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"Au bonheur d'Elise"
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equitherapie
2 juillet 2014

Vidéo -> Guérir avec les chevaux

 Remerciements à Alexandra qui me l'a fait découvir ... (jjd)

Que l'équitation contribue à renforcer le dos ou à acquérir un meilleur sens de l'équilibre est indéniable. Mais sa pratique peut-elle délivrer de souffrances physiques et psychiques avérées ? Les membres de l'association e.motion de Vienne voudraient faire reconnaître les vertus de l'"équithérapie". Ils oeuvrent à l'hôpital Otto-Wagner qui possède seize chevaux. Quatre cents patients y sont accueillis chaque année et bénéficient d'un suivi de deux ans. Une période longue rendue nécessaire par la gravité de leur état. Monika, par exemple, a passé plusieurs mois dans un coma de stade un. Il lui faut désormais tout réapprendre : avaler, respirer, rester assise, contrôler chaque mouvement, etc. Grâce à l'échange subtil qu'il crée avec les patients, le cheval permet de relancer ce processus, ce qui aide à la guérison. Stimulée par la jument Felicy, Monika retrouve ainsi l'envie de se battre pour améliorer sa concentration et sa coordination. Il y a là aussi Julie, un bébé atteint d'un cancer, les jeunes autistes Sarah et Samuel, et Luise, frappée de mutisme, qui font des progrès encourageants. Un détour par la France permet de découvrir des expériences analogues en Meurthe-et-Moselle avec les responsables des associations Équit'aide, Handi-Cheval et leurs thérapeutes "équiciens". (Allemagne, 2012, 53mn)

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22 juin 2014

Jimagine : un centre équestre adapté aux handicaps - Pleugriffet

article publié dans la gazette du Morbihan

Au centre équestre Dao De’i de Pleugriffet, tout a été pensé pour accueillir au mieux les personnes souffrant de handicap. Rencontre.

Dernière mise à jour : 10/06/2014 à 10:16

IMG_1689.JPG
Au milieu de la carrière, on n’entend que les oiseaux chanter. Derrière les boxes, les chevaux et poneys pâturent librement dans de grands espaces, près de 7 ha de prés. Et c’est comme cela pendant tous les beaux jours. Il n’y a que l’hiver que les équidés regagnent leurs abris avec vue sur les champs d’un côté, et sur le manège de l’autre.
Ce petit coin de paradis, (qui signifie Allons-y, au travail ! En breton), Virginie Durand et son compagnon Sébastien Barbier l’ont construit de leurs mains. Ils ont conservé les bâtiments de l’ancienne ferme : « On a eu un vrai coup de cœur pour ce lieu, raconte le couple. On savait qu’il y avait du potentiel. On a travaillé pendant six mois avant d’ouvrir il y a un an ».
À Requémian, Virginie a commencé par proposer un système de pension équine (elle s’occupe aujourd’hui de cinq chevaux), puis elle a ouvert un poney-club et des cours pour adultes.
Naissance de Jimagine
Virginie et Sébastien ont tout de suite vu le potentiel qu’offrait l’ancienne ferme. Virginie a de la famille à Locmariaquer, et Sébastien, lui, est originaire de Mauron et travaillé à Loudéac. L’emplacement de Réquemian était idéal : « C’est un endroit calme, très tranquille et facilement adaptable ». L’ancienne porcherie est devenue un manège et l’ex salle de traite sera bientôt un club house. Leur objectif : «Proposer de l’équitation pour tous, y compris aux personnes souffrant de handicap »
À chaque étape de la rénovation, Virginie prend garde à créer suffisamment d’espaces pour que les fauteuils roulants puissent circuler. Les portes des toilettes sèches par exemple, sont aux normes handicapées. Pour accéder aux écuries ou à la sellerie, il n’y a aucune marche. « Pour financer l’achat d’un lève-personne ou de matériel spécifique », Virginie a créé l’association Jimagine, du nom d’une de ses juments, il y a seulement deux mois.
Brevet Equihandi
Virginie a débuté sa carrière équestre comme soigneuse il y a 15 ans. Chef d’écurie, puis agent d’insertion par le sport, Virginie est titulaire d’un brevet d’animation poney, d’un brevet d’éducatrice sportive et prépare le brevet fédéral équi handi. Selon cette passionnée des équidés, « les chevaux sont des animaux très apaisants. Ils communiquent de façon très intuitive et pour les personnes qui ont des problèmes pour communiquer avec leur environnement, ils sont un allié idéal », insiste Virginie. Pour être aussi bien dans son cours, les balades à cheval sont aussi « conseillées pour se muscler le dos ».
Pour Virginie Durand, monter à cheval est une chose, mais voir et regarder l’animal évoluer est tout aussi enrichissant : « Ici, tout est praticable en fauteuil. L’objectif est de permettre aux personnes à mobilité réduite de s’occuper de leur cheval comme le font les valides. Les brosser, installer la selle, leur donner à manger.. »
Parents de deux jeunes enfants, le couple est en contact avec les écoles et centres de loisirs du secteur pour faire partager sa passion à tous les publics. Et si tout se passe comme elle le souhaite, Virginie a encore d’autres projets à mettre en selle comme, pourquoi pas, une ferme pédagogique.
F.M.
 
Contact
Dao De’i, élevage et écurie, à Réquemian à Pleugriffet. 06 19 06 50 98.
Pleugriffet, 56
13 mai 2014

"Panser avec les animaux" un livre et un blog à découvrir sur la Médiation animale

article publié sur le blog de la médiation animale et des interactions homme-animal

Sandie Bélair mai - 12 - 2014
avatar

Une thèse qui devient un livre… et c’est une bonne nouvelle pour tous les acteurs de la médiation animale car cette thèse de Jérôme Michalon est une vraie RÉFÉRENCE dans notre pratique! Pour ma part, je la conseille depuis longtemps à tout le monde et elle est l’une de mes sources privilégiées. Je ne peux donc aujourd’hui que vous conseiller de vous procurer son livre « Panser avec les animaux » (Presses des Mines) préfacé par Vinciane Despret!

  Michalon.indd

Jérôme Michalon est « sociologue, chercheur au laboratoire Environnement Ville Société (UMR 5600), et au Centre Max Weber (UMR 5283). Son travail s’inscrit dans le cadre d’une sociologie des relations humains/animaux. Adoptant le triple point de vue de la sociologie pragmatique, de la nouvelle sociologie des sciences et de l’anthropologie de la nature, ses recherches se concentrent sur la requalification des rôles attribués aux animaux dans les sociétés occidentales contemporaines. A travers différents terrains (les espaces d’exhibition des animaux, les refuges de protection animale, le soin par le contact animalier), il s’attache à comprendre comment se construit un nouveau régime de compagnonnage anthropozoologique. »   En novembre 2008, nous vous proposions une interview de Jérôme sur le blog afin qu’il nous parle de ses travaux et de sa recherche. Je vous invite à lire ou relire ce billet: Recherche sur les interactions entre les hommes et les animaux à des fins thérapeutiques et/ou éducatives.

Résumé du livre

« Que peut bien faire un chien dans une chambre d’hôpital ? Pourquoi fait-on monter un enfant handicapé à cheval ? Qu’est-ce que la thérapie assistée par l’animal ? Depuis plusieurs années, certains espaces de soin se peuplent d’animaux, qui y sont mobilisés comme supports affectifs, instruments de prise en charge ou d’accompagnement, médiateurs… Le développement de ces formes de soin éclaire les évolutions récentes des rapports entre humains et animaux dans les sociétés occidentales. Dans ces pratiques, l’animal est en effet considéré comme une personne et, à ce titre, il fait l’objet d’une grande bienveillance. Le soin avec animal témoigne ainsi des nouvelles modalités relationnelles que beaucoup souhaitent aujourd’hui partager avec certains animaux. En se mettant au service d’un projet humaniste (améliorer la santé humaine), le soin par le contact animalier rend ces types de relations socialement légitimes. Pourtant, il n’est pas simple de revaloriser ainsi l’attachement aux animaux. Convoquant les apports de la sociologie pragmatique et de l’anthropologie symétrique, ce livre propose une exploration des univers sociaux qui gravitent autour de ces activités. Il montre comment s’est construite une connaissance scientifique sur les interactions avec l’animal à but thérapeutique ; il décrit les réseaux d’acteurs (vétérinaires, militants, industriels de l’alimentation pour animaux de compagnie, journalistes, médecins, infirmières, etc.) qui ont fait émerger ces savoirs et ces pratiques ; il raconte les séances de soin et les pratiques in situ, par une approche ethnographique. Au terme de ce parcours, on pourra mesurer l’énergie qu’il faut déployer pour faire évoluer les rôles traditionnellement attribués aux animaux. À la croisée de la sociologie des sciences, de la sociologie de la santé, des professions, et des théories du care, l’auteur met en oeuvre une sociologie non réductionniste des relations humains/animaux. » Source: Presses des Mines   Jérôme Michalon défend « l’idée que le développement de ces pratiques est exemplaire d’un nouveau régime de compagnonnage anthropozoologique, dans lequel la bienveillance vis-à-vis de l’animal et sa personnalité (Thévenot, 1994) sont catalysées par le partage d’une activité commune (qui conditionne un « devenir avec » – Despret, 2002 ; Haraway, 2008), mise au service de la santé humaine ; cette dernière faisant également office de catalyseur de légitimité sociale »   Allez vite, vite, vite… courez chez votre libraire préféré ou commandez cet ouvrage: ici.   Bonne lecture…

Sandie BELAIR

+++ Panser avec les animaux – Jérôme Michalon – 35 euros – 360 pp aux Editions Presses des Mines.

11 mai 2014

Sortie attelage avec l'association Trott'Autrement à la Ferme équestre de Graville

P1070788Hier après-midi, un groupe de cavaliers de l'association Trott'Autrement avait rendez-vous en pleine campagne en Seine-et-Marne à la Ferme équestre de Graville pour une sortie attelage. Seule obligation : venir avec un accompagnateur ... l'occasion d'une sortie en famille.

Nous avions la possibilité de faire un pique nique ... compte tenu des conditions météo ... nous l'avons fait à l'abri près d'une jument avec son poulain ... l'occasion d'échanger autour d'un repas tiré du sac.

Puis vers 14h30 place à l'activité prévue que je vous laisse découvrir en images :

tiret vert vivrefm topvoir le REPORTAGE

 

Malheureusement je n'ai pu couvrir l'événement que partiellement ... je m'en excuse auprès de ceux qui ne sont pas sur les photos ...

D'autres infos sur la page facebook de l'association

10 mai 2014

En Argentine, l'équithérapie est en vogue

le Mardi 22 Avril 2014 à 16:17

Vous connaissez sûrement la musicothérapie ou la dansothérapie, ces méthodes qui permettent de soigner par la musique ou la danse. Mais il existe aussi l'équithérapie qui passe par l'intermédiaire des chevaux pour aider les enfants handicapés. En Argentine, où de nombreux habitants sont d'origine espagnole, on raffole de l'équitation et l'équithérapie est de plus en plus à la mode.

La Fondation de l'Azul, à Salta, dans le nord-ouest de l'Argentine, soigne les enfants grâce à l'équithérapie © Radio France - Caroline Vicq

Sur la piste, trois superbes chevaux argentins et dessus, Emilce, Matias et Angelito, le casque sur la tête et le sourire aux lèvres. Autour de chaque enfant, une kiné, une psychologue et un assistant qui les encouragent, les stimulent et les accompagnent.

La Fondation de l'Azul, à Salta, dans le nord-ouest de l'Argentine, a été créée en 2005 avec Elena Castaldi, professeur d'équitation. Lorsqu'elle devient maman d'un petit garçon handicapé, elle décide d'utiliser ses connaissances pour soulager son fils et s'intéresse de plus près aux vertus de l'équithérapie. Aujourd'hui, la Fondation compte 88 patients.

Un monde d'info. L'équithérapie se développe en Argentine. Le reportage de Caroline Vicq  

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30 avril 2014

L'expression "Animal-Outil" n'a plus lieu d'être en médiation animale !

article publié dans le blog de la médiation animale et des interactions homme-animal

Sandie Bélair avril - 29 - 2014

avatar

Une question se pose et s’impose régulièrement dans les différents échanges, débats, rencontres… entre praticiens et acteurs de la Médiation Animale: le bien-être animal et ainsi plus largement l’éthique animale. (Pour rappel, ces deux notions sont différentes. L’éthique animale est l’étude de la responsabilité morale des hommes à l’égard des animaux pris individuellement. Le bien-être animal est, quant à lui, un état de santé mentale et physique qui témoigne que l’individu est en harmonie avec son environnement. C’est un concept certes très subjectif (fonction de l’espèce, de l’ individu) et il est difficile de l’évaluer mais les avancées de la science sont intéressantes et proposent des possibles à ne pas négliger).

Cependant, à ce sujet, pas plus tard qu’il y a quelques jours lors du (brillant) colloque de l’IFEq, alors que certains auditeurs s’inquiètent, à juste titre, du mal-être des équidés impliqués dans des activités de médiation équine, j’entends que l’on oppose encore bien-être animal et bien-être humain, que l’on parle d’anthropomorphisme, de projections, que l’on parle d’animal « outil ».

L’un des intervenants du colloque, qui semble pourtant sensible au bien-être de l’animal, prend d’ailleurs un exemple extrême pour évoquer son positionnement (l’idée n’est pas de juger mais d’ouvrir le débat et cet exemple a le mérite de le faire). Ainsi, il imagine que s’il partait en randonnée avec des jeunes et que l’un d’entre eux tombait en raison du comportement un peu exubérant d’un cheval, il n’hésiterait pas à secourir d’abord son patient et tant pis pour le cheval s’il se fait écraser sur l’autoroute toute proche… L’exemple est très extrême, je vous l’accorde, et traite ici d’une situation de crise… Il est évident que porter secours au jeune qui a chuté, rassurer le groupe et le mettre en sécurité doivent/devraient être les priorités. Mais doit-on pour autant ne pas se soucier de l’animal (et des conséquences de sa fuite) et en parler en ces termes dans un colloque de praticiens en médiation animale où l’animal et son bien-être sont au cœur d’une table ronde? Au-delà du bien-être, nous sommes ici dans le domaine plus large de l’éthique animale!

Ce que j’entends donc au cours de ce débat, ce sont des questionnements et un intérêt pour le bien-être animal mais aussi des résistances à considérer l’animal autrement que comme un « outil », un être que l’on oppose à l’humain.

La question n’est pas de choisir entre patient/humain ou animal… le bien-être de l’un ne s’oppose pas à celui de l’autre! J’irai même jusqu’à OSER dire, qu’en médiation animale, le fait de penser ainsi, de parler encore d’animal « outil » et de nommer « anthropomorphique » toute considération et réflexion sur le bien-être animal me paraît ancien et totalement dépassé. Devenir praticiens en médiation animale n’est certes pas totalement déconnecté de notre histoire personnelle, de notre rapport intime aux animaux et de nos projections et représentations à leur égard. L’affect y est certainement présent mais doit-on pour autant de ne pas investiguer la question du bien-être animal et ne pas s’interroger sur leur utilisation? Le mieux-être humain est conditionné à la présence animale, c’est un symbole fort. Pour Elisabeth de Fontenay, philosophe, la responsabilité différencie l’homme des autres animaux, c’est l’unique concept éthique et c’est ce qui fait la singularité de l’homme. Interroger notre responsabilité à l’égard des animaux me paraît donc essentielle en médiation animale.

De nombreux acteurs de cette pratique, déjà sensibilisés, ont un recul suffisant et des connaissances éthologiques solides pour ne pas tomber dans l’anthropomorphisme. Ils sont capables d’avoir une représentation objective de l’animal et notamment de son bien-être et donc mal-être. Ils travaillent également souvent en équipe pluridisciplinaire avec des professionnels du monde animal tels que des éthologues, vétérinaires, comportementalistes… c’est d’ailleurs ce que nous préconisons car on ne peut posséder toutes les casquettes, au risque de tomber dans la « toute-puissance » et de ne pas LIRE les signaux. Une supervision sur tous les plans est donc nécessaire.

  Bien être animal

La médiation animale, au sens large, concerne le domaine des interactions homme-animal. L’animal est un acteur à part entiére de la prise en charge, c’est un partenaire avec sa sensibilité, ses émotions, son « libre-arbitre », son intériorité, son « umwelt » (réalité subjective d’un individu conditionné en premier lieu par son équipement sensoriel mais aussi des facultés d’intégration de son cerveau et de ses activités motrices), il est sujet de ses expériences et c’est ce qui fait toute sa richesse. C’est un être singulier. Et la médiation animale s’inscrit bien dans des rencontres singulières entre un individu en souffrance et un animal pourvu d’un « être ».

Aujourd’hui, la science nous permet de savoir que chaque espèce a des caractéristiques propres, des besoins écologiques, physiologiques et éthologiques spécifiques et un mode de communication particulier. Ainsi quoi de plus normal de s’intéresser aux besoins de chaque espéce animale ou même à chaque individu (en médiation animale notamment) dans le sens d’une meilleur connaissance et donc d’un respect à leur égard. Des études mettent en avant des critéres croisés (indicateurs physiques, physiologiques et comportementaux) pour évaluer le bien-être animal (Fureix et coll 2010). Je salue d’ailleurs le travail remarquable de Clémentine Andrieux présente au colloque de l’IFEq; elle a évoqué son mémoire d’équithérapeute: »Les signes du mal-être chez le cheval en équitation et en équithérapie« . La présence et l’intervention d’Hélène Roche, éthologue, étaient aussi très pertinentes: « L’importance des comportements sociaux pour le bien-être du cheval« . Un grand merci à Nicolas Emond d’avoir permis ces échanges et ces débats.

Pour ma part, oui je suis pour le changement du statut juridique de l’animal dans le droit français… et je suis consciente que ce n’est pas un point d’arrivée mais un point de départ… la route est encore longue et les questions nombreuses en terme d’applications (quel statut pour l’animal, quels droits, quels devoirs?? Animal=sujet de droit?)… oui je suis pour une réglementation en médiation animale qui permettrait de poser un cadre en garantissant la formation des intervenants et de faire évoluer les représentations de l’animal dans ces pratiques (animal-sujet) et de protéger bénéficiaires et animaux impliqués.

Je terminerai avec ces mots de Florence Burgat (philosophe) sur les animaux qui aident des humains: ils devraient être choisis  « en raison de leur être d’animal, de leur singularité, et non en raison de dispositions fonctionnelles car à ce compte , une machine bien conçue d’une part, une aide rémunérée, d’autre part, seront bien plus utiles et bien plus conformes aux attentes« . Elle poursuit « c’est donc une singularité qui est (devrait être) recherchée, une relation dans ce qu’elle a de bien à elle. La relation avec les animaux n’est pas une sous-relation, une « faute de mieux », un pis-aller« . (colloque CEPIHA 2012)

Et si il est un domaine où la notion de bien-être peut et doit prendre tout son sens, c’est notamment celui de la relation thérapeutique entre des humains et des animaux. C‘est à nous professionnels de penser cette relation, cette rencontre avec notamment la mise en place de conditions d’interactions accordées et ajustées en prenant en compte le bien-être de chacun des protagonistes…

Voilà mon avis et mon positionnement! Que diriez-vous de plus d’éthique animale dans les formations en MA? Maintenant le débat est ouvert et la parole est à vous… Prenez la! ;)

Sandie BELAIR

29 avril 2014

Défilé de cavaliers du centre équestre à Tinqueux

Publié le

Par L'union-L'Ardennais


Plusieurs enfants étaient déguisés pour ce défilé dans les rues de Tinqueux.

TINQUEUX (51). Une sortie « handicheval » organisée par le Centre équestre a été organisé dans les rues de Tinqueux. A l’occasion de cette journée, une vingtaine de cavaliers costumés et grimés ont défilé dans les rues principales de Tinqueux accompagnés des éducateurs spécialisés, éducateurs sportifs et par la police municipale. Ces enfants, adolescents ou adultes handicapés physiques ou mentaux sont des élèves accueillis au Centre équestre de Reims pendant toute l’année dans le cadre de l’activité handicheval et encadrés par B. Decolas et I. Clausse, éducateurs sportifs, co-organisatrices de la journée

La relation établie entre les cavaliers handicapés et les poneys est la base de l’enseignement dispensé par les éducateurs sportifs. Les soins aux équidés - brossages, pansages - sont des moyens complémentaires de progresser et de dépasser leur handicap. Les séances d’handicheval, mises en place par la Direction des sports depuis 2004, imposent aussi aux cavaliers d’avoir des gestes qu’ils ne se forcent pas toujours à tenter dans leur propre vie.

Au travers de cette activité handicheval, les cavaliers handicapés se dépassent et progressent au fil du temps en équitation mais aussi et surtout dans leur vie personnelle !

30 mars 2014

12 avril 2014 : Grande soirée spectacles tout public au profit de Résilienfance

Venez découvrir



D
eux Spectacles

 

Véritable musée de la magie, 576 boites contenant chacune un tour de magie.
Sur l'étiquette le titre du tour, le nom du magicien qui l'a inventé et l'année de création.

Deux assistants aident le spectateur à choisir son tour de magie, puis en historien et en artiste,
le magicien de la Grosse Collection réalise le tour à quelques centimètres des yeux du spectateur !

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puis découvrez

La rencontre improbable d'une chanteuse lyrique, d'un musicien électro, d'une danseuse et d'une marionnettiste...

Un nouvel univers prend vie... poétique, drôle et... électro-lyrique...!

_________

 

29 mars 2014

A cheval sur les soins

article publié sur Sud Ouest

Publié le 22/03/2014 à 06h00 par

À cheval sur les soins Fanny Cailley au milieu de ses chevaux Honey, Perle et Flora. © Photo

Photo I. L.
Fanny Cailley est une passionnée de chevaux. Avec sa formation d'éducatrice spécialisée et une solide expérience dans ces deux domaines, elle a décidé de s'installer en tant qu'équithérapeute dans un petit coin de paradis vayrais, avec ses trois chevaux : Honey, Perle et Flora.

« J'ai suivi une formation pendant deux ans à Paris et j'ai obtenu le diplôme de la Société Française d'Équithérapie » explique t-elle, avec en tête ce projet de s'installer à son compte, d'avoir son espace personnel, qu'elle a appelé Caval Sens.

« En tant qu'éducatrice, j'ai toujours amené le cheval dans les activités, j'ai vu le contact avec les jeunes et c'est une source de communication, le cheval est un être social comme nous. Je peux accueillir des enfants à partir de 6 ans, des adolescents ou des adultes en situation de handicap physique ou mental, ou des personnes qui manquent d'estime en elles-mêmes. Avec un cheval, le contact est direct, simple et naturel et une relation de confiance et sécurisante peut s'installer ». Les trois chevaux qui gambadent dans le pré sont de tailles différentes et peuvent s'adapter aux partenaires.

« Démarche thérapeutique »

Fanny Cailley, qui précise que « l'équithérapie n'est ni un sport, ni un loisir mais bien une démarche thérapeutique », accueille les personnes une première fois « pour évaluer les besoins et présenter la structure. Monter sur le cheval n'est pas systématique, le patient peut monter ou être à côté de lui, à pied, et avant il y a le temps du pansage pendant lequel le brossage crée un lien ».

« Je vois des enfants qui touchent le cheval, le caressent : il y a une attirance. L'équithérapie apporte apaisement, sécurisation, bien-être, lâcher prise, concentration, équilibre, confiance. De plus, la respiration du cheval crée un balancement qui rappelle les expériences de la petite enfance ».

Isabelle Leparoux

Cabal Sens, 34 route de Toulouse, tél : 06 75 37 25 15. mail : cavalsens@sfr.fr et le site : www.cavalsens.fr I. Leparoux

23 mars 2014

l'autisme sous plusieurs formes

article publié sur locamin

23 03 2014

http://m.lebulletin.net/Communaut%c3%a9/2014-03-22/article-3659592/Lautisme-sous-plusieurs-formes/1

Les troubles du spectre autistique (TSA) peuvent prendre une multitude de formes et générer beaucoup d’incompréhension dans les familles sans TSA, témoigne Annie Da Silva, mère de quatre enfants atteints à divers degrés, dans le livre Derrière l’autisme lancé en grande première à la librairie Rose-Marie du secteur Buckingham le 22 mars.

Cette mère est devenue un peu une spécialiste de la vulgarisation de l’autisme malgré elle. «L’autisme, ça change nos vies, lance-t-elle, de toutes sortes de façons, on s’en rend compte avec le temps. Il faut sortir de l’isolement et en parler avec d’autres parents peut beaucoup aider.»

«Au début, explique le père Sylvain Lessard, ça m’intéressait plus ou moins qu’il y ait un livre sur le marché qui parle de mes enfants, mais tranquillement pas vite, j’ai laissé ma femme aller dans son projet parce que ça lui tenait à cœur et que ça lui faisait du bien en même temps, et comme c’est inspiré du blogue qui est là depuis plus longtemps, je me suis dit que c’était juste une continuité ou une suite logique. Et puis en le lisant, cela m’a aidé à mieux comprendre son point de vue sur l’autisme et la nécessité de faire le livre… Je vais probablement le relire.»

L’auteure remettra une partie des recettes de la vente du livre à la fondation Un cheval pour grandir qui ramasse des fonds afin de payer des séances d’équithérapie aux enfants dont les parents n’en ont pas les moyens. Parmi les parents d’enfants avec TSA présents au lancement, on retrouvait notamment Suzanne Bazinet, directrice d’événements de la fondation Un cheval pour grandir.

Pour découvrir le blogue de l’auteure, www.ou-est-tommy.blogspot.ca

19 mars 2014

L'équithérapie : une aide qui fonctionne

article publié dans Sud Ouest

Publié le 11/03/2014 à 06h00 par

Deux monitrices spécialisées du Centre équestre exercent auprès des polyhandicapés.

L’équithérapie : une aide qui fonctionne Pour Noël, tous avaient partagé un moment magique. © Photo

Photo e. P. 
L'équithérapie est l'art de soigner l'esprit à l'aide d'un cheval. C'est aussi le soin des émotions, des relations, des sentiments, de la communication…

Il n'est pas toujours nécessaire de monter sur l'animal. Ce dernier est simplement utilisé pour établir un contact, le toucher ayant un rôle majeur dans ce genre de thérapie.

Loin d'être un animal comme les autres, le cheval est déjà, dans la Grèce antique, reconnu pour ses qualités thérapeutiques. Il possède des caractéristiques essentielles qui favorisent la confiance en soi des personnes handicapées. Il ne juge pas et rien dans son attitude ne laisse entendre de rejet ou d'incompréhension.

C'est pour cela que deux monitrices du Centre équestre de La Réole rendent visite à la Maison d'accueil spécialisé de La Réole : Caroline Issard et Laure Béney.

Un apaisement bienvenu

Cette dernière travaille depuis longtemps avec des polyhandicapés : « D'habitude ce sont les résidants qui viennent au centre mais cette année un partenariat a été décidé entre la MAS et le centre. Ainsi je viens avec mes poneys. Cela est moins stressant pour les résidants qui restent dans un milieu connu ».

Au centre ils ont la possibilité de monter de manière adaptée : utilisation d'un montoir, monte en double… accompagnés aussi par la psychomotricienne. Mais avec la méthode employée depuis septembre la relation animal/homme est privilégiée.

Sept personnes bénéficient de cet aménagement. Le sourire est la récompense suprême. L'intéraction est immédiate et le poney ne fait pas semblant, il va vers les résidants sans aucun préjugé.

« Cela peut produire un certain apaisement chez quelques uns » précise la psychomotricienne Adeline Blanchard.

La MAS accueille actuellement 48 personnes polyhandicapées et l'équithérapie est l'une des nombreuses activités proposées comme la musique, la cuisine, les activités sensorielles, le cinéma, les spectacles.

« Nous essayons d'élargir les possibilités avec le ski, le rafting, le char à voile, le canoë et le chien de traîneau. Ces activités sont adaptées et se font à l'occasion de camps, de séjours de vacances encadrées par Nadia Passerieux, monitrice-éducatrice » rajoute Adeline.

Mais tous ne participent pas. Chacun choisit de faire quelque chose ou pas. Ainsi va la vie à la maison d'accueil spécialisé.

Emmanuelle Patachon

31 janvier 2014

Mon fils autiste : Eglantine Eméyé s'explique

article publié dans l'Express

Par , publié le 31/01/2014 à  17:51

Le documentaire réalisé par la présentatrice télé sur le destin de son fils a heurté d'autres parents d'enfants autistes. Elle dissipe les malentendus. 

Mon fils autiste: Eglantine Eméyé s'explique

Eglantine Eméyé avec ses deux fils, Samy (au centre), autiste, et Marco.

DR

Le documentaire que vous avez consacré à votre deuxième garçon, autiste, Mon fils, un si long combat, a réuni plus d'un million de téléspectateurs sur France 5, le 21 janvier. Avez-vous atteint votre but, alerter sur la solitude dans laquelle se débattent les parents de ces enfants handicapés en France?

Je l'espère. J'ai reçu beaucoup de témoignages de soutien de la part de gens qui ne connaissaient pas le problème de l'autisme. Ils n'imaginaient pas à quel point les familles doivent se débrouiller seules pour trouver des solutions pour leurs enfants. Non seulement l'Etat ne nous aide pas, mais souvent même, l'administration nous complique la tâche par des règlements et des dispositifs absurdes, comme je le montre dans le film.  

Avez-vous eu des réactions du côté du gouvernement ?

Marie-Arlette Carlotti, la ministre déléguée chargée des personnes handicapées, était sur le plateau de l'émission C à Vous avec moi, juste avant la diffusion du documentaire. Elle connaît la situation, elle a admis qu'on avait un retard important en France. Elle a affirmé qu'elle créait des places pour les enfants autistes, notamment des places de répit pour répondre aux besoins des parents épuisés. Le principe consiste à prendre l'enfant en charge dans un établissement pendant quelques jours seulement, ou quelques semaines, pour éviter aux familles de craquer, comme cela a failli m'arriver. J'attends de voir.  

Dans la dernière scène de votre film, on voit votre fils de 8 ans, Samy, emmailloté de la tête aux pieds pour une séance de packing, une pratique théorisée par la psychanalyse, autorisée seulement à titre expérimental. Certains parents vous reprochent d'avoir fait la promotion d'une méthode barbare. A tort ?

Je ne prône pas plus le packing que la psychanalyse comme une manière de traiter l'autisme. Je défends ces enveloppements uniquement pour le bien-être physique qu'ils procurent à un très petit nombre d'enfants autistes, ceux qui s'auto-mutilent, c'est-à-dire se frappent ou cognent leur tête contre les murs. C'est le cas de Samy. Mon fils pratique le packing une fois par semaine à l'hôpital San Salvadour de Hyères, dans le Var, où il vit à présent. Je constate que ces séances l'apaisent. La séquence du film, d'ailleurs, est douce. Il s'agit d'enrouler l'enfant dans des draps humides et froids pour le saisir. Je ne vois pas où est la maltraitance. Quand j'emmène mon fils à la mer, il est saisi pendant quelques secondes, et puis ensuite il profite de la baignade. Pour moi, l'effet est le même.  

Le packing a parfois été pratiqué à l'insu des familles, et souvent en leur absence. Faut-il s'en inquiéter ?

Pour ma part, j'avais déjà emmené Samy à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, pour des séances de packing, et l'équipe demandait à ce que les parents soient présents. A l'hôpital de Hyères, je ne participe pas aux séances mais je suis en confiance avec l'équipe. Il n'a jamais été question de procéder à des enveloppements sans mon accord, et j'aurais été choquée si cela s'était produit.  

Vous êtes le seul parent à défendre publiquement le packing. Comment avez-vous été convaincue de ses bienfaits pour votre fils?

Avant d'essayer le packing avec Samy, j'ai mis ma casquette de journaliste et j'ai mené l'enquête. Je ne voulais pas prendre cette décision à la légère. J'ai d'abord appelé le principal défenseur du packing, le Pr Pierre Delion, qui est pédopsychiatre au CHRU de Lille et psychanalyste. Puis j'ai appelé plusieurs neurologues. Ces derniers affirment que le passage du froid au chaud a des effets physiologiques. Au niveau du cerveau, cela provoque une sécrétion d'endorphine, qui est l'hormone de la détente. Cet état rend l'enfant disponible pour des stimulations extérieures, par exemple les paroles des adultes autour. J'ai été convaincue par les explications scientifiques, pas par les thèses psychanalytiques.  

Selon vous, on pourrait donc pratiquer un packing non-psychanalytique?

Tout à fait. D'ailleurs, à Hyères, l'équipe ne se revendique pas de la psychanalyse, au contraire. Je vais vous lire le descriptif qu'ils m'ont envoyé pour les séances de packing [elle sort son i-phone]. C'est écrit noir sur blanc : ces enveloppements sont à différencier des cures de packing avec interprétation psychanalytique.  

Des parents ont supposé que vous étiez sous l'influence du Pr Marcel Rufo, dont vous présentez tous les jours l'émission, Allo Rufo...

Marcel Rufo n'a rien à voir dans cette histoire de packing ! Il n'a pas de position sur l'autisme. Un jour, je lui ai présenté Samy, mais il a été très honnête, il m'a dit: l'autisme, c'est très compliqué, j'ai essayé, je n'ai pas su, aujourd'hui je fais autre chose. C'est bien le Pr Rufo, en revanche, qui m'a orienté vers l'hôpital de Hyères. Il m'en avait parlé plusieurs fois sans que je donne suite. Il me voyait arriver à l'émission de plus en plus épuisée et un jour, au déjeuner, il ne m'a plus laissé le choix. Il a téléphoné à ma place et il m'a dit: voilà, Samy va passer trois semaines là-bas cet été, tu vas te reposer. J'étais au bout du rouleau, je l'ai laissé faire.  

Et finalement, Samy est resté à Hyères, où vous lui rendez visite tous les quinze jours, comme on le voit dans le film. Votre choix a provoqué l'incompréhension chez les parents qui se battent pour éviter l'hôpital à leur enfant et les envoyer à l'école...

Les enfants autistes sont tous différents. La moitié d'entre eux souffrent, en plus, d'une déficience mentale, et c'est le cas de Samy. Les méthodes éducatives permettent à beaucoup d'enfants d'apprendre à communiquer et d'aller ensuite à l'école ordinaire mais avec lui, elles n'ont pas marché. Au lieu de l'aider à progresser, elles l'ont bloqué.  

Quelles méthodes aviez-vous utilisé?

Samy a commencé l'ABA très tôt, à l'âge de 7 mois, ce qui est rare car on manque, en France, d'éducateurs formés. On le pratiquait à la maison, avec de jeunes éducatrices formées à l'université de Lille. Les résultats n'ont pas été bons. A partir de 4 ans et jusqu'à 8 ans, Samy a fréquenté l'école que j'avais réussi à monter avec l'aide de mon père. On y pratiquait différentes méthodes éducatives, l'ABA mais aussi le PECS, Makaton, Padovan. Les autres enfants en ont tiré bénéfice, mais Samy, très peu. A force, il nous regardait de moins en moins dans les yeux. J'ai trop exigé de lui, je n'ai pas compris à quel point il était limité par ses handicaps. Je lui ai imposé des apprentissages trop difficiles. A Hyères, on ne lui demande pas de s'adapter. C'est l'entourage qui s'adapte, en tenant compte de ses limites. Cela convient à Samy, mais pas forcément à d'autres enfants qui auraient davantage de capacités. 

Que fait Samy de ses journées, à l'hôpital San Salvadour?

Cet hôpital n'est pas spécialisé dans l'autisme mais dans le polyhandicap. Samy a besoin d'un environnement médicalisé, car il a des problèmes d'épilepsie, de régurgitations. Pour une mère, ce sont des problèmes très angoissants alors que des médecins, eux, savent faire face. L'équipe a bâti pour Samy un programme sur mesures. Par exemple, ils ont cherché et trouvé un moyen de faire de l'équithérapie, la thérapie par les chevaux, intéressante dans l'autisme. Samy participe à des ateliers de comptines et de cuisine. Il va à la piscine. Il a des séances de psychomotricité et, une fois par semaine, du packing. Dans l'équipe, il y a des éducateurs formés au PECS, le mode de communication par des pictogrammes. Ils vont bientôt commencer cet apprentissage avec Samy.  

Le trouvez-vous changé?

Samy est resté un peu à part, les premiers mois. Il mangeait de son côté à la cantine, il avait besoin de calme. Maintenant il déambule dans les couloirs, de temps en temps il vient prendre la main des infirmières, il demande des câlins. Cela peut paraître banal, mais il faut savoir qu'à 4 ans, Samy se frappait dès qu'un adulte s'approchait de lui. Lors de mes dernières visites, j'ai eu des regards furtifs, mais sublimes. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/mon-fils-autiste-eglantine-emeye-s-explique_1319405.html#dPtzyq4X9OEaCmVS.99

11 janvier 2014

2014 sous le signe du Cheval

bonne année 2014 Trottautrement

article publié sur le site d'Equidia

CHINA-BEIJING-CULTURE-STAMP (CN)

Créé le 6 janvier 2014

A partir du 31 janvier 2014 et jusqu'au 18 février 2015, le calendrier Chinois met à l'honneur le cheval. Pour l'occasion, la Poste a même édité un timbre..

On le sait, en France, le cheval sera particulièrement à l’honneur en 2014. De nombreuses compétitions de haut niveau marqueront l’année avec en tête d’affiche, les très attendus, Jeux équestres mondiaux en Normandie (du 23 août au 7 septembre) mais aussi les finales de coupe du monde de saut d’obstacles et de dressage à Lyon en avril ou encore les finales de coupe du monde d’attelage et de voltige à Bordeaux en février. Sans oublier les neuf jumping labellisés 5 étoiles (contre seulement 7 en Allemagne) qui ponctueront la saison dans l’hexagone.

images anne du cheval

Oui mais voilà,  la France ne sera pas la seule à honorer la plus noble conquête de l’homme. Selon le calendrier chinois, chaque année est placée sous le signe d’un animal et c’est le cheval qui sera à l’honneur du 31 janvier 2014 au 18 février 2015. Et comme chaque année, à l’occasion de ce nouvel an chinois, la poste française mettra à l’honneur le signe du zodiaque asiatique sur un bloc de timbres. C’est d’ailleurs un chinois installé en France, Li Zhongyao qui a dessiné le cheval qui ornera le timbre spécial. Un timbre qui sera en vente dès le 2 février au prix de 0,66 centimes d’euros.

TIMBRES

Un calendrier astrologique datant du 3ème millénaire

Chez les chinois, le premier calendrier astrologique est apparu sous le règne de l’empereur Huang, trois mille ans avant Jésus-Christ. Inscrite dans un cycle de 12 ans, chaque année, représente donc un animal :  rat, buffle, tigre dragon, serpent, etc….et possède ses propres caractéristiques.

timbre année du cheval

                      images annee du chevalDans l’astrologie chinoise, le cheval est réputé fougueux et indépendant. Et cette année 2014 devrait être plus sereine puisque l’an passé avec le tigre, l’agressivité était de mise. En Chine, le cheval est surtout considéré comme un travailleur qui fait primer l’action, brille par sa créativité et a besoin d’aller de l’avant. Le cheval possède d’ailleurs une place très importante dans la culture chinoise. Il est considéré comme un être du bien. Yi Jing avait pour coutume de dire : « pour circuler dans le ciel rien ne vaut le dragon, sur la terre rien n’est plus utile qu ‘un cheval ». D’un bout à l’autre de la planète, c’est donc désormais une certitude, 2014 sera bien l’année de votre anime préféré, le Cheval.

Y.F

 

 images anne du cheval bis

13 décembre 2013

Marine Grandgeorge : En matière de médiation animale, la France est internationalement reconnue.

logo fondation sommer

article publié sur le site de la fondation SommerMarine Grandgeorge

Entretien avec Marine GRANDGEORGE, Éthologue, Docteure en psychologie, Attachée de recherche au CHRU de Brest.

 Après avoir fait partie de la délégation française lors de la Conférence de l’IAHAIO cet été à Chicago, vous avez présenté une communication au colloque qui vient de se tenir à Québec (1). Pouvez-vous nous rappeler comment vous êtes entrée en relation avec la Fondation A et P Sommer ?

MG : J’ai été en contact avec la Fondation Sommer dès 2006 lorsque j’ai décidé de choisir comme sujet de doctorat «Les relations entre les enfants avec autisme et les animaux de compagnie ». J’ai alors été sélectionnée dans le cadre du programme de bourses de doctorats lancé par la Fondation et j’ai pu soutenir ma thèse en 2010.

Depuis, la thématique de l’interaction Homme/animal est restée au centre de mes travaux tout comme l’autisme.

Quels sont les points de différenciation majeurs entre la relation Homme/animal et la médiation animale ?

MG : Il faut rappeler d’abord que la capacité à tisser des liens entre deux espèces n’est pas réservée à l’être humain. L’exemple d’animaux sauvages ou domestiques prenant soin de petits nés d’autres espèces est, de ce point de vue, éclairant.

La médiation animale constitue un élément distinctif de cette relation car c’est de cette mise en présence intentionnelle que l’homme qui va potentiellement en tirer profit.

Au détriment de l’animal ?

MG : Certainement pas ! Mais, si l’on prend le cas d’un enfant avec autisme, la relation avec l’animal lui permettra de développer des compétences : parce qu’il sera capable de focaliser son attention sur l’animal car celui-ci déclenchera un certain mimétisme. 

C'est une démarche passionante mais parfois difficile à intégrer car le fait qu'un jeune autiste de 12 ans, qui n'avait jamais imité auparavant, entreprend de laper dans un bol de lait comme le fait un chat ne signifie pas qu'il soit entré dans une phase régressive. La reproduction de ce geste est au contraire le signe d'un progrès, déclenché par le contact avec l'animal ! Il faut se servir de cela comme un tremplin pour imiter d'autres comportements socialement plus adaptés.

 Pensez-vous que la France soit aujourd’hui reconnue comme étant en pointe dans le domaine de la médiation animale ?

MG : Oui, cela ne fait aucun doute. Si beaucoup de pays s’intéressent aux relations homme/animal, le nôtre est également en pointe dans le domaine de la médiation avec des préoccupations éthiques, un niveau de recherche/action internationalement reconnu et des pratiques de terrain nombreuses et diversifiées.

 Faut-il établir cependant une séparation entre la relation homme/animal et la médiation animale ?

MG : Il ne s’agit pas de séparation mais au contraire d’établissement d’un continuum. C’est d’ailleurs pourquoi le thème de la communication que j’ai présentée au colloque de Québec était « Les relations Homme/animal de compagnie, de la vie quotidienne à la médiation animale ».

 (1)  Colloque « Visions du monde animal » organisé à Québec du 13 au 15 novembre sous la responsabilité de l’Université Laval, l’Université Lyon 2, le Laboratoire d’anthropologie sociale et le CREA

1 décembre 2013

Séance d'équitation à Conches sur Gondoire au Haras du Grand Clos

P1070348Le chat du Haras du Grand Clos à Conches observe tout en silence mais enregistre tout ... il est en plus adorable.

Retour sur une séance d'équitation un certain samedi 24 août 2013 où Elise servait de test pour une nouvelle recrue de l'association Trott'Autrement ... qui encadre les séances du samedi matin cette année à Conches où Lisou la retrouve dès 9h30 en compagnie de ses camarades Alexandra et Geoffray.



iris alvarez with his horse

Séance sous la direction d'Iris Alvarez ici à gauche qui a fait un bref passage dans l'association et que j'ai beaucoup apprécié (cela pour le contexte) ... Donc une Elise bien entourée et dirigée ... qui dès lors a pu montrer ses capacités.

Un moment quelque part historique ... par une belle journée.

Une Elise accompagnée par des personnes talentueuses et un très bon souvenir ...

J'allais oublier -> l'album complet de la séance ICI

 

 

29 novembre 2013

C'est de la maltraitance de ne pas éduquer une personne autiste

article publié dans Viva

Le foyer d’accueil médicalisé le Cèdre bleu accueille depuis quinze ans des adultes autistes. Reportage.

Le Cèdre bleu a pris ses quartiers dans une jolie rue pavillonnaire de banlieue parisienne. Plus exactement à Chaville, à quelques kilomètres à l’ouest de Paris, dans les Hauts-de-Seine. Un jardin verdoyant, des décorations jaunes et rouges qui rappellent la fête sévillane organisée il y a quelques jours, des vitres tout le long qui rendent l’espace lumineux.

Ici résident Chaya, Maxime, Aurélie... En tout, ils sont 27 adultes autistes âgés de 21 à 50 ans à bénéficier des services de ce foyer d’accueil médicalisé (Fam), l’un des premiers du genre à avoir ouvert en région parisienne, en septembre 1998.
A l’époque, sa création venait répondre à un manque criant de places pour adultes atteints d’autisme. Près de quinze ans plus tard, la situation ne s’est pas beaucoup améliorée… « On a longtemps eu l’impression que l’autisme s’arrêtait à 18 ans », lâche Sophie Feltrin, directrice adjointe du Cèdre bleu. La prise en charge des enfants est déjà très insuffisante, mais une fois majeurs, les autistes basculent souvent dans une sorte de no man’s land, où les places sont rarissimes. La preuve : alors que le Cèdre bleu prévoit d’accueillir six nouveaux résidents d’ici à septembre 2013, il comptabilise déjà plus de 200 candidatures… Pendant ce temps, « il y a plein d’adultes autistes qui restent sur les bras des familles ou qui vont en Belgique », déplore Jean Pierre Malen, le psychiatre du foyer.

Petits effectifs
La quasi-totalité des personnes accueillies dans ce foyer le sont depuis l’ouverture. Elles sortaient alors souvent de nombreuses années de lourds traitements médicamenteux, inadaptés à leur handicap. Depuis près de quinze ans, le Cèdre bleu a pris le parti d’alléger leurs traitements tout en augmentant leur prise en charge éducative, avec l’ambition de leur donner un maximum d’autonomie. Ce n’est pas chose aisée puisque tous ont, en plus de l’autisme, un retard mental. « Le meilleurs niveau de compréhension du langage verbal est équivalent à celui d’un enfant de trois, quatre ans », explique le Dr Jean Pierre Malen.
Les adultes du Cèdre bleu évoluent en petits groupes de six personnes – les grands effectifs ne sont pas adaptés aux personnes autistes – et pratiquent des activités aussi diverses que l’équithérapie, le théâtre, des sorties au café du coin ou la restauration et la vente de meubles. Les professionnels communiquent avec eux grâce à des pictogrammes ou des objets, et chacun dispose de son emploi du temps détaillé pour la journée.
« C’est de la maltraitance de ne pas éduquer une personne avec autisme, de ne pas utiliser ses compétences, s’indigne Annemiek Determann, psychologue au foyer. C’est plus simple de simplement leur faire écouter de la musique et d’attendre, mais petit à petit les troubles du comportement s’installent ». Des troubles qui incluent de la violence envers eux-mêmes et/ou envers les autres. « Ce n’est pas parce que ce sont des adultes qu’il faut se dire qu’ils ont déjà tout appris ou qu’ils n’apprendront plus rien », abonde Sophie Feltrin.
Les résidents ne pourront jamais être autonomes et finiront a priori leurs jours dans le centre. Mais l’objectif est notamment de leur permettre d’être le plus débrouillards possible lorsqu’ils rentrent dans leur famille, pour un week-end ou des vacances. « On est dans la valorisation de la personne », se félicite Sophie Feltrin.

Peu d’informations sur le vieillissement des autistes
Le nombre exact d’adultes autistes n’est pas connu, beaucoup d’entre eux n’étant pas diagnostiqués, traités en hôpital psychiatrique. Difficile dans ce cas de savoir quelle part bénéficie d’une prise en charge adaptée. Trop peu, c’est certain. Sophie Feltrin lit les dizaines de dossiers de candidatures qu’elle reçoit avec un pincement au cœur. « Plein de fois, je me suis dit que si on pouvait accueillir telle personne, elle aurait peut-être une chance dans sa vie. Ça me tire les larmes des yeux », confie-t-elle.
Malheureusement, contrairement aux établissements pour enfants et adolescents (déjà dans une situation critique), il n’y a pas de turn-over chez les adultes. Ils ne quitteront l’endroit qu’à la fin de leur vie, ne libérant des places qu’au bout de nombreuses années.
Les résidents du Cèdre bleu sont encore jeunes. Mais les équipes médicale et éducative s’inquiètent pour les années à venir. « On a très peu d’informations sur ce que deviennent les autistes en vieillissant », regrette Sophie Feltrin. Les lourds traitements médicamenteux auxquels ils ont été soumis dans le passé provoquent aujourd’hui encore des effets secondaires – épilepsie, troubles du sommeil, surpoids – qui s’aggravent avec le temps. Une résidente a même eu le syndrome des jambes sans repos, qui provoque un besoin irrépressible de bouger les jambes et l’a empêchée de dormir… durant six mois.
En faisant de l’autisme la Grande cause nationale cette année, les familles espèrent faire bouger les lignes en améliorant notamment la prise en charge. Si le bon sens ne suffisait pas, le pragmatisme pourrait achever de convaincre les réticents : les personnes autistes non ou mal prises en charge coûtent bien plus cher à la société que les autres.

 

[01.06.12]   Elsa Maudet

12 novembre 2013

Effet de l'hippothérapie sur le contrôle moteur, les comportements adaptatifs et la participation des enfants TSA

11 novembre 2013

article publié sur le blog Autisme Information Science

Effect of hippotherapy on motor control, adaptive behaviors, and participation in children with autism spectrum disorder: a pilot study

Traduction: G.M.
 
Am J Occup Ther. 2013 Nov-Dec;67(6):653-63. doi: 10.5014/ajot.2013.008383.

Effet de l'hippotherapie sur le contrôle moteur, les comportements adaptatifs, et la participation des enfants avec un trouble du spectre autistique: une étude préliminaire

SourceHeather F. Ajzenman, OTD, OTR/L, is Occupational Therapist, Children's Therapy Associates, Hillsborough, NC.
 

OBJECTIF

Cette enquête visait à déterminer si l' hippothérapie augmentait la fonction et la participation chez les enfants avec des troubles du spectre autistique (TSA). Nous avons supposé des améliorations dans le contrôle moteur, susceptibles d'accroître les comportements adaptatifs et la participation aux activités quotidiennes.  

The purpose of this investigation was to determine whether hippotherapy increased function and participation in children with autism spectrum disorder (ASD). We hypothesized improvements in motor control, which might increase adaptive behaviors and participation in daily activities. 

METHODE
Six enfants avec  TSA de 5 à 12 ans ont participé à 12 séances hebdomadaires d' hippothérapie de 45 min.  
Les mesures pré- et post- hippothérapie incluant le test Vineland du comportement adaptatif-II et le Child Activity Card Sort . Le contrôle moteur a été mesuré pré-intervention et post-intervention utilisant un système de capture de mouvement vidéo et des plaques de force;

Six children with ASD ages 5-12 participated in 12 weekly 45-min hippotherapy sessions. Measures pre- and post-hippotherapy included the Vineland Adaptive Behavior Scales-II and the Child Activity Card Sort. Motor control was measured preintervention and postintervention using a video motion capture system and force plates. 

RESULTATS
Le balancement postural a considérablement diminué post-intervention . Des augmentations importantes ont été observées dans les comportements adaptatifs globaux (communication réceptive et adaptation) et la participation à l'auto-soins , de loisirs à faible demande , et des interactions sociales  
Postural sway significantly decreased postintervention. Significant increases were observed in overall adaptive behaviors (receptive communication and coping) and in participation in self-care, low-demand leisure, and social interactions. 

CONCLUSION
Ces résultats suggèrent que l'hippothérapie a une influence positive sur les enfants atteints de TSA et peut être un outil utile pour le traitement de cette population.

These results suggest that hippotherapy has a positive influence on children with ASD and can be a useful treatment tool for this population.

NB :  Hippothérapie, Equithérapie, Thérapie avec le cheval -> c'est la même chose à quelques variantes près suivant qu'on est belge ou français ou que la formation est dispensée par la SFE (Equithérapie) ou la FENTAC (Thérapie avec le Cheval).
Autre formation sérieuse tournée vers la pratique HANDICHEVAL et le métier d'équicien ... (jjdupuis)

Équithérapie

Relaxation en séance d'équithérapie

L'équithérapie, souvent appelée hippothérapie en Belgique, est une prise en charge thérapeutique, non conventionnelle, complémentaire aux soins médicaux, qui prend en considération le patient dans son entité physique et psychologique, et utilise le cheval comme partenaire thérapeutique afin d'atteindre des objectifs fixés en fonction de la spécialité du thérapeute1.

12 mars 2013

Potentiel du cheval en psychomotricité ... (superbe !)

3 mars 2013

Quand le cheval est un aide-soignant

article publié sur le site de Paris Ile de France France 3

Le soin par le cheval pour les personnes en situation de handicap. Les associations sont aujourd'hui nombreuses partout en France. Autisme, trisomie, paraplégie, tétraplégie ou IMC.  Les objectifs poursuivis sont semblables avec le cheval comme vecteur.

Par Frédérique-marie Lamouret
Publié le 24/02/2013 | 09:27, mis à jour le 24/02/2013 | 13:12
Via les paralympiques, on commence à connaître l’équitation pratiquée par les jeunes ou moins jeunes, femmes et hommes connaissant un handicap physique. En loisir ou en compétition, nombreux sont les handicapés en capacité de monter à cheval, dès lors que l’encadrement est compétent et les techniques adaptées. En marge des grands rendez-vous de concours hippiques internationaux de sauts d'obstacles, de plus en plus de compétitions sont organisées. C’est toujours fort de voir Michel Robert, champion international français de la spécialité ouvrir le tour, à cheval quelques mètres devant une non-voyante, pour lui permettre de sauter les obstacles par ses indications orales. Amputés de(s) jambe(s) ou des membres supérieurs, ils s'engagent tous à fond. La fédération handisport est une porte d’entrée efficace.

Du handicap à l'action

S'est développée aussi une pratique qui s’est structurée autour de la notion même du soin, bien loin de l’apprentissage de la technique équestre et des performances sportives. Elle s’adresse à des personnes nécessitant attention de par leurs déficiences motrices et /ou mentales ou connaissant des difficultés d’ordre psychiques. De l’autisme aux troubles du comportement, des carences cognitives aux psychotiques, les cas cliniques bien que différents viennent tous s’appuyer ici sur des ressorts identiques : la recherche d’accompagnement thérapeutique. Le cheval ne juge pas. Il est un vecteur, un médiateur avec le monde. Les relations passent par le sensoriel. Il ne s’agit pas de guérison mais de quête de mieux être... De progression dans l’autonomisation ou l’acquisition de fonctions. Le brossage, le pansage sont déjà à eux seuls une étape fondamentale, dès lors que c'est une occasion unique de s’occuper d’autrui et alors même qu’en général le soin leur est porté. Enfin, l’activité physique, via le plaisir, permet une amélioration de la masse musculaire ou une tonification. Ils ne subissent pas, elles et ils sont acteurs et actrices



La pratique est maintenant connue et elle se développe partout.  Equithérapie, équitation adaptée, Equi-handi… les dénominations sont nombreuses. Dans leur philosophie, le principe est commun même avec la coexistence de courants de pensées parfois en opposition dans les déclarations.
Il faut dire que le chemin a été long jusqu’à aujourd’hui. Si les techniques sont théorisées, si des nuances distinguent les acteurs dans des gestes et repères, cette pratique vient de loin. Il fallait être visionnaire à la fin des années 60 et au début des années 70 pour envisager une démarche thérapeutique. Les chevaux et l’équitation à l’époque étaient l’affaire des militaires.  La codification laissaient que bien peu de place à l’imagination. Et encore cela ne suffisait il pas. L’obstination était indispensable pour bouger les lignes.
"C’était le fait d’un petit nombre. Et si d'aventure le sujet intéressait, c'était aussi une question d'opportunité. Pour moi, une rencontre avec un éducateur qui désirait travailler sur la rééducation fonctionnelle" souligne Nicolas Millet. En 1969, jeune moniteur et pas encore instructeur, il s'embarque dans cette aventure avec des épileptiques pratiquant déjà le judo. L'éducateur aimait les chevaux. "L’objectif était de les décontracter" avec une approche empirique et... Des erreurs.  "Nous étions convaincus à l’époque qu’ils ne pouvaient pas déclencher de crise d’épilepsie. Nous nous trompions ! Mais nous avons appris à détecter aussi ce qui favorisait leur déclenchement."

Les échanges avec des psycho-motriciens se sont accrus. "Nous avions tout à construire." L’étape d’après fut le travail engagé avec des enfants et des adolescents en situation de handicap mental, qui connaissaient aussi pour certains des soucis de motricité. Au fil des mois, des progrès sont enregistrés. Parfois petits, mais réels. "Le cheval et l’équitation apaisent. Cela construit des codes là où il n’y en a pas et où il est bien difficile d’en créer dans le monde extérieur. Ce sont aussi des bases de repères spatio-temporelles qui font parfois entièrement défaut."
Lara, autiste profonde, violente souvent, se transforme radicalement sur son double poney. Stéphane, pétri de tocs, soumis à une grande agitation continuelle, criant, toujours stressé, à se frotter les mains l'une sur l'autre avec frénésie, parvient à rester silencieux, calme, et àtenir ses rênes pendant 45’ d’affilé. Les exemples s’égraînent. «"l ne s’agissait pas de miracle. Les progrès ne sont pas fulgurants mais réguliers.  Ils n’étaient pas guéris. Ils se sentaient mieux, et cela se voyait. "

Quatre piliers constituent toujours l'assemblage : l’instructeur qui est à l’écoute du cheval et le cheval qui lui obéit selon des principes (ancêtres de l’éthologie). Le soignant qui donne des indications sur l’état d’esprit du moment, permettant d’adapter le travail du jour. Et le Soigné.
Mais tout cela ne tient que sur les femmes et les hommes qui s’engagent. Et quand l’instructeur part du Haras du Pin dans les années 80, la seule association structurée en Basse Normandie baisse le rideau. Mais l'élan est donné et la suite assurée avec la création des "Rênes de la vie" dans la Manche, et l’Association Ornaise de Rééducation Par l’Equitation. Nicolas Milet prendra la présidence de cette dernière à partir des années 1990, présidence qu’il conserve même s’il est à la retraite de son activité purement professionnelle. "L’important est de former une relève. Pour continuer et ainsi permettre à plus de gens d’en profiter."

Et les chevaux dans tout cela ?

Aujourd'hui, des formations existent et on sait exactement ce que l’on cherche comme cheval. Il est important d’avoir des sujets calmes, doux. Rompus à tout. On ne cherche pas des performances techniques ou sportives. On privilégie l'échange et le dialogue facile. "Certaines associations cavaliers-montures ne fonctionnent pas. J’ai eu une jument qui était parfaite avec tous les types de profils, sauf les psychotiques. Ce qu’elle recevait comme messages devait l’inquiéter, la stresser. L’expérience nous l’a appris. Il faut être vigilant le plus en amont possible. Prédire les réactions, les anticiper. Le cheval est le vecteur qui transmet et non l’inverse comme on en a l’habitude. Le langage non verbal est tellement fondamental."
Mais la plupart du temps, tout se passe bien. L’handicapé n’entre pas en opposition ou en conflit. N’essaye pas de s’imposer par la force.  "Le cheval apporte un retour à l’équilibre par la nature. Du calme, de la reconnaissance et de l’assurance. Et la connaissance de son corps. Cela ferait d’ailleurs du bien à beaucoup de gens dits normaux qui ne connaissent pas plus leur corps !"


Le handicap physique lourd n’est pas oublié. Des systèmes facilitant l’accession au cheval (palans) ou même le maintien (selle à 2 places) ont été élaborés pour répondre aux besoins des IMC (Infirmes Moteurs Cérébraux).  En l’occurrence la pratique permet à ces femmes et hommes prisonniers de leurs corps de le ré-investir. De lutter contre leur insuffisance musculaire.

Et si la monte classique n’est pas possible. Si la voltige est hors de portée, alors il reste encore l’attelage. "Nous avons créé des réponses à des besoins qui se présentaient, confirmées par des conférences ou des rencontres avec des spécialistes. Comme le jour où Catherine Dolto est venue présenter ses travaux. Nous étions arrivés à ses conclusions de façon empirique". 

Et puis n'oublions surtout pas que l'AORE est une association à but bon lucratif. Basée sur le bénévolat. De Nicolas Millet et de quelques autres. Bourrés de bonne volonté, toujours prêts à mettre la main à la poche. Mais tout cela coûte cher... N'hésitez pas à les contacter


Quelques adresses :
Société française d'Equithérapie
Institut de formation professionnelle, spécialiste de la médiation équine.
La FENTAC, Thérapie avec le cheval - Equithérapie - Médiations thérapeutiques - Formation professionnelle
Fédération handisport
 

 

4 janvier 2013

Vidéo très bien faite qui montre les bienfaits de la médiation avec le cheval

 Handicap : L'équitation en guise de thérapie

Focus sur l'Institut Médico Educatif des Herbiers, qui propose aux handicapés mentaux ou physiques des stages d'équi-thérapie, afin de permettre un échange inédit entre l'homme et l'animal.

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