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"Au bonheur d'Elise"
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19 décembre 2012

Troubles du comportement, mieux comprendre pour relever le défi de la scolarisation

Plusieurs vidéos très intéressantes pour les enseignants confrontés à ce genre de situation :

sur le site de l'académie de Créteil

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19 décembre 2012

Voir ou revoir Planète Autisme sur France 5

19 décembre 2012

Comment aborder les problèmes d'interaction sociale des personnes autistes ?

article publié sur le site de la Fédération québécoise de l'autisme

Conférence du Dr Lorna Wing (G-B.)
Traduction de Chantal Tréhin

Les difficultés graves dans le domaine de l'interaction sociale constituent un problème central dans l'autisme et dans les autres formes de troubles envahissants du développement (TED).

Afin d'aborder au mieux ces problèmes d'interaction sociale, il est nécessaire de bien cerner leur nature. Ils n'ont rien à voir avec une timidité extrême, ni ne sont le résultat d'un retrait social volontaire. Le meilleur moyen de comprendre, c'est d'observer l'évolution d'un adulte vers une complète autonomie. Un enfant doit faire un certain nombre d'acquisitions parmi lesquelles marcher, parler, lire, écrire, etc. Nous savons que le cerveau humain est programmé avant la naissance de telle manière que, à l'aide des expériences ordinaires de la vie, ces acquisitions apparaissent dans un certain ordre. Mais des recherches récentes sur le développement de l'enfant laissent penser que les capacités nécessaires à la vie sociale sont aussi préprogrammées dans le cerveau, tout autant que celles plus évidentes que je viens de citer. Parmi ces compétences on trouve : premièrement, la capacité de reconnaître que les êtres humains sont différents de tout le reste de l'environnement et plus intéressants que lui; deuxièmement, la capacité de produire des signaux non verbaux capables d'attirer l'attention des autres personnes, ainsi que de répondre aux signaux que donnent ces autres personnes; troisièmement, la capacité d'utiliser des moyens verbaux de communication; quatrièmement, une empathie instinctive avec les sentiments et les pensées des autres personnes. Ce sont ces capacités qui sont sévèrement touchées ou même complètement absentes dans l'autisme et les autres T ED, à cause d'un dysfonctionnement cérébral qui peut provenir de diverses causes physiques.

Les chercheurs commencent à avoir certaines idées sur les régions du cerveau où s'organisent les fonctions sociales. Il semble probable que des centres sous-corticaux soient impliqués, puisque les comportements sociaux sont importants aussi dans des espèces autres que l'espèce humaine.

Le problème de l'autisme n'est pas un manque de désir d'interagir et de communiquer, mais un manque de possibilité de le faire. En fait, certains enfants et adultes autistes se rendent compte de leurs propres déficiences; ils essaient désespérément d'avoir des interactions, mais ne savent pas comment initier les contacts sociaux. Ces difficultés sociales influent sur leur compréhension des complexités et des changements constants de la vie sociale, aussi se réfugient-ils dans les aspects du monde qui ne changent pas. Afin de contrôler leur incompréhension et leur peur, ils se raccrochent à des objets ou à des rituels, ou bien concentrent toute leur énergie sur des sujets particuliers qui ont des règles fixes, comme les mathématiques, les calendriers ou les horaires de trains. Ils deviennent perturbés, parfois même agressifs, si on les dérange dans ces activités répétitives.

Les personnes autistes ne manquent pas d'émotions. Elles éprouvent de très forts sentiments de joie, d'anxiété, de rage ou de plaisir. Le problème, c'est que, par manque de compétence sociale, les enfants autistes n'apprennent pas à contrôler ces sentiments d'une manière socialement acceptable. De plus, chaque personne autiste exprime ses sentiments d'une façon qui lui est propre et qui peut être difficile à interpréter. Par exemple, une petite fille autiste chantait une chanson particulière si elle était contente, et une autre si elle était en colère. Seuls ses parents savaient ce que voulaient dire ces chansons.

Il est bien évident qu'on se trouve confronté, là, à d'énormes difficultés. Pour le moment, on ne connaît pas de moyen de guérir le dysfonctionnement cérébral. Il n'est pas possible de rendre une personne autiste normale dans ses interactions sociales, car il lui manque cette capacité spontanée, instinctive, de comprendre ce que les autres pensent et ressentent. Toutefois, il est possible de l'aider à apprendre au moins certaines des règles qui régissent la vie sociale, de manière à ce qu'elle puisse se débrouiller un peu mieux dans ce monde qui lui semble si déroutant.

Les problèmes évoluent avec l'âge de la personne autiste, aussi j'aborderai, tour à tour, chaque groupe d'âge.

L'autisme est rarement diagnostiqué avant l'âge de 2 ans, mais beaucoup de parents se rappellent que leur enfant autiste se comportait de manière inhabituelle lorsqu'il était bébé. Certains sont décrits comme étant remarquablement tranquilles et peu exigeants, alors que d'autres étaient agités et pleuraient énormément, mais le principal sujet d'inquiétude pour des parents, c'est l'absence de tentative d'interaction. Ces bébés ne tendent pas leurs bras pour qu'on les prenne, ne pleurent pas lorsqu'on les laisse seuls, ne participent pas à des jeux simples sur les genoux de leur mère, ne font pas le geste "au revoir", ne montrent pas du doigt à l'âge normal. Personne ne connaît l'effet que pourraient avoir différentes formes de prise en charge à ce niveau, mais il semble raisonnable de conseiller aux parents de faire des approches positives, cajoler le bébé, chanter ou essayer d'attirer son attention, ceci de préférence à des moments où il a le plus de chance d'être réceptif, par exemple après les repas, au moment du bain ou au moment du coucher.

Les années qui précèdent l'entrée à l'école peuvent être très difficiles. À cet âge, l'enfant autiste semble souvent distant et indifférent aux autres, et intensément préoccupé par ses activités répétitives. Il crie et fait des colères si les objets ont changé de place ou s'il est dérangé dans son activité. Il est particulièrement important pendant cette période que les parents réalisent que l'enfant est handicapé, qu'il n'est pas volontairement "pas sage", désobéissant et indifférent.

Pour lui, les humains sont des choses imprévisibles, changeantes, bruyantes, qui sont tout le temps en train de le déranger alors qu'il désire un environnement constant, immuable. S'ils avaient le choix, à cet âge, la plupart des enfants autistes préféreraient la compagnie d'objets inanimés à quoi que ce soit de vivant et qui bouge.

Tous les enfants autistes sont plus à l'aise si leur monde est structuré et organisé, c'est-à-dire prévisible. Ceci est particulièrement important pour le jeune enfant. Les parents devraient essayer d'avoir une routine quotidienne régulière, dans laquelle les événements principaux comme le lever, les repas, les promenades, le bain et le coucher se passent à la même heure chaque jour. L'enfant autiste deviendra petit à petit habitué à cette routine. Les parents doivent être fermes, mais aussi patients et doux, tout en insistant pour que l'enfant suive l'emploi du temps.

Quiconque a vécu ou travaille avec un enfant autiste connaît les problèmes aussi bien que les avantages d'une routine rigide. Une fois que l'enfant l'aura acceptée, il résistera furieusement à tout changement. En conséquence, les parents doivent procéder à de petits changements prévus à l'avance et introduits petit à petit. Par exemple, on peut légèrement modifier l'heure et le chemin des courses, ou proposer de nouveaux jeux. Si, comme c'est probable, l'enfant proteste et fait une colère, les parents doivent demeurer fermes, mais aussi calmes et garder leur bonne humeur, au moins en apparence et rassurer l'enfant en lui montrant que le changement n'est pas dangereux.

De cette manière, l'enfant apprendra finalement à associer ses parents à une situation rassurante et sécurisante, et à une source de réconfort et de force lorsqu'il doit affronter un changement. Il commencera à percevoir que les êtres humains ont une valeur positive, et qu'ils ont même certains avantages sur les objets.

Les enfants qui ne sont pas autistes font des efforts pour faire participer les autres personnes à leurs activités. Les enfants autistes ne font pas ce genre d'approche, aussi les parents se découragent vite et laissent l'enfant à ses activités répétitives préférées. Pourtant, pour aider leur enfant, les parents doivent se décider à prendre l'initiative. Beaucoup d'enfants autistes n'aiment pas être caressés, mais aiment bien des contacts physiques plus rudes, comme être chatouillés, envoyés en l'air ou être roulés à terre. Ce genre d'activité est bien pratique pour commencer une intervention positive.

La plupart des enfants autistes aiment la musique, et on peut l'utiliser pour encourager l'interaction. Par exemple, quand l'enfant est dans une torpeur après le bain, on peut lui chanter une chanson ou le laisser écouter un disque favori tout en le berçant et le cajolant. Ce type d'activité agréable peut conduire aux premiers signes d'approches sociales actives de la part de l'enfant. Si le parent s'arrête au milieu d'une séance de chatouillis, de câlins ou de chansons où l'enfant s'amuse, il est bien possible que l'enfant trouve le moyen de lui demander de continuer.

L'étape suivante consiste à intervenir dans les activités favorites de l'enfant, en commençant par imiter ce qu'il est en train de faire, puis en introduisant des variations, au début minimes, puis un peu plus importantes par la suite. Il est important de commencer par des choses simples choisies ou aimées par l'enfant, ce qui assure que les attentes ne sont pas au-dessus du niveau de l'enfant. L'apparition de l'attachement et de l'intérêt social peut être freinée si l'enfant se sent poussé à faire des choses au-dessus de ses capacités.

Quand on règle le problème des colères et des accès agressifs, on facilite le développement de la confiance et de l'affection entre l'enfant et ses parents. Lorsque la colère est faible, il peut être efficace de simplement ignorer l'enfant. Dans le cas où le trouble est important, sa mère ou son père peuvent le calmer en le prenant dans leurs bras, en chantant ou en lui parlant, si ceci marche, jusqu'à ce que la colère passe.

On cherche ainsi à faire sentir à l'enfant que son monde est en sécurité et ne va pas s'écrouler. Il est préférable de commencer ce type d'action en cas de crise lorsque l'enfant est très jeune et donc facile à tenir. Les parents d'enfants normaux utilisent souvent la même méthode pour calmer la colère et l'angoisse de leur enfant.

Il faut insister, ici, sur le fait que ceci n'a rien à voir avec la "holding therapy" dans laquelle la mère provoque volontairement la colère et l'angoisse chez son enfant, et ensuite le tient de force aussi longtemps que nécessaire (quelquefois une heure ou plus) jusqu'à ce qu'il ne résiste plus, se détende et montre de l'affection pour elle. La théorie sous-jacente est que l'enfant est en retrait de la société à cause de ses sentiments de rage qu'il ne peut pas contrôler. En provoquant une réaction de rage et en le tenant, on devrait, selon la théorie, le rendre capable d'interactions sociales normales. Ceux qui prônent cette théorie négligent tous les indices qui s'accumulent jour après jour dans le sens d'un dysfonctionnement cérébral comme cause des problèmes sociaux dans l'autisme. Il n'y a eu aucune évaluation scientifique sur l'efficacité de la "holding therapy", simplement des affirmations incontrôlables de ceux qui la pratiquent.

À l'âge de la maternelle, l'indifférence sociale et le comportement anormal dominent le tableau chez la plupart des enfants. Lorsqu'ils arrivent à l'âge de la grande école, les différences qui existent entre chaque enfant autiste commencent à apparaître plus clairement. Les deux domaines dans lesquels ces différences sont les plus évidentes sont le degré d'intelligence et la qualité de l'interaction sociale. L'autisme peut être associé à n'importe quel degré d'intelligence, de l'arriération mentale profonde jusqu'à une intelligence moyenne ou même supérieure à la moyenne.

La qualité de l'interaction sociale varie aussi. Certains enfants (à peu près la moitié) gardent, tout au long de leur vie, la distance et l'indifférence aux autres personnes qu'ils présentaient au début de leur vie. La plupart des membres de ce groupe, mais certainement pas tous, présentent une arriération mentale sévère. Un autre quart des enfants, à peu près, arrivent à un niveau tel qu'ils acceptent volontiers les approches des autres personnes, et laissent passivement les autres enfants les entraîner dans des jeux ou des activités sociales. Ceux-ci présentent en général une arriération légère ou une intelligence normale. Le dernier quart est constitué de ceux qui essayent activement d'approcher les autres personnes, mais d'une façon inappropriée, ou posent sans cesse les mêmes questions, ou bien parlent longuement de la même chose sans écouter les réponses. Le comportement social est anormal, bien que la personne concernée semble essayer d'entrer en relation. Ceux qui appartiennent à ce groupe ont aussi tendance à présenter un léger retard mental ou une intelligence normale. Il est plus facile de faire un diagnostic d'autisme chez ceux qui restent repliés. Le groupe des passifs ou ceux qui sont actifs, mais bizarres, peut prêter à confusion si on ne dispose pas d'un récit détaillé du développement de l'enfant fait par les parents.

Du point de vue du développement social, l'éducation dans une classe est très importante. Une des fonctions principales de la classe, c'est d'aider l'enfant autiste à accepter d'être dans un groupe avec d'autres enfants. Il peut être nécessaire d'y introduire l'enfant très progressivement, le laissant chaque jour de plus en plus longtemps jusqu'à ce qu'il soit capable de tolérer la présence des autres enfants.

Le processus éducatif dans son ensemble est utile pour améliorer les compétences sociales. Le développement de la compréhension et de l'usage du langage, verbal et non verbal est essentiel pour une communication sociale active.

D'autres matières sont aussi utiles car elles procurent à l'enfant des compétences utiles, comme celles nécessaires aux activités en commun. L'enseignant expérimenté trouve des manières de présenter les activités de façon telle que les enfants soient obligés de travailler ensemble pour les faire.

Les sorties avec l'école, les fêtes, les anniversaires et les jours de visite des parents ou autres visiteurs, sont d'autres occasions d'encourager l'enfant à la participation et à l'interaction sociale. Les enfants autistes n'ont pas la moindre idée de comment il faut faire pour s'intégrer à une situation sociale structurée. Il est donc important de planifier les activités à l'avance afin de leur donner à jouer un rôle spécifique qui soit à leur portée. Par exemple, l'enfant peut aider à préparer une salle pour une fête et ensuite faire passer les biscuits salés aux invités. Il faut l'observer et le guider discrètement mais l'enfant doit sentir que sa présence est utile et désirée.

Les éducateurs expérimentés ont appris des méthodes pour faire face aux comportements difficiles et pour aider l'enfant à contrôler un peu ses réponses émotionnelles soudaines. Les colères empêchent l'interaction et font que les autres enfants ont peur d'approcher. Donc l'amélioration du comportement a un effet indirect mais important sur les compétences sociales.

Les comportements répétitifs stéréotypés interfèrent aussi avec la vie sociale de l'enfant parce qu'ils ont tendance à accaparer toute son attention. De plus, un enfant autiste qui est absorbé dans ses activités répétitives accueille mal les tentatives d'approche des autres enfants car elles le dérangent. Éducateurs et parents doivent prendre activement des mesures pour éviter que de nouvelles routines ne s'installent et pour atténuer celles qui existent déjà. Il n'est pas possible d'empêcher toutes ces activités car, comme nous l'avons déjà expliqué, l'enfant autiste a besoin du sentiment de sécurité qu'elles lui procurent. Cependant il est en général possible de les réduire à des niveaux acceptables.

Un sujet de discussion qui revient fréquemment porte sur le bien-fondé de centres spécialisés dans l'éducation des enfants autistes. Certaines personnes pensent que ces enfants ne feront pas de progrès dans le développement social si on les laisse ensemble. Bien que ceci semble être raisonnable en théorie, en pratique on s'aperçoit que ce sont principalement les adultes qui enseignent aux enfants autistes les règles sociales et les comportements sociaux acceptables. Seuls ceux qui sont le moins gravement handicapés essayent de copier les enfants normaux et d'apprendre à leur contact. La plupart des enfants autistes n'imitent pas des modèles normaux parce qu'ils ne les comprennent pas et ne sont pas motivés. Ils ont besoin de l'aide d'adultes compétents pour les aider à s'adapter au maximum à la vie sociale. Ceci dit, un bon centre spécialisé doit procurer de nombreuses occasions dans lesquelles les enfants autistes peuvent participer avec des enfants normaux à des activités spécialement étudiées et encadrées.

Dans un monde idéal, il y aurait tout un éventail d'écoles spécialisées ou mélangées, de telle façon qu'on puisse placer un enfant là où il pourrait faire le plus de progrès.

Les différents types d'interaction sociale anormale qu'on rencontre chez les enfants autistes posent des problèmes différents. Les enfants qui sont indifférents et paraissent être dans un monde à eux sont tout spécialement vulnérables quand il y a trop de pression sociale. Ils ont besoin d'être encouragés à se joindre à toute activité qu'ils aiment, et on doit leur donner des chances d'élargir ce champ d'activité, mais ils ont aussi besoin qu'on les laisse se replier s'ils deviennent trop angoissés. La plupart de ces enfants ont peu ou pas de langage, aussi il est nécessaire de les observer soigneusement pour comprendre et anticiper leur réaction à toute situation, ce qui permet d'éviter les gros problèmes de comportement.

Les enfants socialement passifs sont de loin les plus faciles à intégrer dans une classe. Ils sont souvent aimés des autres parce qu'ils font ce qu'on leur demande dans les jeux et n'ont aucune exigence. Le danger, c'est qu'on risque de les ignorer et de les laisser ne rien apprendre. Les enseignants et les parents doivent faire un effort et évaluer les capacités de ces enfants afin de leur procurer une stimulation adéquate.

Les enfants du troisième groupe, ceux qui sont actifs et bizarres dans leurs interactions sociales. Ce sont souvent ceux qui sont les plus difficiles à prendre en charge du fait de leur façon d'approcher les autres personnes. Ils ont tendance à importuner tout le monde, à poser sans cesse les mêmes questions ou à monologuer sans fin. Ils disent parfois des choses qui sont socialement déplacées et embarrassantes. Ils peuvent exiger des autres personnes qu'ils répondent sans cesse de la même façon aux mêmes questions et devenir agressifs ou faire une colère s'ils n'ont pas de réponse. Ces enfants-là risquent souvent de déranger le travail d'une classe entière et de causer l'angoisse de leur famille. Au contraire des enfants passifs, ils ne sont pas recherchés par les autres enfants.

La meilleure façon d'aborder ce type de comportement est de fixer résolument des limites. Répondre aux questions une seule fois et ignorer les répétitions, ignorer aussi les monologues incessants sur le même sujet, et montrer à nouveau de l'intérêt seulement lorsque l'enfant aborde un nouveau sujet. Toutes les personnes dans l'environnement de l'enfant doivent avoir la même stratégie. Au début, les questions, monologues et colères s'aggravent, mais si tout le monde reste calme, de bonne humeur mais ferme, le comportement indésirable diminue petit à petit jusqu'à un niveau acceptable. Ceci n'est pas une stratégie facile à mettre en oeuvre, mais elle peut être très efficace.

Toutes les personnes autistes, enfants ou adultes, sont naïves et innocentes; comme elles ne comprennent pas les situations sociales, elles n'ont pas de méfiance sociale et ignorent aussi bien les aspects négatifs que les aspects positifs de l'interaction sociale. Ceux qui font des approches sont aussi capables de parler à n'importe quel étranger dans la rue qu'à des amis ou parents qu'ils connaissent bien. Si un enfant autiste a appris à embrasser, il risque d'embrasser n'importe qui, homme ou femme, connu ou inconnu. Ce genre d'attitudes doit être fermement découragé. Elles sont impropres socialement et pourraient même être dangereuses. Les parents se retrouvent tristes et inquiets car ayant passé tellement de temps et d'efforts à encourager la sociabilité de leur enfant, ils doivent soudain empêcher ces familiarités. Ils craignent que si on l'empêche d'être familier avec les étrangers, il ne se replie sur lui-même. Heureusement, ce n'est pas ce qui se passe. Un enfant autiste peut apprendre de telles règles, si on les répète assez souvent, et montrer quand même de l'affection à sa famille et à ses proches. Après tout, une personne autiste a déjà dû apprendre tellement de règles qui lui semblent étranges qu'une de plus ne fera pas beaucoup de différence.

Au cours du développement normal, l'adolescence est la période des changements physiques et psychologiques: une augmentation de la taille et de la force du corps, accompagnée d'une inconscience de soi plus grande, une moins bonne tolérance de l'autorité des adultes et un désir d'indépendance. Ces changements existent aussi chez les personnes autistes, même si leur handicap les empêche de comprendre ce qui se passe. Il devient difficile pour les parents de maintenir le contrôle qu'ils avaient pu avoir auparavant. Même si la relation parent-enfant était étroite et positive, il peut y avoir des difficultés à l'adolescence. Le problème qui se pose aux parents, c'est de décider quel degré de liberté ils peuvent, sans danger, accorder à leur fils ou à leur fille autiste. On doit permettre à ceux qui sont les plus évolués et intelligents de prendre quelques risques en grandissant. Pour beaucoup, cependant, la gravité de leur handicap est telle qu'il faut toujours que d'autres personnes s'occupent d'eux et les encadrent.

L'apparition ou l'aggravation de problèmes de comportement ou d'agitation est fréquente à l'adolescence. Même des enfants qui étaient faciles et gentils peuvent devenir difficiles pendant cette phase, il se peut qu'ils tolèrent difficilement le contact social, et qu'ils apparaissent encore plus repliés et anormaux que pendant l'enfance. Il peut devenir nécessaire de réduire ou d'arrêter les exigences envers l'adolescent autiste pour qu'il fasse ce qu'on lui demande et participe à la vie sociale, jusqu'à ce que la phase difficile soit passée. Les médicaments sont quelquefois utiles, mais doivent être utilisés avec précaution.

Les adolescents normaux deviennent plus intéressés par les jeunes de leur âge et moins influencés par les idées de leurs parents. La plupart des adolescents autistes ne peuvent pas s'intégrer à un groupe de leur âge, mais ceux qui sont le plus sévèrement handicapés ne semblent pas en souffrir. Ceux qui sont plus évolués et plus conscients socialement essayent parfois de se faire des amis et de s'intégrer à un groupe, mais risquent d'être l'objet de moqueries ou de se faire rejeter à cause de leur naïveté et de leur comportement bizarre. Ceci est une expérience douloureuse encore aggravée par le fait que la personne autiste n'en comprend pas les raisons. Souvent, elle trouve des explications inadéquates. Un jeune homme pensait qu'il n'avait pas d'amis parce qu'il avait les cheveux très noirs. Il essaya de les décolorer lui-même mais ce ne fut pas un succès. Dans cette situation, l'adolescent autiste a besoin d'être soutenu et réconforté par ses parents ou d'autres personnes en qui il a confiance. Il faut l'encourager à participer à des activités où il est particulièrement doué, comme, par exemple, les jeux d'échecs. En Grande-Bretagne, il existe de nombreux clubs qui se consacrent à un intérêt particulier, comme la collection de boîtes d'allumettes, l'observation des avions ou la rénovation de vieilles gares de chemin de fer. Un certain nombre de personnes autistes parmi les plus évoluées, ont été admises dans ces clubs et ont établi des liens d'amitiés avec des gens qui s'intéressaient aux mêmes choses.

Les changements physiques de la puberté se produisent normalement mais les implications psychologiques de la maturité sexuelle varient suivant l'individu concerné. La plupart des adolescents distants, repliés socialement, ne présentent aucun intérêt sexuel pour les autres personnes et demeurent d'une naïveté infantile dans ce domaine. Il arrive que ceux qui ont une intelligence normale ou proche de la normale et qui sont passifs, ou bien actifs mais bizarres, prennent conscience du fait que les personnes normales ont des relations avec le sexe opposé, et que la plupart des gens se marient et ont des enfants. Ils essayent parfois de suivre le même chemin mais leur comportement social anormal rend encore plus difficiles les relations avec le sexe opposé que les amitiés normales.

De telles difficultés sociales risquent d'être la cause d'une réaction dépressive, voire même d'une dépression. Il peut être nécessaire de donner des antidépresseurs, mais que ceux-ci améliorent l'état dépressif ou non, il faut aussi une aide psychologique. Les formes habituelles de psychothérapie ou de psychanalyse n'ont que peu ou pas d'utilité dans ce cas. La personne autiste fonctionne de façon trop littérale, concrète et limitée pour comprendre des interprétations des raisons de ses problèmes. Le thérapeute doit avoir une connaissance détaillée de la nature des difficultés des autistes et avoir assez d'imagination et de sensibilité pour arriver à voir le monde avec les yeux de la personne autiste. Les discussions des problèmes doivent être à un niveau simple et faites dans un langage simple. Il faut encourager la personne autiste à se voir comme un être humain de valeur telle qu'elle est et à réaliser qu'elle n'a pas à être comme tout le monde. Les personnes autistes sont parfois encouragées quand on leur parle d'autres personnes handicapées ou excentriques qui ont vécu des vies satisfaisantes.

À l'âge adulte, les différences entre les plus évolués et les plus handicapés sont très marquées. Cependant, ils ont toujours en commun les caractéristiques autistiques fondamentales. Tous ont toujours des problèmes d'interaction sociale et de communication. Ils trouvent toujours le monde imprévisible, incompréhensible et souvent inquiétant, et tous ont besoin quand même qu'on leur structure et qu'on leur organise la vie quotidienne.

Les moins handicapés évoluent mieux s'ils peuvent trouver une occupation qui leur convient. Il leur faut un travail qui leur procure une routine régulière, utilise leurs compétences particulières, avec des contacts sociaux limités. Le plus important, c'est que l'employeur et les collègues soient compréhensifs. Les personnes autistes ne peuvent pas changer leur style d'interaction sociale, donc ils sont dépendants de la tolérance des autres. Quelquefois, un don spécial peut leur être utile : par exemple, un jeune homme très bizarre était très admiré par ses collègues car il était le champion aux jeux d'échecs du bureau. Un autre était bien accepté parce qu'il était capable de jouer au piano de la cantine n'importe quel air demandé.

Les adultes autistes les plus sévèrement handicapés ont aussi besoin d'une occupation, mais dans des conditions protégées où leur comportement étrange est accepté. C'est aux gens qui s'occupent d'eux d'organiser le genre d'activités sociales simples et limitées qu'ils peuvent apprécier. Quand on organise la vie d'une personne autiste, il faut trouver un équilibre entre trop et trop peu de contact sociaux. Chaque individu est différent et il faut trouver la bonne dose par essais et erreurs.

Il arrive un moment dans la vie où, devenus adultes, les enfants doivent quitter la maison de leurs parents. La plupart des gens normaux s'attendent à ce que leurs enfants deviennent adultes, et la plupart des parents encouragent l'indépendance. Ceci est beaucoup plus difficile pour une personne autiste, car beaucoup d'entre eux ont toujours besoin qu'on s'occupe d'eux. Cependant, partir de la maison pour aller dans un foyer avec d'autres adultes a des avantages certains pour les parents et le reste de la famille, et peut aussi aider la personne autiste à élargir sa vie sociale. Il y a beaucoup d'avantages à faire ce changement assez tôt dans la vie de l'adulte, quand les parents peuvent encore aider à trouver un placement convenable et rester en contact étroit afin de s'assurer que tout va bien. Des visites régulières à la maison facilitent aussi la transition.

Que les personnes autistes fassent beaucoup ou peu de progrès, elles restent des étrangères dans notre monde social. Même les plus évolués, ceux qui paraissent les plus indépendants, risquent toujours de se comporter de façon étrange et inadaptée. Chaque individu a besoin d'une personne compréhensive, compatissante et expérimentée pour le conseiller et lui servir de soutien. Les parents jouent ce rôle tant qu'ils le peuvent mais il est nécessaire que d'autres personnes remplissent ce rôle d'ami, de confident, de défenseur ou de tuteur quand aucun membre de la famille ne peut le faire, sinon, les personnes autistes se retrouvent isolées et solitaires sans qu'elles l'aient mérité ou désiré. C'est à nous qui vivons, travaillons avec ou pour elles, qu'incombe la responsabilité d'essayer de faire en sorte que les structures d'aide et d'accueil soient là, quand elles en ont besoin et qu'il existe des dispositions légales pour les aider et les protéger.

19 décembre 2012

Merveilleux petit film : Y a finalement quelqu'un là-dedans (un autiste vu par son frère)

Sur le site Autism'Espoir Nouvelle Calédonie

Y’a finalement quelqu’un là dedans est un docu-fiction 100% calédonien qui donne à voir, au travers du regard tendre de son jeune frère, l’univers d’un jeune adolescent de 15 ans autiste : Le titre est inspiré des questionnements posés par l’autisme (identifiée par Kanner en 1944) et un clin d’oeil au livre d'Howard Buten "Il y a quelqu'un la-dedans ? : des autismes" 2003. L’identification et le diagnostic de l’autisme comme handicap représente une véritable révolution ces dernières années, rompant avec les théories psychanalytiques qui ont fait long feu qui supposaient la construction mentale des autistes comme « une forteresse vide ».

Au-delà, de faire connaître cette pathologie, souvent incomprise, l’objectif du document est, de raconter une trajectoire positive, passant de l’absence de communication dans sa petite enfance à l’adolescent capable d’exprimer ses sentiments.

Le jeune frère de l’autiste, Nicolas, raconte le parcours de vie d’Hadrien en évoquant des épisodes parfois douloureux ou comiques et où la caméra accompagne le spectateur dans l’univers d’Hadrien.

Le mode de narration retenu (document-fiction) permet de coupler le passé et le présent et de plonger le spectateur dans la différence : base du handicap. Ce document de 13 minutes produit par l’association Autism’Espoir NC et NC Première, assistée par la société SCEDDI a été réalisé par Olivier Gresse. La réalisation de ce projet a vu le jour cette année 2012 où l’autisme a été déclaré Grande Cause Nationale.

Autism’Espoir NC est une association de parents, créée en mai 2003. Sa mission principale est d’apporter aide et soutien aux enfants, adolescents et adultes porteurs d’autisme ainsi qu’à leur famille. Autism’Espoir NC fait partie du réseau national de Autisme France et est membre fondateur du Collectif Handicaps.

Nouvelle-Calédonie Première s’est fortement impliquée en tant que télévision citoyenne pour donner vie à ce projet puisqu’elle contribue à la post-production, assure la co-production ainsi que la diffusion le 6 décembre à 20 Heures pendant la semaine du handicap.

19 décembre 2012

L'inclusion scolaire, c'est pas pour demain !

article publié dans l'Express

Dans un article paru hier dans le quotidien « Le Dauphiné Libéré », un fonctionnaire de l’Éducation Nationale s’exprimait sur la scolarisation des enfants autistes.

Je me suis permise de commenter ses réponses, tout en rappelant que, pour le gouvernement, l’inclusion scolaire est une réponse adaptée pour les enfants avec autisme. 

« Le Dauphiné Libéré », 17 décembre 2012

Peut-être que dans ces statistiques il y a mon fils, compté parmi les enfants scolarisés en milieu ordinaire ?  Ben oui, Julien est bien inscrit à une école primaire, sauf qu’il n’y a jamais mis les pieds ! Mais bon, il fallait que je l’inscrive parait-il, pour qu’il puisse suivre les cours du CNED (cours par correspondance). À moins que ce ne soit pour gonfler les chiffres de la scolarisation ? Je ne sais pas.

À propos de scolarisation, je vais décrire son parcours : un « part court » plutôt, qui je pense est dans la moyenne, pas mieux, pas pire qu’un autre enfant autiste.

Il y a 4 ans…

À trois ans, Julien, diagnostic en poche, est scolarisé six heures par semaine en Petite Section, à l’école de quartier. Six heures pour 12h de notification d’Auxiliaire Vie Scolaire (AVS) :

« C’est déjà bien qu’on le prenne 6h par semaine » assénait la directrice lors des réunions scolaires, approuvée en cœur par la maîtresse par toute l’équipe éducative.

Son Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS), rémunérée 12 h/semaine par l’Education Nationale, rentrait chez elle après avoir fait ses 6h/semaine avec Julien.

Interdiction pour nous de lui parler, à part « Bonjour » et « Au revoir », encore un exemple typique de communication mis en place par l’Éducation Nationale (et on se demande qui a réellement des difficultés de communication…)

Réflexions entendues par le personnel de l’Éducation Nationale : « Des enfants comme cela n’ont rien à faire à l’école, leur place est à l’hôpital. » Une petite fille prend la main de Julien pendant une visite scolaire : la maîtresse les sépare : « Ce n’est pas à toi de faire ça mais à l’AVS » lui dit-elle. Julien passe son temps de classe dans le couloir ou dans la cour en compagnie de son AVS.

Interdiction de donner de l’information sur l’autisme à la maîtresse : « L’école est un milieu ordinaire, Julien doit être vu comme un enfant ordinaire » argumente la psychologue de la petite enfance de la ville. Les réunions se terminaient par des larmes pour moi, et par cette phrase de conclusion des intervenants, tous farouchement opposés à la scolarisation : « Dans l’intérêt de Julien »

 

L’année suivante : changement d’école pour le privé, où on pouvait employer nous-mêmes une AVS. Cela s’est un peu mieux passé puisque l’on pouvait communiquer avec l’AVS, mais Julien n’est accepté que 8h/semaine, alors qu’il a le droit à 12h. « C’est déjà pas mal, il se fatigue vite. » dit le personnel de l’école.

En classe cela se passe mieux : l’enseignante essaie d’intégrer Julien au groupe, permet à l’AVS faire des aménagements.

Une petite anecdote quand même : je me fais reprendre fermement par la directrice un jour que j’arrive deux minutes en retard pour récupérer Julien (son AVS étant partie). « Pas d’AVS pas d’école » est toujours le même refrain, même pour deux minutes.

Trois ans passent comme cela, plus ou moins bien, mais avec une bonne volonté des maîtresse à accueillir Julien, qui est apprécié des autres enfants.

Sauf qu’un jour, la directrice me demande « Pourquoi vous ne le mettez pas en institution ? »

 

Game Over

Mars 2012,  dernière  réunion scolaire : la référente, soutenue par la directrice et l’enseignante, me fait clairement comprendre qu’une scolarisation en CP n’est pas envisageable. Ce sont les parents qui décident, ah bon ?

Aucune solution ne m’est proposée. J’ai demandé du coup deux établissements plus ou moins adaptés. Demandes acceptées par la MDPH(Maison Départementale de la Personne Handicapée), mais manque de place, donc Julien ne peut y être accueilli.

Mais alors, qu’est ce qu’il va faire l’année prochaine ? Qu’est ce que l’État, avec toutes ses belles lois, a prévu pour lui ? L’éducation ? Mais c’est quoi ça, un gros mot ?

 

Année scolaire 2012-2013 

J’inscris Julien au CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) : je fais cette démarche seule, puisque la référente ne me l’a pas proposé. Il fait le CNED  treize heures par semaine avec une enseignante spécialisée, géniale, que je rémunère (pas d’aide financière là-dessus).

Julien passe l’autre mi-temps dans un centre éducatif que notre association vient de mettre en place (tout est à nos frais)

Si je n’avais rien fait de mon coté, mon fils serait avec moi à la maison, et il n’aurait aucune prise en charge.

Nous payons entre 2000 et 2500€ par mois pour cette prise en charge que l’État ne peut nous fournir.

 

En annexe voici ce qu’il est mentionné dans un arrêt de la cour administrative d’appel de Paris le 11 juillet 2007 :

« L’État a obligation d’offrir aux enfants handicapés dont le handicap justifie qu’ils soient accueillis en établissement spécialisé, une prise en charge éducatrice au moins équivalente, compte tenu de leurs besoins propres, à celle dispensée aux enfants scolarisés en milieu ordinaire. Le manquement à cette obligation qui a pour effet de priver l’enfant de l’éducation appropriée à ses besoins, est constitutif d’une faute de nature à engager la responsabilité de l’État sans que celui-ci ne puisse utilement se prévaloir de l’insuffisance des moyens budgétaires, de la carence d’autres personnes publiques ou privées dans l’offre d’établissements adaptés ou de la circonstance que les allocations sont accordées aux parents d’enfants handicapées pour les aider à assurer leur éducation. »

 

Article L246-1 du CASF :

Toute personne atteinte du handicap résultant du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés bénéficie, quel que soit son âge, d’une prise en charge pluridisciplinaire qui tient compte de ses besoins et difficultés spécifiques.

 Adaptée à l’état et à l’âge de la personne, cette prise en charge peut être d’ordre éducatif, pédagogique, thérapeutique et social.

 Il en est de même des personnes atteintes de polyhandicap.

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19 décembre 2012

Cheval et handicap : une union à plein galop !

article publié sur le site handicap.fr

Cheval et handicap : une union à plein galop !
Publié le : 18/12/2012
Auteur(s) : Handicap.fr - E.Dal'Secco http://www.handicap.fr
Résumé : A l'occasion de la sortie de " Cheval ", un livre généraliste écrit par notre journaliste, voici une course à grandes foulées dans l'univers magique du noble équidé. Il est devenu un partenaire idéal en équithérapie, faisant fi du handicap. 

Le cheval serait-il le plus précieux des « hippothérapeutes » ? Le pari était audacieux, mais semble gagné. Pour eux, la vie rimait avec soins, dépendance, différence... Jusqu'au jour où ils ont osé l'impensable : se mettre à cheval. A ces personnes handicapées, rivées dans l'immobilité, le noir, le silence, le cheval promet d'autres frontières, de nouvelles sensations. Il offre à l'homme, à tous les hommes, la vitesse, l'endurance, la force, la domination parfois, mais aussi un contact chaleureux, une affection désintéressée et sans retenue. Certains centres spécialisés se limitent d'ailleurs à proposer des activités autour du cheval sans pour autant aller jusqu'à la mise en selle. La personne handicapée est parfois infantilisée car dépendante. Au contact du cheval, les rôles s'inversent : elle prend les rênes, dirige, panse, devient responsable. Transfert de pouvoir et de sensations, palliatif inespéré, comme un homme qui renaît à la vie dans la peau du Centaure.

Des associations militantes

En 1972, la France organise les premières « Rencontres internationales » de la Fédération internationale d'équitation thérapeutique. Puis, c'est au tour de l'association Handi-Cheval de voir le jour. Handicaps de tous bords, physiques ou psychomoteurs, troubles mentaux, états de souffrance psychique ou encore inadaptation sociale. On compte des centaines de milliers de bénéficiaires aujourd'hui. De son coté, Handisport Equitation s'implique en loisir comme en compétition (du championnat local aux Jeux Paralympiques), allant même jusqu'à proposer aux personnes lourdement atteintes, l'expérience de l'équimobile, une carriole aménagée pour l'accès d'un fauteuil roulant. Enfin, créée en 2007, avec le soutien de la Fédération Française d'Équitation et de la Fédération Française Handisport, Handi Equi'Compet est une association qui encadre et promeut le développement de l'équitation para-équestre en France. Son action a été mise en lumière par la réalisation du documentaire « Plus haut, plus fort, plus loin ».

Défi olympique

Avec un encadrement, un harnachement et une cavalerie adaptés, le handicap n'est pas un frein à la pratique équestre, en loisir comme en compétition puisque le dressage figure même parmi les disciplines paralympiques. Quatre grade de niveau définissent les catégories de pratique compétitives dans chacun des domaines suivants : maniabilité, dressage, CSO, reprise libre en musique, attelage. Pour les cavaliers déficients visuels, des aides sonores (crieurs) accompagnent la reprise.

Equithérapie, pas si nouveau !

Il y a dans ces démarches plusieurs niveaux d'investissements : le loisir avant tout mais pourquoi pas un objectif rééducatif ? Ils sont nombreux à être convaincus des liens naturels et bienfaisants qui existent entre les animaux et les hommes. La thérapie par l'animal, par le cheval (ou équithérapie), a alors réussi à se frayer un chemin dans le monde scientifique. Au 17ème siècle déjà, les premiers chiens guides d'aveugles faisaient leur apparition à Paris. En 1867, en Allemagne, chiens et chevaux sont employés avec succès pour traiter les épileptiques et les personnes souffrant de troubles psychologiques. Au Québec, il existe même un « Institut de zoothérapie ». Partant du principe que chaque individu à une attirance particulière pour une espèce, cet institut prend le parti d'offrir aux malades, un animal « thérapeute » qui les accompagne dans leur traitement. Dans ce domaine, le cheval ou le poney font fait figure de référence. A ce titre, l'équitation pour personnes handicapées (mentales comme physiques) est donc davantage une philosophie qu'une discipline.

« Cheval » écrit par notre journaliste

Journaliste pour handicap.fr, Emmanuelle Dal'Secco a, dans sa vie professionnelle, deux « dadas » : le handicap et le cheval ! C'est d'ailleurs en faisant le portrait d'un cavalier paraplégique, il y a une dizaine d'années, que sa plume a basculé de la randonnée équestre vers un tout autre « univers », celui des personnes handicapées. Trottant à deux temps, elle continue d'écrire pour l'un et pour l'autre... Elle vient d'achever un livre : « Cheval », tout simplement ! Un très bel ouvrage généraliste qui, en 160 pages, chevauche dans cette écurie planétaire (après une édition similaire consacrée aux chats). Un livre ludique, facile à lire, avec une foule d'anecdotes et surtout un festival de photos spectaculaires. On y suit, à vive allure, tous les talents des chevaux, au cinéma, dans les arts, dans la vie... Un proverbe arabe prétend que « Le cheval est un cadeau de Dieu à l'Homme ». Cet ouvrage ravira donc cavaliers et amateurs de belles choses pour Noël.

A lire :


« Cheval », d'Emmanuelle Dal'Secco, éditions Artémis, 160 pages, 2012, 24,90 €.

N° ISBN 978 2 8160 0339 0
http://www.editions-artemis.com/C02511/Cheval.html

« Chats », d'Emmanuelle Dal'Secco, éditions Artémis, 160 pages, 2011, 24,90 €.

18 décembre 2012

Lettre à Monsieur Depardieu

article publié sur le blog THEO M'A LU ANNE

8 décembre 2012

                     Monsieur,

Je ne vais pas commencer par porter un jugement sur ce qu'il faut bien appeler votre "fuite fiscale" et qui fait couler beaucoup d'encre, d'autres s'en chargent et je n'approuve pas leurs propos. Nous vivons dans un espace libre qui permet cet exil sans qu'il soit nécessaire d'émettre la moindre critique. Ce matin, notre premier ministre apportait un correctif à ses propos: il a précisé que ce n'était pas vous le "minable" mais bien votre comportement. Vous apprécierez sûrement la nuance...

Pour ma part, je n'ai pas lu votre lettre (et réponse) au chef du gouvernement paru dans un journal  ce week-end mais j'ai simplement "tilté" sur le montant des impôts dont vous vous êtes acquittés en 45 ans de carrière. Il me semble avoir entrevu: 145 millions d'euros !

Ma première réaction (basique je dois l'avouer mais je rentre dans la catégorie du citoyen de base qui ne perçoit que le revenu "médian") a été de m'interroger sur la somme astronomique engrangée et qui "inflige" de se faire "racketter" à hauteur d'une telle somme. Je ne suis pas arrivée à la calculer, c'est comme quelque chose qui demeure en dehors de mon entendement. Même si je jouais au Loto, je n'aurais qu'une chance sur 14 millions de décrocher le jackpot et cela ne représenterait qu'un dixième de ce que vous avez versé au fisc durant toute votre vie. Incroyable...

Alors bien sûr, je n'ai pu m'empêcher de penser: " Est-ce que ce monsieur au talent incontestable et incontesté se rend compte de la chance incroyable qu'il possède de mener en tous points la vie qu'il souhaite mener, d'avoir l'opportunité d'exercer un métier qui fait rêver la plupart des individus ?". Je parle de ceux qui travaillent énormément pour si peu...Je suis certaine que oui, vous avez conscience de cette chance (enfin je l'espère fortement).

Moi aussi, adolescente, j'aurais sans doute rêvé de vous donner la réplique dans "Le Comte de Monte-Cristo" ou dans "le Colonel Chabert" ou dans le série des Obélix. Mais je n'ai ni un physique atypique (qui pourrait faire que l'on me remarquerait ou que l'on m'imaginerait dans un quelconque rôle) ni la voix de Fanny Ardant, ni les yeux d'Ornella Mutti ni la bouche de Laetitia Casta. 

Alors j'ai la vie de tout le monde et ne m'en plains pas. Les fées ne se sont pas penchées sur mon berceau; pourtant je pense que je travaille avec autant d'acharnement que n'importe quel autre citoyen (y compris vous). Mais voyez-vous je continue de penser que payer 145 millions au Trésor Public, ce serait déjà une chance pour moi...Parce que je suis certaine qu'avec le peu qui me resterait, j'arriverais à vivre (et certainement très bien) et peut-être même à en faire un peu profiter les autres. Certains l'ont fait et sans attendre d'en être remerciés!

Vous l'avez fait également? Soyez-en remercié!

Vous avez gâté vos proches, vos amis, mais indirectement également de milliers d'inconnus qui vous sont reconnaissants. Depuis quelques jours, je pense que notre fils autiste a peut-être bénéficié de cet argent que vous avez versé à l'Etat français et que ce "don" lui a servi à progresser et nous a permis à nous parents d'entrevoir son avenir un peu plus sereinement...

Ne croyez pas que cet argent ait été mal utilisé ni même qu'il nous a été octroyé avec une facilité déconcertante. Non, sachez qu'en France, les parents d'autistes doivent batailler pour que leurs enfants ne soient pas internés, drogués, sacrifiés et qu'ils aient accès à une prise en charge adaptée, à une aide financière à la hauteur de l'enjeu: celui de l'autonomie! 

Alors oui, je vous le dis: nous avions VRAIMENT besoin de VOTRE argent. 

Peut-être êtes-vous au courant que de nombreuses familles d'enfants autistes fuient également en Belgique? En effet la Belgique a pris semble-t-il toute la mesure du scandale sanitaire qu'aurait pu représenter l'autisme en prenant des mesures coûteuses certes . Mesures qui mettent en évidence cette solidarité nationale dont nous aurions bien besoin en France et cette volonté politique qui nous manque tant ici: structures adaptées, personnels formés, méthodes efficaces. Tout ce que les gouvernements français successifs se refusent à faire tout en continuant de rétropédaler...comme si nos enfants n'existaient pas. 

Malheureusement, notre famille et bien d'autres ne pourront pas se payer le luxe de fuire la France et devront compter sur la solidarité nationale et particulièrement des contribuables les plus fortunés...

Je comprendrais que vous considériez que la question de l'autisme ne vous concerne pas. Il semble que la vie ne vous ait pas épargné non plus. Malheureusement, je ne connais pas autour de moi une seule personne qui n'ait pas connu son lot de coups du sort et pourtant il faut continuer. Continuer... Plus simple à envisager lorsque des personnes connues ou inconnues de vous vous soutiennent et "donnent". Indirectement vous faisiez partie de ces bienfaiteurs ! 

Maintenant vous pouvez nous considérer comme des "assistés" et considérer également que cet argent qu'il vous était devenu insupportable de "donner" était le fruit de votre travail et qu'à ce titre, vous êtiez libre d'en disposer comme bon vous semblait. Si je n'avais pas regardé avec bonheur chacun de vos films comme des millions d'autres citoyens lembda, auriez-vous été en mesure de régler 145 millions d'euros au fisc français? Sans doute, la gloire, la fortune font-elle perdre un peu de vue l'essentiel...

Tout seul, on est rien! Nous avons tous besoin des autres et nous avons tous un rôle à jouer pour que naisse et perdure une vraie solidarité nationale. 

Avec mes plus sincères salutations.

Valérie Jeanneret

18 décembre 2012

Je refuse que mon fils autiste finisse en hôpital psychiatrique déclare Allison Sicre

article publié dans L'INDEPENDANT

Le 18 décembre à 6h00 par Estelle Devic | Mis à jour il y a 2 heures

 

 

Allison Sicre consacre sa vie à son fils autiste.

Allison Sicre consacre sa vie à son fils autiste. PHOTO/Photo Claude Boyer

Son rêve ? "Travailler à la fourrière ou à la SPA". A 14 ans, Fabien ne peut pourtant pas l'envisager. Diagnostiqué autiste de haut niveau, il ne va plus à l'école depuis longtemps. "Il s'est fait virer du primaire. Puis de la classe spécialisée qui l'avait accueilli et de l'IME (institut médico-éducatif) où il avait finalement été admis" raconte sa mère, Allison Sicre. À 36 ans à peine, elle lutte depuis plus de dix ans pour que son enfant puisse vivre correctement. Fabien est aujourd'hui dans un institut éducatif thérapeutique et pédagogique (Itep), un centre qui accueille des jeunes en difficulté. Et n'a toujours pas trouvé sa place. Aucune structure spécialisée ne prenant en charge l'autisme dans l'Aude où il vit, le jeune homme ne peut compter que sur sa mère.

"Après l'IME, nous n'avions plus le choix. Fabien a dû rester à la maison. Moi, je venais de signer un CDI et j'ai démissionné du jour au lendemain pour m'occuper de lui". Dans sa maison de Villesiscle, le seul endroit où Fabien se sente bien, Allison sa maman vit un calvaire. Durant des années, elle a remué ciel et terre pour que l'autisme de son fils soit reconnu. Elle a renoncé à tout pour ne se consacrer qu'à lui : son métier, sa passion pour le chant, sa vie de famille... Le jour où le diagnostic est tombé, ce fût "le soulagement. Je me suis dit que je n'étais pas folle".

Aujourd'hui encore, elle en veut énormément à ces psychanalystes pour qui le problème de Fabien "venait d'une mère pathogène" et milite activement pour que l'autisme soit pris en charge en France. "J'avais passé des années à me documenter pour comprendre. J'avais même acheté un ordinateur spécialement pour ça". À l'époque, Allison ne connaissait rien à propos de ce handicap. Aujourd'hui, elle sait très bien ce que ressent et vit son fils. Grâce à une méthode peu développée en France, l'ABA, elle a pu aider Fabien. "Une psychologue est venue régulièrement à la maison nous en apprendre les bases. C'est le principe du 'je te donne, tu me donnes'". La famille a consacré alors 800 euros par mois à cet enseignement. Un sacrifice pour cette maman sans emploi qui ne perçoit même pas le chômage. "Mais ça valait le coup et c'est vraiment dommage que nous n'ayons pas pu en profiter plus tôt car Fabien pourrait être au collège aujourd'hui".

Aujourd'hui Fabien sait lire et écrire. Il aime bien l'informatique, "sans être un expert", et peut accompagner sa mère faire des courses. Une vie loin de la normalité encore. Trop de bruit ou d'agitation peuvent provoquer de terribles crises d'angoisses que les éducateurs de l'Itep, n'étant pas formés, ne savent pas gérer. Il y a quelques jours à peine, la menace est tombée. "Une psy m'a dit que s'il se faisait encore virer, il devrait aller en hôpital psychiatrique. Je ne veux pas. Il est hors de question que mon fils soit shooté toute la journée". Allison qui a mis sa vie entre parenthèses pour son fils se battra jusqu'au bout pour être entendue et lance un appel. "Aidez-le à accomplir son rêve, il veut juste prendre soin des animaux et a besoin d'être accompagné pour y parvenir. Offrez-lui un stage. S'il vous plaît, j'en ai marre de me battre pour que mon fils soit heureux".

17 décembre 2012

Mardi 18 décembre, regardez le documentaire Planète Autisme

Planete Autisme, un documentaire de Valeria Lumbroso, Mardi 18 décembre sur France 5 © DR

Au cours des dix dernières années, en explorant la planète autisme, les neurosciences,la génétique et la psychologie du développement ont conquis de nouveaux territoires.Des découvertes récentes ont mis en évidence l’effet de ce trouble sur le cerveau et sur la façon de percevoir le monde et de communiquer.

Des méthodes nouvelles

Les thérapies qui découlent des avancées scientifiques visent à relancer le développement atypique des enfants atteints d’autisme par l’échange ludique et des activités ajustées, dès les premières années.

Ces méthodes donnent l’espoir de rejoindre ces enfants différents, de leur donner les clés pour grandir, et vivre dans ce monde.Le tournage a eu lieu en France et aux Etats-Unis car ces deux pays sont pionniers de la recherche sur l’autisme. Les thérapies innovantes qui ont été filmées font l’objet de validations expérimentales.

Des pratiques encore peu répandues en France

Malgré le dynamisme de la recherche et la pertinence de ces méthodes, l’approche par le développement – qui n’est ni psychanalytique, ni comportementale - est encore assez mal connue.

Aux Etats Unis, l’âge moyen du diagnostic est de quatre ans et tous les enfants atteints d’autisme vont à l’école ou sont accueillis en institution. En France seulement la moitié des enfants atteints, bénéficient d’une prise en charge à temps complet et l’âge moyen du diagnostic est de six ans, avec des listes d’attente souvent très longues.

13000 enfants porteurs de handicap sont à la charge exclusive de leurs parents,ce qui a valu à la France plusieurs rappels à l’ordre de la part de l’Union Européenne.

Il est temps que la loi de 2005 sur le handicap soit appliquée pleinement et que le droit au diagnostic et à l’éducation pour tous les enfants atteints d’autisme, devienne réalité.

>> La page Facebook de Planete autisme

 

logo france5

Sur France 5, le 18 décembre à 20h40

17 décembre 2012

Scolarisation et handicap : l'Education nationale n'est pas la bonne fée de Mélusine

article publié dans FAIREFACE


17/12/2012

P101080.jpgQuel parent accepterait de devoir envoyer son enfant à l'école sans cahiers, ni stylos, ni tout autre matériel indispensable aux apprentissages au détriment de ses chances de réussite scolaire ? C'est pourtant ce que l'Éducation nationale, et plus précisément l'Académie de Créteil, impose à Sidonie Defives-Masson, la maman de Mélusine (photo ci-contre), 8 ans, élève de CE2 dans une école de Seine-et-Marne (77).

Atteinte de dyspraxie, trouble de la coordination des gestes, la petite fille a besoin d’un ordinateur pour écrire. Après trois demandes répétées auprès de la Maison départementale des personnes handicapées, la notification de matériel pédagogique adapté tant attendue finit par arriver en avril dernier. Mélusine va enfin avoir un ordinateur à la rentrée 2012. Mais en octobre, ne voyant toujours rien venir, sa maman contacte l’Académie de Créteil et apprend « qu'il n’y a plus de budget pour le matériel et que des dizaines d’enfants en situation de handicap ne pourront pas en être pourvus avant avril ou mai 2013 ». Très utile quand l’année scolaire se termine en juin. Coups de téléphone, courriers, rien n'y fait. Seule réponse obtenue : « Vous n’avez qu’à en acheter un ! »

 

« À quoi servent les décisions des MPDH ? »

Sans l’ordinateur auquel elle a pourtant droit pour compenser son handicap, Mélusine doit donc suivre sa scolarité à l’oral alors que le cycle 3 (CE2-CM1-CM2) ne peut plus se faire sans écriture. « Elle doit tout épeler à son auxiliaire de vie scolaire : c’est une énorme perte de temps et une grande source de fatigue pour une enfant qui n’a, par ailleurs, aucune difficulté de compréhension », explique Marianne Cottinet, l’ergothérapeute qui suit Mélusine au sein du Service d’éducation spécialisé et de soins à domicile (SESSD) APF de Montereau (77).  

« À quoi servent les décisions des MDPH ?, s’insurge de son côté Sidonie Defives-Masson. Sept ans après la loi de 2005, je ne peux admettre que la scolarisation de ma fille, et celle d’autres enfants handicapés, se retrouve en péril pour quelques centaines d’euros. » Elle vient de lancer une pétition sur Internet pour en appeler à une « réelle égalité des chances à l’école ». Valérie Di Chiappari - Photo DR

17 décembre 2012

Décentralisation : les associations s'inquiètent du transfert des MDPH et des ESAT aux départements

article publié dans FAIREFACE

17/12/2012

Les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) devraient tomber dans le giron des conseils généraux. Les établissements et services d’aide par le travail (Esat) aussi. C’est ce que prévoit l’avant-projet de loi sur la décentralisation, soumis pour avis au Conseil national consultatif des personnes handicapées qui devrait l’examiner aujourd’hui, 17 décembre, en assemblée plénière.

Conseil général, juge et partie

Aujourd’hui, les MDPH sont des groupements d’intérêt public, dont les départements assurent la tutelle administrative et financière, mais dont sont également membres l’Etat et les organismes locaux d’assurance maladie et d’allocations familiales. L’avant-projet de loi les transformerait en « service » du département. « Ce nouveau statut des MPDH engendre un risque de mise à l'écart des personnes en situation de handicap, des familles et des associations dans les processus de décision et de perte d'un "contrepouvoir", le conseil général devenant juge et partie, puisque décideur et payeur, s’inquiète la Fegapei, la Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées.  Cet ensemble peut conduire à générer une inégalité territoriale. »

Quant aux Esat, leur financement, qui était jusqu’alors en grande partie assuré par l’Etat, le sera désormais par les départements. Ce transfert « accentuera les inégalités de traitement d’un département à un autre, compte tenu notamment des difficultés financières qu'ils traversent », alerte le comité d’entente des associations représentatives des personnes handicapées.

Il demande donc au gouvernement « de renoncer à son projet tel que conçu aujourd'hui etd'engager rapidement une réelle concertation ». Quant à la Fegapei, elle souhaite qu’il « complète ce texte, en particulier par le biais de projets de décrets d'application en y associant, pour ce faire, les acteurs du champ du handicap ». Franck Seuret - Photo Destempsanciens

17 décembre 2012

Un essai clinique prometteur pour diminuer la sévérité des troubles autistiques

16 décembre 2012

article publié dans le blog Autisme Information Science

Un essai clinique prometteur pour diminuer la sévérité des troubles autistiques

Un grand merci à Yehezkel Ben-Ari qui nous autorise à reprendre l'article de l'INSERM
 
INFORMATION COMPLEMENTAIRE : Un nouvel essai clinique aura lieu mais pas avant l'été 2013 (temps nécessaire pour mettre au point le sirop à base de diurétique). 
Les parents intéressés par cet essai doivent se rendre sur le site de neurochlore et peuvent adresser leur demande à l'adresse suivante : essai.autisme@neurochlore.fr


Yehezkel Ben-Ari, fondateur et directeur honoraire Inserm de l’Institut de neurobiologie de la méditerranée et Eric Lemonnier, clinicien spécialiste de l’autisme au CHRU de Brest, viennent de publier les résultats d’un essai clinique en double aveugle pour évaluer l’intérêt d’un diurétique dans le traitement de l’autisme. 
Soixante enfants autistes et Asperger de 3 à 11 ans ont reçu pendant 3 mois soit un diurétique pour réduire les niveaux de chlore intracellulaire, soit un placebo. Bien que non curatif, ce traitement entraîne  pour les trois quarts des enfants, une diminution de la sévérité des troubles autistiques. 
Une demande d’autorisation pour un essai multicentrique à l’échelle européenne vient d’être déposée par les chercheurs pour mieux déterminer la population concernée par ce traitement.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Translational Psychiatry datée du 11 décembre 2012.

L’apport de la recherche fondamentale sur le chlore neuronal

De précédents travaux menés par l’équipe de chercheurs dirigée par Yehezkel Ben-Ari à l’unité Inserm 901 “Institut de neurobiologie de la méditerranée”, à Marseille sur les concentrations intracellulaires de chlore, ont permis de montrer qu’elles sont anormalement élevées dans les neurones immatures, ceux ayant subi des crises d’épilepsie ou d’autres lésions cérébrales. De nombreux anxiolytiques, analgésiques et antiépileptiques, agissent en augmentant les effets du GABA – le principal médiateur chimique du cerveau – qui inhibe, en temps normal, les neurones. En présence d’une forte concentration de chlore dans les cellules, les effets du GABA sont inversés. Les molécules anxiolytiques accentuent ces effets : le GABA n’inhibe plus les neurones. Ces molécules vont augmenter l’excitation et donc aggraver la maladie au lieu de la réduire[1]. C’est ce qui a été observé dans le cas de l’épilepsie : le diazépam, un anxiolytique, aggravait les crises dans certaines conditions. L’équipe de recherche avait alors montré l’intérêt d’un diurétique pour pallier cet effet.

De la recherche fondamentale à la recherche clinique

Des données expérimentales indirectes suggèrent des modifications de l’inhibition cérébrale médiée par le GABA dans l’autisme. Eric Lemonnier, clinicien au CHRU de Brest a fait remarquer à Yehezkel Ben-Ari que le valium n’est pas prescrit aux enfants souffrant de l’autisme car ils deviennent, selon les parents, plus agités, suggérant comme dans l’épilepsie et d’autres pathologies cérébrales, que le chlore intracellulaire serait plus élevé. De cette rencontre est née l’idée de tester un diurétique – de la même manière que pour l’épilepsie – afin de déterminer si cela pouvait améliorer les troubles autistiques. Un essai pilote sur 5 enfants a été rapidement mis en place en 2010 car le bumétanide, le diurétique testé, est couramment utilisé, notamment dans le traitement de l’hypertension. La prise de ces molécules peut toutefois entrainer une baisse de potassium qui nécessite une supplémentation. Les chercheurs ont alors démarré un essai randomisé en double aveugle sur 60 enfants autistes et Asperger âgés de 3 à 11 ans.

Diminution de la sévérité des troubles autistiques

Les enfants ont été suivis pendant 4 mois. Un groupe a reçu le traitement diurétique (1mg de bumétanide) et le deuxième groupe un placebo pendant 3 mois. Le dernier mois, aucun traitement n’a été donné. La sévérité des troubles autistiques des enfants a été évaluée au démarrage de l’essai, à la fin du traitement, c’est-à-dire au bout de 90 jours et un mois après la fin de ce dernier.
Après 90 jours de traitement, le score moyen au test CARS (Childhood Autism Rating Scale) des enfants traités au bumétanide s’est amélioré de façon significative. La sévérité des troubles autistiques du groupe traité passe du niveau élevé (>36,5) à moyen (Clinical Global Impressions).
A l’arrêt du traitement, certains troubles réapparaissent. Le traitement au bumétanide serait donc réversible.
Différents critères pour évaluer la sévérité des troubles : CARS, CGI, ADOS G
L’échelle comportementale CARS (Childhood Autism Rating Scale) couramment utilisée a permis d’évaluer la sévérité des troubles à partir de séquences filmées des enfants lors d’une activité initiée par un personnel soignant. Les films ont été analysés avec l’aide des parents. Un score est obtenu à partir de l’analyse : entre 30 et 36, l’enfant souffre d’un trouble modéré ou moyen, au-delà de 36, l’autisme de l’enfant est sévère.
Deux autres indicateurs permettent d’évaluer la sévérité des troubles : le diagnostic clinique CGI (Clinical Global Impressions) et un indicateur, ADOS G (Autism Diagnostic Observation Schedule Generic), qui regroupe les critères d’évaluation comme l’interaction sociale et la communication.
Le Dr Lemonnier explique le cas d’un garçon de 6 ans :
Avant le traitement, l’enfant avait de faibles capacités de langage, une faible interaction sociale, une hyperactivité et un comportement en constante opposition. Après trois mois de traitement, ses parents, ses professeurs, le personnel de soin de l’hôpital et ses amis à l’école ont attesté qu’il participait mieux, notamment aux jeux proposés par le psychologue. Son attention et le contact visuel se sont également améliorés.
“Même s’il ne peut pas guérir la maladie, le diurétique diminue la sévérité des troubles autistiques de la plupart des enfants. D’après les parents de ces enfants, ils sont plus “présents”" ajoute Yehezkel Ben-Ari.

Etant donnée l’hétérogénéité de la population, les chercheurs ont supposé que le traitement pourrait agir différemment selon la sévérité des troubles autistiques. En reconstituant des groupes en fonction de la sévérité, les résultats suggèrent que le traitement serait plus efficace chez les enfants les moins affectés.
C’est pourquoi les chercheurs ont déposé une demande d’autorisation pour réaliser un essai multicentrique à l’échelle européenne afin de mieux déterminer la population concernée par ce traitement et à terme obtenir une AMM pour cette indication. Cet essai est piloté par une entreprise créée par le Prof. Ben-Ari et le Dr Lemonnier (Neurochlore). Des analyses sont également indispensables pour évaluer l’impact de la prise à long terme de ces molécules et la dose requise. Enfin, les chercheurs soulignent la nécessité de poursuivre les travaux sur les modèles expérimentaux afin de déterminer comment le chlore est régulé et comment il se dérégule dans les réseaux neuronaux de patients autistes.
Ces travaux ont fait l’objet d’un dépôt de brevet et d’une concession de licence accordée à la start-up Neurochlore. Neurochlore a reçu un financement de l’ANR (RPIB, projet « Cure Autism »).

16 décembre 2012

Signalement d'établissements

Cette page est rédigée en se basant sur un texte de Bernard  Dov Botturi , consultant en médico-social.

Menaces de signalements de parents par des établissements 

 

De nombreux parents subissent du chantage de la part de certains hôpitaux de jour et autres institutions médicosociales,qui les menacent de signalement auprès du Procureur de la République pour « défaut de soins ». Ce texte de Bernard Dov Botturi développe cette situation. Il conclue en disant :
Hormis une urgence mettant en péril imminent la santé d’un enfant, nul parent ne peut être signalé pour défauts de soins auprès du Procureur de la République. Le signalement ne peut avoir lieu lorsque les parents relèvent d’une non assistance à personne en danger…  
 
Par contre vous, parents, pouvez très bien poursuivre un établissement pour les carences, négligences, dysfonctionnements développés ci-dessous....

Établissements : qu'est ce qui peut faire l'objet d'un signalement de votre part ?

1- Le fonctionnement général

  • Règlement de fonctionnement ne vous pas été remis, pire s’il a absence de règlement de fonctionnement.
Le projet d'établissement doit être conforme aux recommandations de l'ANESM, plus particulièrement sur l’Autisme, être en conformité avec la dernière recommandation de Mars 2012, recommandation commune ANESM/HAS.
 
Ces recommandations sont NORMATIVES pour l’ensemble des établissements et services relevant de la loi du 2 janvier 2002, ces recommandations servent de référentiels pour les évaluations des établissements et services du secteur médico-social.  
  • Personnel prenant en charge votre enfant n'a pas été formé de façon spécifique à l’accompagnement des personnes autistes selon les dernières avancées scientifiques et pédagogiques.

2- La prise en charge

  • Contrats de séjour et ou d’accompagnement imposés.
  • Projets personnalisés imposés.
  • Absence d’évaluation annuelle de la prise en charge
  • Absence de rédaction d’objectifs clairs, vérifiables
  • Besoins et attentes de votre enfant et de vous-mêmes non pris en compte.
  • Admissions non consenties dans un HdJ, pour une hospitalisation dans un service psychiatrique
    Soins non consentis
  • Soins brusques et sans préparation.
  • Abus de traitements sédatifs
  • Défauts d’informations quant aux soins, aux prises de psychotropes
  • Contentions hors protocole médical
  • Défaut de soins de rééducation (orthophonie, psychomotricité, orthoptie, etc.)
  • Défaut de scolarisation obligatoire
  • Non prise en compte de la douleur
  • Absence de projet de soins personnalisé
  • Manœuvres dilatoires vous empêchant l’accès tant au dossier médical qu’éducatif de votre enfant
  • Marginalisation de la famille et des proches
  • Absence d’activités dans le monde ordinaire.Les attitudes d’infantilisation (parler « bébé », utilisation de surnom dévalorisant, etc.)

3- La relation à l'enfant

  • Tutoiement systématique (les établissements à partir du moment où ils accueillent des adolescents pratiquent le vouvoiement, qui est un signe de respect.)
  • Non respect de l’intimité du courrier, certes un enfant qui a des difficultés à lire peut faire appel à un professionnel, mais cette lecture doit faite dans un lieu respectant l’intimité.
  • Chantages, abus d’autorité, menaces verbales, chantages affectifs alimentant une ambiance de haine, d’anxiété, de peur, voire de terreur.
  • Humiliations verbales ou non-verbales répétées.
  • Comportements visant à la dévalorisation systématique.
  • Attitudes de marginalisation ou de stigmatisation entretenues au nom d’une particularité réelle ou supposée.
  • Attitudes de persécution par la multiplication des moqueries et des brimades.
  • Exigences éducatives excessives ou disproportionnées au regard des capacités de la personne.
  • Consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter.
  • Sanctions abusives ou aberrantes.

4- Le cadre matériel 

  • Les chambres exiguës (surface inférieure à 12 m²)
  • Les chambres à trois ou quatre lits (absence d’intimité, risque de violences sexuelles)
  • Des peintures vives sur les murs et les portes intérieures (les couleurs vives sont connues pour être agressives pour les enfants autistes, les couleurs pastels, saumonées, cérusées doivent être systématiquement recherchées)
  • Couloirs trop étroits ne respectant pas la « bulle » protectrice des enfants.
  • Des aménagements internes à risques : murs et mobilier à arêtes vives
  • Absence d’espace de promenade
  • Manque de dispositif d’appel en cas de chute
  • Escaliers non sécurisés.

À qui signaler et pourquoi ? 

Auprès de l’ARS et du Préfet de votre département. Il est également utile de transmettre un double de votre signalement au député de votre circonscription.
le Préfet est le représentant de l’état et qui est le garant de l’application de la réglementation en vigueur  et aussi président de l’ARS. Il a l’autorité pour faire exécuter des mesures correctives contraignantes quant aux dysfonctionnements des établissements et services médico-sociaux.
Vos signalements seront enregistrées dans le fichier PRISME, véritable casier judicaire des établissements et services médico-sociaux. De nombreuses familles, pour les EHPAD (établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes) ont réussi à faire bouger les choses par voie préfectorale : allant de la modification des locaux à la fermeture de l’établissement, alors pourquoi pas pour les établissements et services prenant en charge les enfants, adolescents et adultes autistes ?
 
Comment signaler ? Voici une lettre type dont vous pouvez vous inspirer.
 

Textes de référence opposables

Articles 223-6, 226-2, 226-6, 226-10, 226-13, 226-14, 434-1 et 434-3 du code pénal et de façon générale tous les articles en vigueur opposables ; Article 40 du code de procédure pénale
Article 9-1 du code civil
Articles L. 133-6-1, L. 313-13 à L. 313-20, L. 313-24, L. 331-1, L. 331-5, L. 331-7, L. 331-8 et L. 443-3 du code de l'action sociale et des familles
Art L 1421-1, L 1421-3 et L 1425-1 du code de la santé publique
Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires (art. 11) ;
Loi n° 89-487 du 10 juillet 1989 ;
Loi n° 98-468 du 17 juin 1998 ;
Loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002
Loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002
Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002
Loi n° 2007-193 du 5 mars 2007
Circulaire DGAS n° 98/275 du 5 mai 1998 ;
Circulaire de l’Éducation Nationale du 2 octobre 1998.
Circulaire interministérielle n° 52 du 10 janvier 2001 ;
Circulaire DGAS n° 2001/306 du 3 juillet 2001 ;
Circulaire n° 2002/97 du 14 février 2002 ;
Circulaire DGAS n° 2002-265 du 30 avril 2002
Circulaire DGAS n° 2002-280 du 3 mai 2002
Instruction ministérielle DGAS/2a/2007/112 du 22 mars 2007
Circulaire DGCS n° 2010-254 du 23 juillet 2010
DGAS : « le dossier de la personne accueillie ou accompagnée »
ANESM : « La bientraitance : définition et repères pour la mise en œuvre », juillet 2008
ANESM : « Mission du responsable d’établissement et rôle de l’encadrement dans la prévention et le traitement de la maltraitance », décembre 2008
ANESM : « Les attentes de la personne et le projet personnalisé », décembre 2008
ANESM : « Pour un accompagnement de qualité des personnes avec autisme ou autres troubles envahissant du développement », juillet 2009.
ANESM : « Le questionnement éthique dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux », octobre 2010
ANESM : « L’accompagnement des jeunes en situation de handicap par les services d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) », février 2011
ANESM : « Autisme et autres troubles du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent », mars 2012.
16 décembre 2012

Le rêve de Norinia : le voeu exaucé de Nora Gruss !

article publié sur le site handi-amo

Coup de pouce

Chloé n’avait jamais vu un spectacle d’un grand cirque … alors, sur l’idée de son grand-frère Damien, nous voici partis à la Pelouse de Reuilly pour découvrir le Cirque Arlette Gruss, un cirque qui sait allier tradition et poésie, modernité et élégance, tendresse et passion…. Pour garder le souvenir de cet a après-midi, j’achète à l’entracte le programme …. C’est finalement le soir, à la relecture du programme acheté que je découvre le Rêve de Norinia…. Une très belle initiative comme les gens du cirque, saltimbanques du cœur savent nous en offrir …

L'association " Le Rêve de Norinia " est née d’une envie commune entre Nora, fille d'Arlette Gruss et AbyGaëlle amie et auteur. Association loi 1901, « Le Rêve de Norinia » a pour but « d’Assurer, la promotion des métiers et activités artistiques et culturelles, ainsi que toutes activités annexes et connexes. L’accueil de courte ou longue durée de tous publics, en privilégiant les publics invalides ou handicapés, tous handicaps confondus. »

Nora Gruss souhaite, entre autre, partager avec d’autres handicapés comme elle, la magie du cirque Arlette Gruss au quotidien, dans une ambiance familiale et conviviale.

De son côté AbyGaëlle, sensibilisée depuis son enfance aux handicapés, participe à la création des différents projets. Parallèlement, elle reverse à l'association, tous les bénéfices et droits d'auteur de son CD "Voyage au Pays de Ma Nonkak", conte musical sur lequel vous retrouvez certaines voix bien connues du cirque.

Date à retenir : le 03 Juin 2013 : Présentation en Alsace, sous le chapiteau du cirque Arlette Gruss, d’un spectacle sur le thème du cirque, par trois structures liées au handicap (enfants et adultes). Dans chaque structure, plusieurs départements sont en charge d’un numéro. Ils seront une soixantaine sur la piste du cirque Arlette Gruss avec la création et la présentation d’un spectacle sous le chapiteau.

Participent à ce projet le Centre de Harthouse avec l’IMPro et le secteur adulte Picasso, la Maison Louise de Marillac à Schiltigheim, l’IMP/SESSAD Les Glycines à Haguenau,

Le jour du spectacle, une représentation l'après-midi est réservée aux élèves des écoles de Strasbourg et des environs. Le spectacle sera d’une durée de 1h30 à 1h45.

Pour en savoir plus : http://www.lerevedenorinia.com/

15 décembre 2012

Rafaël, autiste, accompagné de ses parents, est invité à l'arbre de Noël de l'Elysée

article publié dans Sud Ouest

Publié le 14/12/2012 à 06h00
Par Philippe Brégowy

L'étonnant Noël de Rafaël

santé Rafaël, accompagné de ses parents, est invité à l'arbre de Noël de l'Élysée demain. Le diagnostic de sa maladie (autisme sans déficience intellectuelle) est tombé en août

Rafaël, entre ses parents, Cédric et Sophie Touboul, sera à l'arbre de Noël de l'Élysée demain.

Rafaël, entre ses parents, Cédric et Sophie Touboul, sera à l'arbre de Noël de l'Élysée demain. (Photo Philippe Brégowy)

A quelques jours près (il est né le 19 décembre), Rafaël aurait pu fêter ses 6 ans au palais de l'Élysée. Demain, avec Sophie, sa maman, et Cédric, son papa, il assistera (avec neuf autres enfants atteints du même handicap) à un spectacle probablement inoubliable. Il tentera de profiter du moment mais il n'est pas sûr qu'il reste bien en place longtemps. Car avec sa bouille ronde et ses cheveux courts, Rafaël n'est pas vraiment un enfant comme les autres.

Le diagnostic (autisme sans déficience intellectuelle) est tombé officiellement fin août. Cédric, le papa, a accusé le coup (sa mère est en fauteuil roulant depuis qu'il a 10 ans). Comme souvent, Sophie, la maman, a affronté la nouvelle avec courage, elle s'était préparée à cette révélation.

Éléments troublants

« À 3 ans, Rafaël avait un gros retard de langage et puis on se rendait bien compte de certains éléments troublants. Tous les enfants aiment jouer avec les interrupteurs ; Rafaël, lui, était capable d'allumer et d'éteindre 40 fois de suite », révèle le papa. « Mais personne (médecins, enseignants, personnel de crèche) n'a percuté, ne nous a alertés à ce moment-là. »

Rafaël grandit et les parents acceptent de l'emmener à l'hôpital de jour, la structure officielle. « On va l'observer », nous a-t-on martelé, ajoute Cédric, « mais on voyait bien que, malgré ces trois demi-journées par semaine à l'hôpital de jour, Rafaël ne progressait pas ».

Cédric et Sophie Touboul décident alors de se documenter, de lire les forums sur Internet. « Le problème, c'est que la France est le dernier pays à considérer l'autisme comme un trouble psychotique. » Et, de fait, les parents, impuissants et démunis, ont l'impression d'avoir à arbitrer un match entre psychanalystes et comportementalistes.

Une semaine bien occupée

« C'est depuis qu'il ne va plus à l'hôpital de jour que Rafaël progresse, », affirment en chœur les époux Touboul. La semaine se découpe ainsi pour le garçonnet : lundi, c'est une journée de soins avec un orthophoniste, un orthoptiste et un ergothérapeute. Rafaël est en CP du mardi au vendredi et il bénéficie de l'aide précieuse d'une assistante de vie scolaire (AVS). Le mercredi, séance d'orthophonie et une autre de psychomotricité. Enfin, le mercredi et le samedi, Rafaël prend des cours de natation avec le NCA (Nautic-Club Angérien), « car nous tenons à sa socialisation ».

Sur la quantité de soins dispensés au petit bonhomme, seuls deux sont pris en charge par l'Assurance-maladie. « Pour ces différents soins, nous déboursons plus de 1 000 euros par mois. Comment peuvent faire les parents qui n'ont pas d'argent ? », questionne Cédric. « Est-il normal que cela soit les familles qui forment l'AVS ? La jeune femme, qui s'occupe très bien de notre fils, travaillait au préalable dans les assurances et l'Éducation nationale ne l'a pas formée à l'autisme… pas plus que son enseignante, heureusement de bonne volonté. »

Le nouveau plan très attendu

Cédric et Sophie Touboul attendent beaucoup du nouveau plan autisme, que le gouvernement devrait dévoiler en 2013, « et surtout que l'on ne nous parle pas du coût de la mise en place de structures de la méthode ABA (lire ci-contre) ! Pour un enfant, une année en hôpital de jour psychiatrique revient à 100 000 euros minimum. En Belgique, où l'autisme est traité différemment, cela revient à 14 000 euros ou encore à 25 000 euros pour un suivi libéral global en France », argumentent Sophie et Cédric.

Un diagnostic plus précoce

L'enjeu est d'importance puisque l'on dénombre près de 500 000 autistes en France (et une naissance sur 150 tous les ans). « Pourquoi garderions-nous le silence ? Nous avons envie que notre expérience serve à d'autres, nous n'avons pas envie de nous taire. Et puis, surtout, il faut détecter l'autisme plus tôt, beaucoup plus tôt. Car certains d'entre eux recèlent d'importants potentiels que l'on peut révéler s'ils sont stimulés dès le plus jeune âge ».

Glenn Gould (inoubliable interprète de Bach), Steve Jobs, Michel-Ange ou encore Albert Einstein présentaient des troubles autistiques.

Sophie, commerçante, passe tous ses moments libres à stimuler Rafaël et rêve à voix haute d'une structure « où tout le monde travaillerait main dans la main : personnel soignant, enseignants, les AVS et les parents… Et d'autres enfants pourraient bénéficier de cet établissement : les hyperactifs, ceux qui souffrent de dyspraxie, dyscalculie… » Cédric et Sophie tenteront samedi d'en toucher un mot au président de la République. Pour Rafaël, bien sûr, mais aussi pour tous ses compagnons d'infortune.

15 décembre 2012

Un peu de musique pour le fun

15 décembre 2012

Faites valoir vos droits !

Un site d'information remarquable :

http://autisme-scandale-francais.overblog.com/

15 décembre 2012

Isabelle QUANTIN veut créer une école pour autistes (concert gratuit ce soir sous la présidence de Sandrine Bonnaire)

Le concert c'est ce soir !!!!

concert saint maur

Je vous rappelle notre concert de Jazz de demain soir SAMEDI 15 décembre à la MAIRIE de SAINT MAUR des FOSSES à 20h30
l'entrée est gratuite
il y sera vendu un programme au prix de 5€ programme numéroté assorti d'une TOMBOLA dont le 1er prix est un IPAD 2 avis aux amateurs UN CADEAU DE NOEL avant l'HEURE
il y sera fait aussi appel à don au profit de notre association
Nous comptons sur votre présence et votre générosité
merci aux habitants du VAL DE MARNE et de l'ILE DE France qui viennent, d'aller dans notre rubrique événenement et de m'indiquer votre participation à ce concert
A DEMAIN SOIR

Isabelle QUANTIN
Présidente de l'association

article publié dans le parisien

Elle veut créer une école pour autistes

Léa Bouchoucha | Publié le 15.12.2012, 07h00


Saint-Maur, mercredi. Isabelle Quantin, présidente de l’association A l’école de TED et ses amis, partage un moment de tendresse avec son fils Yoann, 13 ans, autiste et trisomique.

Saint-Maur, mercredi. Isabelle Quantin, présidente de l’association A l’école de TED et ses amis, partage un moment de tendresse avec son fils Yoann, 13 ans, autiste et trisomique. 

Isabelle Quantin se bat pour que son enfant autiste puisse bénéficier de soins adaptés. Jugeant « catastrophique » le sort réservé aux personnes atteintes de handicap mental, cette mère de famille de Saint-Maur a décidé d’organiser ce soir un concert de...

https://www.facebook.com/pages/A-l%C3%A9cole-de-TED-ses-Amis/458282727556489

15 décembre 2012

Autisme : "Il est urgent que le gouvernement prenne ses responsabilités"

article publié dans Paris Match

actu-match | vendredi 14 décembre 2012

Autisme : “Il est urgent que le gouvernement prenne ses responsabilités”

 

Autisme : “Il est urgent que le gouvernement prenne ses responsabilités”

M'Hammed Sajidi, président de l'association «Vaincre l'autisme». | Photo DR


 

L’association «Vaincre l’autisme» tire la sonnette d’alarme. Son président, M’Hammed Sajidi, a adressé une lettre ouverte à Marisol Touraine, ministre de la Santé, et au gouvernement. Pour lui, il est urgent que les pouvoirs publics se donnent les moyens d’une politique de santé publique responsable et innovante tant la situation des personnes autistes en France est catastrophique.

«Les pouvoirs publics doivent se réveiller et avoir honte de ce que vivent les personnes autistes en France», martèle M’Hammed Sajidi dans sa lettre ouverte, datée du 29 novembre dernier. Une phrase qui fait mal, en cette fin d’année où l’autisme avait pourtant bénéficié du label Grande cause nationale. Alors que «l’attente était forte en 2012 (…), l’Etat n’a attribué que très peu de moyens à la grande cause nationale», déplorait-il encore, jeudi dernier, à l’issue d’un colloque sur l’autisme au Sénat. Les espoirs des familles étaient nourris de voir enfin la France rattraper le retard pour lequel elle est pointée du doigt dans le monde entier (et condamnée par l’Europe en 2004) à travers une vraie prise en charge de cette maladie qui, au-delà de l’atteinte physique et psychologique du malade, détruit aussi ses liens sociaux et familiaux en l’état actuel des choses. «80% des enfants sont rejetés de l’école. (…) 80% des couples se désintègrent et finissent par divorcer, faute d’accès à l’information, au diagnostic et aux traitements. Les mères n’ont souvent pas d’autre choix que de quitter leur emploi et se retrouvent sans aucun soutien extérieur, avec leur enfant à domicile.»

Dans l’élan de la Grande cause nationale, le Comité national sur l’autisme a été réactivé cette année en vue de l’élaboration du 3e plan autisme. Avec deux ans de retard, ce plan est annoncé pour janvier 2013, après un premier plan (2005-2007) dont les travaux furent «rapides», selon l’association, et un deuxième (2008-2010) qui n’a honoré qu’à peine la moitié de ses engagements en termes de création de places en centres médicalisés. Une France en retard donc, sur cette épineuse question de l’autisme et, plus grave encore, une France dont les perspectives de santé publique en la matière risquent bien d’être contraires à l’intérêt de l’autisme et des personnes concernées. A la veille du 3e plan, l'association agrémentée «représentant des usagers» par le ministère de la Santé, s'inquiète fortement de la tendance du gouvernement à se déresponsabiliser de la situation dramatique de l’autisme. Entretien avec son président.

En quoi le gouvernement actuel se déresponsabilise de la question de l’autisme, alors qu’il a relancé les réunions de concertation auxquelles vous participez?
Lorsqu’on le sollicite sur des sujets nécessitant de sa part un positionnement clair, il botte en touche sous prétexte que «c’était [sous] l’autre gouvernement» sans prendre le relais de ce qui a été fait avant. Nous nous battons depuis dix ans pour faire évoluer les choses: nombre de rapports et de documents de référence établissent aujourd’hui le problème de l’autisme en France et les solutions à mettre en place. Nous ne pouvons pas entendre qu’il s’agissait d’un autre gouvernement.

Vous voulez dire que le ministère actuel ne souhaite pas utiliser l’expertise existante?
Les interlocuteurs actuels sont novices en la matière et ce sont eux qu’il faut convaincre. Sur un problème de santé publique aussi grave, je trouve ça dangereux! Il y a assez de personnes compétentes qui maîtrisent le sujet et avec lesquelles on peut travailler. Ils ont en plus le malheur de ne pas entendre les associations expertes sur le sujet. Pour eux, nous ne sommes que des associations de familles. Pourtant, ce sont les parents d’autistes, riches de leur expérience quotidienne, qui aujourd’hui maîtrisent le mieux le sujet.

Sur quels sujets le ministère actuel botte-t-il en touche?
Sur la mise en place de structures innovantes. Nous avons livré un combat acharné pour qu’elles soient prises en compte. Le précédent gouvernement est même passé au-dessus des résistances du système pour imposer leur mise en place en y affectant des budgets ministériels. Les décisions politiques de François Fillon, et de Xavier Bertrand alors ministre des Affaires sociales avec Valérie Létard, ont permis de déboucher sur le 2e plan. Il est impératif aujourd'hui que les financements de prises en charge adaptées et donc innovantes puissent voir le jour dans le nouveau plan.

«Nous avons une machine qui détruit l'état de santé de l'enfant et de sa famille»

Où se situent les résistances dont vous parlez?
Depuis plusieurs décennies, nous avons une machine qui détruit l’état de santé de l’enfant autiste et de sa famille. Le système médico-social et sanitaire est très cloisonné, fermé à l’innovation. Ses procédures sont anciennes et nous sommes dans l’impasse car il ne répond pas aux besoins de la prise en charge de l’autisme. La majorité des traitements de l’autisme, aujourd’hui, sont éducatifs. Lorsqu’un financement est accordé, il entre dans la sphère médico-sociale qui elle-même renvoie à quelque chose de médicalisé, donc relatif à la psychiatrie. Comme les politiques ne vont que sur des stratégies institutionnelles et ancrées dans le système, ils ne font que reproduire les mêmes choses. Si je prends l’exemple des Centres d’action médico-sociale précoce, ils ne posent pas de diagnostic avant l’âge de 6 ans. Ça veut dire que les enfants qu’on envoie là-bas vont faire le parcours de psychiatrie jusqu’à l’âge adulte. Dans le 3e plan, on nous annonce qu’il faudra travailler avec ces centres, ce qui est déjà en soi une catastrophe pour nous.

D’où une prise en charge exclusivement en milieu psychiatrique…
On n’en sort pas! Mais la psychiatrisation de l’autisme reste un problème franco-français. Nous avons aujourd’hui un socle de connaissances scientifiques qui définit l’autisme. Ca ne doit plus être discuté. Sans compter les rapports des associations. Les pouvoirs publics ont aujourd’hui tout entre les mains pour agir.

Quelle est l’urgence aujourd’hui?
Il faut arrêter de financer ce qui ne marche pas. Sortir l’autisme de la psychiatrie. Les nouveaux financements doivent aller vers ce qui permet de lutter contre la maladie, donc vers l’innovation. Il existe des traitements performants qui améliorent l’état de santé des enfants et qui empêchent la stagnation et la dégradation.

«Psychanalyser l'enfant autiste est une forme de maltraitance»

Vous parlez de la méthode Aba (Applied Behavior Analysis, ou analyse appliquée du comportement), outil éducatif qualifié de méthode de dressage par certains psychiatres psychanalystes?
A chaque fois qu’on a parlé de cette méthode, on l’a fait sous l’angle polémique et non sur celui de son efficacité. Notre association a été la première à militer pour cette approche inconnue en France et pourtant utilisée depuis des années à l’étranger. Cet outil est actuellement le meilleur, mais il a aussi ses limites. Il en existe d'autres que l’on peut apporter à l’enfant, au cas par cas. Je ne débats plus de la psychanalyse, dont la pratique sur l’enfant autiste est pour moi une forme de maltraitance. Vous ne pouvez pas demander à un psychiatre psychanalyste de donner son avis sur cette méthode qu’il ne connaît pas. Si cet outil est performant aujourd’hui, les enfants doivent pouvoir y accéder. Les résultats sont là.

Pourquoi ne sont-ils pas mis en place alors que la Haute autorité de santé a cette année mis en cause l’efficacité des pratiques psychanalytiques sur l’autisme?
Parce qu’il existe des conflits d’intérêts dans les structures médico-sociales qui font que les hauts fonctionnaires de l’Etat, à la tête des administrations de santé, verrouillent le système. Nous, les associations de familles, qui sommes pour l’évolution de la prise en charge de l'autisme, somme considérées comme minoritaires parce qu’on nous écrase avec tous les « poids lourds » du handicap ou des maladies psychiatriques. Il faut sortir l’autisme de cette noyade grâce à une législation adaptée car c’est une maladie grave qui prend du terrain.

Quelle serait la première mesure à mettre en place?
Le diagnostic et l’intervention précoces. Les enfants de moins de 3 ans doivent pouvoir y accéder rapidement. Nous avons les outils et les moyens pour le faire. Il s'agit d'un examen clinique et non médical. N’importe quel généraliste peut se former rapidement au dépistage de la maladie. C’est une prévention très importante en matière de santé publique. Plus les parents sont informés tôt, plus ils seront dynamiques dans l’accompagnement de leur enfant et la recherche d’informations. Dès qu’un enfant est diagnostiqué, on forme les parents et les professionnels qui l’entourent à une intervention précoce. Elle peut se faire à domicile, ce qui est en soi moins coûteux pour la société. Le fait d’accompagner un enfant dès l’âge de 3 ans lui donne la possibilité de suivre une scolarité dans le système classique, parfois seul, parfois accompagné d’un auxiliaire. Un enfant plus lourdement atteint peut se trouver en classe spécialisée. De cette façon, on aura moins de places à créer dans des structures fermées. Enfin, pour évoluer sur la question de l’autisme, on doit s’appuyer sur l’ensemble des associations. Aucune aide ne leur est versée alors que c’est l’outil le plus rapide à mettre en place pour répondre aux besoins sur le terrain. La nôtre aide 3 500 familles! C’est un vivier de parents informés et dynamiques. Les pouvoirs publics doivent en profiter plutôt que les bloquer.Point final

L'autisme en chiffres

1 naissance sur 100 touchée par les TSA (troubles du spectre autistique)
650 000 personnes atteintes en France, selon les prévalences reconnues au niveau international.
3 garçons pour 1 fille sont touchés par les TSA.
2 500 euros par enfant et par mois, c'est le coût d'une prise en charge partielle et non adaptée, essentiellement supporté par sa famille.
37 % des Français pensent à tort que l'autisme est un trouble psychologique (étude Opinion Way, 2012).

Source: Vaincre l'autisme

14 décembre 2012

Illustration de la maturation anormale du cerveau chez l'enfant autiste

Dans les premières années de la vie : apostose et myélinisation sont capitales.

En fait, chez un enfant, la maturation consiste en l'élimination naturelles de neurones (apostose) et le gainage des circuits de transmission (myélinisation). Chez l'enfant autiste ce processus est touché.

Pour en savoir davantage, regardez cette petite vidéo :

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