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"Au bonheur d'Elise"
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3 novembre 2016

Candidats pour 2017, pensez aux 9 millions de citoyens touchés par le handicap. Ils votent

article publié dans le Le Nouvel Observateur

Publié le 03-11-2016 à 16h20 - Modifié à 16h20
LE PLUS. Faudra-t-il créer un parti du Handicap pour se sentir représenté ? C'est ce qu'en vient à se demander Olivia Cattan, présidente de l’association Paroles de femmes et de l'association SOS autisme en France. Une question qu'elle adresse autant aux dirigeants de gauche, qu'aux candidats aux primaires, en ce jour de deuxième débat de la primaire à droite, ce jeudi 3 novembre.

Édité par Rozenn Le Carboulec 

 

Handicap, fauteuil roulant, à Nantes le 28/04/2010. Image d'illustration. (JS EVRARD/SIPA)

 À quelques jours de la primaire à droite, les parents d’enfants handicapés ainsi que de nombreuses personnes handicapées sont indignés et s’interrogent sur leur vote et sur leur place de citoyen dans leur propre pays.

Nous sommes des électeurs comme les autres

Pourquoi, lors des prestations télévisuelles des présidentiables, mes confrères et consœurs journalistes ne posent aucune question sur le handicap, comme s’il s’agissait d’un sujet mineur ?

Pourtant, plus de 9 millions de personnes sont concernées par le handicap en France. Un chiffre que l’on peut multiplier par trois puisqu’il concerne également des millions de familles, des parents, des frères et des sœurs, des conjoints.

Est-ce de la faute des médias et communicants politiques qui ne trouvent pas ce sujet vendeur, préférant toujours les mêmes sujets racoleurs qui fracturent notre société ?

Est-ce un sujet tabou qui inspire la peur et le rejet aux valides ? Ou est-ce plus profondément la vision que l’on a des personnes handicapées en France, une vision vieillotte compassionnelle et victimaire, qui conduit à considérer les personnes handicapées comme des sous-citoyens qui ne comptent pas ?

Pourtant beaucoup d’entre eux, ainsi que leurs familles, iront voter pour les primaires de droite, de gauche, et plus tard pour l’élection présidentielle. Le programme handicap des différents candidats ayant un impact capital sur leurs choix.

Rien de concret, à droite comme à gauche

À part Bruno le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui ont répondu à l’appel de SOS autisme, et qui tentent à chacune de leurs interventions de placer le mot "handicap", rien de la part des autres candidats de la droite.

Mais à gauche, ce n’est pas mieux. Les ministres de François Hollande n’ont rien fait de concret à part quelques annonces médiatiques non suivies de mesures efficaces. Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg et les multiples frondeurs de salon restent bien indifférents à la situation dramatique de ces millions de personnes, oubliant que la gauche est censée s’occuper des plus faibles.

Seul Jean-Luc Mélenchon a osé parler de l’autisme et des familles précaires, bousculant la vieille gauche idéologique aux relents psychanalytiques.

Faudra-t-il se suicider comme ces mamans l'ont fait ?

Cette semaine a pourtant été dramatique, avec le suicide de ces mères de familles qui, à force de pression répétée des services sociaux, à bout de leur isolement social et d’aucune solution possible pour leurs enfants, ont commis l’irréparable en se suicidant.

Mais quelques dépêches et articles dans la presse, pour souligner ces actes qualifiés de "faits divers", ne seront pas suffisants pour calmer notre indignation et notre colère.

Faudra-t-il créer un parti du Handicap pour se sentir représenté ?

Faudra-t-il descendre dans la rue et tout casser, monter sur des grues ou se suicider comme ses mamans l’ont fait pour se faire entendre, ou encore quitter notre pays pour que nos enfants espèrent avoir un avenir, comme beaucoup de parents l’ont fait ?!

Le handicap, une cause nationale qui concerne tous les Français

Alors, messieurs et mesdames les élu-e-s, vous qui vous présentez aux primaires et à l’élection présidentielle, vous qui êtes censés occuper cette haute fonction et représenter la parole de tous les Français, voilà ce que nous attendons du prochain président : un programme politique du Handicap d’envergure, composé d’inclusion scolaire et sociale, de gratuité des soins et des prises en charge nécessaires, de formation des accompagnants et de personnel concerné…

Nous avons besoin de médecins spécialisés, de centres suivant les recommandations de la Haute autorité de santé, d’emplois pour nos adultes.

Nous attendons aussi que le handicap ne soit plus tabou et qu’il soit une grande cause nationale qui concerne tous les Français, parce que d’un jour à l’autre, chacun d’entre vous peut être concerné. Nos familles ne s’exileront pas en Belgique et ne seront pas des apatrides invisibles et sans droit.

Mais en attendant l’homme providentiel et le réveil des consciences, sachez que la voix de ces 9 millions de personnes concernées se fera entendre dans les urnes.

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30 octobre 2016

Mardi 8 novembre - rencontres handicap Fontenay-sous-Bois

 

 
 
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Mardi 8 Novembre - de13h30 (14h00) à 16h00
 
Comment recruter une auxiliaire de vie ? Cet atelier vous permettra de connaitre ou de parfaire vos connaissances sur les différentes modalités d'emploi (direct, mandataire, prestataire), comment déposer une annonce sur le site de pôle emploi, comment créer un compte URSSAF, les réductions fiscales et toutes infos utiles à partager entre familles et professionnels pour réussir ce recrutement
 
Pour en savoir +
 
29 octobre 2016

Bry-sur-Marne : Les rendez-vous du handicap 2016 - 12 au 26 novembre 2016

Article publié sur le site de la Ville de Bry-sur-Marne

Comment s’intégrer au quotidien ? Comment bien vivre lorsque l’on est porteur d’un handicap ? Comment accompagner les personnes handicapées ? Comment les accueillir au mieux dans les activités du quotidien ?… autant de questions auxquelles ces rendez vous vont tenter d’apporter des réponses et surtout aider à porter un autre regard sur le handicap en général. Tout au long de ces deux semaines d’animations, plusieurs actions seront menées.
Du samedi 12 au samedi 26 novembre

Programme des rendez-vous du handicap 2016
Programme des rendez-vous du handicap 2016
pdf - 58.4 ko
28 octobre 2016

RAPPORT - Protection juridique des majeurs vulnérables - Septembre 2016

 

 

28 octobre 2016

Justice à Rennes. La psychothérapeute aurait manipulé des patients

le cas de cette psychothérapeute a été longuement évoqué, hier, devant le tribunal correctionnel à Rennes.

le cas de cette psychothérapeute a été longuement évoqué, hier, devant le tribunal correctionnel à Rennes. | Photo d'archives Ouest-France

Une psychothérapeute rennaise est mise en examen pour abus de faiblesse. L’emprise, exercée sur certains patients, incités à rompre avec leur famille, aurait débordé du cadre professionnel.

Sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire remontent à la semaine dernière. Mais, l’enquête, à son sujet, dure depuis plus de deux ans. « La difficulté, dans cette affaire, est que cette personne, dûment agréée, exerce de manière parfaitement légale », confie l’avocat bordelais, Me Daniel Picotin, spécialisé dans les dérives sectaires.

Séparer les parents de leurs enfants

Que reproche-t-on à cette psychothérapeute rennaise, proche de la retraite, en activité depuis 32 ans ? Sa thérapie, basée sur la toxicité des parents dans le développement de l’individu. « Elle déteste ses propres parents, poursuit Me Picotin. Elle revit cette haine de manière constante avec ses patients. »

Plusieurs familles ont porté plainte

Les familles de trois d’entre eux ont porté plainte. Beaucoup d’autres devraient suivre, selon l’accusation. « Elle prend le contrôle de ses victimes, âgées de 20 à 35 ans et qui lui vouent une grande admiration. » Au point que la relation dépasse le strict cadre d’un cabinet. Des milliers d’écoutes téléphoniques auraient permis d’éclaircir les techniques de manipulation de la thérapeute dont le nom a été longuement évoqué, hier, devant le tribunal correctionnel à Rennes. 

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28 octobre 2016

Une mère alerte sur la souffrance professionnelle des parents d'enfants handicapés

article publié dans Le Figaro

Par
Mis à jour le 27/10/2016 à 12:11
Publié le 27/10/2016 à 06:00
Capture d'écran de la vidéo Youtube de Laura-Julia Fiquet.

 

Après avoir réclamé une meilleure prise en charge des enfants en situation de handicap dans les écoles, Laura-Julia Fiquet continue son combat en interpellant le gouvernement sur la question de la difficulté de leurs parents à trouver un emploi.

Dans une vidéo, très partagée sur les réseaux sociaux, Laura-Julia Fiquet dénonçait le manque de moyens déployés par l'Éducation nationale pour scolariser les enfants handicapés. Cet appel finissait par une invitation lancée à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, à venir la rencontrer lors d'un forum pour l'emploi. Son but: interpeller la ministre sur la situation de «grande difficulté» que connaissent beaucoup de mères d'enfants en situation de handicap lorsqu'il s'agit de se réinsérer professionnellement. La jeune femme a créé il y a 2 ans l'association Union des Mamans d'Enfants Handicapés (UMEH). «Neuf fois sur dix, ce sont les femmes qui restent à la maison, et un grand nombre d'entre elles sont en situation mono-parentale» confie-t-elle au Figaro.

Myriam El Khomri ne s'est pas présentée pour rencontrer Laura-Julia Fiquet, mais cette dernière a pu s'entretenir avec la directrice de cabinet adjointe de la ministre, afin de lui faire part de trois propositions concernant l'emploi pour les mères dans une telle situation. «Quand les enfants sont pris en charge, en école ou en établissement spécialisé, la maman se trouve très souvent avec des allocations diminuées de moitié et sans emploi» affirme Laura-Julia Fiquet. Pour elle, il s'agit de valoriser une personne qui a passé des années à s'occuper à temps plein de son enfant et la mettre dans les meilleures dispositions pour retrouver un emploi.

Donner un accès prioritaire à l'emploi

Dans un premier temps, elle a demandé un accès prioritaire à l'emploi, identique à celui réservé aux personnes handicapées. «Nous souhaitons faire reconnaitre le handicap par procuration pour l'accès à l'emploi» déclare-t-elle. «Nous ne sommes pas handicapées nous-mêmes, mais pourtant nous en portons le poids concernant nos carrières professionnelles». La deuxième proposition est la création d'un parcours personnalisé de réintégration professionnelle ressemblant à celui des détenus. Enfin, le dernier point réside dans l'aide au développement de l'initiative entrepreneuriale chez les mères d'enfants handicapés.

Deux des propositions seront présentées au Conseil Interministériel du Handicap

Sur les trois propositions de Mme Fiquet, deux ont retenu l'attention. Et notamment celle de la création d'un statut pour réintégration professionnelle personnalisée pour ces mères en recherche d'emploi. Paul-Marie Atger, conseiller de Myriam El Khomri, a rappelé la jeune femme pour lui annoncer que l'idée sera présentée au Conseil Interministériel du Handicap, présidé par François Hollande le 5 décembre prochain.

Et «l'initiative entrepreneuriale sera introduite dans la proposition» affirme Laura-Julia Fiquet, pour qui cet aspect de son combat est très important. «J'ai moi-même créé mon e-commerce et un réseau de 200 mères qui souhaitent entreprendre» déclare-t-elle. «Mon entreprise est en finale d'un grand concours national de e-commerce dans la catégorie meilleur projet, je souhaite que ce soit porteur». Selon elle, il faut aider au développement du e-commerce qui est le parfait projet pour «créer son entreprise depuis son domicile tout en s'occupant de son enfant handicapé».

25 octobre 2016

Le blog "Au bonheur d'Elise" a passé le cap des 10 ans

élise et son papa (culte)

Que le temps passe vite en votre compagnie ...
Suivent les trois premiers articles publiés et une conclusion d'étape ...
avec en bonus une photo culte


02 février 2006

Définition de l'autisme

Définition de l'autisme A. La découverte de l'autisme B. Différentes explications C. Apparition du terme TED D. Deux conceptions différentes: l'européenne et l'américaine E. Définition F. Prévalence et troubles associés G. Causes     I. Historique et définition A. La découverte de l'autisme En 1943, Leo Kanner, psychiatre américain, publie un article décrivant 11 enfants présentant un ensemble de symptômes particuliers, qu'il regroupe en sept caractéristiques essentielles: - la... [Lire la suite]

20 février 2006

Pourquoi je publie ce blog ?

Je suis le père d'Elise et je suis fier de ma fille même si dans certaines circonstances elle peut paraître "encombrante". Je pense avoir développé avec elle une très forte relation, avoir été, être sa référence à travers les nombreuses activités que nous faisons ensemble. Elise a besoin d'être accompagnée, encouragée, rassurée pour accomplir la plupart des activités qu'elle fait à l'extérieur de la maison. Ce qu'elle a commencé à faire pour moi, elle le fait maintenant pour elle ... mais je dois être là, pas trop... [Lire la suite]

20 février 2006

le profil d'Elise

Ma fille Elise est une merveilleuse jeune fille de 20 ans classée "autiste". C'est de fait une belle plante vigoureuse qui a du mal à intégrer les règles de notre société très codifiée.Elle est la spontanéité personnifiée ne réfrénant que très difficilement ses envies, ses craintes, ses sentiments. On peut dire aussi qu'elle souffre de "troubles de la personnalité". En société, cela ne va pas sans poser de nombreux problèmes car les codes sont le gage de l'harmonie qui est censée y régner ...

 


 

Conclusion d'étape

=> A ce jour ce sont 5435 articles publiés

Ce blog s'avère être un outil efficace et souple. Construit au fil du temps, il me permet de rassembler & partager en toute simplicité un certain nombre d'informations que je juge pertinentes ...

L'onglet "Toutes les archives" donne l'aperçu de l'architecture.

Jean-Jacques Dupuis

 

25 octobre 2016

Les petits arrangements de la nouvelle présidente de la Haute autorité de santé

Buzin

Agnès Buzyn, la nouvelle présidente de la Haute Autorité de santé. © DR

Agnès Buzyn, qui prend ce lundi ses fonctions à la tête de la haute-autorité de santé (HAS), acteur clé du système de santé français, considère que les liens d’intérêt entre experts et laboratoires pharmaceutiques sont un gage de compétence. Plusieurs militants de la transparence comme le docteur Irène Frachon, à l’origine du scandale du Mediator, s’inquiètent auprès de Mediapart.

guillemets_Gris30Au moins, les choses sont claires. « L’industrie pharmaceutique joue son rôle, et je n’ai jamais crié avec les loups sur cette industrie. Il faut expliquer que vouloir des experts sans aucun lien avec l’industrie pharmaceutique pose la question de la compétence des experts» Tels furent les propos tenus par le professeur Agnès Buzyn, alors présidente de l’Institut national du cancer (INCA) et qui vient d’être nommée ce lundi à la tête de la Haute Autorité de santé (HAS), lors d’une réunion organisée par le Nile, un cabinet de lobbying, en février 2013. Entendue au Sénat le 20 janvier dernier, dans le cadre de travaux de la commission des affaires sociales, elle n’a pas changé de position.

guillemets_Gris30Intitulée « Prévention des conflits d’intérêts en matière d’expertise sanitaire », cette table ronde, loin de chercher à limiter les conflits d’intérêts en santé publique, avait au contraire pour cible la loi Bertrand. Adoptée en décembre 2011, à la suite du scandale du Mediator, cette loi vise à prévenir les conflits d’intérêts et à renforcer l’indépendance de l’expertise sanitaire publique. Elle rend obligatoire pour les professionnels de santé et décideurs publics la déclaration publique de leurs liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique. De leur côté, les laboratoires doivent déclarer les avantages consentis aux professionnels de santé, aux associations et aux fondations.

guillemets_Gris30Mais cette avancée dans la prévention des conflits d’intérêts ne fait pas l’unanimité. Une partie de ses détracteurs n’ont pas hésité à faire entendre leur voix devant les sénateurs. Parmi eux, Agnès Buzyn a longuement expliqué que l’obligation de déclarer tout lien d’intérêt est devenue trop « handicapante » pour certains chercheurs. « Ils ne le supportent plus et refusent de venir aux expertises de l’INCA. On passe notre vie à écrire des mails d’excuses aux experts pour leur expliquer pourquoi on n’a pas pu les retenir à l’analyse de leurs déclarations. » Agnès Buzyn regrette de ne pouvoir prendre des chercheurs qui ont, avec l’industrie pharmaceutique, des liens d’intérêt pourtant susceptibles d’influencer leurs expertises.

guillemets_Gris30Selon la nouvelle présidente de la HAS, agence sanitaire en charge de l’évaluation et du remboursement des médicaments, le fait de ne pas travailler avec des laboratoires met en doute la qualité de l’expertise. « Quand on voit les débats que nous avons avec nos tutelles (…), l’indépendance des experts est mise en avant et personne ne semble se soucier de la qualité de l’expertise. (…) On commence à avoir des experts institutionnels qui n’ont plus aucun lien avec l’industrie pharmaceutique et dont on peut se demander, à terme, quelle va être leur expertise, puisqu’ils ne sont plus à aucun “board” [conseil de direction – ndlr] », a déploré Agnès Buzyn.

guillemets_Gris30En quoi consiste exactement la mission de l’expert dans un “board” ? Cette question, aucun sénateur n’a eu la curiosité de la poser… Participer au “board d’un laboratoire pharmaceutique ne relève pas de la recherche scientifique, mais consiste à conseiller l’industrie sur sa stratégie de marketing de développement d’un médicament. C’est, aussi, intervenir dans des colloques. Est-ce vraiment là un gage de compétence ? Si l’intérêt scientifique semble minime, en revanche, le gain financier n’est pas négligeable. Certains professeurs peuvent être rémunérés 2 000 euros la journée, pour une réunion.

guillemets_Gris30L’industrie pharmaceutique propose, en général, ces contrats à des médecins hospitalo-universitaires qui ont déjà le statut de leader d’opinion et qui peuvent ainsi asseoir leur renommée, voire l’étendre au niveau international. Un bon plan de carrière en somme. En février 2009, l’Inspection générale des affaires sociales avait déjà pointé ce problème : seule une part marginale des contrats liant les laboratoires pharmaceutiques aux professionnels de santé concerne des travaux de recherche. Plus de 90 % des liens d’intérêt publiés relèvent de contrats de marketing (contrats d’orateurs ou de consultants).

guillemets_Gris30Les propos d’Agnès Buzyn ne sont d’ailleurs pas sans rappeler ceux de Philippe Lamoureux, directeur général du Leem, syndicat des industries pharmaceutiques : « Un expert sans conflit d’intérêts est un expert sans intérêt. » Sans intérêt pour les laboratoires, mais non pour la santé publique. Le scandale du Mediator a pu être révélé grâce au travail de médecins ou pharmaciens indépendants rédacteurs de la revue Prescrire, ou à celui de la pneumologue Irène Frachon.

Agnès Buzyn, la nouvelle présidente de la Haute Autorité de santé. © DR

Agnès Buzyn, la nouvelle présidente de la Haute Autorité de santé. © DR

guillemets_Gris30Cette dernière, interrogée par Mediapart, regrette vivement les positions d’Agnès Buzyn : « La solution n’est pas, comme l’affirme Agnès Buzyn, de passer outre ces liens d’intérêt. L’affaire du Mediator le démontre de façon tragique : des experts indiscutablement “compétents” sont restés solidaires d’un industriel lourdement criminel, en minimisant notamment les dégâts de ce poison. Il faut donc se doter d’une expertise vraiment indépendante. Une des solutions, comme le proposent les membres de l’association Formindep, [Association pour une formation et une information médicales indépendantes – ndlr] est de créer des filières d’études de haut niveau d’expertise qui puissent assurer de belles carrières et des rémunérations suffisantes afin de prévenir la captation par l’industrie. »

guillemets_Gris30Mais on ne pourra pas reprocher à Agnès Buzyn de ne pas mettre en pratique ses propos. De 2009 à 2011, alors même qu’elle venait d’être nommée membre du conseil d’administration puis vice-présidente de l’Institut national du cancer, elle n’a pas pour autant renoncé à participer aux boards de deux laboratoires, Novartis et Bristol-Meyers Squibb.

guillemets_Gris30Doit-on parler de conflit d’intérêts ou de souci de parfaire ses compétences en tant que chercheuse ? Interrogée par Mediapart, Agnès Buzyn a minimisé le rôle de vice-présidente de l’INCA : « C’est au cas où le président tombe malade. C’est purement honorifique. » À l’entendre, on pourrait finalement se passer d’un vice-président à l’INCA. Pour Novartis et Bristol-Meyers Squibb, Agnès Buzyn a dispensé des formations à des médecins, participé à des réunions de marketing pour des traitements contre le cancer et est également intervenue dans des colloques.

guillemets_Gris30Concernant le montant de ces contrats passés avec les laboratoires, elle n’en a pas gardé un souvenir précis. Pourtant, ce travail a duré de 2007 à 2011. Une seule estimation nous a été donnée pour l’année 2009 : 10 000 euros. Si elle affirme aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’une situation de conflit d’intérêts, elle a néanmoins jugé nécessaire, en mars 2011, de cesser tout travail pour les laboratoires pharmaceutiques. À cette date, sa future nomination à la présidence de l’INCA devenait officielle et, en plein scandale du Mediator, une série de rapports sur les conflits d’intérêts était rendue publique.

guillemets_Gris30Selon Anne Chailleu, présidente du Formindep, association présente à la table ronde organisée au Sénat, « la conception de l’expertise d’Agnès Buzyn va à l’encontre du sens de l’Histoire mais également de la rigueur scientifique. Alors que la loi de santé vient de renforcer la transparence des liens entre industrie et professionnels de santé, et que le Conseil constitutionnel a rappelé récemment qu’elle était un principe fondateur de la sécurité sanitaire, de tels propos sont anachroniques et démontrent que toutes les leçons du Mediator n’ont pas été tirées ».

guillemets_Gris30Effectivement, lors de la présentation de sa candidature à la présidence de la Haute Autorité de santé (HAS), le 27 janvier dernier devant l’Assemblée nationale, Agnès Buzyn a totalement passé sous silence l’importance de garantir l’indépendance des experts de la Haute Autorité de santé. Il avait fallu l’intervention de la députée Catherine Lemorton, présidente de la commission affaires sociales, pour rappeler que la HAS doit être une agence « indépendante » des laboratoires pharmaceutiques.

 

***Pascale Pascariello / Mediapart

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23 octobre 2016

L'Astrologie sera-t-elle bientôt une aide efficace pour nos tribunaux ?

article publié sur le site de l'université Paris Diderot

Une toute nouvelle formation d’Expert Psychologue à l’UFR d’Études Psychanalytiques !

L’ UFR d’Études Psychanalytiques lance le tout premier diplôme d’université « Expertise Psychologique » avec orientation psychanalytique dès janvier 2017 !

L’expertise psychologique est un examen ordonné par un magistrat afin d’obtenir des éclaircissements dans un domaine particulier qui ne relève pas de sa compétence, celui de la psychologie. Suivant les règles de la procédure pénale, le magistrat désigne pour cela un psychologue professionnel confirmé, l’ expert (le juge peut confier l’expertise conjointement à plusieurs experts, on parlera alors de collège d’experts), qui devient un véritable acteur judiciaire. Le produit de l’expertise prend la forme d’un rapport répondant strictement aux questions du magistrat. L’expert peut être amené à intervenir au procès.

Ce D.U s’adresse aux psychologues déjà titulaires d’un titre et justifiant d’au minimum 2 ans de pratique.

Il s’agit de former les psychologues cliniciens aux méthodes d’investigation psychologique de personnalité dans les différentes procédures judiciaires en intégrant le savoir issu de l’expérience de la psychanalyse.

`

Les objectifs visés par ce D.U sont divers :

  • Évaluation de l’état de la victime
  • Évaluation des préjudices psychologiques des victimes
  • Examen des victimes d’infractions sexuelles
  • Analyse des auteurs d’infractions à caractère sexuel / infractions au code pénal
  • Examens dans le cadre des affaires familiales
  • Évaluation de la dangerosité et de la récidive
  • Evaluation du préjudice pour la victime

 

Au cours des 120 heures de cours seront abordés :

  • Histoire de la psychologie légale en France
  • Juridique et psycholégal
  • Technique psychologique et psychanalytique
  • Ethique et déontologie
  • Etudes de cas

Vous souhaitez en savoir plus sur la formation et sur la candidature ? Consultez la brochure en ligne ici !

Attention, vous avez jusqu’au 28 novembre 2016 pour candidater !

21 octobre 2016

Décret concernant la droit de désigner une personne de confiance

 

Décret n° 2016-1395 du 18 octobre 2016 fixant les conditions dans lesquelles est donnée l'information sur le droit de désigner la personne de confiance mentionnée à l'article L. 311-5-1 du code de l'action sociale et des familles | Legifrance

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https://www.legifrance.gouv.fr

 

20 octobre 2016

Restauration. A Nantes, bientôt un resto tenu par des personnes trisomiques

article publié sur Le handicap en région Bretagne

18 Octobre 2016, 16:34pm

Publié par Association Barrez la Différence

Au Reflet, les salariés seront extra-ordinaires ! Une première en France.

Il s'appellera Le Reflet et ouvrira avant Noël dans le centre de Nantes. Un établissement presque comme un autre, sauf qu'il emploiera six personnes handicapées. Une première en France.

Entretien avec Flore Lelièvre, 26 ans, initiatrice du projet de restaurant Le Reflet à Nantes, architecte d'intérieur
Un restaurant où la majorité du personnel est atteinte de trisomie et qui ouvrira en décembre à Nantes : comment est né ce projet ?

C'était mon idée de travail de fin d'étude à l'école Pivaut où j'ai obtenu mon diplôme d'architecte d'intérieur. J'avais imaginé un lieu où les trisomiques puissent travailler et être intégrés dans la société, comme tout le monde. Mon grand frère est handicapé. Lors des portes ouvertes de l'école, beaucoup de gens m'ont dit : faut y aller ! L'idée a fait son chemin, mon prof est devenu mon associé. Un an et demi plus tard, on a créé l'association Trinôme 44 et puis la société anonyme Le Reflet, qui sera le nom du restaurant.

Comment fonctionnera cet établissement ?

Au début, il emploiera deux cuisiniers et quatre serveurs trisomiques. On les appelle nos salariés extra-ordinaires. Ils travailleront avec un chef cuisinier et un gérant, ordinaires. Ils ne feront pas plus d'un service par jour et auront un contrat de 24 heures par semaine, avec un salaire comme tout le monde, au minimum le Smic. Une fois par mois, un chef cuisinier de la région viendra créer son menu dans le restaurant, qui aura 36 couverts midi et soir.

Vous avez prévu tout de même quelques adaptations ?

J'ai inventé des assiettes où sont moulées des empreintes qui assurent une plus grande stabilité et une meilleure assurance au serveur avec une motricité fine peu développée. Sur les tables, des visuels avec des codes couleurs permettront aux clients de tamponner leur choix. Cela facilitera la prise de commande des employés qui ne savent pas forcément lire ou écrire. En cuisine, il y aura des postes aménagés assis et on prévoit aussi une salle de repos à l'arrière. Il faut qu'on prenne soin d'eux.

Comment comptez-vous gérer le stress ?

Le restaurant aura une carte réduite, trois entrées, trois plats, trois desserts. On privilégiera des cuissons à basse température pour préparer un maximum de choses en amont et réduire les gestes du personnel. L'équipe devra être patiente, à l'écoute.

Ça n'existe nulle part ailleurs ?

En France, non. Mais à Rome, une pizzeria qui emploie dix-huit personnes dont treize trisomiques fait un carton. En parlant de cet établissement, quelqu'un a dit c'est un resto comme les autres... sauf que tous les serveurs sont sympas !

18 octobre 2016

Maltraitance présumée sur des handicapés : une lanceuse d'alerte devant la justice toulousaine

article publié dans actu côté Toulouse

Lundi 17 octobre, Céline Boussié est convoquée devant le TGI de Toulouse après avoir dénoncé des actes de maltraitance au sein de l'IME de Moussaron, dans le Gers. Les détails.

Publié le : 17/10/2016 à 07:14

Céline Boussié, Tribunal de grande instance de Toulouse, maltraitance, IME, Moussaron, personnes handicapées, M6, Zone interdite, Carlotti

La salariée qui avait dénoncé les maltraitances présumées de l'institut médico-éducatif de Moussaron sera jugée par le tribunal de Toulouse (Photo d'illustration : © Fotolia)

« Le lanceur d’alerte est une personne qui, dans le contexte de sa relation de travail, signale un fait illégal, illicite et dangereux, touchant à l’intérêt général, aux personnes ou aux instances ayant le pouvoir d’y mettre fin ». Cette définition de Transparency International, Céline Boussié l’a faite sienne. Travaillant en tant qu’aide médico-psychologique à l’Institut médico-éducatif (IME) de Moussaron à Condom, dans le Gers, entre 2008 et 2013, elle a décidé de briser le silence – et le secret professionnel – sur ce qu’elle dit avoir vu dans son quotidien : des actes de maltraitance envers des personnes handicapées.

Mise en examen en septembre 2015

Mise en examen en septembre 2015 comme présidente de l’association nationale Handi’Gnez-vous – et non comme ancienne salariée de la structure – elle a fait l’objet d’une plainte pour diffamation de la part de la direction de l’IME de Moussaron.

Céline Boussié est poursuivie en tant que présidente de l'association Handi-Gnez vous (Photo : DR)
Céline Boussié est poursuivie en tant que présidente de l'association Handi-Gnez vous (Photo : DR)

C’est donc une audience éminemment symbolique qui se tiendra lundi 17 octobre 2016 à partir de 13h au Tribunal de grande instance de Toulouse, où de nombreuses personnes sont attendues en soutien à l’ex-salariée.

Ce dossier est emblématique : celui d’un pays, la France, qui a 40 ans de retard sur la prise en charge du handicap, explique Céline Boussié.

Vidéo de son interview sur LCI qui a abouti à sa plainte pour diffamation :

 

Trois condamnations pour diffamation

L’IME de Moussaron et la maltraitance, c’est vingt ans de soupçons et une histoire judiciaire chargée. Car le cas de Céline Boussié et son attaque pour diffamation n’est pas isolé.

En 1995 et 1999, trois anciens salariés de Moussaron, Didier Borgeaud, Christelle Cornier et Bernadette Collignon, avaient déjà signalé des dysfonctionnements s’apparentant à de la maltraitance et avaient été attaquées en justice pour ces mêmes raisons. Tous trois avaient été condamnés.

L’IME de Moussaron mis en cause par l’ONU

En janvier 2016, c’est carrément l‘ONU (Organisation des Nations Unies) qui met en garde la France sur la question des droits de l’enfant… et cite expressément « l’exemple » gersois.

Quels sont les systèmes de recours, les mécanismes prévus pour éviter l’impunité comme celle qui a eu lien dans le cadre de l’institut Moussaron ?, déclarait notamment le rapporteur du comité des droits de l’enfant de l’ONU.

En janvier 2014, la diffusion d’un reportage de l’émission Zone interdite, sur M6, fait l’effet d’une bombe, où l’institut avait été filmé en caméra cachée dans son quotidien. Des images qui avaient bouleversé l’opinion, entraîné la mise sous tutelle provisoire de l’établissement de la part de la ministre en charge du Handicap de l’époque, Marie-Arlette Carlotti, en novembre 2013 (ainsi qu’une plainte pour abus de bien social et abus de confiance), et valu à la chaîne le Prix Média de l’association Enfance Majuscule en juillet 2015.

La journaliste Wendy Bouchard également poursuivie

Un reportage qui n’a pas été sans conséquences, puisque Céline Boussié n’est pas seule dans la barque : Wendy Bouchard, qui dirigeait la rédaction de Zone interdite au moment de la diffusion, a elle aussi été poursuivie pour diffamation.

> À VOIR : Le reportage diffusé dans Zone interdite, le 20 janvier 2014

Malgré ce contexte, plusieurs plaintes contre l’IME sont classées sans suite en 2015 par le procureur de la République d’Auch, Pierre Aurignac.

Le choix de Céline Boussié a laissé des traces durables dans sa vie.

J’ai été insultée, j’ai subi des menaces et j’ai été obligée de déménager après avoir dénoncé ces maltraitances. Ma vie a été un enfer mais si je devais recommencer, je ferais le même choix, explique celle qui s’estime prisonnière de l’absence de la maltraitance institutionnelle dans le code pénal.

« Si je suis condamnée… »

Pour Céline Boussié, son combat est hautement symbolique. « Ma mise en examen est un signal fort sur la liberté d’expression. Si je suis condamnée, c’est que la France considère ces traitements faits à des personnes handicapées comme une normalité ».

Afin de mesurer la portée de l’affaire de Moussaron, l’ancienne salariée de la structure estime être en lien avec d’autres lanceurs d’alerte comme Antoine Deltour et Raphaël Halet (LuxLeaks), Céline Martinelli (Crédit Mutuel/Banque Pasche) ou encore Françoise Nicolas (Quai d’Orsay).

Lundi 17 octobre, c’est une simple audience-relais qui devrait se tenir au TGI de Toulouse. En attendant la suite de ce dossier sensible et symbolique.

Photo de Anthony Assemat

Anthony Assemat

Journaliste, chef d'édition à Côté Toulouse

 

16 octobre 2016

Cette bretonne atteinte de trisomie est championne de natation

article publié sur le blog Le handicap en région Bretagne

16 Octobre 2016, 05:36am

Publié par Association Barrez la Différence

Cléo Renou, qui s'entraîne à Redon, rentre d'Italie où elle a participé à la première édition de ces Jeux olympiques pour les personnes porteuses de trisomie.

À peine 15 ans et déjà un sacré palmarès derrière elle ! Vice-championne du monde du relais 4x25 mètres quatre nages en 2014, vice-championne d'Europe du 25 mètres nage libre, du 4x25 mètres quatre nages, du 4x50 mètres quatre nages en 2015, Cléo Renou est également tenante du record du monde junior du 25 mètres papillon, obtenu au Mexique en 2014, lors des championnats du monde, où elle était la plus jeune participante.

Cette habitante de Rieux (Morbihan), porteuse de trisomie 21, est revenue il y a quelques jours des Trisome Games, première édition de ces Jeux olympiques réservés aux personnes porteuses de trisomie, qui ont eu lieu à Florence (Italie) du 15 au 22 juillet. Elle y a décroché la médaille d'argent en 100 mètres papillon et la médaille de bronze en relais 4x100 mètres.

Entraînement quatre fois par semaine

« Je suis très contente de mes résultats », sourit Cléo, timidement. « Quand elle a eu la médaille de bronze, elle était un peu déçue et a demandé comment on nommait les médaillés de bronze. Pas des champions, pas non plus des vice-champions... », rajoute sa mère, Alexandra Renou. « J'aime bien la compétition », précise l'adolescente.

« Au-delà du sport, le défilé dans Florence avec les drapeaux a aussi été un moment très émouvant », se souvient son père, Yann Renou, présent en Italie, avec la mère de Cléo et ses deux soeurs.

Cléo s'entraîne à la piscine de Redon, au sein du Cercle des nageurs, depuis l'âge de 9 ans. « Quatre fois par semaine, une heure à une heure et demie à chaque fois », précise son père. L'un des entraînements est réalisé dans le cadre de la section « sport adapté ».

Pour les trois autres, la jeune sportive nage avec les autres jeunes. « C'est sans conteste ce qui lui permet d'avancer et de progresser énormément », estime son père. Et sa progression a en effet été très rapide depuis qu'elle a été repérée, en 2014, pour intégrer l'équipe de France espoir de sport adapté. C'est ainsi qu'elle a pu participer, année après année, à des compétitions aux niveaux européen et international.

Interpeller d'autres parents et enfants

Mais aujourd'hui, même si ses parents sont très fiers de son parcours, ce qui leur tient à coeur est aussi d'interpeller d'autres parents et enfants, notamment pour développer la section sport adaptée de Redon.

« Montrer que c'est possible, que tout le monde peut faire du sport et que des jeunes sportifs peuvent accéder au haut niveau. » C'est dans cette optique (et également pour financer les frais de déplacement de ses accompagnateurs lors des compétitions) que les parents de Cléo ont créé l'association Le Chromosome du bonheur.

Alexandra et Yann Renou insistent sur l'importance que le sport a eu pour leur fille. « Ça l'a beaucoup aidée d'un point de vue physique, mais également pour l'autonomie et les échanges avec les autres en général », précise le couple, ravi que, depuis quelques années, les gens l'interpellent et la félicitent lorsqu'ils la croisent dans les rues de Rieux ou de Redon. « Son parcours a changé le regard de certaines personnes. »

Contact: l'association Le Chromosome du bonheur, renouy@gmail.com

 

13 octobre 2016

Havre pour les personnes handicapées, l'Institut le Val Mandé pousse les murs

Havre pour les personnes handicapées, l’Institut Le Val Mandé pousse les murs

Maureen est incollable sur le cannage des chaises. Ses yeux ne lui ouvrent guère l’horizon mais ses doigts courent avec aisance, s’assurant avec rigueur du parfait lissage de l’assise. « Des années d’expérience« , glisse-t-elle avec un sourire lumineux. 

Avant de rejoindre l’Esat (Etablissement médico-social aidant à l’insertion des personnes handicapées par le travail) Trait d’union de l’Institut Le Val Mandé, Maureen a appris son métier au centre de formation de l’association Valentin Haüy, à Duroc (Paris). Comme elle, une centaine de personnes présentant des troubles de déficience visuelle, mentale ou psychique, s’affairent ici au cannage, rempaillage ou encore à l’ensachage de thé. D’autres aident aussi à tenir un restaurant-self et même un gite d’étape. Pour l’heure, c’est dans la grande salle polyvalente qu’ont été installés provisoirement les ateliers manuels, pendant les travaux de restauration et réaménagement de leur bâtiment historique. C’est qu’à l’institut Le Val Mandé, les chantiers ne manquent pas.

institut Le Val Mande Cour

Créée à la fin du 19e siècle par Alphonse Péphau, pour accueillir les aveugles de manière complémentaire à l’hospice des Quinze-vingt avec de l’enseignement, de la formation et des ateliers, l’école Braille, rebaptisée l’Institut départemental des aveugles de la Seine puis l’Institut Le Val Mandé, a progressivement élargi son public.  Au fil des années, alors que le progrès technique facilitait l’autonomie des personnes aveugles ou très malvoyantes, l’Institut s’est ouvert aux handicapés psychiques ou déficients mentaux. Aujourd’hui, l’institution accueille une école destinée à des jeunes poly-handicapés de 6 à 20 ans dont certains présentent des troubles autistiques lourds, avec également des places de semi-internat ou internat séquentiel, un Esat, un foyer pour les personnes qui travaillent dans l’Esat de l’établissement ou un extérieur, un foyer de vie, un foyer d’accueil de jour et encore une maison d’accueil spécialisée dédiée aux personnes polyhandicapées. Au total, ce-sont douze services enfants et adultes, en internat comme en externat, que gère l’institut, en s’appuyant également sur deux autres sites distants, à Créteil et Corbeil (Essonne), représentant 420 personnes suivies par 300 professionnels.

institut Le Val Mande cour 2

De nouvelles structures d’accueil pour les plus jeunes et les plus âgés

Alors que la prise en charge des enfants handicapés, notamment à fort trouble autistique, reste très problématique pour les parents, et, qu’à l’autre bout de la pyramide des âges, les baby-boomers handicapés vieillissent, l’Institut s’apprête à accueillir 15 nouvelles places pour les plus jeunes, dès l’âge de quatre ans, dans l’un de ses bâtiments actuellement en cours de chantier (photo ci-dessous), et prépare également un nouveau service pour les personnes handicapées vieillissantes à Draveil (Essonne).

institut Le Val Mande chantier ecole accueil 4 ans

Restauration et modernisation du bâtiment historique des ateliers

En parallèle de ces projets d’extension, l’Institut, posé sur un gros hectare à quelques tirs d’aile du bois de Vincennes et enserré côté rue de remarquables bâtiments en briques rouges, a également entrepris de rénover son immeuble le plus ancien, situé en retrait dans la cour. Construit pour abriter les ateliers de l’ancienne école Braille, il accueille aujourd’hui ceux de l’Esat Trait d’union, ainsi que des salles à louer pour les professionnels extérieurs. Objectif : restaurer ce bâtiment historique répertorié dans la base Mérimée du ministère de la Culture pour en préserver le patrimoine, mais aussi moderniser ses espaces et en faciliter l’accès, notamment en installant un ascenseur. Un gros chantier qui bat son plein depuis déjà plusieurs mois et qui devrait s’achever au printemps 2017. Pour ce faire, l’un des principaux casse-têtes a été de gérer l’activité des ateliers pendant le chantier. « Nous avions envisagé d’effectuer les travaux sur site occupé mais cela s’est avéré trop compliqué, témoigne Dominique Perriot, directeur général de l’Institut.  Nous avons donc décidé de transférer temporairement les ateliers dans la salle polyvalente. Cela permet de gagner un semestre de travaux et plusieurs dizaines de milliers d’euros. »

institut Le Val Mande chantier batiment historique

Appel aux dons en partenariat avec la Fondation du patrimoine

Au total, le chantier de rénovation s’élève à 3,6 millions d’euros, financés au trois-quart par l’Assurance maladie et également par le Conseil départemental. Pour financer la partie restauration du patrimoine, une souscription publique a également été lancée ce jeudi 29 septembre, sous l’égide de la délégation Val-de-Marne de la Fondation du patrimoine. Les dons sont déductibles des impôts. Voir la page dédiée sur le site de la Fondation du patrimoine pour faire un don.

institut Le Val Mande Patrick Lemée Florence Lemaire Dominique Pierrot

Patrick Lemée, directeur patrimoine, Florence Lemaire, délégué Val-de-Marne de la Fondation du patrimoine et Dominique Perriot, directeur de l’Institut Le Val Mandé.

12 octobre 2016

Saint-Mandé : Une souscription pour rénover le Val Mandé

article publié dans Le Parisien

Je suis toujours prêt à m'étonner -> L'ILVM Saint Mandé est un formidable établissement qu'Elise a bien connu (FAM) !
"Tout type de handicap. Adultes de 20 et plus."
Au top en matière d'autisme ... Surtout n'hésitez pas à donner ... !!!

émoticone yeux bleux


Jean-Jacques Dupuis

portrait élise veste rouge

Elise Dupuis reconnaissante



Corinne Nèves|29 septembre 2016, 17h38|
Saint-Mandé, ce jeudi matin. Devant le bâtiment datant de 1830, de gauche à droite, Patrick Lemée, directeur en charge du patrimoine, Florence Lemaire de la Fondation du Patrimoine et Dominique Perriot, directeur de l’Institut le Val Mandé. LP/C.N.

Corinne Nèves
Saint-MandéVal MandéFondation Du Patrimoine Val-de-MarnePatrimoine

Ce jeudi, l’Institut le Val Mandé, établissement médico-social public situé à Saint-Mandé, lance une collecte de fonds, sous l’égide de la Fondation du patrimoine, pour la rénovation du bâtiment le plus ancien de son site, recensé dans la base Mérimée du ministère de la Culture. Dominique Perriot, directeur de l’Institut et Florence Lemaire, déléguée de la Fondation du patrimoine Val-de-Marne ont signé la convention qui permettra de rénover entièrement les façades du bâtiment de 1830 abritant l’établissement et service d’aide par le travail (ESAT) et ses ateliers.

Si l’ensemble des travaux s’élèvent à 3,6 millions d’euros, le Val Mandé a sollicité l’aide de la Fondation du patrimoine pour réaliser sa souscription publique à hauteur de 472 000 €. Le reste est pris sur les fonds propres de l’Institut cofinancés par l’assurance maladie et le conseil départemental. « Nous avons envoyé plus de 12 000 lettres aux parents, à nos fournisseurs et partenaires, mais aussi aux Saint-Mandéens et Vincennois, précise Dominique Perriot. Ils pourront faire un don à partir du site de la Fondation du patrimoine ou en nous l’adressant par courrier ». Chaque don est déductible des impôts, entre 60 et 66 %.

Le chantier, élaboré en concertation avec l’architecte des bâtiments de France, respecte l’esthétique du bâtiment historique tout en apportant des améliorations dédiées à l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. La fin du chantier est prévue en mai 2017.

leparisien.fr

10 octobre 2016

Pourquoi embaucher une personne handicapée !

 

25 Avantages à embaucher une personne handicapée (pour l'entreprise)Dépasser son handicap | Dépasser son handicap

Bonjour à vous, Comme vous le savez peut-être, je suis en recherche d'emploi. J'ai décidé de faire un exercice qui m'aidera à renforcer ma crédibilité et convaincre les entreprises : lister tous les avantages de l'embauche d'une personne handicapée pour une entreprise.

http://www.depasser-son-handicap.fr

 

1 octobre 2016

Décrets protection de l'enfance

29 septembre 2016

Simplification -> Compensation du handicap

 

Handicap : la demande de compensation repensée pour plus de simplicité | Modernisation

C'est une mesure de simplification qui était particulièrement attendue : offrir aux usagers en situation de handicap des procédures plus simples en partant de leurs besoins. La demande de compensation figure, en effet, parmi les démarches administratives jugées particulièrement complexes.

http://www.modernisation.gouv.fr

 

29 septembre 2016

Simplification minima sociaux 2017 : l'AAH pour 20 ans ?

Résumé : Le Gouvernement annonce que les démarches des bénéficiaires de minima sociaux seront simplifiées dès 2017. La durée d'attribution de l'AAH (avec taux d'incapacité d'au moins 80%) pourrait ainsi passer de 10 à 20 ans. Quoi d'autres ?

Par , le 22-09-2016

Le 19 septembre 2016, Manuel Valls confirme la volonté du Gouvernement de simplifier les démarches pour les bénéficiaires de minima sociaux, même si les mesures s'avèrent nettement moins ambitieuses que la grande « refonte globale » annoncée en avril 2016, à la suite de la remise du rapport du député socialiste Christophe Sirugue (articles en lien ci-dessous). Plus de quatre millions de personnes sont susceptibles d'être concernées, dont un million d'allocataires de l'AAH (Allocation adulte handicapé) puisqu'elle fait partie des dix minima, au même titre, par exemple, que le RSA. Alors quoi de neuf pour ses bénéficiaires dans le prochain projet de loi de finances 2017 qui doit être présenté en Conseil des ministres le 28 septembre et adopté d'ici fin 2016 ?

AAH attribuée pour 20 ans

La durée maximale d'attribution de l'AAH aux personnes dont l'incapacité permanente est de 80% et plus, aujourd'hui fixée à 10 ans, sera, pour les personnes dont le « handicap est particulièrement grave et stable », portée à 20 ans, mettant ainsi fin, selon les propos du Premier ministre sur sa page Facebook, « à des dispositions complexes ». Cette mesure vise en effet à réduire le nombre de démarches à effectuer par les usagers et leur permettre d'accéder donc plus facilement à leurs droits -elle s'inscrit dans la continuité des mesures de simplification antérieures et notamment celle allongeant la durée d'attribution de l'AAH (pour un taux d'incapacité entre 50% et 80%) de 2 à 5 ans-. Il faut souligner qu'il s'agit d'une durée maximale d'attribution. L'équipe de la MDPH doit en effet estimer si les répercussions du handicap sont susceptibles d'évoluer rapidement. C'est au regard de cette évaluation qu'elle pourra proposer une durée adaptée pour l'ouverture des droits. Le projet de décret doit encore être soumis au CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées) sans que ce dernier n'ait de raison de s'y opposer.

AAH après la retraite ?

Les bénéficiaires de l'AAH (dont le taux d'incapacité est, une fois encore, de 80% et plus) devraient plus simplement pouvoir continuer à la percevoir après l'âge légal de la retraite. Car aujourd'hui, à 62 ans, ils sont tenus d'entreprendre des démarches pour basculer vers l'ASPA (Allocation de solidarité aux personnes âgées). Alors, certes, en s'adressant à la CAF, ils peuvent obtenir une AAH différentielle lorsque ce passage entraîne une baisse de leurs ressources mais cela les contraint à des démarches fastidieuses et impose deux étages d'allocations pour arriver au même montant. Cette mesure reste cependant en cours d'arbitrage. L'APF (Association des paralysés de France) et l'Unapei (association de personnes avec un handicap mental) sont les deux associations issues du champ du handicap associées au travail de concertation mené par Christophe Sirugue. Hélène Le Meur, responsable  du département du droit des personnes, qui a suivi ce dossier pour l'Unapei, explique : « Le maintien de l'AAH après la retraite est une revendication de notre association depuis plus de 15 ans. Si on l'obtient, c'est une formidable avancée pour les personnes handicapées et leurs familles». Mais les associations ont d'autres requêtes…

AAH à moins de 80% ?

Les personnes ayant un taux d'incapacité inférieur à 80%, à défaut de pouvoir conserver leur AAH après l'âge légal de la retraite, doivent, quant à elles, selon Hélène Le Meur, lorsqu'elles basculent dans le dispositif ASPA, « pouvoir bénéficier d'aménagements qui leur simplifient la vie et préservent leur niveau de ressources », notamment le fait de ne pas tenir compte de l'Epargne handicap et de la Rente viagère issue des contrats de rente survie dans le calcul de leur allocation.

Complément de l'AAH ?

Les deux associations, et en particulier l'APF, réclament enfin le maintien du complément de ressources de l'AAH (destiné au financement de la vie en logement indépendant) après l'âge de la retraite, comme cela est le cas pour la majoration pour la vie autonome (qui vise le même objectif avec des différences sur les conditions et publics cibles).

Pas de fusion pour l'AAH

Le Premier ministre l'avait déjà réaffirmé cet été lors du conseil des ministres du 13 juillet 2016, faisant écho aux annonces du chef de l'Etat à l'occasion de la Conférence nationale du handicap du 19 mai, ces allégements relatifs aux démarches administratives des personnes handicapées ont, notamment, pour objectif de « mieux mobiliser les MDPH sur l'accompagnement ». Un rendez-vous avec les acteurs concernés est programmé le vendredi 23 septembre qui permettra d'en savoir un peu plus sur la teneur du dispositif. Manuel Valls a par ailleurs évoqué la possibilité d'instaurer un « revenu universel garanti » et une seule aide qui fusionnerait « la plupart » des minima sociaux mais qui, au final, ne concernera pas l'AAH.


29 septembre 2016

Les 25 & 26 novembre à Etiolles un programme alléchant !

25 novembre mairie d'ETIOLLES

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