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"Au bonheur d'Elise"
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9 février 2016

Le Gala du Hérisson, le samedi 2 avril 2016 à Ozoir-la-Ferrière -Espace Horizon

Rendez-vous le samedi 2 avril 2016 à l'Espace Horizon à Ozoir-la-Ferrière !
Les places sont dès à présent disponibles sur les sites francebillet.com et www.ticketmaster.fr ou directement à l'association !
Les billets sont en vente à 25 € et les bénéfices sont au profit des personnes handicapées.
 
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9 février 2016

Un nouveau traitement contre l'X fragile ?

article publié dans LA DEPECHE.fr

Publié le 08/02/2016 à 16:42, Mis à jour

Un nouveau traitement contre l’X fragile ?

Un nouveau traitement contre l’X fragile ?

 

Une toute nouvelle molécule efficace dans le traitement du syndrome de l’X-fragile a reçu l’aval de la Food and Drug Administration (FDA). L’équivalent américain de l’agence du médicament en France. Une avancée dans la prise en charge de cette maladie rare qui ne dispose aujourd’hui d’aucun traitement spécifique.

Elle porte un nom barbare et serait efficace contre une maladie génétique rare. De qui parle-t-on ? De la molécule BMS-204652, candidat médicament pour le traitement du syndrome de l’X-fragile et qui vient d’être reconnue par la FDA. Cette autorisation va faciliter « le développement pharmaceutique de la molécule (dispense de frais, accords réglementaires…) et sa commercialisation (accès rapide au marché…) », explique le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). En France, une demande de brevet pour cette molécule a été déposée en 2011.

Qu’est-ce que le syndrome de l’X-fragile ?

Cette maladie génétique rare touche 1 nourrisson sur 4 000. Les principaux symptômes répertoriés sont un déficit intellectuel la plupart du temps associé à des troubles du comportement. Ils « peuvent être discrets (humeur instable) ou sévères, de type autisme (battements de mains, contact oculaire pauvre, évitement du regard, morsures de mains, défense tactile et désinhibition) ». Des signes physiques sont aussi caractéristiques du syndrome de l’X-fragile : « visage étroit et allongé, oreilles et front proéminents, hyperlaxité des doigts, pieds plats et macro-orchidie chez le garçon après la puberté ».

A ce jour les patients diagnostiqués ne bénéficient d’aucun traitement spécifique. Mais la molécule BMS-204652 est porteuse d’espoir. Son efficacité a été prouvée in vitro sur des cultures de neurones du syndrome de l’X-fragile. Résultat, elle active des canaux potassiques (sièges de la maladie). En poursuivant les essais in vivo sur un modèle de murin de la maladie, les chercheurs ont également obtenu de bons résultats. Au terme de l’étude, « les souris modèles du syndrome de l’X-fragile possèdent un comportement cognitif, émotionnel et social similaire à ceux des souris sauvages, témoins de l’étude ».

7 février 2016

Enquête sur les CMPP, CAMSP, CMP et CAPP de Paris

 

7 février 2016

Accompagner un enfant avec autisme

7 février 2016

Audition de la France à Genève : le Comité des droits de l'enfant de l'ONU rend ses observations

logo_republique_francaise

article publié sur la page du Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes


Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a examiné, mercredi 13 et jeudi 14 janvier 2016, le 5ème rapport de la France relatif à l’application de la Convention des droits de l’enfant. Il rend ses observations ce jeudi 4 février 2016.

Laurence Rossignol, Secrétaire d’État chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées et de l’Autonomie et cheffe de la délégation française, s’était rendue à Genève pour réaffirmer l’ambition du Gouvernement en faveur de la politique de l’enfance, avec une attention toute particulière aux enfants les plus vulnérables.

Au cours de l’audition, le comité avait souligné le haut niveau de la délégation et le sérieux des réponses de la France. C’est dans ce même esprit de dialogue constructif que les observations et recommandations sont rédigées. Le comité souligne les nombreuses évolutions positives, en particulier par l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies depuis 2012, notamment dans le domaine de la protection de l’enfance, de l’éducation et de la lutte contre la pauvreté.

Plus particulièrement, il accueille très positivement la ratification de plusieurs grands textes, comme le 3ème protocole à la convention des droits de l’enfant, et la promulgation d’importantes dispositions législatives, telles que la loi de modernisation du système de santé, la loi sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ou encore la loi de refondation de l’école de la République. Le comité note également avec satisfaction les soixante mille créations de postes dans l’Éducation Nationale contribuant ainsi à une meilleure inclusion des enfants porteurs de handicap.

Bien que soulignant les efforts fournis, le comité relève des axes d’amélioration nécessaires dans les domainesde la prise en charge de l’autisme, de la justice des mineurs, de l’accueil des enfants étrangers ou encore de l’égalité des territoires, en particulier d’outre-mer.

Consciente des progrès qu’il lui reste à accomplir à partir des recommandations du comité, la France orientera ses politiques publiques dans le respect des droits de l’enfant.

La formation enfance du Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Age, prévue dans la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, promulguée le 28 décembre, y veillera. Elle sera en effet chargée du suivi des observations du Comité et permettra un lien constant entre les associations et institutions de l’enfance et notamment de défense et de promotion des droits de l’enfant.

Il répondra ainsi dès le premier semestre 2016 à la recommandation du Comité d’avoir une instance garante de la cohérence et de l’ambition de la stratégie globale pour l’enfance.

pdf Télécharger le communiqué de presse au format PDF Téléchargement (171.5 ko)
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7 février 2016

Vidéo -> Quest-ce que le TDAH ?

7 février 2016

C'est dimanche ... on danse !!!

Moment culte !Omar Sy, une des personnalités préférées des Français

Posté par Je ne peux pas vivre sans musique sur lundi 17 août 2015
5 février 2016

Une start-up niçoise crée un logiciel de lecture pour autistes

article publié sur France 3 région Côte d'Azur

Publié le 04 février 2016 à 11h39, mis à jour le 04 février 2016 à 11h40

Logiciel de lecture
© France 3 Côte d'Azur
Catherine Lioult

Apprendre à lire, à parler est compliqué pour les enfants autistes. La Fondation Lenval à Nice, utilise un logiciel imaginé par une start-up des Alpes-Maritimes. Les résultats sont spectaculaires.

 

Il s'appelle Sema-tic. Imaginé par une start-up niçoise, cet outil numérique permet d’apprendre  aux enfants autistes, qui ne parlent quasiment pas, de décoder les mots, et de les prononcer. Le  support est motivant, tout se fait sur ordinateur, et la fondation Lenval expérimente ce mode d'apprentissage, avec succès.
 

Logiciel de lecture
© France 3 Nice


Apprendre à lire, à parler, enfin, Luisa Usson en rêvait pour sa petite fille. Enfin, elle entend le son de sa voix.

Elle disait juste quelques mots, chaque fois que je l'entends, c'est une fierté.


Le logiciel est désormais en vente et disponible pour les écoles ou les particuliers.

Logiciel de lecture
© France 3 Nice


Logiciel lecture

5 février 2016

La rapporteuse spéciale handicap de l'ONU sollicite une visite en FRANCE

article publié dans l'Express

Mme Catalinas Devandas-Aguilar, rapporteuse spéciale de l’ONU aux droits des personnes handicapées, a sollicité en octobre 2015 une visite officielle en FRANCE (suite à une demande collective d’associations).

Elle n’a toujours pas reçu de réponse du gouvernement. Manque de temps ? Pourtant, 5 mois, c’est large pour répondre non ?

MMe Devandas-Aguilar, rapporteuse spéciale aux droits des personnes handicapées

MMe Devandas-Aguilar, rapporteuse spéciale aux droits des personnes handicapées

En attendant…Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU vient de rendre ses observations finales sur la mise en oeuvre par la France de la convention des droits de l’enfant, dans le cadre du 5ème rapport périodique de la France.

Alliance Autiste et Autisme France avaient rédigé un rapport alternatif au Comité concernant l’autisme.

Le Comité n’a pas été dupe des réponses technocratiques de la France lors son audition les 13 et 14 janvier, et il tire aujourd’hui la sonnette d’alarme : il y a une violation généralisée des droits des enfants handicapés à l’éducation, à la scolarisation sans ségrégation,  à la participation à la collectivité, à recevoir des accompagnements conséquents et adaptés à leurs spécificités dans tous leurs lieux de vie, à ne pas subir d’actes maltraitants, à ne pas être discriminés….

Voici en détail les observations / recommandations concernant le handicap

Entre autres le Comité recommande à la France :

• de mettre en place des mécanismes de contrôle permettant de procéder à des inspections indépendantes, régulières et efficaces des institutions ;

• d’interdire légalement la pratique du packing,

• de rendre juridiquement contraignantes les recommandations autisme publiées par la HAS,

• de former les enseignants et professionnels de l’éducation à l’éducation inclusive,

• de prendre des mesures immédiates

– pour assurer que les droits des enfants autistes, en particulier leur droit à l’éducation inclusive, soient respectés,

–  pour que seules les thérapies et les programmes éducatifs qui sont conformes aux recommandations de la Haute autorité de santé soient autorisés et remboursés,

•  de veiller à ce que les enfants autistes ne soient pas soumis à l’institutionnalisation forcée ou au placement administratif et à ce que les parents ne soient plus soumis à des représailles lorsqu’ils refusent l’institutionnalisation de leurs enfants. (Commentaire personnel : on sent qu’ils ont pensé très fort à Timothée en écrivant cela)

 

Maintenant, on attend que le gouvernement mette en application ces recommandations.

Un signe de leur bonne volonté serait déjà de répondre à la rapporteuse spéciale aux droits des personnes handicapées.

5 février 2016

Bigot comme Charlie Hebdo

article publié dans FRblog, le blog de Franck Ramus

vendredi 5 février 2016


Qui aurait pu soupçonner Charlie Hebdo de bigoterie? Et pourtant dans son édition du 27 janvier 2016, Charlie nous sert une double page d'ode aux dogmes freudo-lacaniens, sous couvert d'attaque en règle de la Haute Autorité de Santé (HAS). L'hebdomadaire n'en est pas à son coup d'essai: infiltré par la psychanalyse de longue date, il semble avoir maintenant confié la chronique freudienne au lacanien Yann Diener qui avait déjà notamment commis deux articles débitant la même rengaine dans Charlie Hebdo en mars 2015 (voir le commentaire de Jean-Louis Racca).
C'est pourtant le même Yann Diener qui avait documenté le caractère sectaire de la psychanalyse, en produisant une cartographie des scissions ayant conduit aux multiples églises, chapelles et micro-sectes psychanalytiques, illustrant le fait qu'en psychanalyse, les débats rationnels fondés sur des faits observables étant exclus, les désaccords se résolvent nécessairement par des excommunications et des schismes.
Ce nouvel article
  • fustige toute la médecine fondée sur des preuves, et en particulier son application à la psychiatrie. Les catégories diagnostiques des classifications internationales sont moquées, alors que la psychanalyse regorge de catégories bien plus discutables encore. Tout ce qui pourrait améliorer l'offre de soins en santé mentale est systématiquement dénigré. La loi de 2005 sur le handicap, qui constitue un progrès phénoménal pour les patients, est dénoncée. De fait, l'intérêt des patients, notamment à être reçus par des professionnels ayant des connaissances à jour et à bénéficier de pratiques à l'efficacité prouvée, n'est jamais considéré.
  • fait des amalgames grossiers entre les recommandations de la HAS fondées sur des données scientifiques, et la mise en œuvre des différentes lois de santé en contexte de restrictions budgétaires; récupère de manière éhontée le suicide du Pr. Jean-Louis Megnien; relate des persécutions imaginaires de psychanalystes italiens, en lieu et place de faits sourcés et vérifiables.
  • déploie une rhétorique victimaire et outrancière calquée sur celle du collectif des 39, dépeignant les psychanalystes comme des résistants face à un pouvoir totalitaire, alors qu'ils ne font que défendre leurs intérêts catégoriels et financiers, s'insurgeant qu'on puisse leur demander de mettre à jour leurs connaissances et leurs pratiques, et de rendre des comptes sur la qualité des soins qu'ils offrent à leurs patients, bien qu'ils soient financés par l'argent public.
  • perpétue les légendes sur les alternatives à la psychanalyse, comme les méthodes issue de l'ABA (applied behavior analysis), manifestant au passage une méconnaissance totale du sujet.
  • ressasse les tartes à la crème les plus populaires du freudisme: la "découverte scandaleuse" de Freud, la "blessure narcissique pour l'humanité", qui expliquerait que les méchants scientistes rêvent de lui "tordre le cou".
Un encadré interrogeant une pédopsychiatre hospitalière illustre la rétention de diagnostic d'enfants ayant des troubles neurodéveloppementaux, la préférence pour le "soin" (présumé) en institution hospitalière, au détriment de l'inclusion et de la scolarisation, pratiques malheureusement encore typiques de bien des services hospitaliers et de bien des médecins, au mépris même de leur code de déontologie.
Au final, cet article revendique l'ignorance, l'incompétence et l'impunité totale pour tous les psys de France.

gare_aux_gourous

Sur une page Charlie Hebdo bouffe du curé, sur la suivante il lèche du gourou. Où est la cohérence?
Pourtant la psychanalyse se prête merveilleusement à la satire, tant elle regorge d'énormités. Il est à peine besoin de les pasticher, il suffit de les citer pour en rire. On peut s'en convaincre en lisant les perles rassemblées sur le site Freud quotidien.
Mais on ne rit pas dans l'article de Yann Diener. Les énormités y sont énoncées avec solennité comme des articles de foi, sans même un sourire en coin: par exemple "le symptôme est une trouvaille du sujet, interprétable et mobilisable par la parole", l'idée que l'échec scolaire a nécessairement un "sens", qu'il faut chercher à décrypter "dans le contexte familial". Autant de conceptions jamais prouvées qui conduisent, aujourd'hui encore en France, à rendre les parents (et le plus souvent la mère) responsables du trouble de leur enfant (le symptôme étant immanquablement construit par l'enfant en réponse à une relation défaillante). Toutes ces freudaines sont discréditées depuis des décennies et n'ont plus cours dans les autres pays que la France. Mais visiblement, à Charlie Hebdo, on y croit dur comme fer.
On attendrait de Charlie Hebdo qu'il fasse preuve du même esprit critique à l'égard des pseudo-sciences et des médecines parallèles qu'à l'égard des religions. On attendrait qu'il se moque des dogmes psychanalytiques, comme de tous les autres. On attendrait qu'il ait une rubrique intitulée "la lacânerie de la semaine" puisant dans les innombrables perles publiées quotidiennement dans le reste de la presse. On attendrait même qu'il s'offre la plume du maitre pasticheur Jean-Marie de Lacan. Au lieu de cela, il choisit de servir la soupe aux gourous freudo-lacaniens. Pauvre Charlie.

Publié par à 14:51

5 février 2016

L'ONU dénonce la violation des Droits de l'Enfant par la France

 

LOGO autisme france

information publié sur le site d'Autisme France

 

Communiqué de presse d'Autisme France

5 février 2016

Replay de l'émission l'histoire continue Annabelle et Jean-Philippe conseillé par Hugo Horiot

Replay de l'émission "L'histoire continue" du 4 février  avec Hugo Horiot qui a conseillé Annabelle Bernard, la maman d'un petit garçon diagnostiqué TED, qui a témoigné.

L'histoire continue du 04-02-2016 à 15:10 en replay | Vidéo en streaming sur francetv pluzz

Les invités des saisons précédentes racontent le chemin parcouru depuis leur dernière venue. Leur nouvelle vie est évoquée par des ...

http://pluzz.francetv.fr

 

5 février 2016

Autisme : 40 ans de maltraitance, ça suffit !

article publié dans Le Monde par Danièle Langloys

 

hanoi

La France dénoncée par l’ONU pour sa violation des droits de l’enfant

La France a été auditionnée en janvier 2016 pour rendre des comptes sur son respect de la Convention ONU des Droits de l'Enfant, qu'elle a signée et ratifiée. L'ONU a rendu ses observations finales et sanctionne, après le Conseil de l'Europe, le Commissaire Européen aux Droits de l'Homme, les violations des droits des enfants par la France. Le constat est sévère, mais mérité, vu l'absence en France de politique nationale de l'enfance. Je relève ici ce qui concerne directement ou indirectement les enfants avec des troubles du spectre de l'autisme. Il est tout à fait exceptionnel que l'ONU consacre tout un paragraphe à une problématique précise : l'autisme, vu de l'ONU, est un scandale sans nom en France. Les deux rapports d'Alliance Autiste et d'Autisme France ont sidéré l'ONU.

L'ONU s'étonne des dysfonctionnements et maltraitances dans les établissements médico-sociaux et s'interroge sur l'absence de contrôle indépendant de ces institutions. Il souligne au passage que le packing (défini comme un mauvais traitement) est toujours utilisé en France sur des enfants autistes.
L'ONU prie donc instamment la France de lutter contre les maltraitances institutionnelles, de mettre en place des inspections régulières et indépendantes, de créer les outils nécessaires pour dénoncer les maltraitances, et d'interdire légalement le packing, pratique barbare et maltraitante qui fait honte à la France.
 
Malgré les efforts français pour faire avancer l'école inclusive, mais le Comité des droits de l'Enfant regrette la mise en œuvre inégale et lente de l'éducation inclusive pour les enfants handicapés : ils devraient être dans les écoles ordinaires plutôt que dans les hôpitaux ou les établissements médico-sociaux. Les unités d'enseignement en maternelle pour les enfants autistes inquiètent l'ONU parce que ce sont des classes spécialisées pour de très jeunes enfants, et les enfants handicapés déscolarisés n'ont pas échappé au Comité.
Le Comité des Droits de l'Enfant demande que les familles reçoivent l'aide nécessaire pour scolariser les enfants en situation de handicap, que les enseignants soient correctement formés, que les assistants soient recrutés existent en nombre suffisant et avec la formation nécessaire, que les programmes soient adaptés.
Il demande que la France adopte sans délai en matière de handicap, une approche fondée sur les droits, se donne les moyens d'avoir des statistiques dignes de ce nom, et organise les campagnes de sensibilisation indispensables. 
Les paragraphes 59 et 60 sont entièrement consacrés à l'autisme.
L'analyse est sans concessions : le Comité des Droits de l'Enfant est préoccupé qu'en dépit de trois successifs plans autisme, les enfants autistes continuent à être soumis à des violations généralisées de leurs droits. Le Comité est particulièrement préoccupé que la majorité des enfants autistes n'ait pas accès à l'éducation dans les écoles ordinaires, ou reçoive une éducation limitée sur une base à temps partiel sans un personnel spécialement formé pour soutenir leur inclusion.
L'ONU ne comprend pas que la mise en œuvre des recommandations de 2012 de la Haute autorité de santé ne soit pas obligatoire et qu'aux enfants autistes soient encore proposées des thérapies inefficaces psychanalytiques, la surconsommation de médicaments, et le placement dans les hôpitaux et institutions psychiatriques, y compris en Belgique ; il s'étonne que les professionnels formés dans les thérapies, les programmes de développement et
d'éducation de renommée internationale soient rares et ne soient pas couverts par le système d'assurance-maladie ; il s'indigne que c
ertains parents qui s'opposent à l'institutionnalisation de leurs enfants soient intimidés, menacés, et, dans certains cas, perdent la garde de leurs enfants, que des enfants soient institutionnalisés de force ou l'objet d'un placement administratif.
 
Le Comité prie donc instamment la France de veiller à ce que les
recommandations de 2012 de la Haute Autorité de Santé soient juridiquement
contraignantes pour les professionnels qui travaillent avec des enfants
l'autisme, et que seules les thérapies et les programmes éducatifs qui sont
conformes aux recommandations de la Haute autorité de santé soient autorisés et
remboursés. La France devrait également veiller à ce que les enfants
autistes ne soient pas soumis à l'institutionnalisation forcée ou au placement
administratif et que les parents ne soient plus soumis à des représailles en
refusant l'institutionnalisation de leurs enfants.
La France est donc de nouveau condamnée pour ses discriminations à l'égard des enfants autistes, ses pratiques préhistoriques en matière d'autisme, sa violence à l'égard des familles qui sont l'objet de vengeances de la part de professionnels incompétents mais tout-puissants, confortés par le système, son inertie et sa complicité avec la secte psychanalytique.
La France a encore bien du travail à accomplir pour mettre en œuvre une politique efficace et digne pour le soutien aux enfants autistes et à leurs familles.
Danièle Langloys
Autisme France
3 février 2016

Les Lilas : elle se bat pour scolariser son fils autiste

article publié dans Le Parisien

Floriane Louison | Publié le Mercredi 03 Févr. 2016, 16h04 | Mis à jour : 19h48

Les Lilas, janvier 2016. Sabrina Deguine-Leroy et son fils, Ryan, 6 ans, atteint de TSA (troubles de la sphère autistique). (LP/Floriane Louison.)

 

« Votre fils en CP, c’est inenvisageable ». Pour Sabrina Deguine-Leroy, mère d’un enfant atteint de troubles du spectre autistique (TSA), la réponse de l’école est tombée comme une condamnation. Aujourd’hui, Ryan, 6 ans, est scolarisé dans une « classe normale » au sein de la maternelle Victor-Hugo aux Lilas.

« Stimulé par les autres enfants, il a fait d’énormes progrès. Il a appris à compter jusqu'à dix  », assure sa maman. Mais l’année prochaine, pas le choix… Cet enfant qui souffre d'un retard du développement général et a tendance à « rester dans sa bulle » devra renoncer à son cartable d’écolier. Une seule option est proposée à l’enfant : une place en Institut médico-éducatif (IME). « Mais mon fils n’a rien à faire dans cette structure, poursuit Sabrina. Le suivi éducatif proposé est insuffisant et inadapté. De plus, côté médical, Ryan est déjà entouré par une équipe soignante de qualité avec laquelle il faudra rompre s’il intègre l’IME. »

Une classe spécialisée créée l’année prochaine ?

Dans l’impasse, elle se bat pour la création d’une classe Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) spécialisée dans l’accueil des enfants autistes. « Deux écoles des Lilas sont intéressées », assure Sabrina Deguine-Leroy qui liste d’autres soutiens : la mairie des Lilas, une pétition avec 600 signatures et le parrainage de la chanteuse Lââm et du comédien François Rocquelin. Une page Facebook relaie la mobilisation*. Reste le plus difficile à obtenir : l’agrément de l’Education nationale. « J’attends leur réponse depuis un an », précise-t-elle.

«Nous sommes des centaines de parents perdus»

« En effet, un tel projet n’est pas prévu dans un avenir proche, répond la direction académique. Mais cela ne veut pas dire que c’est infaisable. » Actuellement, en Seine-Saint-Denis, deux classes, à Aulnay-sous-Bois et Noisy-le-Grand, scolarisent ces enfants. Elles peuvent accueillir 24 élèves maximum pour 3 000 à 4 000 enfants autistes dans le département, selon les chiffres du collectif Tous solidaires autisme 93 (TSA 93).

« Nous sommes des centaines de parents perdus devant des portes fermées, insiste Sabrina Deguine-Leroy. Certains ont dû à contrecœur scolariser leur enfant en Belgique ! En tant que maman, c’est impensable. » Pour s’occuper de son fils, elle a dû arrêter de travailler. « S’il ne peut pas aller à l’école l’année prochaine, je lui ferai l’école à domicile. »

* Page Facebook : « création d’une classe spéciale pour les enfants autistes aux Lilas »

3 février 2016

Sur France 2 -> Cash Investigation : Les révélations scandalisent Twitter

article publié dans 20 MINUTES

MÉDIAS Le magazine d'investigation, qui enquêtait ce mardi sur les produits chimiques, a été suivi par plus de 3 millions de personnes, dont une partie a réagi sur Twitter...

Image extraite du numéro de «Cash Investigation» consacré aux produits chimiques.

Image extraite du numéro de «Cash Investigation» consacré aux produits chimiques. - Premières Lignes - France Télévisions

Publié le 03.02.2016 à 12:11
Mis à jour le 03.02.2016 à 12:11
Fabien Randanne

Peu de monde avait entendu parler de l’atrazine avant mardi soir. Mais, depuis la diffusion de l’enquête de Cash Investigation sur ce pesticide que l’on trouve dans plusieurs nappes phréatiques bien qu’il soit désormais interdit en France, il est sorti de son relatif anonymat.

L’émission consacrée aux produits chimiques a été suivie par 3,12 millions de téléspectateurs (13,2 % de part d’audience), ce qui classe France 2 à la quatrième place des audiences de la soirée, derrière TF1, France 3 et M6 qui diffusaient respectivement la série Person of Interest, le téléfilm Qui sème l’amour… et le film Insaisissables.

Audience en progression

Pour la deuxième chaîne, ce résultat n’est pas forcément une déception, car, le magazine d’investigation incarné par Elise Lucet a rassemblé davantage de téléspectateurs que le précédent numéro diffusé en prime time, le 6 octobre. Le reportage sur les stratégies marketing avait passionné 2,9 millions de personnes (12,2 % de pda).

>> A lire aussi : Dans « Cash Investigation », le ministre de l’Agriculture s’engage à restreindre l’utilisation d’un insecticide dangereux

Sur Twitter l’émission faisait partie des sujets les plus commentés mardi soir. Les internautes ont notamment été scandalisés par les révélations de Cash Investigation.

3 février 2016

Sous le même soleil oeuvre pour l'intégration des autistes

De gauche à droite : Gaëlle Chadouteaux, vice-présidente ; Ruzanna Riffaud-Manoukian, présidente.
De gauche à droite : Gaëlle Chadouteaux, vice-présidente ; Ruzanna Riffaud-Manoukian, présidente. 

Créée très récemment, l'association Sous le même soleil veut développer la formation et les moyens d'accompagnement de personnes autistes.

Une présidente concernée

Ruzanna Riffaud-Manukyan est maman d'une petite autiste de 7 ans, Vassanta.

« Dans ces pays, il y a une connaissance de l'autisme très pointue comme en Belgique et d'autres pays européens », explique la maman venant de Russie et originaire d'Arménie. Mais, en France, on a trente-cinq ans de retard concernant le traitement de l'autisme. « Il n'y a rien de fait, sinon mettre nos enfants dans des hôpitaux psychiatriques ou dans des IME (Institut médico-éducatif). »

Elle a alors fait le choix de monter une association « et faire en sorte que cette croix, que je porte, profite à d'autres ».

Développer la formation

Cette association a notamment pour but de former des intervenants auprès d'enfants atteints de Troubles du spectre de l'autisme (TSA). « C'est mon premier objectif : montrer ce qu'est réellement l'autisme et surtout comment se comporter avec ces enfants-là. »

En France, on ne sait pas que l'autisme est un problème de comportement, ce n'est pas une maladie mentale. « Je voudrais que l'association donne des clefs pour l'intégration de ces enfants, pour qu'ils s'épanouissent et qu'ils aient accès aux mêmes choses que les autres enfants. »

Des projets pour les familles

Ruzanna Riffaud-Manukyan a la volonté de créer un réseau regroupant des compétences particulières au niveau de l'accompagnement spécialisé. Ces formations s'adresseront aux familles du Calvados, de la Manche et de l'Orne, mais aussi aux aidants et aux professionnels.

Elle envisage également de créer un centre de loisirs avec de l'éveil musical, de la peinture, du sport, notamment. Elle souhaite encore faciliter les échanges avec d'autres centres, et entre les professionnels.

Sous le même soleil, 9, rue de la Mairie, Saint-Vigor-le-Grand.Tous les jeudis, à 13 h 30, un psychologue comportementaliste de la Sarthe, Nardjess Boukerfa, sera présent pour écouter les parents d'enfants atteints de TSA et répondra individuellement à leurs questions. Prendre rendez-vous au 06 28 23 52 22.

2 février 2016

Ce patron normand n'emploie que des personnes autistes

Simon Becq (à droite) en est convaincu : les personnes autistes ont leur place dans l’entreprise.
Simon Becq (à droite) en est convaincu : les personnes autistes ont leur place dans l’entreprise. | Ouest-France


Cas unique en France, Griss est une société où l’on n’embauche que des personnes autistes. Elle se trouve une pépinière spécialisée dans le numérique, près de Rouen.

« Si on veut trouver de nouvelles solutions, il faut embaucher des gens qui pensent autrement. » Simon Becq en est convaincu, les personnes autistes atteintes du syndrome d’Asperger ont leur place dans l’entreprise. Tellement convaincu que lorsqu’il fonde la sienne, Griss, en octobre 2015, c’est pour leur donner un travail, et pas n’importe lequel.

Griss emploie trois ingénieurs jusque-là au chômage, trois hommes autistes qui ne trouvaient pas d’emploi malgré leurs diplômes. Et ce n’est qu’un début. >>> Lire la suite

2 février 2016

Accompagnant éducatif et social : un nouveau diplôme de niveau V

La restructuration des diplômes de travail social démarre par le niveau V avec la création d'un "diplôme d'Etat d'accompagnant éducatif et social", qui fusionne deux diplômes existants (DEAVS et DEAMP) et combine trois spécialités (domicile, établissement, cadre scolaire). Les mobilités professionnelles devraient être facilitées grâce aux passerelles entre les spécialités.
La galaxie des diplômes du travail social compte désormais un nouveau venu : le "diplôme d'Etat d'accompagnant éducatif et social" (DEAES), créé par un décret et un arrêté du 29 janvier 2016, qui constitue le premier niveau de qualification dans le champ du travail social. L'accompagnant éducatif et social intervient auprès d'enfants, d'adolescents, d'adultes, de personnes vieillissantes ou de familles.

Lutter contre l'usure professionnelle

La création d'un diplôme unique d'accompagnant avait été annoncée par le gouvernement en août 2013, à l'occasion de la présentation de mesures de professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire (désormais dénommés "accompagnants des élèves en situation de handicap" - AESH). Ce nouveau titre fusionne les diplômes existants de travail social de niveau V (infra-bac) - diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS) et diplôme d'Etat d'aide médico-psychologique (DEAMP) - afin de créer un nouveau métier de l'accompagnement.
L'intérêt ? Au lieu d'avoir des diplômes "étanches" par domaine d'intervention (DEAVS pour le domicile et DEAMP pour les établissements et services médico-sociaux), le gouvernement a choisi d'aller vers un diplôme plus transversal, avec un tronc commun consacré à l'accompagnement des personnes et des approfondissements plus spécifiquement consacrés aux différents lieux d'exercice du métier. L'intervention en milieu scolaire constitue la troisième spécialisation de ce diplôme rénové, permettant ainsi de développer un métier d'auxiliaire de vie scolaire qualifié avec des perspectives de mobilité professionnelle.
Les titulaires de ce nouveau diplôme pourront donc (s'ils obtiennent les spécialités adéquates) diversifier leurs lieux d'exercice et le type de fonctions occupées et avoir de vrais parcours professionnels. Le gouvernement y voit aussi un moyen de lutter contre l'usure professionnelle.

Trois terrains d'intervention

Les compétences qu'il permet d'acquérir sont de deux ordres : accompagner les personnes au quotidien et coopérer avec l'ensemble des professionnels concernés. L'accompagnement peut être réalisé dans trois types d'environnement : à domicile, au sein d'une structure collective ou dans le milieu scolaire. Ainsi, ce nouveau diplôme se compose d'un socle commun de compétences et des trois spécialités suivantes.

- Première spécialité : accompagnement de la vie à domicile
L'accompagnant éducatif et social "contribue à la qualité de vie de la personne, au développement ou au maintien de ses capacités à vivre à son domicile". Il intervient auprès de personnes âgées, handicapées, ou auprès de familles. Il veille "au respect de leurs droits et libertés et de leurs choix de vie dans leur espace privé".
Les principaux lieux ou modalités d'intervention : domicile de la personne accompagnée, particulier employeur, appartements thérapeutiques, centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), foyers logement, maisons d'accueil rurale pour personnes âgées (Marpa), services d'aide et d'accompagnement à domicile (Saad), services d'aide à la personne (SAP), services d'accompagnement à la vie sociale (SAVS), services d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (Samsah), services polyvalents de soins et d'aide à domicile (Spasad), services de soins infirmiers à domicile (Ssiad), etc.

- Deuxième spécialité : accompagnement de la vie en structure collective
Dans le cadre d'un projet institutionnel, l'accompagnant éducatif et social "contribue par son action au soutien des relations interpersonnelles et à la qualité de vie de la personne dans son lieu de vie". Au sein d'un collectif, il veille au respect de ses droits et libertés et de ses choix de vie au quotidien.
Les principaux lieux d'intervention : établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), unités de soins longue durée (USLD), foyers-logement, Marpa, Marpa pour adultes handicapes vieillissants (MARPAHVIE), maisons d'accueil spécialisées (MAS), foyers d'accueil médicalisés (FAM), foyers de vie, foyer occupationnel, établissements et services d'aide par le travail (Esat), foyers d'hébergement, maisons d'enfants à caractère social (Mecs), instituts médico-éducatifs (IME), institut d'éducation motrice (IEM), instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (Itep), CHRS, maisons relais, appartements thérapeutiques, établissements publics de santé mentale, accueil de jour, etc.

- Troisième spécialité : accompagnement à l'éducation inclusive et à la vie ordinaire
Dans le cadre d'un projet personnalisé fixé par le plan personnalisé de compensation, la mission de l'accompagnant éducatif et social consiste "à faciliter, favoriser et participer à l'autonomie des enfants, adolescents et des jeunes adultes en situation de handicap dans les activités d'apprentissage, et les activités culturelles, sportives, artistiques et de loisirs". Il inscrit obligatoirement son intervention "en complémentarité, en interaction et en synergie" avec les professionnels en charge de la mise en œuvre du projet personnalisé du jeune et la famille.
Les principaux lieux d'intervention : structures d'accueil de la petite enfance, établissements d'enseignement et de formation, lieux de stages, d'apprentissage, d'alternance, ou d'emploi, lieux d'activités culturelles, sportives, artistiques et de loisirs, établissements et services médico-sociaux, lieux de formation professionnelle.

Formation d'une à deux années

Comme tout diplôme, le DEAES peut être obtenu par la voie de la formation ou, en tout ou partie, par le biais d'une validation des acquis de l'expérience (VAE).
Pour pouvoir suivre la formation, les candidats sont soumis à des épreuves d'entrée, organisées par les établissements de formation, qui comprennent une épreuve écrite d'admissibilité et une épreuve orale d'admission.
La formation comprend une partie théorique et une partie pratique dispensée au cours de stages en alternance.
Dans le détail, la formation comporte 504 heures de formation théorique, une période de détermination de parcours pour choisir sa spécialité (7 heures) et des temps de validation de l'acquisition des compétences (14 heures). Elle comprend 378 heures de socle commun et 147 heures de spécialités. La formation comprend également 840 heures de formation pratique.
L'ensemble de la formation est organisée sur une amplitude de 12 à 24 mois, sachant que la durée et le contenu de la formation peuvent varier en fonction de l'expérience professionnelle et des diplômes déjà détenus par les candidats.

Passerelles

Le diplôme doit mentionner la spécialité acquise. Pour fluidifier les passages d'une spécialité à l'autre, pourront être dispensés des épreuves d'entrée en formation les candidats titulaires du diplôme d'Etat d'accompagnant éducatif et social qui souhaitent obtenir une spécialité différente de celle acquise au titre de leur diplôme ainsi que les candidats titulaires d'un DEAMP ou d'un DEAVS qui souhaitent s'inscrire dans une autre spécialité que celle acquise au titre de leur diplôme.

Obtention automatique du diplôme

Les nouveaux référentiels présentant des similitudes avec ceux des DEAVS et DEAMP, les titulaires du diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale ou du certificat d'aptitude aux fonctions d'aide à domicile ou de la mention complémentaire aide à domicile sont, "de droit", titulaires du DEAES, spécialité "accompagnement de la vie à domicile". Quant aux titulaires du diplôme d'Etat d'aide médico-psychologique ou du certificat d'aptitude aux fonctions d'aide médico-psychologique, ils sont, là aussi "de droit", titulaires du DEAES, spécialité "accompagnement de la vie en structure collective".

Dispositions transitoires

Il est prévu une période transitoire pendant laquelle les personnes engagées dans un cycle de formation ou de validation des acquis de l'expérience relevant des précédentes dispositions applicables pour l'obtention d'un diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale ou d'aide médico-psychologique peuvent poursuivre leur formation.
2 février 2016

La génération perdue de l'autisme : ces adultes qu'on a sacrifiés au nom de diagnostics erronés

Publié le 11 Janvier 2016 - Mis à jour le 15 Janvier 2016

Certains autistes passent encore une grande partie de leur vie sans savoir qu'ils le sont, envoyés à défaut dans des établissements psychiatriques ou soignés pour des troubles qu'ils n'ont jamais eu. La France est en effet très en retard concernant la prise en charge de cette maladie, au point d'être sanctionnée par l'Union européenne.

La génération perdue de l’autisme : ces adultes qu’on a sacrifiés au nom de diagnostics erronés

Atlantico : Selon un article de The Atlantic, toute une génération d'autistes américains qui ont aujourd'hui autour de 50/55 ans ont été mal diagnostiqués, mal soignés et placés à tort dans des hôpitaux psychiatriques. Certains parents porteurs des troubles autistiques les plus légers découvrent même aujourd'hui en même temps que leur enfant qu'ils souffrent de ce syndrome. Est-ce le cas en France ?

Lise Malézé : Oui, ce phénomène a bien lieu en France et je dirais certainement plus qu’aux Etats-Unis, car nous sommes très en retard sur la pose du diagnostic et la prise en charge de l’autisme par rapport aux autres pays, au point que l’on paye des amendes à l’Union européenne parce qu’on ne respecte pas assez les lois en vigueur.

Il n’y a pas assez de structures spécialisées, et beaucoup d’enfants autistes se retrouvent dans des hôpitaux psychiatriques alors qu’ils auraient la capacité de suivre à l’école si des mesures étaient mises en place pour qu’ils puissent rester dans le cadre scolaire.

Des parents qui souffrent de troubles autistiques légers découvrent aussi qu’ils sont autistes seulement lorsque que l’on diagnostique leur enfant (si l’on ne connaît pas encore la cause précise de l’autisme, il est possible qu’il y ait une prévalence génétique, car cette maladie peut se transmettre de génération en génération), et je vois encore très fréquemment des adultes de 25/30 ans qui apprennent sur le tard qu’ils sont autistes.

Ce problème s’aggrave dès que l’on s’éloigne de Paris, dans des régions où les familles ont moins accès à la psychologie en général.

C’est très dommageable, car si on ne peut pas guérir totalement de l’autisme, plus un sujet est détecté jeune, plus il fera de progrès pour parvenir à s’intégrer dans la société.

La pose du diagnostic, même tardive, est-elle bénéfique pour une personne autiste ? 

Face à la pose du diagnostic pour des troubles autistiques légers, il y deux types d’attitudes.

Certaines personnes sont soulagées de mettre des mots sur leurs différences, et en arrivent même parfois à la revendiquer. Cela leur permet aussi de toucher les allocations handicap et d'avoir des aménagements de leurs conditions de travail.

D’autres personnes, en général bien entourées par leur famille et des amis porteurs, préfèrent au contraire minimiser le problème ou l’accepter comme tel sans entamer une démarche de soins, car ils ne souhaitent pas se voir coller une étiquette d’handicapé sur le front. On observe le même phénomène chez les parents d’enfant autiste, qui ont du mal à accepter que leur petit soit différent des autres.

Quels signes doivent alerter les parents sur de possibles troubles autistiques de leur enfant ? 

Quand il s'agit des tous petits de moins de trois ans, ce sont des enfants qui sont très peu en interaction avec les autres, qui ne regardent pas leur maman quand elle leur donne le biberon par exemple, qui sont trop calmes et restent dans leur coin.

A partir de deux ans, les enfants autistes ne développent pas ce qu’on appelle du jeu symbolique, c’est-à-dire jouer à la dinette ou à la poupée. Ils vont se réfugier dans des rituels obsessionnels, comme faire tout le temps le même jeu par exemple, ou lire tout le temps le même livre.

Quand ils grandissent, les enfants autistes peuvent ne pas développer le langage, ou alors ils développent au contraire un langage très riche mais qui n’a pas valeur de communication, c'est-à-dire qu'ils se racontent leurs propres histoires, ils ne parlent que pour eux-mêmes. Un enfant autiste ne communique pas avec les autres de manière générale (pour les enfants souffrants du syndrome d'Asperger par exemple, ils ne vont pas montrer du doigt quand ils veulent quelque chose).

L’enfant autiste peut aussi avoir des troubles du comportement, comme faire des crises violentes de colère quand on change ses habitudes ou qu’on fait une sortie.

Ces enfants peuvent aussi se mordre, se taper la tête contre un mur ou balancer leur main devant leur yeux (ce sont des mécanismes qui les aident à se calmer).

A-t-on tout de même progressé dans la pose du diagnostic du syndrome autistique en France au cours de ces dernières années ? 

Oui, on a progressé dans la pose du diagnostic, même si les inégalités territoriales restent très fortes. En région parisienne, on arrive maintenant à diagnostiquer des enfants dès 3 ou 4 ans.

Mais malheureusement ce sont souvent les écoles qui font des signalements, alors qu'en général les parents sentent très tôt que leur bébé à un problème. Les médecins et les professionnels de la petite enfance sont assez mal formés en ce qui concerne les tous petits ; la plupart minimisent le problème, où alors ne savent tout simplement pas vers qui orienter les parents, qui entament alors un véritable parcours du combattant pour arriver à faire diagnostiquer leur enfant et mettre en place une prise en charge adaptée. Sans compter bien sûr les blocages psychologiques qui poussent bien souvent les parents à fermer les yeux et à mettre plusieurs années avant de franchir les portes d'un hôpital ou de consulter un psychiatre.   

Vers qui les parents peuvent-ils se tourner actuellement en France pour aider leur enfant ? 

Il existe dans chaque région un centre dédié à l’autisme, où les parents peuvent aller obtenir des informations et s’orienter.

En région parisienne, il y a des bilans qui sont proposés dans certains hôpitaux - Robert-Debré, la Pitié Salpétrière, Necker ou le centre de Créteil - spécialisés dans le diagnostic de l’autisme. C’est plus souvent dans les hôpitaux avec des cellules spécialisées qu’on arrive à détecter le problème rapidement, même si le délai d’attente pour un premier rendez-vous est au moins de six mois.

Sinon, il y a aussi les psychologues en libéral qui proposent leur service, mais c’est plus difficile d’être remboursé par la Sécurité sociale.

Pourquoi la France cumule-t-elle d'un tel retard dans dans la prise en charge de ce syndrome ? Est-ce un mal encore tabou ? 

Tabou, je ne sais pas, parce qu’on parle maintenant de plus en plus de l’autisme.

Le problème vient plutôt des stéréotypes que les gens ont dans la tête : celui des autistes géniaux comme le héros du film "Rain Man", ou celui d’un patient totalement attardé qui se balance au fin fond des hôpitaux psychiatriques, alors que c’est souvent des gens presque normaux qui ont juste des difficultés sociales et un peu du mal à s’adapter. Cela s’explique tout simplement par le fait que concrètement, la majorité des gens ne savent pas ce que c’est réellement qu’un autiste, s’ils en croisent un ils vont juste le trouver un peu bizarre, un peu malpoli ou un peu fou, c’est tout.



2 février 2016

Des robots aident de jeunes autistes à exprimer leurs émotions

article publié dansLa Croix

Depuis un an, six adolescents souffrant de troubles du spectre autistique suivent des ateliers avec les robots Nao.L’expérience, concluante, fait désormais l’objet d’une recherche scientifique.

Un enfant autiste face au robot Nao.  

Un enfant autiste face au robot Nao.  / Patrick Gaillardin/Look at sciences

« Avant, j’étais la main de Benjamin. Aujourd’hui, c’est Nao ! » Mère d’un adolescent de 12 ans souffrant de troubles envahissants du développement, Virginie s’émerveille des progrès de son fils depuis sa mise en contact avec ce robot bleu et blanc de 58 centimètres.

À lire  : Les Japonais prennent le contrôle du robot français Nao

« Sa rentrée au collège s’est parfaitement passée alors que ce n’était pas gagné, raconte-t-elle. À la maison, on parvient à assouplir certain rituels, comme manger à la même place avec les mêmes couverts ou seulement avec moi. Il arrive aussi à s’habiller seul et fait du foot avec des copains de son âge. Tenir un match entier devient de moins en moins compliqué. Il est dans une belle dynamique. »

À lire  : La lutte quotidienne des parents d’enfants autistes

Un CHU, une école d’ingénieurs et un lieu culturel

Durant un an, Benjamin a suivi, avec cinq autres jeunes présentant des troubles du spectre autistique, des ateliers utilisant des robots humanoïdes. Une expérimentation qui va être reconduite cette année et fait l’objet d’une recherche scientifique pour mieux en évaluer les effets.

Elle a la particularité de réunir des acteurs peu habitués à travailler ensemble : le CHU de Nantes, l’école d’ingénieurs Centrale Nantes et un lieu culturel, Stereolux, soucieux de rendre la création accessible à tous. « L’expérience s’est révélée très riche. On se doutait que ces adolescents seraient à l’aise avec cet outil. Mais ils s’en sont spontanément servis pour s’adresser à l’autre », souligne Laura Sarfaty, pédopsychiatre à l’hôpital de jour Samothrace, qui accueille des enfants de 11 à 18 ans ayant des troubles de la relation.

Le robot, « une transition entre soi et l’autre »

La première année, le petit groupe a alterné chaque semaine un atelier de création sonore et un atelier de robotique autour d’un album jeunesse, « Une histoire à quatre voix », d’Anthony Browne. Objectif : enregistrer les voix des adolescents puis leur faire programmer les robots pour qu’ils content cette histoire en sons et en gestes. « Le premier qui a voulu leur prêter sa voix était un jeune d’ordinaire très inhibé. Cela nous a surpris. Cet atelier les rend vraiment acteurs », salue Gwenaëlle Parchantour, infirmière à l’hôpital de jour.

Pour son collègue Renald Gaboriau, orthophoniste, « cet humanoïde à la bonne bouille est à la fois ludique et rassurant. Mais c’est aussi une vraie transition entre soi et l’autre. » Ainsi, au-delà du plaisir que les adolescents prennent à manipuler cette machine, commandée par ordinateur, ils se l’approprient pour exprimer leurs émotions. « Je pense à un jeune qui allait bientôt déménager, confie l’infirmière. Il a fait perdre à son robot sa femme, son chien… C’était un moyen de traduire ses propres angoisses. »

Un spectacle en conclusion

Les ateliers, qui se tiennent à Stereolux, sont toujours organisés de la même manière : les adolescents travaillent en binôme avec un ordinateur et un androïde, en présence de l’équipe soignante. Ils suivent durant une heure les instructions bienveillantes de Sophie Sakka, professeur à Centrale Nantes et présidente de l’association « Robots ! », qui entend diffuser la culture robotique au plus grand nombre.

À lire  : Les robots vont-ils nous mettre tous au chômage ?

« La première fois que j’ai vu ces jeunes, ils m’ont serré la main pour me dire bonjour, mais sans aucun contact visuel. Ils étaient là sans être là, décrit-elle. À chaque séance, ils allaient directement vers les robots. Jusqu’à ce jour où, quand j’ai montré quelque chose à l’ordinateur, l’un d’eux a posé sa tête sur mon bras… » La dernière séance a même fait l’objet d’une restitution devant un public restreint. « Cette année, ce sont eux qui ont demandé à refaire un spectacle. Cela peut sembler peu important mais c’est énorme. »

À lire  : Autisme, la recommandation favorable à l’approche comportementale validée

« Le robot n’est pas un ami mais un outil »

L’équipe a d’ailleurs choisi de laisser davantage la main aux adolescents. « Ils ont déjà lancé des idées de thèmes. L’une veut faire chanter les automates, un autre veut parler des superhéros et un autre des vacances. On va donc monter des saynètes. »

L’aspect primordial de cette expérience réside dans la grande latitude offerte à ces jeunes. « Le robot n’est pas un ami mais un outil. Ailleurs, on utilise des robots déjà programmés pour discuter avec des patients. Ici, ce sont eux qui les commandent. » Ce qui n’empêche pas de belles interactions. « Lors de la dernière séance, ils les ont couchés dans leur boîte avec une délicatesse infinie », sourit Sophie Sakka.

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De nouvelles mesures attendues

Le 23 janvier dernier, au Congrès Autisme France, Ségolène Neuville, secrétaire d’État aux personnes handicapées, a annoncé un certain nombre de mesures. La Haute autorité de santé (HAS) a été sollicitée pour actualiser les recommandations relatives au diagnostic d’autisme qui datent de 2005. Par ailleurs, le fonctionnement des Centres ressources autisme (CRA) sera amené à évoluer en fonction des conclusions d’une mission de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), attendues fin février. Enfin, une campagne nationale grand public sur l’autisme, accompagnée de la création d’un site Internet, va être lancée.

À lire  : Le robot Zora anime les maisons de retraite

Florence Pagneux (à Nantes)
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