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"Au bonheur d'Elise"
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17 mai 2017

Sophie Cluzel nommée secrétaire d'Etat au handicap

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article publié sur Handicap.fr

Résumé : La composition du nouveau gouvernement d'Edouard Philippe vient de tomber. C'est Sophie Cluzel qui est nommée secrétaire d'Etat en charge du handicap.

Par , le 17-05-2017

Le 17 mai 2017, à 15h, le secrétaire général de l'Elysée a rendu public la composition du nouveau gouvernement. C'est Sophie Cluzel qui est nommée secrétaire d'Etat en charge des personnes handicapées. Elle succède ainsi à ce poste à Ségolène Neuville. 

Qui est Sophie Cluzel ?

Sophie Cluzel (née Marchand le 7 janvier 1961), mariée, est la mère de 4 enfants, dont une fille trisomique née en 1995, Julia. Ancienne élève de Sup de Co Marseille, elle est la fondatrice de différentes associations de scolarisations d'enfants handicapés dont le collectif SAIS 92 et l'association Grandir à l'école qu'elle préside et qui s'occupe plus spécifiquement de la trisomie 21. Depuis juin 2011, elle est élue présidente de la FNASEPH (Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap) 2 et administratrice de l'UNAPEI de 2011 à 2013. En janvier 2012, elle organise le premier Grenelle de l'intégration des jeunes handicapés dans la société, où près de 50 associations locales ou nationales rédigent une plateforme de mesures qui sont transmises aux candidats à l'élection présidentielle. 

Rattaché au Premier ministre

Sophie Cluzel fera donc partie de ce gouvernement resserré. Comme Emmanuel Macron l'avait annoncé lors de sa campagne, désirant faire du handicap l'une des priorités de son quinquennat (article en lien ci-dessous), le secrétariat au handicap est désormais rattaché au Premier ministre et non plus au ministère de la Santé.

Le premier conseil des ministres se réunira le jeudi 18 mai à 11h.

 

 

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16 mai 2017

Handicap - Un décret concrétise - enfin - le système d'information commun des MDPH

 © Claire Mallet |

Au terme d'un long feuilleton, un décret du 9 mai 2017 marque une étape décisive dans l'harmonisation des systèmes d'information des maisons départementales des personnes handicapées. Le décret modifie en effet les dispositions concernant le système d'information des MDPH, mais aussi le système national d'information statistique mis en œuvre par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Signe de la complexité de ce dossier, il a fallu une loi - en l'occurrence la loi du 28 décembre 2015 relative à l'adaptation de la société au vieillissement - pour débloquer l'idée, pourtant avancée de longue date, d'une harmonisation des systèmes d'information des MDPH.

Des normes pour garantir l'interopérabilité

L'article 70 de la loi Vieillissement ajoute ainsi à la liste des missions de la CNSA celle "de concevoir et de mettre en œuvre un système d'information commun aux maisons départementales des personnes handicapées, comportant l'hébergement de données de santé [...]". Pour les besoins de la mise en œuvre de ce système d'information, la CNSA "peut définir des normes permettant de garantir l'interopérabilité entre ses systèmes d'information, ceux des départements et ceux des maisons départementales des personnes handicapées et, en lien avec le groupement précité, labelliser les systèmes d'information conformes à ces normes".
Le décret du 9 mai 2017 met en œuvre ces orientations. Il précise en particulier les conditions dans lesquelles les MDPH utilisent un système d'information commun, conforme à des normes d'interopérabilité définies par la CNSA. Il définit aussi les modalités de transmission des informations normalisées des MDPH vers la CNSA. Il complète les finalités du système d'information des MDPH en tenant compte des évolutions introduites par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé - intervenue entretemps -, et notamment de la mise en place des plans d'accompagnement global et de l'identifiant de santé des personnes prises en charge à des fins sanitaires et médicosociales.

Quel accès pour les départements ?

Parmi les avancées apportées par le futur système d'information unifié figure, entre autres, la mise en place d'un télé-service permettant aux usagers de faire leurs demandes et d'en assurer le suivi.
Le décret précise aussi l'accès des différents acteurs aux contenus du futur système d'information unifié. Les agents du département y auront ainsi accès pour l'exercice de différentes tâches qui leur incombent : le paiement des prestations relevant du département (dont la PCH), le paiement des aides sociales légales et la prise en charge des frais liés aux transports scolaires, la délivrance de la carte mobilité inclusion, l'élaboration, la modification ou la mise en œuvre du plan d'accompagnement global (dans le cadre du dispositif "réponse accompagnée pour tous") ou encore "le suivi des suites données aux orientations vers des établissements et des services qui relèvent de leur tutelle, susceptibles d'accueillir ou d'accompagner les personnes concernées et enfin pour le suivi des prises en charges conjointes à l'aide sociale à l'enfance et aux établissements pour enfants et jeunes handicapés".
Enfin, le décret modifie les dispositions réglementaires définissant le système national d'information statistique mis en œuvre par la CNSA. L'objectif est en particulier de prendre en compte l'utilisation du numéro d'inscription au répertoire national d'identification des usagers pour la transmission des données individualisées des MDPH.

Référence : décret n°2017-879 du 9 mai 2017 modifiant les dispositions concernant le système d'information des maisons départementales des personnes handicapées et le système national d'information statistique mis en œuvre par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (Journal officiel du 10 mai 2017).

Pour aller plus loin

15 mai 2017

Les demoiselles de Rochefort - samedi 20 mai 15h00 au cinéma Kosmos à Fontenay-sous-Bois

14 mai 2017

Handicap - Le programme d'Emmanuel MACRON publié sur la page d'En Marche !

Programme publié sur la page d'En Marche

Nous avons trop longtemps pensé que l’on pourrait parler des personnes en situation de handicap sans parler aux personnes en situation de handicap.

Nous avons trop longtemps pensé que l’on pourrait parler des personnes en situation de handicap sans parler aux personnes en situation de handicap.

Plusieurs lois successives sont venues renforcer le droit à l’égalité formelle pour les personnes porteuses d'un handicap, et ce quelle que soit la nature de ce handicap. Mais cela ne suffit pas. Dans la vie réelle, les personnes porteuses de handicap rencontrent encore des difficultés pour suivre un parcours scolaire, pour accéder aux lieux publics, pour faire entendre leur voix, pour accéder aux biens essentiels que sont la santé, le sport, le logement, les loisirs, ainsi qu’à l’emploi.

Pour faire face à cette situation, nous avons trop longtemps pensé que l’on pourrait parler des personnes handicapées sans parler aux personnes handicapées. Nous avons pensé que l’on pourrait décider à leur place ce qui serait bon pour elles.

Notre conviction, c’est qu’il faut avancer non seulement pour les personnes handicapées, mais avec elles, comme membres à part entière et égale de notre société. C’est l’honneur de la France que de promouvoir ainsi une société plus inclusive, fraternelle et solidaire.

DIAGNOSTIC


  • Le handicap touche un grand nombre de Français.
  • Sur 100 Français : 20 ont un handicap, visible ou invisible, petit ou grand. 5 sont à mobilité réduite, 1 se déplace en fauteuil, 1 souffre d’un handicap mental, cognitif et psychique.
  • Le handicap change profondément la vie de toute une famille. Les personnes et leurs familles peuvent parfois se sentir exclues par la collectivité.
  • Si l’accès aux droits fondamentaux a été reconnu à tous, il n’est pas garanti dans les faits pour les personnes en situation de handicap.

L’accompagnement est encore insuffisant :

    • Une place dans la cité et en milieu ordinaire difficile à trouver.
    • Une accessibilité encore théorique : 40% des établissements publics sont en retard dans les travaux d’accessibilité.
    • Un chômage endémique : une personne avec un handicap a deux fois plus de risque d’être au chômage qu’une personne qui ne l’est pas. Et le nombre de chômeurs handicapés a doublé les 5 dernières années.
    • Une scolarisation compliquée : environ 20 000 enfants seraient non scolarisés.

PROPOSITIONS


  • Objectif 1 : Accroître la participation des personnes en situation de handicap à la vie sociale.
« J'ai peur pour mon petit garçon autiste. Que sa prise en charge soit difficile (manque de professionnels et de moyens), et que la société (emploi, relations sociales) le rejette quand il sera adulte. »

– Pauline, 25 ans, Eure et Loire – La Grande Marche

Nous organiserons l’accessibilité autour de la personne, plutôt que des structures.

L’objectif d’accessibilité, affirmé par la loi de 2005, est sans cesse repoussé, et seuls 40% des bâtiments qui devraient l’être sont aujourd’hui accessibles.

-> Nous donnerons la priorité à l’accessibilité des transports publics et de la voirie.

-> Nous accompagnerons les collectivités locales pour qu’elles fournissent une solution d’accessibilité à leurs habitants.

-> Nous investirons pour faciliter l’accessibilité numérique. Nous créerons une plateforme numérique collaborative pour généraliser des bonnes pratiques locales.

 

Nous changerons le regard sur le handicap.

-> ‘Changer de regard’ sur le handicap commence par ‘mieux connaître’ le handicap : nous instaurerons une sensibilisation systématique au handicap dans les écoles primaires et les collèges, en favorisant l’intervention de personnes concernées dans les classes.

-> Nous encouragerons la tenue d’actions collectives autour du handicap dans les administrations, les grandes entreprises publiques et les collectivités (séminaires, mécénat de compétence, collectes, partenariats, programmes d’aide).

-> Nous favoriserons des binômes entre personnes valides et handicapées dans les différents lieux de vie (école, travail, ville) fondés sur l’échange et la contribution effective de chacun. L’aide ne doit pas seulement passer par un professionnel ou la famille.

 

Nous simplifierons les démarches pour les personnes en situation de handicap.

-> Nous identifierons un référent facilement accessible pour chaque personne, qui permettra de renforcer l’accompagnement aux démarches.

-> Nous améliorerons la protection juridique des majeurs sous tutelle afin de répondre aux recommandations récentes du Défenseur des droits. Nous développerons les moyens des services des tutelles afin de permettre un encadrement individualisé de qualité de ces personnes.

 

  • Objectif 2 : Améliorer la vie au quotidien pour chacun.

Nous réduirons la pauvreté des personnes en situation de handicap.

« Une cousine s'est battue pour la création d'une structure adaptée au handicap de son fils. Je suis touché dans mon entourage par plusieurs cas d'enfants atteints par la maladie et je vois à quel point c'est compliqué de changer les choses ! »

– Aubin, 34 ans, Crespin – La Grande Marche

-> L'allocation aux adultes handicapés (AAH), pour une personne seule, est aujourd'hui d'environ 800€ par mois : nous la porterons au-delà de 900 par mois.

 

Nous adapterons le fonctionnement des établissements et services médico-sociaux aux besoins exprimés.

-> Nous instaurerons des évaluations systématiques de la satisfaction dans les établissements médico-sociaux.

-> Nous adapterons les règles de tarification des établissements et services médico-sociaux pour permettre une réponse individualisée et le maintien du lien avec les familles.

 

Nous faciliterons l’accès au logement social ou inclusif.

-> Les bailleurs sociaux devront identifier les logements adaptés pour les personnes handicapées et les personnes vieillissantes de leur parc (logements en rez-de-chaussée accessibles sans marche depuis le trottoir par exemple) et rendre cette liste transparente.

-> Les bailleurs sociaux devront proposer des solutions de relogement aux personnes handicapées et vieillissantes dont le logement social n'est plus adapté, ou bien faire des travaux dans ces logements (par exemple changer une baignoire en douche, adapter le mobilier de la cuisine,...).

 

Nous faciliterons la scolarisation des enfants handicapés.

-> Nous continuerons à encourager la scolarisation en milieu ordinaire des nombreux enfants aujourd’hui sans solution scolaire.

-> Nous donnerons accès à un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres.

-> Nous améliorerons le parcours des jeunes permettant l’accès aux diplômes, notamment au travers des adaptations numériques.

-> Nous améliorerons la vie des personnes handicapées autour de l’école, par exemple en assurant une meilleure accessibilité des activités de loisirs péri-scolaires, en organisant des séjours de vacances dédiés ou mixtes.

 

  • Objectif 3 : Nous améliorerons l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap.

En France, il y a 130 000 travailleurs handicapés et 500 000 personnes avec un handicap sont inscrites à Pôle emploi.

-> Nous ferons de la lutte contre la discrimination une priorité nationale. Nous développerons des opérations de contrôles aléatoires et imprévus à grande échelle. Nous désignerons les entreprises fautives. Les partenaires sociaux seront également mobilisés.

-> Nous prévoirons un abondement public pour le compte personnel d'activité des personnes handicapées et introduirons une labellisation spécifique pour les formations qui leur sont destinées, tenant compte des débouchés professionnels des formations.

-> Nous développerons et encouragerons les initiatives de tutorat dans l’entreprise.

-> Nous encouragerons les expérimentations tripartites (Pôle Emploi/associations/organismes de formation) pour favoriser l'insertion et la reinsertion des travailleurs handicapés.

 

  • Objectif 4 : Engager un effort particulier sur la prévention, les soins primaires ainsi que la recherche.

-> Nous poursuivrons et amplifierons les actions incitatives en faveur de l’accessibilité des cabinets médicaux, de la formation des médecins aux spécificités de l’examen de la personne handicapée. Nous poursuivrons l’inventaire pour la revalorisation des actes longs.

-> Nous financerons des appels à projet pour le développement d’appareils médicaux (mammographies, scanners...) adaptés et innovants.

-> Nous lancerons un plan d’évaluation des techniques et méthodes de prise en charge des handicaps (rééducation, réadaptation, réhabilitation cognitive et/ou comportementale) par des travaux encadrés par des enseignants chercheurs.

Ce plan visera à ne plus proposer que les techniques les plus efficientes. Nous soutiendrons également le développement de structures de recherche (écoles universitaires favorisant la collaboration de professeurs de Médecine Physique et de Réadaptation, en lien avec d’autres spécialités - par exemple l'ingénierie ou la physiologie.

 

  • Objectif 5: Aider les aidants.

Nous favoriserons les périodes de répit pour les aidants.

-> Nous permettrons le don de RTT entre collègues pour les personnes aidantes dans les entreprises

-> Nous prendrons en compte la situation des personnes aidantes dans le calcul de l’âge de départ à la retraite dans la réforme que nous conduirons.

-> Nous permettrons aux aidants de mieux se former ou d’être accompagnés, au moment de l’annonce du handicap d'un proche et de manière régulière.

Un « chèque bilan santé/social » leur sera proposé au moment de la découverte du handicap, et à période régulière. Un accompagnement psychologique pourra leur être proposé.

 

  • Objectif 6 : Le handicap au centre de notre action.

-> Définir de façon systématique des indicateurs d’inclusion pour chacune des politiques publiques menées. Il s’agit de partager, en amont, des objectifs clairs et précis dans tous les domaines pour mieux évaluer, en aval, l’impact des politiques publiques décidées.

Ainsi, tout projet de loi (par exemple dans le domaine des transports, de l’emploi et de la formation, des sports, etc.) fixerait des indicateurs d’inclusion en matière de handicap. Il en serait ainsi pour chacune des décisions prises, législatives ou réglementaires.

Il s’agit, en réalité, de repenser nos politiques publiques en se fixant des objectifs chiffrés, partout et systématiquement, afin d’entrer dans une culture de l’efficacité et du résultat pour renforcer notre cohésion sociale. Et pour faire de l’égalité des personnes en situation de handicap une réalité et un réflexe.

11 mai 2017

Macron président : 1ères pistes sur sa politique handicap

article publié sur handicap.fr

Marie-Anne MontchampRésumé : Au nom d'En Marche!, Marie-Anne Montchamp dévoile l'état d'esprit et les intentions du président élu sur sa politique handicap. Hausse de l'AAH, recrutement d'AVS... Elle affirme que ces objectifs sont "atteignables".

Par , le 11-05-2017

Handicap.fr : À quel titre prenez-vous la parole au nom d'En Marche ! que vous avez rejoint en mars 2017 ?
Marie-Anne Montchamp : Je suis membre de l'équipe En Marche !, j'ai fait avec passion la campagne présidentielle en apportant ce que je sais faire et je continuerai avec la même passion !

H.fr : Transfuge issue des Républicains, qu'est-ce qui vous séduit dans la politique d'En Marche ! ?
MAM : La personnalité d'Emmanuel Macron avec ses valeurs d'ouverture et de bienveillance, cette volonté de construire un progressisme contemporain et de faire tomber les cloisons gauche-droite. J'ai été étonnée de voir que le candidat issu de la primaire de droite traite la question du handicap de manière aussi froide et technique. Un programme droitier fondé sur un choc budgétaire, avec pour priorité un hypothétique retour à la croissance ce qui reléguait à un autre temps la volonté de se consacrer aux citoyens qui en ont le plus besoin. Le handicap, c'est le combat de ma vie. Mon engagement politique se fondait donc sur les réponses que les candidats pouvaient apporter dans ce domaine…

H.fr : Un sondage publié en mars par l'APF révélait que les personnes handicapées interrogées prévoyaient de voter majoritairement pour Jean-Luc Mélenchon, avec l'espoir d'un changement radical. Que répondez-vous à ces électeurs ?
MAM : Avant tout, nous les écoutons. Je peux comprendre que les annonces de La France insoumise aient pu retenir l'attention de certaines personnes handicapées. Jean-Luc Mélenchon a exprimé de manière claire qu'il fallait renverser la table et briser cette chape de plomb intolérable. Pour autant, la philosophie d'Emmanuel Macron, parce que plus sereine et nuancée, moins spectaculaire dans l'expression, permet de se fixer des objectifs atteignables. La qualité du dialogue social se nourrit précisément de cette sérénité.

H.fr : Qu'est-ce que ce mandat va changer concrètement pour les personnes handicapées ? Emmanuel Macron a déclaré vouloir faire du handicap « l'une des priorités de son quinquennat »…
MAM : Le président de la République élu souhaite une réorientation totale, sur plusieurs axes. Tout d'abord, il veut apporter les réponses que les personnes handicapées attendent sur la question des ressources avec un souci de précision et de personnalisation. Faire aussi qu'au bout de ce quinquennat personne ne se retrouve « sans solution », selon l'expression qu'Emmanuel Macron a reprise lors de sa carte blanche sur le handicap à l'occasion du dernier débat télévisé (article en lien ci-dessous). Cet esprit doit être incarné au plus haut niveau de l'État, il n'a cessé de le répéter ; nos concitoyens en situation de handicap ont trop souffert du désarmement de cette politique. Le président de la République va impulser une transformation sociétale sur cette question. Sa politique est pensée et murie pour tous ; c'est une question civilisationnelle. Le contrat avec la Nation, qui est le socle du programme présidentiel, restera très présent lors de la campagne des législatives.

H.fr : Justement, Emmanuel Macron dit vouloir accueillir des personnes de la société civile lors des législatives. Quelle place pour celles en situation de handicap, comme l'a fait récemment Anne Hidalgo en investissant le handi-basketteur Ryadh Sallem sur la liste PS à Paris ?
MAM : Le mécanisme de la commission d'investiture est simple : chacun peut s'inscrire et déposer sa candidature. C'est une modalité contemporaine de recrutement des talents et pas un casting où l'on aurait toutes les formes de diversité soigneusement checkées. Parmi ces talents, il y a évidemment des personnes en situation de handicap.

H.fr : Plus que d'ordinaire ?
MAM : C'est difficile à dire tant que la liste n'est pas validée. Mais il y en aura, c'est certain.

H.fr : On pense à Matthieu Annereau, ex LR, élu aveugle, qui, lui aussi, a franchi le Rubicon…
MAM : Encore une fois c'est la commission d'investiture qui doit statuer mais un profil comme le sien est parfaitement dans l'esprit de notre mouvement. Matthieu a toute vocation à faire des choses importantes.

H.fr : Le candidat Macron a promis d'augmenter l'AAH de 100 euros, soit un peu plus de 900 euros par mois à taux plein. Comment et à quelle échéance le Président compte-t-il le faire ?
MAM : Tout d'abord l'engagement sera tenu. Mais, évidemment, le calendrier sera précisé par le Gouvernement.

H.fr : Marie-Sophie Desaulle, membre d'En Marche ! et auteure du rapport Zéro sans solution, a même déclaré : « On fera plus si c'est possible ! ».
MAM : En effet, nous avons tous en ligne de mire le seuil de pauvreté (ndlr : en France, environ 1 000 euros par mois). Mais, évidemment, là encore, les décisions relèvent des prérogatives strictes du président et de son exécutif !

H.fr : Emmanuel Macron a également promis de recruter des AVS (auxiliaires de vie scolaire) en nombre. Dès la rentrée 2017 ?
MAM : Je l'ai entendu dire : « On n'attendra pas ! ».

H.fr : Le président promet un gouvernement resserré d'une quinzaine de ministres. Quelle place pour le secrétariat aux personnes handicapées ? À quel ministère compte-t-il le rattacher ?
MAM : Il a déclaré vouloir le rattacher au Premier ministre en raison de l'importance qu'il accorde à cette politique, comme l'a montré le choix de sa « Carte blanche » lors du débat d'entre-deux-tours.

H.fr : Quel avenir pour la Conférence nationale du handicap  qui réunit tous les acteurs du handicap ?
MAM : Nous ne sommes pas allés dans le détail sur cette question mais Emmanuel Macron entend vivifier nos institutions. Il n'y a donc aucune raison que cette volonté de rendre plus tonique l'ensemble des instances ne soit remise en cause. L'esprit En Marche !, c'est la concertation, l'écoute de tout ce qui vient de la société civile. Les associations de personnes handicapées sont de véritables acteurs du dialogue social. Elles attendent une régénération très forte de leur rôle.

H.fr : Convoitez-vous un poste dans le prochain gouvernement ?
MAM : « Convoiter », quel mot ! Je vous parle d'un changement institutionnel incroyable et je mesure à quel point des acteurs éminents de la vie politique sont en perte de repères. Il y a presque une forme d'indécence à aller sur ce type de conjecture. Il y a mille manières de servir son pays…

H.fr : Etes-vous candidate à l'élection législative ?
MAM : Non, pas du tout ! C'est l'illustration de ce que je viens de vous dire.
 

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Sur Handicap.fr

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11 mai 2017

La beauté de la Neurodiversité au Travail

 

La Beauté de la Neurodiversité au Travail

Coeur du projet : un reportage sur les neuro-atypiques heureux au travailNous souhaitons réaliser un reportage photo et vidéo de 5 personnes neuro-atypiques (personnes autistes, personnes surdouées, personnes hypersensibles, personnes dylexiques, dyscalculiques, dyspraxiques, trouble de l'attention, hyperactivité...)

https://www.helloasso.com

 

6 mai 2017

Championnat de France Equitation Sport adapté du 10 au 12 mai à La Courneuve

article publié dans le Magazine de la Seine-Saint-Denis

Handisport La Courneuve Parcs - Loisirs

Handicap mental et psychique

Un championnat de France ouvert au plus grand nombre

Du 10 au 12 mai, le Centre équestre départemental Georges-Valbon La Courneuve, accueille pour la 4ème année le Championnat de France d’Équitation Sport Adapté dédié aux cavaliers en situation de handicap mental ou psychique.

Six disciplines sont organisées par catégories d’âge :

- Le dressage
- Le saut d’obstacles
- Le cross
- L’attelage
- L’équi-fun
- Le pony-games.

Ces épreuves sont ouvertes à trois divisions sportives réparties en fonction de l’autonomie des cavaliers.

Le sport adapté permet d’offrir à toute personne handicapée mentale ou psychique, quels que soient ses désirs, ses capacités et ses besoins, la possibilité de pratiquer la discipline de son choix.

L’édition 2017 est organisée conjointement par le Comité départemental, la Ligue du Sport Adapté d’Ile-de-France et l’UCPA, soutenus par le Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis.

- Quand : Mardi 10 mai de 15h00 à 19h00, Jeudi de 9h00 à 20h00, et le Vendredi 12 mai de 9h00 à 14h00
-  : 55 Avenue Waldeck Rochet, 93120 La Courneuve
- Tél : 01 43 11 13 00
- lacourneuve.ucpa.com

2 mai 2017

Maryam, 26 ans, peintre trisomique, expose à Paris

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Elle pose ses toiles dans une galerie des quais de la Seine, du 1er au 15 mai 2017. Maryam Alakbarli est porteuse de trisomie ; une jeune artiste de 26 ans qui a choisi de s'exprimer par le langage subtil des couleurs... Tout un poème !

Par , le 30-04-2017

Maryam fait escale à Paris pour livrer ses « Portraits intimes ». C'est le nom la nouvelle expo de cette artiste « hors-normes ». Maryam Alakbarli a une particularité, elle est porteuse de trisomie 21. Cette jeune femme de 26 ans, originaire d'Azerbaïdjan, porte sur le monde un regard singulier et peuple ses toiles de nus voluptueux et de portraits déstructurés fascinants.

Exposée dans le monde entier

Elle s'expose dans le monde entier, à Dubaï, Moscou, Rome ou Riga mais avoue un intérêt particulier pour Paris où elle vit depuis six ans auprès de sa tante et qu'elle aime écumer à travers ses musées. Elle exposait déjà au Carrousel du Louvre en juin 2015. En mai 2017, la jeune femme fait donc ce qui lui plait et pose ses chevalets tout près des quais, à la Galerie de Buci. Située au cœur de Saint-Germain des Prés, cette galerie défend depuis 28 ans la création contemporaine sous toutes ses formes, en collaborant avec des artistes d'origines différentes, tous partageant l'amour et l'attachement pour la France, sa culture et son histoire.

S'exprimer autrement

À cause de sa trisomie, Maryam rencontre des difficultés de langage, même si elle comprend l'azéri, le russe, le français et un peu l'anglais ; alors, depuis sa plus tendre enfance, ses parents, tous deux scientifiques, l'ont encouragée à s'exprimer autrement. D'abord la musique, le chant puis la peinture. Après avoir étudié l'art à Bakou puis à Moscou, la jeune femme a suivi des cours en auditeur libre aux Arts Déco puis aux Beaux-Arts.

Des toiles offertes à ceux qu'elle aime

Elle dessine des modèles vivants mais aussi des natures mortes, toujours percutés de couleurs éclatantes. Elle peint des deux mains, très vite, en moyenne deux tableaux par semaine, abstraits ou figuratifs. Dans son appartement aux balcons fleuris, près du Luxembourg, le salon s'est transformé en atelier. Pourtant, malgré son talent, malgré les hommages qui lui sont rendus, Maryam peine à vendre ses toiles ; alors elle les offre à ceux qu'elle aime. Chacune de ses œuvres n'en est que plus précieuse…

Expo pratique
« Portraits intimes », du 1er au 15 mai 2017 à la Galerie de Buci (73 rue de Seine 75006 Paris).
Ouvert du mardi au samedi de 14 à 19h et sur RV.

© Maryam Alakbarli 2012–2017

 

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Sur le web

 

1 mai 2017

Louane (Paula) chante "Je vole" - La famille Bélier

FRANCE 2
dimanche
(Elise  a regardé le film jusqu'au bout & chantait la chanson à son réveil ...)

28 avril 2017

Ce soir vendredi 28 avril 2017 à Champs-sur-Marne de 18h30 à 20h30 A la maison de la Solidarité

14 avril 2017

Temple Grandin to Autistic adults: get your butts out of the house and get a job

article publié sur The art of autism

Temple Grandin 1

“Young adults with autism need to get their butts out of the house and get a job! Work experience can start small walking dogs in the neighborhood or mowing lawns,” Temple Grandin

By Ron Sandison

Temple Grandin was standing in the back corner next to the stage as I entered the ballroom of Detroit Marriott Troy at 7 AM for the continental breakfast and my first cup of Java. All the vendors and presenters were bustling to setup his or her tables for the Metro Parenting Living Autism Conference. The 3,840-square-foot auditorium was empty except for Temple and me.

Metero Parenting Conference

“Hi Temple. I am Ron Sandison. I have autism and I will be presenting on Building Social Skills & Confidence in Those with Autism,” I said reaching out my hand.

“Do you have a job?” Temple asked with a stern mechanical voice.

“Yes, I have been working full-time nine years at Havenwyck Hospital and fourteen years part-time as a professor of theology at Destiny School of Ministry. I am also married and have a one-year-old daughter, Makayla Marie.”

“Way too many young adults with autism and Asperger’s have never had a job or only make a living speaking on autism without real life work-experience. What type of work do you do at the hospital?”

“I am a psychiatric care specialist. I lead mental health groups—working one-on-one with psych patients.”

“Since you are autistic and have a career I will come and listen to your breakout session. The other day I met a mom and her sixteen-year-old son with autism. He is verbal and has never gone shopping on his own. I am glad your mom unlike her helped you to be independent not babying you.”

Temple Grandin and Ron Sandison

I introduced Temple to my mascot Prairie Pup and honey badger — a crowd had now encircled us. As the host of the event snapped Temple and my picture including my furry companions.

Later in the afternoon, I was thrilled to see Temple sitting in the backrow, listening intently to my breakout session. Her presence made me feel nervous.

Talent Attracts Mentors

It was amazing to hear her practical advice live. It reminded me of my own journey. I loved her quote, “Talent attracts mentors.”

This quote was true for my success. My gift of memorizing over 10,000 Scriptures lead to me mentoring and interning under internationally known TV evangelist Dr. Jack Van Impe—the walking Bible. Through this internship I learned the skills required for operating an international ministry and was able to develop my interpersonal skills. Dr. Jack Van Impe shared with me his struggles in his early days of ministry as a traveling evangelist and the miracle provision from God to establish an international ministry.

My internship for Dr. Jack Van Impe’s ministry was one of the defining moments of my life. Through this internship, I developed self-confidence and also learned the important skills of working with others.

Get Your Butts out of the House

I also loved her quote, “Young adults with autism—need to get their butts out of the house and get a job! Work experience can start small walking dogs in the neighborhood or mowing lawns.” When I was fifteen-years-old my dad helped me get a job as a dishwasher at Bell Knapps. I developed social skills and manors by working in the hospitality industry.

A couple of humorous quotes Temple shared were, “Being a woman in a man’s world was harder than autism,” and “Don’t try to de-geek the geek.”

Build Your Strengths

The final insight, I gained from Dr. Grandin was build areas of your strengths not weaknesses. In her message she continually stressed that individuals with autism, academic skills will be uneven. This was especially true for me. I was unable to learn anything phonetically. I received a D in Spanish (a phonetically taught language) and I did poorly in math. My reading comprehension and memory ability as a visual learner were off the chart. During my master of divinity, I took three years of Koine Greek and earned a 4.0 GPA. Koine Greek unlike Spanish is a dead language and therefore taught visually using flashcards.

I was greatly blessed by meeting Dr. Temple Grandin. I hope to hear her again soon. She provides hope for us on the spectrum as a role model by her accomplishments, integrity, and work ethics.

***
Ron Sandison works full time in the medical field and is a professor of theology at Destiny School of Ministry. He is an advisory board member of Autism Society Faith Initiative of Autism Society of America. Sandison has a Master of Divinity from Oral Roberts University and Charisma House is publishing his book on 4/5/16, A Parent’s Guide to Autism: Practical Advice. Biblical Wisdom. He has over 10,000 Scriptures memorized including 22 complete books of the New Testament and over 5,000 quotes.

Ron and his wife, Kristen, reside in Rochester Hills, MI, with their daughter, Makayla Marie, and pet rabbit, Babs, and cat, Frishma. Checkout his website Spectrum Inclusion at www.spectruminclusion.com. You can contact Ron on Facebook or email him at sandison456@hotmail.com

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11 avril 2017

TF1 le JT -> Le restaurant qui fait la différence

Et si finalement la plus grande différence était la bonne humeur et le tutoiement spontané ? Ce restaurant nantais, qui embauche uniquement des personnes, atteintes de trisomie 21 fait la différence. Regardez

 

11 avril 2017

Entre libido et tendresse

Mathieu Vachon met en images la misère sexuelle des personnes handicapées

10 avril 2017 |Isabelle Paré | Santé

Le film suit ces escortes qui aident les personnes handicapées à se «reconnecter» avec leurs corps. Photo: TV5 Le film suit ces escortes qui aident les personnes handicapées à se «reconnecter» avec leurs corps.

Vaste tabou que celui de la sexualité des personnes handicapées. Le documentaire Rencontres particulières jette un regard sensible sur l’intimité de ceux qui choisissent de faire appel à des « assistantes sexuelles » pour mettre fin à l’abstinence forcée. Histoires intimes.

On voit d’abord Angelo sur scène devant un micro, assis dans son fauteuil roulant, livrant son numéro, le débit ralenti par la paralysie cérébrale. Devant lui, une foule hilare s’éclate. « Ce que j’aime dans le fait d’être Italien, c’est que nos noms fittent avec notre personnalité. Moi, c’est Angelo : un être spirituel qui n’a pas de sexe. »

Cet être asexué, c’était lui. Avant qu’il ne trouve le cran de monter sur scène pour faire la comédie. Avant qu’il ne recoure à une assistante sexuelle pour apporter un peu de normalité à sa vie d’ascète sensoriel.

Handicapé depuis la naissance, Angelo fait partie de ces personnes pour qui le sexe est longtemps resté un continent inaccessible. Pour qui le quotidien s’écoulait sans érotisme ou orgasme, sans toute autre forme de toucher que la main glaciale d’un préposé ou d’un médecin lors d’un examen médical.

« Est-ce que je vais mourir sans avoir vécu ça ? » se demande Angelo, personnage central de Rencontres particulières, ce documentaire de Mathieu Vachon qui témoigne de la misère sexuelle vécue par de nombreuses personnes handicapées et des moyens choisis pour obtenir un soupçon de sensualité.

C’est en multipliant des entrevues avec des escortes que le réalisateur a découvert cette autre facette de la vie de celles que l’on associe communément à la prostitution. « J’ai réalisé que des escortes consacraient beaucoup de leurs temps à des personnes handicapées. Elles me parlaient de ces clients de façon tendre et attentionnée, ça a brisé tous mes préjugés sur les escortes. J’ai réalisé qu’il y avait là un univers méconnu », raconte Michaud.

Conscient de naviguer aux frontières de nombreux tabous, dont celui de la marchandisation du corps des femmes et de la prostitution, le réalisateur choisit d’aborder de manière frontale la réalité des « assistantes sexuelles » payées pour aider des personnes souffrant d’un handicap à se « reconnecter » avec leurs corps.

C’est la question que soulève Micheline, la mère de Gabriel, jeune adulte confiné dans un fauteuil roulant par une maladie dégénérative. À tort, bien des gens croient les personnes handicapées dénuées de toute libido, en raison de leur handicap, dit-elle. « [Gabriel] voulait vraiment connaître le sexe. On a rien trouvé au Québec [contrairement à ce qu’il existe dans d’autres pays], on a pris rendez-vous avec une escorte », raconte cette mère, consciente d’aller à l’encontre des lois canadiennes.

Sexe légal

Dans plusieurs pays, l’assistance sexuelle est désormais considérée comme une forme d’aide thérapeutique. C’est notamment le cas en Suisse, où, depuis 2003, il s’agit d’un métier légal et reconnu. Dispensés par des thérapeutes formés, ces services sont gérés par des organismes d’aide aux personnes handicapées qui dirigent les requérants vers des thérapeutes. De la caresse à la masturbation, le coût de ce supplément d’amour oscille autour de 162 euros l’heure.

Regain d’estime de soi, amélioration des relations interpersonnelles et sexuelles : les associations attribuent beaucoup de bénéfices à cette forme d’aide. « De l’avoir vécu, ça m’a fait grandir. Je n’aurais jamais fait de l’humour comme je le fais là », confie Angelo, dans le documentaire. Ce genre d’échanges est aussi toléré aux Pays-Bas, en Allemagne, au Danemark. En République tchèque, seul pays de l’ex-bloc de l’Est où est apparu ce genre d’aide, l’organisme Plaisir sans risques propose massage, formation à la sexualité, baisers et étreintes, mais sans relation orale ni pénétration.

Chose certaine, à l’heure actuelle, le recours aux escortes reste souvent la seule issue pour les handicapés. Mais toutes ne sont pas « ouvertes » comme celles croisées par Gabriel ou Angelo, comme nous l’apprend tristement Alex, 23 ans, que le caméraman a suivi dans le secteur Sainte-Catherine et Saint-Laurent. « J’ai suivi une fille dans une ruelle. » Cette fille l’a déshabillé, l’a laissé languir nu dans son fauteuil roulant pendant 30 minutes, avant de revenir lui griffer le corps et le sexe.

Un travail ordinaire ?

Des voix s’élèvent contre ces services tarifés qui, en fin de compte, aboutissent à la « marchandisation du corps ». En France, même si des regroupements d’aide aux personnes handicapées demandent la légalisation de ce type d’aide, le Comité national d’éthique a rejeté la reconnaissance légale des assistantes sexuelles. Il n’existe rien de tel qu’un « droit à l’orgasme », décrient de leur côté des associations de lutte contre l’exploitation sexuelle.

« L’aide sexuelle est une réponse à un problème complexe. Ces expériences peuvent être bénéfiques, mais ne règlent pas tout. Il ne faut pas être naïfs non plus. Des pimps, ça existe, et des escortes exploitées aussi. Décriminaliser, je n’y crois pas. Je crois plutôt à une troisième voie, comme celle retenue aux États-Unis », estime Mathieu Vachon.

Le réalisateur braque en effet sa caméra sur une association californienne d’aide aux handicapés, où thérapeutes et « aidants » — autant des hommes que des femmes — travaillent en collaboration à l’amélioration globale de la sexualité, mais aussi de l’autonomie personnelle. Cette association n’a ailleurs pas que des clients masculins handicapés en mal d’amour, mais des personnes présentant toutes sortes de difficultés, dont 35 % de femmes.

Un peu de tendresse, bordel

« La misère sexuelle est vécue par toutes sortes de gens, de sexe et d’âge divers, pas juste des personnes handicapées », relance le réalisateur au terme de son expérience.

D’ailleurs, ce mal de sexe n’est-il pas le symptôme d’un besoin encore plus criant : le manque de tendresse et de relations humaines ? « Sûrement, confie le réalisateur. D’ailleurs, plusieurs aimeraient finalement avoir une blonde. Je sais que ce sujet soulève des questions sensibles, mais le but n’était pas de juger ou de prendre parti pour ou contre la prostitution. J’espère avoir créé une brèche pour parler de l’isolement et de la vulnérabilité des personnes handicapées et des très grandes difficultés rencontrées pour entrer en relations. »

Rencontres particulières
Réalisateur: Mathieu Vachon, Diffusion: 11, 13 et 17 avril, à TV5
10 avril 2017

Emmanuelle Laborit : « Non, les sourds ne sont pas handicapés ! »

En 1993, le public français tombait sous le charme d’une jeune comédienne s’exprimant en langue des signes. Emmanuelle Laborit fut la première artiste sourde à recevoir un Molière. Pèlerin l’a rencontrée, à l’occasion de l’anniversaire du théâtre qu’elle dirige à Paris.

L’International Visual Theatre* (IVT) souffle cette année ses 40 bougies. Ce théâtre a beaucoup compté pour vous. C’est là que vous avez appris la langue des signes française (LSF) à l’âge de 7 ans. Racontez-nous…

C’est mon père qui m’y a emmenée la première fois après en avoir entendu parler à la radio. J’ai pu y faire la connaissance d’adultes sourds ; je n’en avais jamais vu auparavant. Enfin, j’ai pu discuter avec eux et m’imaginer à mon tour adulte. Avant, comme je n’en connaissais pas, j’étais convaincue que j’allais mourir jeune, que les sourds ne pouvaient pas grandir et vivre longtemps. Ce fut fondamental pour ma construction personnelle.

J’ai appris à ne pas me laisser envahir par les doutes, les déceptions, à voir toujours le positif

Vue de l’extérieur, la langue des signes est un univers à part entière. Comment y entrer ?

Il faut commencer par sortir de la structure du français, qui est une langue vocale. Avec la LSF, nous conceptualisons la pensée autrement que par les mots. Elle n’est pas linéaire comme le français, c’est une langue en trois dimensions qui utilise l’espace, l’orientation, le mouvement. Elle est très vivante, toujours en évolution. Moi-même, je n’ai jamais fini de la découvrir. Au théâtre, elle constitue une matière incroyable, à travailler et retravailler pour en faire jaillir la beauté.

Mais j’aime aussi beaucoup le français. J’adore les mots et les phrases. Cela peut paraître étrange car, pour moi, ce n’est que de la phonétique, mais j’aime les transposer en LSF, chercher par quel signe je peux les donner à voir. La LSF permet de créer de la poésie visuelle. Je pense que, pour les entendants, cette langue est également d’une grande richesse. Dans un monde au fonctionnement très auditif, elle nous apprend à utiliser notre regard.

Je crois que notre société a un problème avec la différence. On voudrait que nous soyons tous identiques, conformes aux normes

La LSF a été reconnue officiellement en 2005. Est-elle plus répandue depuis ?

Je préfère être franche : cela n’a rien changé ! La reconnaissance dans les textes ne signifie malheureusement pas la reconnaissance réelle. Elle a été intégrée à la loi de 2005 pour l’égalité des chances pour les personnes handicapées, et cela ne me plaît pas. Car les sourds ne sont pas handicapés ou malades. Considérer la surdité comme une maladie implique qu’elle doit être suivie, soignée, ce que ne fait évidemment pas la LSF. Ce sont deux visions qui s’affrontent.

Aucun engagement n’a été pris pour amener la LSF aux enfants le plus tôt possible. Elle reste, aux yeux de beaucoup, le dernier recours, alors que, selon moi, c’est la seule chance de s’exprimer pleinement. Aujourd’hui, seuls 5% des enfants sourds bénéficient d’un enseignement bilingue en LSF. Les autres sont dans des écoles oralistes (dans lesquelles l’objectif est de faire parler les enfants, NDLR) ; ils essaient de s’intégrer et de suivre comme ils le peuvent. Cette situation me révolte. Où est le libre choix pour ces enfants ? Derrière ces orientations, il y a, me semble-t-il, un grand désir – absurde – de changer les sourds en entendants.

Pourquoi, selon vous ?

Je crois que notre société a un problème avec la différence. On voudrait que nous soyons tous identiques, conformes aux normes. Nous, les sourds, constituons une minorité parmi d’autres. Pour nous, c’est la langue qui pose problème. Pour d’autres, ce sera la couleur de peau. Il ne fait pas bon être noir ou arabe en France aujourd’hui. La société ne donne pas sa place à chacun.

À l’approche de l’élection présidentielle, qu’aimeriez-vous dire aux candidats ?

Malheureusement, je me répète toujours à chaque échéance politique. En réalité, nous devons nous battre tous les jours, et pour tout ! L’accessibilité universelle est un vaste chantier qui avance très peu. Ce manque concerne de nombreux domaines. La moindre démarche auprès d’une administration pose problème. Les jeunes sourds peinent à faire des études supérieures et la plupart d’entre nous, faute de traductions en LSF, sommes exclus du débat citoyen. Je suis étonnée que la France n’évolue pas plus rapidement sur ce sujet. Je pense que la culture a un grand rôle à jouer dans ce domaine. Elle peut vraiment construire des ponts. Pourtant, depuis votre consécration, aucun comédien sourd n’a percé.

Quelle est cette force qui vous porte ?

L’amour ! Sans lui, la vie ne serait que larmes. Je parle de l’amour, du petit « a » au grand « A » ! On aime ses enfants, sa famille, ses amis… L’amour se niche également dans toutes les petites choses du quotidien. Un sourire, ce n’est rien en apparence et, pourtant, c’est une source incroyable d’énergie pour l’autre, mais aussi pour soi-même. J’étais très révoltée quand j’étais jeune. Depuis j’ai pris plus de distance. J’ai maintenant 45 ans. J’ai appris à ne pas me laisser envahir par les doutes, les déceptions, à voir toujours le positif, même dans les moments difficiles.

*Théâtre visuel international. L’IVT fête ses 40 ans pendant toute la saison, avec, en point d’orgue, des festivités du 9 au 13 mai. Renseignements, également sur les spectacles en tournée, sur www.ivt.fr ou au 01 53 16 18 18.

2 avril 2017

Cette mère a rendu hommage aux parents d'enfants porteurs de handicap dans un parlement belge

article publié dans le Huffington Post

"Je voudrais parler de ces parents qui ressemblent à des toupies, que la société a transformé en girouettes parce qu'ils n'ont plus de temps."

31/03/2017 14:17 CEST | Actualisé 31/03/2017 16:52 CEST
Julie de Groote/Parlement francophone de Bruxelles
Muriel Baumal a invité les élus "à ne jamais oublier ces parents dans leurs décisions, leurs projets de loi ou leurs amendements."

HANDICAP - Les mots de Muriel Baumal ont fait trembler les murs du Parlement de la région Bruxelles-Capitale, jeudi 29 mars. Son discours de treize minutes a été largement applaudi par les élus francophones.

"Je voudrais parler de ces parents qui ressemblent à des toupies, (...) de ces parents qui s'effondrent et ne se relèvent pas, (...) qui ont troqué leur rêve pour un projet plus humble."

Muriel Baumal est mère d'un enfant porteur de trisomie 21, Loïc, cinq ans. "Comme d'autres parents de l'association Inclusion asbl, elle avait été conviée par le Parlement à témoigner de leur vie au quotidien, de leurs attentes vis-à-vis de la politique, dans le cadre des Jeudis de l'Hémicycle, organisés par le parlement et le Centre de réadaptation ambulatoire "L'étoile Polaire", qui accueille et offre des soins thérapeutiques à des enfants atteints de surdité ou porteurs de trisomie 21", explique au HuffPost Laurence Gourgues, une maman militante présente ce jour-là.

Son objectif était d'inviter les élus à ne jamais oublier ces parents dans leurs décisions, leurs projets de loi ou leurs amendements. La vidéo filmée par l'équipe du Parlement a ensuite été partagée sur la page Facebook de Julie de Groote, la présidente de l'assemblée.

"Je travaille dans le milieu du handicap avec les adultes, explique Muriel Baumal au HuffPost, je suis en permanence confrontée au monde du handicap, à la précarité de certaines familles, qui se battent contre les lourdeurs administratives et le manque de reconnaissance de leur statut d'aidant."

"Mon objectif , continue-t-elle, était de rendre hommage aux parents qui font un travail de titan, dans l'ombre, et qui ne sont pas suffisamment salués. Il demeure important et primordial de continuer à parler des enfants et des adultes porteurs de handicap, mais il faut aussi redonner leur place aux parents et à la fratrie qui sont les grands oubliés."

Le HuffPost a retranscrit les passages les plus marquants de son élocution.

"Cela fait cinq ans que je voyage au pays du handicap, passant de l'ombre à la lumière, et du soleil levant à un ciel d'orage. C'est un pays peuplé d'artistes où les décors publicitaires lisses ou surannés n'ont pas leur place. La délicatesse fleurit partout.

Je voudrais parler d'une région plus brumeuse du pays du handicap (...), je voudrais prendre quelques secondes de votre temps pour rendre hommage à ces parents de l'ombre, qui ne sont pas présents aujourd'hui, afin que vous ne les oubliez pas dans vos décisions, dans vos projets de loi ou dans vos amendements. (...)

Je voudrais parler de ces parents qui, le lendemain de l'annonce du handicap de leur enfant, revêtent leur armure et partent en campagne jusqu'à leur dernier souffle. Je voudrais parler de ces parents qui s'effondrent et ne se relèvent pas. Je voudrais parler de ces parents dont la famille ou les grand-parents sont loin. Je voudrais parler de ces parents qui ne sont plus qu'un seul à la maison, parce que l'autre est parti. Je voudrais parler de ces parents qui ressemblent à des toupies, que la société a transformé en girouettes parce qu'ils n'ont plus de temps.

(...)

Je voudrais parler de ces parents qui ont troqué leurs rêves pour un projet plus humble."

Puis, citant Shakespeare, elle a fini son allocution sur une phrase qui transcrit la réalité de parents, obligés de tout réapprendre, de briser les codes éducatifs qu'on leur a enseignés, d'accepter de se rapprocher de l'état de nature:

"Loïc m'a appris à danser sous la pluie, c'est une leçon pour l'éternité, c'est le plus beau cadeau que je vous souhaite."

Mais Muriel Baumal gardera un souvenir un peu amer de cette expérience. "J'ai été très attentivement écoutée, la salle était profondément touchée, précise-t-elle. Mais il faut dire qu'il n'y avait que 5 à 6 parlementaires présents dans l'hémicycle. Tous les autres étaient des gens du monde associatif ou médical. Je trouve cela triste... et préoccupant."

Comme dans de nombreux pays, le handicap ne fait toujours pas partie des priorités des élus belges.

2 avril 2017

IGAS -> Appui au dispositif visant à mettre un terme aux "départs forcés de personnes handicapées en Belgique

 

Appui au dispositif visant à mettre un terme aux 'départs forcés' de personnes handicapées en Belgique - IGAS - Inspection générale des affaires sociales

C. Dubosq (IGAS) L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a été saisie le 3 décembre 2015 par la Ministre en charge des affaires sociales (...)

http://www.igas.gouv.fr

 

1 avril 2017

La vidéo du 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme

 

1 avril 2017

Trisomie 21 non dépistée : un couple s'attaque au CHU de Limoges

article publié dans Le Populaire

Trisomie 21 non dépistée : un couple s'attaque au CHU de Limoges
FEMME ENCEINTE. VENTRE © Brigitte AZZOPARD
Le tribunal administratif de Limoges a étudié jeudi une affaire particulièrement délicate...

Alors qu’elle était enceinte de son troisième enfant, Céline a subi, comme toutes les futures mamans, un dépistage de la trisomie 21 par prise de sang à 14 semaines d’aménorrhée. Les résultats ont révélé un risque élevé de trisomie, de l’ordre de 1/150.

Amniocentèse préconisée

Depuis 2007, la Haute autorité de santé recommande que la clarté nucale déterminée par une échographie soit intégrée dans les données de l’appréciation des risques, en plus de l’âge de la mère et des marqueurs sériques. Une pratique devenue obligatoire en 2009. Le laboratoire en charge de l’analyse, a fait son calcul en intégrant toutes ces données.
Au regard des résultats, la gynécologue de Céline l’a orientée vers le CHU de Limoges pour faire une amniocentèse. Le médecin en charge de son dossier a procédé au recalcule des données, comme il en a l’habitude.
Il est parvenu au résultat de 1/857, soit un risque beaucoup moins élevé. Il a estimé que l’amniocentèse n’était pas nécessaire. Céline est rentrée chez elle, rassurée.
Elle a accouché le 10 septembre 2010. Un caryotype a été réalisé une semaine plus tard. Il a révélé que sa petite fille était atteinte de trisomie 21.
Après des tractations infructueuses avec le CHU qui a estimé qu’aucune faute n’avait été commise, le couple s’est retourné vers la justice. Une expertise a été ordonnée. Le rapport a été déposé au greffe le 25 septembre 2013.
Il s’avère que le médecin a commis une erreur de calcul. Il a intégré les données concernant la clarté nucale alors que celles-ci étaient déjà prises en compte dans le calcul effectué par le laboratoire, faussant ainsi le résultat. Le médecin incriminé a reconnu son erreur. Une faute « d’autant plus avérée que le compte rendu du laboratoire mentionne expressément la mesure de clarté nucale […] », a estimé dans ses conclusions le rapporteur public à l’audience de jeudi.

Préjudices

Celui-ci considère que la faute est caractérisée. Il a proposé au tribunal de condamner le CHU de Limoges à verser 50.000 € à la maman et 30.000 € au papa, pour « leur préjudice moral tiré de l’impréparation à la naissance d’un enfant handicapé auquel s’ajoute pour la requérante, une perte de chance de pouvoir recourir à une interruption médicale de grossesse. Ils se prévalent également de troubles dans leurs conditions d’existence en raison de l’incidence de cette situation sur leur vie familiale et sociale ». L’état de la petite nécessitant deux séances de kiné, une séance de psychomotricité par semaine et une séance chez l’orthoptiste tous les quinze jours, la maman n’a pas pu reprendre le travail.


Si l’avocat de l’établissement de santé, Me Jean Valière-Vialeix, assure que « le CHU comprend la douleur des parents, il demande que le tribunal considère qu’il ne s’agit pas d’une faute caractérisée mais d’une faute simple, compte tenu du débat sur la méthodologie d’analyse et de la difficulté du calcul ».
Le tribunal rendra sa décision dans une quinzaine de jours

28 mars 2017

Le guide sur l'accès à l'aide humaine de la PCH est publié

Le guide « Accès à l’aide humaine de la prestation de compensation du handicap (PCH) » complète une offre de guides techniques mis à la disposition des équipes des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) par la CNSA pour éclairer leurs pratiques. Élaboré avec des professionnels de MDPH, puis révisé en prenant en compte les résultats de l’étude conduite par le cabinet Géronto-Clef ainsi que les retours des associations de personnes en situation de handicap, il est aujourd’hui publié.

Afin d’harmoniser les pratiques et d’assurer l’égalité de traitement des demandes et l’équité des réponses de compensation des situations individuelles de handicap, la CNSA anime des échanges d’expériences et de pratiques entre les MDPH. Elle est également chargée d’élaborer des outils et des méthodes, notamment pour développer une lecture et une application communes des textes réglementaires relatifs au champ de la compensation du handicap.

Après l’élaboration du guide pour l’éligibilité à la prestation de compensation du handicap (PCH) en 2011, le présent guide est axé spécifiquement sur le volet « aide humaine » de la PCH. Destiné en premier lieu aux professionnels des MDPH, il constitue une synthèse des textes réglementaires et une mise en commun des éléments de consensus qui peuvent guider la démarche de l’équipe pluridisciplinaire. Il met également en évidence des interrogations qui persistent à ce sujet.

Ce guide poursuit trois objectifs :

  • aider à la connaissance et à l’appropriation du cadre juridique et technique relatif au volet « aide humaine » de la PCH et ainsi à une compréhension commune ;
  • expliciter les différentes dimensions du volet « aide humaine » de la PCH ;
  • contribuer à un langage commun et à une harmonisation des pratiques sur l’ensemble du territoire afin d’améliorer la qualité du service rendu et les réponses apportées aux usagers.

L’objectif principal de ce guide est d’éclairer les équipes des MDPH sur l’application des critères spécifiques d’éligibilité pour l’accès au volet « aide humaine » de la PCH et de les aider à identifier les temps d’aide nécessaires en fonction des besoins des personnes puis de déterminer les temps d’aide pouvant être financés au titre de ce volet, par l’apport de repères. Son contenu comprend ainsi des indications, des repères, des éléments de clarification de textes réglementaires et non des normes.

Ce guide est destiné en priorité aux professionnels des MDPH, membres de l’équipe pluridisciplinaire. Il s’adresse également à leurs partenaires, accompagnant les personnes handicapées ou intervenant auprès d’elles, pour favoriser une culture partagée des missions des MDPH, notamment celles relatives à cette prestation et à ses modalités d’attribution.

26 mars 2017

Mardi 28 mars sur france 5 - émission LE MONDE EN FACE - débat après le film : mon fils, un si long combat

france5.fr

Le monde en face

Le mardi à 20.50

Débat : mon fils, un si long combat

Emission du 28/03/2017

Après le documentaire, Marina Carrère d'Encausse propose un débat avec ses invités. 

*** Intervenants ***​

Bruno Wolkowitch, comédien, engagé depuis longtemps pour la prise de conscience des difficultés des familles d’enfants autistes ainsi que des enfants et des adultes atteints d’autisme. Parrain de l’association SOS Autisme France.

Laurent Savard, papa de Gabin 14 ans, autiste sévère, non verbal. Il vient de publier Gabin sans limites aux éditions Payot. Et pour exorciser les difficultés du quotidien, il a créé un one-man show intitulé « Le bal des pompiers » qu’il joue occasionnellement.

Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme et maman de Ruben, 11 ans autiste sévère, aujourd’hui scolarisé en CM2 dans une école publique à Paris.

Sophie Janois, avocate spécialisée dans la défense des familles d’autistes, d’enfants et d’adultes autistes.

 

Les invités du débat

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Bruno Wolkowitch

Acteur

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Laurent Savard

Auteur

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Olivia Cattan

Présidente et fondatrice de l'association Paroles de femmes

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