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"Au bonheur d'Elise"
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12 mars 2019

Paris : des personnes handicapées manifestent pour leurs droits

article publié sur France info

Des centaines de personnes se sont rassemblées samedi 9 mars à Paris pour faire entendre leur voix. La France ne respecte que très peu la convention de l'ONU sur les personnes handicapées.

Franceinfo

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franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 11/03/2019 | 18:01
publié le 11/03/2019 | 17:59

 

Les personnes à mobilité réduite de toute la France se sont réunies à Paris, samedi 9 mars, pour dénoncer la loi Elan et le non-respect de la convention de l'ONU sur les personnes handicapées. Celle-ci date de 2010, mais est loin d'être appliquée en France. Alors qu'elle impose entre autres le respect de l'autonomie individuelle, la non-discrimination et l'égalité des chances. 

Dénonciation d'une France "hypocrite"

"La France se vante d'être la patrie des droits de l'homme, mais si elle pouvait tous nous supprimer, elle le ferait avec bonheur", lâche en tête de cortège Odile Morin, présidente de Handi-Social, face à la foule. "En attendant, par hypocrisie, elle se contente de nous faire laver les fesses très, très vite, les dents 2 minutes, nous faire dormir et nous faire bouffer un petit peu, mais faut pas choisir ce qu'on bouffe. Et puis, elle nous enferme dans des institutions en faisant croire à l'ensemble du pays qu'il n'y a pas d'alternative", ajoute-t-elle. En question aussi, la loi Elan de 2017 annonçait l'accessibilité pour 100% des nouveaux logements construits à partir de 2018. Les députés l'ont redescendue à 10% en avril dernier.

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11 mars 2019

Ecoles adaptées pour élèves sans-solution : un espoir ?

article publié sur Handicap.fr

Faute de solutions, des parents d'enfant handicapé créent leur propre école mais elles restent hors contrat, un statut précaire. Un nouvel amendement pourrait leur permettre de faire leurs preuves à titre expérimental. Le point avec Olivia Marchal*.

22 février 2019 • Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco

 

Illustration article

* Présidente de la Fneca (Fédération nationale des écoles adaptées)

Handicap.fr : Vous êtes présidente de la Fneca qui regroupe aujourd'hui plus d'une dizaine d'écoles adaptées dans toute la France. Mais elles sont fragilisées par le fait qu'elles restent hors contrat…
Olivia Marchal : Oui, elles risquent de mourir parce qu'elles n'arrivent pas à passer sous contrat au bout de 5 ans, contrairement à ce que prévoit la loi. Je pense notamment à celle de Saint-Nazaire, qui a maintenant 6 années d'existence et vient d'essuyer un refus net.

H.fr : Pour quel motif ?
OM : Parce que la loi dit que pour avoir un contrat il faut suivre le programme ou être un IME (Institut médico-éducatif). Mais, le programme, c'est un peu compliqué avec des enfants autistes ou avec déficience intellectuelle. Je le dis souvent : « Je ne vais pas enseigner le théorème de Thalès à des jeunes trisomiques ». Il faut arrêter l'hypocrisie... Il n'y a que l'école Tournesol de Paris qui est passée sous contrat en France.

H.fr : Et la dizaine recensée à ce jour ne reçoit pas la réponse espérée ?
OM : Non. Elles ont vu défiler les différents ministres de l'Education nationale, et reçoivent toujours les mêmes réponses. Cette alternative ne doit pas exister. Quand on sait que seulement 20% des élèves autistes sont scolarisés dans notre pays, l'adaptabilité des programmes est une demande urgente de toutes les familles connaissant cette difficulté.

H.fr : Un nouvel amendement voté par l'Assemblée pourrait permettre de passer par une phase transitoire (article en lien ci-dessous).
OM : Oui, car celui pour élargir la loi aux écoles adaptées n'a pas pu être déposé. L'autre option, c'était de s'appuyer sur l'article 8 de la loi « Ecole de la confiance » engagée par Jean-Michel Blanquer, qui leur permettrait de rentrer dans un dispositif expérimental. La députée Cécile Rhilac (LREM), qui nous soutient, a dû mener une âpre bataille. Grâce à sa collègue Sylvie Charrière (LREM), c'est finalement passé, contre l'avis du gouvernement.

H.fr : Et maintenant ?
OM : Ce texte doit être soumis au Sénat, et rien n'est gagné. ... C'est tout de même un premier pas et un grand espoir pour toutes les familles de nos établissements qui rêvent d'avoir une reconnaissance expérimentale durant cinq ans, si le texte est adopté définitivement.
 
H.fr : Ces écoles sont créées à l'initiative de parents ?
OM : Oui, bien sûr en majorité, faute de solution pour leur enfant. Les ruptures de parcours classiques sont les sorties de primaire et de collège. Il n'y a alors pas pléthore de solutions : soit l'IME mais qui n'a souvent pas de place et n'accepte pas toujours les enfants avec des profils autistiques, soit l'école ordinaire qui n'est pas adaptée pour tous, soit sa propre école, soit la Belgique, mais il faut en avoir envie.

H.fr : Combien d'élèves comptent-elles en moyenne ?
OM : Ça dépend. A la Chrysalide, à Saint-Nazaire, il y a 8 élèves plutôt dans le spectre de l'autisme mais on en compte 50 à Annecy avec une liste d'attente de plus de 30 jeunes. A Tournesol, il y a 30 élèves par an et toujours une liste d'attente.

H.fr : Dans les écoles adaptées, c'est du plein temps ?
OM : Chez moi, à Tournesol, oui, et dans la plupart des autres écoles. Alors que dans les IME et au sein de l'école ordinaire, c'est souvent du temps très partiel, surtout au collège.

H.fr : Le fait de passer sous contrat amène quel type d'avantages ?
OM : C'est énorme ! Bien sûr, cela permet le financement d'un enseignant alors que, dans nos EA, ce sont les parents qui payent. Mais c'est presque accessoire ; ce qu'il faut regarder, ce sont les droits que ce statut procure aux familles, et notamment en matière de transport. Dans les écoles hors contrat, leur prise en charge est impossible, notamment pour les taxis. Et c'est le malheur de la Chrysalide ; dans ce département, ils ont référencé 1 900 « sans solution » mais, en l'absence de transport, seuls 8 d'entre eux peuvent accéder à cette école. Ce sont les parents qui doivent faire les allers-retours, parfois de Nantes, et, ce, chaque jour. Une autre école avait ouvert dans les environs d'Aix-en-Provence, qui n'a pas perduré parce qu'elle était inaccessible.

H.fr : Un autre avantage ?
OM : Oui, le droit de pouvoir mettre en œuvre des PPS (projets personnalisés de scolarisation) et la présence d'un enseignant référent qui fait le lien avec la MDPH. Pour les écoles hors contrat, pas d'évaluation et d'analyse des besoins spécifiques. Les familles sont à nouveau mises hors du système, c'est une politique d'exclusion difficilement tolérable pour les parents....

H.fr : Combien coûte la scolarité dans une école adaptée ?
OM : Environ 7 000 euros par an et par élève, à la charge des parents. Il faut savoir qu'un collégien en coûte environ 8 000 au contribuable, un jeune en IME environ 60 000 à la Sécurité sociale ou 30 000 s'il est envoyé en Belgique. Il ne s'agit donc pas d'un problème financier mais d'une volonté politique.

H.fr : Comment expliquer cette réticence de l'administration ?
OM : L'argument, c'est : « Hors contrat = hors système ». Il y a un amalgame avec certaines écoles religieuses qui souhaitent se mettre en marge de l'Education nationale, avec leurs propres méthodes. Il est normal que l'école de la République ne cautionne pas ce genre d'établissement. Mais ce n'est pas du tout notre cas -par définition, les écoles de la Fneca sont laïques et associatives sans but lucratif-, c'est juste que nos parents n'ont pas le choix.

H.fr : Elles peuvent parfois être un tremplin vers l'école ordinaire ?
OM : Oui, bien sûr. Près de 50% des jeunes réintègrent le système ordinaire et poursuivent des études après un passage dans nos écoles adaptées. Il s'agit de faire alliance avec les pouvoirs publics pour pallier une carence de solutions pour des jeunes déscolarisés, de fait, à cause de leur handicap cognitif ou mental. La Fneca souhaite se baser sur une charte qualité construite et validée avec l'Education nationale pour un enseignement adapté qui reste dans un dispositif de droit commun. Il s'agit d'introduire de la souplesse dans un système normatif pour des enfants extra-ordinaires qui n'ont pas trouvé leur place. C'est cet argument que la députée Rhilac a utilisé face aux députés. Alors, oui, on ne propose que des programmes « adaptés » mais ce n'est que du bon sens !

10 mars 2019

Création d'une mission d'information à l'Assemblée sur l'aide sociale à l'enfance

AFP
Publié le 05/03/2019 à 15:04 | AFP
Création d'une mission d'information à l'Assemblée sur l'aide sociale à l'enfance
Création d'une mission d'information à l'Assemblée sur l'aide sociale à l'enfance © AFP/Archives / JOEL SAGET

Alors que le gouvernement s'emploie à améliorer la protection de l'enfance, une mission d'information sur l'aide sociale à l'enfance, qui est chargée de suivre les enfants placés, a été créée mardi à l'Assemblée nationale, a-t-on appris de source parlementaire.

Cette mission d'information, qui comprendra 23 députés, a été validée en conférence des présidents de l'Assemblée, sur proposition du titulaire du "perchoir", Richard Ferrand (LREM).

Elle devrait travailler sur les sujets de répartition des compétences entre l'Etat et les départements, de formation des personnels, et encore sur l'application des mesures éducatives.

Durant plusieurs mois voire jusqu'au bout de la législature, la mission pourra conduire des auditions ou se déplacer en France et à l'étranger.

En janvier, des députés LREM emmenés par Perrine Goulet, elle-même ancienne enfant placée, avaient plaidé pour la création d'une commission d'enquête sur le fonctionnement de l'aide sociale à l'enfance, dans la foulée d'un documentaire accablant diffusé sur France 3.

Ce documentaire retransmis dans "Pièces à conviction" le 16 janvier montrait des lacunes alarmantes du circuit de protection de l'enfance: jeunes ballotés de familles d'accueil en foyer, éducateurs sans formation, maltraitances dans les foyers...

341.000 mineurs font l'objet d'une mesure de protection de l'enfance en France (fin 2017), dont plus de la moitié sont placés en institution ou dans des familles d'accueil.

Le gouvernement a esquissé fin janvier les grandes lignes d'un plan visant à améliorer la protection de l'enfance, des mesures qui devront être "finalisées" d'ici l'été. Y figurent la prise en charge par l'ASE, le gouvernement souhaitant mettre l'accent sur la formation des professionnels, et réfléchir aux conditions de leur recrutement. Il s'agit aussi d'assurer une "exécution plus rapide" des mesures judiciaires de placement, selon le secrétaire d'État Adrien Taquet.

En outre, pour aider les jeunes qui, à 18 ans, subissent une "sortie sèche" des services de protection de l'enfance, et doivent soudain voler de leurs propres ailes, le gouvernement propose "d'établir un référentiel de bonnes pratiques, et d'inciter les départements à les mettre en oeuvre".

Les députés ont adopté en commission en juillet 2018 une proposition de loi de Brigitte Bourguignon (LREM) visant à renforcer l'accompagnement des jeunes majeurs vulnérables vers l'autonomie. Elle devrait être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée début mai, a-t-on appris de source parlementaire LREM.

05/03/2019 15:01:27 -          Paris (AFP) -          © 2019 AFP

8 mars 2019

Handicap, un rapport de l’ONU appelle la France à fermer les établissements spécialisés

article publié sur Vivre FM

7 mars 2019 à 07:20

Accessibilité des lieux publics, scolarisation des élèves handicapés ou encore accès à la citoyenneté… la rapporteure des Nations unies sur les droits des personnes handicapées pointe les « lacunes » de la France. Le rapport publié fin février confirme les mises en garde de Catalina Devandas Agular qui avait effectué une visite de dix jours dans l’Hexagone en octobre 2017.

100 000 enfants et 200 000 adultes environ, c’est le nombre de personnes handicapées qui vivent dans des établissements spécialisés. Pour la rapporteure des Nations unies sur les droits des personnes handicapées, il faut purement et simplement fermer ces structures d’accueil. Catalina Devandas Agular propose de transformer les établissements en services de proximité et de créer des lieux de vie autonomes. Cette « désinstitutionnalisation » permettrait aux personnes handicapées de vivre de façon autonome et dans la société. Le rapport se base sur une visite de dix jours de la rapporteure de l’Onu en France. C’était en octobre 2017 et à l'époque la Costa ricaine rappelait déjà qu' « il n'existe pas de bons établissements ». Le texte est au programme de la 40e session du Conseil des droits de l'homme qui se déroule à Genève depuis le 25 février.

Accessibilité universelle, la loi remise en cause

Le rapport pointe le retard de la France en matière d’accessibilité universelle. Normalement tous les lieux publics devaient être mis aux normes en janvier 2015. Mais voilà les gouvernements de Manuel Valls et d’Edouard Philippe ont adopté des amendements et des lois pour retarder cela et créer des exceptions. En 2018 la loi ELAN a ainsi limité l’obligation en matière d’accessibilité des logements à 20 % des constructions. Autre secteur défaillant, la scolarisation des élèves handicapés : Le rapport dénombre 12 000 enfants sans solution et 40 000 jeunes autistes déscolarisés. La rapporteure de l’Onu critique même la loi handicap de 2005. Selon Catalina Devandas Agular, ce texte ne se fonde pas suffisamment sur les droits humains et l’élimination des obstacles pour y accéder. Le rapport rappelle que notre pays est signataire de la Convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées, en 2010 et il précise que ce texte prime sur le droit français.

Le rapport de la rapporteure spéciale des Nations unies sur les droits des personnes handicapées

Sur le même thème

La rapporteure de l'ONU sur le handicap : « Il n'existe pas de bons établissements »

Désinstitutionnaliser au nom de l'inclusion : réactions aux propositions de la rapporteure des Nations unies

Faut-il fermer les établissements en France ?

8 mars 2019

"J'ai offert la mort à mon fils" handicapé : le témoignage d'une mère ne passe pas

 

"J'ai offert la mort à mon fils" handicapé : le témoignage d'une mère ne passe pas

"Je m'appelle Anne Ratier et je vais vous expliquer pourquoi j'ai décidé d'offrir la mort à mon fils Frédéric." Les yeux droits dans l'objectif, le visage impassible, Anne Ratier, mère d'un enfant lourdement handicapé depuis la naissance, s'apprête à raconter comment, à l'aide de médicaments, elle a provoqué la mort de son fils de trois ans, en 1987.

https://www.lexpress.fr

 

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7 mars 2019

Les majeurs sous tutelle peuvent désormais voter sans exception

article publié dans Faire Face

Les majeurs sous tutelle récupèrent immédiatement leur droit de vote. Ils pourront donc déposer leur bulletin dans l'urne dès les élections européennes le 26 mai prochain.

Lire aussi

Les majeurs protégés ne pourront plus se voir supprimer leur droit de vote par le juge des tutelles. Ils auront aussi la possibilité de décider seul(e)s de se marier,  conclure un Pacs ou consentir à divorcer.

Aux urnes citoyens sous tutelle ! Tous les majeurs protégés sont désormais autorisés à voter, comme Emmanuel Macron s’y était engagé. Sans aucune exception. Jusqu’à présent, lorsqu’il ouvrait ou renouvelait une mesure de tutelle, le juge statuait sur le maintien ou la suppression de leur droit de vote.

Plus de 350 000 Français étaient ainsi soumis à une évaluation de leur capacité électorale. Un quart à un tiers d’entre eux étaient privés de leur voix. La loi de réforme pour la justice, adoptée par le Parlement le 18 février, a supprimé cette disposition du code électoral.

Jusqu’au 16 mai pour s’inscrire sur les listes électorales

Les majeurs sous tutelle récupèrent immédiatement leur droit de vote. Ils pourront donc déposer leur bulletin dans l’urne dès les élections européennes sous réserve de s’inscrire sur les listes électorales.

La date limite d’inscription est fixée au 31 mars 2019. Les majeurs protégés bénéficient toutefois d’un délai supplémentaire. Ils ont jusqu’au 16 mai 2019, au titre de la dérogation édictée au 5e point de l’article L30 du code électoral.

Pas de procuration pour les travailleurs à leur service

Pour prévenir d’éventuels abus, la loi encadre toutefois les procurations. Elles ne pourront être établies au nom des personnes accueillant, intervenant ou prenant en charge les majeurs en tutelle dans les établissements sociaux, médico-sociaux et sanitaires. Ni à celles travaillant à leur service. Pas plus qu’aux aux mandataires judiciaires à la protection des majeurs.

Des droits pour la vie privée

Le tuteur ou curateur ne pourra s’opposer au mariage qu’en cas de suspicion d’abus.

La loi introduit également des avancées pour les droits matrimoniaux des personnes protégés. Elles pourront désormais prendre seules la décision de se marier, de conclure un pacte civil de solidarité (Pacs) ou de consentir à divorcer.

Leur tuteur ou curateur a toutefois le droit de former opposition au mariage s’il apparaît que le majeur sous sa protection est victime d’un abus. Et c’est à lui que revient le choix du régime matrimonial.

Pour le divorce, la personne protégée peut accepter seule le principe de la rupture du mariage. Le majeur en curatelle exercera lui-même l’action en divorce, avec l’assistance de son curateur. Le majeur sous tutelle sera, lui, représenté par son tuteur.

6 mars 2019

Handicap et éducation dans l’Eure : un colloque pour une école inclusive

article publié sur actu.fr

Le Réseau école inclusive 27 organise un colloque sur l'école inclusive à Évreux. Comme Théo à Courbépine, ils sont des milliers d'enfants à être scolarisés, non sans difficultés.

77% des élèves en situation de handicap scolarisés, le sont en milieu ordinaire (© Pixabay).77% des élèves en situation de handicap scolarisés, le sont en milieu ordinaire (© Pixabay).

Ils étaient 13 000 élèves normands, à la rentrée 2018, inscrits à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et scolarisés dans les écoles ordinaires. Le colloque organisé par le Réseau école inclusive 27 vise à débattre des meilleurs moyens d’action pour améliorer leur quotidien.

Parcours du combattant

Et pour certains, le simple fait de rester au sein d’un établissement classique ressemble fort à un parcours du combattant. Manque d’assistants de vie scolaire (AVS), démarches administratives longues et complexes, manque de formation d’enseignants déjà très sollicités…

Mère du jeune Théo, Émilie doit ainsi constamment se battre pour que son fils bénéficie d’un suivi adapté :

C’est usant. Comme son handicap n’est pas physique, il est difficile à voir, à comprendre et à faire reconnaître.

Habitant de Courbépine dans l’Eure, le garçon de 11 ans présente un trouble déficitaire de la concentration, associé à ce qu’on appelle un « multi-dys » : dyslexie, dysorthographie ou encore troubles du langage. Diagnostiqué à 7 ans, Théo bénéficie de l’accompagnement d’une AVS à raison de 12 heures par semaine, pour l’aider à comprendre les consignes, noter ses devoirs ou faire ses rédactions.

Lire aussi : La Normandie manque d’AVS : qui sont ces femmes pour lesquelles des parents sont prêts à s’enchaîner ?

Des AVS peu nombreux et précaires

Sa mère, aide-soignante, travaille à temps partiel pour pouvoir accompagner son fils à ses rendez-vous médicaux. Elle a fait des pieds et des mains pour que Théo puisse intégrer l’école traditionnelle dans de bonnes conditions. « Je me suis battue et j’ai eu l’AVS, mais certaines mamans n’ont pas eu cette chance. »

« Lors de la dernière rentrée scolaire, des dizaines de parents ont dénoncé l’absence de l’AVS attendue pour accompagner à l’école leur enfant en situation de handicap, confirme Michel Miklarz, de l’Apajh.

L’académie de Rouen a connu une rentrée 2018 chaotique en la matière : en septembre dernier, 20 % des accompagnants étaient encore en attente d’affectation au lendemain de la rentrée.

Des AVS qui protestent régulièrement contre la précarité de leur métier, malgré des annonces du gouvernement censées les apaiser : « les AESH [accompagnant d’élèves en situation de handicap, ndlr] sont maintenus dans une précarisation de laquelle toute revalorisation salariale, tout statut, toute titularisation, toute reconnaissance et amélioration des conditions de travail sont éludées », dénonçait la CGT dans un communiqué du 11 février.

Lire aussi : Affectation des accompagnants des élèves handicapés : une rentrée chaotique dans l’académie de Rouen

Des pistes de solutions

« Mais rendre l’école inclusive va au-delà de la présence des AVS », rappelle l’Apajh.

Le 1er mars, l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Normandie et l’Académie de Rouen ont lancé une démarche Pour une école accessible à tous. « Il s’agit d’accompagner les établissements médico-sociaux dans l’évolution de leurs pratiques professionnelles, […] afin que 80 % des enfants scolarisés en établissement spécialisé bénéficient d’une modalité de scolarisation en milieu ordinaire d’ici 2022, conformément à la cible nationale. »

Pour Émilie, les solutions existent : « mieux former les enseignants », « simplifier les dossiers MDPH », s’assurer que les classes ne sont pas surchargées, ou encore valoriser le travail des accompagnants… autant de pistes qui seront explorées lors de ce colloque.

 

Colloque Ensemble construisons l’école inclusive dans l’Eure : mercredi 6 mars de 13 h 30 à 17 h, salle des conférences de l’Hôtel du Département. Infos : 06 07 01 03 88 ou sur Facebook.

6 mars 2019

Le phallus et le néant : le film d’utilité et de salubrité publique de Sophie Robert !

article publié sur inclusion à l'école

Le Phallus et le Neant Affichele phallus et le néant

 

5 mars 2019 · LECTURES ET FILMS

Ce documentaire devait être le premier d’une série sur la psychanalyse. Mais c’est « Le Mur » qui dénonçait le traitement psychanalytique de l’autisme qui a fait connaître Sophie Robert en donnant un coup de pied salutaire dans la fourmilière opaque et nocive d’une psychanalyse viscéralement sexiste. Une psychanalyse érigée en pseudo- science avec ses intégristes a été la cause d’un retard considérable dans prise en charge de l’autisme en France.

Pour ce second opus, Sophie ROBERT a retenu 18 psychanalystes freudiens et lacaniens orthodoxes, elle en avait interrogé 52 ! Elle décortique et met en avant les dérives sexistes/homophobes/pédophiles du discours freudien-lacanien orthodoxe. Elle dénonce pour la seconde fois un dogme, voire une religion fondamentaliste qui possède ses codes, son langage et ses prophètes

On découvre combien la psychanalyse peut s’apparenter à une secte, avec la même manipulation mentale.

Ce film démontre enfin parfaitement comme cette idéologie supplante hélas toute raison. Et cette démonstration nous est faite par ces praticiens eux-mêmes.

La salle rit aux premiers propos doctement infligés par ces mandarins

tant le ridicule le dispute à l’ahurissant.

Puis, peu à peu, les rires s’étranglent. Il devient impossible de rester protégé par le second degré tant les propos sont insupportables et scandaleux. Leurs affirmations seraient répréhensibles devant la loi s’ils n’étaient pas enrobés dans un jargon incompréhensible pseudo scientifique, et couverts par des textes sacrés (Freud et Lacan). Dans ce discours, arrive toujours le même salmigondis pornographique, sorte de soupe à la sorcière d’où surnage une haine féroce pour les femmes.

« La femme n’existe pas / la femme c’est un trou / il n’y a que du masculin dans l’inconscient / il n’y a pas de rapport sexuel possible entre un homme et une femme / les homosexuels sont des psychotiques qui s’ignorent / les enfants ont des pulsions sexuelles / seule la perversion permet le rapport sexuel / l’inceste ça ne fait pas tellement de dégâts, ça rend juste les filles un peu débiles. »

Ils parlent ainsi tous d’une même voix dogmatique, solidaires, arc-boutés sur leurs textes sacrés.

Ce film démontre enfin parfaitement comme cette idéologie supplante hélas toute raison. Et cette démonstration nous est faite par ces praticiens eux-mêmes.

Ce serait en effet comique si les gourous qui témoignent n’avaient pas tous pignon sur rue, pédopsychiatres ou pédiatres reconnus, professeurs enseignant en faculté, d’autres intervenant dans des CMPP ou encore dans le système judiciaire. La plupart interviennent en tant que thérapeutes dans des établissements médico- sociaux auprès d’enfants différents/autistes, et/ou des personnes victimes de violences sexuelles.

Alors du rire, je suis passé à la nausée, et suis sortie avec la gueule de bois.

Leur discours vicié transforme les victimes en coupables, par un tour de passe-passe bien rodé. Ils dénigrent les faits, prennent constamment le contre-pied de ce que le patient leur dit, car ils sont déconnectés de la réalité. Les récits de victimes qui témoignent offrent un écho glaçant aux propos tenus.

Sophie Robert endosse le rôle naïf de Candide. Ses questions lancent des ponts entre les non-dits et la jubilation de ces pontes à s’exprimer qui crève l’écran.

Il faut se pincer, souvent, pour réaliser qu’il ne s’agit pas là d’une fiction. Sophie Robert nous livre posément ce scandale, comment nos semblables les plus fragiles, les plus meurtris, peuvent être les proies de ces pratiques et être ainsi définitivement détruits.

Les parents d’enfants autistes avaient ressenti émoi et la colère suite au « Mur ». La psychanalyse n’est pas seulement nuisible et inutile pour l’autisme, cette fois-ci il est clair que nous sommes tous concernés.

Alors, on a juste envie d’aider Sophie Robert à agrandir la brèche qu’elle a réussi avec courage à ouvrir, en solitaire et à mains nues, dans ce Mur en espérant qu’il chute enfin.

Sabine K.

4 mars 2019

Rapport Onu et handicap: la France en prend pour son grade!

article publié sur Handicap.fr

40 recommandations pour accorder aux personnes handicapées leur pleine citoyenneté. L'Onu rend son rapport sur la situation en France. Objectif : respect des droits et milieu ordinaire, quitte à fermer toutes les institutions. La leçon est sévère...

4 mars 2019 • Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco

Illustration article

Le 13 octobre 2017, la rapporteure de l'Onu sur les droits des personnes handicapées, après une visite en France, rendait son verdict préliminaire sur leur situation dans notre pays (article en lien ci-dessous). Sans langue de bois, Catalina Devandas-Aguilar saluait les avancées mais faisait également part de ses vives inquiétudes, assurant que notre pays devait faire de gros efforts. Elle avait jeté quelques pavés dans la marre, en affirmant, entre autres, que « par définition, un bon établissement n'existe pas », nourrissant l'ensemble de son discours d'une volonté farouche d'accorder aux personnes handicapées leur pleine citoyenneté en milieu ordinaire, au risque d'ébranler un système français bien rodé où la vie en institution est le plus souvent la norme. Elle avait fâché certains très fort…

Fermer les institutions

Ce préambule un peu cinglant devait être complété par un rapport final promis en mars 2019. Il a été rendu public avec quelques jours d'avance, fin février. 22 pages au total qui passent en revue les « lacunes et les domaines dans lesquels des améliorations doivent être apportées » et « formule des recommandations pour aider le Gouvernement à transformer la société française ». Sa vigueur n'a pas flanché, réaffirmant sans nuance l'objectif de désinstitutionalisation. Elle recommande noir sur blanc de « fermer les institutions médico-éducatives existantes » et de « scolariser tous les enfants handicapés qui s'y trouvaient dans des établissement ordinaires », de les transformer « en services de proximité » avec des « logements adaptés à leur disposition, en suivant un plan assorti d'échéances », en envisageant « sérieusement d'établir un moratoire sur les nouvelles admissions ». L'école ordinaire est également passée au crible : manque d'infrastructures accessibles, absence de formation spécialisée des enseignants et des accompagnants, inadaptation des programmes scolaires et des salles de classe… Dans ce contexte, toutes les ressources et responsabilités en matière d'éducation des enfants handicapés, aujourd'hui dans le giron du ministère de la Santé, devraient être transférées à l'Education nationale.

Loi handicap de 2005 à revoir !

La rapporteure donne également un coup de canif à la loi handicap de 2005, pourtant présentée comme un texte fondateur, ne la jugeant pas « pleinement conforme à la Convention » de l'Onu et avec « une portée plus limitée », puisqu'elle ne fait pas « pas référence aux droits fondamentaux tels que les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne… ». Elle va jusqu'à affirmer que cette loi « devrait être revue dans sa totalité » et regrette que « les autorités publiques » n'aient pas « une bonne connaissance des nouveautés apportées par la Convention ». Elle salue malgré tout « l'adoption d'une feuille de route nationale sur le handicap le 20 septembre 2017 », reconnaissant là une « grande avancée ».

D'autres obstacles

Son rapport passe ensuite au crible les différents obstacles et possibilité relevés en France. Par exemple en matière d'accessibilité, elle constate le retard pris avec le report des échéances dans les bâtiments publics et les lacunes dans les transports à la demande, mentionne les carences d'interprètes en langue des signes, dans l'apprentissage du braille et la diffusion de documents en FALC (Facile à lire et à comprendre), ainsi que l'inaccessibilité des sites web des services publics malgré les obligations légales. Elle déplore également le fait que les personnes sous tutelles puissent être privées de leur droit de vote mais, entretemps, le gouvernement a mis fin à cette mesure (article en lien ci-dessous) et promet qu'elles pourront voter dès les élections européennes de mai 2019.

Des personnes handicapées sous-représentées

Catalina Devandas égratigne par ailleurs le CNCPH (Conseil national consultatif du handicap), observant la surreprésentation des « prestataires de service et les associations de parents », qui « continuent d'influencer la prise de décisions » alors que « des efforts plus importants sont nécessaires pour consulter en premier lieu les organisations de personnes handicapées et élargir leur représentation au sein du Conseil ». Et de citer les personnes autistes, présentant des handicaps psychosociaux, avec des handicaps intellectuels, sourdes et sourdes-aveugles. Elle se dit également « préoccupée par l'absence d'un budget de fonctionnement favorisant la bonne marche » de cette instance. Plus globalement, elle déplore que « dans les processus d'élaboration de politiques (…) les personnes handicapées n'ont généralement pas voix au chapitre et leurs opinions ne sont pas prises en compte », a fortiori lorsque ce sont des femmes. Et suggère, lors de la prochaine Conférence nationale du handicap qui doit être clôturée en juin 2019 par Emmanuel Macron, de « s'entretenir en priorité avec les différentes organisations de personnes handicapées plutôt que de consulter d'abord les prestataires de services ».

Une quarantaine de propositions

Ce rapport adresse une quarantaine de propositions au gouvernement. Parmi elles : mettre mise en place de données chiffrées sur les personnes handicapées lors des prochains recensements, revoir la feuille de route sur le handicap adoptée par le Comité interministériel du handicap en 2017, rendre la justice accessible à tous. D'autres domaines sont évoqués : la justice, l'accès à la santé, l'organisation de campagnes de sensibilisation grand public, la promotion d'une compensation sans reste à charge, le principe d'aménagement raisonnable dans l'emploi. Il évoque par ailleurs des situations de « privation de liberté » citant de manière très précise les « personnes autistes en hôpital ou en unité psychiatriques » et encourage à « mettre fin à leur traitement sans consentement » et à leur « stérilisation » forcée.

Mises à l'écart

Ce rapport conclut donc, qu'en France, les personnes handicapées sont « mises à l'écart » : « Bien que la France alloue des ressources financières et humaines considérables aux services aux personnes handicapées, les mesures qui sont prises actuellement pour répondre à leurs besoins sont extrêmement spécialisées et cloisonnées. En effet, l'accent est mis sur la prise en charge de l'incapacité alors que les efforts devraient converger vers une transformation de la société et du cadre de vie, de sorte que toutes bénéficient de services accessibles et inclusifs et d'un soutien de proximité ». Un « cloisonnement qui ne fait qu'entretenir une fausse image des personnes handicapées », à « prendre en charge plutôt que comme des sujets de droit. ».

4 mars 2019

Troubles de l’attention : moins de jeux vidéos, plus de sport pour éviter le Ritalin

Dans une deuxième lettre ouverte, soixante médecins et pédiatres québécois alertent une nouvelle fois sur la surconsommation de Ritalin pour traiter les troubles de l’attention, avec ou sans hyperactivité. Les professionnels de la santé font aussi le lien entre les troubles de l’attention et la surconsommation d’écrans.

Cette fois-ci, ce sont soixante nouveaux médecins et pédiatres qui ont publiés une lettre ouverte pour alerter sur les dangers de la trop grande prescription de Ritalin pour traiter les troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Dans ce nouveau document, ces professionnels de la santé qui officient au Québec dressent une liste de six remèdes qui peuvent amener à diminuer les TDAH constatés chez les jeunes.

Opposition franche envers les écrans et les jeux vidéo

Parmi les propositions, les médecins expliquent que la pratique d’une activité sportive amène à « diminuer les symptômes d’inattention et d’hyperactivité chez les enfants. » Les médecins ont commandé plusieurs études afin d’apprécier les conséquences bénéfiques de 30 à 45 minutes d’activité physique quotidienne.

A l’inverse, les signataires de la lettre ouverte sont unanimes pour affirmer qu’il est urgent de « diminuer l’utilisation des jeux-vidéos » qui favoriseraient l’apparition des symptômes liés au TDAH ou d’en « aggraver la portée ».

Nous demandons qu’une campagne de sensibilisation soit faite auprès de la population pour les inciter à limiter l’utilisation des jeux vidéos et le temps d’écran en général. On pourrait aussi envisager, comme certaines écoles l’ont fait, d’interdire l’utilisation des téléphones cellulaires, et tablettes en milieu scolaire, hormis à des fins éducatives (surtout dans des écoles secondaires).

Signataire de la lettre ouverte

Seulement, les médecins risquent de voir une franche opposition s’élever. Une mère de famille dont ses deux enfants de 11 et 13 ans souffrent de TDAH, estime que les jeux vidéo aident, au contraire, à leur permettre de se défouler.

Elle concède néanmoins qu’ils sont de gros joueurs, consacrant plusieurs heures en rentrant de l’école. Néanmoins, cette mère de famille explique aussi être fatiguée des crises à répétition. Elle tente aussi de les amener à « faire des activités extérieures. »

En juin 2018, l’Organisation Mondiale de la Santé reconnaissait la surconsommation de jeux vidéo comme étant une addiction avec des « similitudes dans la consommation de substances psychoactives. »

En 2013, l’enquête (PELLEAS) pour Programme d’étude sur les liens et l’impact des écrans sur l’adolescent scolarisé, estimait qu’un élève parisien sur huit avait un usage problématique des jeux vidéo. 

Malgré ces publications, il n’existe pas pour le moment un consensus total des professionnels de santé qui affirmerait avec certitude qu’une pratique intensive des jeux vidéo relève de l’addiction. Certains spécialistes estiment à peine que l’activité aurait tendance à augmenter les troubles déjà présents.

Plus d’accompagnement

Parallèlement, les spécialistes québécois de la question s’accordent à dire qu’il est important de prendre en charge les troubles de l’attention sans hyperactivité et de ne plus systématiquement les assimiler aux troubles de l’attention avec hyperactivité, conduisant à une surprescription de psychostimulants comme le Ritalin.

Les signataires de la tribune demandent aussi à ce que l’accès aux services psychosociaux soient améliorés. Si la demande n’a de valeur qu’au Nord des Etats-Unis, elle trouve aussi son écho en France.

Les médecins espèrent aussi que de nouveaux questionnaires d’évaluations soient approuvés et utilisés. Enfin, un comité d’études devrait aussi voir le jour afin d’appréhender la façon dont la consommation de psychostimulants a évolué. Elle serait en constante hausse depuis 1999. 

En 2014, 48.895 personnes étaient traitées par méthylphénidate en France. Mais d’après l’Agence nationale de sécurité du médicament, entre 190 000 et 480 000 enfants souffriraient de TDAH en 2017. Plusieurs centaines de milliers n’auraient donc pas accès au médicament.

4 mars 2019

Handicap : la Loire bientôt "Territoire 100% inclusif" ?

article publié sur France Bleu

vendredi 1 mars 2019 à 18:09 Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire

Sophie Cluzel aux côtés du président du département de la Loire, Georges Ziegler. Sophie Cluzel aux côtés du président du département de la Loire, Georges Ziegler. © Radio France - DV

Sophie Cluzel, secrétaire d’État aux personnes handicapées, était en visite à Saint-Étienne (Loire) pour écouter les associations et travailler à l'amélioration du quotidien des handicapés. Elle a aussi répondu de manière cinglante à Gaël Perdriau sur la non-participation à un débat vendredi soir.

Elle était attendue Sophie Cluzel. Au programme : des échanges avec les associations et les usagers sur le fonctionnement de la Maison départementale des personnes handicapées. La visite d'un ESAT également, un établissement et service d'aide par le travail.  Mais pas de débat dans le quartier du Soleil comme cela avait été un temps évoqué par la mairie de Saint-Étienne. 

"Le maire se sert du handicap pour une basse vengeance politicienne"

Alors Sophie Cluzel a souhaité répondre au communiqué du maire Gaël Perdriau qui s'indignait que la secrétaire d’État ne participe pas à ce débat. Et la réponse est cinglante : "Le maire n'a pas souhaité m'inviter. J'avais fait part de mon désir d'avoir un débat à Saint-Etienne. Je vois que je n'étais pas la bienvenue. Il m'a fait une lettre en critiquant énormément la politique handicap. Il se sert du handicap pour une basse vengeance politicienne. Ce n'est pas un bon service qu'il rend aux personnes en situation de handicap, avec lesquelles j'étais prête à discuter. Ce matin (vendredi) j'ai fait un très beau débat à Lyon. J'adore ça. Mais quand on me dit que je suis pas la bienvenue, je ne viens pas"

"Remettre tous les acteurs autour de la table"

Au-delà de cet échange et au terme des échanges avec les associations une annonce : le département de la Loire pourra prétendre à devenir un "Territoire 100% inclusif". Un label auquel ont déjà candidaté une trentaine de départements français. La Loire ne l'avait pas fait car, suite à un certain malentendu, elle ne pensait pas pouvoir concourir. 

Mais le département peut bien sûr se mettre au travail assure Sophie Cluzel : "Nous allons remettre ensemble autour de la table tous les acteurs. Y compris ceux qui parfois ne sont pas tout à fait présents comme les bailleurs sociaux pour qu'on puisse construire des appartements inclusifs en cœur de ville pour permettre la pleine citoyenneté des personnes handicapées. Et accéder à tous les services du vivre ensemble : aller au sport, à la culture". Et adapter l'environnement à la personne handicapé et non pas l'inverse. Inclure le handicap comme un fonctionnement normal de la vie pour casser les barrières en tous genres et donc fluidifier les parcours de vie. 

Les associations ont accueillies cette perspective avec enthousiasme, car toutes ont en commun de travailler à l'amélioration de l'inclusion des handicapés.

La Gironde, la Manche et le Territoire de Belfort sont les trois départements tests qui ont déjà mis en place ce label.

3 mars 2019

Vienne : psychanalyse controversée, la riposte du professeur poitevin Pascal-Henri Keller

Où l'on apprend que la psychanalyse est « Une approche scientifique et rigoureuse de la vie psychique humaine. » ...

Pour ma part je préfère « Notre pratique est une escroquerie : bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c’est quand même ce qu’on appelle d’habitude du chiqué — à savoir ce que Joyce désignait par ces mots plus ou moins gonflés — d’où nous vient tout le mal. » Jacques Lacan, 26 février 1977 (Voir l'article de Médiapart de Jacques Van Rillaer)

Plus d'infos sur Le blog de Jacques Van Rillaer

Jean-Jacques Dupuis


03/03/2019 04:55 |
Vienne : psychanalyse controversée, la riposte du professeur poitevin
Accusée de secte, de fausse science, la psychanalyse essuie de violentes polémiques. La profession monte au créneau, portée par le Pr Pascal-Henri Keller. Rencontre.

Pascal-Henri Keller

Pascal-Henri Keller, professeur émérite, université de Poitiers.
 

C'est assez rare pour être souligné. Un mois plus tôt, une tribune parue dans le journal Libération réunissait les signatures de 17 associations et écoles de psychanalyse (1) dans une posture collective afin de défendre la nature même de la discipline. A l'heure du tout « fake », le professeur émérite de l'université de Poitiers, Pascal-Henri Keller, défend un métier centenaire, partie prenante de la vie sociale, professionnelle et privée de ses contemporains.

Comment percevez-vous la psychanalyse ?

« Une approche scientifique et rigoureuse de la vie psychique humaine. Freud a de suite décelé une seconde conscience ? l'inconscient ? chez l'être humain. On en connaît les effets : nos rêves, nos lapsus, nos pulsions, etc. Le psychanalyste est alors celui qui prend la parole au sérieux, qui permet aux patients de s'écouter parler. Longtemps, des approches similaires étaient réservées à la religion et parfois à la magie. Ce qui conférait à l'interprétation des paroles un caractère soit sublimé par une vue élevée de l'esprit, soit péjoratif. Il fallait un champ d'étude pour l'approcher. »

Certains la considèrent pourtant comme une mystification?

« On sous-estime le pouvoir de la parole dans une vie humaine. Elle doit être prise dans toute sa complexité car c'est l'acte fondateur de l'existence. Nous naissons avec un acte parlé, un nom, avec lequel nous commençons déjà à nous construire. Dès lors, elle constitue l'intégralité du rapport aux autres. Que font les Gilets jaunes, si ce n'est prendre la parole sur les ronds-points pour inventer une autre société ? La méfiance envers la psychanalyse vient du fait qu'il est décevant de se rendre compte que nous sommes seulement des êtres parlants et non des êtres de performances. Une médaille d'or ne nous dit rien d'une existence. »

Longtemps, l'interprétation des paroles était réservée à la religion et parfois à la magie. 

Pascal-Henri Keller, professeur émérite, université de Poitiers

Le film de Sophie Robert, « Le Phallus et le néant », a récemment créé la polémique. Il vise à décortiquer la théorie sexuelle et sa « dimension politiquement très incorrecte. »

« Contresens absolu. Chacun est confronté à l'énigme sexuelle, à son identité « psycho sexuelle », dans le sens de notre rapport au genre. Prenez l'exemple d'un petit garçon dont le père a disparu. Le premier réflexe est de confier au grand-père le soin de lui apprendre à « pisser debout ». Nous devons comprendre le pourquoi de ces réflexes. Le scandale vient plutôt du fait de ne pas se poser la question. C'est le film Billy Eliott, cet enfant à l'entourage masculin très présent dans l'Angleterre ouvrière des années 2000 et son envie de devenir danseur classique malgré les réprobations de ses pairs. Le sexuel construit notre identité. »

C'est toute la controverse nourrie à propos de l'autisme. Certains pointent des prises en charge visant à culpabiliser les parents.

« Les reproches fustigent les travaux de Bruno Bettelheim dans les années 1960. Je ne l'excuse pas mais il a eu le courage d'énoncer certaines hypothèses, dont celle de la responsabilité de la mère, à une époque où personne ne voulait s'intéresser à l'autisme. Pourtant la construction du terme ? « auto » et « érotisme » ? nous dit quelque chose : celui qui se suffit à lui-même, sans connotation sexuelle. Aujourd'hui la profession est dans une logique de recherche pour inventer d'autres prises en charge. Les travaux autour de Préaut (2) montrent bien les bénéfices de la profession sur l'autisme. Ce qui importe, c'est le respect de l'originalité. Et la discipline en est garante. »

Face à aux gestions managériales de nos vies, les individus ne s'en sortent pas

Nous traversons une période de violence, d'incertitude, où les gens n'arrivent plus à se parler. Est-elle encore compatible avec votre discipline ?

« Elle l'est d'autant plus que la parole est de nos jours disqualifiée. L'être humain n'est plus perçu que par les chiffres et les statistiques. Nous faisons nos courses et n'avons plus affaire à la caissière pour payer. Au moment de l'orientation, nos lycéens n'ont plus que des cases à remplir sur un logiciel. Nos hôpitaux sont davantage soumis au règne de la rentabilité que de l'écoute. On entend des formules comme « gérer son stress » ou « identifier des compétences » dans lesquelles on bannit la parole qui pourtant nous donne une raison d'exister. Face à ces gestions managériales de nos vies, les individus ne s'en sortent pas. Ils se retrouvent par ailleurs, sur les réseaux sociaux, dans un besoin de parler. A minima, c'est une bonne chose, mais il faut voir aussi à quel point la parole y est dévoyée. »

Le psychanalyste Michael Larivière rapproche d'ailleurs la pratique à celui du besoin de littérature?

« Littérature et psychanalyse ont en commun l'exploration de la conscience, le fait de mettre en récit la pensée. Le rêve est d'ailleurs une création pure, originale et spécifique. Dans la séance, on fait résonner deux subjectivités qui vont ainsi échanger. Dernièrement, l'entreprise de Philippe Lançon avec son roman Le Lambeau (NDLR, récit de la reconstruction physique et psychologique du journaliste victime des attentats de Charlie Hebdo) est un exemple saisissant de la relation complexe entre littérature et psychanalyse. Le praticien se nourrit de la littérature, aussi bien de ses histoires que du danger des mots. »

La psychanalyse ne permet pas d'expliquer mais donne les clefs pour penser le phénomène

Vous évoquez des phénomènes plus contemporains auxquels la psychanalyse contribue à faire évoluer la connaissance comme la radicalisation islamique.

« L'idée du psychanalyste Fethi Benslama est de pouvoir identifier chez l'individu la parole qui " donne envie d'adhérer ". La psychanalyse ne permet pas d'expliquer mais donne les clefs pour penser le phénomène. Celui de l'isolement des jeunes, que les Japonais nomment Hikkikomori, et le moment où le parent réagit dans le sens de l'isolement. On remonte ainsi le fil de la radicalité. Chaque phénomène comporte ce que l'on appelle une « narrativité ». Celle-ci doit permettre de se projeter. C'est le fondement de la discipline. Sa visée humaniste redonne à chacun le droit de rêver. Et qu'a réellement besoin la société de nos jours, si ce n'est de rêver ? »

(1) Dont trois portant la mention " reconnue d'utilité publique ".
(2) L'Association PRÉAUT prône une prise en charge de l'autisme par la dimension thérapeutique et pédagogique.
Henry GIRARD
3 mars 2019

Equipe de suivi : parents d'enfants handicapés à l'écart ?

 

Equipe de suivi : parents d'enfants handicapés à l'écart ?

Les parents d'enfants handicapés ne seraient pas toujours les bienvenus dans les équipes éducatives ou de suivi de scolarisation et certains subiraient même des pressions. Réaction de l'Education nationale qui assure le contraire. 1 mars 2019 * Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco Les parents d'enfants handicapés ne seraient-ils pas les bienvenus dans certaines écoles ?

https://informations.handicap.fr

 

3 mars 2019

Rapport de Mme Catalina Devandas-Aguilar consacré aux privations de liberté des personnes handicapées

Rapport publié sur le site http://www.embracingdiversity.net/

Rapport de Mme Catalina Devandas-Aguilar consacré aux privations de liberté des personnes handicapées : -> Lire la version française http://www.embracingdiversity.net/…/1549899369_ahrc4054fr.p…

Synthèse des recommandations :

*Reconnaître le droit des personnes handicapées à la liberté et à la sécurité sur la base de l’égalité avec les autres.

*Abolir toutes les lois et tous les règlements qui permettent la privation de liberté au motif d’une incapacité ;

*Mettre en place une politique de désinstitutionnalisation ;

*Mettre un terme à toutes les formes de pratiques coercitives, y compris dans les établissements de santé mentale ;

*Garantir l’accès à des voies de recours efficaces à toutes les personnes handicapées arbitrairement privées de liberté, prendre immédiatement des mesures pour leur rendre leur liberté ;

*Assurer la mise en place de services d’appui pour les personnes en situation de crise et en souffrance morale ;

*Consulter les personnes handicapées et les organisations qui les représentent et les associer activement à tous les processus de prise de décisions ;

*Sensibiliser la population au droit à la liberté et à la sécurité des personnes handicapées, en luttant contre les stéréotypes, les préjugés et les pratiques préjudiciables ;

*S’abstenir d’allouer des financements à des services qui ne respectent pas le droit à la liberté des personnes handicapées ;

*Augmenter progressivement les fonds alloués à la recherche et à l’assistance technique en vue de mettre un terme à toutes les formes de privation de liberté spécifiquement liées au handicap ;

*Garantir l’accès des personnes handicapées aux services de proximité et aux programmes de protection sociale ;

*S’abstenir de financer des lieux ou des établissements de privation de liberté des personnes handicapées.

2 mars 2019

Les conditions d'attribution de la prestation de compensation (PCH)

 

Les conditions d'attribution de la prestation de compensation (PCH)

Vous devez acheter du matériel pour votre enfant ? Vous avez des dépenses pour aménager votre logement ou votre véhicule ? Votre enfant a besoin d'être accompagné par une tierce personne, par une aide à domicile ? Pour faire face à ces frais, vous pouvez faire une demande d'aide financière appelée la " Prestation de compensation du Handicap " (PCH).

http://www.enfant-different.org

 

2 mars 2019

Formulaire CAF et ressources diminuées : les actions de l'Unapei

 

Formulaire CAF et ressources diminuées : les actions de l'Unapei

L'Unapei a été alertée sur les conséquences du nouveau formulaire CAF de déclaration de ressources qui a entraîné des pertes de revenus injustifiées pour de nombreuses familles. La situation est en voie d'être résolue. Depuis fin décembre, le nouveau formulaire de déclaration de ressources de la CAF fait des ravages.

https://www.unapei.org

 

2 mars 2019

Sommeil perturbé par un enfant handicapé : comment je fais ?

article publié sur Hizy

Équipe éditoriale

Sommeil perturbé par un enfant handicapé : comment je fais ?
La privation de sommeil quand on élève un enfant handicapé est une torture familière. Pourtant, il est possible de composer avec cette contrainte pour mieux la supporter.

Quand on a fait des efforts toute la journée pour être à l’heure aux rééducations, pour porter, soigner son enfant handicapé, prendre soin de la famille et de la maison, il reste un rêve, le soir venu : s’allonger et dormir. Or, « le temps de travail des parents comprend aussi les nuits ! », rappelle très justement Aliette, maman d’un enfant polyhandicapé. L’apprentissage de la nuit, propre à tous les bébés, dure souvent de longues années avec un petit atteint d’un handicap. Cette difficulté est une composante de certains syndromes (Angelman, Smith-Magenis, Rett) et elle est fréquente chez les enfants souffrant d’épilepsie.

Adieu nuits tranquilles et intimité

Les conséquences de nuits agitées sont énormes dans la vie de l’adulte. Les levers sont douloureux, l’attention, au travail, en pâtit. À tel point, parfois, que des parents sont amenés à faire un choix : « J’ai arrêté de travailler, j’investis mon énergie professionnelle dans l’éducation de mon enfant », indique Aliette. D’autres préfèrent dormir à tour de rôle pour continuer à travailler tous les deux. Les nuits deviennent alors des courses de relais peu conciliables avec le besoin d’intimité d’une vie de couple. Partenaires associés à l’aventure sans avoir rien demandé, les frères et sœurs peuvent eux aussi ressentir le déséquilibre des nuits perturbées. Parfois les cris de l’enfant agité les réveillent. Et s’ils ont le sommeil lourd, ils endurent tout de même au réveil la mauvaise humeur de leurs parents, rendus agressifs par la fatigue.

Le temps peut arranger les choses

Il suffit parfois de tenir, cahin-caha, en attendant que cela s’arrange. L’avancée en âge est la meilleure des médecines : un enfant qui a atteint une certaine maturation neurologique fait ses nuits. « Il a fallu des années avant que notre fils apprenne à se rassurer, à se repérer dans le temps. Peu à peu, il s’est calmé. Le réglage du sommeil demande de la patience. Il ne faut jamais oublier que la bataille n’est pas perdue », commente Aliette.

Être prudent avec les médicaments

Autre mesure le traitement médical, une aventure délicate qui requiert de nombreux ajustements. « Je refuse de le transformer en zombie, précise Catherine, maman de Thibaut, 9 ans. Mais il faut accepter de faire des tests, essayer des décontractants, des combinaisons de remèdes. L’important est de consulter un spécialiste qui prend le problème au sérieux et ose tenter un traitement. Souvent, le généraliste s’est montré trop hésitant. » On peut aussi espérer dénicher, dans la malle aux solutions, le petit miracle inattendu. À 4 ans, Mathilde s’est mise à dormir… entre les pattes du gros chien qu’on venait de lui acheter.

La quantité de sommeil ne fait pas tout

Pourtant, « dans la difficulté de la nuit, la question du sommeil lui-même n’est pas la plus importante », affirme Xavier Bied-Charreton, pédiatre et co-auteur d’un délicieux florilège, Les secrets des mots de la nuit. Il ouvre une réflexion plus vaste : la nuit dépend de la journée qu’elle prolonge. « Pour traiter du sommeil, on entre dans l’intimité de la vie familiale. Il faut se demander comment se passe la soirée, quelles sont les relations entre les membres de la famille lors du dîner. Des consultations longues sont indispensables pour aborder ces détails dont on parle rarement à la première rencontre. » Au fil des ans, les parents trouvent les attitudes qui leur conviennent et apprennent à connaître leurs limites. « Je voulais tout assumer, j’ai craqué », admet une maman. S’en sont suivis une dépression, six mois d’arrêt maladie. Aujourd’hui, reposée, elle a repris le métier qu’elle aimait. Son fils est entré en internat cette année.

Apprendre à être patient

« Il nous manque, c’est vrai, dit-elle. Mais j’ai beaucoup plus de patience la nuit du week-end, je sais que le lendemain je vais dormir. » L’internat, séparation difficile, permet en même temps à la fratrie de reprendre sa place. Au cœur de ses nuits perturbées, le papa de Pascale s’est découvert un talent de peintre ! Depuis que Pascale dort bien… son père ne peint plus. D’autres parents se retrouvent au salon à jouer aux cartes ou bien font appel à une baby-sitter : « Il dort bien quand il n’est pas à la maison. Mais, pour nous, quelle angoisse : saura-t-elle faire ce qu’il faut en cas de problème ? » Ne pas pouvoir dormir n’est jamais une affaire secondaire. « Ayez le courage d’aborder le sujet lors d’une consultation et non pas sur le pas de la porte », conseille le docteur Bied-Charreton. Le mal n’est pas inéluctable, même s’il reste lourd et que la demande des parents pour la prise en charge d’une garde de nuit demeure cruellement ignorée.

Gérer son sommeil, comme les navigateurs !

Lancés en solitaire dans de grandes courses autour du monde, les navigateurs s’appuient souvent sur des techniques de gestion du sommeil (issues de la sophrologie ou de la relaxation) qui peuvent être utiles à toute personne contrainte de dormir très peu. Des siestes de vingt minutes, par exemple, suffisent pour bien récupérer, à condition d’intégrer le repos dans les rythmes spontanés de l’organisme : on est du soir ou du matin. On peut aussi apprendre à repérer les portes d’entrée du sommeil, ces instants où l’on s’endormira rapidement et profondément. Moins de sommeil léger, mais du sommeil profond en quantité suffisante, voilà le secret des petits dormeurs et des marins.

L’avis du professionnel

« L’organisme s’adapte »

Éric Mullens, médecin responsable d’un centre du sommeil à Albi.

Les conséquences d’un sommeil perturbé chez un parent réveillé la nuit sont les mêmes que chez un insomniaque. Celui qui sort d’une phase de sommeil profond va se sentir comme abruti. De toute façon, son sommeil va être trop court. Il va souffrir d’endormissement diurne, de somnolence, d’irritabilité et aussi d’hyperactivité. Afin de lutter contre le sommeil, il va chercher à se stimuler, et cette surstimulation entretient elle-même la fatigue. Pour éviter cela, il faut faire la sieste. Mais dans tous les cas, quand la cause des perturbations est supprimée, ces symptômes disparaissent et un sommeil satisfaisant s’installe. L’organisme est très souple, il s’adapte aux exigences extérieures. Si l’adulte ne récupère pas son rythme initial tout de suite, cela peut tenir aux modifications dues à l’âge. Il ne faut pas toujours accuser les années d’insomnie.
2 mars 2019

Dragons 3 : Le monde caché aujourd'hui au Kosmos de Fontenay-sous-Bois

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Ciné-ma différence — 60 rue Didot — 75014 Paris — Tél. +33(0)1 71 20 22 64

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Fontenay-sous-Bois Info

Samedi 2 mars 2019 à 16h15

Synopsis : Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence. Alors que leurs véritables destins se révèlent, dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent.

Cinéma Le Kosmos

243 ter avenue de la République - 94120 Fontenay-sous-Bois
Salle NON accessible pour l’instant aux personnes à mobilité réduite (escalier). Boucle magnétique.

Tarif : 2,3 € avec le code « Envol Loisirs » à la caisse

Contact : Marie-Françoise LIPP

Téléphone : 06 82 01 27 97

Courriel : fontenaysousbois@cinemadifference.com

Grâce au :


 

Ciné-ma différence : des séances de cinéma TOUS PUBLICS, adaptées pour les personnes dont le handicap peut entraîner des troubles du comportement.
Présence de bénévoles / Information de l’ensemble du public / Son modéré / Lumière éteinte doucement / Absence de publicité et de bandes annonces.

1 mars 2019

Dimanche 31 mars 2019, la ville de Bry-sur-Marne organise sa Marche pour l'autisme - 2ème édition

alogo ville de Bry-sur-Marnerticle publié dans La Vie à Bry - N° 453 Mars 2019

 

 

À l’occasion de la journée Mondiale de sensibilisation à l’Autisme, la Ville s’investit pour cette cause nationale en organisant pour la deuxième année une marche solidaire le 31 mars.

L’année dernière, vous étiez presque une centaine à vous mobiliser pour soutenir cette première marche solidaire, aux côtés de Marilyne LANTRAIN, Conseillère municipale déléguée au Handicap, du CMJ et de toute l’équipe du service Social, afin de changer le regard sur le handicap.

Pour la deuxième année consécutive, la Ville organise en parallèle de la journée Mondiale de sensibilisation à l’Autisme, le 2 avril, une marche « Bleue » qui se déroulera le dimanche 31 mars à partir de 9 h 45, pour une durée d’environ 1 h 30.Cette marche sera ponctuée par un lâché de ballons biodégradables sur les bords de Marne. Une navette fermera la marche si certains ne peuvent effectuer la totalité du parcours à pied. Pour ceux qui le souhaitent, des boissons et une collation clôtureront la marche pour un moment d’échange convivial.

Du centre-ville à la passerelle en passant par le boulevard Galliéni, venez vous aussi soutenir cette cause. Vêtu d’un t-shirt bleu, couleur symbolique de l’autisme, participez à cette marche solidaire ouverte à tous. Nous comptons sur vous !

Dimanche 31 mars à 9 h 45 - Code vestimentaire : t-shirt bleu
Sur le parvis de l’Hôtel de Ville

Retrouvez ci-dessous le parcours de la marche :

carte marche journée de l'autisme

26 février 2019

Maltraitance -> Le site du Gouvernement

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