les souris sont sorties de leur cage habituelle (les souris, de même sexe, sont plusieurs dans la cage, décrivons-les comme « colocataires ») et placées dans une boîte avec deux pièces, puis dans une pièce avec leurs colocataires pendant 24 heures, puis dans l’autre pièce seules pendant 24 heures, puis les souris ont le choix de la pièce où elles souhaitent aller. Si la souris a « aimé » être avec ses colocataires, elle ira davantage dans la pièce où il y avait d’autres souris qu’au début du protocole, sinon elle y passera autant de temps. Les résultats indiquent que la période où les souris étaient plus enclines à aller dans la pièce où il y avait plusieurs individus était à la maturité sexuelle (42 jours) et que cette période prend fin aux alentours de 98 jours (adulte mature), comme on peut le voir dans la figure 1.

Les auteurs concluent qu’il existe une période sensible sociale chez la souris jeune, qui prend fin à l’âge adulte. Pour s’assurer qu’il s’agissait bien d’une question de plasticité cérébrale, les auteurs ont mesuré « la plasticité » des neurones d’une région cérébrale appelée noyau accumbens (au cœur et à l’avant du cerveau, voir figure 2), impliquée dans le circuit de la récompense. Les auteurs ont observé que ces neurones étaient plus « plastiques » (plasticité dépendante de l’ocytocine, voir plus loin) vers 40 jours que vers 3 mois, ce qui va dans le sens d’une période de plus grande plasticité cérébrale de cette région chez le jeune souriceau.

Le noyau accumbens est une région très sensible à l’ocytocine, c’est pourquoi les chercheurs ont approfondi le rôle possible de l’ocytocine dans ce processus.

 

Figure 1. Les souris ont une période sensible sociale dépendante de l'ocytocine. a) protocole pour mesurer la "sociabilité" des souris. p) évolution au cours de la vie de la souris de sa "sociabilité". e) les souris peuvent redevenir "sociables" après la période critique sociale via l'ocytocine. A partir de Romain Nardou et al., Nature. 2019 May;569(7754):116-120 Figure 1. Les souris ont une période sensible sociale dépendante de l'ocytocine. a) protocole pour mesurer la "sociabilité" des souris. p) évolution au cours de la vie de la souris de sa "sociabilité". e) les souris peuvent redevenir "sociables" après la période critique sociale via l'ocytocine. A partir de Romain Nardou et al., Nature. 2019 May;569(7754):116-120
L’ocytocine est au cœur de la « plasticité sociale »

Qu’est-ce que l’ocytocine ? Parfois appelée « hormone de l’amour », l’ocytocine est un peptide, c’est-à-dire une chaîne d’acides aminés (éléments qui forment les protéines), et une neurohormone, c’est-à-dire une molécule sécrétée par une région cérébrale (ici, dans la neurohypophyse, voir figure 2) qui agit à distance sur d’autres régions (cérébrales ou non). L’ocytocine participe à plusieurs fonctions, comme la reproduction (orgasme et l’attachement/fidélité au sein du couple), l’accouchement (notamment contraction de l’utérus et protection des neurones du futur bébé au moment de l’accouchement), la période après l’accouchement (notamment la lactation mais aussi le « comportement maternel »).

Une quantité importante d’ocytocine est trouvée chez les personnes qui ont plutôt confiance dans leur environnement, qui voient les contacts physiques avec autrui comme positifs, qui ont une réponse hormonal réduite face au stress et est associée à moins d’anxiété chez les patients dépressifs. A l’inverse, des taux d’ocytocine bas sont trouvés chez les patients dépressifs ou atteints de schizophrénie ou de troubles autistiques. L’administration d’ocytocine (spray nasal) réduit le stress et facilite une communication positive au sein d’un couple en conflit (administration aux deux membres du couple).

Figure 2. Neurophysiologie de l'ocytocine. L'ocytocine est sécrétée dans la neurohypohyse (en anglais, posterior pituitary). Elle agit sur diverses régions du cerveau, dont le noyau accumbens (NAc sur le schéma). A partir de Andreas Meyer-Lindenberg et al., Nat Rev Neurosci. 2011 Aug 19;12(9):524-38 Figure 2. Neurophysiologie de l'ocytocine. L'ocytocine est sécrétée dans la neurohypohyse (en anglais, posterior pituitary). Elle agit sur diverses régions du cerveau, dont le noyau accumbens (NAc sur le schéma). A partir de Andreas Meyer-Lindenberg et al., Nat Rev Neurosci. 2011 Aug 19;12(9):524-38

Revenons à nos souris. Les chercheurs leur ont administré du MDMA (ecstasy) après 98 jours : les souris préféraient aller dans la pièce où étaient leurs colocataires plutôt que l’autre (figure 1). Cela indique que la période sensible sociale peut être rouverte. Les auteurs montrent que dans ce cas le MDMA agit via l’ocytocine dans le noyau accumbens. Ce pose la question des régions cérébrales corticales impliquées dans cette période sensible.

 

Cette étude chez la souris ouvre des perspectives pour l’humain. Il faudra bien entendu au préalable (re)définir la (les) période(s) sensible(s) sociale(s) chez l’humain, et les définir (le comportement murin ne pourra pas être calqué tel quel chez l’humain). La connaissance de ces périodes, et leur potentielle réouverture (avec de l’ocytocine ?) pourrait permettre d’atténuer certaines altérations de l’interaction sociale, pendant ces périodes sensibles mais aussi chez l’adulte. Il avait par exemple déjà été observé que l’administration d’ocytocine à certains enfants atteints d’autisme améliorait leur interaction sociale et leur sentiment de confiance. De même cela diminuait les effets psychotiques chez certains patients atteints de schizophrénie. De manière générale cette étude illustre l'importance de l'enfance dans l'établissement de la sociabilité.

 

Références:

Romain Nardou, Eastman M. Lewis, Rebecca Rothhaas, Ran Xu, Aimei Yang, Edward Boyden and Gül Dölen (2019) Oxytocin-dependent reopening of a social reward learning critical period with MDMA, Nature. 2019 May;569(7754):116-120

Stanislas Dehaene (2019) Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines, Editions Odile Jacob, 5 sept. 2018 - 380 pages

Mark Hübener and Tobias Bonhoeffer (2014) Neuronal Plasticity: Beyond the Critical Period, Cell. 2014 Nov 6;159(4):727-37

Andreas Meyer-Lindenberg, Gregor Domes, Peter Kirsch and Markus Heinrichs (2011) Oxytocin and vasopressin in the human brain: social neuropeptides for translational medicine, Nat Rev Neurosci. 2011 Aug 19;12(9):524-38

2 mai 2019

Rennes. Porteurs de handicap, bientôt des locataires comme les autres

article publié dans Ouest-France

Les six futurs locataires : Émilie, Victoria, Maud, Cécile, Morgane et Maxime, en pleine visite de chantier.Les six futurs locataires : Émilie, Victoria, Maud, Cécile, Morgane et Maxime, en pleine visite de chantier. | OUEST-FRANCE

 

Six jeunes adultes, porteurs d’une déficience intellectuelle, emménageront d’ici la fin de l’année dans un immeuble en construction de Villejean, un quartier de Rennes. Des locataires presque comme les autres…

Ambiance de colonie de vacances pour une visite de chantier pas comme les autres : jeudi après-midi, Émilie, Victoria, Maud, Cécile, Morgane et Maxime ont pu découvrir leurs futurs appartements, dans un immeuble en construction de Villejean, un quartier rennais.

« C’est super ! J’ai hâte d’y habiter » , sourit Maxime en découvrant l’appartement d’un peu plus de 40 mètres carrés.

Les jeunes adultes, porteurs de handicap intellectuel modéré ou psychique, sont venus avec leurs parents et des membres de l’association Agir, qui les accompagne vers l’autonomie sociale.

Espace de vie commune

« Depuis deux ans, ils se partageaient entre la vie dans leur famille et dans l’un des studios d’une résidence du centre-ville, d’abord deux, puis trois soirs par semaine » , rapporte Dominique Landemaine, coprésidente de l’association.

Une expérimentation comme un premier pas vers l’autonomie, qui se concrétisera à la fin de l’année dans cet îlot de quatre immeubles design dessiné par l’architecte Julien Chezenoux, où vivront des locataires du parc privé et social. Dont six logements de type T2 en rez-de-chaussée d’une résidence qui en comptera 41. « Ce sont de vrais appartements et ils seront des locataires d’Archipel habitat comme les autres » , insiste Dominique Landemaine.

L’îlot en construction comprend quatre immeubles, soit 149 logements, avenue de Guyenne à Villejean. | OUEST-FRANCE

À cela près que leurs logements seront desservis par le même couloir, au bout duquel se trouve un espace de vie commune de 50 m2. « Ils pourront y faire des activités quotidiennes, en présence d’un professionnel référent financé par le Département. Des auxiliaires de vie les accompagneront aussi pour les tâches liées au quotidien, ce qui est financé par la mutualisation de leurs prestations de compensation du handicap. »

« Avoir un appartement, c’était mon rêve »

Ce projet d’habitat groupé nommé Ty Mosaïk, assez unique en son genre, a été développé par Agir, après un appel à candidatures du Département, dans l’objectif de favoriser l’autonomie des personnes en situation de handicap. Et il est temps…

« Avoir un appartement, c’était mon rêve » , résume Émilie. Cécile, elle, a déjà réfléchi à son aménagement : « Je vais apporter mon lit et toute la chambre de chez mes parents. » Même si « on prévoit d’acheter un clic-clac pour qu’elle puisse passer à la maison de temps en temps » , sourit sa mère.

1 mai 2019

Autisme : un dispositif d’accompagnement à l'emploi dans la Nièvre

article publié sur France 3 région

Hugo est titulaire d’un CAP cuisine. Il cherchait donc une expérience concrète. / © France 3 BourgogneHugo est titulaire d’un CAP cuisine. Il cherchait donc une expérience concrète. / © France 3 Bourgogne

L’insertion dans l’emploi est souvent difficile pour les personnes autistes. Dans la Nièvre, l’organisme Cap emploi a créé un dispositif pour les accompagner. Hugo, 21 ans, est atteint d’une forme d’autisme. Et a décroché un stage de deux mois en cuisine.

Par Valentin ChatelierPublié le 29/04/2019 à 12:30

A 21 ans, Hugo est atteint d’une forme d’autisme. Un trouble qui complique fortement l’insertion dans le monde professionnel des personnes qui en souffrent. Grâce au dispositif "Autisme avenir", mis en place par Cap emploi, dans la Nièvre, le jeune homme a pu obtenir un stage de deux mois. Il l’effectue dans la restauration, dans les cuisines d’un établissement de Nevers.

a me plait beaucoup. J'aime bien cuisiner, faire les services, nettoyer la cuisine, faire des desserts, des entrées, des plats", explique Hugo.
 

Continuer à se former


Hugo est titulaire d’un CAP cuisine. Il cherchait donc une expérience concrète. L’objectif : continuer à se former dans un environnement professionnel. Il a rapidement trouvé sa place auprès des autres salariés : "La première semaine, au bout de trois ou quatre jours je connaissais déjà pas mal de choses. Je savais à qui demander", ajoute Hugo.

Pour Cap emploi 58, ce dispositif est utile pour les personnes souffrant d’autisme. Il leur permet de faire un premier pas dans le monde professionnel. "L'idée, c'est que notre présence permet dans un premier temps de compenser ses difficultés. Il développe encore ses compétences professionnelles. Il est tout à fait en capacité de tenir un poste en milieu ordinaire. Après, à nous de présenter aux employeurs les aides qui existent, pour permettre une insertion", détaille Martine Chantome, conseillère emploi handicap à Cap emploi. 

Si le stage se passe bien pour Hugo, il tentera de convaincre de nouveaux employeurs. Car l’objectif, à terme, est de décrocher un contrat et pouvoir vivre de son métier.


Le reportage de Rémy CHIDAINE, Antoine ROYNIER et Guy MARLIER avec
Hugo, 21 ans
Christophe Dambrine, directeur du restaurant Agora
Martine Chantome, conseillère emploi handicap Cap emploi 58

 

26 avril 2019

Intox sur le vaccin ROR et l'autisme : d'où vient-elle ?

 

Intox sur le vaccin ROR et l'autisme : d'où vient-elle ?

À l'occasion de la Semaine européenne de la vaccination (24 au 30 avril 2019), Sud Ouest décrypte la peur des vaccins et revient sur plusieurs rumeurs. C'est une intox vieille de 20 ans qui avec les réseaux sociaux revit, au point de tuer.

https://www.sudouest.fr

 

25 avril 2019

16 MAI 2019 -> DUODAY à l'IME ECLAIR - Bussy Saint Georges - c'est possible ...

Pour la deuxième année consécutive, le DUODAY permettra aux personnes avec handicap de partager une journée d’immersion en entreprise en binôme avec un(e) salarié(e). Ce jour est l’occasion de découvrir un métier, un domaine professionnel pour toute personne handicapée en recherche d’emploi / stage / apprentissage...

A l’IME ECLAIR, Etablissement expérimental et inclusif, qui accompagne 19 enfants avec autisme, nous proposons d’accueillir des candidats sur cette journée, le 16 mai 2019, à Bussy Saint Georges (RER A direction Marne la Vallée, 25mn Paris Nation) autour de trois métiers principaux :

- Le jardinage et les espaces verts, avec notre jardinier Tristan Yvon, lui-même personne autiste Asperger
- L’accompagnement éducatif, avec l’un(e) de nos éducateurs/trices
- L’accompagnement par le sport adapté, avec l’un(e) de nos profs de sport adapté
- Le secrétariat, avec notre assistante de direction

N’hésitez pas à envoyer dès maintenant vos candidatures à ime-eclair@orange.fr 01 64 44 44 16 ou à relayer cette annonce !

Nous serons heureux de vous accueillir

L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes souriantes, texte

 

 


Voir la publication sur la page de l'IME ECLAIR :

18 avril 2019

La mélatonine aide les enfants autistes et améliore la qualité de vie des parents

17 avr. 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Résultats d'un large essai sur l'utilisation de mélatonine à libération prolongée chez des enfants autistes. Selon la Pr Carmen Schroder, elle "est efficace non seulement à court terme, mais maintient son effet à long terme chez les enfants et les adolescents atteints de TSA et a des effets positifs sur leurs aidants naturels."

 

Traduction de : Melatonin Benefits Kids With Autism, Ups Parents' Quality of Life - Medscape - Apr 15, 2019.
medscape.com
Liam Davenport

Big Eddy is sleeping © Luna TMG
Big Eddy is sleeping © Luna TMG


Varsovie, Pologne - La mélatonine à libération prolongée améliore la qualité du sommeil chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) et est associée non seulement à une amélioration des comportements extériorisés des enfants, mais également une meilleure qualité de vie des parents, résultats d'une étude de phase 3 et suivi étendu de la recherche.

Ici, au congrès 2019 de l'Association européenne de psychiatrie (EPA), les chercheurs ont présenté les résultats de deux études sur la mélatonine pédiatrique à libération prolongée (pedPRM ; Slenyto, Neurim Pharmaceuticals).

Athanasios Maras, MD, PhD, Yulius Academy, Yulius Mental Health Organization, Barendrecht, Pays-Bas, a présenté les résultats initiaux de l'étude de phase 3 qui ont montré que le pedPRM était associé à une amélioration significative du sommeil par rapport au placebo.

Le médicament a également été associé à une triple amélioration des scores de comportement extériorisé chez les enfants, ainsi qu'à une amélioration significative de la qualité de vie des parents et de la satisfaction à l'égard du sommeil de leurs enfants.

Présentant les données de suivi ouvertes, Carmen Schroder, MD, PhD, Département de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, Hôpital universitaire de Strasbourg, France, a déclaré que les enfants traités en continu avec le pedPRM ont dormi beaucoup plus longtemps, se sont endormis plus rapidement et ont dormi plus longtemps sans interruption par rapport au départ.

L'amélioration de la qualité de vie des parents et de la satisfaction à l'égard du sommeil de l'enfant s'est également poursuivie après l'essai de phase 3 et dans l'étude de suivi ouverte.

Mme Schroder a déclaré que les deux présentations ont démontré que " la mélatonine pédiatrique à libération prolongée est efficace non seulement à court terme, mais maintient son effet à long terme chez les enfants et les adolescents atteints de TSA et a des effets positifs sur leurs aidants naturels ".

Maras a commencé son exposé en soulignant que les comportements extériorisés comme l'hyperactivité et l'agressivité sont corrélés de façon significative et négative à la détérioration de la qualité du sommeil chez les enfants autistes.

Afin d'examiner l'innocuité et l'efficacité du médicament, les chercheurs ont mené un essai multicentrique de phase 3 randomisé chez des enfants atteints de TSA et d'autres troubles neurodéveloppementaux et de troubles du sommeil qui ont comparé le médicament actif au placebo.

Tous les participants sont passés à la mélatonine pendant une phase ouverte de 9 mois en utilisant trois doses différentes du médicament.

Les troubles du sommeil ont été définis comme étant 6 heures ou moins de sommeil continu et/ou une latence du sommeil d'une demi-heure ou plus en 60 nuits ou plus pendant plus de 3 mois, n'ayant pas réussi à s'améliorer avec des interventions comportementales et d'hygiène du sommeil de base.

Après une phase de rodage de deux semaines, 125 enfants de 24 sites aux États-Unis et dans l'Union européenne ont été assignés au hasard, à raison de 1 pour 1, à la dose de 2 mg de pedPRM pendant 3 semaines, suivie de 2 mg ou 5 mg de pedPRM pendant 10 semaines, ou un placebo équivalent.

Les enfants du groupe actif et du groupe témoin ont ensuite été orientés vers un suivi ouvert, au cours duquel ils ont reçu 2 mg ou 5 mg de pedPRM pendant 18 semaines, puis 78 autres semaines d'intervention à des doses de 2 mg, 5 mg ou 10 mg.
Enfin, tous les participants sont entrés dans une phase de sevrage de deux semaines.

En présentant les résultats de la phase initiale de traitement de 13 semaines, Maras a déclaré que les enfants recevant le pedPRM avaient obtenu des améliorations significatives par rapport à la période de sommeil totale de référence dans le questionnaire d'auto-évaluation de la force et des difficultés (SDQ) par rapport au placebo.

Les différences étaient significatives aux évaluations de 3 semaines (P = 0,006) et de 13 semaines (P = 0,034).

De plus, les enfants traités par le pedPRM présentaient des améliorations significatives sur l'échelle du comportement d'extériorisation de l'enfant du SDQ par rapport aux enfants ayant reçu le placebo à 13 semaines (P = 0,021), mais pas à 3 semaines au départ.

Cela s'est traduit par une proportion beaucoup plus élevée d'enfants ayant signalé une diminution des scores d'extériorisation du SDQ de l'unité ≥1 parmi ceux qui ont reçu du pedPRM par rapport à ceux du groupe placebo, soit 53,7 % contre 27,7 % (rapport de cotes, 3,03 ; P = .008).

Impact sur les parents

Pour évaluer l'impact sur les parents, les chercheurs ont utilisé l'indice de bien-être de l'Organisation mondiale de la santé (OMS-5).

Cette étude a montré que les parents d'enfants ayant reçu du pedPRM avaient significativement amélioré leur qualité de vie par rapport au départ par rapport à ceux dont les enfants avaient reçu le placebo, à la fois à 3 semaines (P = .03) et à 13 semaines (P =.01).

Les parents d'enfants traités par le pedPRM ont également signalé une satisfaction significativement plus grande à l'égard des habitudes de sommeil de leur enfant selon l'Indice composite des troubles du sommeil (CSDI) que les parents d'enfants recevant le placebo. Cela a été observé à la fois à 3 semaines (P = 0,004) et à 13 semaines (P = 0,005).

Maras a dit que les parents étaient tellement satisfaits du sommeil de leurs enfants que " même après l'étude, ils nous ont demandé : " Pourrions-nous continuer avec les médicaments ? Comment pouvons-nous l'obtenir ? "

Dans une présentation par poster, Mme Schroder a présenté les résultats du suivi ouvert de 9 mois, indiquant que l'amélioration de la qualité du sommeil observée dans la phase à double insu et contrôlée par placebo se poursuivait.

Elle a dit que les 41 enfants traités par le pedPRM de façon continue pendant 52 semaines ont dormi en moyenne 62,08 minutes de plus qu'au départ (P = 0,007).

Ils se sont endormis en moyenne 48,6 minutes plus rapidement qu'au début de l'étude (P < 0,001) et ont eu une durée moyenne plus longue de sommeil interrompu, soit 89,1 minutes de plus qu'au départ (P = 0,001).

Schroder a signalé que la qualité du sommeil des enfants s'était considérablement améliorée (P < 0,001) par rapport au départ, et que le nombre de réveils nocturnes avait diminué de plus de 50 % (P = 0,001).

De plus, en examinant les 79 enfants des groupes initiaux du pedPRM et du placebo qui ont complété la phase ouverte, l'équipe a constaté que les résultats des parents se sont améliorés de façon significative.

Plus précisément, les parents ont signalé une amélioration de la satisfaction à l'égard du sommeil de leur enfant à l'IDCS (P < 0,001), une meilleure qualité de vie à l'OMS-5 (P = 0,001) et une amélioration de l'indice Pittsburgh Sleep Quality (P < 0,001).

Mme Schroder a également déclaré que le pedPRM était généralement sans danger, les effets indésirables liés au traitement les plus fréquents étant la fatigue (5,3 %) et les sautes d'humeur (3,2 %).

En discutant des différentes doses utilisées dans la phase ouverte, Maras a dit que les enfants se répartissaient en trois groupes en ce qui concerne la quantité de pedPRM dont ils ont besoin pour avoir un effet.

"Nous avons environ un tiers des enfants qui réagissent suffisamment à la dose de 2 mg, soit la dose la plus faible de cette étude, ce qui était suffisant pour un groupe d'enfants ", dit-il.

"Le groupe le plus important, environ 50 %, avait besoin d'environ 5 mg de mélatonine par jour, et il y a aussi un groupe plus petit, environ 20 % à 22 %, qui avait besoin de même 10 mg par jour pour obtenir des effets thérapeutiques suffisants ", a noté Maras.

Effets à long terme inconnus

Commentant les résultats du Medscape Medical News, Haviva Veler, MD, directrice du Pediatric Sleep and Breathing Disorders Center du New York-Presbyterian Hospital et de Weill Cornell Medicine, New York City, a déclaré que l'étude est "opportune et bien faite".

"En tant que médecin du sommeil s'occupant d'enfants autistes, je suis heureux que cette étude ait été réalisée et montre ce que nous savions depuis un certain temps, à savoir que l'utilisation de la mélatonine améliore l'insomnie associée à l'autisme ", a déclaré Veler, qui ne participait pas aux études actuelles.

Cependant, Mme Veler a noté une cause potentielle de préoccupation quant à l'utilisation à long terme du médicament.

"Nous savons que la mélatonine est un puissant inducteur du sommeil, mais moins actif dans le maintien du sommeil. En suivant les niveaux internes de mélatonine, nous constatons une augmentation des niveaux vers l'heure du coucher et quelques heures après l'endormissement, avec une lente diminution à la fin du sommeil et une chute drastique vers le lever du jour.

"Maintenir des niveaux plus élevés de mélatonine tout au long de la nuit, ce qui n'est pas physiologique, a des effets inconnus qui doivent être évalués. De plus, même si la mélatonine est considérée comme sûre à utiliser, elle a des effets secondaires inconnus, qui n'ont pas été évalués dans l'étude présentée ", ajoute Mme Veler.

Elle a également noté que l'utilisation de questionnaires pour évaluer l'effet de la mélatonine sur le sommeil et le bien-être est sujette à un biais de rappel.

"L'utilisation d'un groupe placebo réduit la probabilité de ce biais, dit-elle, mais il n'y avait pas de tests objectifs sur ces enfants pour évaluer l'amélioration de la fonction diurne.

Néanmoins, Mme Veler a déclaré qu'elle " recommandera certainement l'utilisation de la mélatonine à action prolongée chez ce groupe difficile de patients ". Cependant, a-t-elle ajouté, elle attendra "d'en savoir plus dans ce groupe sur les effets secondaires de la mélatonine à longue durée d'action qu'ils ont pu trouver ".

Les études ont été financées par Neurim Pharmaceuticals. Maras rapporte les honoraires des conférenciers d'InfectoPharm, Lilly et Neurim ; les bourses d'études de Lilly ; les bourses de recherche de Janssen-Cilag, EU FP7, et Dutch ZonMw ; les honoraires des consultants de Janssen-Cilag et Shire. Veler n'a révélé aucune relation financière pertinente.

Congrès 2019 de l'Association européenne de psychiatrie (EPA) : Résumé OC-0030 - présenté le 7 avril 2019 ; affiche EPA19-0180 - présentée le 9 avril 2019.


J Child Adolesc Psychopharmacol. 2018 Dec 1; 28(10): 699–710.

Published online 2018 Dec 10. doi: 10.1089/cap.2018.0020 PMCID: PMC6306655 PMID: 30132686

Long-Term Efficacy and Safety of Pediatric Prolonged-Release Melatonin for Insomnia in Children with Autism Spectrum Disorder

Athanasios Maras, MD,1Carmen M. Schroder, MD, PhD,2,,3Beth A. Malow, MD, MS,4Robert L. Findling, MD, MBA,5John Breddy, MSc,6Tali Nir, DVM,7Shiri Shahmoon, PhD,7Nava Zisapel, PhD,7 and Paul Gringras, MD, MRCPCH8

Voir aussi Sommeil : une version pédiatrique de la mélatonine en cours d'autorisation [Slenyto]

Dossier sommeil et autisme

NB : la Pr Carmen Schroder travaille au CRA d'Alsace. Voir Congrès du sommeil - Marseille - novembre 2017

15 avril 2019

Josef Schovanec plaide pour le "réenchantement du monde" par l'inclusion du handicap

Mercredi 10 Avril 2019 - 17:36


Josef Schovanec était sur l'île à l'occasion des journées de l'autisme, organisées du 5 au 7 avril par le Pôle Autisme Océan Indien, dont il est le parrain. Rencontre.

 

Nombreux étaient les professionnels venus écouter Josef Schovanec, et le questionner sur leur pratique avec les personnes présentant un trouble du spectre autistique. En effet, l'homme, autiste lui-même, est une sommité dans ce domaine si méconnu, il conseille les gouvernants quant à la prise en charge de l'autisme, mais ne goûte guère ce terme: "le terme de prise en charge est embêtant, les gens ne devraient pas être une charge", s'agace-t-il, en réponse à une de nos questions sur l'état des lieux de l'autisme en France. "La place des gens différents n'est pas dans un lieu spécial, au fond des bois", clame le docteur en philosophie et en sociologie, diplômé de Sciences-Po Paris et de l'EHESS.

Josef Schovanec est considéré comme autiste Asperger, terme qu'il refuse aussi, redoutant une réintroduction des distinctions au sein du spectre autistique: "Il faut faire attention à la tentation de distinguer autisme et trouble du spectre autistique, car il s'agit de la même notion. Cette tentation est due aux mauvais professionnels, ceux qui ne font pas progresser leurs patients, c'est juste une entourloupe. De même, il faut refuser la distinction autisme/Asperger, qui est du pur snobisme, stigmatisant les autistes."

Dans le monde de l'autisme, il y a une disparité sociale

La prévalence de l'autisme est d'environ 1% de la population, une population invisibilisée, en France métropolitaine comme dans les DOM. Josef Schovanec se bat pour que les autistes soient inclus dans la société, qu'ils suivent une scolarité classique, ou soient accueillis dans des structures adaptées et que leurs différences soient considérées comme un "réenchantement du monde". "Dans le monde de l'autisme, clairement, il y a une disparité sociale, que vous aimiez Bourdieu ou pas, il s'agit là de faits. Souvent, l'arrivée de l'enfant autiste fait éclater la cellule familiale, le père part à pétaouchnok, et la mère doit cesser de travailler, du fait de l'absence de structures d'accueil. C'est une spirale infernale de paupérisation.", s'insurge-t-il.

Josef Schovanec a quant à lui eu la chance de faire des études, particulièrement brillantes, mais son parcours fut difficile, il a subi l'enfer des neuroleptiques, et se bat aujourd'hui contre la prédominance du médical, selon lui calamiteuse. Interrogé sur la façon dont il a pu se sortir de cet enfer médicamenteux, il répond avec humour que le fait que ses différents psychiatres n'étaient pas d'accord entre eux et se traitaient de noms d'oiseaux a "désacralisé" la parole médicale, malgré "la naïveté et l'obéissance", constitutives de l'autisme. Comme tous les autistes, Josef Schovanec présentait enfant un trouble du langage, il a parlé à six ans, ce qui lui a permis d'entrer à l'école primaire. "J'ai gardé les stigmates de cette difficulté d'apprentissage, j'ai ce qu'on appelle l'accent autistique", explique-t-il, précisant que la plupart des autistes non-verbaux comprennent ce qu'on leur dit.

L'occident est par essence une société excluante

Plaidant pour l'inclusion des autistes, il rappelle leurs capacités particulières, malgré des compétences sociales moindres (les autistes comprennent mal les codes sociaux, ayant une altération des interactions sociales), ils présentent en effet des capacités cognitives et/ou sensorielles accrues. "L'occident est une société excluante par essence, et dans 99% des cas, la société se moque des gens avec des compétences spéciales", regrette-t-il.

"Dès lors que vous êtes un riche couturier, on vous passe toutes vos bizarreries, telles la préférence d'un chat à l'humanité", s'agace Josef Schovanec, évoquant le décès récent de Lagerfeld, qu'il appréciait peu. "Quand vous êtes bizarre chez vous, si vous voyagez ailleurs, vous serez juste un étranger avec ses spécificités d'étranger. Beaucoup d'autistes s'exilent pour être mieux acceptés", dit le grand voyageur, passionné de langues étrangères, curieux du monde, brillant, espiègle et érudit.
13 avril 2019

Les Molières : la Ferme de la Lendemaine, un lieu d’accueil pour autistes unique en France

article publié dans Le Parisien

=> Voir aussi https://www.la-lendemaine.fr/

Elia Dahan| 27 août 2017, 16h00 |0
Les Molières, jeudi 17 août. Claire et Denis Chastenet ont créé la Ferme de la Lendemaine, un projet qui réunit un centre d’accueil pour adultes autistes, une ferme agricole et artisanale et nombre de projets scientifiques et naturels. (LP/ED)

La ferme de la Lendemaine accueille 24 adultes autistes à qui elle permet d’apprendre le jardinage, le maraîchage ou l’entretien des animaux. Un dispositif unique en France.

Derrière sa brouette, Tania avance en chantant dans les allées de la ferme de la Lendemaine. Elle accompagne Eric, horticulteur, et réceptionne les quelques mauvaises herbes qu’Oumou est en train de déterrer. A leurs côtés, une accompagnatrice, gouge en main, doit régulièrement leur venir en aide. Car Tania et Oumou sont toutes deux autistes.Les deux jeunes femmes, à l’image des 22 autres résidents de la Ferme de la Lendemaine, aux Molières, sont atteintes de Troubles envahissants du développement (TSA). Le foyer d’accueil médicalisé, porté par l’association Sauge (Solidarité autisme gestion) a ouvert ses portes en 2013. Posé au milieu des champs, l’établissement - composé d’un bâtiment principal et de trois maisonnées dans lesquelles vivent les 24 adultes - est unique en son genre dans l’Hexagone.

Maladie, nature et recherche

Ici, contrairement à un centre médical classique pour adultes autistes, l’objectif est de permettre aux résidents d’accéder à un métier et évoluer dans la vie comme n’importe quelle personne. Le fruit d’années de travail pour Claire et Denis Chastenet, créateurs du lieu et parents de Lucie, 41 ans, atteinte d’autisme. « Notre fille a subi de nombreuses maltraitances et a été défenestrée dans une institution spécialisée, relate sa mère. Nous étions démunis face à cette situation et avons donc créé l’association Sauge en 2008, puis déposé notre projet de centre l’année suivante. »

La ferme a pu ouvrir ses portes en 2013 et accueillir ses résidents venus d’Essonne et de Paris, grâce à un partenariat des deux départements pour financer le centre. L’établissement se base sur trois piliers : maladie, nature et recherche. « Nous sommes à 10 km des plus grands centres de recherches sur le cerveau, tel que Neurospin (NDLR : à Gif-sur-Yvette), rappelle Denis Chastenet. Les résidents sont accompagnés, chaque jour, par une équipe d’une cinquantaine de professionnels et nous souhaitons coordonner ce travail avec des chercheurs. » Ce foyer d’accueil pourrait être alors un pilote dans la recherche et la compréhension de l’autisme.


 

La Lendemaine va bientôt vendre ses légumes bio

A quelques pas du foyer d’accueil médicalisé de la Lendemaine, un nouveau projet est en train de prendre forme. Une serre vient de sortir de terre et un potager bio a été mis en place il y a quelques semaines. « Nous avons comme projet de faire du maraîchage, indique Denis Chastenet, fondateur de La Lendemaine. Nous aimerions réussir à avoir une véritable production d’ici trois ans. »

Denis Chastenet va donc accueillir dès le mois de septembre deux jeunes hommes en BTS maraîchage, qui devront cultiver les 600 m2 de potager, entretenir la serre, et développer la production. « Nous leur laissons le terrain et à eux, ensuite, de s’autofinancer. » Pour cela, les deux agriculteurs pourront également compter sur le coup de main des 24 résidents du foyer d’accueil médicalisé qui ont déjà commencé à apprendre les bases du maraîchage.

12 avril 2019

12ème Congrès International d'Autisme-Europe à NICE du 13 au 15 septembre 2019

 

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12e Congrès International d'Autisme-Europe

13 au 15 Septembre 2019

 
 

ÉDITORIAL

 
 

Zsuzsanna Szilvasy

Présidente AUTISM EUROPE 

 

L'édito du congrès est en ligne

 

Nous sommes heureux de vous inviter au 12ème Congrès international d'Autisme-Europe, organisé en coopération avec Autisme France, dans la belle ville de Nice...

 
DÉCOUVREZ L'ÉDITO
 
 

DECOUVREZ

LE PROGRAMME DÉTAILLÉ

 

  • Des symposiums autour de 16 thématiques différentes dans quatre salles en parallèle

 

  • Six conférences principales en auditorium

 

  • De nombreuses sessions de communications orales et posters

 
DÉCOUVREZ LE PROGRAMME
 
 

CONFÉRENCIERS CONFIRMÉS

 
 

Sounia Amrani (Maroc)

Simon Baron-Cohen (UK)

Sven Bölte (Suède)

Stéfany Bonnot-Briey (France)

Thomas Bourgeron (France)
Manuel Bouvard (France)

James Cusack (UK)

Jean Decety (Etats-Unis)

Jeroen Dewinter (Pays-Bas)

Courtenay Frazier Norbury (UK)

Hilde Geurts (Pays-Bas)

Tatja Hirvikoski (Suède)

Ami Klin (Etats-Unis)

Chris Oliver (UK)

Herbert Roeyers (Belgique)

Jan Tøssebro (Norvège)

Peter Vermeulen (Belgique)

Donata Vivanti (Italie)

Tristan Yvon (France)

 
 

Langue et traduction

 

La langue principale du congrès sera l'anglais, mais une interprétation simultanée en français et anglais est prévue dans toutes les salles.

 
 
 
 

BÉNÉFICIER

encore du tarif préférentiel

 

Il est encore temps de profiter du tarif préférenciel

 
JE M'INSCRIS DÈS MAINTENANT
 
 
 

EXPOSITION

AUTISMO BURGOS

 

Le formulaire d'inscription et les photos des œuvres peuvent être envoyées par courrier électronique à partir de maintenant jusqu'au 30 avril 2019.

 

POUR EN SAVOIR PLUS CLIQUEZ ICI
 
 
 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

Dates

13-15 Septembre 2019

Lieu du congrès
Palais des congrès, Acropolis, Nice France

 
+ INFO
 
 
 
 

ORGANISATION

GENERALE

13 rue du docteur Combalat
13006 Marseille - France
Tél. : +33 (0)4 91 94 54 72

contact@autismeurope-congress2019.com

INSCRIPTION 
HEBERGEMENT

Hébergement :

Geoffrey Serra
Tél. : +33 (0)6 09 97 13 59

geoffrey.serra@eventime-group.com


Inscription :

Julie Grillet
Tél. : +33 (0)6 35 81 53 72
julie.grillet@eventime-group.com

PARTENAIRES

SPONSORS

Charlotte Martin
Tél. : +33 (0)4 91 94 30 37
charlotte.martin@eventime-group.com

 
 

 

9 avril 2019

Cluzel -> Je n'ai jamais déclaré illégale la psychiatrie

article publié sur Handicap.fr

La secrétaire d'Etat Sophie Cluzel, "choquée de l'interprétation" faite de ses déclarations sur RMC le 1er avril, indique qu'elle "n'a jamais déclaré illégale la psychiatrie" qui doit figurer "à sa juste place" dans la stratégie pour l'autisme.

8 avril 2019 • Par L'AFP pour Handicap.fr

Illustration article

Sophie Cluzel, qui présentait les premiers résultats de la stratégie nationale sur l'autisme, avait demandé le 1er avril 2019, sur RMC, "qu'on arrête de parler de psychiatrie, et qu'on parle vraiment d'une bonne prise en charge, très précoce" (article en lien ci-dessous). "Je n'ai jamais déclarée illégale la psychiatrie", souligne Mme Cluzel auprès de l'AFP, faisant référence à un titre du quotidien Libération ("Autisme, quand la secrétaire d'Etat déclare illégale la psychiatrie"). Onze syndicats et sociétés savantes de psychiatres avaient dénoncé le 5 avril les propos "irresponsables" et "indignes" de la secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées.

Une juste place

"Il n'y a rien d'irresponsable à dire que nous voulons une prise en charge très précoce avec une intervention pluridisciplinaire. La psychiatrie a sa place, mais sa juste place, en coopération et en concertation avec l'ensemble des médecins, des généralistes, médecins de PMI et intervenants médicosociaux." "Il faut absolument que la psychiatrie accélère dans le diagnostic des adultes qui sont en hôpitaux psychiatriques de façon inadéquate" souligne Mme Cluzel, qui estime que les psychiatres "ne collaborent pas assez vite avec le médicosocial. Il y a encore énormément d'adultes qui sont en hôpitaux psychiatriques et il faut qu'on accélère le diagnostic, en collaboration avec le médicosocial, pour pouvoir travailler sur la sortie de ces adultes". Sur les réseaux sociaux, la majorité des personnes concernées avaient d'ailleurs abondé dans son sens.

Des appréciations brutales

Le Conseil national professionnel de psychiatrie (CNPP), qui regroupe ces 11 organisations, avait pourtant reproché à Mme Cluzel des "appréciations brutales" qui "découragent et affligent" une profession sur laquelle "une membre du gouvernement se permet de jeter l'opprobre", au lieu de "rester en cohérence avec la ministre de la Santé et le président de la République". Fin février, Emmanuel Macron a promis de "réinvestir" dans la psychiatrie, en particulier pour "redonner une perspective à la pédopsychiatrie".

6 avril 2019

Le Mans Elle a inventé un métier pour son fils Maxime

30.03.2019 08:53
Le Mans, mercredi 13 mars. Sylvie Souchard a trouvé une solution pour que son fils, Maxime Lopez, ait une activité professionnelle. Photo ML

Le Mans, mercredi 13 mars. Sylvie Souchard a trouvé une solution pour que son fils, Maxime Lopez, ait une activité professionnelle. Photo ML

Sylvie Souchard a inventé un métier pour son fils handicapé : il livre des œufs à domicile. Elle crée l’association Handi-capables pour permettre à tous de devenir autonome.

Sylvie Souchard n’est pas vraiment du genre à se laisser abattre. Son fils handicapé, Maxime, est sur liste d’attente depuis des années pour entrer dans une structure du type Esat (Établissement et service d’aide par le travail).

« Le taux de chômage pour les personnes atteintes de handicap mental est de 90 %. Il manque des places », accuse la maman.

Cette dernière a d’ailleurs plutôt envie que son enfant aille au contact du monde. « Je souhaite qu’il devienne un citoyen bâtisseur. L’inclusion ça doit être maintenant », tempête-t-elle.

Depuis deux ans, elle a appris à Maxime à livrer des œufs biologiques chez les particuliers et dans les entreprises.

Les produits viennent d’une productrice de Rouillon et coûtent 2 € les douze.

Le jeune homme prend le bus et le tramway pour se rendre jusqu’à ses clients du Mans et de son agglomération.

Son idée, elle l’ouvre à tous. « Je suis en train de créer l’association Handi-capables. L’objectif serait que les membres soient coopérateurs et puissent travailler selon un planning qui leur convient », détaille-t-elle.

La Mancelle a aussi imaginé que les futurs coopérateurs puissent livrer des paniers des légumes bios.

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