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"Au bonheur d'Elise"

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29 mars 2012

information publiée sur le site Autisme Ile-de-France

Journée Mondiale de l'Autisme : le 2 avril 2012

Participons !

 

 

Liste des villes qui soutiennent la manifestation "La France en Bleu"

La Mairie de Sucy-en-Brie (94)



A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Autisme, qui aura lieu le lundi 02 avril,  la Municipalité de Sucy-en-Brie a pris l’initiative de participer à l’opération "La France en Bleu".

 

Ainsi, à partir du lundi 02 avril et pour trois nuits, le Château de Sucy sera illuminé en bleu en signe de solidarité avec les personnes autistes et leurs familles.

Pour inaugurer cette mise en lumière, l’Association AUTISME 75 – Ile-de-France, vous invite à participer à une rencontre qui se tiendra dans le hall d’entrée du Château de Sucy (carrefour Winston Churchill / Georges Pompidou) , mis gracieusement à sa disposition par la Municipalité de Sucy-en-Brie, entre 18h30 et 20h30. Nous pourrons échanger sur la problématique de l’autisme, vous présenter les réalisations et les projets de l’Association, et partager le verre de l’amitié.

Venez nombreux !

La Mairie de Paris

La Municipalité de Paris participe à la manifestation en éclairant en bleu l'Hôtel de Ville dans la nuit du 2 au 3 avril 2012.

A partir de 19 heures le lundi 2 avril, venez nombreux pour un rassemblement sur le parvis. Si vous le pouvez, soyez habillés en bleu ! Il y aura un lâcher de ballons et une fresque (bleue) sera créée par les passants.


La Ville du Touquet (62) et divers monuments d'autres villes du Pas de Calais
Une conférence-débat aura lieu à l'hôtel de ville le vendredi 30 mars.

Le Siège du Conseil Régional d'Ile-de-France (au 33 rue Barbet de Jouy -  Paris 7ème) et l'hémicycle régional (au 57 rue Babylone - Paris 7ème )

La Mairie du 12ème arrondissement de Paris

La Mairie de Roncq (59)

Le Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale  : Hôtel de Castries 72 rue de Varennes 75007 Paris

Concert de Percujam à partir de 20 heures

Le Conseil Général du département 91 (boulevard de France à Evry) sera en bleu du 26 mars au 7 avril.

L'hôtel de ville de Lyon (69)

Rassemblement le lundi à partir de 20 heures devant l'hôtel de ville

L'église de Londinières (76 - Seine Maritime) sera illuminée du samedi au lundi soir

 

... et notre IME "Cour de Venise" rue Saint Gilles Paris 3ème sera décoré.

 

Au centre de Ressources Autisme Ile-de-France

Projection du film « Maxime » au CRAIF le lundi 2 avril à partir de 16h30

Dans le cadre de la journée mondiale de l’autisme, le CRAIF organise une rencontre ouverte à tous autour de la projection du film « Maxime » réalisé par Patrice Rolet.

Maxime est un jeune homme de 20 ans, slameur, rappeur, poète. Maxime n'écrit pas ses textes, il ne sait ni lire, ni écrire. Adopté à l’âge de dix mois, diagnostiqué autiste à l’âge de 3 ans, pris en charge en CLIS, UPI puis en structure spécialisée il est aujourd’hui dans un foyer d’accueil médicalisé spécifique pour adultes avec autisme.

Auteur, il réinvente les grands textes de la chanson française. Ce portrait de Maxime a été tourné pendant 4 ans, c’est un reportage drôle et extrêmement émouvant.

L’accueil se fera au CRAIF à partir de 16h30, 27 rue de Rambouillet – 75012 Paris. La projection aura lieu de 17h à 18h. Un échange avec le réalisateur aura lieu ensuite jusqu’à 19h.

Les personnes souhaitant participer peuvent envoyer un mail à doc@craif.org

http://www.autisme75.org/

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29 mars 2012

Dossier presse Autisme France - journée mondiale de l'autisme 2 avril 2012

CAMPAGNE NATIONALE

Autisme

Et si on cherchait à comprendre ?

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Autisme du 2 avril 2012


DOSSIER DE PRESSE

29 mars 2012

article publié sur le blog autiste en france le 28 mars 2012


Bonjour,

Je me permet de vous contacter, j'ai 3 enfant dont un de 4 ans et demi diagnostiqué Autiste sévère.

Je suis désespéré, j'ai fait confiance aux institutions de mon pays, en suivant le parcours de nombreux parents : CAMPS puis hôpital de jour. Mon enfant a eu une prise en charge psychanalytique c'est à dire une heure de pédopsychiatrie par semaine (la présence de l'enfant n'était pas nécessaire...) On m' a interdit de prendre une orthophoniste car d'après le pédopsychiatre, mon enfant ne parlerait jamais...Quand je prenais rendez vous avec des orthophonistes en libéral, le pédopsychiatre rappelait l'orthophoniste pour annuler le Rendez Vous sans notre accord.

 L'hôpital de jour  refusait catégoriquement que notre enfant soit scolarisé en maternelle. A un moment nous ne comprenions plus quels soins il apportait au petit... et pourquoi il nous bloquait tous les professionnels que l'on voulait prendre en libéral. N'ayant pas de diagnostic (le CAMSP et L Hôpital de jour ont refusé de nous donner un début de diagnostic...), nous nous sommes dirigé vers un Centre Ressources Autisme.

(bien que le pédopsychiatre refusé catégoriquement ).

Finalement nous avons réussi à avoir un diagnostic (qui nous a soulagé), notre enfant est autiste.

Grâce a ce diagnostic nous avons quitté l hôpital de jour, et mis en place une prise en charge a domicile adaptée (éducateur spécialisé, kiné, orthophoniste,psychologue, ergothérapeute, programme TEACCH et du PECS pour qu il puisse communiquer avec nous). Il va aussi a l’école avec une AVS (dont nous avons payé sa formation). Le coût de cette prise en charge est de 1400 euros par mois, mon épouse a arrêté de travailler pour s'occuper de notre enfant. En 6 mois notre enfant a fait des progrès fulgurants. Alors que en 18 mois de prise en charge psychanalytique, il n y avait aucun progrès... J’avoue même avec le recul avoir de la haine envers l' hôpital de jour et surtout après ce pédopsychiatre.

Notre vie est bien sur bouleversée par cela, nous avons un peu d'aide (AEEH cat 5). Mais nous sentons seul face à l'autisme de notre enfant, toutes les structures autour de chez nous sont à tendance psychanalytique (IME, hôpital de jours ...).

Le pédopsychiatre a continué a nous mettre des bâtons dans les roues lorsque on a cherché des professionnels (pourtant il ne suivait plus notre fils). Il a fallu que je le menace pour qu il arrête. Aujourd'hui on s'est rapproché d'une association, grâce à elle, on a une équipe pluridisciplinaire compétente et motivée qui entoure notre enfant. La vie n 'est pas rose, loin de là (surtout financièrement, où nous avons été obligé de faire un emprunt, pour payer la prise en charge), mais notre enfant progresse rapidement et surtout il nous sourit en nous regardant dans les yeux et cela vos tous les sacrifices du monde.

Pourquoi je tenais a témoigner auprès de vous ?

Je voulais vous montrer ce qui se cache derrière le rapport de force actuel. C'est une vrai catastrophe sanitaire qui se produit en France, une pseudo-science monopolise la prise en charge des gamins.

Ce n'est pas seulement une théorie que vous combattez, le combat que vous menez, peu transformer la vie de centaine de milliers d'enfants et de nombreuses familles. La psychanalyse contrôle les facultés (cursus psychiatrique), les écoles d’infirmiers, les centres de soins... Il faut que vous continuiez à nous aider, nos enfants ont besoin d'aide.

Le rapport de l'Haute Autorité de Santé ne change rien dans leurs convictions, les soins ne changent pas. J’espère que vous continuerez, il faut réformer la psychiatrie, sortir de l’obscurantisme.

Merci

http://autisteenfrance.over-blog.com/article-un-papa-desespere-s-adresse-au-kollectif-du-7-janvier-102447900.html

29 mars 2012

article publié dans le nouvel observateur le 28 mars 2012

Autisme : j'enseigne le piano à des jeunes pour les aider dans la maladie

Modifié le 28-03-2012 à 17h16

Temps de lecture Temps de lecture : 2 minutes

LE PLUS. L'expression "la musique adoucit les mœurs" a pris toute sa dimension le jour où Françoise Dorocq a constaté les bienfaits du piano auprès des jeunes autistes. 20 ans après, la présidente de l'association A.P.T.E-Autisme revient sur le chemin parcouru. 

> Par Françoise Dorocq Apte Autisme

Edité par Helene Sergent   Auteur parrainé par Aude Baron

Professeur de piano depuis de très longues années, le jour où l'une de mes élèves, maman adoptive d’une petite fille atteinte d’autisme, ma demandé d’enseigner le piano à sa fille, a bouleversé ma vie. 

 

Enfant jouant du piano, illustration (PureStock/SIPA)

Enfant jouant du piano, illustration (PureStock/SIPA) 


Une pédagogie adaptée

Au milieu des années 1980, années terribles pour l’autisme puisqu’on sortait à peine des théories destructrices de Bruno Bettelheim, j’ai donc découvert ce handicap que je ne connaissais qu'à travers certaines de mes lectures. De défaites en succès, nous avons progressé sur le chemin de la musique et de la communication, Victoire et moi.

J’ai vite compris que la pédagogie habituelle ne pouvait pas, ou très rarement, convenir aux enfants autistes. J’ai donc fait des recherches à l’Université, dans les hôpitaux et aux États-Unis. J’ai ainsi pu mettre en place la "méthode dolce®" (terme musical signifiant "en douceur"), pédagogie adaptée à cette pathologie.

Le résultat obtenu avec cette enfant et tous les autres qui ont suivi étaient tellement étonnants que j’ai compris que la musique, outil de communication non verbale, pouvait être un apport extraordinaire pour ces enfants, comme elle l’est pour nous tous.


Video Apte par apte-autisme


La méthode Dolce par A.P.T.E-Autisme

La méthode "dolce®", adaptée à la pathologie, ne passe pas par les apprentissages fondamentaux. Elle part de ce qu’est l’enfant, de ses goûts, de ses envies sur lesquels s’appuie ensuite le professeur. Des compétences insoupçonnées peuvent parfois émerger. À petits pas, en douceur, sans jamais élever la voix, l’enseignant accompagne l’élève dans ses apprentissages.

Entre tous les progrès notables liés à cette méthode, on note surtout une nette amélioration des capacités de concentration de l'enfant, une réactivation de certains synapses peu ou pas sollicités dans le cerveau à cause de l'autisme et une amélioration de leur confiance en eux. 

Donner un accès à la culture 

Apprendre à jouer du piano à un enfant autiste, c’est prendre un enfant par la main et l’emmener sur le chemin de l’harmonie et de la culture. En 2006 j'ai créé l'association A.P.T.E - Autisme pour initier cette méthode à plus de personnes car, devant les résultats obtenus, il s'est avéré indispensable d'offrir une plus grande accessibilité à la culture, en particulier pour les personnes en situation de handicap. 

En plus de l'accompagnement des enfants, nous proposons des sessions pour devenir formateur à la méthode Dolce®. Afin de démontrer concrètement les résultats obtenus grâce au travail de l’association, nous avons décidé d'organiser des manifestations.

Le vendredi 30 mars prochain, à 20h, le pianiste Marc Vella, parrain de l’association, donnera un concert exceptionnel à Paris. Exceptionnel car des élèves de l’association nous feront la démonstration de leurs performances en jouant seuls ou avec Marc.

Concert le vendredi 30 mars à 20h aux Chapiteaux Turbulents à Paris. Plus d'informations ici.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/512785-autisme-j-enseigne-le-piano-a-des-jeunes-pour-les-aider-dans-la-maladie.html

28 mars 2012

article publié dans La dépêche.fr le 28 mars 2012

Foix. Autisme Ariège crée une antenne fuxéenne

handicap

Corinne Poplineau, présidente, entourée de Bernard Navarro, secrétaire et Abel Fernandès, vice président./ Photo DDM
Corinne Poplineau, présidente, entourée de Bernard Navarro, secrétaire et Abel Fernandès, vice président./ Photo DDM
Corinne Poplineau, présidente, entourée de Bernard Navarro, secrétaire et Abel Fernandès, vice président./ Photo DDM

L'association Autisme Ariège a tenu son assemblée générale à Foix. Une réflexion s'est engagée sur les axes prioritaires afin de sensibiliser les pouvoirs publics au dossier de l'autisme en Ariège, d'aider les familles et de proposer un service attendu depuis de long mois qui puisse répondre aux besoins. Les rencontres avec tous les partenaires potentiels se sont développées. Les collectivités et les institutions ont été sollicitées pour des subventions de fonctionnement. Les membres de l'association apportent leur contribution aux travaux de réflexion du conseil général et de l'agence régionale de santé (ARS). L'Education nationale a été alertée pour le maintien des moyens existants, le handicap ne pouvant devenir un levier de restrictions budgétaires. La scolarisation des enfants autistes est un droit. Le plus important réside dans l'accompagnement des familles. Les loisirs constituent un créneau important sur lequel un projet est en cours avec loisirs éducation citoyenneté (LEC), fédération d'éducation populaire. La grande satisfaction est l'aboutissement du projet d'ouverture d'une plate forme de services à Foix. Celle-ci fonctionne depuis le 1er février dernier. Désormais, les personnes avec autisme peuvent bénéficier d'interventions fondées sur une approche éducative, comportementale et développementale. Les familles et les enfants pourront par exemple adopter, avec l'ensemble des professionnels concernés, des interventions fondées sur l'analyse appliquée du comportement (ABA) et des interventions développementales telles que mises en œuvre dans les programmes TEACCH. Ce dispositif permet de favoriser l'épanouissement personnel, la participation à la vie sociale et l'autonomie de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte. Contact : 06 12 21 00 24

http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/27/1316098-autisme-ariege-cree-une-antenne-fuxeenne.html

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28 mars 2012

article publié sur le blog Autisme Information Science le 26 mars 2012

Sleep problems in children with autism spectrum problems: a longitudinal population-based study

 
Traduction: G.M. 
 
Børge Sivertsen, Maj-Britt Posserud, Christopher Gillberg, Astri J Lundervold, Mari Hysing 
 
Résumé
Cette étude a examiné la prévalence et la chronicité des problèmes de sommeil chez les enfants qui manifestent des problèmes supposés être typique des troubles du spectre autistique (TSA). 
En utilisant les données d'une étude longitudinale de la population totale, les symptômes de TSA, l'insomnie et facteurs explicatifs potentiels ont été évalués à l'âge de 7-9 et 11-13 ans. Les enfants ont été inclus dans un groupe défini comme ayant des problèmes du spectre autistique (TSA) s'ils ont  dépassé un seuil strict sur le Questionnaire de dépistage du spectre autistique (ASSQ). 
Vingt-huit (0,8%) de 3700 enfants ont satisfait aux critères sélectionnés pour le TSA à deux vagues, et la prévalence de l'insomnie chronique était plus de dix fois plus élevé chez ces enfants par rapport aux  enfants du groupe contrôle. 
Les enfants avec TSA ayant développé plus de troubles du sommeil au fil du temps, avec un taux d'incidence de 2 à 37,5% comparativement au 8,6% chez le groupe témoins.
Les problèmes de sommeil étaient plus persistants au fil du temps, avec un taux de rémission de 8,3% par rapport à 52,4% chez le groupe témoin. 
Le TSA était un fort prédicteur de problèmes de sommeil (OR = 12,44), et alors que les problèmes émotionnels et comportementaux ont expliqué une grande partie de cette association, les effets du TSA sur l'insomnie sont demeurés significatifs dans le modèle pleinement ajusté (OR = 3,25). 
Ces résultats appellent à une sensibilisation accrue des problèmes de sommeil chez les enfants avec TSA.
 

28 mars 2012

article publié sur le site Troubles du spectre autistique le

Bio-marqueurs découverts pour l'Autisme

Découverte de bio-marqueurs pour l'autisme

Source Autisme Information Science: 

http://autisme-info.blogspot.fr/2012/03/biomarkers-for-autism-discovered.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+AutismeInformationScience+(Autisme+Information+Science)

Biomarkers for Autism Discovered

 Traduction: G.M. 
 
 ScienceDaily (23 mars 2012) - 
 
Une étape importante vers l'élaboration d'une méthode rapide et  peu coûteuse de diagnostic de l'autisme a été franchie par l'Université d'Uppsala, parmi d'autres universités. Grâce à la spectrométrie de masse de pointe des chercheurs ont réussi à capturer des biomarqueurs prometteurs à partir d'un petit échantillon de sang. L'étude vient d'être publiée dans la revue Nature Translational Psychiatry
 Il n'y a pas de biomarqueurs pour l'autisme reconnu aujourd'hui. 
Des chercheurs de Centre Berzelii et du laboratoire de science de la vie à Uppsala, qui, en collaboration avec des collègues de l'Université Linnaeus en Suède et de la Faculté de médecine de Téhéran, l'Iran, ont découvert certains biomarqueurs prometteurs. 
De nombreuses maladies sont causées par des altérations des protéines à l'intérieur et l'extérieur des cellules de l'organisme. En étudiant des modèles de protéines dans les tissus et fluides corporels , ces modifications peuvent être cartographiées afin de fournir des informations importantes sur les causes sous-jacentes de la maladie. 
Parfois, des modèles protéiques peuvent également être utilisés comme biomarqueurs pour permettre un diagnostic ou comme outil de pronostic pour suivre l'évolution d'une maladie. 
Dans l'étude courante les perturbations du système nerveux étaient en ligne de mire quand les scientifiques ont étudié des modèles de protéine dans le trouble du spectre autistique (TSA). 
Pour identifier des biomarqueurs potentiels (peptides ou protéines), les chercheurs ont effectué une analyse détaillée des protéines du plasma sanguin des enfants atteints de TSA par rapport à un groupe témoin. 
En utilisant des méthodes de spectrométrie de masse de pointe, ils ont réussi à identifier des peptides composés de fragments d'une protéine dont la fonction naturelle est dans le système immunitaire, la protéine C3 du système du complément . -L'étude est basée sur des échantillons de sang provenant d'un groupe relativement restreint d'enfants, mais les résultats indiquent le potentiel de notre stratégie méthodologique. Il y a déjà un lien connu entre cette protéine et  les TSA, ce qui renforce encore les résultats, dit Jonas Bergquist, professeur de chimie analytique et de la neurochimie au Département de chimie - BMC (Centre biomédical) à Uppsala. 
 
L'espoir est que cette nouvelle série de biomarqueurs conduira au bout du compte à un outil de diagnostic fiable fondé sur l'analyse sanguine .
 

 

 ScienceDaily (23 mars 2012) 
Traduction: Gérard Mercuriali
 
28 mars 2012

article publié sur le site du collectif des 39

Simple contrariété passagère ou expression de la folie ordinaire ? (jjdupuis)

communiqué suite du meeting du 17 mars 2012

27 mars 2012
Par Collectif des 39

Collectif des 39 contre la Nuit Sécuritaire

Communiqué de Presse

Lundi 26 mars 2012

Quelle hospitalité pour la folie en 2012 ?

Le 4ème meeting National du collectif des 39 s’est déroulé samedi 17 mars à Montreuil. Plus de 1200 personnes ont participé avec une grande attention durant toute la journée aux débats et aux témoignages des professionnels et des patients ou familles de patient, aux interventions de neurobiologiste, de philosophe. Il s’en est dégagé souvent une vive émotion et toujours une grande force de conviction et de détermination pour soutenir  l’hospitalité en psychiatrie.

Autant par le nombre que par la pluralité des personnes, par la diversité de leur place comme de leur statut, la légitimité et la justesse de la dynamique maintenue depuis 3 ans par le collectif des 39 en est confirmée. L’affirmation de nos valeurs, de nos résistances pour promouvoir un accueil de qualité et une attention des pouvoirs publics quant à l’importance des soins psychiques en est sortie plus forte.

La nécessité d’abroger les lois sécuritaires, gestionnaires, liberticides, est un de nos objectifs essentiels. C’est aujourd’hui un de nos mots d’ordre.

-Abrogation de la Loi du 5 juillet 2011 concernant les soins sans consentement.

-Abrogation de la Loi hôpital Patient Santé Territoire.

-Revalorisation et renforcement de la politique de secteur, notamment par un budget spécifique pour la psychiatrie.

- Abandon du projet de valorisation de l’activité en psychiatrie pour le maintient d’un budget global.

-Dissolution de l’instance de la Haute Autorité de Santé.

Durant le meeting, les différents partis de gauche, les représentants des candidats à l’élection présidentielle ont exposé leur position concernant la politique à mener en matière de soins psychiques. Le Front de Gauche – Parti de Gauche, PC-, EELV, le NPA, L.O. ont pris des engagements très clairs. Les représentants des candidats de ces partis ont donné un écho favorable au Manifeste dans lequel le collectif des 39 présente ses propositions. Le Parti Socialiste, par la voix de son représentant s’est prononcé pour un aménagement de la loi HPST, un abandon de la tarification à l’acte sans assurer une enveloppe globale et une réorganisation de la HAS. À propos de la loi sur les soins sans consentement du 5 juillet 2011, il en a dénoncé le caractère sécuritaire, sans engagement sur son abrogation. Il a par contre évoqué que ce sera au Parlement nouvellement élu en juin 2012 de revenir sur ces lois.

Pierre Joxe, ancien ministre, présent avec le collectif des 39 ce samedi pour dénoncer la régression de la justice des mineurs et les attaques contre la prévention, a rappelé la responsabilité et le pouvoir des parlementaires dans l’écriture des textes de lois. La mobilisation auprès des députés est de toute évidence indispensable.

La Haute Autorité de Santé s’est totalement discréditée avec la parution de son rapport du 8 mars dernier, déclarant "la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle non consensuelles » pour la prise en charge de l'autisme, et interdisant la thérapeutique par le packing. Le collectif des 39 dénonce la dérive de cette instance.

Les 1200 personnes présentes ont manifesté leur soutien total au Professeur Pierre Delion, violemment attaqué, qui a été ovationné à l'issue de son intervention digne et combative. 

Il est aujourd’hui clair que toute participation à cette instance anti-démocratique contribue à renforcer une entreprise idéologique visant à briser toute approche psychodynamique de la psychiatrie, à entraver la dimension thérapeutique pour les personnes  autistes. Nous appelons tous les professionnels soignants à quitter leur fonction de cette instance.

 

Le Collectif des 39 a donné rendez vous à l'automne, à toutes celles et tous ceux qui veulent continuer ce combat, lors de l'organisation des assises pour une psychiatrie fondée sur l'hospitalité.

http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3421

28 mars 2012

article publié sur le site de radio cz le 26 mars 2012

Sandrine Bonnaire et son film sur sa sœur autiste : « Un acte politique »

26-03-2012 15:59 | Anna Kubišta

La comédienne française Sandrine Bonnaire était à Prague à la fin de la semaine dernière pour recevoir le prix Kristián dans le cadre du festival Febiobest. Le public praguois a ainsi la possibilité de voir ou de revoir certains des grands films qui ont marqué sa carrière. L’occasion de s’entretenir avec elle, notamment de son premier film en tant que réalisatrice, Elle s’appelle Sabine, documentaire consacré à sa sœur autiste. Un film bouleversant sur l’échec de sa prise en charge par le corps médical, un échec qui a eu des conséquences lourdes. Mais avant cela Radio Prague a recueilli ses réactions après la remise du prix Kristián :

 
Télécharger: MP3

Sandrine Bonnaire, photo: CTKSandrine Bonnaire, photo: CTK « Cela fait plaisir bien sûr. On ne peut pas dire qu’on ne fait pas ce métier aussi pour ces raisons-là. Un travail reconnu, c’est toujours touchant. Après, je me dis : est-ce que c’est l’âge ? Il y a bien sûr la reconnaissance, mais j’ai trente ans de carrière. Alors est-ce que fait partie des… (rires) ?! »

Plusieurs de vos films ont été projetés en République tchèque ces dernières années, dans le cadre de festivals, qu’il s’agisse de films dans lesquels vous avez joué, ou du film que vous avez tourné sur votre sœur, autiste. Ce film, Elle s’appelle Sabine, pourquoi avez-vous voulu le faire ?

 « J’ai était la marraine des journées de l’autisme en France pendant plusieurs années. Je me suis dit que la meilleure manière de défendre l’autisme était de le faire à travers Sabine. J’entendais tellement de témoignages de familles tout aussi tragiques que celui de Sabine que je me suis dit qu’il fallait dénoncer tout cela. Ce n’était pas tant pour parler de Sabine que pour dire que ça continuait. Ce film a été fait pour sensibiliser les pouvoirs publics, le public aussi à ce regard qui est souvent malveillant. Oui, c’était un acte politique. »

Avez-vous été surprise des réactions suite au film ? Qu’elles soient positives ou négatives…

 « Je n’ai pas été surprise. Parce que c’était évident que l’histoire de Sabine était touchante et bouleversante. Personne ne peut être insensible au cas de Sabine. »

Il faut rappeler qu’elle a été diagnostiquée autiste très tard et très mal prise en charge surtout…

'Elle s’appelle Sabine''Elle s’appelle Sabine' « Oui. A la limite le diagnostic à cet âge-là, c’est presque trop tard. On est diagnostiqué mais où oriente-t-on ces gens-là ? S’il n’y a pas de lieu de vie, de lieu de soins, que fait-on d’un diagnostic ? Ma démarche est surtout orientée sur cela : trouver des lieux de vie et de soins, où les parents peuvent souffler. »

Comment a-t-elle réagi au film ?

 « Le film lui a fait beaucoup de bien, elle a été la première à le voir, avec les gens de l’association que j’avais filmés. Ensuite, elle me l’a demandé en DVD. Je lui ai passé. Elle le regardait tous les jours. Elle s’est presque dédoublée : à la fois cela lui a fait beaucoup de bien, car elle a vu comment elle était avant, elle s’est souvenue de ce qu’elle était avant, donc elle a eu besoin et envie de retrouver des forces pour y ressembler un peu. En même temps, il y avait un côté où elle était un peu comme une actrice – ce qui est vrai en sorte, mais plus tout-à-fait dans la réalité. Elle avait besoin de voir le film tous les jours ce qui était trop. Les gens qui s’occupent d’elle ont recadré tout cela. »

'Elle s’appelle Sabine''Elle s’appelle Sabine' Comment va Sabine aujourd’hui ?

 « Pas mal. Ce n’est pas encore cela, mais pas mal. Elle a énormément maigri, elle a eu envie de se laisser pousser les cheveux. Elle est plus comme avant, plus coquette. Et en même temps par moments, violente, mais c’est normal. C’est sa différence qui fait cela, Sabine s’exprime comme cela, de toute façon. »

http://www.radio.cz/fr/rubrique/faits/sandrine-bonnaire-et-son-film-sur-sa-soeur-autiste-un-acte-politique-

28 mars 2012

article publié dans Sciences et Avenir le 27 mars 2012

Autisme et microbes: l’Académie de médecine se démarque du Pr Montagnier

Créé le 27-03-2012 à 19h03 - Mis à jour à 19h15    

Cécile Dumas
 
Par Cécile Dumas

La "piste microbienne" défendue par le Pr Montagnier dans ses recherches sur l'autisme est à considérer "avec prudence" estime l'Académie de médecine. Au-delà, ce sont des théories très contestées qui sont en jeu.

 
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Luc Montagnier en février 2008, entendu lors du procès des hormones de croissance, à Paris. (Florence Durand/Sipa)

Luc Montagnier en février 2008, entendu lors du procès des hormones de croissance, à Paris. (Florence Durand/Sipa)

Une semaine après une séance qui a choqué bon nombre de participants, l’Académie nationale de médecine publie un communiqué pour marquer ses distances avec la présentation faite par l’un de ses membres, le Pr Luc Montagnier. Mardi 20 mars, le chercheur, membre de l’Académie et prix Nobel de médecine, a présenté un exposé sur ses dernières recherches sur l’autisme et la piste microbienne. 

Le Pr Montagnier «a été écouté avec l’intérêt que l’on doit à la parole d’un chercheur prestigieux». Ainsi commence le communiqué, qui poursuit : « Cependant, la méthode utilisée et les résultats annoncés demandent à être accueillis avec prudence. Il serait déraisonnable de donner aux parents d’enfants atteints de cette maladie des espoirs injustifiés avant une validation de ces résultats par plusieurs équipes médicales faisant la preuve de leur reproductibilité».

 L’hypothèse du Pr Montagnier est que l’on assiste à une «véritable épidémie» d’autisme –terme regroupant différents troubles envahissants du développement- et que des facteurs génétiques ne suffisent pas à l'expliquer. Les causes seraient donc à chercher dans l’environnement, notamment dans des infections bactériennes.

Observations cliniques isolées

 Devant les académiciens, le co-découvreur du virus du sida, aujourd’hui âgé de 78 ans, a expliqué que des traitements par antibiotiques permettraient d’améliorer les symptômes des enfants autistes. Les cures ont été testées sur 97 enfants autistes avec une amélioration rapide dans plus de la moitié des cas.

 «Comme le Pr Gilbert LELORD du CHU de Tours, pionnier de la prise en charge de l’autisme, l’a fait remarquer à la suite de l’exposé, il s’agit d’observations cliniques isolées et non d’un essai clinique de type cas-témoin » souligne l’Académie de médecine dans son communiqué. Elle rappelle également que de précédentes études menées dans les années 70 avec la vitamine B6, puis dans les années 80 avec la fenfluramine (une amphétamine), n’ont pas été concluants contre l'autisme.

La résurgence de la mémoire de l'eau

C’est en Chine que le co-découvreur du virus du sida, aujourd’hui âgé de 78 ans, mène ses recherches. Depuis la fin 2010 il dirige un institut à l’université Jiaotong de Shanghai.

Au-delà de ces problèmes méthodologiques, c’est l’hypothèse de travail qui sous-tend les travaux du Pr Montagnier qui pose problème à la communauté scientifique. Dans deux articles publiés en 2009, il expliquait que des ondes électromagnétiques sont émises par des séquences d’ADN à de très hautes dilutions. Autrement dit, même si l’ADN lui-même n’est plus détectable, des signaux le sont encore. «Il existe dans le sang de la plupart des enfants autistes - mais pas chez les enfants non atteints - des séquences d’ADN émettant spécifiquement dans certaines conditions des ondes électromagnétiques» écrit-il dans un texte publié sur son site. Ces «signaux électromagnétiques» disparaissent avec les traitements antibiotiques, poursuit-il.

Cette hypothèse sur les signaux rappelle celle de la mémoire de l’eau de Jacques Benveniste, immunologiste français qui a défendu toute sa vie cette idée que l’effet biologique d’une substance persistait dans l’eau même s’il ne restait rien de cette substance. Des résultats publiés en 1988 dans Nature qui ont déclenché une controverse. Ils n’ont jamais été reproduits et la fameuse revue a finalement considéré qu’il s’agissait d’une illusion (delusion).

Le Pr Montagnier a récemment défendu la mémoire de l’eau et évoqué une « terreur intellectuelle » de la part de ceux qui ne la comprennent pas, ce qui empêchait des personnes ayant reproduit les résultats de Benveniste de publier (1).

Autisme et vaccination: l'autre "traumatisme"

Au traumatisme de la mémoire de l’eau s’ajoute celui de l’affaire Andrew Wakefield: en 1998 ce médecin britannique associe des problèmes intestinaux avec un autisme dit "régressif" et accuse la vaccination contre la rougeole (ROR) d’en être responsable. Cette étude a fait reculer la vaccination avant d’être totalement décrédibilisée en 2010. Une enquête du BMJ a montré qu’il s’agissait d’une véritable fraude (Lire Vaccination et autisme: histoire d'un faux).

Le terrain sur lequel s’avance le Pr Montagnier est donc plus que sensible. A fortiori dans un pays comme la France où le bras de fer est engagé avec la psychanalyse pour faire évoluer la prise en charge de l’autisme.

C.D.
Sciences & Avenir.fr
27/03/12

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20120327.OBS4747/autisme-et-microbes-l-academie-de-medecine-se-demarque-du-pr-montagnier.html

27 mars 2012

article publié dans le nouvel observateur le 26 mars 2012

Lancement d'une campagne de sensibilisation sur l'autisme

Créé le 26-03-2012 à 20h47 - Mis à jour à 20h47  

 
Shar

"Ensemble pour l'autisme" lance cette semaine une campagne de sensibilisation pour mieux faire connaître l'autisme dont les Français sous-estiment la fréquence, selon une enquête de l'Institut OpinionWay.

Des spots radios de témoignages d'autistes (écoliers, musicienne mère de famille) et un spot TV, illustrant les difficultés de perception de l'autiste, seront diffusés jusqu'au 5 avril grâce au label Grande cause nationale 2012, selon ce rassemblement associatif, initié par le "Collectif Autisme" (www.autismegrandecause2012.fr).

Le 2 avril, pour la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, de nombreux monuments dans le monde seront illuminés en bleu avec notamment en France, le Louvre, le Musée Orsay, Chenonceau, le pont d'Avignon, le Château de Versailles, indique-t-on au Collectif (voir www.facebook.com/LaFranceEnBleu).

85% des Français sous-estiment le nombre d'autistes et considèrent presque ce handicap comme une maladie rare, d'après l'enquête OpinionWay réalisée auprès d'un échantillon représentatif 1.018 personnes vivant en métropole de plus de 18 ans, du 29 février au 2 mars.

Avant l'âge de 20 ans, l'autisme et autres troubles envahissants du développement touche un enfant sur 150.

Un Français sur quatre pense que les autistes ont une intelligence supérieure à la normale alors que 30% ont un retard mental.

87% savent qu'un autiste ne parvient pas à communiquer avec les autres. 54% pensent qu'il souffre de troubles neurologiques mais pour 37% c'est une personne qui souffre de troubles psychologiques.

Pour 79% des sondés, une personne autiste peut vivre comme les autres, majoritairement avec une aide et plus de 8 sur 10 déclarent que son état peut s'améliorer.

Pourtant un Français sur deux considère qu'un milieu "protégé" (établissements spécialisés...) est le meilleur environnement pour l'autiste.

La très grande majorité (90%) voit dans les techniques éducatives un moyen d'améliorer l'état des autistes. Les Français sont plus partagés concernant les thérapies psychanalytiques : un peu plus d'un sur deux (54%) leur accordent la capacité d'améliorer l'état des autistes, 9% sont d'avis contraire et 36% "ne savent pas".

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120326.AFP1455/lancement-d-une-campagne-de-sensibilisation-sur-l-autisme.html

27 mars 2012

Des psychomotriciens dans le packing et la "pateaugeoire-thérapie"

Voici un article très intéressant publié dans la revue Science et pseudo-sciences n° 300 - avril 2012.

Son auteur, James Rivière, psychomotricien de formation, est maître de conférence en psychologie du développement à l'université de Rouen. Il est l'auteur d'un aricle paru en 2010 dans la revue Annales Médico-psychologiques qui promeut une pratique clinique basée sur les preuves dans le domaine de la psychomotricité.

Lire l'article => https://docs.google.com/file/d/0B6qRXqLeCMZpZVFwemdYbnJSdS1uWElwc25ZVmFKdw/edit?pli=1

26 mars 2012

posté sur le forum santé de Doctissimo ...

 

Auteur Sujet :

La psychomotricité, le drame de la formation

n°82923
Manidex
Posté le 15-03-2012 à 21:18:45  answer
 

Bonjour,
je suis nouvelle sur ce forum donc je suis désolée si j'ai mal placé mon post ou si j'aurais dû répondre ailleurs.

Je souhaiterais aborder le sujet de la formation des psychomotriciens concernant l'autisme. Il est de notoriété publique sur ce forum que toutes les écoles ne se valent pas en matière d'enseignement.
Je suis moi-même diplômée de l'école de Lille. Et de ça, je ne tire vraiment aucune fierté, bien au contraire. Si j'avais su qu'il existait de telles différences entre les écoles avant d'y entrer, j'aurais été passer le concours à Toulouse. J'ai du supporter pendant 3 ans une panoplies d'inepties, des théories farfelues sans aucun fondement, et ce surtout dans le domaine de l'autisme. En 3 ans, nous avons eu quelque chose comme 1h de cours sur les méthodes ABA et TEACCH, et c'était sans grande conviction.
D'ailleurs, l'autisme était assez peu abordé, ce que j'ai trouvé fort dommage.

J'ai remarqué que certains parents fuient les psychomotriciens de notre école, ou des autres écoles enseignant majoritairement selon les théories psychanalytiques.
Heureusement, je ne suis pas du genre à gober tout ce qu'on me dit sans remettre en question la "science" citée et j'ai recherché un peu partout des renseignements, des témoignages de familles, j'ai notamment beaucoup fréquenté ce forum.

A la fin de mes études, je n'ai pas pu me résoudre à postuler dans les CMP et hôpitaux de jour du Nord de la France, de peur que les cadres tentent de m'imposer leurs théories à la noix et me forcent à faire du packing et de la pataugeoire.

Aujourd'hui, je cherche des solutions de formation pour pouvoir à nouveau travailler auprès d'autistes, pour pouvoir acquérir une expérience qui me manque terriblement.
Mais je souhaitais également poster ce message, pour que les familles qui nous fuient réalisent également que nous ne sommes pas que des "psychomotriciens de Lille" et qu'avoir été dans cette école ne signifie pas être d'accord avec ce qui nous a été enseigné.
Je vous remercie tous d'avoir contribué à ce que je garde une ouverture d'esprit sur ce sujet, de m'avoir permis de ne pas être aveuglée par les principes sans fondement qu'on tentait de m'inculquer. Et j'espère que ce sujet me permettra d'échanger plus directement avec vous, notamment sur les attentes que les parents ont envers la psychomotricité. Parce que pour moi il ne peut y avoir de prise en soin d'un enfant sans concertation avec les parents.

Merci d'avoir lu mon pavé!
Une jeune psychomotricienne.

 
n°82929
transat61
Profil : Doctinaute d'argent
Posté le 15-03-2012 à 21:34:11  answer
 

votre "pavé" me gène un peu :

peut-être bien que c'est vous toute seule qui vous mettez une mauvaise étiquette sur le dos.
(et puis pourquoi venir ici faire une sorte de "méa culpa"
ici ??)

Je connais plusieurs psychomotricien(nes) qui travaillent avec des enfants différents, et notamment autistes;
et personne ne leur a fait d’interrogatoire sur l'endroit d'où ils viennent ni leur formation.
Dans une collectivité, il y a des gens différents, et tout le monde n'a pas les mêmes sensibilités professionnelles.

d'autre part, dés que vous aurez trouvé un poste, vous vous adapterez à l'endroit, au groupe, aux enfants ...
bref, rien n'est figé.


Vous avez votre personnalité, vos idées, votre diplôme,
et vous n'avez pas à vous justifier.


Message édité par transat61 le 15-03-2012 à 21:38:01
n°82933
damalys
Profil : Fidèle
Posté le 15-03-2012 à 21:46:19  answer
 

Ce que dit Madinex est qu'il lui manque la formation nécessaire pour exercer sa profession comme elle la pense efficace auprès d'enfants autistes car cela lui a été enseignée sous un angle psychanalytique, qui est à mon sens (pourtant moi ayant fait une thérapie analytique pendant X années) sans aucun effet sur des enfants autistes.
Je ne peux malheureusement pas répondre à votre question Madinex étant, que depuis très récemment maman d'un petit garçon TED, et ne connaissant pas encore beaucoup le "réseau", mais d'autres internautes pourront vous aider.
Je vous encourage vivement dans vos démarches! bravo! j'espère que d'autres se remettront en question et souhaiteront évoluer de la même manière dans l'intérêt de nos enfants.

n°82934
Manidex
Posté le 15-03-2012 à 21:52:22  answer
 

J'avoue avoir un peu honte de cette étiquette que je ne me suis pas vraiment collée moi-même mais que j'ai lu de nombreuses fois (je l'ai retrouvée ici et ailleurs).
J'ai été en stage dans un CMP, et la psychomotricienne était contrainte de faire de la pataugeoire, alors même s'il y a moyen d'utiliser l'outil physique (le bassin) sans y associer les théories, le bât blesse lors des réunions de synthèse où les vidéos de séances étaient reprise par un professeur D. souvent mentionné. J'ai rencontré énormément de professionnels fermés à toute ouverture et je voulais donner un point de vue de jeune professionnelle pour témoigner du fait que le malaise n'ai pas ressenti que par les parents.

C'est vrai que le but de mon post n'est pas très clair (je ne suis pas une habituée des forums, toutes mes excuses), je crois que dans un premier temps j'aimerais vraiment connaitre les attentes des parents vis-à-vis de la psychomotricité.

J'ai mes idées et ma personnalité, mais parfois j'en viens presque à douter de l'utilité de mon diplôme puisqu'il valide en enseignement auquel je n'adhère pas totalement (fort heureusement, ma formation est très bien pour d'autres troubles, bien sur).

n°82935
Manidex
Posté le 15-03-2012 à 22:01:09  answer
 

Merci beaucoup Damalys pour vos encouragements!

Par rapport à l'étiquette que j'essaye de me décoller, j'ai lu récemment encore des propos comme quoi "toute la psychomotricité est fondée sur les théories psychanalytiques et avec le projet de loi fasquelle, vous serez bientôt au chômage".
Je trouve ça dommage que pour certains (et ils sont nombreux), les psychomotriciens soient catalogués ainsi, notre métier est déjà mal connus, nous n'avons nullement besoin d'une telle image  :(

 
n°82936
damalys
Profil : Fidèle
Posté le 15-03-2012 à 22:04:11  answer
 

Dans le cas de mon fils, j'attendrai que cela vienne travailler ses difficultés de motricité fine (coordination occulo-motrice) car il a un retard de développement à ce niveau: qu'il aide mon enfant à utiliser ses deux mains, ses difficulté à accepter des petits morceaux au niveau alimentaire, qu'il aide au niveau de l'apprentissage de l'utilisation des jeux et jouets.
Mais pour mon fils, c'est une ergothérapeute qui intervient dans ces domaines.

n°82937
anonymous9999
Profil : Doctinaute d'or
Posté le 15-03-2012 à 22:04:23  answer
 

ne vous inquiétez pas il y a du travail, mais effectivement, plus vous ouvrez votre vision, plus vous serez efficace

n°82939
damalys
Profil : Fidèle
Posté le 15-03-2012 à 22:06:25  answer
 

Les psychomotricines s'intéressant à faire des prises en charge efficaces pour les enfants autistes et qui réviseront leur pratique et se formeront pour, ne se verront pas mis au chômage par les parents d'enfants autistes.

 
n°82942
Manidex
Posté le 15-03-2012 à 22:14:26  answer
 

J'avais regardé il y a quelques mois pour des formations, mais tout était assez cher, ce qui ne me permet pas actuellement de me former. C'est pour ça que dans un premier temps je cherche à échanger avec des familles, être au plus proche de leurs attentes pour que le jour où je travaillerais à nouveau avec des enfants autistes je puisse faire un travail efficace, précédé d'une réflexion importante, et pas seulement me jeter sur le terrain sans savoir quels sont les besoins réels des familles (et des enfants, bien évidemment! Mais sur ce point je me renseigne depuis 4 ans déjà).

n°82956
perecastor
Profil : Doctinaute Hors Compétition
Posté le 16-03-2012 à 08:37:33  answer
 

Je vous remercie d'avoir eu le courage de venir témoigner ici de votre expérience et de vos doutes. Ce que vous dites rejoint tout à fait le ressenti de beaucoup de familles. Ainsi voici ce qu'on peut lire sur le sujet de la psychomotricité sur un site d'un groupement de parents:
http://www.egalited.org/PsychomotErgo.html

Pour votre formation, vous devriez peut-être vous intéresser au DU "Autisme" de Bernadette Rogé à Toulouse:
http://www.univ-tlse2.fr/accue [...] s&ONGLET=1

Si vous êtes déclarée au chomage, peut-être que Pole Emploi peut vous aider à financer la formation. Si vous etes salariée, vous pouvez demander un financement de congé de formation au FONGECIF.

Lire la suite => http://forum.doctissimo.fr/sante/Autisme/psychomotricite-drame-formation-sujet_4627_1.htm

26 mars 2012

article publié sur le blog de Franck Ramus FRblog le 25 mars 2012

Questions à la CIPPA

Après ma série de questions à Bernard Golse (restées jusqu'ici sans réponse), je poursuis ma démarche de questionnement précis des théories et des pratiques psychanalytiques pour l'autisme, en envoyant les questions suivantes à la CIPPA.

Généralités


Dans son document "Alerte aux méconnaissances concernant la psychanalyse et l’autisme" et sur le reste de son site, la CIPPA fournit une description des théories et des pratiques psychanalytiques pour l'autisme qui a surpris un très grand nombre de parents d'enfants autistes, ainsi que de nombreux professionnels (psychiatres, psychologues...), qui ont une expérience quotidienne très différente des pratiques psychanalytiques.
 
1.       Pour prendre un exemple concret, dans "le non" de Geneviève Haag, il est dit que les signataires du texte ne soutiennent pas "l'attitude qui consisterait à attendre la demande". Pourtant, un nombre très important de familles d'enfants autistes réunies dans les associations rapportent qu'on leur a opposé d'attendre "l'émergence du désir de communiquer", retardant ainsi le diagnostic d'autisme pendant plusieurs années. Voir par exemple les témoignages rassemblés sur ce site.
a.       Comment expliquez-vous ce décalage entre les positions affichées par la CIPPA et les pratiques observées sur le terrain?
b.      Quelle proportion des psychanalystes en activité dans le champ de l'autisme la CIPPA pense-t-elle représenter?
c.       Envisagez-vous de prendre position publiquement contre les pratiques consistant à attendre "l'émergence du désir"?
d.      Envisagez-vous de prendre position publiquement contre les pratiques consistant à différer le diagnostic bien au-delà de 3 ans, quand tous les éléments sont présents pour le faire?
 
2.        
a.       Comment expliquez-vous que certains psychanalystes formulent des diagnostics de psychose infantile, d'autres de dépression infantile, pour des enfants qui finalement sont diagnostiqués comme autistes par des psychiatres utilisant les critères diagnostiques des classifications internationales?
b.      Quels sont les critères diagnostiques de l'autisme préconisés par la CIPPA?
 
Sur le plan théorique:
 
3.       La CIPPA dit être ouverte à d'autres approches de l'autisme et les intégrer.
a.       Jusqu'où va la capacité d'intégration de la CIPPA? Est-ce que par exemple vous préconisez d'intégrer les approches "indigo" de l'autisme?
b.      Sinon, où tracez-vous la limite entre les approches valides et celles qui ne le sont pas?
c.       Et sur la base de quels critères?
 
4.        "Les signataires affirment qu’ils ne soutiennent pas l’idée d’une psychogenèse purement environnementale de l’autisme".
a.       Vous soutenez donc l'idée d'une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux?
Il existe effectivement des preuves qu'un certain nombre de facteurs environnementaux augmentent la susceptibilité à l'autisme, notamment: des infections prénatales, l'exposition prénatale à des toxiques (thalidomide, acide valproïque), les souffrances à la naissance…
b.      Pensez-vous à d'autres facteurs environnementaux qui soient également pertinents? Si oui, quelles sont les données à l'appui de leur rôle dans l'étiologie de l'autisme?
 
5. "les psychanalystes ont appliqué la méthode de l’association libre aux enfants avec autisme en prenant en compte leur langage corporel par lequel ils nous ont révélé eux-mêmes la nature de leurs vécus crispés sur les stéréotypies".
a.       Quelles sont les données prouvant que la méthode de l'association libre permet de révéler quelque chose de pertinent sur quelqu'un?
b.      Quelles sont les données montrant qu'interpréter les  gestes d'un enfant non verbal selon la méthode de l'association libre permet de révéler quelque chose de pertinent sur ses troubles? (autre que des observations évidentes sur la nature de ses éventuels troubles moteurs)
 
"Leur principale panne développementale - quelles qu’en soient les causes - semble la non constitution, ou l’effondrement, des premières constructions du moi corporel, qui permettent à la fois d’être dans sa peau et de contenir ses émotions"
6. a. Quelles sont les données venant à l'appui de cette hypothèse sur la nature des troubles autistiques?
" Révélations faites par les enfants avec autisme de leurs vécus corporels et spatiaux angoissants, plus ou moins colmatés par les stéréotypies et rituels, qui handicapent lourdement leurs explorations spontanées. Ces vécus sont des sensations de chute et/ou de liquéfaction, en rapport avec des effondrements toniques le plus souvent insoupçonnables derrière des enraidissements, des mouvements rythmiques ou des agrippements sensoriels (lumière, son, vertige labyrinthique), mais qui apparaissent parfois brusquement lors d’une séparation corporelle (par exemple fin de séance dans le cadre thérapeutique), d’un changement imprévisible, ou d’un débordement émotionnel : l’enfant s’écroule alors comme un tas de chiffons."
6.       b. Quelles sont les données venant à l'appui de ces "révélations"?
 
"Ceux qui parlent évoquent comme un écoulement d'eux-mêmes et/ou un engloutissement tourbillonnaire. Ainsi, Paul qui, après une longue séparation estivale, s’effondre ainsi en fin de séance de retour et dit avec un filet de voix tremblée, très angoissée "On va pas couler dans les W.C...?"."
7.       a. La peur de tomber dans les WC est fréquente chez le jeune enfant, et, de fait, légitime, considérant leur taille. Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que la même crainte, exprimée par des enfants autistes, évoque "un écoulement d'eux-mêmes et/ou un engloutissement tourbillonnaire"?
7.       b. Est-ce le mot "couler" qui vous suggère cette interprétation? Qu'est-ce qui vous permet de penser que l'usage des mots par un enfant autiste de cet âge et de ce niveau intellectuel est suffisamment précis pour justifier des interprétations aussi littérales?
 
"Une fillette sans langage verbal, cherchant à répondre au questionnement sur son enraidissement corporel quasi-permanent, verse de l’eau par terre et désigne la flaque tout en laissant tomber comme une flaque, à côté, une peluche toute molle, vidée de sa bourre. "
8.       Qu'est-ce qui permet d'interpréter ce geste de l'enfant comme une réponse symbolique aux questions qui lui sont posées?
 
"Pour ce qui est de la chute, les enfants font de nombreuses mises en scène d’objets qui tombent du bord des tables, des rebords architecturaux, des sièges etc."
9.       La plupart des enfants aiment faire tomber des objets. Qu'est-ce qui permet d'affirmer que les mêmes gestes, accomplis par un enfant autiste, constituent une mise en scène symbolique de leur peur de tomber?
 
"Certains se perchent eux-mêmes sur ces rebords architecturaux, comme des alpinistes contre la paroi et nous communiquent ainsi la peur qu’ils ne tombent."
En général les enfants qui ont peur de tomber évitent de se mettre dans une situation propice à la chute. A contrario, ceux qui font des acrobaties sont a priori ceux qui la redoutent le moins.
10.   a. Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que chez les enfants autistes, les acrobaties reflètent au contraire la peur de tomber?
b. Si vous aviez observé chez les enfants autistes le comportement opposé (évitement des situations de chute), auriez-vous conclu qu'ils n'ont aucune peur de tomber?
 
"Peur de tomber de l’autre côté des yeux ou de la tête d’autrui. Cela est mimé de diverses manières. Nous comprenons que le défaut ou la faiblesse d’introjection de la contenance corporo-psychique est projeté sur la tête de l’autre et que le regard ne trouve donc pas de point de renvoi."
11.   Quelles sont les données autorisant de telles interprétations?
 
12.    
a.       De manière plus générale, qu'est-ce qui justifie l'hypothèse selon laquelle le comportement  des enfants autistes constitue une symbolique ayant un sens caché qu'il conviendrait de décrypter?
b.      Est-ce que les hypothèses psychanalytiques actuelles sur l'autisme reposent exclusivement sur des interprétations des comportements des enfants autistes similaires à celles mentionnées ci-dessus?
c.       Par quelles méthodes et selon quels critères déterminer si ces interprétations sont correctes?
d.      N'y a-t-il pas des données un peu plus objectives à l'appui de ces hypothèses?
e.      Avez-vous conduit des expériences permettant de tester la sensibilité et la spécificité de votre grille de lecture interprétative?
f.        Par exemple, avez-vous tenté d'appliquer la même grille de lecture en aveugle à des groupes d'enfants avec différentes pathologies  et à des enfants témoins, et montré que vos interprétations caractérisent spécifiquement les enfants autistes?
 
Sur le plan des pratiques:
 
13.    La CIPPA dit être ouverte aux thérapies éducatives et comportementales de l'autisme et les intégrer dans ses pratiques "intégratives" et "multidimensionnelles".
a.       Dans ce cas, quelles sont les pratiques spécifiquement psychanalytiques que la CIPPA préconise en plus?
b.      Quelles sont les données montrant que l'association de pratiques psychanalytiques aux thérapies comportementales est plus efficace que les thérapies comportementales seules?
 
 
14.   "la confrontation de nos expériences de psychothérapeutes de formation psychanalytique nous permet d’affirmer que nous avons aidé un certain nombre d’enfants avec autisme de bon niveau intellectuel à évoluer avec beaucoup moins de séquelles, notamment obsessionnelles avec rigidité de la pensée".
a.       Considérez-vous que la confrontation des expériences de psychanalystes entre eux est une démarche suffisante pour établir l'efficacité de leurs pratiques?
b.      "Beaucoup moins de séquelles", par comparaison à quoi? L'évolution de ces enfants a-t-elle été comparée à celle d'un groupe témoin, afin de contrôler les effets dus à l'évolution spontanée des enfants?
c.       L'évolution de ces enfants a-t-elle été comparée à celle d'enfants ayant bénéficié d'autres pratiques thérapeutiques?
 
 
15.    « Une meilleure gestion des angoisses corporelles, des fantasmes et de la souffrance des personnes autistes (surtout quand elles prennent conscience de leur différence) ouvre plus grand les portes aux apprentissages. »
a.       En admettant que les enfants autistes aient des "angoisses corporelles", comment préconisez-vous de les gérer ?
b.      Quelles données montrant que votre manière de gérer ces angoisses permettent à l'enfant autiste de progresser dans les apprentissages (plus que son évolution spontanée ou qu'une autre pratique non centrée sur les angoisses corporelles)?
 
16.   Malgré la longueur du document, les pratiques thérapeutiques psychanalytiques ne sont pour ainsi dire pas décrites.
a.       Pouvez-vous décrire précisément en quoi elles consistent?
b.      Pouvez-vous expliquer le rationnel de ces pratiques et les données à l'appui de leur efficacité?
 
 
17.   Plus spécifiquement:
a.       La CIPPA préconise-t-elle les ateliers-pataugeoire tels que décrits par Anne-Marie Latour?
b.      Si oui pourquoi? Quelles données suggèrent que cette pratique a un intérêt thérapeutique?
c.       Sinon la CIPPA envisage-t-elle de s'en distancier publiquement?


18.    
a.       La CIPPA préconise-t-elle les ateliers-conte tels que décrits par Pierre Lafforgue?
b.      Si oui pourquoi? Quelles données suggèrent que cette pratique a un intérêt thérapeutique?
c.       Sinon la CIPPA envisage-t-elle de s'en distancier publiquement?


19.    
a.       La CIPPA préconise-t-elle les psychodrames psychanalytiques pour les enfants autistes, tels que décrits par Laurence Barrer et Guy Gimenez?  
b.      Si oui pourquoi? Quelles données suggèrent que cette pratique a un intérêt thérapeutique? 
c.       Sinon la CIPPA envisage-t-elle de s'en distancier publiquement?
 
20.   La CIPPA défend l'usage du packing pour l'autisme dans certaines situations précises. L'essai clinique mené par Pierre Delion et ses collaborateurs n'étant pas terminé, sur la base de quelles données le packing peut-il être recommandé?
 
21.   Beaucoup de psychanalystes rejettent l'idée que l'efficacité des pratiques psychothérapiques puissent être évaluées scientifiquement.
a.       Est-ce la position de la CIPPA?
b.      Sinon, pourquoi de telles évaluations n'ont-elles pas encore abouti?

26 mars 2012

petite vidéo réalisée par la Fédération québècoise de l'autisme

26 mars 2012

journée internationale de l'AUTISME le 2 avril 2012

portons le bleu

25 mars 2012

Les artistes se mettent au vert ...

Atelier peinture avec La drôle de compagnie samedi après-midi au parc du plateau à Champigny

atelier peinture la drôle cie

25 mars 2012

article publié dans le monde.fr le 23 mars 2012

La flore intestinale joue avec notre mental

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO |23.03.2012 à 20h08 • Mis à jour le24.03.2012 à 17h54

Par Marc Gozlan

Une visiteuse marche à l'intérieur ce qui est considéré comme le plus grand modèle de l'Europe d'un intestin monté dans la ville de Dresde : l'installation a été construite pour informer le public du fonctionnement de cet organe, des maladies intestinales et de la prévention de cancer.

Chaque être humain héberge dans son intestin un écosystème composé de dix fois plus de bactéries que notre corps ne contient de cellules. L'ensemble des génomes de ces microorganismes constitue ce que les biologistes appellent le métagénome intestinal humain. Objet d'intenses recherches, il a été la vedette du congrès international MetaHIT, qui a réuni 600 chercheurs à Paris du 19 au 21 mars.

Les outils moléculaires et bio-informatiques permettent aujourd'hui de décrire la diversité des 10 000 milliards de bactéries qui colonisent notre tube digestif et forment le microbiote intestinal, ce que l'on appelait il n'y a pas si longtemps la flore intestinale. Formé durant l'accouchement, à partir de la flore fécale et vaginale maternelle, cet organe, non palpable alors que son poids peut atteindre deux kilogrammes, assure des fonctions essentielles pour l'hôte qui l'héberge à demeure. Ces microbes contribuent à la conversion des aliments en nutriments et en énergie, de même qu'à la synthèse de vitamines indispensables à l'organisme. Ils participent également à la maturation du système immunitaire. De récentes expériences chez la souris apportent un nouvel éclairage sur l'implication du microbiote intestinal dans plusieurs pathologies humaines non digestives, dont certaines en lien avec le fonctionnement cérébral.

Des études épidémiologiques ont montré que le microbiote intestinal des enfants asthmatiques diffère de celui des enfants sains et qu'il existe un risque accru de survenue d'un asthme en cas d'administration d'antibiotiques aux premiers âges de la vie. De même, les enfants nés par césarienne, non exposés aux bactéries vaginales et fécales de leur mère à la naissance, ont un microbiote intestinal différent des enfants accouchés par voie naturelle et présentent un risque plus élevé de développer un asthme.

Une étude canadienne, publiée dans la dernière livraison d'EMBO Report et présentée au congrès MetaHIT, montre que l'administration chez la souris de certains antibiotiques en période néonatale peut augmenter la susceptibilité à développer un asthme allergique. L'expérience, conduite par l'équipe de Brett Finlay, de l'Université de Colombie-Britannique à Vancouver (Canada), a comparé l'impact de deux antibiotiques, la streptomycine et la vancomycine, sur le microbiote intestinal de souriceaux nouveau-nés et a évalué leur capacité à favoriser l'apparition d'un asthme allergique après exposition à un allergène. Le traitement par streptomycine a eu un effet limité sur le microbiote intestinal et sur la maladie asthmatique, alors que la vancomycine a entraîné une importante réduction de la diversité microbienne intestinale et a augmenté la sévérité de l'asthme.

En revanche, aucun des deux antibiotiques n'a eu d'impact chez la souris adulte, ce qui montre qu'il existe une période critique, au début de la vie, durant laquelle une modification du microbiote intestinal peut perturber le développement du système immunitaire et entraîner une sensibilisation allergique. "C'est la première fois qu'une étude montre que le microbiote intestinal joue réellement un rôle dans la survenue de l'asthme", souligne le professeur Finlay.

Si le rôle qu'exerce le microbiote intestinal dans la maturation du système immunitaire est largement reconnu, il est plus difficile, à première vue, "de concevoir que la flore intestinale puisse avoir un impact sur les fonctions cérébrales et le comportement", reconnaît le professeur Stephen Collins, gastroentérologue de l'université MacMaster d'Hamilton (Canada). Plusieurs études chez l'animal ont pourtant contribué à renforcer le concept d'un "axe intestin-cerveau".

Schématiquement, ce réseau bidirectionnel permet au cerveau d'influer sur les activités motrices, sensitives et sécrétoires du tube digestif et à l'intestin d'exercer une action sur les fonctions cérébrales. L'équipe du professeur Collins a montré qu'un traitement oral d'une semaine par plusieurs antibiotiques chez la souris adulte induit des perturbations de la composition des populations bactériennes du côlon, un comportement anxieux, ainsi qu'une élévation du taux d'une protéine impliquée dans la croissance et la survie des neurones, le BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), dans l'hippocampe et l'amygdale, régions du cerveau respectivement impliquées dans la mémoire et l'apprentissage d'une part, l'humeur et la mémoire d'autre part. L'arrêt de l'antibiotique a permis de restaurer le comportement normal des rongeurs.

Récemment, cette équipe a conduit une expérience qui exploite le fait que deux souches de souris n'ayant pas le même comportement naturel diffèrent également par la composition de leur flore intestinale. Les souris d'une souche sont timides et anxieuses alors que celles de l'autre souche montrent une grande tendance à explorer leur environnement. Elevées dans des conditions stériles, les deux souches de souris, dépourvues de germes intestinaux, ont été transplantées avec le microbiote intestinal de l'une ou l'autre souche. Résultat : les chercheurs ont inversé le comportement des rongeurs, les souris timides devenant de vraies exploratrices et vice-versa !

Pour Stephen Collins, "les bactéries résidentes intestinales pourraient produire des substances actives sur le cerveau. Dans les années à venir, la transcriptomique et la métabolomique, techniques permettant d'analyser le fonctionnement génétique et l'activité métabolique du microbiote intestinal, seront essentielles pour déterminer quelle bactérie produit telle molécule neuroactive, seule ou en coopération avec d'autres communautés microbiennes, et sur quelle cible la bactérie interagit".

Son équipe vient de montrer que le cerveau peut également avoir un impact sur le microbiote intestinal. Les chercheurs ont utilisé un modèle de dépression chez la souris par ablation chirurgicale des bulbes olfactifs. Chez ces souris rendues anxieuses et très sensibles au stress, les chercheurs ont observé une altération du microbiote intestinal de même qu'une augmentation du taux intracérébral de CRF, un neuromédiateur du stress libéré par l'hypothalamus. L'étape suivante a été d'injecter du CRF dans le cerveau de souris normales. Cette injection a eu pour conséquence de perturber la flore intestinale. L'axe intestin-cerveau est donc bien bidirectionnel.

Les travaux des chercheurs canadiens ont notamment révélé que les perturbations du microbiote intestinal chez les souris opérées et celles qui ont reçu du CRF en intra-cérébral sont associées à un changement de la motilité du côlon. "Ces nouveaux résultats permettent de penser que les perturbations de la chimie du cerveau observées chez les patients souffrant de pathologies neuropsychiatriques, comme l'autisme, la dépression et la schizophrénie, peuvent modifier la physiologie du côlon, en l'occurrence le transit intestinal, et impacter la composition de la flore intestinale", estime Stephen Collins.

La reconnaissance de l'existence de l'axe intestin-cerveau revêt une grande importance dans les maladies inflammatoires chroniques intestinales et dans le syndrome de l'intestin irritable (SII). Une pathologie psychiatrique est en effet observée chez 60 % à 85 % des patients souffrant de SII, le plus fréquent des troubles fonctionnels intestinaux qui affecte 10 % à 12 % de la population générale et se manifeste par une douleur abdominale, une constipation, une diarrhée ou une alternance de ces deux symptômes. Chez la souris présentant une inflammation intestinale chronique modérée, l'administration de probiotiques peut normaliser le comportement et la chimie du cerveau.

Autre pathologie où le microbiote intestinal est fortement soupçonné de jouer un rôle central : les douleurs abdominales récurrentes (DAR) de l'enfant, pathologie qui affecte 15 % à 45 % des enfants d'âge scolaire. "Nos travaux montrent que la flore bactérienne intestinale des enfants souffrant de douleurs abdominales récurrentes et du syndrome de l'intestin irritable est différente de celle des enfants sains, avec une composition anormalement élevée de certaines espèces bactériennes", indique le professeur James Versalovic, du département de pathologie du Baylor College of Medicine et du service de pédiatrie du Texas Children's Hospital d'Houston (Etats-Unis). Il souhaite "développer de nouvelles stratégies de manipulation microbienne par des interventions nutritionnelles, l'administration de probiotiques ou d'antibiotiques, afin de renforcer et favoriser les populations microbiennes bénéfiques ou celles capables de résister à la maladie". Le dialogue thérapeutique avec ce monde intérieur ne fait que commencer.

Marc Gozlan

Lexique

Microbiote intestinal Anciennement dénommé flore intestinale, il est constitué de l'ensemble des bactéries qui colonisent notre tube digestif. Il se forme durant l'accouchement, dès la rupture des membranes, à partir de la flore fécale et vaginale maternelle, puis se constitue par le biais de l'alimentation et le contact avec l'environnement, pour se stabiliser vers l'âge de 2 ans.

Métagénome intestinal humain Ensemble des génomes des bactéries qui colonisent l'intestin de l'homme.

Métagénomique Discipline qui permet de déterminer la présence et la fréquence des gènes microbiens présents dans le microbiote intestinal.

Métagénomique quantitative Technique consistant à extraire la totalité de l'ADN fécal pour ensuite amplifier un grand nombre de séquences génétiques. Chaque séquence est plus ou moins amplifiée selon l'abondance ou la rareté du gène bactérien correspondant.

Métagénomique fonctionnelle Technique visant à identifier les gènes microbiens intestinaux impliqués dans une grande variété de fonctions, notamment le dialogue entre le microbiote intestinal et les cellules humaines.

Transcriptomique Science qui permet l'analyser des ARN codés par l'ADN du métagénome bactérien.

Protéomique Science qui permet l'analyse des protéines synthétisées par les ARN bactériens.

Métabolomique Science qui permet l'identification des métabolites (petites molécules) issus de l'activité des populations bactériennes du microbiote intestinal.

Probiotiques Microorganismes (bactéries, levures) qui, après avoir été ingérés vivants en quantité suffisante, exercent un effet bénéfique sur la santé.

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/03/23/flore-intestinale-le-cerveau-sous-influence_1674270_1650684.html

25 mars 2012

article publié par la Voix du Nord le 24 mars 2012

La méthode ABA désormais « recommandée »

samedi 24.03.2012, 05:32- L. D.

 La directrice, Mélissa Becquet (à gauche), au côté de la fondatrice du centre de Villeneuve-d'Ascq, le Dr Rivière.PH. CH. LEFEBVRE La directrice, Mélissa Becquet (à gauche), au côté de la fondatrice du centre de Villeneuve-d'Ascq, le Dr Rivière.PH. CH. LEFEBVRE

« On nous a tellement pris pour des fous ! »
Pour Vinca Rivière, la reconnaissance officielle par la Haute Autorité de santé (HAS) de ce pour quoi elle se bat depuis des années est une victoire. ...

 

Le rapport dit que la méthode ABA (Applied Behavior Analysis), d'approche comportementale, que Mme Rivière a ramenée des États-Unis, en France, en créant le centre Camus de Villeneuve-d'Ascq, est désormais « recommandée ». Menace de fermeture, bataille acharnée, avec l'appui des parents, pour exister. Guerre à l'université : ça y est, une licence existe. Et les critiques essuyées du type : « L'ABA, c'est du dressage pour chien. » Voilà ce qu'a été le combat de ce docteur en psychologie.

Alors, aujourd'hui, elle se réjouit. Et les parents aussi. La maman de Nicolas, 14 ans, a les yeux qui brillent quand elle raconte les progrès accomplis par son fils grâce à l'ABA. « Il ne parlait pas, ne savait pas se laver, n'était pas propre la nuit. Tout ça, il l'a appris rapidement. » Grâce à cette méthode qui sollicite en permanence l'enfant, avec des éducateurs toujours présents, et des récompenses à la clef. « On a vécu l'hôpital de jour. Outre qu'il m'a demandé si l'enfant était désiré, si la grossesse s'était bien passée, le pédopsychiatre estimait qu'il fallait attendre que Nicolas agisse de lui-même, qu'il fallait laisser venir le désir. Il ne progressait pas du tout. Aujourd'hui, Nicolas va à l'école, on a une vie sociale avec lui. Je suis persuadée que si on n'avait pas connu le centre, il serait en hôpital psychiatrique. »

Des moyens

Vinca Rivière et la directrice du centre citent des enfants qui n'ont plus besoin du centre car le handicap est présent mais ne s'exprime plus. Aux critiques malgré tout persistantes, Mme Rivière rétorque que ces méthodes ne sont pas non plus censées faire de miracles.

Et elle tempère sa joie à l'idéequ'il va falloir des moyens pour étendre les méthodes comportementales et éducatives, dont l'ABA. Car il faut former des spécialistes. « C'est une méthode scientifique, qui ne s'apprend pas avec trois heures de formation », prévient-elle. Par ailleurs, l'ABA est très gourmande en personnels. Or, elle le sait, pour avoir plus, il faut que l'approche psychanalytique ait moins. Mais pour l'instant, le rapport ne dit rien dans ce sens.

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/03/24/article_la-methode-aba-desormais-recommandee.shtml?utm_source=add_this&utm_medium=facebook&utm_campaign=partage#.T22UrgtS9Iw.facebook

25 mars 2012

article publié par la Voix du Nord le 24 mars 2012

Face à face - Deux perceptions du traitement de l'autisme

samedi 24.03.2012, 09:02- Recueilli par LD

Daniel Fasquelle contre l’approche psychanalytique du traitement de l’autisme / Pierre Delion, promoteur du Packing en France Daniel Fasquelle contre l’approche psychanalytique du traitement de l’autisme / Pierre Delion, promoteur du Packing en France

| SANTÉ |

L'approche psychanalytique : un scandale ! »

Daniel Fasquelle, député-maire UMP du Touquet, mène la lutte politique contre l'approche psychanalytique du traitement de l'autisme, ayant même déposé une proposition de loi en janvier visant à l'interdire.

 

De fait, il se « réjouit » de ce rapport qui n’irait néanmoins « pas assez loin ». Il regrette que la Haute Autorité de santé (HAS) n’ait pas conservé « la version initiale de son rapport où elle parlait de méthodes "non recommandées" et pas seulement "non consensuelles". Et ce car le lobby a fait pression sur la HAS et j’en ai la preuve. »

Selon lui, en l’état, « ils vont continuer leurs méthodes dont aucune n’a montré une quelconque efficacité. Mais je ne les lâcherai pas. »

Daniel Fasquelle plaide pour une réaffectation des moyens. Lui qui précise ne pas être parent d’enfant autiste – « Je ne fais que remplir mon rôle de député » – veut mettre fin à « un scandale ». Il a des mots très durs. En déposant sa proposition, il justifiait : « Il faut arrêter le massacre. » S’agissant du packing, il parle de « méthode barbare ».

Et justifie : « Je suis dur car ils traumatisent les mamans et les couples en mettant la responsabilité sur les parents. On en est là aujourd’hui en France ! On a pris un retard monstre. En Angleterre, il y a dix-sept fois plus d’autistes à l’université qu’en France. Et qu’on ne nous dise pas qu’il faut un mélange des méthodes. La leur est mauvaise car elle part d’un mauvais diagnostic : l’autisme n’est pas une psychose, un problème de relation mère-enfant. Mais un problème neurologique. »

 

« Une campagne calomnieuse »

Il est le premier promoteur du packing en France. Le professeur Pierre Delion, pédopsychiatre au CHRU de Lille, n’a pas souhaité directement nous répondre, vu le contexte sensible, a-t-il justifié. Mais circule sur Internet sa prise de position écrite à la suite des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS). L’interdiction du packing, sauf dans son service dans le cadre d’un programme de recherche, est « une catastrophe pour les enfants autistes qui bénéficient du packing et leurs parents » (…) « Elle empêche gravement la réalisation de la recherche entreprise en soumettant les chercheurs concernés à un paradoxe difficile à dépasser puisqu’il oblige les chercheurs à demander à des parents l’autorisation d’inclure leur enfant dans une recherche visant à prouver l’efficacité d’une technique qu’elle interdit par ailleurs. »

 Il invoque un avis favorable du Haut Conseil de la santé publique, un autre du comité de protection des personnes. Et dénonce « une campagne calomnieuse et diffamatoire (…) orchestrée par des associations de parents (…) et s’en prenant bien au-delà du packing à la psychanalyse et à la psychothérapie institutionnelle ». Il dénonce enfin « une reprise des désinformations par des politiques pressés d’en découdre avec la pédopsychiatrie et une médiatisation trop partisane… »

Selon lui, la HAS « se disqualifie gravement » et « c’est toute la chaîne des décisions scientifiques qui est remise en question dans notre démocratie contemporaine. Cet état de fait ne pourra rester sans effets et sans suites. »

À l’instar du fondateur du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, dans L’Express : « Les psychanalystes vont entrer en résistance. »

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/03/24/article_face-a-face-deux-perceptions-du-traitement-de-l.shtml

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