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"Au bonheur d'Elise"
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15 janvier 2018

Marmande : l’ovale pour thérapie

article publié dans Sud Ouest

Publié le 14/01/2018 à 3h30. Mis à jour à 7h52 par Michel Roussille.

 Marmande : l’ovale pour thérapie Un rassemblement éducatif et convivial pour la rentrée 2018 de Garovalin.

Photo Alain Guilbaud

Garovalin, association pour l’insertion des jeunes autistes et handicapés, a lancé un programme d’initiation au rugby.

C’était hier jour de rentrée 2018 pour la section Handicap mental et Autisme de l’Union Sportive Marmandaise. Une association dénommée Garovalin (Garonne Ovalie Intégration) créée au sein du club en accord avec la Commission Cohésion Sociale et Insertion de la Fédération Française de Rugby dirigée par Laetitia Pachoud, (1) vice -présidente de l’US Lectoure et membre du bureau de la FFR.

« Cette section est la première de l’agglomération Val de Garonne, a rappelé M. Le Mab, qui en est l’un des créateurs. Notre objectif est d’en ouvrir deux autres, au sein du Rugby Club de Sainte-Bazeille et de celui de Virazeil. Notre démarche s’adresse à tous les garçons et filles autistes et handicapés mentaux de 8 à 15 ans. Pour faciliter la mise en route de la section, nous avons fait appel à l’association Solincité qui prend en compte les publics en situation de handicap, d’exclusion ou confrontés à des problématiques de santé, et à Coup de Cœur Autisme, basée à Sainte-Bazeille (association créée pour structurer le lieu d’accueil des enfants autistes et atteints de troubles envahissants du développement). »

De l’individuel au collectif

Le lancement officiel de la section a eu lieu en novembre dernier au stade Georges-Dartiailh. De manière plutôt timide, comme l’a été la journée de reprise, hier… Ce sont cependant une dizaine d’enfants qui sont venus s’astreindre à quelques exercices d’équilibre et de gestuelle plutôt rébarbatifs pour des débutants. En toute bonne humeur et avec l’évident désir de progresser, de « faire mieux » à chaque fois, sous les conseils d’Adrien Bordes et Matthias Cardoit, éducateurs spécialisés à Solincité.

« Cette démarche permet aux enfants d’avoir une activité ciblée sur l’extérieur. Car, c’est un constat, les jeunes porteurs de handicap n’ont rien à leur disposition sur le grand Marmandais », précise Adrien Bordes. « L’action à pour but de les intégrer dans un cadre sportif avec des règles de vie et de partage, et aspire à apaiser en eux les troubles de la personnalité dont ils peuvent être atteints. Elle les invite et les initie même à aller d’une démarche individuelle vers un comportement plus collectif. »

Parents bienvenus

Le but de Garovalin est aussi de permettre aux parents de se rapprocher et de partager, voire même de s’intégrer ou s’investir dans la démarche. De casser un éventuel isolement.

« Il serait souhaitable qu’au fur et à mesure de l’évolution de la structure, ils viennent plus nombreux pour s’impliquer, souligne Adrien Bordes. Cet investissement familial renforcerait l’encadrement et serait de nature à accélérer la sociabilisation des jeunes malades. Et, cela a déjà été prouvé, le simple fait de passer le ballon à « l’autre », geste de base de l’altruisme et de la pratique du rugby est un vecteur dans ce domaine… »

Avec les beaux jours qui ne tarderont sûrement pas à revenir, le groupe des participants devrait s’épaissir, pour le bonheur de tous.

(1) Laetitia Pachoud avait dû se décommander pour la rentrée, en raison des obsèques de l’ex-arrière montois Jean-Marc Mazzonett, dont elle était parente.

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14 janvier 2018

Le dimanche c'est équitation avec Trott'Autrement pour Elise

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Et nous n'avons pas dérogé à la règle ce magnifique dimanche ensoleillé.

Séance sous la direction de Virginie Govoroff-Regnault assistée de Chloé Heilles qui depuis la fin décembre 2017 s'investit comme bénévole le dimanche au centre équestre municipal de Neuilly-sur-Marne ...

Super ambiance ... Elise avait participé en qualité d'observatrice à la séance précédente ... voir la page Facebook de Trot.

Et une Kalina super sympa comme d'habitude ... et belle.

14 janvier 2018

Handicap. Le SOS de parents bretons

Publié le 14 janvier 2018 à 00h00 Modifié le 14 janvier 2018 à 19h18
Yoann, 24 ans, dans les bras de son père, Éric Lallement, est épileptique et supporte mal la lumière.

Ce samedi matin, un collectif de familles, qui comptent toutes un jeune adulte en situation de handicap, s'est réuni à Saint-Allouestre, dans le Morbihan. Elles réclament une solution d'accueil pour leurs jeunes. 536 familles sont concernées en Bretagne.

Ils s'appellent François, Chloé, Naomi, Nadège, Yoann et pas sûr que, pour ces jeunes Bretons, 20 ans soit le plus bel âge de la vie. Non pas du fait du handicap dont ils sont tous porteurs : atteintes physiques, psychiques, polyhandicaps, lourds voire très lourds pour quasiment tous. Ce handicap, eux et leurs proches vivent avec depuis tellement longtemps qu'ils ont appris à composer. Avec difficultés, souvent, et combativité, toujours. Non, 20 ans, c'est pour eux l'âge de l'épée de Damoclès : celui où la loi estime qu'en tant qu'handicapés, ils ne sont plus à prendre en charge du côté des enfants, et qu'ils doivent donc quitter leur place en institution spécialisée, des instituts médico-éducatifs (IME) la plupart du temps.

Mais pour aller où ? Ce samedi matin, à Saint-Allouestre (56), les représentants d'un collectif de parents (*) ont décidé de monter au front. Lassés de devoir se défendre chacun de leur côté et lassés de demander, grâce à l'amendement Creton, un sursis pour leurs enfants : la faveur de les laisser en IME, le temps de trouver une autre solution alors que rien ne se profile à l'horizon... et quitte à bloquer des places pour des enfants qui en auraient, eux aussi, bien besoin. Cercle vicieux. 

« En Bretagne, on compte 534 cas relevant de l'amendement Creton », détaille Marie-Noëlle Lallement, la maman de Yoann, jeune homme aux yeux clairs, polyhandicapé de 24 ans. « On dirait que notre galère est une spécificité bretonne : en Vendée ou en Aveyron, ce type de problème n'existe pas ! »

« Il faut leur mettre un bonnet rouge, à nos gosses ? »

Le courrier envoyé, en août dernier, par le collectif à l'Élysée, avec copie au secrétariat d'État aux Personnes handicapées, aux ARS et aux présidents de conseils départementaux est, à ce jour, resté désespérément sans réponse. « La situation est explosive en Bretagne. Que faut-il faire pour que les pouvoirs publics, l'ARS et, surtout, le gouvernement prennent en compte nos demandes et que l'État ne cesse de se désengager ? Les personnes handicapées ont droit à un accompagnement tout au long de leur vie. Alors que faire pour qu'on nous entende ? Il faut leur mettre un bonnet rouge sur la tête, à nos gosses ? »

Le collectif appelle les familles isolées à les rejoindre

Une autre maman embraye : « Ce que nous voulons, ce sont aussi des situations adaptées aux spécificités propres à chacun de nos enfants. Tous n'ont pas vocation à partir en internat (les familles les retrouvent alors pour les week-ends et les vacances, NDLR) et, pour autant, il n'y a pas de place en accueil de jour ! ». Le collectif, qui compte une trentaine de familles pour « noyau dur », est en train d'être rejoint par d'autres collectifs ou associations. Il espère fédérer en son sein le maximum des 536 amendements Creton de Bretagne. 

« Certaines familles ont baissé les bras et sont hyperisolées. Il y en a encore qui ont honte, qui se cachent, qui sont épuisées... ». La veille de leur réunion, l'ARS du Morbihan a annoncé à Marie-Noëlle Lallement que 14 places seraient créées dans le département. « C'est un début mais qu'est-ce qu'on va faire pour les 520 autres ? On ne lâchera rien ». 

* Pour rejoindre le collectif et pour tout renseignement, consulter le groupe Facebook « Collectif de parents pour l'accueil de nos jeunes handicapés de 20 ans et + ».

13 janvier 2018

Le 4ème plan autisme a-t-il les moyens de ses ambitions ?

article publié dans va-infos

Le 4ème plan autisme a-t-il les moyens de ses ambitions ?

A l’occasion de la visite de Geneviève Mannarino, conseillère départementale, au sein du centre Alissa pour autistes d’Aubry-du-Hainaut, le « 4ème plan Autisme » a été abordé par les acteurs présents, Andre Masin, le président d’AFG autisme, Renée Stievenard, maire d’Aubry-du-Hainaut, Cécile Linquette, vice-présidente de l’association l’As des As, la nouvelle directrice Caroline Laurin, et la psychologue, Claire Lecherf.

( Visuel André Masin, Geneviève Mannarino, Caroline Laurin, Renée Stievenart, et Claire Lecherf)

Avant des sujets nationaux abordés par les différents locuteurs, cet échange intervient après un début du mois de décembre électrique. Vacance d’une direction depuis juillet 2016, certes remplacée par Mme Lecherf, un membre de l’équipe médico-sociale, pléthore de questions des parents, des salariés déboussolés, une communication bien trop timide de l’exploitant ’AFG autisme, une porte un matin…, et tout cela débouche sur l’expression d’une colère. Elle ne se juge pas, doit s’entendre, s’écouter, car elle repose sur le fondement qui anime toutes les parties concernées, AFG, parents, salariés…, en l’occurence le bien-être de l’enfant autiste au sein du Centre Alissa.

Le président d’AFG a voulu répondre « la directrice devait arriver le 01 janvier, elle était déjà engagée. Nous avons eu des problèmes de recrutement, compétences insuffisantes, voire un refus d’une promotion interne. Nous ne pouvons pas annoncer des embauches qui ne sont pas certaines », assène André Masin, président d’AFG, très remonté sur cet épisode médiatique.

La nouvelle directrice, Caroline Laurin, est sur site depuis le 12 décembre dernier. « Mme Laurin arrive d’une EPHAD sur la région lilloise. Elle était en cours de formation depuis octobre. Nous l’avons formé sur la thématique de l’autisme », ajoute André Masin.

Pour sa part, Cécile Linquette, vice-présidente de l’association As des As (autistes Asperger), souligne : « Toutes les familles indiquent qu’il y a un manque de communication. Il faut nous écouter, nous entendre. Nous avons du travail à faire ensemble ».

Toutes les cartes sont sur la table pour un retour à un fonctionnement pertinent et bienveillant chez Alissa. Le charme du passé est qu’il est passé, la tache de Mme Laurin est de taille. « Je suis le manager de cette équipe de 20 salariés. Aujourd’hui, la galette sera partagée avec les enfants, les parents, les salariés. Fin janvier, un conseil CVS (Conseil de Vie Sociale) est programmé », explique la nouvelle directrice. incontestablement, ce CVS sera un marqueur pour cette année 2018.

Une plate-forme numérique avec AFG Autisme

Hall d’accueil du Centre Alissa à Aubry-du-Hainaut

André Masin a profité de cette rencontre pour annoncer un prochain déploiement d’une plate-forme numérique partagée. C’est le logiciel Airmes, médico-social d’aide à l’accompagnement des personnes en situation de handicap. « Nous allons utiliser ce système dont nous ne sommes pas à l’origine. Par contre, son promoteur fait partie de notre Conseil d’administration. Cet outil permet de suivre le quotidien de l’enfant, l’agenda, les événements durant la journée, mais également la récupération de données comme le diagnostic de la MDPH… », indique André Masin.

Même si tous les parents ne disposent pas forcément des outils numériques adéquats, cette initiative est très positive dans le cadre d’une information au plus près du quotidien de l’enfant.

Enfin, pour conclure sur le sujet local, André Masin a demandé à Renée Stievenard, maire d’Aubry-du-Hainaut, une signalétique sur la commune pour ce centre Alissa, demande reçue 5/5 par la première magistrate.

« 30 enfants pour l’IME, 17 enfants pour le SESSAD sont sur les listes d’attente du Centre Alissa », précise Caroline Laurin. Cette donnée ouvre les portes d’une discussion plus large.

Geneviève Mannarino, conseillère départementale,  en charge des personnes handicapées et de l’autonomie : « Nous sommes dans un virage sur le sujet de l’autisme »

Caroline Laurin, Geneviève Mannarino

Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va. Le 1er plan autisme (2005/2007) n’existe que parce que la France a été condamnée par l’Europe sur la prise en charge des autistes. «  Nous sommes loin des pays nordiques, du Québec, voire de l’Italie du Nord, et de l’Espagne du Nord », souligne Geneviève Mannarino. En fait, la France cultive un retard structurel tout autant que culturel sur cette thématique.

Les chiffres sont glaçants. En effet, vous avez seulement «  3 à 5 % des autistes adultes, et 15 % des enfants, qui sont pris en charge en France », indique André Masin. C’est pourquoi, un 4ème Plan Autisme est en cours de négociation. « Nous avons beaucoup travaillé dans les commissions dédiées à ce 4ème plan autisme », indiquent de concert Geneviève Mannarino et André Masin.

Bien sûr, l’AFG avec 28 sites en exploitation, 800 salariés, participe à l’ensemble des commissions. « Je suis assez optimiste sur l’autisme léger en terme d’autonomie. Par contre, sur le bas niveau, je suis plus inquiet concernant l’issue de ce 4ème plan autisme », indique André Masin. Sur l’estimation de la population concernée « le spectre est plus large pour une population d’enfants qui n’étaient pas considérés comme autiste. De l’autre coté, les cas les plus lourds sont toujours dans un IME », ajoute-t-il.

« Nous sommes dans un virage sur le sujet de l’autisme. Rien n’interdit des expérimentations. Par contre, je suis très favorable à plus d’autonomie, mais jamais je n’ai mentionné la fermeture de structures », indique avec force Geneviève Mannarino. La question en filigrane est les moyens alloués à cet exercice. « Les premiers retours inquiètent en terme de moyens humains et financiers dédiés à ce 4ème plan autisme en région comme au national », ajoute-t-elle. Les consultations sont achevées. Les arbitrages sont en cours avec un retour dans les mois à venir, difficile d’aller plus loin dans les supputations. Par contre, le constat sur le 3ème Plan Autisme (2013-2017) est sans concession. « Nous avons eu trop peu de moyens pour la mise en place de ce nouveau plan, même si la formation a été abordée », explique André Masin.

Par contre, les paroles entendues durant ces consultations choquent parfois. En effet, certaines voix évoqueraient la fermeture des structures médico-sociales afin de favoriser un soutien appuyé à l’autonomie. « Je leur souhaite bien du courage. Certains jeunes, puis adultes, ne pourront jamais être autonomes. Il faut une réponse adaptée pour chacun », répond André Masin, père de deux autistes. Presque comme une évidence, entre la théorie dans les bureaux, et la pratique de terrain, le gouffre est immense. Le seul fait d’émettre la simple idée que l’autonomie pourrait être la seule réponse apportée à l’autisme est d’une naïveté coupable, d’une cruelle inconscience !!!

Le Conseil départemental prend des initiatives

Dans son prochain budget, le Conseil départemental du Nord joue la carte d’un accompagnement de l’autisme. A ce titre, des innovations comme les « familles gouvernantes » vont se développer sur le département, et bientôt sur Marly. « L’habitat inclusif serait une évolution. Pour cela, il faut travailler avec les bailleurs sociaux entre autres« , ajoute Geneviève Mannarino.

Pour autant, le Nord demeure frontalier de la Belgique. « Nous avons signé des  CPOM (contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens) avec des établissements belges dont accueil est d’une grande qualité », explique Geneviève Mannarino. Toutefois, cela ne constitue « qu’une réponse d’attente », ajoute la Conseillère départementale.

Assurément, la construction de structures en France serait le graal de l’accueil des autistes enfants, et adultes. C’est de l’emploi non délocalisable à terme, des chantiers, et bien sûr une nouvelle proximité pour les familles. Ne l’oublions pas, des enfants viennent de toute la France en Belgique, l’éloignement de la famille est un crève-coeur.

En conclusion de cet échange instructif, André Masin commente « tous les acteurs de l’autisme doivent faire quelque chose pour l’autisme», une aspiration très présidentielle soulignant « le besoin de collaboration entre les structures, associations etc. », ajoute Geneviève Mannarino. La transversalité est importante sur ce sujet comme sur tant d’autres.

L’autisme n’attend pas, il espère !

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 11 janvier 2018
André Masin Autisme Centre Alissa Geneviève Mannarino
Le 4ème plan autisme a-t-il les moyens de ses ambitions ?

12 janvier 2018

Tout va mieux au centre pour autistes Alissa

Dans la salle de motricité d’Alissa, de gauche à droite
: André Masin, président d’AFG autisme, Geneviève Mannarino, vice-présidente au conseil départemental, Caroline Laurin, nouvelle directrice, Renée Stievenart, maire d’Aubry-du-Hainaut et Claire Lecherf, psychologue et ex-directrice par intérim.
Dans la salle de motricité d’Alissa, de gauche à droite : André Masin, président d’AFG autisme, Geneviève Mannarino, vice-présidente au conseil départemental, Caroline Laurin, nouvelle directrice, Renée Stievenart, maire d’Aubry-du-Hainaut et Claire Lecherf, psychologue et ex-directrice par intérim.
 

Geneviève Mannarino le concède, «  il y a eu quelques articles de presse qui ont interpellé tout le monde  ». Mais précise-t-elle d’emblée : «  Je ne viens pas contrôler, ce n’est pas mon rôle. Nous, élus, on se doit d’être présents, de soutenir les structures.  ». Dans notre édition du 29 décembre, notamment, nous faisions état du « jour funeste » de la Saint-Nicolas, où le manque de personnel pour encadrer les autistes, âgés de 8 à 20 ans (en théorie Alissa peut accueillir les enfants à partir de 2 ans), avait été criant. Pendant dix-huit mois à compter de juillet 2016, le SESSAD (service d’éducation et de soins spécialisés à domicile) et l’IME (institut médico-éducatif), les deux structures qui forment Alissa, n’avaient plus de tête. Ce jeudi matin, autour de la table, était assise la nouvelle directrice Caroline Laurin, en poste depuis le 12 décembre. Elle était auparavant directrice adjointe d’une maison de retraite à Lille.

Visiblement, les trente autistes pris en charge dans les locaux d’Alissa, ouverts en 2015, ne seront plus chamboulés dans leurs habitudes. Chose rédhibitoire au plus haut point pour les personnes souffrant de ce handicap. «  Notre équipe compte vingt salariés, rassure Caroline Laurin. Il nous manque encore une orthophoniste, nous recrutons. Pour le moment, nous faisons appel à une orthophoniste libérale.  »

Améliorer la communication

André Masin, président et fondateur de l’association AFG autisme qui gère Alissa (et 27 autres en France), concède qu’il y a eu, au moins, «  un manque de communication  », entre la structure et les parents des enfants pris en charge. Plusieurs initiatives sont en cours, pour doper le dialogue. Outre la phrase classique de nouvelle arrivante, de la part de la directrice, «  la porte de mon bureau reste toujours ouverte  », une galette des rois est organisée ce vendredi. Cela peut sembler banal mais, au regard de l’ambiance tendue qui a régné ces derniers mois, c’est une petite avancée.

Comme dans de nombreux établissements de prise en charge des autistes, la liste d’attente pour entrer à Alissa est longue. «  Trente pour l’IME, 17 pour le SESSAD  », indique Caroline Laurin. «  En France, on a beaucoup de retard à rattraper  », commente Geneviève Mannarino qui pointe un manque de places global. Un quatrième plan Autisme est, au niveau national, prévu pour le printemps prochain.

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11 janvier 2018

Autisme 75-Île-de-France et Autisme en Yvelines fusionnent & deviennent Autisme en Île-de-France (AeIDF)

 

 

9 janvier 2018

Ciné-ma différence samedi 13 janvier 16h15 : PADDINGTON 2 - au Kosmos à Fontenay-sous-Bois

 
 
Envol Loisirs
 
 
Paddington 2
 
 
 
samedi 13 Janvier à 16h15 au Kosmos
 
Pour bien commencer l'année ......Nous vous attendons nombreux.
 
Bonne année à tous.
 
Amicalement.
 
 
Marie-Françoise Lipp
Envol Loisirs
 
Pour tout savoir sur le film et la séance
 
 
 
Facebook
 
 
8 janvier 2018

Elise a reçu les voeux de l'association Trott'Autrement !

Association Trott'Autrement

 

 
 
 
 
5 janvier 2018

L'association R.I.AU (Rencontres Internationales de l'AUtisme) & le CRAIF prépare le prochain salon : 6 et 7 avril 2018

 

Salon international de l'autisme 2018 Paris by Riau

Bienvenue sur le site du premier salon international autour de tous les autismes. Conférences, ateliers, village ressources ...

http://salondelautisme4.wixsite.com

 

4 janvier 2018

Contribution Autisme France à la synthèse des axes stratégiques pour le plan 4

2 janvier 2018

La Ferme au Bois, quinze ans d’accueil pour les adultes autistes

Gilles Pourbaix est l’un des fondateurs de la Ferme au Bois, créée par cinq familles d’enfants autistes.
Gilles Pourbaix est l’un des fondateurs de la Ferme au Bois, créée par cinq familles d’enfants autistes.

 

Cela fait 33 ans que Gilles Pourbaix a empoigné son bâton de pèlerin pour porter haut la voix des autistes. Trente-trois ans, c’est l’âge d’Axelle, sa fille, qui ne parle pas. Elle communique par des images et des objets.

Mais à la naissance d’Axelle, on parle peu d’autisme. «  Un médecin nous a expliqué que son retard était dû au fait que c’était une fille qui arrivait après quatre garçons. Selon lui, ma femme ne savait pas s’occuper d’une fille  », se souvient amèrement le Templeuvois.

Explications culpabilisantes

Le couple refuse les explications psychanalytiques culpabilisantes et se tourne vers les méthodes éducatives. Impensable de placer Axelle en hôpital psychiatrique.

Petite, elle est accueillie en Belgique, plus réceptive à la vision anglo-saxonne. «  Avec quatre autres familles, nous nous sommes rendu compte qu’il existait très peu d’établissements éducatifs en France  », note Gilles Pourbaix. Alors ils se regroupent en association pour en ouvrir.

« Ils s’occupent d’un potager, de quelques animaux. Et participent à la vie du village. La Ferme au Bois n’est pas un ghetto. »

C’est alors que naît le projet de la Ferme au Bois, un foyer d’accueil médicalisé (FAM) pour autistes à partir de 20 ans. La famille d’Axelle met un terrain à disposition. Et, grâce aux deniers publics, l’association rénove une vieille ferme au carré qui deviendra la maison des activités, nantie de deux accueils de nuit.

Longue liste d’attente

Ici, la nature donne les premiers repères à ces publics qui en ont tant besoin. «  Ils s’occupent d’un potager, de quelques animaux. Et participent à la vie du village en allant chercher le pain, en faisant du sport dans la salle communale. La Ferme au Bois n’est pas un ghetto  », insiste Gilles Pourbaix.

Le président d’Autisme 59-62, l’association qui gère désormais la Ferme au Bois, se désespère «  d’une liste d’attente de 150 familles  » qui escomptent une place en foyer d’accueil.

«  Les jeunes qui devraient sortir des Instituts médico-éducatifs ne le peuvent pas car il n’y a pas de place dans les structures pour adultes. Alors ils restent en IME et prennent la place des plus jeunes. Avec les budgets contraints, on est dans une logique infernale  », dénonce Gilles Pourbaix, également vice-président du Centre de ressource autisme.

Alors il interpelle le ministère, les élus départementaux et régionaux, sans lâcher son bâton de pèlerin.

 

Association autisme Nord

Les dates clés

1995

Des parents d’enfants autistes créent l’association Autisme Nord pour financer la construction de structures adaptées.

2002

La date d’ouverture de la Ferme au Bois de Genech, un Foyer d’accueil médicalisé qui s’étend sur 1,8 ha et accueille 18 internes.

2005

Construction de l’extension de Templeuve qui accueille 8 adultes autistes.

2014

Autisme Nord fusionne avec Sésame autisme pour créer Autisme 59-62

Bientôt quinze établissements dans la région

Autisme 59-62 gère plusieurs établissements dans la Pévèle : trois foyers d’accueils médicalisés à Genech, Attiches et Templeuve-en-Pévèle, un ESAT (établissement et service d’aide par le travail) à Orchies, au sein de la Chicorée Leroux, ainsi qu’un FAM et un foyer d’hébergement, un FAM à Herlies (qui déménage à Hantay en janvier), deux IME (Institut médico-éducatif) à Annœullin et à Tourcoing, un centre de jour et des maisons Asperger (autistes de haut niveau) à La Bassée, et un FAM à Liévin.

Ce sont en tout treize établissements auxquels se sont ajoutés le SESSAD Éclat de Roubaix (services d’éducation spéciale et de soins à domicile) et le FAM du Coquelicot à Bray-sur-Somme depuis le 1er  janvier.

Pour l’instant, l’association emploie 350 salariés et accueille 300 autistes, de 6 ans à une cinquantaine d’années.

1 janvier 2018

Sarah, 9 ans, avec trisomie : une scolarité heureuse !

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Il y a, à l'école, des parcours d'enfants handicapés réussis et heureux. Sarah, 9 ans, porteuse de trisomie 21, suit une scolarité en CM1. Sa présence enseigne à ses camarades la tolérance. Une belle histoire qui devrait être la norme...

Par , le 30-12-2017

Des centaines d'enfants handicapés laissés chaque année à la porte des écoles françaises ? La colère des parents est légitime et immense. Pourtant, derrière ces déraillements, ces « dysfonctionnements », d'autres s'épanouissent sans encombre dans des établissements qui respectent la loi et se montrent surtout bienveillants. C'est l'histoire de Sarah… Pas un conte de Noël, une réalité.

L'école qu'elle aime tant

Sarah a 9 ans. Elle habite Nancy. Porteuse de trisomie 21, elle fréquente une classe ordinaire en CM1. « A l'heure où tant de parents ont des difficultés à faire scolariser leur enfant porteur de handicap, elle est la preuve que l'inclusion est possible, avec l'aide de tous », explique Hélène, sa maman. Comme tous ses copains, Sarah a fait sa rentrée le 1er septembre 2017. « Elle est partie, son cartable sur le dos, rejoindre l'école qu'elle aime tant, poursuit-elle. Elle était attendue et on pouvait entendre dans son sillage des : « Chouette, Sarah est là ! ». » La fillette a distribué quelques bisous avant de rejoindre sa classe.

Des progrès énormes

Son AVS (Auxiliaire de vie scolaire), Rosine, l'attendait avec impatience. Avec le soutien de l'enseignante, elle adapte les cours, une habitude prise depuis un an puisqu'elle suivait déjà Sarah en CE2. Elle transcrit ainsi certains cours en FALC (Facile à lire et à comprendre), une méthode adaptée aux personnes ayant des difficultés cognitives qui consiste à alléger la quantité d'informations sur une page, elle prépare les manipulations en maths… Rosine atteste que son élève fait d'énormes progrès dans cette « classe ordinaire », aussi bien en termes de comportement et de socialisation que d'acquis scolaires.

L'école de la tolérance

Selon sa maman, la présence de Sarah dans la classe apporte une réelle richesse : « Elle prépare ses camarades à une société plus inclusive, plus ouverte à l'autre dans ses différences ». Sarah travaille à l'école, bien sûr, mais met aussi les autres « au travail », en interpellant leurs capacités de tolérance. « C'est aussi, et beaucoup, grâce au travail et à l'adaptabilité de sa professeure qui est très présente auprès de Sarah et des autres enfants, et un peu plus lorsque l'AVS n'est pas là, poursuit Hélène. Plus l'inclusion sera importante au sein de l'école de la République plus la société intégrera nos enfants porteurs d'un handicap. C'est possible, et Sarah en est la preuve. » En s'épanouissant au milieu de tous, la fillette, comme tant d'autres, peut espérer mener une vie sociale, professionnelle et citoyenne pleine et entière. « Elle devra, certes, apprendre à vivre avec ses limites et son potentiel, et la société aura le devoir de s'adapter à elle également », consent sa maman.

Pour tous les enfants

Généraliser ce type de parcours est l'un des objectifs de l'association Grandir à l'école et en société que préside Nathalie Gerrier. Malgré des progrès, elle observe que certaines écoles sont encore peu enclines à accueillir les enfants porteurs de trisomie 21, imposant sans négociation possible la présence de l'AVS aux familles. Sarah, elle, va à l'école même lorsque son AVS est absente. « J'espère que l'histoire de Sarah leur donnera l'envie et la volonté de changer de regard, conclut Hélène. La loi va dans le sens de l'inclusion des enfants handicapés ; merci aux enseignants et directeurs de l'appliquer avec bienveillance et intelligence. » Et Nathalie Gerrier de conclure : « Les enseignants sont comme un relais qui accueillent et font progresser l'enfant porteur de trisomie 21. Certes, la vitesse d'apprentissage est différente de leurs camarades mais les progrès et le bénéfice de l'école ordinaire se font bien ressentir même dix ans après. A la fin de l'année, l'enseignant passe le relais au professeur suivant comme lors d'une course. C'est dans la durée que l'on voit les progrès et pas seulement sur une année. ».

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

 

27 décembre 2017

Robes noires et blouses blanches ou le problème préoccupant des signalements abusifs

placements abusifs

article publié dans JIM

Publié le 27/12/2017

Paris, le mercredi 27 décembre 2017 – « Il (le médecin) a fait une IP (information préoccupante) sans nous prévenir, pour carence de soins et nomadisme médical. Pourquoi n’a-t-il pas pris la peine de nous appeler ? On lui aurait expliqué nos réflexions, nos doutes... On a l’impression qu’il a coché des cases pour se protéger : enfant autiste, pas de suivi, signalement... Je n’ai plus confiance ». C’est par ce témoignage en forme de vignette clinique, que TSA (Travail Social Actualités) avait illustré le problème des signalements abusifs de parents d’enfants autistes à la protection de l’enfance (1). En fait, deux débats se superposent. D’une part, la question (plus générale) des confusions de diagnostics, dans ce cas entre autisme et maltraitance, ailleurs entre une suspicion de maltraitance et une autre situation médicale ou psychopathologique : maladie des os de verre, phénomène d’aliénation parentale (2), etc. Ces erreurs d’aiguillage conduisent à faire intervenir indûment les robes noires des magistrats là où les blouses blanches des médecins s’imposeraient en priorité. D’autre part, il existe une controverse, plus spécifique aux troubles du spectre autistique, sur les modes de prise en charge préconisés. Quand une famille s’oppose à une proposition d’intervention (thérapie, rééducation particulière...), il n’est pas rare qu’elle suscite des soupçons de maltraitance, au moins par carence de soins : voyant abusivement un contexte de maltraitance, des travailleurs sociaux, des médecins ou des enseignants signalent une situation préoccupante et la lourde machinerie judiciaire est alors actionnée.


Pourtant, « personne ne ressort indemne d’une procédure pour signalement abusif, des familles sont détruites », souligne M’Hammed Sajidi, auteur d’un Guide contre le signalement abusif (3). Présidente d’Autisme France et auteure d’un rapport sur les violations des droits et dysfonctionnements de l’Aide sociale à l’enfance » (publié en juillet 2015) (4), Danièle Langloys dénonce une « impitoyable machine à broyer les familles d’enfants autistes. » Et même un juge des enfants, Éric Bocciarelli, confirme la réalité de ce problème : « On est insuffisamment éclairé. On n’est pas très bon pour évaluer la maltraitance, l’autisme n’est pas toujours bien diagnostiqué en France, et les magistrats sont au degré zéro de la formation sur les troubles autistiques. »

Plusieurs moyens permettraient d’améliorer cette triste situation. Surtout, promouvoir une meilleure formation pour l’ensemble des acteurs impliqués dans la chaîne des signalements et des IP, y compris les médecins de première ligne, auxquels on demande de plus en plus souvent de formuler un diagnostic incombant normalement aux Centres de ressources autisme (CRA), car ces structures dédiées sont engorgées par des « listes d’attente de 18 mois. » Il faut aussi rénover profondément la lecture archaïque de l’autisme qui prévaut encore souvent en France, une lecture imprégnée par la psychanalyse où la mère est forcément coupable : le juge Bocciarelli confirme que « certaines familles se heurtent à des professionnels obtus voulant imposer leurs préconisations et sont signalées, alors qu’il n’est nullement question de danger pour les enfants ». Rappelons que la loi (Art. 375 du code civil) (5) concerne pourtant les cas où l’un ou plusieurs de ces trois domaines, la santé, la sécurité ou la moralité, sont en danger.

Dr Alain Cohen

Références

(1) Iris Briand : À qui peuvent se vouer les familles d’enfants autistes ? TSA n°75 (2016) : 10–12.
(2) http://paulbensussan.fr/alienation-parentale/
(3) http://vaincrelautisme.org/sites/default/files/Guide%20contre%20le%20signalement%20abusif.pdf
(4) http://www.autisme-france.fr/offres/doc_inline_src/577/Rapport%2Bsur%2Bles%2Bdysfonctionnements%2Bde%2Bl5C27Aide%2BSociale%2BE0%2Bl5C27Enfance%2BAutisme%2BFrance%2B2%2Bversion%2Bpublique.pdf
(5) https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070721&idArticle=LEGIARTI000006426776

26 décembre 2017

Patfawl va défendre l’autisme dans un nouvel ouvrage

Pierre Déalet, allias Patfwal, va publier cette année son huitième ouvrage, un manuel pour aider à mieux comprendre l’autisme.
Pierre Déalet, allias Patfwal, va publier cette année son huitième ouvrage, un manuel pour aider à mieux comprendre l’autisme. - archives Courrier picard

Le chiffre 8 marquera l’année 2018 de Pierre Déalet, plus connu sous le pseudonyme de Patfwal. Le dessinateur de presse publiera, le 8 février, son huitième livre, Le manuel d’utilisation illustré pour garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents .

Comment l’idée de ce livre est née ?

Je me suis engagé dans l’associatif, au niveau du handicap, pendant plusieurs années. J’ai moi-même un handicap au niveau de la jambe (d’où le surnom de Patfawl, ndlr) et je suis beau-père d’un garçon autiste de 12 ans. J’ai beaucoup regardé les bouquins qui parlent de ce trouble, il y a quelques gros livres scientifiques épais. J’ai voulu faire un manuel pratique.

Que pensez-vous du regard que le grand public porte sur l’autisme ?

Beaucoup de gens ont peur de l’autisme et tombent dans les clichés. C’est une chose que je vis très mal. Alors j’ai eu envie de faire une notice, comme celle que l’on trouve lorsqu’on achète un meuble à monter soi-même. J’ai élaboré ce manuel avec l’aide de ma femme.

Comment ce manuel se présente-t-il ?

Il fait 100 pages, avec beaucoup de dessins humoristiques pour montrer les comportements qu’il ne faut surtout pas avoir. L’objectif est aussi de déculpabiliser les parents : même si les gens leur font des réflexions tout le temps – ce qui est très stressant et fatigant – ce n’est pas de leur faute. Il faut vivre avec cette différence, ne pas en avoir peur !

Est-ce difficile de faire de l’humour avec ce thème du handicap ?

Ce n’est pas facile. Mais comme je suis moi-même handicapé, je me sens un peu protégé.

Vous avez sollicité Brigitte Macron pour cet ouvrage…

Oui, j’ai demandé à l’épouse du président de la République d’écrire la préface. Cela n’a pas été possible, mais elle m’a adressé ses encouragements. C’était une bonne surprise qui m’a fait bien plaisir.

Quels sont vos projets pour 2018 ?

Il va déjà y avoir la période de promotion du manuel sur l’autisme. Il va sortir dans 22 pays francophones.

Une conférence de presse va être organisée ainsi que des séances de dédicace. Ce sera, je l’espère, l’occasion de revenir à Albert. Par ailleurs, je devrais publier deux ou trois autres livres, mais il est encore trop tôt pour en parler !

« Le manuel d’utilisation illustré pour garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents » sera publié aux éditions La Boîte à Pandore.

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Un clin d’œil au dessinateur Cabu

La parution de cet ouvrage dédié à l’autisme sera aussi, pour le dessinateur, une manière de faire un clin d’œil à Cabu, assassiné lors de l’attentat du 7janvier2015 contre «Charlie Hebdo».

«  J’ai fait un stage à la rédaction de l’hebdomadaire, raconte Patfawl. Nous avons eu plusieurs conversations sur le fait qu’il avait toujours un peu peur de dessiner sur le thème du handicap. Je pense qu’on peut en rire, mais tout dépend comment.  »

Un clin d’œil au dessinateur Cabu

La parution de cet ouvrage dédié à l’autisme sera aussi pour le dessinateur une manière de faire un clin d’œil à Cabu, assassiné lors de l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo. « J’ai fait un stage à la rédaction de l’hebdomadaire, raconte Patfawl. Nous avons eu plusieurs conversations sur le fait qu’il avait toujours un peu peur de dessiner sur le thème du handicap. Je pense qu’on peut en rire, mais tout dépend comment. »

23 décembre 2017

ADAPEI de la Drôme : le coût du voyage du Premier ministre ne passe pas

article publié sur France bleu

vendredi 22 décembre 2017 à 3:27 Par Pierre-Jean Pluvy, France Bleu Drôme-Ardèche

Le président de l'ADAPEI de la Drôme a publié une lettre ouverte au Premier ministre. Il dénonce le coût de son voyage retour de Nouvelle-Calédonie.

Le premier ministre Edouard Philippe a affrété un avion pour son retour de Nouméa

Le premier ministre Edouard Philippe a affrété un avion pour son retour de Nouméa © Maxppp -

Valence, France

La colère de Jean-Luc Chorier ne passe pas depuis qu'il a entendu le premier ministre justifier le coût de son voyage retour de Nouméa. Jean-Luc Chorier, c'est le président de l'ADAPEI de la Drôme, l'association départementale de parents et d'amis de personnes handicapées mentales.

Une lettre ouverte au premier ministre

Jean-Luc Chorier a vite fait ses comptes: avec 350.000 euros, il peut financer un poste d'éducateur spécialisé pendant 10 ans ou bien financer plus de 1940 journées d'accueil d'enfants handicapés dans un Institut médico-éducatif. 350.000 euros, la somme pour rapatrier plus vite et son cabinet depuis la Nouvelle-Calédonie jusqu'à Paris.  Le président de la l'ADAPEI de la Drôme invite donc le premier ministre à venir dans la Drôme se rendre compte du manque de place d'accueil des personnes handicapées. 

"Pour qu'il y ait une place qui se libère dans une structure, il faut un décès" — Jean-Luc Chorier, président de la l'ADAPEI de la Drôme

La situation d'accueil des personnes handicapées dans la Drôme est extrêmement tendue. L'ADAPEI accueille 1400 personnes mais 530 sont sur des listes d'attente. 530 familles qui ne trouvent pas de solution pour leur enfant.  Il faut expliquer à ces familles qu'elles doivent garder leur enfant handicapé à la maison alors qu'il serait mieux encadré dans un IME. Et c'est toute la chaîne d'accueil qui est sous pression. Les adultes handicapés restent dans des structures pour enfants puisqu'il n'y a plus de place. 

21 décembre 2017

Bulletin d'information d'Autisme Europe - décembre 2017

21 décembre 2017

"Handicap: les solutions doivent être dans l'école inclusive" (S. Cluzel à i24NEWS)

La secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel
i24NEWS
"Il faut que le milieu ordinaire qui prime avant tout dans le parcours", a indiqué la secrétaire d'Etat

"Beaucoup d'enfants handicapés peuvent réussir si l'école et la société deviennent inclusives", a soutenu mercredi soir la secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, dans l'émission "Conversations avec Anna Cabana" sur i24NEWS.

Alors que le handicap qui concerne 12 millions de Français, la secrétaire d'Etat a expliqué vouloir placer son action sous le signe de l'accompagnement des jeunes handicapés sur des parcours d'insertion professionnelle "pour qu'ils puissent réussir leur vie".

Mère de Julie, jeune femme de 21 ans, atteinte de trisomie 21, Sophie Cluzel a expliqué avoir renoncé à sa carrière à la naissance de sa fille afin de se consacrer entièrement à son évolution et à son insertion dans la société.

Prenant l'exemple de sa fille, stagaire depuis 2015 au service de l'intendance de l'Elysée, Sophie Cluzel a loué un dispositif qui permet à Julie de suivre "un apprentissage adapté à son rythme".

"Elle peut vivre de son travail, et c'est ce que recherche tout parent qui accompagne un enfant handicapé", a-t-elle affirmé.

"Elle a réussi comme beaucoup d'enfants peuvent réussir si l'école et la société deviennent inclusives, c'est-à-dire si elles portent le parcours de ces jeunes handicapés qui sont souvent autrement capables", a ajouté Sophie Cluzel.

La secrétaire d'Etat a raconté avoir arrêté sa carrière pour devenir militante associative. "C'est le militantisme des familles qui fait avancer les pouvoirs publics, en proposant des solutions, en avançant leurs forces et en ouvrant leurs portes", a-t-il indiqué.

"Il faut maintenant qu'on accompagne ces jeunes sur des parcours d'insertion professionnelle pour qu'ils puissent réussir leur vie", a-t-il réitéré.

Sophie Cluzel a également fait la promotion de l'inclusion dans la société, notamment l'école inclusive, "c'est-à-dire l'école pour tous, quelle que soit la situation de handicap".

"On veut que la règle de base soit le parcours en milieu ordinaire et que les services spécialisés se mettent au service de ce parcours", a expliqué la secrétaire d'Etat avant de développer : 

"Les solutions ne doivent plus être hors écoles, elles doivent être dans l'école. Il faut une école qui s'arme pour faire ces adaptations pédagogiques, pour mettre des compensations en place, pour porter le parcours de ces jeunes le plus loin possible en enseignement supérieur".

Le fait qu'elle soit rattachée au Premier ministre est un signe fort qui doit permettre "d'irriguer toutes les politiques publiques pour que tous les ministres prennent en compte dans leur politique publique la place des personnes handicapées, leur besoin, et puisse répondre à cette notion de parcours".

La secrétaire d'Etat prône pour que dorénavant, ce soit le personnel spécialisé d'accompagnement qui vient voir les handicapés dans les écoles et plus l'inverse.

"L'idée est que l'enfant reste dans son milieu ordinaire et que l'aide vienne à lui. Il faut maintenant que ce soit le milieu ordinaire qui prime avant tout dans le parcours", a-t-il expliqué.

"Il faut transformer notre société avec l'école (...) avant d'aborder le deuxième challenge : l'ouverture vers l'entreprise", a souligné la secrétaire d'Etat.

20 décembre 2017

Soins dentaires avec un handicap, accès facilité en 2018 ?

 

Résumé : L'Ordre national des chirurgiens-dentistes a publié, fin septembre 2017, son rapport sur l'accès aux soins buccodentaires, notamment en cas de handicap. Désignation d'un coordinateur régional, rôle du référent handicap départemental... Explication

Par , le 14-10-2017

 

« Soigner tout le monde sans exception ». Voici le mot d'ordre de Gilbert Bouteille, président de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD) qui publie, fin septembre 2017, un rapport sur l'accès aux soins buccodentaires, notamment en cas de handicap. Mis à disposition des MDPH, des ARS (Agence régionale de santé) et d'autres organismes institutionnels, ce document vise à « créer une impulsion décisive permettant une multiplication des dispositifs pertinents mis en place sur le territoire », à « illustrer l'engagement de la profession » et à « faire prendre conscience de l'ampleur de la tâche à accomplir », selon l'organisme. Des pistes d'actions intéressantes pour faciliter l'accès aux soins en 2018 en cas de handicap.

Faciliter le parcours de soin

Un des axes de ce rapport consiste à recenser les actions, associations et réseaux de soins dédiés à la prise en charge des personnes handicapées. Parmi celles répertoriées, l'élaboration d'un questionnaire de recensement des actions départementales, qui est adressé à tous les référents handicap. Un coordinateur régional a également été désigné par l'organisme. Son rôle ? « Favoriser le parcours de soins, la création de réseaux et de structures spécifiques et harmoniser les travaux des référents handicap départementaux ».

Plus d'action dans les départements

Désigné par le conseil départemental, ce référent handicap doit pouvoir « établir un état des lieux précis de la demande et de l'offre de soins sur le territoire , identifier toutes les initiatives existantes mais souvent isolées et flécher le parcours de soins dans le département ou tendre vers la mise en place d'un réseau de soins. » Pour cela, il a à sa disposition un répertoire de chirurgiens-dentistes libéraux, de réseaux et d'associations investis dans la prise en charge de ces personnes. Une démarche pertinente pour faciliter la mise en relation des associations, des familles et des patients « pour qui il est parfois difficile de se retrouver dans l'offre de soins avec la structure la plus adaptée », souligne l'ONCD.

Une meilleure communication

Accessible à partir du site internet de l'organisme, un forum Accès aux soins buccodentaires a également été mis en place pour « permettre les échanges entre tous les acteurs et les associations impliqués dans l'offre de soins aux personnes en situation de handicap et aux populations précaires ». L'internaute doit cliquer sur l'une des quatre thématiques : « Handicap », « Dépendance », « Précarité » ou « Pôle Patients » pour publier ou commenter un article. De quoi créer davantage de liens entre patients et professionnels de santé.

© Stasique / Fotolia

19 décembre 2017

Des collégiens soutiennent des enfants autistes

Les collégiens ont accueilli Virginie Laforcade, la présidente de l'association Cocci'Bleue, et Hugues Justeau, le directeur de l'agence locale BPO, qui leur a remis un chèque de 300 € pour aider au financement de leur action.
Les collégiens ont accueilli Virginie Laforcade, la présidente de l'association Cocci'Bleue, et Hugues Justeau, le directeur de l'agence locale BPO, qui leur a remis un chèque de 300 € pour aider au financement de leur action. |

Jeudi, les élèves de 5e D du collège René-Cassin ont rencontré la présidente de l'association Cocci'Bleue afin de mettre en place un projet tourné autour des valeurs de solidarité. Ils vont organiser une soirée théâtrale dont les bénéfices seront entièrement reversés à l'association Cocci'Bleue vendredi 30 mars 2018. La Compagnie théâtrale du Furoncle viendra jouer gracieusement sa comédie Salade et rock and roll. Afin de collecter un maximum d'argent, « les élèves mettront en place une communication dans et en dehors du collège et se chargeront de gérer la médiation et l'organisation de la soirée », expliquent leurs enseignants, Stéphanie Rouxel-Abichou et Régis Forveille. Les élèves ont également obtenu le soutien du club sociétaire de la BPO.

L'association Cocci'Bleue créée en 2012, vient en aide aux enfants autistes, en leur finançant des séances auprès de psychologues comportementalistes, d'ergothérapeutes, ainsi que des bilans cognitifs ou sensoriels. Elle soutient aussi les familles en organisant un service de guidance parentale et a en projet l'achat de robots qui permettront de stimuler au mieux les enfants.

19 décembre 2017

Poste à pourvoir à l'IME ECLAIR - Bussy-Saint-Georges

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