Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
"Au bonheur d'Elise"
Publicité
medicaments
20 mai 2020

Les liens cachés entre les troubles mentaux

 

Les liens cachés entre les troubles mentaux

nature.com Traduction par Sarah de " The hidden links between mental disorders" - 05 Mai 2020 - par Michael Marshall En 2018, le psychiatre Oleguer Plana-Ripoll était aux prises avec un fait déroutant par rapport aux troubles mentaux ; Il savait que de nombreux individus avaient des pathologies multiples - anxiété et dépression, disons, ou schizophrénie et trouble bipolaire.

https://blogs.mediapart.fr

 

Publicité
19 mai 2020

Enfants d'âge préscolaire autistes : seulement quelques heures de thérapies

 

Enfants d'âge préscolaire autistes : seulement quelques heures de thérapies

spectrumnews.org Traduction de " Preschoolers with autism get few hours of evidence-based therapies" Commentaire : cette étude montre le freins que constitue un système d'assurance-maladie qui exclut une partie de la population et livre les décisions de prise en charge à une multitude d'assureurs privés.

https://blogs.mediapart.fr

 

10 mai 2020

TEMOIGNAGE - Coronavirus : - Les handicapés ne sont pas hospitalisables raconte Caroline Wodli, aide-soignante

 

TEMOIGNAGE - Coronavirus : "Les handicapés ne sont pas hospitalisables" raconte Caroline Wodli, aide-soignante

Caroline Wodli est aide-soignante à la MAS (maison d'accueil spécialisée) du Mont des Oiseaux à Wissembourg (Bas-Rhin). La structure héberge 40 adultes handicapés congénitaux. Depuis le covid19, leur maison s'est transformée en cage, oubliée du monde. Caroline raconte son quotidien.

https://france3-regions.francetvinfo.fr

 

7 avril 2020

Slenyto pour traiter l’insomnie des enfants présentant des troubles du spectre de l’autisme

article publié sur le forum Asperansa

Avatar du membre
Jean
Modérateur
Messages : 20341
Enregistré le : lundi 24 octobre 2005 à 22:39
Localisation : Finistère

Re: Troubles du sommeil

#221 Message par Jean » lundi 6 avril 2020 à 21:53

jim.fr 6 avril
Slenyto pour traiter l’insomnie des enfants présentant des troubles du spectre de l’autisme

Les troubles du sommeil sont fréquemment associés aux troubles du spectre de l’autisme (TSA) et aux maladies neurogénétiques (MNG) (comme le syndrome de Smith-Magenis [SSM]). Selon les études, entre 40 et 80 % des enfants avec TSA sont concernés par de tels troubles contre 25 à 40 % des enfants neurotypiques.

Un impact important sur l’enfant et sa famille

Les troubles du sommeil peuvent survenir dès le plus jeune âge et ils exacerbent les manifestations de TSA : majoration du trouble de la communication sociale et des comportements stéréotypés et répétitifs, anxiété et instabilité de l’humeur, comportements agressifs, hostiles et d’automutilation. A long terme, les troubles du sommeil impactent d’autres domaines de la santé de l’enfant comme la croissance et le développement cognitif. Par ailleurs, les troubles du sommeil ont été associés à une altération des capacités d’attention et de compréhension ou encore de la mémoire verbale de l’enfant. Il en découle une altération des performances scolaires et des scores de quotient intellectuel (QI).

Ces troubles ont également d’importantes répercussions sur l’entourage et la vie familiale. Ils sont associés à un niveau élevé de stress parental et familial et à une diminution de la qualité de vie et de la cohésion familiale.

Quels troubles du sommeil ?

Les troubles du sommeil dans les TSA et les MNG n’ont pas de caractéristiques spécifiques. Difficultés à s’endormir, ou à rester endormi, ou encore réveil matinal précoce, sont fréquents à la fois chez les enfants à développement typique et chez les enfants avec TSA. A noter toutefois que de nombreux enfants avec un TSA (ou un SSM) semblent avoir besoin de moins de sommeil. Pour leur part, les troubles du sommeil des enfants ayant un SSM sont constants et très sévères. Les réveils nocturnes sont prolongés et fréquents (de 2 à 4 par nuit). Le réveil est définitif vers 4 ou 5 h du matin avec anomalies de la vigilance durant la journée.

Quelle prise en charge ?

S’ils ne sont pas pris en charge, les troubles du sommeil des enfants avec TSA ou MNG ont tendance à persister. Diverses modalités thérapeutiques comportementales et pharmacologiques sont aujourd’hui disponibles. Elles sont souvent efficaces et facilement acceptables dès le plus jeune âge. Le traitement de première intention est l’hygiène du sommeil qui consiste à installer des conditions favorables à un sommeil efficace. En parallèle, une routine du coucher doit être mise en place. D’autres techniques comportementales plus spécifiques peuvent aussi être associées (bedtime fading, contrôle du stimulus…). Si ces mesures ne suffisent pas, une prise en charge pharmacologique est indiquée. Selon le consensus de « la National Sleep foundation » américaine, le médicament adapté pour traiter l’insomnie de l’enfant doit permettre d’améliorer la latence d’endormissement et le maintien du sommeil. Il doit de plus être doté d’une bonne tolérance avec peu d’interactions médicamenteuses et être facile à avaler.

Un médicament spécifique des troubles du sommeil des enfants et adolescents présentant un TSA


Actuellement un seul médicament a une autorisation de mise sur le marché spécifique pour traiter l’insomnie des enfants âgés de 2 à 18 ans avec un TSA et/ou un SSM, il s’agit d’une version pédiatrique de mélatonine à libération prolongée : Slenyto. L‘AMM de Slenyto a été approuvée par l’Agence Européenne des médicaments (EMA) en septembre 2018. Il a été montré que, chez les enfants avec TSA, il existe un déficit de sécrétion de mélatonine. En libérant lentement la mélatonine pendant plusieurs heures tout au long de la nuit (pendant 8 à 10 heures), Slenyto mime la sécrétion endogène de mélatonine. Cette dernière augmente ainsi dans le sang et favorise la survenue du sommeil tout en préservant son architecture physiologique. L’étude clinique de Slenyto® a démontré une efficacité rapide et durable sur les paramètres du sommeil de l’enfant, notamment une augmentation de la durée du sommeil, un raccourcissement de la latence d’endormissement et une amélioration du maintien du sommeil. Les comportements d’extériorisation des enfants et le bien-être des parents ont également été améliorés.

Slenyto se présente sous forme de minicomprimés pédiatriques à libération prolongée et dosés à 1 ou 5 mg de mélatonine. La dose initiale recommandée est de 2 mg. Si besoin la dose est augmentée à 5 mg avec une dose maximale de 10 mg. Slenyto doit être pris une fois par jour 30 minutes à 1 heure avant le coucher pendant ou après le repas. Cette formulation facile à avaler est adaptée aux enfants à partir de 2 ans.

Des données sont disponibles pour une durée de traitement jusqu’à 2 ans. Le patient doit être surveillé à intervalles réguliers (au moins tous les 6 mois) afin de vérifier que Slenyto est toujours le traitement le plus approprié. Après au moins 3 mois de traitement, le médecin doit évaluer son effet et envisager l’arrêt s’il ne donne lieu à aucun effet cliniquement pertinent. Si un effet amoindri du traitement est constaté après la prescription d’une dose plus élevée, le prescripteur doit d’abord envisager une diminution de la dose avant de décider d’un arrêt complet du traitement.

Slenyto® est disponible en pharmacie depuis le 2 avril 2020. Ce médicament est remboursé à 65 % (SMR important) au prix de : - Slenyto® 1 mg : PFHT : 33,68 € - PPTTC : 38,98 € - Slenyto® 5 mg : PFHT : 86,70 € - PPTTC : 99,71 €

Laurence Houdouin
père d'une fille autiste "Asperger" de 36 ans
24 mars 2020

Vieillir avec l'autisme

 

Vieillir avec l'autisme

spectrumnews.org Traduction de " Growing old with autism" par Rachel Nuwer / 18 mars 2020 Kurt se souvient très peu de ce qui s'est passé pendant le week-end du 4 juillet 2009. Alors âgé de 49 ans, il était dans son appartement quand, tout d'un coup, il a eu des vertiges, des nausées et n'a pas pu parler correctement.

https://blogs.mediapart.fr

 

Publicité
20 février 2020

Les homéopathes se voient interdire de proposer un traitement de l'autisme

 

Les homéopathes se voient interdire de proposer un "traitement" de l'autisme

independent.co.uk 14 février 2020 - Traduction de " Homeopaths 'forbidden' from offering autism 'treatment'" Les homéopathes se voient "interdire" de proposer un "traitement" de l'autisme Sophie Gallagher Les homéopathes ont été avertis par un organisme de surveillance du gouvernement qu'ils ont trois mois pour cesser de faire de la publicité pour des thérapies qui prétendent traiter l'autisme.

https://blogs.mediapart.fr

 

11 février 2020

Autisme : où en est le retard français ?

 

Autisme : où en est le retard français ?

Claire Compagnon est depuis deux ans déléguée interministérielle en charge de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour l'autisme, lancée en avril 2018. Ancienne militante associative sur le cancer et le sida, elle fait le point sur la rupture promise par Emmanuel Macron, lors de la campagne présidentielle.

https://www.liberation.fr

 

4 février 2020

Dépakine : le laboratoire Sanofi annonce sa mise en examen pour tromperie aggravée et blessures involontaires

 

Dépakine : le laboratoire Sanofi annonce sa mise en examen pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires"

Une enquête avait été ouverte en septembre 2016. En cinquante ans, de 16 600 à 30.400 enfants auraient développé des troubles mentaux et du comportement après avoir été exposés in utero au valproate. Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé, lundi 3 février, sa mise en examen pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires" dans l'affaire de la commercialisation de l'anti-épileptique de la Dépakine.

https://mobile.francetvinfo.fr

 

22 décembre 2019

TDAH : Les traitements ayant preuve d'efficacité - DR RUSSELL BARKLEY

19 décembre 2019

Médecines douces ou alternatives : des insuffisances dans le respect de la règlementation

 

" Médecines " douces ou alternatives : des insuffisances dans le respect de la règlementation

De plus en plus de Français se tournent vers des pratiques ou " médecines " dites " douces ", " non conventionnelles ", " alternatives " ou " complémentaires ", telles que l'hypnose, l'acupuncture, la réflexologie ou encore l'aromathérapie pour soulager certains maux du quotidien.

https://www.economie.gouv.fr

 

16 décembre 2019

On fabrique des patients psychiatriques à la chaîne

Très intéressant (jjdupuis)

"On fabrique des patients psychiatriques à la chaîne"

"Les psychiatres et les psychologues doivent plaider en faveur de réformes sociales structurelles ", écrit Paul Verhaeghe, professeur de psychologie à l'Université de Gand, dans son nouvel essai. Il est attristé de voir que de plus en plus d'enfants et d'adultes sont aux prises avec des problèmes psychologiques, alors que l'on ne touche pas aux causes sous-jacentes.

https://www.levif.be

 

18 octobre 2019

Urgence absolue pour un jeune ado ! #HorsNormes #HorsSoins

21 septembre 2019

Congrès Autisme Europe : sommeil et autisme

 

Congrès Autisme Europe : sommeil et autisme

Deux interventions sur la question du sommeil. Problèmes de sommeil chez les adultes atteints de troubles du spectre de l'autisme et de déficience intellectuelle Orateur(s) : Ballester-Navarro Pura (SPAIN), Martinez Maria Jose (SPAIN), Inda Maria Del Mar (SPAIN), Javaloyes Auxiliadora (SPAIN), Fernández Noemí (SPAIN), Gázquez Pilar (SPAIN), Aguilar Victor (SPAIN), Hernández Luís (SPAIN), Richdale Amanda L.

https://blogs.mediapart.fr

 

12 septembre 2019

Comment la pharmacothérapie peut-elle influer sur la qualité de vie des personnes autistes avec un haut niveau de fonctionnement

 

Comment la pharmacothérapie peut-elle influer sur la qualité de vie des personnes autistes avec un haut niveau de fonctionnement cognitif

Examiner l'impact des interventions pharmacologiques sur la vie des personnes autistes avec un haut niveau de performances cognitives (HF) consiste à comprendre les défis auxquels chaque personne autiste doit faire face. C'est une question complexe compte tenu de l'hétérogénéité du trouble et du large éventail de traitements disponibles.

http://autisme-info.blogspot.com

 

10 septembre 2019

Autisme - La génération manquante

 

Autisme - La génération manquante

Laissés à languir dans les établissements psychiatriques ou drogués pour des troubles qu'ils n'ont jamais eu, de nombreux adultes plus âgés atteints d'autisme ont été négligés ou oubliés depuis des décennies. Des efforts pour les aider sont enfin en cours. Article de Spectrum News (2015)

https://blogs.mediapart.fr

 

28 août 2019

Plein éveil : la lutte des enfants autistes avec le sommeil

 

Plein éveil : la lutte des enfants autistes avec le sommeil

La moitié des enfants qui ont un trouble autistique éprouvent des difficultés à s'endormir ou à rester endormis, ce qui peut empirer leurs symptômes autistiques. Des scientifiques commencent juste à explorer ce qui ne tourne pas rond à l'heure de minuit.

https://blogs.mediapart.fr

 

12 août 2019

Autisme : attention aux pseudo-thérapies dangereuses

 

Autisme : attention aux pseudo-thérapies dangereuses

Chélation des métaux lourds, huile de cannabis, médicaments détournés...Par désespoir, certains parents se tournent vers des méthodes dangereuses pour tenter de venir en aide à leur enfant autiste.

http://sante.lefigaro.fr

 

9 août 2019

Pierre Sans dénonce l’omerta sur l’autisme en Afrique

article publié dans L'Indépendant

Pierre Sans, entouré des parents et soignantes de l’association Autisme Madagascar. Pierre Sans, entouré des parents et soignantes de l’association Autisme Madagascar.

Publié le 07/08/2019 à 21:24 / Modifié le 07/08/2019 à 21:24 

Humanitaire. Retraité, le psychiatre limouxin a exercé à l’USSAP.

À plus de 76 ans, on ne compte plus les missions africaines de ce médecin psychiatre limouxin. Il a exercé à l’USSAP jusqu’en 2012, année de son départ en retraite. Depuis, bénévolement, il parcourt le continent de nos ancêtres, une sacoche médicale sous le bras et trois tee-shirts dans un sac. Lorsqu’on lui demande ce qui le porte, avec un sourire énigmatique, il répond d’emblée : "Je suis un hyperactif et je me soigne en faisant du bien". Tout juste revenu de Madagascar, le corps plié en deux par de longs trajets en brousse entre Tananarive et Fénérive-Est, Pierre Sans n’a rien perdu de son enthousiasme : "Je serai médecin jusqu’au bout de ma vie, même si parfois pour faire 50 kilomètres il faut passer 4 heures sur des chemins insondables !"

De la Côte d’Ivoire à Madagascar

C’est en 2014, en regardant à la télévision un collègue psychiatre expliquer la détresse des autistes en Afrique, qu’il décide de proposer ses services. Quelques semaines après, il embarquait pour la Côte d’Ivoire, puis le Bénin, puis Madagascar, où là, des liens forts se tissent avec les mères d’enfants malades. Elles ont fondé seules, sans aide, l’association Autisme à Madagascar. " Ce sont toujours les femmes qui prennent en charge avec peu de moyens les enfants malades. Les leurs et ceux des autres. Une fontainière (porteuse d’eau) gagne environ une dizaine d’euros, une consultation chez un psychiatre en coûte 30. Un business a même fleuri dans l’indifférence générale. On impose aux familles démunies des traitements hors de prix, toujours inadaptés et la sécurité sociale n’existe pas là-bas. Cette misère fait que ces mômes sont abandonnés à leur sort ". Le Limouxin sillonne le pays, pose des diagnostics gratuitement, explique aux mamans la maladie, leur conseille une école locale : " C’est une chance grâce à l’association, des enseignants prennent à bras-le-corps l’intégration de ces enfants dans leurs classes ". Des rencontres souvent bouleversantes qui se terminent par des larmes et une infinie tristesse devant une réalité médicale difficile. " Lorsque je reviens, j’ai souvent du mal à atterrir. Finalement je me dis qu’ici, nous sommes des enfants gâtés ". Pour ne rien oublier de son itinéraire, Pierre Sans vient de publier un livre intitulé "Fou d’Afrique, l’omerta", sur Amazon E-book (0,99 €).

L'Indépendant
9 août 2019

Autisme : comment veiller sur la santé des enfants qui ne parlent pas

9 juillet 2018, 22:49 CEST Mis à jour le 19 novembre 2018, 21:30 CET

Auteur

Les enfants autistes ont besoin, comme les autres, d'être soignés pour des otites ou d'autres maladies (photo d'illustration). 

Le garçon a 3 ans, il est autiste. Avec ses parents, il vient en consultation dans l’unique centre spécialisé, en France, dans les soins pour les personnes ayant des difficultés à communiquer, au sein de l’établissement public de santé Barthélemy Durand à Étampes (Essonne).

D’abord, il fait le tour du hall, en visite chaque recoin. Puis il se décide à entrer dans la salle de soins, se glisse derrière mon bureau et vient tapoter sur le clavier de l’ordinateur. Il poursuit son exploration de la pièce, s’approche de la fenêtre, observe le store vénitien. Il refuse de s’allonger sur le lit d’examen et se couche au sol, à même le carrelage.

Ses parents, confus, lui reprochent son attitude. Je les rassure, ce n’est pas un problème. Je mets de la musique dans la salle. L’infirmière et moi-même nous étendons à côté de l’enfant. Ensemble, nous écoutons le morceau en regardant le plafond, couchés sur le dos, l’infirmière à sa droite et moi à sa gauche. Au bout d’un moment qui dure une trentaine de minutes peut-être, il accepte d’être examiné. Seulement ce sera par terre. Je l’ausculte à genoux. Puis l’infirmière s’installe en tailleur, pour lui faire la prise de sang.

Des personnes ayant des difficultés à se faire comprendre

Certaines personnes, parmi lesquelles des enfants et adultes autistes, ne parlent pas, ont des difficultés à se faire comprendre ou à percevoir les intentions des autres. Néanmoins elles ont, comme tout un chacun, des problèmes de santé. Or l’offre de soins adaptée à leurs particularités est très limitée sur le territoire français, ce qui entraîne des conséquences néfastes pour leur santé.

Globalement, les études scientifiques montrent que les individus ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), des troubles psychiques ou une déficience intellectuelle voient leur espérance de vie réduite en raison, notamment, de maladies organiques.

Notre équipe, au Centre régional douleur et soins somatiques en santé mentale, autisme, polyhandicap et handicap génétique rare, compte maintenant cinq années d’expérience. Nos résultats montrent qu’en accordant le temps et l’attention nécessaires à ces patients, en utilisant des outils adaptés comme une échelle spéciale d’évaluation de la douleur, on parvient à les soigner et à éviter ainsi des complications ou des hospitalisations. Le centre mène également des recherches pour mieux mesurer la douleur en partenariat avec l’université Paris-Sud et le Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke, au Canada.

Quand la patience ne suffit pas

Faire preuve de patience, comme dans le cas de l’enfant décrit plus haut, ne suffit pas toujours à convaincre une personne inquiète de l’intérêt de se laisser examiner. On peut alors utiliser la sédation consciente, c’est-à-dire l’inhalation d’un mélange gazeux qui diminue à la fois l’anxiété et la douleur. Il s’agit d’un mélange de protoxyde d’azote et d’oxygène grâce auquel la personne, totalement consciente, continue à interagir pendant tout l’examen.

Ainsi cet enfant de 6 ans, autiste sévère et dyscommunicant – c’est-à-dire n’ayant pas de langage verbal. Voilà plus d’un mois qu’il fait preuve d’agressivité et surtout qu’il se donne des coups, au moment où notre équipe le reçoit avec ses parents et l’équipe soignante de l’Institut médico-éducatif (IME) où il réside. Dans la salle de soins, il saute sur place et se frappe la mâchoire avec force.

D’après le personnel soignant de l’IME, ces comportements s’aggravent. L’enfant se réveille maintenant la nuit, se frappe les oreilles et saute sur son lit. Nous maintenons l’enfant allongé sur le lit d’examen, sous sédation consciente. L’examen clinique montre qu’il souffre en fait d’une otite purulente dans chaque oreille. Ainsi les coups qu’il se portait et les sauts étaient une manière, pour lui, de tenter de déboucher ses oreilles et d’atténuer sa douleur.

L’enfant avait pourtant été « examiné » à deux reprises, par un médecin généraliste puis par un spécialiste en oto-rhino-laryngologie (ORL). Chaque fois son comportement avait été attribué à son autisme, de sorte qu’aucun examen clinique abouti n’avait été pratiqué.

Un risque d’errance médicale pour les personnes autistes

Les troubles du spectre de l’autisme sont caractérisés par des difficultés de communication qui rendent très délicats l’évaluation de la douleur, ainsi que les soins. Les personnes avec autisme expriment leur souffrance différemment et ne savent pas toujours situer leurs points douloureux. D’où le besoin de soignants expérimentés. Or comme l’indique le ministère de la Santé dans son Bulletin officiel du 15 janvier 2016, citant le Schéma régional d’organisation des soins (SROS) Île-de-France, le dispositif de soins adapté aux personnes autistes « souvent complexe, concourt au risque d’errance [médicale] ».

La carence persistante d’une offre de soins adaptée est si bien établie que la Stratégie nationale autisme au sein des troubles du neuro-développement, adoptée pour la période 2018-2022, la prend en compte à travers son 4ᵉ engagement : « Garantir l’accès aux soins somatiques au travers de bilans de santé réguliers, conformément au plan national Prévention Santé, et en mettant en place des “consultations dédiées” dans les territoires ». Les actions 11, 14 et 15 du futur Plan santé mentale et psychiatrie appellent, elles aussi à « mieux prendre en charge la santé somatique des personnes vivant avec des troubles psychiques ».

Pour en revenir au trouble du spectre autistique, les chercheurs observent chez ces personnes une mortalité prématurée. Sur une période donnée, les décès sont 3 à 10 fois plus nombreux dans cette population, comparé à la population générale, selon une étude de 2016. Ces décès résultent, en plus des accidents liés à des comportements dangereux, de complications relatives à des pathologies purement physiques comme l’épilepsie, les troubles respiratoires, les troubles gastro-intestinaux ou les syndromes douloureux.

Les personnes atteintes de troubles psychiques ont, elles aussi, des pathologies organiques associées importantes. Les maladies cardiovasculaires sont, dans cette population, la première cause de décès. L’espérance de vie est réduite de 20 % chez les personnes touchées par le trouble bipolaire ou la schizophrénie, par rapport à la population générale, comme montré dans une étude de 2011. De manière générale, ces personnes ont tendance à négliger leur santé, alors même que les médicaments qu’elles prennent les exposent à des effets secondaires. Elles éprouvent des difficultés, de surcroît, à être reçues dans les centres de santé et les cabinets de médecins généralistes.

Un pavillon situé à l’écart, ouvrant sur les prés

À Étampes, le Centre régional de soins somatiques a développé un savoir-faire spécifique pour réussir à soigner ces patients particuliers. Il participe d’ailleurs, en tant qu’expert, aux recommandations de bonnes pratiques de la Haute autorité de santé pour les soins somatiques et la douleur, dans la santé mentale et l’autisme.

Ainsi, la manière dont la consultation va se passer leur est expliquée à l’avance pour qu’ils puissent l’anticiper et mieux gérer la situation le moment venu. L’inconnu et l’imprévu génèrent en effet une grande anxiété chez les personnes autistes. Lors de la préparation du rendez-vous, on utilise des supports visuels comme des photos du centre, des images ou des pictogrammes, qui peuvent notamment être insérées dans un emploi du temps pour donner de meilleurs repères.

Les conditions de l’accueil sont primordiales pour la suite, autrement dit le bon déroulement des soins. Le pavillon qui abrite le centre est situé à l’écart des services d’hospitalisation, dans un cadre serein ouvrant sur les prés et les bois. Le temps d’attente est limité, tout comme le bruit dans les locaux. Par contre le patient a le loisir de s’approprier l’environnement du centre : pas de précipitation pour faire les soins.

Les personnes autistes ayant souvent une hypersensibilité des cinq sens, la salle d’attente est conçue comme un lieu le moins stimulant possible, avec de la lumière naturelle ou tamisée. La salle d’examen est équipée pour que le patient puisse écouter de la musique ou regarder un film.

Les soignants se présentent et, lors de l’examen, expliquent ce qu’ils font. Ainsi, une première consultation dure en moyenne deux heures.

La modification des expressions du visage ou du sommeil sont des indices de la douleur

Un tel centre permet de découvrir des pathologies passées inaperçues, très souvent devenues chroniques faute de traitement. Chez plus de 80 % des personnes adressées à notre centre pour des comportements posant problème, on trouve une pathologie organique, selon nos statistiques. La modification du comportement de la personne, de ses mimiques et expressions du visage, de ses plaintes et de son sommeil par rapport à ses habitudes, sont autant d’indices qu’il faut apprendre à observer pour repérer une douleur.

En dépit de sa vocation régionale, le Centre d’Étampes reçoit des demandes de rendez-vous venant des départements du Nord-Pas-de-Calais, de l’Ain, de l’Indre et Loire, du Loiret ou encore de la région Aquitaine. Le besoin de tels centres dans les autres régions est ainsi rendu patent. Avant d’être autistes, ces patients sont avant tout des personnes, dont la souffrance ne peut pas être négligée.

9 août 2019

Alerte aux faux remèdes miracle destinés aux autistes !

 

Alerte aux faux remèdes "miracle" destinés aux autistes !

Betfirst - Livepartners A lire également Les articles les + lus de la section Ailleurs sur le web Les derniers articles de la section Les derniers articles de ParisMatch.be Les derniers articles de Gourmandiz.be

https://www.dhnet.be

 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Visiteurs
Depuis la création 2 429 148
Newsletter
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Archives
Publicité