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"Au bonheur d'Elise"
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31 juillet 2019

Seine-Saint-Denis : soupçons de maltraitance dans un foyer pour autistes

Par
Mis à jour le 31/07/2019 à 22:16 Publié le 31/07/2019 à 22:18

Une maison d’accueil spécialisée des Pavillons-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, qui accueille des adultes autistes, a été placée ce mardi sous administration provisoire suite à des plaintes et des signalements pour violences.

Les premiers signalements remontent à plusieurs mois, voire plusieurs années. Nous avons rencontré la maman d’un adulte qui était placé dans cet établissement. Elle était la première à porter plainte.

Il y a un an déjà, Hélène Ripolli avait décidé de briser la loi du silence contre l’établissement accueillant son fils autiste Arnaud. Une fracture inexpliquée à la main gauche tout d’abord, puis un mois après une brûlure au second degré à la jambe.

Pour cette mère de famille, c’est insupportable. Elle a donc décidé de porter plainte en aout 2018 contre l’établissement. Deux autres mères ont rejoint son combat ces dernières semaines. Elles ont elle aussi porté plainte pour violences.

Une inspection de l’Agence Régionale de Santé a eu lieu jeudi dernier. Dans ce communiqué, l’ARS estime que la sécurité des usagers de la maison d’accueil n’est pas garantie et a pris la décision de placer l’établissement sous administration provisoire.

Pour Hélène Ripolli, ces décisions arrivent trop tard. Après avoir déposé plainte, elle a repris son fils à domicile. L’enquête judiciaire est toujours en cours. Elle devrait aboutir dans les prochaines semaines.

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31 juillet 2019

Brûlures, hématomes : des résidents maltraités dans le 93 ?

article publié sur Handicap.fr

Une nouvelle affaire de maltraitance est-elle en train d'éclater dans un établissement accueillant des personnes handicapées du 93 ? "Enfin", répond une maman dont la plainte a été entendue un an après.

30 juillet 2019 • Par

Illustration article

Voilà presque un an qu'Hélène Ripolli a osé briser la loi du silence contre l'établissement accueillant son fils autiste (article en lien ci-dessous). En août 2018, ignorant les menaces et les pressions, elle porte plainte pour maltraitance contre la MAS (maison d'accueil spécialisée) Virginie des Pavillons-sous-Bois (93), qui accueille Arnaud, aujourd'hui âgé de 47 ans. Elle déplore plusieurs « négligences » en l'espace d'un mois, jamais expliquées, et surtout une brûlure à la jambe, impressionnante, au deuxième degré, après une douche (photo ci-contre) ! En juin 2018, déjà, un hématome à la main gauche révèle une fracture de l'annulaire. Et puis une fracture de l'humérus en 2013, des griffures sur le dos en 2014. Chaque fois, Hélène s'indigne du temps de latence avant que son fils ne soit soigné ou emmené à l'hôpital. « Jusqu'où ça va aller ? », interroge-t-elle, dénonçant le « manque de professionnalisme des équipes médicales ». Face à cette situation sans issue, elle décide de reprendre son fils à domicile.

Une vidéo accablante

Et depuis ? Rien ! Pourtant, elle n'est pas seule à avoir alerté. D'autres plaintes ont été déposées après que certains parents ont récupéré leur enfant avec des hématomes, sans que les raisons évoquées ne soient crédibles à leurs yeux. Mais une vidéo va changer la donne en juin 2019, envoyée à la maman d'un des résidents de manière anonyme, filmée lors d'une sortie ; on y voit un salarié frapper ce jeune de 29 ans d'un coup de bâton tout en lui prodiguant des menaces verbales. Depuis quelques temps, il « se réveille tôt, est agité, pleure », témoigne sa mère. En visionnant ces images, elle comprend ! « Pas la MAS ! », criait-il régulièrement lorsqu'il devait y retourner. Elle décide à son tour de porter plainte. C'est la quatrième déposée depuis 2014 et le treizième signalement.

A la faveur d'un emballement médiatique le 30 juillet 2019, cette nouvelle « affaire » éclate au grand jour. Comme pour l'IME Moussaron en 2013, les medias sont sur le coup. « Enfin, se félicite Hélène Ripolli, un peu de considération pour les personnes vulnérables. Mais il faut qu'il y ait autant de plaintes pour que l'ARS se réveille ? ». Elle interroge : « Pourquoi ces dysfonctionnements ont-ils pu ainsi perdurer et s'aggraver ? Et la délégation 93 de l'ARS, qui la contrôle ? ». Il lui aura fallu attendre six ans pour espérer un début de réponse.

Sous administration provisoire

L'Agence régionale de santé Île-de-France a précisé dans un communiqué qu'une inspection menée sur place le 25 juillet 2019 « a permis de confirmer les actes de maltraitance à l'encontre d'un résident et a mis en évidence d'importantes carences en personnel ». Estimant que la sécurité des usagers n'y était « pas garantie », les autorités ont placé l'établissement sous administration provisoire, confiée à l'établissement public de santé mentale de Ville-Evrard, également en Seine-Saint-Denis. La direction de l'établissement a précisé qu'elle avait elle-même porté plainte le 28 juin et qu'elle se tenait « à disposition des enquêteurs ». Evoquant un « acte isolé », de la part d'un salarié désormais « licencié », elle a affirmé que les autres employés de la structure étaient « bientraitants envers les résidents ». L'enquête judiciaire, ouverte il y a plus d'un an, « devrait aboutir dans les prochaines semaines », selon la source proche de l'enquête. Les investigations ont été confiées au commissariat de Bondy.  

Réaction de Cluzel

« L'auteur présumé des faits (de violence) a été mis à pied à titre conservatoire immédiatement, dès la connaissance des faits, et il y a une procédure de licenciement », a précisé de son côté, sur franceinfo, la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, dénonçant des « faits accablants ». « Il n'était plus temps de tergiverser, nous reprenons les choses en main », a ajouté Mme Cluzel, qui a évoqué des « problèmes de recrutement » et des « manquements » dans la gestion de l'établissement. La décision de « changement de direction » doit désormais permettre « de mettre fin sans délai aux graves dysfonctionnements constatés, mais aussi de pouvoir poursuivre l'activité sans laisser les familles sans solution au milieu de l'été », a encore souligné la secrétaire d'Etat.

30 juillet 2019

Des soupçons de violences dans un foyer pour handicapés des Pavillons-sous-Bois

article publié dans l'Express

Maltraitance

Par LEXPRESS.fr ,

Dans la Maison d'accueil spécialisée des Pavillons-sous-Bois, plusieurs mères de famille soupçonnent des violences sur leurs enfants handicapés (illustration).

Dans la Maison d'accueil spécialisée des Pavillons-sous-Bois, plusieurs mères de famille soupçonnent des violences sur leurs enfants handicapés (illustration). afp.com/PASCAL LACHENAUD

Deux mères de famille ont récemment porté plainte pour violences contre cette Maison d'accueil spécialisée. L'Agence régionale de santé a lancé une inspection.

À la fin du mois de juin dernier, Monique reçoit une vidéo sur son téléphone portable. Cette mère de famille ouvre le message : pas de signature, pas de numéro identifiable. Elle découvre alors des images de son fils, tournées en cachette, durant une sortie extérieure des jeunes de la Maison d'accueil spécialisée (MAS) des Pavillons-sous-Bois. 

Atteint de troubles du spectre autistique, son fils de 29 ans est hébergé par cet organisme, qui prend notamment en charge les adultes en situation de grande dépendance. Mais, sur la vidéo, les soignants du jeune homme semblent perdre patience, comme le relate Le Parisien. Le fils de Monique est menacé par le personnel, qui n'hésite pas à le frapper. 

"Pas la MAS !"

Le jeune homme, qui a intégré la structure en 2011 "après quatre années de galère à chercher une place dans un milieu adapté", comme l'explique France bleu, semblait avoir changé de comportement depuis quelque temps. Le jeune homme "se réveille tôt, est agité, il pleure", témoigne la mère de famille. C'est en découvrant le film que Monique comprend les peurs de son fils : l'un des éducateurs frappe le patient avec un bâton et on l'entend proférer des menaces. "Je vais t'exploser", déchiffre Monique, qui reconnaît également les cris de douleurs de son fils. Comme le relate France bleu, elle reçoit également des photos de son fils, recouvert d'hématomes et avec une plaie sur le pied "qui ressemble à une brûlure de cigarette".

Selon Le Parisien, l'organisme lui explique alors que le jeune homme s'est blessé lui-même, en s'énervant contre une table. "On m'a dit qu'il était facilement marqué à cause de ses problèmes de plaquettes sanguines", témoigne Monique. Pourtant, son fils semble bien traumatisé par la Maison d'accueil : "Pas la MAS !", criait-il régulièrement à sa mère lorsqu'il devait y retourner. 

De multiples plaintes depuis 2016

À la suite de ces soupçons de violences, Monique décide de porter plainte. Selon France bleu, depuis 2016, trois mamans ont déjà agi en justice et treize signalements ont été transmis à l'Agence régionale de santé (ARS), qui a depuis lancé une inspection. Isabelle est l'une de ces mères : sa fille, Élodie, est revenue plusieurs fois du centre avec des bleus sur le corps. "La Maison l'a justifié en disant qu'elle se blessait en sautant sur un nouveau canapé... J'ai du mal à y croire", témoigne-t-elle au Parisien. Isabelle a choisi de porter plainte contre l'établissement en avril dernier, pour "violences habituelles sur personne vulnérable". 

Hélène Ripolli, elle, a décidé de reprendre son fils Arnaud chez elle depuis l'an dernier. Ce dernier avait été victime de griffures inexpliquées, d'une fracture de l'annulaire gauche et d'une brûlure au second degré qui n'avait jamais été justifiée. Tant que l'enquête n'aura pas abouti, Hélène Ripolli refuse de remettre son fils entre les mains des soignants de cette Maison. 

Contacté par Le Parisien, l'organisme indique "n'avoir rien à déclarer sur une enquête de police en cours". L'ARS, de son côté, indique que l'établissement a été inspecté le 25 juillet dernier, et qu'elle "prendra dès la semaine prochaine des mesures en conséquence".

30 juillet 2019

Je vais t'exploser : un éducateur d'un foyer pour handicapés des Pavillons-sous-Bois accusé de maltraitance

 

" Je vais t'exploser " : un éducateur d'un foyer pour handicapés des Pavillons-sous-Bois accusé de maltraitance

Monique se doutait depuis quelques semaines déjà que quelque chose n'allait pas avec son fils Kevin*, âgé de 29 ans, quand elle a reçu une vidéo envoyée anonymement par internet.

https://www.nouvelobs.com

 

30 juillet 2019

Seine-Saint-Denis : des plaintes pour violences au foyer pour handicapés des Pavillons-sous-Bois

 

Seine-Saint-Denis : des plaintes pour violences au foyer pour handicapés des Pavillons-sous-Bois

La vidéo a été envoyée par un anonyme à Monique, mère d'un patient du foyer pour handicapés des Pavillons-sous-Bois. D'après Le Parisien , qui explique avoir pu visionner le document, les images tournées discrètement montrent son fils de 29 ans, autiste, en train de subir des violences.

https://france3-regions.francetvinfo.fr

 

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30 juillet 2019

Ici on soigne en tapant ou en shootant aux médicaments : soupçons de violences dans un foyer pour handicapés (93)

 

"Ici on soigne en tapant ou en shootant aux médicaments" : soupçons de violences dans un foyer pour handicapés de Seine-Saint-Denis

Depuis 2016, quatre mères ont porté plainte pour des soupçons de violences au sein d'une maison d'accueil spécialisée de Pavillons-sous-Bois. avec France Bleu Paris Hajera Mohammad Radio France La maison d'accueil spécialisée de Pavillons-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, accueille depuis 2011 une vingtaine de jeunes adultes polyhandicapés, souffrant pour la plupart d'autisme.

https://www.francetvinfo.fr

 

30 juillet 2019

Soupçons de violences dans un foyer pour handicapés des Pavillons-sous-Bois

Mardi 30 juillet 2019 à 2:24 -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Une mère de famille a porté plainte il y a quelques jours après des soupçons de violences commises sur son fils à la Maison d'Accueil Spécialisée des Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). L'Agence Régionale de Santé a lancé une inspection.

Monique porte plainte contre la Maison d'Accueil Spécialisée des Pavillons-sous-Bois Monique porte plainte contre la Maison d'Accueil Spécialisée des Pavillons-sous-Bois © Radio France - Hajera Mohammad

 

Tout a commencé par une vidéo qu'elle reçoit fin juin sur son téléphone portable, : un envoi anonyme, comme le raconte Le Parisien. Monique découvre des images tournées en cachette lors d'une sortie extérieure des jeunes de la Maison d'Accueil Spécialisée des Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Une vidéo et des menaces

La mère de famille a choisi d'envoyer Kevin, son fils de 29 ans, autiste, dans cette structure ouverte en 2011 "après quatre années de galère à chercher une place dans un lieu adapté". Jusqu'à présent, elle en était satisfaite mais depuis quelques semaines, son fils "se réveille tôt, est agité, il pleure," "je ne comprenais pas", dit-elle. Avec les images qu'elle découvre et qui la terrifient, elle dit enfin comprendre ce changement de comportement

"Je vais t'exploser"

Un des éducateurs frappe avec un bâton son fils et on l'entend proférer des menaces. "Je vais t'exploser" a su déchiffrer Monique qui a également reconnu les cris de douleurs de Kevin. Elle reçoit également des photos du corps de son fils, plein d'hématomes et avec une trace sur le pied "qui ressemble à une brûlure de cigarette".

Photo hématome sur le corps de Kevin - Radio France
Photo hématome sur le corps de Kevin
© Radio France

Photo hématome sur le corps de Kevin - Radio France
Photo hématome sur le corps de Kevin
© Radio France

D'autres plaintes dans le passé

Quand elle demande des explications à la direction de l'établissement , celle-ci lui aurait répondu que son fils s'est fait ces bleus en se blessant tout seul. Mais Monique n'y croit pas, d'autant que trois autres mamans ont déjà porté plainte et treize signalements ont été transmis à l'Agence régionale de santé (ARS) depuis 2016. Isabelle, maman d'Elodie, a elle aussi constaté des bleus sur le corps de sa fille et elle ne croit pas non plus à l'excuse officielle. "On a dit qu'elle s'était cognée contre des meubles". Elle a porté plainte en avril dernier.

Inspection de l'ARS

Quant à Hélène Ripolli, elle a décidé l'an dernier, de reprendre son fils Arnaud chez elle, tant que l'enquête suite à sa plainte n'aura pas abouti. _"J'attends que le ménage soit fait mais c'est très long"_.

"J'attends que le ménage soit fait" - Hélène Ripolli

Hélène Ripolli a porté plainte contre la MAS de Pavillons-sous-Bois - Radio FranceHélène Ripolli a porté plainte contre la MAS de Pavillons-sous-Bois © Radio France - Hajera Mohammad

La MAS, sollicitée par téléphone, refuse de s'exprimer sur une enquête de police en cours.  Enfin, l'ARS a mené une inspection sur place jeudi dernier et les résultats sont attendus dans les prochaines heures. L'éducateur menaçant dans la vidéo, a été mis à pied. 

29 juillet 2019

Les Pavillons-sous-Bois : nouveaux soupçons de maltraitance au foyer pour handicapés

article publié dans Le Parisien

Deux mères de famille ont porté plainte pour violences contre la Maison d’accueil spécialisée (MAS) de la commune. Dans une vidéo, on voit un homme de 29 ans frappé par un salarié de la structure.

 Les Pavillons-sous-Bois, le 24 juillet 2019. Monique a porté plainte contre la MAS pour des violences présumées envers son fils, âgé de 29 ans. Les Pavillons-sous-Bois, le 24 juillet 2019. Monique a porté plainte contre la MAS pour des violences présumées envers son fils, âgé de 29 ans. LP/H.H.



Le 28 juillet 2019 à 15h58

Sur la vidéo filmée en caméra cachée, on aperçoit un homme frapper Kevin* d'un coup de bâton lors d'une sortie en extérieur, le menaçant ensuite en lui disant : « À la MAS, tu vas voir ! » Comme si le pire était à venir.

C'est en découvrant ce film - qu'elle a reçu via un envoi anonyme par Internet - que Monique a décidé de déposer plainte fin juin « pour violences sur une personne vulnérable », contre la Maison d'accueil spécialisée (MAS) des Pavillons-sous-Bois.

Cette structure associative héberge des adultes en situation de grande dépendance, car atteints de troubles envahissants du développement. Le fils de Monique, 29 ans, souffre de troubles du spectre autistique.

« Il disait : Pas la MAS ! pour montrer qu'il ne voulait pas y retourner »

« Lorsque j'ai reçu cette vidéo, j'étais déjà inquiète car j'avais remarqué que Kevin avait des bleus en rentrant à la maison le week-end du 22 juin, raconte-t-elle. Ce n'était pas la première fois. Je l'ai emmené chez le médecin qui lui a prescrit 10 jours d'ITT (incapacité totale de travail). »

La Maison lui explique alors qu'il s'était fait ça seul, en s'énervant contre une table. « On m'a dit qu'il était facilement marqué à cause de ses problèmes de plaquettes sanguines. J'ai trouvé cela bizarre. Et Kevin criait beaucoup. Il disait : Pas la MAS ! pour montrer qu'il ne voulait pas y retourner. »

Ce qui a également choqué Monique dans cette vidéo - que nous avons pu visionner - c'est le comportement des autres membres de la structure qui ne font rien pour empêcher les coups. Une voix conseille seulement à Kevin, plutôt agité, de se calmer : « Il va te taper sinon ! »

Une deuxième résidente avec des bleus

« On ne sait pas s'ils ne disent rien car ils ont peur ou si c'est une pratique courante ? » s'interroge cette mère de quatre enfants.

Car l'établissement a déjà été visé par d'autres plaintes par le passé. En avril, Isabelle Casteret l'a également attaqué pour « violences habituelles sur personne vulnérable », après avoir constaté à plusieurs reprises des bleus sur le corps de sa fille de 29 ans, Elodie.

« La Maison l'a justifié en disant qu'elle se blessait en sautant sur un nouveau canapé… J'ai du mal à y croire. En plus, ils sont censés choisir du mobilier adapté à nos enfants », rappelle-t-elle.

L'ARS a inspecté les lieux jeudi

Mi-juillet, elle a ensuite récupéré sa fille avec des griffures. Là encore, on lui explique qu'elles auraient été causées par un autre résident. « Comme si personne n'était assez compétent pour surveiller et s'occuper de nos enfants », souligne-t-elle.

Les deux mères ont alerté l'Agence régionale de santé (ARS). Contactée, celle-ci indique que le site a été inspecté jeudi et qu'elle « prendra dès la semaine prochaine des mesures en conséquence ». Sans révéler lesquelles pour l'instant, l'inspection étant trop récente.

D'après la mère de Kevin, l'employé ayant frappé son fils aurait été mis à pied. Mais de son côté, la MAS indique « n'avoir rien à déclarer sur une enquête de police en cours ».

*Le prénom a été modifié

UNE ENQUÊTE TOUJOURS EN COURS APRÈS UNE PLAINTE DÉPOSÉE EN 2018

En juillet 2018, une plainte pour « violences habituelles sur personne vulnérable » avait déjà déposé contre la Maison d'accueil spécialisée des Pavillons-sous-Bois.

C'est Hélène Ripolli, retraitée, qui avait lancé cette procédure après des maltraitances présumées envers son fils Arnaud. La procédure évoquait divers faits : griffures inexpliquées, fracture de l'annulaire gauche et brûlure au 2nd degré.

L’an dernier, Hélène Ripolli avait déjà porté plainte contre l’établissement. LP/H.H. L’an dernier, Hélène Ripolli avait déjà porté plainte contre l’établissement. LP/H.H.  

« L'enquête est toujours en cours, mais rien ne semble avoir changé dans l'établissement depuis », dénonce Hélène Ripolli, qui garde désormais son fils à la maison.

Elle a toutefois fait en sorte que son fils puisse conserver une place dans la structure si elle souhaite, un jour, le réinscrire. Et d'insister : « J'espère l'y remettre quand le grand ménage aura été fait dans les pratiques. Ce n'est pas aux victimes de partir ! »

23 juillet 2019

Centre Autisme Limousin : suite et probablement pas fin.

 

Centre Autisme Limousin : suite et probablement pas fin.

Mois de juillet très chaud en Limousin, et ce n'est pas un trait d'humour, mais de désolation. Exclure les enfants de plus de 4 ans de l'intervention intensive précoce tout en les orientant vers des services engorgés fait que je vous parie que des parents devront ENCORE se tourner vers la Belgique...

http://desmotsgrattent.blogspot.com

 

23 juillet 2019

Centre expert autisme fermé: la chasse aux fake-news | Autisme Limousin

logo autisme limousin

Centre expert autisme fermé: la chasse aux fake-news | Autisme Limousin

Nous avons récemment annoncé publiquement notre action juridique pour demander l'intégration des enfants de 4 à 6 ans. A la suite de cette annonce, nous avons été la cible de différentes attaques, l'ARS a publié ce matin-même un communiqué de presse nous accusant de propos diffamatoires.

https://www.autisme-limousin.fr

 

23 juillet 2019

Communiqué de presse - Autisme en Limousin : Le diagnostic et les interventions précoces pérennisés et renforcés

Communiqué de presse de l'ARS Nouvelle Aquitaine
23 juillet 2019

Image communiqué de presse
L’ARS Nouvelle-Aquitaine tient à réagir aux propos diffamatoires tenus par l’association Autisme Limousin. Les allégations fausses émises par cette association sont de nature à inquiéter les familles alors même que l’accès au diagnostic et aux interventions précoces pour les jeunes enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) est bien assuré.
Corps de texte

Comme annoncé en 2018, l’ARS Nouvelle-Aquitaine a pérennisé et renforcé l’activité de diagnostic et de prise en charge précoces des troubles du spectre de l’autisme (TSA) en Limousin.

Concernant le diagnostic des enfants de moins de 6 ans, les familles continuent de s’adresser au CHU de Limoges (service du Dr Eric Lemonnier) et, depuis le 1er juillet 2019, le CHU a également la responsabilité de structurer l’accès au diagnostic pour les enfants de plus de 6 ans (jusque-là assuré par une autre structure).

Depuis le 1er juillet également, la prise en charge précoce est assurée par des Services d'éducation spécialisée et de soins à domicile (SESSAD).
Ces évolutions permettent aujourd’hui d’étendre cet accompagnement aux familles de la Corrèze et de la Creuse qui n’y avaient auparavant que très peu accès.

Les familles du Limousin qui souhaitent faire évaluer leur enfant, dès leur naissance, afin de poser un éventuel diagnostic des TSA peuvent s’adresser au Centre Ressources Autisme (CRA) du Limousin, porté par le CHU de Limoges. L’objectif du CRA est de poser un diagnostic le plus tôt possible afin de maximiser les chances d’évolution du pronostic de l’enfant et de permettre une prise en charge précoce.

Le CRA Limousin, c’est :

  • 65 enfants de 0 à 6 ans qui ont été accueillis par le CRA depuis le début de l’année 2019,
  • 930 000 € de dotations de l’ARS.

Depuis le 1er juillet 2019, les enfants avec autisme diagnostiqué sont pris en charge par les Services d'éducation spécialisée et de soins à domicile (SESSAD) portés par les PEP 87, l’ALDP et la Fondation Jacques Chirac.

Comme le préconise la Haute Autorité de Santé, les interventions doivent se faire précocement, soit avant 4 ans et pour une durée pouvant aller de 18 mois minimum à 2 ans, soit jusqu’à l’âge de 6 ans. L’efficacité de ces interventions avant 4 ans est attribuée notamment au fait que le cerveau de l’enfant bénéficie avant cet âge d’une grande plasticité permettant un potentiel de développement neurologique important.

Les SESSAD d’intervention intensive précoce en Limousin c’est :

  • 107 places au total (contre 43 places avant le 1er juillet),
  • 66 places en Haute-Vienne, 36 en Corrèze et 5 en Creuse (avant le 1er juillet, cette activité concernait essentiellement les enfants de la Haute-Vienne),
  • Près de 4 millions d’euros alloués par l’ARS (37 500 € par place) auxquels s’ajoutent des moyens redéployés par les gestionnaires.

Les PEP 87 accompagnent actuellement les 15 enfants qui avaient déjà entamé un parcours d’intervention précoce avant le 1er juillet et 11 nouvelles admissions sont prévues pour septembre, tous âgés entre 0 et 6 ans,

L’ALDP accompagne actuellement 21 enfants dont 14 qui avaient démarré un parcours d’intervention précoce avant le 1er juillet. 16 de ces enfants ont plus de 4 ans.

Une durée d’autorisation de fonctionnement de 15 ans renouvelables comme pour tout autre service médico-social (ce qui n’était pas le cas avant le 1er juillet durant la période d’expérimentation).

L’ARS a tenu ses engagements en garantissant la continuité des prises en charge débutées avant le 1er juillet 2019.

Elle a également augmenté significativement le nombre de places pour permettre aux enfants de la Corrèze et de la Creuse de bénéficier d’une prise en charge précoce.

Enfin, l’ARS a conforté le CHU de Limoges dans sa responsabilité médicale et universitaire en matière de diagnostic et de prise en charge des TSA en Limousin.

21 juillet 2019

Fermeture du Centre expert autisme Limousin : une association saisit la justice

 

Fermeture du Centre expert autisme Limousin : une association saisit la justice

La colère et l'incompréhension de l'association Autisme Limousin. Depuis le 1er juillet 2019, le Centre expert autisme a définitivement fermé ses portes, sur décision de l'ARS, l'Agence régionale de Santé. L'association a déposé un recours devant le tribunal administratif de Bordeaux.

https://france3-regions.francetvinfo.fr

 

17 juillet 2019

Simplification des MDPH : une priorité pour la Conférence nationale du handicap, en attendant les décisions

16 juillet 2019
Jean-Noël Escudié / P2C pour Localtis

 

Sophie Cluzel a présenté l'état d'avancement de cinq  "chantiers nationaux" en matière de handicap, qu'il s'agisse d'enfance, de PCH, de MDPH ou de participation des personnes en situation de handicap.

Sophie Cluzel, la secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a présenté le 10 juillet devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) les résultats de la démarche "Tous mobilisés, tous concernés !", dans le cadre de la Conférence nationale du handicap 2018-2019. Lancée en décembre dernier, cette démarche comportait trois composantes : la labellisation d'actions citoyennes sur les territoires (500 actions labellisées à ce jour), des déplacements des ministres "à la rencontre des citoyens" et le lancement de cinq "chantiers nationaux" : améliorer et simplifier la compensation du handicap pour les enfants, rénover la prestation de compensation du handicap pour les personnes handicapées adultes, faire évoluer les MDPH, prévenir les départs non souhaités en Belgique et, enfin, assurer la participation des personnes en situation de handicap à la construction des politiques publiques.

MDPH : pour une ouverture "automatique" de certains droits

La réunion du 10 juillet était précisément consacrée à la restitution des cinq chantiers. Celle-ci fait aussi l'objet d'un document de synthèse très clair et très pédagogique, mais qui reste assez peu précis sur le contenu et les modalités de mise en œuvre des mesures proposées. Ainsi, sur l'évolution des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), le document rappelle qu'"il existe aujourd'hui une iniquité et inégalité territoriales dans l'octroi des droits", avec en particulier des délais de traitement allant du simple au quadruple selon les départements. Il propose donc une ouverture "automatique" de certains droits et une procédure accélérée de leur renouvellement.

De même, le groupe de travail préconise un "pilotage renforcé des MDPH", dont il est difficile de savoir ce qu'il recouvre, si ce n'est la mise en place d'une mission nationale d'évaluation et d'appui (mission d'appui qu'exerce déjà plus ou moins la CNSA). Sur ce chantier, il est également préconisé, sans plus de précision, de poursuivre des travaux en vue notamment de développer les services numériques, de rénover les instances de décision et de garantir les moyens humains et financiers des MDPH (assurés aujourd'hui principalement par les départements).

PCH : vers une simplification de la demande d'aide-ménagère départementale ?

Sur la question de l'amélioration et de la simplification de la compensation du handicap pour les enfants, le groupe de travail (coprésidé par Daniel Lenoir, Igas et ancien directeur général de la Cnaf) propose une "réforme structurelle" qui substituerait aux actuels compléments de l'AEEH (allocation d'éducation de l'enfant handicapé) une nouvelle allocation de présence parentale, une ouverture aux enfants des éléments de la PCH (prestation de compensation du handicap) et une prise en charge par l'assurance maladie de tous les frais relevant du soin. En attendant, le groupe de travail préconise également "douze mesures rapides"

Sur la rénovation de la PCH, destinée majoritairement aux adultes et financée par les départements, le groupe de travail correspondant propose notamment une défiscalisation du dédommagement de l'aidant et l'automaticité de l'attribution de l'assurance vieillesse des parents au foyer, une simplification de la demande d'aide-ménagère départementale ou encore une aide à la parentalité pour les parents en situation de handicap.

Départs en Belgique et participation des personnes handicapées

Sur la prévention des départs non souhaités en Belgique (qui concernaient 1.500 enfants et 6.109 adultes à la fin de 2017), le groupe de travail préconise de poursuivre activement le développement de solutions alternatives en France et d'étendre les initiatives pour faciliter les retours. À cette fin, il suggère de reverser aux trois principales ARS concernées par les départs en Belgique les crédits correspondant aux "départs évités" sur trois ans, afin de financer le déploiement de réponses de proximité en France.

Enfin, l'amélioration de la participation des personnes en situation de handicap à la construction des politiques publiques passe, entre autres, par la création d'un Haut conseil aux citoyens handicapés et par le développement des liens avec d'autres instances de droit public (dont le Cese) et avec les territoires. Il reste maintenant à connaître ce que le gouvernement retiendra de ces propositions dans les prochains mois.

13 juillet 2019

L’Institut Le Val Mandé ouvre une structure de répit des aidants pour l’été

article publié dans 94.Citoyens.com

L’Institut Le Val Mandé ouvre une structure de répit des aidants pour l’été
 

L’Institut le Val Mandé, établissement public médico-social pour adultes et enfants handicapés basé à Saint-Mandé, ouvre ce lundi 15 juillet son «Offre de Répit Enfance 94», première étape avant l’ouverture d’une «Plateforme de Prestations Enfance 94» à partir du 15 septembre.

Cette Offre de Répit Enfance 94 fonctionnera toute l’année durant une partie des vacances scolaires et certains week-ends.
Dès ce lundi 15 juillet, l’Institut accueillera une vingtaine de jeunes de 11 à 20 ans qui étaient jusqu’à présent au domicile sans solution ou avec des solutions très partielles. «L’objectif est d’offrir, d’une part aux familles un temps de répit, d’autre part une première approche d’un accompagnement en collectivité pour des jeunes en rupture de parcours. Les jeunes seront accueillis et encadrés par une équipe experte qui aura pour objectif la co-construction d’une réponse adaptée aux besoins avec les partenaires et les familles», détaille l’institut.

Ce projet et celui de la plate-forme s’inscrivent dans le cadre des Appels à Manifestation d’Intérêt pour des solutions innovantes lancés l’été dernier par l’ARS Ile-de-France et bénéficient, à ce titre, d’un soutien financier.

3 mai 2019

Autisme : l'accueil des centres spécialisés pointé du doigt

article publié sur Handicap.fr

"Votre fils n'est pas autiste, il est psychotique ". D'après l'enquête d'un collectif impliqué dans le champ de l'autisme, certains établissements ne respecteraient pas les recommandations de la Haute autorité de santé. Les familles témoignent.

2 mai 2019 • Par

 

Illustration article

« L'autisme est une étiquette, une mode », « L'autisme n'existe pas », « C'est seulement un problème d'éducation / un trouble de l'attachement »… Des phrases qui font l'effet d'un coup de poignard pour les parents d'enfants porteurs de ce trouble. Les auteurs : des professionnels d'établissements spécialisés. Ces témoignages ont été recueillis dans le cadre d'une enquête initiée par un collectif d'usagers impliqués dans le champ de l'autisme, en collaboration avec l'Association francophone de femmes autistes (AFFA). L'objectif : déterminer si les centres sanitaires et médico-sociaux qui accueillent des enfants avec autisme respectent les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Entre le 2 février et le 2 mars 2019, 509 personnes ont répondu à un questionnaire en ligne concernant les suivis en CMP (centre médico-psychologique), CMPP (centre médico-psycho-pédagogique), CAMSP (centre d'action médico-sociale précoce) ou en hôpitaux de jour. Le résultat est accablant…

Cri d'alarme des usagers

Seules 24 % des personnes interrogées se disent satisfaites du suivi de leur enfant. 62 % déclarent être insatisfaites et 14 % le sont moyennement. D'autre part, « seules 18,1 % mentionnent des approches constituant le socle de base des interventions recommandées par la HAS (Haute autorité de santé) », analyse l'AFFA. Première cause de désaccord : la culpabilisation des mères et la dévalorisation du rôle parental, avec des phrases du type « Votre fils n'a rien, c'est vous qui devriez être suivie », « Il a des défenses autistiques car vous ne vous faites pas confiance »… De nombreuses familles dénoncent un abus de pouvoir des établissements. « A l'annonce de mon souhait d'arrêter le suivi, j'ai reçu des menaces de signalement et un refus de faire les certificats médicaux nécessaires à la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) », explique l'une d'elles. Elles évoquent également des croyances obsolètes. De nombreux professionnels associeraient l'autisme aux écrans, à une psychose ou encore à de la déficience intellectuelle. « On m'a dit : 'Il parle donc il n'est pas autiste' », témoigne une mère. Dans ce contexte, les diagnostics se font rares. Plusieurs commentaires font état d'entrave à la démarche diagnostique « par dogmatisme », analyse l'AFFA. « Pourquoi voulez-vous que votre enfant soit malade ? », « Ne l'enfermez pas dans une étiquette ». Les familles déplorent également un refus de collaboration, « allant à l'encontre des recommandations de la HAS pour qui 'la réponse aux besoins (…) requiert une concertation des partenaires' », souligne l'association.

Préconisations de l'AFFA

Face à ce constat, l'AFFA émet plusieurs préconisations, à commencer par informer les personnes avec autisme et leurs familles de leurs droits, par le biais de « plaquettes mises à leur disposition et/ou de conférences », par exemple. Selon elle, il faut impliquer les usagers dans les contrôles qualités, prônés par la HAS, notamment avec « des questionnaires de satisfaction ». La formation « approfondie des professionnels aux pratiques constituant le fondement des recommandations de la HAS » parait également essentielle. Enfin, l'AFFA recommande de « conditionner l'obtention de financement », certains centres bénéficiant de fonds de l'Agence régionale de santé (ARS) pour le suivi des personnes avec autisme. Elle liste plusieurs modalités : une vérification des mises à jour des pratiques vis-à-vis des recommandations de la HAS, une évaluation systématique et régulière des besoins et des ressources et une mise en place de procédures d'évaluation diagnostique précoce d'autisme. « Nous sommes épuisés, endettés mais notre enfant a progressé depuis qu'il a quitté le CMP », concluent des parents.

3 mai 2019

Doubs : un dispositif pour permettre aux proches des personnes autistes de respirer

 

Doubs : un dispositif pour permettre aux proches des personnes autistes de " respirer "

Depuis janvier 2019, le Dispositif Répit Autisme Doubs (DRA25) accompagne les familles et aidants de personnes autistes pour leur permettre " de prendre du temps " et de " prévenir les situations d'épuisement ".. Ce dispositif est proposé par le SESSAD Comtois (géré par l'AHS) et financé par l'Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté.

https://www.macommune.info

 

26 avril 2019

Bretagne -> AMI 2019 Préfiguration plateformes départementales TND

 

AMI 2019 Préfiguration plateformes départementales TND

Préfiguration des plateformes départementales d'orientation et de coordination dans le cadre du parcours de bilan et d'intervention précoce pour enfants avec troubles du neurodéveloppement (TND) en Bretagne

https://www.bretagne.ars.sante.fr

 

24 avril 2019

Autisme : bientôt un foyer d'accueil à Noisy-le-Grand

article publié sur le site de la ville de Noisy-le-Grand


Une perspective du futur bâtiment vu depuis la coulée verte en cours d’aménagement.

À Noisy, la Ville s’engage pour ne pas laisser les personnes atteintes d’autisme et leur famille sans solution. Elle met à disposition un terrain pour la construction d’un foyer d’accueil médicalisé de 35 places, qui ouvrira en 2021.

Publié le 18 avril 2019

Le 2 avril avait lieu la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, une maladie qui touche des milliers de familles en France. Des familles parfois sans solution pour leurs proches autistes et obligées de déménager en Belgique pour leur offrir un lieu d’accueil adapté.

« La Ville a souhaité répondre à la problématique de l’accueil des adultes atteints d’autisme en réservant un terrain lui appartenant pour la construction d’une structure adaptée. C’est un projet que la municipalité a défendu devant l’Agence régionale de santé avec l’association partenaire, le Gapas », explique Bellina Léon, adjointe au maire déléguée à la Santé et au Handicap.

Ainsi, un foyer d’accueil médicalisé de 35 places pour adultes, dont 5 places en accueil de jour, sera construit rue René-Navier. Ce projet est porté par le Gapas, qui gère 26 établissements spécialisés en France, et son financement est assuré notamment par l’Agence régionale de santé. Les travaux débuteront en 2020, rue René-Navier, pour une ouverture en 2021.

Information et orientation

« Le bâtiment a été conçu pour s’adapter aux spécificités de l’autisme, grâce à sa sobriété, mais aussi pour une bonne intégration dans le quartier, en collaboration avec la Ville de Noisy », précise Charly Chevalley, responsable qualité et développement au sein du Gapas. « L’objectif est aussi d’ouvrir ce foyer d’accueil sur la ville et d’offrir un nouveau service aux habitants face à une désertification médicale qui s’accélère, poursuit Bellina Léon. Les aidants familiaux seront associés à cette structure qui prévoit, en outre, la création d’un espace parental dédié à l’information et l’orientation sur l’autisme. Ce projet s’inscrit dans la continuité de notre travail d’inclusion des personnes handicapées dans la ville, et nous favoriserons leur participation aux différents dispositifs culturels, sportifs ou associatifs de Noisy. »

18 avril 2019

Vidéo -> L’exigence de qualité en autisme, une démarche pionnière pour le champ médico-social

danièle langloys présidente autisme franceDanièle LANGLOYS - Présidente AUTISME FRANCE
La nouvelle certification autisme
« Qu’est-ce que l’exigence de qualité en autisme dans les établissements médico-sociaux ? »
Organisée par l’Union Régionale Autisme France Poitou-Charentes
Mardi 22 janvier 2019 - Salle culturelle - Breuil-Magné

 

 

16 avril 2019

Un internat pour les enfants autistes à Vierzon

Un internat pour les enfants autistes à Vierzon
Les PEP 18 ont ouvert, en septembre dernier, un internat pour des jeunes qui souffrent d’autisme sévère. Un nouvel outil pour l’accompagnement des enfants.


Les PEP 18, soutenus par l’Agence régionale de santé (ARS), expérimentent, depuis l’automne, un nouvel outil pour accompagner les enfants atteints d’autisme sévère : un internat thérapeutique. Avec une dizaine de places, il accueille, pour une ou plusieurs nuits, des enfants âgés de 6 à 20 ans, suivis par l’un des trois IME (instituts médico-éducatifs) de Bourges et de Vierzon.
 
L’association des PEP 18 a investi, l’an dernier, pour réaménager l’un de ses bâtiments de la place du Tacot, l’ancienne maison d’accueil spécialisée pour adultes handicapés (Masap), laissée vacante après le transfert de la structure en 2017, sur le site des Grandes-Terres.

De nouveaux travaux

Dans ce bâtiment, proche de l’IME et de l’ISEP (institut de soins et d’éducation pour enfants et adolescents polyhandicapés), « il a fallu tout reprendre, tout repenser, car ce ne sont pas du tout les mêmes publics », indique Anne Gauriat, la directrice de l’IME de Vierzon, auquel l’internat est rattaché.
 
Les grands espaces, auparavant nécessaires aux déplacements des adultes en fauteuil roulant, ont, par exemple, laissé place à de plus petits espaces, plus rassurants pour les enfants autistes. 
 
Dix chambres ont été aménagées et équipées de façon à ce que les enfants ne puissent pas se mettre en danger. « Mais on va lancer de nouveaux travaux dès le mois de mai ou de juin pour aménager des salles de bain individuelles », annonce la directrice.
 
Une salle de repli, dotée d’un revêtement mural spécifique, a été créée. « C’est très important pour les enfants autistes, quand ils sont dans des moments d’agitation intense, qu’ils ont besoin de s’isoler », souligne le Dr Éric Félicité, médecin psychiatre coordinateur aux PEP 18. Et la salle de vie, qui sert de salle à manger, a été divisée en plusieurs espaces. « Pour certains enfants, manger avec les autres, c’est très compliqué. »
 
Internat pour enfants autistes à Vierzon. Photo Pierrick Delobelle.

Quelles démarches pour son enfant autiste dans le Cher ?

Une salle TED

L’internat dispose, aussi, d’ une salle TED, salle de thérapie d’échange et de développement, qui permet d’aider l’enfant à développer ses capacités de contact avec autrui. « Il n’y a que deux salles TED dans le département, l’une à Bourges et l’autre ici, à Vierzon », précise-t-il.
 
Dans cet espace particulièrement épuré, les enfants sont filmés. « Ça nous permet de revisualiser la séance et de pouvoir saisir le moindre regard, le moindre partage qui nous aurait échappé. » Un outil important pour l’accompagnement thérapeutique de ces enfants.
 
Internat pour enfants autistes à Vierzon. Photo Pierrick Delobelle.
 
Les jeunes sont encadrés par un éducateur spécialisé, des aides-soignantes spécialisées, une infirmière, des psychologues et un médecin. Depuis son ouverture, l’internat est passé de deux à sept enfants, accueillis sur indication d’un médecin, pour une ou plusieurs nuits. « C’est la preuve que ça correspond véritablement à un besoin », constate le médecin psychiatre.

Garder l'enfant une nuit pour reposer les parents

Un besoin pour les familles. « Le problème des enfants TSA (pour trouble du spectre de l’autisme), des troubles du comportement, c’est que certaines familles peuvent s’épuiser. L’objectif, c’est de pouvoir leur dire, à partir du moment où les enfants sont suivis en IME, “si vous voulez, on vous prend votre enfant une nuit par semaine”, pour que ces familles puissent souffler. »
 
Pour l’équipe soignante, l’internat présente, aussi, des avantages. « Nous, ça nous permet d’ accompagner les enfants dans certaines méthodes psycho-éducatives, comme le PECS (un système de communication par échange d’image, par pictogramme, NDLR). » Ou encore « dans les cas de troubles du comportement importants, de pouvoir en analyser les causes ».
 
Internat pour enfants autistes à Vierzon.
 
Reste que l’on ne peut pas « savoir aujourd’hui comment ça va évoluer. Cet internat, c’est un peu expérimental. Mais, plus on va avancer dans le temps, plus les médecins vont connaître l’institution ». Et plus les familles « partageront leur expérience », levant, ainsi, les inquiétudes de celles qui hésitent encore à laisser, même ne serait-ce qu’une nuit, ces enfants si fragiles.
 
Sabrina Vernade
sabrina.vernade@centrefrance.com
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