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equitherapie
9 avril 2017

Les bienfaits de l’équithérapie

article publié dans le blog de Hop'Toys  

Publié le 10 août 2016 / par Perrine / Temps de lecture estimé 19 min.

On a coutume de dire, dans le monde équestre, qu’évoluer au contact des chevaux est une véritable école de la vie. La patience, le sens des responsabilités, la volonté, le calme, la rigueur, la confiance en soi sont autant de qualités que le cheval nous permet de développer. Le cheval est un véritable récepteur de nos émotions.

Il peut se révéler un aide-soignant très compétent pour accompagner des personnes handicapées physiques ou souffrant de troubles psychologiques. L’animal exerce alors un rôle protecteur. Il devient le lien « miraculeux » par lequel le patient reprend contact avec le monde extérieur.

Avec l’équithérapie, le cheval est devenu l’allié précieux de certains thérapeutes pour soulager les maux de leurs patients. Une source de bienfaits pour le corps et surtout pour l’esprit.

Les origines de l’équithérapie

Les débuts de cette pratique remontent à 1960, les précurseurs ont été les suédois et les norvégiens. L’Angleterre et la France ont rapidement suivi et les premières associations se sont formées. Le premier congrès pour la rééducation par l’équitation a eu lieu en 1974 à Paris.

Equithérapie

Les différents types de thérapies

Les séances de thérapie avec le cheval, ne sont pas des moments d’acquisitions équestres ni des séances de loisir, mais des temps d’accompagnement thérapeutique  qui sont prescrits ou indiqués par un médecin.

  • L’EQUITHERAPIE est un soin psychique fondé sur la présence du cheval comme médiateur thérapeutique. L’aide apportée dans ce cadre peut être de l’ordre psychique ou corporel. Elle ne se pratique pas uniquement sur le dos du cheval mais parfois juste a son contact, le toucher ayant un rôle majeur ainsi que le dialogue avec le thérapeute. Les activités sont adaptées précisément à la personne en soin.
  • L’HIPPOTHERAPIE se définie comme une forme de traitement physio thérapeutique  (kiné) qui utilise à des fins thérapeutiques le pas du cheval comme outil. C’est une méthode de rééducation fonctionnelle. En comparaison de l’équithérapie cette forme de soin est plus passive. Le cavalier n’a pas d’actions sur le cheval. Il ne lui demande rien. Il « subit » les mouvements provoqués par le déplacement de l’animal.
  • La TAC ou thérapie par le cheval créée en France dans les années 1980 par Renée Lubersac qui se rapproche grandement de l’équithérapie dans sa conception actuelle. Cette rééducation par l’équitation est motrice, affective et cérébrale. Le cavalier est ACTIF.
  • La RPC ou rééducation par le cheval qui nécessite une formation spécifique Cheval-Handicap.

Toutefois les nomenclatures restent confuses et ne font pas l’unanimité en sein même des professionnels. Dans tous les cas, ces différentes thérapies reposent sur le mieux être à travers la rencontre et le développement de la communication avec le cheval.

L'équithérapie comme façon de se soigner Equithérapie et handicap Enfants et chevaux

A qui s’adresse l’équithérapie ?

Elles s’adressent à toutes personnes, enfants, adolescents ou adultes en demande de soin, dans les domaines de la pathologie physique ou mentale ou présentant des difficultés  psychiques (dépression, troubles des comportements alimentaires, addictions, désorientation…), ou encore en rupture sociale.

L’hypothérapie est particulièrement adapté aux personnes souffrant de sclérose en plaque, mais également aux personnes souffrant de troubles du langage, se psychose infantile, d’hyperactivité ou de difficultés d’intégration. Elle s’adresse à toutes les personnes, adultes, enfants désireuses de vivre une complicité, de mener un travail avec le cheval pour repousser les limites imposées par le handicap.

Objectifs & bienfaits de l’équithérapie

L’équithérapie entend soigner « les maux de l’esprit ». Les objectifs sont :

  • Développer l’équilibre grâce au pas de l’animal, allure lente et donc rassurante et agréable qui mobilise le bassin vers l’avant, l’arrière et les côtés ;
  • S’amuser par des jeux ;
  • Se muscler, car bien pratiquée, l’équitation ne fait pas mal au dos, elle le muscle et peut même corriger une scoliose naissante ;
  • Faire travailler les mains, en prenant les rênes, la crinière, en caressant le poney ou en le brossant ;
  • Se faire plaisir avant tout.

L’équithérapie est bénéfique pour les personnes handicapées ou polyhandicapées car elle leur permet de pratiquer un sport, sans même qu’elles ne s’en aperçoivent. C’est d’ailleurs le seul sport qui se pratique avec un animal.

Le mouvement du bassin que crée le pas du cheval est inconscient, et c’est une sensation nouvelle pour certaines personnes en fauteuil et une occasion agréable de se déplacer. Le cheval, en effet peut faire vivre au cavalier lourdement handicapé un mouvement qu’il ne pourra jamais lui-même initier et le faire travailler sur des espaces du corps qui, du fait du handicap, ne sont jamais sollicités.

La TAC sollicite l’équilibre souvent précaire du fait du handicap et permet de trouver un meilleur ajustement tonique face aux situations nouvelles. Le rythme du pas du cheval est le même que le rythme cardiaque (environ 70 pas par minute). Il est donc agréable et a un effet apaisant.

Apprendre au contact des chevaux Cheval et enfant handicapé Cheval et thérapie

Les contacts avec le cheval et la nature sont motivants, vivifiants, la rencontre avec le cheval est souvent synonyme d’épanouissement et d’acquisition de l’autonomie. Imaginons ce qui se passe dans la tête d’un enfant en fauteuil roulant qui, un beau jour, prend conscience qu’il n’est plus obligé de lever la tête pour regarder les autres !

  • Favoriser la communication verbale et non verbale ;
  • Induire une prise d’initiative, une confiance en soi et une valorisation de l’individu ;
  • Améliorer le tonus musculaire ;
  • Améliorer l’équilibre et la spasticité ;
  • Favoriser la détente ;
  • Favoriser la perception du schéma corporel et le repérage dans l’espace ;
  • Favoriser la relation et la gestion des émotions.

Le cheval offre une deuxième caractéristique essentielle dans le travail avec la personne handicapée : il est non jugeant. Rien dans son regard ou dans son attitude ne laisse entendre le rejet, l’incompréhension. Il accepte globalement la personne handicapée pour autant que celle-ci le respecte dans sa réalité de cheval. Il ne fait strictement aucune différence entre une personne handicapée ou « valide ».

Le déroulement d’une séance

Lors d’une première séance d’équitation, la première étape consiste à apprendre à communiquer avec le cheval, c’est à ce moment que se noue, par le toucher réciproque, la relation affective et de confiance avec l’animal. Le cheval est, en effet, un être vivant profondément social et une grande partie de ses registres de communication passe par les attitudes corporelles et les gestes de toilettage.

[…][Le cheval] ne fait strictement aucune différence entre une personne handicapée ou « valide »

L’équithérapeute commence sa séance par une approche en douceur, pour créer un climat de confiance : c’est la phase de pansage. Les enfants commencent par toucher le cheval, le brosser, le caresser, lui faire des bisous, le regarder. Tous ces instants sont très importants pour mettre en relation deux êtres vivants. Le mode de rééducation doit être ludique, amusant et original.

Puis vient la phase de travail avec le cheval: apprendre à diriger son cheval, interpréter ses réactions… enfin arrive le travail monté : exercices sur l’équilibre, la relaxation, les jeux de rôles…Une séance d’équithérapie se construit généralement autour de ces trois grandes étapes. Aucune n’étant obligatoire, surtout pas la monte.

Les temps de travail à pied autour du cheval seront privilégiés, que ce soit lors du pansage (brossage des poils, nettoyage des sabots), d’un travail en liberté dans un manège ou de déplacements à pied dans un espace balisé, le cheval mené à la petite longe, par exemple.

La fin d’une séance se passe à côté du cheval, avec le cheval : pour le soigner, le caresser, le regarder manger, boire, marcher, l’écouter.

Les types de chevaux sont utilisés ?

Il n’y pas de race particulièrement adaptées ou inadaptées au travail avec les personnes handicapées. A la base, il est essentiel d’utiliser des chevaux bien dans leur tête, peu craintifs, respectueux et réceptifs.

On utilise souvent des chevaux de sang, des poneys, des Franches Montagne. Selon les difficultés des personnes, il peut être intéressant d’utiliser des chevaux pas trop grands. Il est par contre nécessaire de permettre aux chevaux d’évacuer les tensions (les chevaux font souvent de gros effort lorsqu’ils sont montés par des personnes handicapées). Il est aussi nécessaire de monter régulièrement ces chevaux pour qu’ils gardent leur sensibilité aux aides.

Cheval Merens

Les chevaux de race Merens sont fréquemment utilisés en thérapie.

Ce petit cheval originaire du département de l’Ariège est aussi à l’aise pour les randonnées en montagne, car il a le pied sûr et une résistance due à la rusticité de la race.

Il est aussi très doux en thérapie et peut être utilisé aussi bien avec des enfants que des personnes ayant une incapacité physique. Plusieurs centres se sont dotés de quelques spécimen pour le travail avec les handicapés moteurs.

Témoignages

Alexandre a vingt-huit ans ; il est polyhandicapé. Depuis un an, il vit une grande histoire d’amitié avec Fleur, le poney de l’association Equit’Aide. Cette rencontre l’a littéralement transformé. « En quelques mois, Alexandre a réalisé d’énormes progrès, explique sa mère, il peut aujourd’hui lâcher ses mains. Son corps s’est modifié, son dos et sa tête se sont redressés, son buste s’est musclé et ses jambes se sont allongées. » Mais au-delà de cette nette amélioration physique, Alexandre exprime également mieux ses désirs et parvient à se faire comprendre par la parole.

Cette histoire est loin d’être unique. Aujourd’hui, sur les 500 000 personnes souffrant de handicaps physiques ou de troubles mentaux en France, 100 000 pratiquent déjà l’équitation de rééducation.

Les responsables de structures spécialisées sont convaincus que ce phénomène n’en est qu’à ses débuts, car les mentalités changent et l’accueil de handicapés dans un centre équestre n’est plus mal perçu par les cavaliers « valides ».

 Fédération nationale handi chevalCréée au début des années 1970, la Fédération nationale handi cheval en est le témoin privilégié.

A travers une vingtaine d’associations locales agréées, elle accueille les personnes handicapées et leur propose des formations spécialisées, encadrées par des éducateurs et des cavaliers chevronnés.

Quentin, 8 ans, est autiste. « L’intégration dans le centre équestre, au milieu d’enfants, lui a permis de progresser dans la relation avec l’autre et au niveau de la parole. C’est tout un contexte, il y a la nature, les enfants, le cheval, le chien. On voit bien qu’il ressent du plaisir » «  Pour un autiste, l’équithérapie est favorable pour la communication que le cheval peut amener : le rire, la parole, etc.C’est aussi un repère corporel » précise Isabelle Labaune, responsable de l’association Handi-Cheval 65 et diplômée d’état.

karine Martin« Depuis deux ans, Karine Martin psychothérapeute de formation, se consacre exclusivement à l’équithérapie. Pour elle, la présence du cheval permet à la thérapie d’avancer plus vite que dans le cadre classique. « le cheval est un animal complètement authentique. Il a un regard non jugeant : il vous prend comme vous êtes. On ne peut pas tricher avec lui, ni instaurer de relation si l’on n’est pas soi-même. »

Témoignage de la maman d’Ilona atteinte du syndrôme de Rett : « Cela fait à présent un an qu’Ilona monte à poney. Elle est métamorphosée depuis… Il existe une réelle complicité entre eux deux. Elle le promène avec la longe, il l’attend, vient vers elle spontanément ; elle fait du toboggan sur sa croupe, des câlins à n’en plus finir…Lors de la dernière séance, elle est montée à cru. Elle est restée droite comme un « I » plus d’une demi-heure ! Et puis, elle n’arrête pas de gazouiller quand elle est sur lui…Depuis, elle est beaucoup plus souriante et joyeuse : la rose s’est éclose ! »

Témoignage de Josée-Laura DELACROUX, l’équihérapeute d’Ilona : « Au cours des premiers mois, Ilona avait une certaine hypotonie du buste et il fallait l’aggripper par la veste pour la maintenir verticalement à dos de poney… »

Quelques mois plus tard : « j’ai pu constater une meilleure tonicité de l’axe vertébral et soutenir le dos d’Ilona demande moins de vigueur : elle s’est également redressée et depuis peu s’appuie sur l’encolure du poney pour se soutenir. Le contact avec son poney Apache est très touchant…l’intérêt et l’attention qu’il porte à Ilona sont particuliers. Il semble la reconnaître et va vers elle immédiatement ; il est très prévenant, il a l’air de s’en préoccuper et tourne souvent sa tête vers elle… »

Témoignage de Béatrice, Responsable du Ludo Poney d’Elena « Petit à petit, la tonicité et l’équilibre sont venus. Elle ne se tient même plus à la poignée au pas voire au trot. Elle est beaucoup plus calme, fait des câlins au poney, accepte de s’asseoir à l’envers et elle aime beaucoup le trot. » « Elena est très présente sur son poney, elle est consciente des différents mouvements de son poney (par exemple, elle se tient quand le poney prend le trot…) et apparemment, elle aime bien ça ! »

Témoignage de Céline Morisse, maman de Jeanne (syndrome de Rett) « Passionnée d’équitation, c’est tout naturellement que j’ai posé les fesses de Jeanne sur un cheval dès qu’elle a su se tenir assise »… 

« A l’annonce du handicap, tous mes espoirs d’en faire une cavalière se sont envolés…Quelques semaines après le diagnostic, le centre équestre dans lequel je monte me proposait de recueillir chez moi deux chevaux pour leur retraite. Pantalon et nankin, deux Merens, agés de 24 et 26 ans. Quelques jours après leur arrivée, j’ai posé Jeanne sur Pantalon pour voir sa réaction.

Aussitôt son visage s’est éclairé. Tout d’abord allongée, le visage dans la crinière, elle s’est redressée pour se tenir assise. Elle était heureuse. Ses mains se sont posées tout naturellement sur l’encolure. Sa stéréotypie a disparu quelques instants.

Depuis ce jour, Jeanne monte régulièrement. Elle aime le contact de ses jambes qui enserrent le dos de Pantalon, sentir la chaleur du corps et les mouvements des muscles du cheval. Me sentir derrière elle la rassure.

Durant nos balades, Jeanne doit faire beaucoup d’efforts pour rester bien assise. Le roulis des pas du cheval l’oblige à se rééquilibrer à chaque foulée. Ses abdominaux et ses dorsaux sont sans cesse sollicités d’autant plus qu’elle s’appuie de moins en moins contre moi. Mais au-delà de l’aspect indéniable de sa fonction de kiné, c’est surtout le rapport qu’elle a avec l’animal et le plaisir qu’elle prend, qui me paraissent important.

Je la trouve plus autonome lorsqu’elle est à cheval. Avec les chevaux, la notion « d’équiplaisir » me semble plus appropriée que celle « d’équithérapie »…

Le langage de Jeanne et de Pantalon est assez similaire parfois. Comme elle, il n’a ni la parole, ni les mains pour s’exprimer. Le cheval, comme tout animal, utilise essentiellement son corps pour nous renseigner sur ses émotions, ses envies, ses besoins ses peurs…L’animal n’a pas d’apriori sur le handicap ! Finalement Jeanne est une grande cavalière ! Comme nous sommes fiers d’elle ! »

L’expérience d‘un établissement spécialisé sur l’autisme

Maison des oiseauxLa Maison des oiseaux, qui accueille des jeunes adultes autistes, a mis en place une activité d’équithérapie, en partenariat avec la mairie et les haras nationaux. «L’animal va créer la relation en apportant un côté affectif, poursuit Isabelle Taimiot, l’animatrice.

Avec le cheval, la relation est claire, simple et honnête et, cela, certains autistes le ressentent. Avec les humains, ce n’est pas la même chose, il y a tout le temps un mélange d’émotions qui rend les choses plus compliquées».

Pour autant, la relation ne se construit que pas à pas, chacun selon son rythme et son rapport à l’animal. «Certains montent dessus mais d’autres n’osent même pas le toucher au début, indique ainsi Isabelle Taimiot.?Les parcours de chacun sont individualisés avec des séances qui réunissent au maximum trois personnes. Elles sont très structurées : on travaille avec des pictogrammes pour permettre aux autistes de visualiser chaque tâche, brosser le cheval, le monter, enlever la selle…»

« Avec le cheval, la relation est claire, simple et honnête. » Les objectifs aussi sont individualisés : pour les uns, il s’agira de développer l’affect, à travers le toucher notamment, pour d’autres de travailler l’habileté, à l’aide d’exercices de préhension, en brossant le cheval par exemple, pour d’autres encore la confiance en soi et la valorisation de la personne.

Isabelle Taimiot« Il faut rester très humble quand on parle de résultat, » précise toutefois Isabelle Taimiot. « On ne peut avoir aucune certitude, ce sont les résidants qui donnent le tempo. Le moindre signe de satisfaction, un sourire par exemple, me fait dire que le résidant est dans la bonne direction, qu’il est dans l’ouverture et qu’on peut avancer.

L’équithérapie ne convient pas à tous les autistes. Pour certains, cela peut être plutôt la musique, le jardinage ou autre chose.
Mon principe, c’est le volontariat. A nous de décrypter leur comportement pour voir si ça leur convient. C’est un travail d’équipe au sein de la Maison des oiseaux. On travaille tous dans la même direction  et on se réunit régulièrement pour mettre en place des programmes individualisés pour chaque autiste.»

>En savoir plus :

Une sélection d’ouvrages :

  • L’enfant et l’animal (« Les émotions qui libèrent l’intelligence » Hubert Montagner Édition Odile Jacob).
    jacobExplique tout ce que l’interaction avec un animal peut favoriser chez l’enfant : apaisement, sécurité affective, élans vers l’autre, communication, socialisation, attention, intelligence, imagination, créativité, confiance et estime de soi.
  • Ces animaux qui nous font du bien (Jean-Louis Victor Édition Delville).
    animaux qui font du bien jean louis victorOu comment les animaux peuvent être thérapeutes et sauveurs tant vis-à-vis des enfants autistes ou psychotiques que pour tirer de la dépression ou du stress, ou pour soulager des handicaps physiques ou mentaux.
  • L’enfant et la médiation animale (François Beiger Edition Dunod).
    François Beiger Edition DunodIci, la complicité qui se crée avec l’animal permet le développement de liens affectifs qui deviennent rapidement des repères, une empreinte rassurante pour l’enfant.

Liens vers une sélection de quelques sites intéressants :

Témoignage des quelques belles expériences
« L’enfant cheval », le roman de Rupert Isaacson : les critiques de quelques lectrices.

Source

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11 février 2017

L'association ARSE à Saintry-sur-Seine - Vidéo Valentin & Opium en ballade

logo arseVoir la page Facebook de l'ARSE

Valentin & Opium en ballade

9 février 2017

Autisme : le quotidien de Jean 16 ans. France 3

Ajoutée le 1 févr. 2017

Reportage de Florence Mathieux, Guillaume le Goff et Océan Grenier.

21 janvier 2017

Ryan, jeune autiste, aux Longines Masters d'équitation à Paris

20 janvier 2017

Par : Michèle Feuillet

L’adolescent a débuté l’équitation alors qu’il avait 11 ans. “Nous avons connu Amandine Capellaro, psychologue du développement, également cavalière, présidente de l’association Regar2moi, précise sa maman. Elle pratique l’équithérapie au centre équestre Le Couzon à Vienne. Chaque année, Amandine demande aux enfants handicapés de lui faire part d’un rêve.”

“Je voulais aller au Longines Masters, raconte Ryan, même si je savais que ce que je demandais était difficile ; j’ai quand même tenté et ça a marché.” Il a ainsi pu monter et faire un parcours sur la grande piste du Longines dans une tenue impeccable : pantalon blanc, veste bleu marine comme les grands champions qu’il a pu rencontrer. “Je n’étais pas trop intimidé car ils sont très gentils. Je m’étais entraîné avec Amandine, j’étais tranquille et heureux. Nous sommes restés quatre jours, nous avons assisté à des compétitions. C’était super.” Applaudi par des milliers de spectateurs, Ryan n’est pas près d’oublier cette journée.

L’équitation a totalement changé le comportement de l’adolescent : “Il a beaucoup plus confiance en lui, a gagné en autonomie, souligne sa maman. Il fait moins de crise d’angoisse, il a grandi d’un coup. Il s’est découvert un centre d’intérêt. Dès le matin et autant qu’il le peut, il regarde la chaîne Equidia, spécialiste de l’hippisme. Il a une mémoire incroyable et s’est très vite approprié le milieu du jumping en connaissant par cœur les cavaliers, les chevaux, leur équipe et les performances passées. Le destin de Ryan a été totalement transformé par sa rencontre avec la psychologue.”

“L’autisme enferme, le sport au contraire ouvre l’esprit et induit le dépassement de soi, précise Amandine Capellaro. Regar2moi a pris le parti dès le départ de se servir de la force du milieu du concours hippique de haut niveau pour créer la dynamique nécessaire aux enfants et à leurs familles. Chaque enfant de l’association est parrainé par des cavaliers professionnels, des sportifs de haut niveau qui savent dépasser leurs limites, vaincre la difficulté et qui connaissent mieux que quiconque l’émulation du challenge. Chaque parrain tisse des liens spéciaux avec l’enfant qu’il parraine et sa famille. Il les reçoit dans ses écuries, les accueille sur des concours. Ces excursions permettent aux enfants d’évoluer dans un milieu nouveau qui fait écho aux séances d’équithérapie dont l’efficacité n’est plus à démontrer.”

Quand on lui parle d’avenir, Ryan évoque dans un sourire les chevaux. “J’adore m’en occuper, les brosser, leur parler…” Pour l’instant, il est scolarisé en classe de quatrième au sein d’une unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) au collège Gabriel-Rosset, à Lyon.

5 janvier 2017

Syndrome X fragile. Pablo : son fils, sa bataille

Publié le 04 janvier 2017 à 00h00
Modifié le 04 janvier 2017 à 15h10

Pablo, tout sourire, avec son papa Emmanuel.

  • Pablo, tout sourire, avec son papa Emmanuel.


Les Vannetais Emmanuel et Anne Paugam ont un fils de 7 ans, Pablo, atteint du syndrome X fragile. Une maladie génétique qui entraîne des retards de développement. Loin de baisser les bras, le couple se bat pour que son enfant soit le mieux intégré possible à l'école, mais aussi au rugby. Portrait.

« Notre parcours du combattant a commencé là »... Emmanuel Paugam s'en souvient comme si c'était hier. Pablo, son fils chéri, avait prononcé ses premiers mots « papa » et « maman » à 10 mois. À l'époque, contrairement aux enfants de son âge, il ne pointait pas du doigt. « À ses 15 mois, la crèche nous a alertés par rapport à ses retards. Il commençait à se tenir assis, mais pas encore debout. On a fait quelques recherches via le Camsp (Centre d'action médico-sociale précoce, NDLR), spécialiste de la détection des maladies orphelines ».

Mais Pablo communiquait quand même et ne présentait pas de troubles autistiques marqués. « Un pédopsychiatre a cherché si ça ne venait pas d'un problème de couple, dans notre relation à l'enfant. Pour résumer, on nous accusait d'avoir abandonné l'enfant parce qu'on l'avait mis à la crèche à 2 mois et demi ». Des mots qui font mal à entendre.

« Maintenir Pablo dans des structures normales »

Les entretiens et les dépistages par prises de sang durent cinq mois. Jusqu'à ce que le généticien vannetais Hubert Journel se penche sur Pablo et trouve la cause de ses retards. « Un jour, en juin 2011, il nous a appelés, il voulait nous voir rapidement. Il nous a annoncé qu'il était X fragile. Il a ajouté que ses troubles pouvaient être envahissants, mais qu'il allait falloir nous battre pour maintenir Pablo dans des structures les plus normales possibles ». En effet, l'enfant se développe par mimétisme. « C'est une éponge. S'il est au contact d'enfants violents, il peut le devenir lui aussi ».

En septembre 2011, Pablo effectue sa première rentrée à l'école Sainte-Jehanne-d'Arc, même s'il n'est pas encore propre. Au bout de quinze jours, l'école n'a plus voulu le prendre le matin, car il était trop fatigué.

Autre parole prononcée à cette époque-là qui a choqué Emmanuel et Anne, sa maman : « Une pédopsychiatre nous a dit textuellement de faire le deuil de notre enfant. Ces mots-là, à mon avis, devraient être condamnés. Elle nous disait qu'il y avait une place pour lui à l'hôpital de jour ».

Un discours diamétralement opposé à celui d'Hubert Journel. Les parents décident d'écouter ce dernier. « J'ai la chance d'avoir une femme qui a la force d'aller à l'encontre du discours d'un médecin », ajoute Emmanuel.

Des thérapies cognitives pour développer l'autonomie

Tous deux se rapprochent alors du Goéland, une association des parents d'enfants X fragile en France, mais aussi de familles canadiennes. « Là-bas, ils ont laissé tomber les approches psychanalytiques au profit de thérapies cognitives et comportementales, avec des psychologues formées à ces nouvelles méthodes qui s'adaptent aux troubles de l'enfant et les amènent à plus d'autonomie rapidement ».

Contrairement à ce qui lui avait été indiqué au départ, Emmanuel en est aujourd'hui persuadé : « Ce qui a aidé Pablo, c'est d'être au contact d'autres enfants très tôt à la crèche. Ça a pu gommer les troubles autistiques qui auraient dû se développer ».

Un élément moteur pour un groupe

Aujourd'hui, Pablo reste un garçon ritualisé. Par exemple, il se lève exactement de la même façon et n'aime pas les changements. Il souffre encore de troubles du sommeil et se réveille avant 6 h. « Mais il est toujours très joyeux au réveil et moteur dans un groupe. Au centre de loisirs, par exemple, les animateurs nous disent qu'il veut toujours participer et qu'il entraîne les autres enfants avec lui. À l'école aussi, c'est un plus pour les autres : ça permet de souder le groupe. Les enfants n'ont pas de barrière avec le handicap ».

Aujourd'hui, Pablo est scolarisé à l'école Saint-Guen, dans la classe Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire), avec des enfants de 6 à 12 ans, une enseignante spécialisée et une auxiliaire de vie scolaire (AVS) collective. Il est inscrit, depuis la rentrée, au Rugby-club de Vannes, toujours dans l'idée de faire comme les autres. « Il a un peu de mal à comprendre toutes les règles, mais l'éducateur a pris Pablo sous son aile ! Avant, il ne voyait pas l'intérêt de courir, mais il le fait maintenant, par mimétisme. Il a pris de la musculature et deux kilos en un an. Il se dépense plus, donc il mange mieux ».

Sur le plan médical, Pablo est suivi par une orthophoniste et une psychomotricienne (lire ci-dessous). Avec le Service d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad), il bénéficie de séances à la piscine de Theix ? « il adore l'eau » ? et d'ateliers de poterie pour développer la motricité fine. « Le but, conclut Emmanuel, c'est de le rendre le plus autonome possible pour le jour où on sera trop vieux pour s'occuper de lui ».

La défense d'un corporatisme sur les bancs de l'Assemblée

Fort de son expérience, Emmanuel a récemment signé la pétition de parents d'autistes soutenant la proposition de loi de Daniel Fasquelle visant à interdire les remboursements pour la prise en charge psychanalytique liée à l'autisme. Car il préférerait que la Sécu finance les thérapies comportementales, plus efficaces selon lui. « Aujourd'hui, les parents n'ont pas tous le choix. Jusqu'à ses 6 ans, nous payions 1.200 € pour les frais de garde et 400 €, non remboursés, pour un accompagnement en équithérapie ». Peine perdue : les députés ont rejeté la proposition de loi. « Il y a eu la défense d'un corporatisme et l'enfant n'a jamais été au coeur des débats ». Mais Pablo, lui, comme Niels, son petit frère, est et restera au coeur de la vie d'Emmanuel et Anne.

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22 novembre 2016

Souhaitons un joyeux anniversaire à Trott'Autrement ... 11 ans aujourd'hui !

12 novembre 2016

Equitation thérapeutique dossier complet - publié par le réseau Bulle Québec

équitation thérapeutique réseau bulle

Le voici, le voilà! Le premier magazine Le Funam’Bulle présenté par Réseau Bulle Québec!

Au sommaire : Équitation thérapeutique, autisme modéré à sévère – La parole aux parents et autres articles et informations sur l’autisme!

Vous pouvez télécharger le magazine en version PDF au :

 

20 octobre 2016

Quand le cheval murmure à l'oreille des hommes

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Le cheval est la plus noble conquête de l’homme. Et si c’était aussi un excellent médiateur pour soigner le corps et l’esprit ? C’est ce que démontre l’équithérapie, une méthode qui fait ses premiers galops d’essai en Nouvelle-Calédonie.

Benjamin Bernard en convient volontiers. Il a « le plus beau bureau du monde », même si celui-ci n’a ni climatisation, ni fenêtre. Ce jeune praticien de 37 ans fait partie des rares thérapeutes à travailler en plein air, plus précisément au beau milieu d’une carrière, avec pour unique collègue un cheval. « Je ne vois pas cet animal comme un outil mais comme mon associé professionnel. Nous sommes tous les deux des thérapeutes. »

Issu d’une famille originaire de Nessadiou du côté maternel et d’un père passionné de chevaux, Benjamin Bernard a traîné ses guêtres dans les paddocks depuis tout minot. Pourtant, ce n’est pas moniteur d’équitation que rêvait de devenir le jeune Calédonien mais maïeuticien* ou infirmier puériculteur. En travaillant au contact des enfants autistes, il reprend goût pour sa passion du cheval et mesure combien le contact de l’animal peut être bénéfique pour les personnes en situation de souffrance ou de handicap. « C’est un animal puissant, qui incarne la stabilité psychologique. Il nous aide à développer le sens des responsabilités, la patience, la volonté, le calme, la rigueur et la confiance en soi. »

Le miroir de nos émotions

Pendant deux ans, Benjamin Bernard se forme à l’Ifeq, l’Institut de formation en équithérapie, en Métropole, puis part durant six mois comme bénévole au Sénégal pour faire découvrir le cheval aux enfants des rues de Saint-Louis.

De retour au pays, en 2015, il se rapproche de l’association des Cavaliers de Nouville, de la Cravache d’or à Plum et du Yala Ranch de Dumbéa, où la relation à l’animal et le contact humain correspondent à ses valeurs. Puis il commence à proposer peu à peu ses services d’équithérapeute à plusieurs structures œuvrant dans le social et le handicap comme le foyer Reznik ou le CCAS de Nouméa.

Mais le public de Benjamin est bien plus large. Grâce à l’équi’coaching, il accompagne quiconque souhaite apprendre à gérer son stress, à se relaxer ou à gagner confiance en soi. « Le cheval est le miroir de nos émotions. Il a une capacité naturelle à nous ramener dans l’instant présent et à percevoir nos nuances de comportement. Et surtout, il ne juge pas. »

Affirmer son leadership

Cette approche peut se faire de manière individuelle ou en groupe, notamment pour travailler sur la cohésion d’une équipe et l’affirmation du leadership. Si les séances sont adaptées aux besoins de chacun, elles se construisent généralement selon les mêmes étapes. Après un entretien avec l’équithérapeute pendant une petite heure, le patient entre en contact avec l’animal en le pansant, en le caressant. « Il y a comme un dépassement de soi à prendre soin d’une bête de 350 kilos. Cela débloque les mécanismes de défense. C’est souvent dans cette phase qu’il peut y avoir un lâcher prise », observe Benjamin.

Puis vient le moment du travail avec le cheval. Le patient apprend à diriger l’animal, à interpréter ses réactions. Ce travail peut se faire de manière montée (équilibre, relaxation…) ou à pied. « Le portage est la sensation la plus proche de la gestation. Il nous ramène à l’enfant que nous étions dans le ventre de notre mère. Cette posture aide à chercher les souvenirs, à verbaliser. » La séance se termine par du soin, de nouveau, et l’au revoir avec l’animal.

Contrairement à l’équithérapie destinée aux personnes handicapées, qui nécessite des séances régulières et sur du moyen terme, l’équi’coaching peut se résumer à quelques séances suivant les besoins du patient. Bonne nouvelle : « C’est également très bénéfique pour l’animal. Les chevaux sont utilisés à d’autres fins. Ils reprennent confiance en l’humain. »

* Le masculin de sage-femme.

C. Cochin 

©M.D 

14-equitherapie-benjamin-equitation

Couché sur le cheval à califourchon, dans le sens opposé de la marche, le patient apprend à lâcher prise et à se relaxer.


Aux origines de l’équithérapie 

Si cette pratique s’est développée aux États-Unis après la guerre du Vietnam pour soigner le stress post- traumatique des soldats, Lis Hartel fait partie des pionnières à avoir utilisé le cheval en tant qu’outil thérapeutique. Bien qu’atteinte d’une poliomyélite, cette cavalière danoise fut la première femme médaillée en équitation aux Jeux olympiques de Helsinki en 1952.


Contact

Benjamin Bernard, tél. : 89 20 86 bernard.benjamin899@gmail.com

Facebook : Benjamin Bernard.

8 septembre 2016

Trott'Autrement une association remarquable => Pour les retardataires ... N'oubliez pas de Liker la page Fb !

10 août 2016

Melrand. Quand les chevaux viennent au secours de l'autisme

Gaëlle Ezannic a monté sa propre association de médiation équine pour venir en aide à son fils, atteint d’autisme sévère.

Gaëlle Ezannic a monté sa propre association de médiation équine pour venir en aide à son fils, atteint d’autisme sévère. | Ouest-France

Grâce à son projet associatif de médiation équine, Gaëlle Ezannic a remporté le 1er prix des Trophées de la vie locale à Neulliac, et le prix départemental Coup de cœur 2016. L'idée lui est venue afin de venir en aide à son fils, atteint d'autisme.

Dans le domaine de Gaëlle Ezannic, rue Saint-Laurent, à Mélrand, on se sent bien. Quiétude et liberté sont de mise, tout comme les rires et l’écoute. Ici, on entre dans une autre dimension, où le partage est prioritaire. Avec en fond et en ligne directrice, le cheval.

Sortir de l’isolement

En 2015, Gaëlle, ancienne infirmière, a lancé son association Bast & Ptah. Son idée ? Proposer des ateliers à visée thérapeutique avec le cheval, destinés aux enfants, adolescents, adultes, à toute personne en difficulté, présentant un handicap moteur, psychique, sensoriel ou social.

Un projet qu’elle a nourri de son expérience personnelle. Petit, son fils a été diagnostiqué autiste sévère. Les médecins annoncent alors qu’il n’y a rien à faire. Mais, bien décidée à ne pas abandonner, la jeune femme recherche une solution pour aider son fils à sortir de l’isolement. Elle découvre alors l’équithérapie.

Aujourd’hui, son garçon a 12 ans et suit une scolarité normale. « Je veux partager cette expérience, je veux donner aux autres, faire comprendre qu’on ne devrait pas voir cette différence comme pénalisante », raconte Gaëlle Ezanic.

Des chevaux rescapés

« Un cheval, ça aide à prendre confiance en soi, ça développe l’empathie. C’est instinctif, explique la maman, également présidente de l’association Bast & Ptath. Il aide à prendre conscience de son corps, et ça fait travailler la motricité fine. Voilà pourquoi c’est l’animal parfait pour la médiation animale. »

Ici, les chevaux sont des rescapés, ils ont tous une histoire différente : Rose a échappé à la boucherie, Yakari a fait douze ans de manège et Ulysse était battu par son ancien propriétaire.

La première étape de reconnaissance médicale de la discipline est passée. Il ne reste plus qu’à soulever la question des remboursements des soins et d’accompagnement des personnes en situation de handicap, par l’État.

Association Bast & Ptah, Gaëlle Ezannic, 8, rue Saint-Laurent à Melrand, 06 15 35 69 95. bastetptah@orange.fr ou http://bastetptah.eklablog.com.

4 juin 2016

Inauguration de la Maison d'Accueil Spécialisée - MAS - L'Oustalet à Saint Alban par Ségolène Neuville

article publié dans La dépêche

Publié le 04/06/2016 à 03:54, Mis à jour le 04/06/2016 à 09:54

Le moment de couper le traditionnel ruban pour l'inauguration

Le moment de couper le traditionnel ruban pour l'inauguration

 

Hier matin, Ségolène Neuville, la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, a inauguré la Maison d'Accueil Spécialisée (MAS) «L'Oustalet» à Saint-Alban, accueillie par Claude Rous, président de l'association Marie-Louise, le maire Raymond Roger-Stramare, le personnel, de nombreux bénévoles de l'association et quelques résidents. Également présents Nathalie Mader, conseillère régionale, Victor Denouvion, conseiller départemental et Christophe Alvès, adjoint au maire de Toulouse chargé du handicap.

C'est presque en voisine (Pyrénées Orientales) que Ségolène Neuville est venue ce qu'elle a précisé mais surtout elle connaît le milieu hospitalier ayant été soignant. Elle a apprécié cette initiative de Marie-Louise car «les personnes en situation de handicap psychique étaient et sont encore hospitalisées, or l'hôpital n'est un lieu de vie pour personne». Parmi les 21 résidents venant de l'hôpital psychiatrique Marchant certains jouent à la pétanque et d'autres du cheval (équithérapie).

«Cette prise en charge humaniste, porteuse de mieux-être, permet à chacune de ces personnes en souffrance psychique d'évoluer en tant qu'être social» a rappelé Claude Rous en accueillant ensuite ses invités au siège de l'association à Gratentour.

Cette innovation, Françoise Imbert, députée, l'a soulignée, elle qui suit depuis 20 ans l'association. «Cette MAS L'Oustalet répond à une attente supplémentaire et particulière» Elle a terminé son propos sur «toutes les valeurs incarnées par Marie-Louise : le respect de l'autre, sa différence, la générosité et la solidarité. Notre société a le devoir d'être ouverte à tous, aux plus fragiles d'entre nous notamment aux personnes en situation de handicap»

Ségolène Neuville a rappelé les projets dans le domaine du handicap : «aucune personne en situation de handicap ne doit rester sans solution, sans réponse adaptée. C'est l'objectif fixé lors de la conférence nationale du handicap qui s'est tenu le 19 mai. Bravo pour le chemin parcouru»

Jean-Louis Le Tallec

22 mai 2016

Equithérapie, alternative au cadre rigoureux de la médecine

article publié sur le journal d'Allo-médecins

Rédigé par , le 18 mai 2016 à 12h10


L'équithérapie se base sur la relation entre le patient et le cheval.

L'équithérapie se base sur la relation entre le patient et le cheval.

D’après la Société Française d’Equithérapie, l’équithérapie est un soin psychique utilisant le cheval comme médiateur thérapeutique. L’aide apportée au patient est d’ordre psychique ou corporel. Thérapie non conventionnelle, l’équithérapie est dispensée en complément de soins médicaux et constitue une alternative pour sortir du cadre rigoureux de la médecine. 

Equithérapie, objet de la thérapie et moyens mobilisés

Que ce soit chez les personnes bien portantes ou les sujets souffrant de troubles mentaux, les experts s’accordent à travers leurs études sur les bienfaits de la présence d’un animal auprès d'un être humain. Selon Serge Ciccotti, docteur en psychologie, et Nicolas Guégen, professeur de psychologie sociale et cognitive, un animal a un impact positif sur la santé physique et psychique.

L’équithérapie s’inscrit dans cette démarche. Elle a pour objet les aspects psychomoteur et/ou psychologique du patient. Par contre, elle ne prend pas en compte les aspects physiologiques. L’équithérapeute œuvre pour réduire les symptômes psychopathologiques ou physiques chez le patient et lui procurer un sentiment de confort et de mieux-être. Son intervention concerne exclusivement l’esprit, le moral et la personnalité.

Les moyens mobilisés peuvent être psychiques comme le partage émotionnel, ou corporels comme l’expression gestuelle. L’intérêt de choisir le cheval réside dans ses qualités d’être vivant doté d’un appareil psychique propre. L’équithérapie s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes atteints de troubles de la communication et de la motricité ou présentant des difficultés comportementales, psychologiques ou physiques.

Equithérapie, un soin en plein essor dans toute la France

L’équithérapie est une pratique en pleine expansion. Pour preuve, le nombre de patients dans l’Hexagone ayant eu recours à la thérapie par le cheval en 2015 serait de 30 000. La tendance est de sortir de la passivité des soins. Par ailleurs, grâce aux différents travaux de recherche et formations ayant permis de faire progresser les pratiques, l’équithérapie a gagné en crédibilité ces deux dernières décennies.

Si le cheval se trouve en effet au centre de la thérapie, les soins seraient d’aucune utilité sans un équithérapeute qualifié. Il lui revient de formuler les objectifs et d’élaborer le programme thérapeutique pour les réaliser. Suivre une formation auprès d’un organisme reconnu comme la SFE permet de maîtriser les techniques de soin ainsi que de connaître les compétences du cheval et les patients.

Les professionnels de la profession se mobilisent actuellement pour rassembler les spécialistes certifiés de l’équithérapie et sensibiliser en même temps le grand public sur les charlatans. Si la pratique est légale, elle n’est pas encore réglementée en France comme aux Etats-Unis et au Canada.

18 mai 2016

Boran-sur-Oise : ils montent à cheval malgré le handicap

17 Mai 2016, 14h28 | MAJ : 17 Mai 2016, 14h28
Illustration. L’association Le Pied à l’étrier a pour objectif de mettre à cheval toutes les personnes quel que soit leur handicap. Illustration. L’association Le Pied à l’étrier a pour objectif de mettre à cheval toutes les personnes quel que soit leur handicap. (LP/F. NI.)

Ils vont monter à cheval en dépit de leur handicap. Vendredi aux écuries Yankee de Boran-sur-Oise, 120 enfants et adultes non valides découvriront les joies des activités équestres dans le cadre de l’opération « Tous à cheval ».

 

Organisée par Le Pied à l’étrier, l’association locale spécialisée dans l’équithérapie, cette journée permettra aux participants issus de différents centres d’accueil de l’Oise et de l’Ile-de-France d’être initiés à l’équitation mais aussi à l’attelage, la voltige, la maniabilité et l’agility. Un nouvel attelage adapté sera inauguré à cette occasion, le « 4 x 4 vert ».

Vendredi, aux écuries Yankee de Boran-sur-Oise, chemin du Pont de Thève. Tél. 06.12.72.19.66 ou lepiedaletrier-association@orange.fr.

17 mai 2016

L'Equithérapie, une pratique en pleine expansion

Par figaro iconAude Rambaud - le 16/05/2016

équithérapie figaro




L'équithérapie est particulièrement efficace chez les jeunes autistes et chez les enfants dyspraxiques.

En France, près de 30.000 personnes ont en 2015 suivi ces thérapies qui placent le cheval au centre du soin, mais doivent être menées avec un thérapeute spécialisé.

Enfants autistes, dyspraxiques, adolescents schizophrènes ou encore anciens prisonniers ou militaires revenant du front sont autant de personnes en souffrance psychique qui ont suivi une équithérapie en 2015. Près de 30.000 personnes au total, dans environ 400 centres équestres en France. Des chiffres surprenants au regard de la confidentialité de cette technique.

Confidentielle, oui, mais elle gagne grandement en crédibilité depuis une dizaine d'années grâce à des formations reconnues dans le milieu, des travaux de recherche ou encore des colloques permettant d'améliorer les pratiques. Et, de fait, les demandes de patients explosent avec des listes d'attente qui s'allongent. Certains doivent patienter jusqu'à un ou deux ans, en particulier aux abords des grandes villes - Paris, Lyon ou encore Bordeaux.

«On sort du contexte médical»

Il faut dire que l'équithérapie propose une approche différente des techniques de soins classiques en faisant intervenir un cheval ou un poney. «C'est la tendance actuelle, le public veut sortir du cadre rigoureux de la médecine et de la passivité des soins, estime Nicolas Emond, équithérapeute et directeur général de l'Institut de formation en équithérapie (IFEq). Je suis psychologue et c'est parfois difficile pour les patients d'échanger avec un professionnel de santé en huis clos, trop intimidant. La motivation est décuplée avec l'animal car on sort du contexte médical.»

Car c'est bien de soins dont il est question. L'équithérapie s'adresse à des personnes présentant des troubles psychiques allant du véritable handicap aux simples difficultés sociales. «Nous recevons des enfants autistes, d'autres avec retard mental, présentant des dyspraxies, des phobies scolaires, des troubles de la concentration, des problèmes de confiance en soi mais aussi des personnes souffrant de psychoses, de schizophrénie, de dépression, d'un syndrome de stress post-traumatique ou encore en phase de réinsertion », détaille Karine Martin, équithérapeute et gérante de la Société française d'équithérapie (SFE).

Diminuer les symptômes

L'équithérapie vise à faire en sorte que ces personnes aillent mieux et que leurs symptômes diminuent. Elle ne prétend pas guérir la cause des souffrances ou remplacer les soins classiques, mais touche à l'esprit, au moral, à la personnalité du patient. Les cures sont le plus souvent longues, en général six mois à un an à raison d'une séance par semaine, et reposent sur différents exercices incluant ou non la monte. Cela peut passer par les soins, l'observation des mouvements, les possibilités qu'offre le cheval à suivre, à guider et à être guidé. «Une communication non verbale mais faisant appel à tous les sens, résume Karine Martin. L'intérêt de cet animal par rapport au chien, par exemple, est qu'il n'est pas intrusif. Il laisse la personne venir à lui.» L'objectif est de parvenir à une adaptabilité mutuelle des mouvements et des émotions : le cheval répond aux gestes et aux ressentis du patient et inversement. «Le cheval devient en quelque sorte un miroir pour le patient, qui découvre ce qu'il a au fond de lui, qui apprend à gérer ses émotions.»

Si les preuves scientifiques d'efficacité méritent de s'étoffer, des études de cas montrent que la pratique est bénéfique chez certaines catégories de patients. C'est le cas chez de jeunes autistes, avec une amélioration des capacités de socialisation, chez des enfants dyspraxiques qui présentent une meilleure coordination de leurs mouvements, chez des hyperactifs qui améliorent leurs capacités d'attention ou encore chez des personnes dépressives ou anxieuses qui voient leurs symptômes diminuer. Et ce bénéfice n'a rien d'une évaluation subjective, clarifie Karine Martin. «Elle repose sur des objectifs précis fixés en début de thérapie avec le patient ou un tiers et mesurés à l'aide de scores et d'échelles adaptés. Neuf patients sur dix voient leur état de santé psychique amélioré à l'issue des thérapies.» À noter cependant un large biais de départ, puisque les personnes séduites par cette approche sont volontaires et présentent souvent une affinité avec les animaux.

Equithérapeute formé

Le cheval est bien la pièce maîtresse de la thérapie, mais celle-ci ne saurait avoir lieu sans l'équithérapeute, qui définit les objectifs et le programme thérapeutique pour les atteindre. Trois organismes privés proposent des formations longues ouvertes à des professionnels médico-sociaux (éducateurs spécialisés, infirmiers, psychologues, orthophonistes, assistants sociaux ou encore médecins). Il s'agit de l'IFEq, de la SFE et de la Fédération nationale de thérapies avec le cheval (Fentac). «Des formations non obligatoires mais reconnues dans le domaine et qui garantissent que le thérapeute connaît ses patients, les compétences du cheval et les techniques spécifiques d'équithérapie », rappelle Nicolas Emond. Néanmoins, à ce jour, la pratique n'est pas réglementée et n'importe qui peut encore se déclarer équithérapeute. Un problème que les spécialistes aimeraient voir changer. «Nous avons déposé une demande de certification auprès de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommatioon, du travail et de l'emploi). qui demande son avis au ministère de la Santé, pour exiger une formation spécifique avant d'exercer », clarifie Karine Martin.

En attendant, les experts du domaine continuent de se mobiliser. À l'image de ce colloque organisé par l'IFEq début mai, autour de la pleine conscience en équithérapie ou encore de l'intégration de supports artistiques. «Une façon d'informer et de rassembler les spécialistes, assez isolés dans leur pratique, mais également de sensibiliser le grand public », conclut Nicolas Emond.

15 avril 2016

Association Trott'Autrement >Encore 2 likes ... et nous serons 600 à aimer la page !

10 avril 2016

Equitation adaptée avec l'association Trott'Autrement

Très belle ballade ce matin à Gouvernes Elise sur Prince accompagnée par Olivia & Mathilde. C'était la dernière séance avec Olivia Jami qui part aménager sa propre structure en Bourgogne ...

Elise a fait sans problème la connaissance de Mathilde.

Le jeune homme avec un grand sourire, accompagnateur bénévole sur la séance, est un certain Nicolas.

-> Voir + ici

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P1090651=> le site de Trott'Autrement

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1 avril 2016

De quelle couleur était le cheval bleu d'Henri IV ? > 2 avril journée sensibilisation à l'autisme

 

Logo trot en bleu autisme 2 avrilcheval bleu trottautrement

13 janvier 2016

Essonne : elle soigne ses patients grâce à son chien et ses chevaux

Julien Heyligen | 07 Janv. 2016, 10h36 | MAJ : 07 Janv. 2016, 18h17
  Bièvres, mardi 5 janvier. Virginie Balverde, 28 ans, soigne les personnes souffrant de trouble physiques ou psychologiques grâce à des chevaux ou sa chienne Fiesta.
Bièvres, mardi 5 janvier. Virginie Balverde, 28 ans, soigne les personnes souffrant de trouble physiques ou psychologiques grâce à des chevaux ou sa chienne Fiesta. (LP/J.H.)

Quand Virginie Balverde lui dit « pose ! », Fiesta, une golden retriever de 5 ans à faire fondre le pire des acariâtres, allonge sa tête sur les genoux en quête d’un câlin. Accompagnée de sa chienne qui obéit à 52 commandes, la jeune femme de 28 ans, psychomotricienne, a installé sa société Can’équi Thérapies au Haras de la Lisière, à Saint-Aubin, sur le plateau de Saclay. Elle y soigne aujourd’hui ses patients, en compagnie de Fiesta et de chevaux. Un des tout premiers centres de ce type de la région.

A 17 ans, à l’âge où l’on hésite longuement sur sa vie future, le destin de Virginie s’est joué en quelques clics sur un moteur de recherche. « Pour être diplômé d’équithérapie, il fallait déjà maîtriser un métier médical, paramédical ou social. J’ai alors découvert le mot psychomotricien. Je l’ai tapé sur Internet et ça a fait tilt. C’est le lien entre le corps et l’esprit », raconte-t-elle.

Avec Fiesta, Virginie intervient dans les maisons de retraite

Après deux années de prépa, Virginie réussit le très sélectif concours — seulement 10 % d’élus — de l’institut de formation en psychomotricité de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Forgée au voyage par des déménagements à répétitions pour suivre un père pasteur, elle s’occupe d’enfants aveugles et malvoyants en Chine puis en France, s’implique auprès d’orphelins en Thaïlande et au Laos. Elle se fixe finalement dans une maison de retraite de Clamart (Hauts-de-Seine).

Virginie intègre alors un chien dans son activité. « Cet animal dépend de l’être humain. Les anciens se disent On prend soin de moi mais je ne prends soin de personne. Ils apprécient d’avoir un impact, une influence. Il y a parfois un effet miroir : le chien n’a pas choisi d’être là et eux non plus. Et même s’il ne parle pas, c’est un interlocuteur », analyse Virginie, qui peut se déplacer à domicile ou en institution avec Fiesta.

Mais la psychomotricienne n’a jamais oublié son amour des chevaux. Après deux ans de formation, elle se lance finalement à son compte. Ce vendredi, Virginie a rendez-vous avec la direction d’une maison de retraite. Avec Fiesta en guise d’atout. « Pour les personnes âgées qui ne veulent pas se lever le matin, si c’est le chien qui tire la couette ou qui allume la lumière, c’est quand même plus motivant pour sortir du lit », sourit-elle.

La zoothérapie, une discipline encore confidentielle

Le zoothérapeute prend en charge le patient, des personnes de tous âges en souffrance physique ou psychologique, à travers un animal qui stimule, par exemple, le mouvement ou les interactions sociales.

Souvent, le praticien possède à l’origine une formation médicale, paramédicale ou sociale. Pour l’équithérapie, il existe en France trois écoles.

Des démarches sont en cours auprès de l’Etat pour la reconnaissance de ce diplôme. Les chiens sont souvent formés par des associations comme Handi’chiens. La plupart du temps, les patients sont adressés aux zoothérapeutes sur recommandation médicale. Un projet thérapeutique doit être mis en place, avec des objectifs et un bilan final.

24 décembre 2015

Conférence : Langage & cognition primates et équidés - 7 janvier 2016 université Paris III Sorbonne Nouvelle

Conférences, Recherche

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Conférence « Langage et cognition/primates et équidés » le 7 janvier 2016, invité d’honneur Pr. Tetsuro Matsuzawa

La conférence « Langage et cognition/primates et équidés » se déroulera à l’université Paris III Sorbonne Nouvelle le 7 janvier 2016, en partenariat avec l’Institut du cheval et de l’équitation portugaise, avec comme invité d’honneur le Pr. Tetsuro Matsuzawa.

Une opportunité pour mieux appréhender l’intelligence animale, la cognition, la communication comparée et découvrir autrement le monde du cheval. Les intervenants aborderont trois domaines qui passionnent les cavaliers : la cognition, l’éducation et l’éthologie des équidés. Cette conférence unique associe le monde scientifique et le monde professionnel. La séance est ouverte à tous sur réservation :henriquespereira@wanadoo.fr

Plus d’information en téléchargeant ce flyer: affiche_sorbonne

langage et cognition équidés

 

22 décembre 2015

Une thérapie par l'équitation

article publié dans LA PRESSE.CA "Le Soleil"

Publié le 20 décembre 2015 à 18h00 | Mis à jour le 20 décembre 2015 à 18h00

Simon caresse son cheval, Peter Pan. Il est... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Simon caresse son cheval, Peter Pan. Il est avec son instructrice, Érika Plante, et son père, Christian Robledo.

Le Soleil, Pascal Ratthé

(Québec) Il y a deux ans, Simon communiquait seulement en pointant du doigt les objets. Aujourd'hui, il parle. Ses parents et lui peuvent remercier Peter Pan.

Le diagnostic est tombé il y a trois ans: «trouble du spectre de l'autisme». Simon avait alors quatre ans. Pour ses parents, dont le père, Christian Robledo, c'est le choc. Quelqu'un lui a alors parlé de la Fondation Chevalerie Passion, qui offre un service d'équitation thérapeutique à Saint-Nicolas.

Peter Pan est le cheval que monte Simon. M. Robledo se souvient de la première rencontre avec l'animal. «Simon avait peur. Il pleurait même. Une fois assis sur le cheval, il s'est mis à sourire. Deux ans plus tard, son petit bonhomme n'est plus le même. «Après six mois seulement, c'était déjà un changement à 180 degrés, raconte-t-il. Alors qu'il ne disait pas un mot, il parle maintenant le français et l'espagnol, explique fièrement l'homme d'origine argentine.

Avant, Simon était un garçon timide. Maintenant, il cherche à se faire des amis. Sur le plan relationnel, son contact avec le cheval est bénéfique. Il a aussi gagné beaucoup de confiance en lui. «Si tu peux gérer un animal trois fois grand comme toi, il y a moins de risques de se faire intimider à cause de sa condition», ajoute le père.

«Le cheval est comme une plateforme de physiothérapie et le thérapeute, soutient l'instructrice Diane Plante, directrice générale de la Fondation, créée il y a dix ans. Les personnes de tous âges atteintes d'une déficience intellectuelle, physique ou socioaffective peuvent recourir à l'équitation thérapeutique», ajoute-t-elle.

C'est le cas de Raphaël Roberge, 16 ans, aux prises avec un problème musculaire. «Faire de l'équitation, c'est une forme d'ergothérapie, affirme son père, Denis. J'appelle ça de la thérapie déguisée», blague-t-il. Une fois sur son cheval, Raphaël adopte une posture qui améliore son tonus et sa motricité. À tout moment, il doit solliciter ses muscles pour commander à l'animal, que ce soit avec ses jambes, son tronc ou ses bras.

Il peut ensuite transposer cet apprentissage dans les autres facettes de sa vie. À ce sujet, Mme Laplante a une phrase toute désignée: «Tu continues à être un cavalier dans ta posture, ton attitude».

Paul Gagné est lui aussi père d'un enfant autiste. «Ce n'est pas facile de trouver un sport pour un enfant atteint de ce trouble», avoue-t-il. Son fils, Raphaël, fréquente la fondation depuis 10 ans. Le gaillard âgé de 18 ans prend plaisir à y venir.

«Quand il arrive, il est de bonne humeur. Il est fier. Quand il n'a pas d'intérêt pour quelque chose, il ignore le monde. Ici, il discute. Il développe sa concentration et retient les consignes», se réjouit-il.

La fondation possède des installations sur la route Marie-Victorin. Dimanche, elle annonçait un investissement de 50 000 $ pour améliorer ses installations, principalement la construction d'une salle d'accueil avec commodités sanitaires.

Vous pouvez obtenir plus d'information sur l'organisme à l'adresse Fondationchevaleriepassion.org.

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