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"Au bonheur d'Elise"
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24 novembre 2018

Ciné-ma Différence -> PARVANA cet après-midi au cinéma Kosmos à Fontenay-sous-Bois avec Envol Loisirs

Fontenay-sous-Bois Info

Samedi 24 novembre 2018 à 16h15

Synopsis : En Afghanistan, sous le régime taliban, Parvana, onze ans, grandit à Kaboul ravagée par la guerre. Elle aime écouter les histoires que lui raconte son père, lecteur et écrivain public. Parvana est un conte merveilleux sur l’émancipation des femmes et l’imagination face à l’oppression.

Cinéma Le Kosmos

243 ter avenue de la République - 94120 Fontenay-sous-Bois
Salle NON accessible pour l’instant aux personnes à mobilité réduite (escalier). Boucle magnétique.

Tarif : 2,3 € avec le code « Envol Loisirs » à la caisse

Contact : Marie-Françoise LIPP

Téléphone : 06 82 01 27 97

Courriel : fontenaysousbois@cinemadifference.com

Grâce au :


 

Ciné-ma différence : des séances de cinéma TOUS PUBLICS, adaptées pour les personnes dont le handicap peut entraîner des troubles du comportement.
Présence de bénévoles / Information de l’ensemble du public / Son modéré / Lumière éteinte doucement / Absence de publicité et de bandes annonces.

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23 novembre 2018

Tutelles : pas de crédits, pas d'exonération de la participation de la personne protégée

22 novembre 2018
Jean-Noël Escudié / P2C pour Localtis

Service des tutelles

Dans une décision du 25 octobre, le Conseil d'État prend position sur le caractère limitatif du droit à certaines aides sociales. En l'espèce, Mme A... B..., mandataire judiciaire, contestait une décision du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande visant à exonérer une personne majeure protégée de sa participation au financement de sa mesure de protection, au motif que cette personne se trouvait en situation de surendettement. Dans un jugement du 11 juillet 2016, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait rejeté cette demande, conduisant Mme A... B... à se pourvoir devant le Conseil d'État. 

L'exonération de la participation est possible...

L'article 419 du code civil prévoit en effet que "lorsque le financement de la mesure ne peut être intégralement assuré par la personne protégée, il est pris en charge par la collectivité publique, selon des modalités de calcul communes à tous les mandataires judiciaires à la protection des majeurs et tenant compte des conditions de mise en œuvre de la mesure, quelles que soient les sources de financement". 
Pour sa part, l'article R.471-5-3 du code de l'action sociale et des familles (CASF) prévoit, dans sa rédaction applicable au litige, que "le préfet peut accorder, à titre exceptionnel, temporaire, une exonération d'une partie ou de l'ensemble de la participation de la personne protégée, en raison de difficultés particulières liées à l'existence de dettes contractées par la personne protégée avant l'ouverture d'une mesure de protection juridique des majeurs ou à la nécessité de faire face à des dépenses impératives".
Dans sa décision, le Conseil d'État ne conteste pas que les conditions d'une exonération étaient réunies, la situation de surendettement de la personne protégée, évoquée par la mandataire judiciaire, correspondant bien aux "difficultés particulières liées à l'existence de dettes contractées par la personne protégée avant l'ouverture d'une mesure de protection juridique des majeurs", visées par le Casf.

... mais elle ne saurait être un droit

Mais, même lorsque ces conditions sont réunies, l'exonération de la participation d'une personne majeure au financement de sa mesure de protection ne saurait être considérée pour autant comme un droit.
En effet, selon la décision du Conseil d'État, "eu égard à leurs termes et à leur objet, qui est de permettre, à titre exceptionnel et en raison de circonstances particulières, une prise en charge temporaire totale ou partielle par la collectivité publique des dépenses incombant au majeur protégé, ces dispositions ne peuvent être regardées comme instituant un droit que pourrait revendiquer toute personne confrontée aux difficultés mentionnées à l'article R. 471-5-4". En d'autres termes, l'exonération de la participation au financement d'une mesure de protection juridique est assimilable à une aide sociale facultative. 
"Dès lors, le préfet peut légalement se fonder, pour refuser d'accorder le bénéfice de cette mesure, sur des motifs tirés de l'insuffisance des crédits disponibles, sous le contrôle du juge administratif à qui il appartient de censurer une décision de refus en cas d'erreur de fait ou de droit, d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de pouvoir".

Référence : Conseil d'État, 6e et 5e chambres réunies, décision n°403417 du 25 octobre 2018, Mme A... B..., préfet des Hauts-de-Seine (mentionné aux tables du recueil Lebon).

23 novembre 2018

Will, la série qui sensibilise les enfants à la différence

article publié sur Handicap.fr

Résumé : À l'occasion de la semaine du handicap du 19 au 25 novembre 2018, France TV diffuse Will, un dessin animé qui raconte, à hauteur d'enfant, le quotidien d'un jeune garçon en fauteuil roulant. Focus sur le programme impertinent et sans complexe.

Par , le 19-11-2018

Du haut de ses neuf ans, Will est un petit garçon vif et plein de bonne humeur. Entouré de sa famille et ses amis, il nous invite à partager son quotidien en fauteuil dans la série courte éponyme que présente France Télévisions. 52 épisodes de deux minutes à retrouver au lancement de la Semaine européenne de l'emploi des personnes handicapées (SEEPH) le 19 novembre 2018, du lundi au vendredi à 11h35 sur France 4 et du lundi au vendredi à 8h05 sur France 3.

La série, elle raconte quoi ?

Pour comprendre ce programme, rien de mieux que Will pour en parler : « Salut. Moi, c'est Will... À part ça ? Ça roule, merci. J'ai neuf ans, un père, une mère, une petite sœur...Une vraie famille en or, et des potes trop sympas : Hamilton et Samantha... J'peux pas me passer d'eux ! Et puis, il y a aussi Guntmar genre p'tite tête gros bras, Mégane la peste et Guy-Olivier le pot-de-colle. Eux, c'est un peu des boulets mais ils me font rire ! J'adore les faire tourner en bourrique en leur racontant des histoires à dormir debout... Faut dire que, niveau tchatche, je suis expert ! Et sinon ? Ben, je suis en fauteuil... Mais t'inquiète, j'assure ! Basket, football, jeux de ballon divers, course à pied ou en fauteuil, glissade toute surface et boules-de-neige, jeux vidéos, télévision... Avec mes amis, on est toujours à fond ! Enfile tes baskets, va falloir me suivre ! »

Le handicap mais pas seulement

Le handicap est, bien entendu, un des ressorts des aventures du jeune garçon mais pas le centre. Son fauteuil fait partie de ce qu'il est, au même titre que son franc-parler ou son imagination. Sa « différence », ce sont surtout les autres qui la lui renvoient, avec leurs préjugés, leur compassion déplacée, des remarques maladroites et des regards insistants. Et ces fichus escaliers qui encombrent la ville ! Le groupe France TV s'inspire du quotidien pour partager une histoire qui colle à la réalité, et ça marche ! Pour cela, la production a travaillé au contact d'enfants en situation de handicap au sein de l'IEM (institut d'éducation motrice) « Les chemins de traverse », près de Paris. Ce fut, pour eux, « l'occasion de voir jusqu'où il est possible d'aller dans les situations et l'humour sur le handicap ».

Le rire, la plus belle des armes

Will est amateur d'autodérision. Toujours bon public, il apprécie les blagues, quand elles sont drôles. Par-dessus tout, Will reste une série réaliste : bien que casse-cou, l'enfant n'est pas un surhomme et reste penaud devant une montée d'escaliers. À chaque début d'épisode, il s'adresse au téléspectateur et livre son point de vue sur l'existence et la vie avant de nous entraîner dans son quotidien. Il conclut, de la même manière, face caméra, en partageant avec les téléspectateurs ses réflexions du jour. 

© FranceTV

Voir la vidéo Will - Les pigeons mutants (Ep.1)
 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr (Actus)

22 novembre 2018

Il est crucial que les aidants soient eux-mêmes aidés

 

"Il est crucial que les aidants soient eux-mêmes aidés"

Axel Kahn participera au Forum Libération "La santé à cœur ouvert", une soirée de débats organisée mardi 27 novembre à Paris. Inscrivez-vous ici. Un groupe de personnes en réunion n'est pas une société.

https://www.liberation.fr

 

22 novembre 2018

Café Joyeux à Paris -> Ouverture du 3e coffee-shop !

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22 novembre 2018

Pour rappel octobre 2017 -> Selon la rapporteuse de l'Onu, l'État français doit fermer progressivement tous les établissements

 

Selon la rapporteuse de l'Onu, l'État français doit fermer progressivement tous les établissements

La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, à l'issue de sa première visite dans l'Hexagone, a pointé les retards de la France en la matière, allant jusqu'à dénoncer un " système de ségrégation " concernant les 300 000 enfants et adultes vivant en établissement.

https://www.faire-face.fr

 

21 novembre 2018

Défenseur des Droits : les enfants handicapés au cœur des préoccupations

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Comme chaque année, à l'occasion de la Journée mondiale des droits de l'enfant du 20 novembre, le Défenseur des droits (DDD) a remis son rapport. En 2018, il s'intéresse aux enfants de 0 à 6 ans et se penche sur l'inclusion des jeunes handicapés.

Par , le 20-11-2018

Quelle place notre société fait-elle aux bébés et aux jeunes enfants ? Jacques Toubon s'intéresse aux 5,2 millions d'enfants de 0 à 6 ans, estimant qu'il est nécessaire de se mobiliser pour la petite enfance, « en tout premier lieu, dans la protection contre toute forme de violence ». Le Défenseur des droits appelle à mieux garantir les droits des plus petits, demandant aux pouvoirs publics d'interdire, notamment, la fessée et de s'interroger sur les effets des écrans ou du placement en rétention. Son rapport annuel consacré aux droits de l'enfant, réalisé avec son adjointe Geneviève Avenard, Défenseure des enfants, est intitulé « De la naissance à 6 ans : au commencement des droits » ; il est publié la veille de la Journée internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 2018. En 2017, 2 959 saisines ont concerné les droits de l'enfant, en premier lieu pour des questions liées à la protection de l'enfance, en deuxième lieu au handicap.

Les activités périscolaires non accessibles ?

Dans ce rapport, le Défenseur formule 26 recommandations et accorde donc une place importante aux enfants handicapés. Ils tirent plusieurs conclusions, à commencer par la difficulté d'accès aux activités périscolaires. La mission nationale « Accueil et handicap » révèle qu'environ 60 % des parents souhaitent y inscrire leur enfant mais ne sont exaucés que dans 20 % des cas. Selon M. Toubon, la difficulté majeure est « l'absence d'évaluation et donc d'objectivation par les MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) des besoins de l'enfant et des réponses à apporter pour permettre cet accueil ». Il estime que la « possibilité, pour tous les enfants, d'accéder à des activités de loisirs nécessite de travailler à la création d'une offre abordable d'activités périscolaires, d'encourager une répartition plus homogène des lieux d'accueil périscolaire sur le territoire et d'assurer le respect de leur vocation inclusive. » Un enjeu identifié par le gouvernement, selon lui, puisque le « Plan mercredi » (article en lien ci-dessous), lancé à la rentrée 2018 par les ministères de l'Éducation nationale, des Sports et de la Culture a pour objectif de réduire les fractures sociale et territoriale.

Peu d'enfants handicapés en maternelle

Le Défenseur des droits observe un progrès concernant l'inscription des enfants handicapés au sein de l'école élémentaire la plus proche de leur domicile mais note, toutefois, que la situation reste préoccupante en maternelle, notamment parce que la scolarité n'était jusqu'à maintenant obligatoire qu'à partir de 6 ans (elle le sera à partir de 3 ans dès la rentrée 2019, article en lien ci-dessous). Selon les données agrégées des centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP), seuls 79% des enfants de plus de trois ans suivis dans ces structures seraient scolarisés contre 94% dans la population générale et, parmi eux, seuls 55% le seraient à temps plein. Ceux souffrant de troubles autistiques sont les plus pénalisés : seuls 30% seraient scolarisés en maternelle, en moyenne deux jours par semaine. En réponse, la stratégie nationale de santé 2018-2022 et la stratégie nationale pour l'autisme 2018- 2022 ont fixé pour objectif l'amélioration du taux de scolarisation des enfants porteurs de troubles autistiques. Le gouvernement a, dans ce contexte, annoncé le triplement du nombre d'unités d'enseignement maternelle autisme (UEMa), qui seront déployées au sein des écoles maternelles pour favoriser une meilleure inclusion. Malgré des évolutions positives, le Défenseur des droits constate que de nombreux enfants en situation de handicap rencontrent encore des difficultés pour accéder à une scolarisation ordinaire et bénéficier des aménagements nécessaires. Il préconise alors la présence d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH), sans que cette solution ne constitue une réponse universelle. La clé est donc d'adapter « l'offre éducative pour qu'elle corresponde aux facultés et aux besoins de l'enfant en restant inclusive. »

Des éducateurs mieux formés

Sa recommandation 11 rappelle la « nécessité de disposer de données fines et continues permettant d'apprécier les évolutions et les difficultés persistantes de la scolarisation des enfants handicapés ». Il recommande également « au ministère de l'Éducation nationale de mettre en œuvre des actions visant à familiariser l'ensemble des enseignants aux processus d'évaluation des besoins des élèves handicapés et aux aménagements pouvant être mis en place pour y répondre, en lien avec les professionnels du handicap et les parents ». Autrement dit, il attend une réelle politique d'inclusion, dès le plus jeune âge, qui implique une « mobilisation des pouvoirs publics et des professionnels à tous les niveaux ». M. Toubon observe que le diplôme d'Etat des éducateurs de jeunes enfants aborde le handicap de manière purement théorique. Il appelle à renforcer la formation, initiale et continue, des professionnels intervenant dans le domaine de la petite enfance sur la prise en charge d'enfants en situation de handicap.

Des crèches accessibles à tous

Enfin, le Défenseur des droits demande aux collectivités publiques « de prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre l'accès effectif de tous les enfants, sans aucune discrimination, aux modes d'accueil collectif de la petite enfance, notamment en développant des offres d'accueil flexibles permettant des temps de présence modulables ». M. Toubon tient à mettre en valeur des dispositifs positifs comme la plateforme d'accompagnement « petite enfance et handicap », dans les crèches Crescendo du groupe SOS. Ce portail accompagne les enfants handicapés de deux mois et demi à six ans accueillis dans ses crèches. Le petit plus : une équipe mobile pluridisciplinaire, composée d'une responsable, de psychologues et de psychomotriciennes, intervient dans plusieurs crèches auprès des professionnels de la petite enfance et accompagne les familles, en lien avec les différents partenaires de soins. Résultat : des parents et des professionnels « sécurisés ». Un exemple, selon le DDD, de bonne pratique, qui favorise, in fine, l'insertion des enfants handicapés à l'école. Son rapport a été remis à Emmanuel Macron le 20 novembre.


 

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Sur Handicap.fr (Actus)

21 novembre 2018

Voir ou revoir Extra-ordinaires sur France 5 - Le Monde en face - Débat & film - 20.11.2018

le monde en face extra-ordinaire le filmdisponible 6 jours (cliquez sur le lien ou sur l'image)

diffusé le mar. 20.11.18 à 20h55
de : Sarah Lebas, Damien Vercaemer, Damien Pasinetti
société | 69min | 2018 | tous publics

Depuis 2005, la loi donne les mêmes droits aux personnes handicapés qu'aux valides. Pourtant, leur quotidien demeure difficile. Plusieurs jeunes autistes ou trisomiques prennent la parole pour évoquer leurs difficultés, leur parcours, mais aussi leurs joies et leurs espoirs. Laura vient de fêter ses 23 ans. Elle est hôtesse d'accueil. Parce qu'elle est trisomique, elle a mis cinq ans à décrocher ce poste, luttant sans cesse contre les préjugés. Eloise a 13 ans. Autiste asperger, elle impose sa différence avec humour. Aymeric, 17 ans, a été diagnostiqué autiste sévère à l'âge de 3 ans, mais il est aujourd'hui apprenti paysagiste. Magali découvre à 38 ans qu'elle est autiste asperger, peu de temps après le moment où son fils Julien est diagnostiqué autiste sévère. Aujourd'hui elle se bat pour deux.

dle monde en face extra-ordinairesisponible +30 jours (cliquez sur le lien ou sur l'image)

diffusé le mar. 20.11.18 à 22h00
politique | 41min | tous publics

A l'occasion de la Semaine Européenne pour l'Emploi des Personnes Handicapées (du 19 au 25 novembre 2018), France 5 propose ce documentaire inédit « Extra-ordinaires » dans Le Monde en face

Ils sont autistes, trisomiques : tous bousculent nos convictions et notre indifférence. Tous choisissent de ne plus se taire, de ne plus laisser les autres parler pour eux. Ce sont de vrais pionniers du vivre ensemble. C'est leur histoire.

Laura vient de fêter ses 23 ans. Elle est hôtesse d’accueil. Un emploi qu’elle a mis cinq ans à décrocher, luttant sans cesse contre les préjugés. Laura a quelque chose en plus, un chromosome, elle est trisomique.

Et cette histoire n’est pas seulement la sienne. Trisomiques ou autistes, ils sont 700 000 à vouloir vivre comme les autres. Depuis 2005, la loi handicap leur donne les mêmes droits que tout le monde. Et pourtant ils sont encore trop souvent invisibles.

Eloise a 13 ans. Autiste asperger, elle impose sa différence avec humour. C’est une collégienne presque comme les autres. 

Aymeric a 17 ans. Diagnostiqué autiste sévère à l’âge de trois ans, condamné par la médecine à vivre dans le silence, il est aujourd’hui apprenti paysagiste.

Magali découvre à 38 ans qu’elle est autiste asperger, peu de temps après le moment où son fils Julien est diagnostiqué autiste sévère. Aujourd'hui, elle se bat pour deux.

« Extra-ordinaires » 70’

Réalisé par Sarah Lebas, Damien Vercaemer et Damien Pasinetti

Avec la voix de Lambert Wilson

Production Caméra subjective / les films du Huitième jour avec la participation de France Télévisions

Le documentaire est suivi d'un débat présenté par Marina Carrère d'Encausse.

- Laura, 23 ans, atteinte de trisomie, hôtesse d'accueil (participe au documentaire)

- Héloïse, collégienne, autiste asperger, en classe de 3ème, (participe au documentaire)

- Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées

- Samuel Le Bihan, acteur et auteur de « Un bonheur que je ne souhaite à personne », père d'une petite fille Angia, sept ans, autiste

- Elizabeth Tchoungui, mère d'un petit garçon autiste asperger de neuf ans, Alexandre, qui publiera le 14 novembre prochain chez Flammarion « Le jour où tu es né une deuxième fois »

20 novembre 2018

Belle ambiance à Pontault Combault avec l'association LE HERISSON

 

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L’association Hérisson avait privatisé le restaurant Terra Latina à Pontault Combault ce dimanche 18 novembre et m’avait demandé de venir animer la fin du repas.

C’est chose faite et c’était formidable!

Une soixantaine de personnes pour chanter et danser en ma compagnie. Que du positif, le genre de journée qui fait du bien.

« Le Hérisson » est une association pour enfants et jeunes adultes souffrant de handicap. Elle a été créé par des parents en 2000. Elle vise à favoriser les sorties, les échanges, les animations culturelles, pour mieux intégrer le handicap dans notre société.

https://www.facebook.com/associationherisson/

La dernière fois que j’ai chanté pour les joyeux membres de l’association « le hérisson » c’était en septembre, lors du Handi-Voile organisé par le Rotary club de Chelles. Depuis 3 ans maintenant j’anime le repas du Handi-Voile devant trois associations invitées.

Dimanche 18 novembre :

Je suis arrivé vers 11h30 pour installer mon matériel de sonorisation.

Mon épouse étant en contact FB avec quelques membres de l’association, Floriane, David et Reynald pour les citer, m’avait proposé de m’accompagner ce jour là pour leur faire une surprise.

Corinne, la présidente de l’association, nous avait donc cordialement invité tous les deux pour le déjeuner, pour le plus grand plaisir de David et ses amis, et le notre bien entendu.

Après l’installation, les joyeux « Hérisson » comme j’aime les appeler, sont arrivés au compte goutte, dans la même demi heure, accompagnés pour la plupart d’entre eux de leurs parents.

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Les longues embrassades (dans le vrai sens du terme), les sourires et les regards francs, les «comme je suis content de te voir »  se sont enchainés lors de nos retrouvailles.

Pas un seul membre n’a manqué de venir nous saluer, mon épouse et moi. Je suis toujours accueilli comme le Messie par les personnes souffrant de handicap mental et je remarque à chaque fois que ces belles personnes ne sont ni handicapées du coeur, ni de la courtoisie, ni de la gentillesse…

Beaucoup de discussions pendant le repas qui a suivi. J’étais attablé devant mon copain Vincent et ma femme était entourée de Floriane, David, Reynald, Sarah et Yannick… Ils ont beaucoup papoté ensemble, ils avaient tant de choses à se raconter…

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Depuis ma sono, une play list à base de « Marvin Gaye , Phil Collins, Lionel Ritchie » nous accompagnait pendant le déjeuner, bref, nous étions bien!

Après le dessert c’est à moi de jouer :

Je me place, guitare en bandoulière, au milieu de la salle, au plus près des 60 convives pour mieux chanter avec eux. Le  système HF (sans fil) dont je suis équipé me permet de me déplacer dans la salle et croyez bien que je ne m’en prive pas.

Réaction immédiate des membres de l’association, parents compris. Tout le monde chante, tape dans les mains, dans la joie, pendant une heure, au son de ma guitare. Que du bonheur!

David, qui me filme en selfie continu, se permet quelques duos avec moi, notamment sur Elle a les yeux revolver qu’il dédicace à sa maman qui adore Marc Lavoine.

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Je ne détaillerai pas le répertoire de dimanche dernier. Juste dire que les chansons étaient toutes joyeuses et dynamiques.

Floriane m’a demandé un hommage à Charles Aznavour, nous avons donc chanté Emmenez-moi .

Céline m’a demandé sa chanson , la célèbre Céline d’Hugues Aufray. Elle l’a aussi chanté avec moi.

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D’autres encore ont réclamé du Johnny. Alors Toute la musique que j’aime a résonné fort dans le restaurant.

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Julien demande du Claude François. Aussitôt les Clodettes du jour se lèvent spontanément et nous improvisons une chorégraphie sur Cette année-là . Julien nous a d’ailleurs fait un remarquable Claude François !

Floriane et Reynald ont chacun eu le courage de nous offrir une chanson en solo et a cappella. Bravo!

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Nous avons fait une belle farandole sur l’air de La ballade des gens heureux et avons conclu avec Il est où le bonheur , chanson de circonstance car ce dimanche 18/11 le bonheur était là, au restaurant Terra Latina.

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Après les chansons, nous avons dansé pendant une heure sur une play list que j’avais préparée.

Kool and the gang, Bee Gees, Michael Jackson, Earth wind and fire, Imagination…etc… que du bon!

Julien, David et Tristan n’ont pas quitté la piste une seconde et tous les membres « Hérisson » se sont régalés en dansant en famille.

Nous nous sommes quittés heureux d’avoir passé ce joli moment ensemble. Vivement la prochaine fois. Peut être irons nous faire un coucou à nos amis de l’association lors de leur repas de Noël?

Un grand merci à tous pour la joie que vous nous avez apportée à mon épouse et moi. Votre bonne humeur est contagieuse. Merci à Corinne pour la confiance accordée et pour son accueil sympathique.

20 novembre 2018

Organigramme de la Ligue de Sport Adapté d'Île-de-France

logo ligue de sport adpté idf

 

 

 


Ligue de Sport Adapté d'Île-de-France

Le site officiel de la Fédération Française du Sport Adapté. Au service des personnes en situation de handicap mental ou psychique. A chacun son défi !

http://www.sportadapteiledefrance.org

 

20 novembre 2018

Newsletter Ligue Sport Adapté IdF - Novembre 2018

 

Nous espérons que votre rentrée sportive s'est bien passée. La newsletter de la ligue reprend du service !

Les différents championnats ont maintenant débuté !

L'heure de penser aux compétitions régionales et nationales est venue. N'oubliez pas de renouveler votre licence sport adapté.

Nouveauté cette année, en plus des calendriers de chaque championnats, les résultats ainsi que les classements sont disponibles sur le site de la ligue :

Résultats
Classements
 

La photothèque

Découvrez, en exclusivité, les photos des premières journées de championnats régionaux sport adapté.

Après le basket sport adapté, le foot sport adapté, le tir à l'arc sport adapté, la pétanque sport adapté, c'est au tour du rugby sport adapté et du futsal sport adapté de démarrer la compétition.

Galeries photos
 

Associations Sport Adapté

Découvrez l'ensemble des associations et clubs sport adapté affiliés à la Fédération Française du Sport Adapté pour cette saison 2018-2019.

N'hésitez pas à prendre contact avec eux !

 

Du changement à la Ligue

Deux Conseillers Techniques Fédéraux ont récemment quitté leurs fonctions.

Romain Aït-Ali s’en est allé en août après deux ans et demi passés au sein de la ligue et Marie Chabrerie a, quant à elle, quitté ses fonctions en novembre après plus d'un an et demi au sein de la ligue.

La Ligue profite de ce turn-over, et du recrutement de deux CTF, pour revoir les missions générales de la ligue et de chacun des salariés en lien avec le projet fédéral.

Safia Haddadj, CTF à la ligue depuis 2007, s'occupe de la commission régionale pétanque sport adapté, intervient en établissement et s’occupe du suivi des basketteurs de haut niveau.

Alexandre Pereira, CTF à la ligue depuis novembre 2017, coordonne les commissions sportives, le suivi des nouveaux clubs affiliés, l'organisation des championnats régionaux et intervient en établissement.

Sandy Regent, recrutée en novembre, est sur des missions de prestations en établissements et la recherche de partenaires.

Aurélien Krop, recruté en novembre, s'occupe de la mise en place des séjours sportifs, du développement des activités motrices, du sport santé, et de l’encadrement de formations sport adapté.

Cette équipe est coordonnée par la responsable du développement, Esther Nommé.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter l'organigramme de la ligue ou à nous contacter. 

Organigramme
 

Victoires Sportives de l'Ile de France

Mardi 13 novembre 2018, la Région Ile-de-France​ a récompensé l'Equipe de France de Basketball Sport Adapté à l'occasion des Victoires Sportives de l'Île de France !

Félicitations aux quatre franciliens mis à l'honneur par la région : Antonio DA SILVA, Lorenzo MOONCA, Grégory SEJOR et Stéphane OBDIA !

 

A ne pas manquer …

Séjours sportifs

Pour cette saison 2018-2019, nous vous proposons un calendrier de séjours sportifs.

Trois séjours sont organisés par la Ligue, en mai, juin et septembre 2019, respectivement sur les bases de loisirs de St Quentin en Yvelines, Buthiers et Cergy.

 Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la Ligue

Séjours

Calendrier de formation 

Le calendrier de formation, de la saison 2018/2019 est désormais disponible en ligne. Pour le visionner, rien de plus simple, il vous suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous.

Vous y découvrirez aussi les modules 2 Athlétisme sport adapté et APT, nouveauté en Ile de France. Les inscriptions pour les différents modules se font en ligne.

Calendrier
formations
 

Ligue de Sport Adapté Ile de France
182, Rue Raymond Losserand
75014 Paris
www.sportadapteiledefrance.org/

01 45 40 71 37 
ffsacridf@wanadoo.fr

logo ligue de sport adpté idf

20 novembre 2018

Jennifer Carmichael, infirme moteur cérébrale, travaille sur de nouvelles façons d’enseigner

article publié dans 20 MINUTES

Technologie L’ingénieure pédagogique de 32 ans est spécialisée dans l’usage du numérique à visée éducative…

Thomas Weill

Publié le 15/11/18 à 18h17 — Mis à jour le 19/11/18 à 17h39

L'ingénieure pédagogique Jennifer Carmichael.

L'ingénieure pédagogique Jennifer Carmichael. — T. Weill/20 Minutes

  • Jennifer Carmichael, infirme moteur cérébrale, est ingénieure pédagogique.
  • Elle étudie l'utilisation des outils numériques dans l'éducation.
  • Selon elle, on ne devrait pas chercher une utilisation à la technologie, elle devrait répondre a un besoin.

Avec son master en sciences cognitives appliquées, elle fait partie des 24 % de personnes en situation de handicap en emploi à avoir un niveau d’étude égal ou supérieur au bac. Et elle ne souhaite pas s’arrêter là. A 32 ans, Jennifer Carmichael, infirme moteur cérébrale, est ingénieure pédagogique ; elle travaille sur de nouvelles façons d’enseigner. Son dada :  l’e-learning et la manière dont le numérique rend l’éducation plus accessible aux personnes handicapées.

Un dessin de Guillaume Perfetti, 44 ans, membre de l’Esat Image-Arts graphiques depuis 2014. Auparavant, en 2012, il a publié la BD «Alien Safari», aux éditions Defursen. Il est autiste Asperger.Un dessin de Guillaume Perfetti, 44 ans, membre de l’Esat Image-Arts graphiques depuis 2014. Auparavant, en 2012, il a publié la BD «Alien Safari», aux éditions Defursen. Il est autiste Asperger. - Guillaume Perfetti/Esat Image–Arts graphiques

Ce n’était pas forcément son idée au départ, elle qui avait envisagé une carrière en psychologie ou dans l’architecture. Pourtant, aujourd’hui, elle n’hésite pas à l’affirmer : « J’aime beaucoup l’éducation, c’est avec ça que l’on peut évoluer et faire évoluer les autres. »

« Rendre les cours plus actifs »

D’abord à un poste d’ingénieure pédagogique à l’université Paris Descartes, où elle « développait l’usage d’e-learning pour rendre les cours plus actifs », Jennifer Carmichael décide de suivre un diplôme universitaire à l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (INSHEA). Son but, se spécialiser dans les troubles spécifiques du langage et des apprentissages.

Elle y trouve ensuite un emploi, en tant qu’ingénieure pour l’accessibilité et l’ergonomie des outils numériques. Parmi les nombreuses fonctions qu’elle exerce, Jennifer Carmichael réalise un travail de veille sur les nouveaux outils d’enseignement, mène des « recherches sur le bon usage du numérique éducatif », et, surtout, elle « expertise des ressources numériques, comme des applications ou des logiciels, pour voir dans quelle mesure elles permettent de faciliter l’intégration des élèves à besoins éducatifs particuliers. »

Faciliter l'échange

En rédigeant des « fiches pédagogiques pour présenter ces ressources ou des comparatifs », elle s’est forgé une approche bien spécifique de l’utilisation du numérique dans l’éducation.

« Beaucoup de gens observent les technologies, et essayent d’y trouver des applications, mais ils prennent le problème à l’envers. Mon positionnement consiste à partir de l’humain, et de chercher s’il y a des technologies intéressantes pour répondre à ses besoins. » Cette approche lui permet d’adresser un des risques lié aux ressources numériques, un risque « pervers » selon elle, « celui de revenir à l’époque où les personnes handicapées étaient cachées. Le numérique est une bonne chose pour faciliter l’échange, le contact humain, pas lorsqu’il permet de l’éviter. »

Afin de pousser plus avant son travail de recherche, la jeune femme voudrait se lancer dans la recherche, notamment pour étudier les stéréotypes dont souffrent les personnes en situation de handicap. « Pour moi, la recherche, c’est réfléchir à un idéal. On essaie de mieux comprendre le monde. » Et peut-être aussi de le faire avancer.

19 novembre 2018

AESH : Comment réduire une profession en devenir à de l’esclavage moderne ?

logo club de mediapartarticle publié dans Médiapart

18 nov. 2018

Par Blog : Le blog de Hélène Elouard

AESH (Accompagnant.es d’Élèves en Situation de Handicap) Notre mission d'accompagnant·es risque de se réduire à une mission d'exécutant·es où nous n'aurons d'autre choix que de de faire des tâches toujours plus nombreuses sans pouvoir favoriser l'apprentissage et donc l'inclusion des élèves en situation de handicap.

 

Depuis la loi d’Inclusion de 2005, des dispositifs faits de bric et de broc se sont installés autour des élèves en situation de handicap avec l’idée « lumineuse » de leur octroyer un personnel pour les aider dans cette inclusion.

Appelé.es AVS au départ (Auxiliaires de Vie Scolaires), le nom se transforme en 2016 en AESH (Accompagnant.es d’Elèves en Situation de Handicap) … C’est-à-dire que nous sommes passé.es du « statut » d’auxiliaire de l’enseignant·e à l’accompagnant·e de l’élève. En clair, nous ne sommes plus là pour seconder les enseignant.es mais pour favoriser l’inclusion et donc l’apprentissage et l’autonomie de l’élève. Les AESH peuvent se réjouir. Ouf ! Une reconnaissance de nos compétences se met en place… Nous prenons du galon. On nous accorde un petit pouvoir qui est pourtant la simple résultante de notre travail, de nos compétences et de nos responsabilités. Pouvoir qui n’est aucunement suivi ni par le salaire ni par la place dans l’établissement ni par l’information qui devrait nous être due.

Mais plein·es d’espoir et d’illusions, nous voilà lancé·es dans notre combat : le statut, la reconnaissance des AESH, le salaire, les formations, etc. Malgré le mauvais traitement que certain·es subissent de la part de leurs collègues enseignant·es ou du personnel administratif, malgré la demande non légale de nous donner toujours plus de tâches qui n’ont rien à voir avec nos missions, nous espérons une amélioration, un hidalgo… On se persuade qu’une brèche est ouverte, que nous allons enfin être un personnel à part entière de l’Éducation Nationale…

C’était compter sans Jean-Michel Blanquer, notre cher Ministre de l’Education Nationale et ses idées de génie. D’abord multiplier les mutualisations à toutes les AESH. C’est-à-dire qu’un·e AESH, au lieu de s’occuper d’un·e élève, voire deux, se voit attribuer un nombre incalculable d’élèves. Un·e élève, un·e AESH ? Certes, mais on omet de mentionner que l’AESH peut s’occuper de plusieurs élèves à la fois donc devenir inefficace… Comment courir de partout dans le secondaire avec des emplois du temps qui se chevauchent, pour s’occuper de tout.es ses élèves ? Dans le primaire, Comment dire à un·e élève avec un handicap lourd, qui a besoin de son AESH constamment, qu’on doit le laisser seul·e par moments parce qu’on en a quatre autres qui attendent ? Sans compter les affectations dans plusieurs établissements en même temps…

Deuxième idée magnifique : le périscolaire ou comment exploiter officiellement les AESH… C’est-à-dire accompagner l’élève hors du temps scolaire, dans toutes ses activités : cantine, loisirs, trajets….

Accompagner, c’est permettre à l’autre de trouver ses propres réponses, c’est l’emmener vers l’autonomie. C’est cela, le projet d’inclusion. C’est la mission de base : conduire l’élève vers l’autonomie dans son apprentissage, en milieu scolaire, bien sûr…

Pour cela, un·e AESH auprès d’un·e élève…        

Le contrat est difficile car nous représentons la contrainte, le renvoi de l’élève à ses difficultés. Nous rappelons constamment à l’élève qu’il·elle doit travailler, faire des efforts. Mais nous sommes aussi les personnes qui encourageons…

Aider, c’est donner les solutions à quelqu’un·e sans être sûr qu’elles sont adaptées.

Ce n’est pas notre travail. Nous ne sommes pas là pour donner les réponses, nous ne sommes pas là pour faire "à la place" de l’élève. Notre mission est pédagogique. Elle nous incite à utiliser ou créer des outils, à réfléchir, à nous positionner, à adapter le cours de l’enseignant·e, à échanger avec l’équipe pédagogique. Nous supprimer cela, c’est nous réduire à un rôle de béquille, d’ordinateur à pattes.

Nous proposer le périscolaire, c’est nous propulser, en plus de l’irrespect et de la non considération de nos revendications, vers une place d’aidant·e :  nous n’aurons pas le temps de réfléchir, d’échanger, de préparer, tout simplement de faire correctement notre travail d’accompagnement.

Avec le mot « accompagnant·e », une promesse de pouvoir a été faite d’où en résulte une promesse de reconnaissance de nos compétences et de notre profession ainsi qu’une attribution d’une latitude quant à nos champs d’action. Car qui dit pouvoir dit autonomie… Pour les AESH aussi....

Pour les élèves, une promesse que leur autonomie, au sein de l’apprentissage, était essentielle, qu’ils/elles étaient capables d’aller vers cette autonomie.

Que l’accompagnant·e prendrait sa place auprès de l’élève ainsi qu’au sein de la classe, de l’établissement, de l’institution.

Aujourd’hui, ce que M. Blanquer nous propose, et, à ce que j’en crois, risque de nous imposer, c’est de nous retirer tout pouvoir, toute attribution de compétences, toute maîtrise de notre mission et de ce fait, retirer toute chance d’autonomie à l’élève.

Nous deviendrons des aidants·es perpétuellement à côté de l’élève qui redeviendra, en dehors du temps scolaire, l’enfant. Où sera notre sérieux si nous devons multiplier les tâches sans vraiment nous y retrouver, sans avoir le temps de préparer des outils ?

Nous avons réclamé une professionnalisation de notre mission, une reconnaissance de notre travail et de nos compétences. Et nous récoltons une déprofessionnalisation qui discrédite toute notre mission.

L’inclusion ne va pas être d’accompagner un·e élève en situation de handicap vers l’autonomie par l’apprentissage. Non, l’inclusion va être de permettre à l’élève, à l’enfant de pouvoir être partout, à toute activité, toute sortie mais sans progresser, sans apprendre.

Ce que veut faire M. Blanquer, c’est faire croire qu’il favorise l’inclusion de ces élèves/enfants, qu’il leur permet de goûter à tout mais sans leur permettre de progresser. M. Blanquer verrouille l’apprentissage, il renie tout notion pédagogique et entraine ces élèves vers une dépendance perpétuelle.

Pour nous, AESH, M. Blanquer nous ôte tout pouvoir, toute maîtrise de notre mission, tout en nous octroyant toujours plus de responsabilités, de tâches. Il sabre les prémisses d’une profession qui se devait d’être enrichissante, exaltante, pour réduire un personnel à des tâches d’exécutant.es. Plus de missions formatrices, juste des missions d’outil. Nous devenons des nounous, sans aucune initiative, réduisant l’élève à un nourrisson, incapable d’apprendre puisque nous n’aurons plus le temps de l’emmener vers une progression.

Dans un contexte où les femmes se battent pour l’égalité, M. Blanquer réduit les AESH, hommes ou femmes, aux simples rôles de nourricières, incapables d’agir, de créer, de penser. Il nous offre une belle lecture de la société : il y a celles et ceux qui peuvent prendre des initiatives, et puis il y a les outils, fantômes d’eux·elles-mêmes, réduit.es à une forme d’asservissement institutionnalisé.

L’avenir  que M. le Ministre de l’Education Nationale dessine pour ces élèves et pour nous, AESH, est un avenir où tout forme de pensée est réduite à néant : sans apprentissage, sans autonomie, l’être est soumis·e, condamné·e à errer dans les limbes, à n’être qu’un mouton en état de servitude. Il nous ôte notre capacité de réflexion comme il l’ôte aux élèves en situation de handicap. Il ouvre l’avenir à une forme d’anéantissement de l’humain : l’esclavage légalisé.

 Est-ce vraiment cela la mission de l’Éducation Nationale ?

19 novembre 2018

Danièle Langloys reçoit la médaille d’officier de l’ordre national du Mérite

19 novembre 2018

Un homme accusé de viol acquitté devant les assises

 

Un homme accusé de viol acquitté devant les assises

Hier, en début de soirée, les jurés de la cour d'assises des mineurs ont rendu leur verdict dans une affaire de viol sur une mineure âgée de 13 ans au moment des faits. Ils ont ainsi prononcé l'acquittement. Le parquet a dix jours pour faire appel...

https://www.ladepeche.fr

 

18 novembre 2018

Le Fonds national d'accessibilité aux oubliettes

article publié sur Handicap.fr

Résumé : A peine conçu, déjà supprimé. Le gouvernement a tué dans l'oeuf le Fonds national de l'accessibilité universelle qui devait être alimenté par les sanctions des ERP non accessibles. Les fonds générés reviendront à l'Etat.

Par , le 17-11-2018

Il ne verra finalement jamais le jour… Le 5 novembre 2018, le gouvernement a adopté un amendement (en lien ci-dessous) mettant fin au Fonds national de l'accessibilité universelle (Fnau), à l'occasion de l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi de finances (PLF) pour 2019. Une idée pourtant prometteuse qui devait « participer au financement d'actions de mise en accessibilité d'établissements recevant du public (ERP) » en faveur des personnes handicapées. Mais le décret qui devait permettre son application n'a jamais été publié.

Des débuts difficiles

Le Fnau avait été créé par l'ordonnance du 26 septembre 2014 relative à l'accessibilité du cadre bâti. Il devait être alimenté par les sanctions des ERP n'ayant réalisé ni travaux de mise en accessibilité ni déposé d'agenda d'accessibilité programmée (Ad'AP). Ces amendes peuvent aller de 1 500 à 5 000 euros, voire davantage selon la catégorie de l'établissement. Or des « difficultés juridiques et techniques ont empêché la mise en place effective » de ce fonds. Concrètement, sa gestion devait être répartie entre le conseil de gestion et la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) mais cette requête n'a pas abouti. Pour Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, l'abrogation du Fnau relève du « pragmatisme », annonce-t-elle à l'Assemblée le 8 novembre 2018.

Les sanctions pécuniaires maintenues

La suppression du fonds ne remet pas les sanctions en cause, « elles sont nécessaires si l'on veut que les plus récalcitrants bougent », estime la Secrétaire d'Etat. Le Gouvernement doit publier une instruction pour engager rapidement des contrôles et des sanctions à l'encontre des gestionnaires défaillants. Mais où cet argent va-t-il désormais aller ? Dans le budget général de l'Etat pour, in fine, servir à la mise en place « d'actions en matière d'accessibilité », promet le gouvernement. Le rendement attendu est évalué à 0,5 million d'euros en 2019 et un million d'euros en 2020. Certains ont fait le calcul : cette somme correspond, au mieux, à 2 ou 7 ERP sanctionnés par an et par département, selon leur catégorie. Une bien piètre « recette » !

Un bilan attendu

La méthode révolte les associations et certains députés. Ils dénoncent la nouvelle option, jugée nébuleuse, redoutant qu'elle ne permette plus de financer « directement » des actions en faveur des personnes handicapées, comme cela aurait pu être le cas avec un fonds dédié. « Qu'est-ce qui permettra aux parlementaires de contrôler que ces sommes seront affectées à des opérations d'amélioration de l'accessibilité et non à d'autres actions de l'Etat ? », s'interroge Gilles Lurton, député d'Ille-et-Vilaine. Sophie Cluzel se veut rassurante, elle a missionné les inspections générales des affaires sociales, des finances et de la transition écologique et solidaire, en vue d'établir un « bilan totalement transparent de l'application de l'ordonnance » de 2014. Ce bilan alimentera également un rapport qui sera transmis au Parlement. Quand ? Pour l'heure, le mystère reste entier…

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

17 novembre 2018

L’avocat obligatoire suite décision de la MDPH -> Uniquement en appel de la décision du TGI (dans le projet de loi)

15 novembre 2018

Réforme BELLOUBET : la Justice sociale est menacé

 

Réforme BELLOUBET : la Justice sociale est menacé

Les associations et organismes signataires dénoncent les obstacles dans l'accès au Juge que le projet de loi de Justice porte en son article 4, qui rend la représentation par un avocat obligatoire pour les contentieux de la sécurité sociale et de l'aide sociale.

https://www.fnath.org

 

15 novembre 2018

Le film Extra-ordinaires sur France 5 le Mardi 20 novembre - 20h55 - Critique Télérama

 

On aime beaucoup

Genre : Société

Origine : français

Realisateur : Sarah Lebas, Damien Vercaemer, Damien Pasinetti

Année : 2018

Synopsis

Depuis 2005, la loi donne les mêmes droits aux personnes handicapés qu'aux valides. Pourtant, leur quotidien demeure difficile. Plusieurs jeunes autistes ou trisomiques prennent la parole pour évoquer leurs difficultés, leur parcours, mais aussi leurs joies et leurs espoirs. Laura vient de fêter ses 23 ans. Elle est hôtesse d'accueil. Parce qu'elle est trisomique, elle a mis cinq ans à décrocher ce poste, luttant sans cesse contre les préjugés. Eloise a 13 ans. Autiste asperger, elle impose sa différence avec humour. Aymeric, 17 ans, a été diagnostiqué autiste sévère à l'âge de 3 ans, mais il est aujourd'hui apprenti paysagiste. Magalie découvre à 38 ans qu'elle est autiste asperger, peu de temps après le moment où son fils Julien est diagnostiqué autiste sévère. Aujourd'hui elle se bat pour deux.

Télérama

La critique par Yohav Oremiatzki

Le monde en face donne cette semaine (1) la parole à des handicapés mentaux qui ne veulent plus laisser les autres parler à leur place. « J’ai réalisé à 19 ans que j’étais trisomique, ça m’a fait très peur », confie Laura, 23 ans. En racontant les échecs et les succès de cette jeune femme, qui a décroché un CDD d’hôtesse d’accueil après cinq ans de galère, les documentaristes évitent l’écueil du film compassionnel. L’image de soi, la violence verbale subie, le désir d’indépendance : ils n’esquivent aucun sujet.

Comme Laura, les autres personnes figurant dans ce film authentique et poignant défient tous les pronostics : Aymerick, 17 ans, autiste, a obtenu un CAP de jardinier paysagiste ; Eloïse, 13 ans, atteinte du syndrome d’Asperger, est une collégienne éblouissante de vivacité et de spontanéité.

Quant à Magalie, qui souffre du même handicap, elle travaille pour le Centre national d’enseignement à distance. Elle-même mère d’un autiste, elle craint pour l’avenir de cet enfant dont la société « n’a pas voulu » : « Sera-t-il dans une institution quand je n’aurai plus de forces ? » s’interroge-t-elle.

Une question frontale qui rappelle que les parents sont souvent « les seuls garants contre l’exclusion » pour ces enfants presque comme les autres. Ne méritent-ils pas, eux aussi, le qualificatif d’« extra-ordinaires » ?

 

(1) A l’occasion de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (du 19 au 25 novembre).

 

Suivi d’un débat animé par Marina Carrère d’Encausse, avec Laura, atteinte de trisomie ; Eloïse, collégienne, autiste Asperger ; Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées ; Samuel Le Bihan, acteur, auteur d’Un bonheur que je ne souhaite à personne, père d’une petite fille autiste, et Elizabeth Tchoungui, auteure du Jour où tu es né une deuxième fois, mère d’un petit garçon autiste Asperger.

Diffusions TV

Extra-ordinairesFrance 5 France 5

Extra-ordinaires

Mardi 20 novembre - 20h55

Photos

14 novembre 2018

En Haute-Garonne, plus de 1.000 élèves handicapés étaient sans auxiliaire à la rentrée scolaire

 

En Haute-Garonne, plus de 1.000 élèves handicapés étaient sans auxiliaire à la rentrée scolaire

Selon le syndicat d'enseignants Snuipp-FSU et le collectif d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) de Haute-Garonne, plus de 1.000 élèves handicapés n'avaient pas d'AVS à la rentrée scolaire 2018. La faute à une augmentation des demandes et à un manque de candidats.

https://www.francebleu.fr

 

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