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"Au bonheur d'Elise"
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23 juillet 2015

Autisme : l'Etat condamné à verser plus de 240 000 euros à sept familles

Publié le 22/07/2015 à 20:37 - Modifié le 22/07/2015 à 20:51 | AFP

tribunal administratifLe tribunal administratif de Paris a récemment condamné l'Etat français à verser plus de 240.000 euros de dommages au profit de sept familles d'enfants autistes, reconnaissant notamment pour la première fois certaines carences de prise en charge, s'est réjouie mercredi l'association Vaincre l'autisme.

Soucieuse de démontrer "la responsabilité de l'Etat à l'origine de situations d'inégalités intolérables", Vaincre l'autisme avait aidé ces familles à déposer de premières requêtes en septembre 2014, précise l'association dans un communiqué.

Dans des décisions datées du 15 juillet et consultées par l'AFP, l'instance condamne l'Etat à des dommages allant de 13.164 euros à 70.000 euros, réparties entre les enfants et leurs parents.

Pour deux familles, dont les enfants ont été accueillis dans des instituts spécialisés belges, à défaut de pouvoir être admis dans des établissements français, le tribunal a reconnu une faute de l'Etat et un "préjudice moral" à l'égard des familles "tenant à l'éloignement" de l'enfant.

Dans ces deux cas, les décisions du tribunal "font office d'une nouvelle jurisprudence des préjudices subis par les personnes autistes exilées en Belgique", souligne Vaincre l'autisme.

"Au-delà de l'autisme, cette jurisprudence risque d'être élargie aux personnes handicapées et/ou âgées exilées à l'étranger, faute de structures en France", prédit l'association.

L'Etat a aussi été jugé responsable de "carences" dans la prise en charge des troubles de cinq autres familles. Il est condamné à les indemniser pour les dépenses engagées pour la scolarisation de ces enfants ou, ce qui constitue d'autres "premières" selon l'association, l'abandon par les parents de leur activité professionnelle et le remboursement des frais d'accompagnement A.B.A ("Applied Behavior Analysis"), une méthode américaine coûteuse.

Par ailleurs, "14 plaintes supplémentaires" de familles d'enfants autistes "sont devant le tribunal administratif de Paris", assure l'association.

Elle regrette en outre que l'agence régionale de santé Midi-Pyrénées n'ait pas renouvelé le financement d'un de ses établissements spécialisés, y voyant une "vengeance" de l'Etat.

En avril, le gouvernement avait annoncé sa volonté d'améliorer la prise en charge des autistes, en agissant sur la formation des professionnels de santé et d'accompagnement pour faire évoluer les méthodes.

Doté de 205 millions d'euros, le 3e plan autisme (2013-2017) prévoit la création de 3.400 places d'accueil supplémentaires pour enfants et adultes d'ici 2017.

Depuis 2013, 1.000 places ont été installées, relevant du plan précédent, avait précisé il y a trois mois le ministère des Affaires sociales lors d'un bilan d'étape. En comptant le reliquat du 2e plan autisme, "près de 6.300 places" doivent être créées sur 2015-2018.

22/07/2015 20:50:28 - Paris (AFP) - © 2015 AFP

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22 juillet 2015

Travailler la demande avec un enfant atteint d'autisme

Post image for Travailler la demande avec un enfant atteint d’autiste

La demande est une unité fonctionnelle du langage qui en comporte 7.  Elle est la première à émerger dans le développement normal de l’enfant et sera donc, l’une des premières compétences de communication à mettre en place chez un enfant atteint d’autisme.

1 La demande a plusieurs fonctions:

  • L’obtention d’une chose tangible, d’une action
  • L’obtention de l’attention d’une personne
  • Le retrait de quelque chose ou de quelqu’un
  • L’obtention d’aide
  • l’obtention d’informations: ‘ »ou », « qui », « quand », « comment », « pourquoi » , « qu’est ce que c’est »

2 La demande a plusieurs formes:

  • Forme non vocale, comme le pointage, le regard, le gestuel, l’imagé
  • Forme vocale: mot ou ébauche de mot, association de 1,2,3 mot, phrase construite

3 La demande doit être fonctionnelle et spontanée

I Recommandations:

Cibler et m’assurer de la motivation de l’enfant:

  • Avant de  mettre en place un programme A.B.A (Analyse Appliquée du comportement) pour enseigner la demande, il est important de cibler et de s’assurer des choses motivantes pour l’enfant. On appelle ces choses des renforçateurs. Ces renforçateurs seront d’une grande utilité dans l’apprentissage du langage.   En effet plus le renforçateur sera bien sélectionné, plus l’enfant sera motivé à l’obtenir et moins il aura de difficulté à acquérir un système de communication adapté (oral, signes, images).
  • Procédure: Placez vous à une distance acceptable de l’enfant tout en restant dans son champ de vision. Utilisez l’objet ou l’activité de façon enthousiaste en le manipulant et en parlant à haute voix de cette objet ou activité. Observez le comportement de l’enfant si par exemple il le regarde, si il s’approche, si il tend la main vers l’objet, vous pourrez juger de son intérêt pour l’objet en question.
    En savoir plus sur le renforcement en ABA….

Choisir le renforçateur adapté et suffisamment motivant:

  • Assurez vous que la motivation de votre enfant soit régulière et forte pour le renforçateur.
  • Assurer vous que le renforçateur lui soit déjà familier, par ex: l’enfant le répète en échoïque, ou l’enfant le rencontre régulièrement dans son environnement.
  • Choisissez un renforçateur facile à prononcer.
  • Les renforçateurs dits « consommable » permettent plus d’essais et sont moins aversifs. Ils doivent être donnés petit peu par petit peu.
  • Assurer vous de pouvoir donner ou récupérer facilement le renforçateur lors des apprentissages.
  • Varier vos renforçateurs en les choisissant parmi différentes catégories (jeux, nourriture, activité etc…)
  • Attention: La motivation pour un renforçateur ne doit pas être « envahissante » car vous risqueriez de provoquer des frustrations et voir des comportements dits « problèmes » apparaître.

Attention à vos comportements:

  • encoreAttention à certaines demandes du type « Encore », « S’il te plait », « Merci » car si elles sont apprises en début de programme, elles peuvent se substituer rapidement à une demande plus complète du type « je veux une pomme »ce qui empèchera l’enfant de développer d’autres demandes. L’enfant utilisera systématiquement « Encore » plutôt que « je veux … ».
  • ne pas anticiperAttention également à ne pas trop anticiper les besoins de l’enfant car cela freinera fortement l’émergence d’une communication. En effet le fait d’anticiper tous leurs besoins, pour aller plus vite ou tout simplement pour les aider de façon spontanée, n’aidera pas l’enfant à communiquer.
  • Attention: n’utilisez pas de phrase interrogative du type « tu veux le ballon ? »  mais uniquement le nom précis de l’objet ou l’activité : « ballon », « puzzle »… puis « Qu’est ce que tu veux? »

De plus, de nombreux troubles du comportement peuvent se développer chez les enfants avec autisme car ils n’ont pas appris à demander de façon adaptée ce qu’ils veulent, ou ne veulent pas. L’apprentissage d’un système de communication adapté influera donc fortement et positivement sur les comportements dit « problèmes »

De nombreuses incitations à communiquer existent pour inciter la demande. Parmi celles ci voici quelques exemples.

  • Dites à l’enfant qu’il peut aller dehors, mais laisser le porte fermé à clé.
  • Sortir sont jeu préféré en dissimulant des pièces essentielles et lui dire «on joue »
  • Se positionner dans son champ de vision et sans rien lui dire, jouer avec son jouet préféré ou jouer à son activité préférée.
  • De la même manière se positionner dans son champ de vision et sans rien lui dire boire ou manger quelque chose qu’il affectionne
  • Si l’enfant réclame un aliment, lui donner seulement un petit morceau de façon à renouveler sa demande plusieurs fois.
  • Dans une activité quelle qu’elle soit, oubliez de sortir un élément essentiel à l’accomplissement de l’activité : Si l’enfant aime dessiner, lui sortir les feuilles et dissimuler les feutres, sortir les moules mais pas la pâte à modeler etc…

II Enseigner La demande à un enfant « verbal »:

La demande

  • Utiliser un objet ou une activité désiré par l’enfant en ayant vérifier au préalable sa motivation pour cet objet ou cette activité.
  • Procédure: Placer cet objet ou activité hors de sa porté, dans votre main par exemple. Montrer l’objet ou l’activité, Dire le  nom de l’objet ou de l’activité, trois fois avec des intervalles d’une seconde à chaque fois sur un ton fort et affirmatif. Si l’enfant imite le mot, ou procure des efforts prononcés pour dire le mot, il convient de lui donner immédiatement l’objet ou l’activité qu’il affectionne. Si l’enfant n’imite pas le mot demandé au bout de quelques secondes, il aura un accès limité ou partiel à l’objet ou l’activité qu’il affectionne.

Exemple de procédure :
1   les premières séances:
(présence de l’objet « l’avion »,  de la guidance physique « le pointage » et de la guidance verbale « avion »)

  • l’adulte montre l’avion à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en s’approchant de l’adulte)
  • L’adulte dit « avion « , pointe l’avion  et laisse une seconde
  • L’adulte dit « avion » , pointe l’avion et laisse une seconde
  • L’adulte dit « avion » et pointe l’avion
  • L’enfant accède immédiatement à son avion

2    quelques séances plus tard :
(présence de l’objet « l’avion », de la guidance verbale « avion », disparition de la guidance physique « pointage »)

  • l’adulte montre l’avion  à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en courant autours de l’adulte)
  • L’adulte dit «avion » et laisse une seconde
  • L’adulte dit « avion » et laisse une seconde
  • L’adulte dit « avion »

Si l’enfant répète « avion » avant la fin de la procédure, ou fait des efforts pour répéter le mot demandé  l’adulte lui donnera immédiatement son avion s.

Si l’enfant ne répète pas « avion » on peut par exemple le faire patienter quelques instants avant de le lui donner ou lui autoriser de jouer avec son avion sur un temps limité (pensez au time timer, accéder à notre article « comment arrêter une activité »).

3 quelques séances plus tard:
(présence de l’objet « l’avion », estompage de la guidance verbale « qu’est ce que tu veux » et disparition de la guidance physique.)

  • L’adulte montre « l’avion » à l’enfant
  • L’enfant montre sa motivation (en fixant son regard sur l’avion »
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux? Av  » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux? A  » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux?

Estomper vos guidances au fur et à mesure de vos séances. Estomper d’abord les guidances physiques, puis celles verbales, puis celles visuelles (présence de l’objet ou de l’activité désirée).

Remplacer également progressivement, les renforçateur tangibles par des renforçateurs sociaux, puis estomper aussi les renforçateurs sociaux.
ex: « la toupie » sera remplacée par un « Bravo » à chaque réussite, puis toute les deux réussite puis toutes les cinq réussites etc…

Au bout de quelques séances si l’imitation vocale n’intervient pas, il conviendra d’adopter un moyen alternatif tel que les signes ou les images.

de l'echoïque vers la demandeTransfert de l’echoïque vers la demande

  • De l’echoïque vers la demande : lorsque l’enfant répète immédiatement et régulièrement le nom de plusieurs objets ou activité, il convient de supprimer la guidance echoïque pour renforcer la demande et non l’imitation vocale du mot.

Exemple de stratégie de transfert :
1    les premières séances :

  • l’adulte montre l’avion à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en tendant la main vers l’objet)
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » attend trois secondes »
  • L’enfant accède immédiatement à son avion

2    Quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre l’avion à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en regardant l’objet)
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse trois seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse trois secondes
  • L’enfant répond « avion » ou fait des efforts pour répéter le mot demandé  il accède immédiatement à son avion sans attendre la fin de la procédure.

3    quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre l’ avion à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en courant autours de l’adulte par exemple)
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 3 seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 5 secondes
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 5 secondes
  • L’enfant répond « avion » ou fait des efforts pour répéter le mot demandé  il accède immédiatement à son avion.

Progressivement augmentez votre attente de la réponse jusqu’à arriver à la question de l’adulte « Qu’est ce que tu veux ? » réponse de l’enfant « avion »

III Technique d’enseignement de la demande avec un enfant non verbal:

Enseigner la demande avec des signes:

  • S’assurer de la motivation de l’enfant pour le renforçateur (il regarde, il s’approche, il tend la main).
  • Coupler le mot oral avec le mot signé et l’objet désiré par l’enfant : par exemple : dire « bulle », montrer le flacon de bulle et faire le geste « bulle »
  • Procédure: Placer cet objet ou activité hors de sa porté, dans votre main par exemple. Dire le mot de l’objet désiré et faire le signe trois fois avec des intervalles d’une seconde à chaque fois en montrant l’objet désiré. Si l’enfant fait le signe, lui donner immédiatement l’objet désiré sur une durée prolongée. Si l’enfant n’imite pas le signe, ne lui donner que partiellement l’objet désiré ou le lui donner sur une durée plus courte.

Exemple de procédure :
1    Les premières séances:

  • l’adulte montre les feutres et les feuilles à l’enfant pour s’assurer de sa motivation à vouloir dessiner,
  • l’enfant aime dessiner et montre sa motivation (en s’approchant de son bureau),
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre.
  • L’enfant accède immédiatement à son activité de dessin

2    Quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre les feutres et les feuilles à l’enfant pour s’assurer de sa motivation à vouloir dessiner,
  • l’enfant aime dessiner et montre sa motivation (en s’approchant de son bureau par exemple),
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre.

Si l’enfant n’imite pas le signe « feutre », l’adulte lui donnera le feutre  mais ne le laissera dessiner que quelques secondes et reprendra la procédure.
Si l’enfant imite le signe « feutre », l’adulte lui donnera le feutre et le laissera dessiner plus longuement.

Au bout de quelques séances si l’imitation motrice n’intervient pas, il conviendra d’adopter un autre moyen alternatif tel que les images.
Attention: n’utilisez pas de phrase interrogative du type « tu veux le ballon ? »… mais uniquement le nom précis de l’objet ou l’activité : « ballon », « puzzle »…

  •   Lorsque l’imitation du signe est immédiate et régulière au travers de plusieurs objets ou activités, il convient de remplacer le mot oral par la question « qu’est ce que tu veux ? »

Exemple :
1    les premières séances :

  • l’adulte montre le feutre, dit « qu’est ce que tu veux ?  » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « qu’est ce que tu veux ?  » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « qu’est ce que tu veux ? » et fait le signe feutre.
  • L’enfant fait le signe feutre et accède immédiatement à l’objet

2    Quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre le feutre à l’enfant et dit « Qu’est ce que tu veux ?, et fait le signe feutre» laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » et fait le signe feutre, laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 3 secondes
  • L’enfant fait le signe « feutre » , il accède immédiatement à son activité de dessin.

3    quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre le feutre à l’enfant et dit « Qu’est ce que tu veux ?, et fait le signe feutre» laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? »  laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 3 secondes
  • L’enfant fait le signe « feutre » :   il accède immédiatement à son activité de dessin.

4    quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre le feutre à l’enfant et dit « Qu’est ce que tu veux ?» laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? »  laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 3 secondes
  • L’enfant fait le signe « feutre » , il accède immédiatement à son activité de dessin.

l’utilisation de guidance est possible puis estompée au fur et à mesure de l’apprentissage, jusqu’à arriver à la question de l’adulte « Qu’est ce que tu veux ? » réponse de l’enfant le signe « feutre ».
De la même manière que ci dessus l’accès à l’activité « dessiner » est dosée selon l’implication de l’enfant.

Pour vous aider à apprendre le langage des signes : ABC…LSF dictionnaire visuel bilingue

Enseigner la demande avec des images:

La méthode PECS (Picture exchange communication system) permet de suppléer ou d’augmenter la communication.
L’enfant dispose d’images qui lui permettent de montrer à l’adulte ce qu’il souhaite.
En présentant l’image de l’objet ou de l’activité souhaitée à l’adulte, l’enfant accède à ce qu’il demande.
La méthode PECS implique différentes étapes :

  1. l’étape de l’échange physique pour initier l’ interaction: l’enfant apprend à prendre en main l’image ou la représentation de l’objet de son choix, à se diriger vers son instructeur et à déposer l’image dans la main de son instructeur.
  2. l’enfant apprend à se diriger de lui-même vers son tableau ou livret de communication, à en retirer l’image désirée, à venir chercher l’adulte pour lui remettre l’image ou la représentation de l’objet: c’est l’étape d’apprentissage de la spontanéité.
  3. l’étape de discrimination : l’enfant apprend à distinguer les images et à sélectionner celle qui correspond à l’objet désiré. Il élargit son vocabulaire.
  4. l’étape de l’Apprentissage de la structure d’une phrase: l’enfant apprend à faire une phrase structurée pour formuler sa demande, à demander des objets (présents ou absents de son champ de vision) par l’utilisation du pictogramme « Je veux »
  5. l’étape de la demande autonome: l’enfant apprend à répondre à la question « Qu’est-ce que tu veux ? »
  6. l’enfant apprend à faire des commentaires en réponse à des sollicitation ou de manière spontanés.

Découvrir la méthode PECS…

Les unités fonctionnelles du langage en image….
Comment enseigner les autres unités fonctionnelles du langage ? :

TACT = Nommer
IMITATION =  Copier des mouvements moteur
RECEPTIF = Montrer
ECHO = Répéter
TEXTUEL ET TRANSCRIPTION = Lire et/ou écrire
INTRAVERBAL = Parler de l’objet en son absence

19 juillet 2015

L'autisme n'est pas une maladie explique Nadège Alloisio, psychologue à Belleville -69- et présidente de Autisme Ambition Avenir

Encore méconnu, l’autisme concernerait 9000 enfants en Rhône-Alpes, et 1 naissance sur 100 en France. Décryptage avec Nadège Alloisio, psychologue à Belleville (Rhône) et présidente de l’association Autisme Ambition Avenir, qui vient de voir le jour avec le soutien de Clovis Cornillac et de Jean-Michel Aulas.

Pour la présidente de l'association AAA, la France est très en retard dans la détection de l'autisme.

Pour la présidente de l’association AAA, la France est très en retard dans la détection de l’autisme ©DR

Qu’est ce que l’autisme ?

Nous savons qu’il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des troubles de la communication, des interactions sociales. Les enfants autistes présentent également des intérêts restreints. Ses causes sont multifactorielles. Bien que de nombreuses recherches aient été menées dans ce domaine, nous en ignorons les causes précises. Mais l’autisme n’est pas une maladie au sens technique du terme car une maladie se soigne et nous sommes dans le champ du handicap. Le but est de freiner les troubles qui y sont associés.

Comment est-il perçu ?

L’autisme est un trouble qui effraie. On observe que les gens ont une véritable méconnaissance de cette pathologie et associent l’autisme à quelque chose de négatif. C’est un cercle vicieux, on réduit trop facilement une personne autiste à quelqu’un qui reste dans sa bulle et qui a des crises. Alors qu’un autiste a besoin de stimulation et d’être intégré dans la société.

Comment le déceler ?

L’autisme se diagnostique avec des grilles et des outils adaptés. Chaque personne atteinte d’autisme est différente. On décèle l’autisme de plus en plus tôt, du moins dans les pays anglo-saxons où on se dirige davantage vers un diagnostic précoce de l’autisme. Cela commence aussi en France grâce à des cellules de diagnostics précoces qui commencent à émerger, ce qui est très encourageant.

 

Détection et prise en charge: les lacunes françaises

L’autisme est moins bien détecté en France ?

En France, même si les choses évoluent, on observe un manque crucial d’informations chez les personnels en première ligne pour porter un diagnostic. Il est très difficile de déceler l’autisme et je regrette que les personnes travaillant dans le secteur de la petite enfance ne soient pas davantage sensibilisées. Nous n’avons pas encore les réflexes pour déceler l’autisme. A l’étranger, une ligne dans le carnet de santé est prévue à cet effet.

Comment prend-on en charge les personnes atteintes d’autisme ?

Malgré qu’une naissance sur cent soit concernée par l’autisme, cette question ne semble pas être un souci pour l’Etat. En France, nous avons accumulé un retard de 30 ans en matière de prise en charge, et très peu de centres adaptés existent pour aider les enfants autistes. Aujourd’hui, des familles doivent attendre plusieurs années avant que leur enfant n’obtienne une place dans un centre adapté.

 

L’autisme exige un suivi personnalisé

Des structures comme AAA permettraient de pallier cette situation ?

Au sein de notre association, nous tentons de mettre en place un modèle pour tendre vers des prises en charge complètes et adaptées des enfants autistes avec des professionnels formés aux méthodes éducatives. Nous coordonnons nos prises en charges et proposons un suivi individualisé, avec des objectifs quantifiables afin de mesurer les progrès des enfants. Nous mettons également en place une guidance parentale. Un enfant autiste a besoin de se sociabiliser. Il est nécessaire que les parents d’enfants autistes n’aient pas peur de sortir, de mener des activités à l’extérieur de chez eux.

Plus d’informations sur l’autisme en Rhône-Alpes sur le site du Centre de Ressources Autisme Rhône-Alpes

Retrouvez la liste de tous les psychologues de votre ville ou de votre quartier sur www.conseil-national.medecin.fr

A savoir
Parrainée par Clovis Cornillac, Ambition Avenir va dès la rentrée de septembre 2015 prendre en charge 5 enfants autistes qui seront entourés par 14 professionnels (psychologue, institutrice spécialisée, orthophoniste, professeur de sport adapté, art-thérapeute, psychomotricienne etc…). Une soirée de gala a été organisée pour promouvoir la création de l’association AAA, au Selcius Confluence en présence de personnalités lyonnaises (dont son président d’honneur Jean-Michel Aulas). La problématique du financement des actions de l’association reste en effet cruciale, le coût de la prise en charge d’un enfant autiste s’élevant à 3 500€ par mois à temps plein.

19 juillet 2015

Aide Sociale à l'Enfance & placements abusifs

Communiqué du Collectif Autisme sur les placements abusifs et soutien au courrier initié par EGALITED
=> https://drive.google.com/file/d/0B6OcGSk-9JqJelJnWGI0WmxGYW8/view

 

L'ignorance nuit gravement à la vie familiale des enfants autistes et de leurs parents. Le collectif autisme se mobilise :

 

"Paris le 17 juillet 2015

 

à M. Manuel Valls
Premier Ministre
Madame Christiane Taubira.
Garde des Sceaux
Madame Marisol Touraine
Ministre de la Santé
Madame Ségolène Neuville
Secrétaire d’Etat Chargée des Personnes Handicapées
Monsieur Daniel Fasquelle
Député co-président du groupe sur l’autisme
Monsieur Gwendal Rouillard
Député co-président du groupe sur l’autisme
Monsieur Jacques Toubon
Défenseur des droits

 


Mesdames, Messieurs,

Le Collectif Autisme regroupe les principales associations et fédérations françaises de familles de personnes atteintes d’autisme. Ensemble elles défendent les 600 000 familles françaises dont prés de 44% sont victimes de maltraitances *. Le Collectif Autisme se joint à l’appel du Collectif Egalited et le travail déjà engagé de longue date par de nombreuses associations sur le terrain pour faire cesser la destruction massive de familles d'enfants différents, handicapés, par l'Aide Sociale à l'Enfance. Pour information, 67% des parents d’enfants menacés d’un enfermement injustifié déclarent avoir subi des pressions en raison de leur refus de voir des traitements inadaptés appliqués à leurs enfants.

Le phénomène n’est donc pas nouveau. Il est documenté d’abord par le travail d’associations militantes sur le sujet par exemple Violette-Justice (Rapport_Violette), mais aussi par l’IGAS qui a nommé un chargé de mission sur le sujet (Rapport_IGAS) et qui admet qu'en France, la moitié des placements d’enfants « pourraient être évités » (68000_Drames_familiaux), mais que des progrès en la matière demanderont ... 25 ans ... L’action dans l’immobilisme.
Car en France 136 000 enfants sont placés par an, en Italie, de population équivalente, 30 000 seulement (Sources : ONED chiffres de 2011 et SOS Village d’enfants). Pourtant, on enregistre typiquement deux fois moins de décès d’enfants par maltraitance en Italie qu’en France (Décès enfants_Italie, Décès_enfants_France).

Vendredi dernier, encore, une mère de trois enfants a reçu une décision de placement, suite à une procédure de l’ASE.
L’ASE et le pédopsychiatre nommé par la justice reprochent à cette mère de mener une démarche diagnostique pour comprendre les difficultés de ses enfants, qu’elle pense être porteurs d’une forme de Trouble du Spectre Autistique. L’intuition de la mère se trouve confirmée par des diagnostics préliminaires, en cours d’approfondissement, établis par un pédopsychiatre en libéral.
Le pédopsychiatre référent du tribunal, lui, affirme que les troubles des enfants seraient induits par la mère, un cas de
« Münchhausen par procuration » selon lui. A propos de l'utilisation de ce diagnostic dans une affaire similaire, la justice anglaise évoque : « l'une des aberrations judiciaires probablement les plus graves de l'histoire » (Aberration_Judiciaire), est largement remis en cause par la communauté internationale.

Il est pourtant encore très souvent posé en France sur des familles avec autisme, par des pédopsychiatres de formation psychanalytique (ne faisant pas partie des prises en charge recommandées par la HAS en 2012). En effet, le dogme des psychanalystes reste encore aujourd’hui, que l’autisme serait causé par une mauvaise relation mère-enfant, ceci malgré les résultats de la science dûment validés par la HAS et l’ANESM. Le rapport de l’IGAS note ainsi : « A l’évidence, l’efficacité de la politique française de santé mentale est ici posée ».

La décision « de justice » retire à la mère ses trois enfants, et les place, on ne sait pas où, probablement séparément. La mère ne disposera que d’un droit de visite de 1 heure par quinzaine, supervisé, les grands-parents maternels, n’auront aucun droit de visite.

 

Le tribunal, à la demande de l’ASE, impose un arrêt de tous les traitements en cours, pourtant prescrits par un médecin, et l’arrêt du soutien scolaire par AVS des enfants, pourtant notifié par la MDPH.
On imagine sans peine les conséquences sur la santé des enfants et sur celle de la mère.

Aussi, la procédure de diagnostic en cours des enfants sera arrêtée. Les mesures d’éducation adaptées jugées indispensables par la MDPH, suspendues.

Il est inacceptable que des familles soient broyées par ce système, qui s'attaque de préférence aux plus faibles, mères isolées, familles étrangères, socialement défavorisées,…..
Il est tout aussi inacceptable qu'on prive d'accès au diagnostic des familles, qu'on utilise des diagnostics erronés pour les détruire, sans voie de recours.

Il est temps de rappeler que les enfants ont Droit à un diagnostic, Droit à une éducation adaptée, Droit à une vie en famille, que les familles devraient avoir un Droit d'accès aux documents opposés à leur encontre et un Droit à avoir des débats contradictoires sur les dossiers les concernant.

Il est temps que ces excès, graves, cessent. Nous avons trop de cas de signalements infondés. Laisser perdurer une telle situation est inadmissible. De plus, agir vigoureusement serait un début de réponse aux rudes injonctions (§9 et §12) du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, daté du 22 Juin dernier: Injonctions_ONU.

Aussi nous vous demandons de mener une action vigoureuse auprès de vos juges pour enfants et de vos équipes ASE pour :
- Que les décisions de placement soient prises sur la base de faits concrets et bien établis, et non sur la parole de praticiens dogmatiques et notoirement discrédités par la science.
- Qu'avant jugement, les personnes porteuses de troubles mentaux aient le droit de disposer d’un diagnostic clair et conforme à la CIM 10 et de l’éducation adaptée correspondante, en famille.
- Que la procédure de jugement contradictoire s’applique aussi lors de ces jugements.
- Qu’une politique de formation des personnels de l’ASE, comme des personnels de justice, aux connaissances actualisées des handicaps, notamment de l’autisme, soit mise en œuvre rapidement.

Nous vous remercions pour votre aide. Nous serons à votre disposition pour échanger sur ces faits, dès que vous le proposerez.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs les Ministres, Messieurs les députés, Monsieur le Défenseur des Droits nos plus respectueuses salutations.


Le Président du Collectif Autisme
Florent Chapel

Copies :
christophe.pierrel@elysee.fr
premier-ministre@cab.pm.gouv.fr
Alain.christnacht@justice.gouv.fr
Muriel.eglin@justice.gouv.fr
cab-ass-sp@sante.gouv.fr
cab-phe-dc@sante.gouv.fr
Anne.devreese@sante.gouv.fr
Genevieve.avenard@defenseurdesdroits.fr
Patrick.gohet@defenseurdesdroits.fr

* sources : étude du collectif autisme auprès de 500 familles en 2014
Collectif autisme - 138 avenue Victor Hugo Clamart 92140
f.chapel@ljcom.net 06 80 02 76 82"

 

16 juillet 2015

J'accuse !

J'accuse de Danièle Langloys

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16 juillet 2015

Bergerac : des enfants autistes accueillis à l'école

article publié dans Sud Ouest

Publié le 16/07/2015 à 09h24 , modifié le 16/07/2015 à 09h24 par

La maternelle Pauline-Kergomard proposera à partir de la rentrée une unité d’enseignement intégrée autisme (UEM). La première du département

Bergerac : des enfants autistes accueillis à l’école

La première unité d’enseignement intégrée en école maternelle ouvrira en septembre dans les locaux de l’école Pauline-Kergomard. ©
photo é. D.

Désireux de favoriser l'inclusion des enfants autistes en milieu ordinaire, l'État finance depuis deux ans la création d'unités d'enseignement intégrées en école maternelle (UEM). En Dordogne, la première structure officiellement labellisée par l'Agence régionale de santé (ARS) ouvrira en septembre à Bergerac.

À l'avant-garde du combat pour l'amélioration de la prise en charge de l'autisme, l'association des Papillons blancs a convaincu à la fois l'Éducation nationale et la Ville de Bergerac d'autoriser l'implantation de cette unité dans les locaux de la maternelle Pauline-Kergomard.

Sept enfants pris en charge

Sept enfants de 3 à 6 ans seront accueillis sur place par une équipe spécialisée des Papillons blancs. Dans un espace aménagé pour répondre à la prise en charge de l'autisme, chacun pourra suivre à son rythme un programme pédagogique basé sur des approches éducatives et thérapeutiques déjà éprouvées, pour nombre d'entre elles, en Institut médico-éducatif (IME). « Il a été prouvé par les scientifiques que la prise en charge précoce des enfants présentant des troubles majeurs de la compréhension contribuait à faire reculer le handicap, en activant des zones du cerveau restées jusque-là dormantes », glisse Nicolas Villoutreix, le directeur du secteur enfants des Papillons blancs.

Interaction avec les élèves

En prime, les enfants autistes accueillis par l'UEM pourront entrer en interaction avec les autres élèves de la maternelle Kergomard, sur des temps qui restent à définir par l'équipe enseignante de l'école. « L'objectif poursuivi est de favoriser les échanges entre les enfants atteints de troubles autistiques et les écoliers ordinaires », explique Francis Papatanasios, le directeur des Papillons blancs.

« Les uns comme les autres pourront faire l'expérience de l'altérité et de la différence », ajoute Anne Scheuber, la directrice financière de l'association.

Associer la famille

« L’implication des parents est un élément fondamental dans l’accompagnement des enfants et la réussite du projet de scolarisation », rappelle Nicolas Villoutreix, le directeur du secteur enfants des Papillons blancs. Aussi les familles seront-elles, dès la rentrée, associées dans la construction du Projet individualisé d’accompagnement (PIA) de l’enfant et du Projet personnalisé de scolarisation (PPS) le concernant.

Un accompagnement sera également proposée aux parents afin de les soutenir dans leur vie quotidienne et dans la mise en place d’outils de communication avec leur progéniture.

16 juillet 2015

Auvergne : les parents de deux autistes fondent une association pour former et informer

article publié dans La Montagne

Résidant à Saint-Rémy-sur-Durolle, près de Thiers, les deux fillettes autistes sont scolarisées à domicile où leur papa assure la prise en charge selon les principes de l’ABA. - maud turcan

Résidant à Saint-Rémy-sur-Durolle, près de Thiers, les deux fillettes autistes sont scolarisées à domicile où leur papa assure la prise en charge selon les principes de l’ABA. - maud turcan

Convaincus par l’ABA depuis de nombreuses années, les parents de Vic et Lili ont fondé une association pour développer ses principes en Auvergne. Sept formations ont déjà été organisées depuis 2014.

Quelques jours avant les vacances scolaires, à l'heure où les autres fillettes de leur âge étaient encore à l'école, Victoria et Alicia rigolaient devant un épisode de Dora, à la télé. Dans leur grande maison de Saint-Rémy, l'été ne bouleverse pas le quotidien des deux s'urs de 11 et 12 ans. Atteintes d'autisme, elles sont scolarisées à domicile où leur papa se charge de les faire travailler suivant les principes de l'ABA.

Des principes découverts en 2005. « Lorsque le comportement de Victoria a changé, sa mère a fait des recherches sur Internet. Après le diagnostic d'autisme, elle avait déjà discuté avec des mères à l'étranger qui pratiquaient l'ABA », confie Fernando Ramos, le papa des fillettes.

Aujourd'hui, tout en gardant une indispensable souplesse, les journées sont rythmées par les activités et les fillettes ont fait beaucoup de progrès. « Aujourd'hui, on travaille le scolaire – Victoria a un niveau CE1 et Alicia de maternelle – mais surtout la socialisation et l'autonomie : choisir ses vêtements et s'habiller, se brosser les dents, prendre un bain, faire son lit, mettre la table, faire les courses… », détaille le papa.

Déjà à l'initiative de l'association Pour Vic et Lili, chargée de collecter des fonds pour financer le matériel nécessaire aux fillettes, les parents de Victoria et Alicia ont créé ABA Auvergne. Pour partager leur expérience et, surtout, pour informer et former sur cette prise en charge reconnue depuis 2012 comme une « bonne pratique » par la Haute Autorité de Santé.

Une première formation, assurée par Cherice Carwell (diplômée BCBA), a réuni une quarantaine de personnes en février 2014. Depuis, l'association a multiplié les sessions avec Simon Dejardin, psychologue ABA, certifié BCBA l'an dernier.

Des outils pour gérer les comportements

« Nous avons des familles mais aussi des professionnels, psychologues, orthophonistes, assistantes de vie scolaire… Au total, sur sept formations, 81 personnes ont suivi le niveau 1, la moitié a poursuivi avec le niveau 2, et une quinzaine avec le niveau 3 », se félicite Fernando. « Il ne s'agit pas d'en faire des intervenants ABA mais de leur donner des petits outils pour gérer les comportements de façon efficace et savoir ce qu'ils sont censés attendre des professionnels qu'ils ont en face d'eux ».

Désormais, ABA Auvergne veut passer un nouveau cap car « les parents formés sont souvent frustrés de ne pas pouvoir être suivis par un psychologue ABA ». D'où le projet de proposer, d'ici quelques mois, du suivi et des prises en charge avec des psychologues formés à l'université Lille 3 et aguerris d'une dizaine d'années d'expérience. Un pas de plus vers une amélioration de la vie des enfants et des familles.

Contact. L'association ABA Auvergne est présidée par Fernando Ramos, épaulé par Marie-Laure Reynewaeter (secrétaire) et Arnaud Dugay (trésorier). Courriel : asso.aba.auvergne@gmail.com

Maud Turcan

12 juillet 2015

Danièle Langloys => J'accuse : Autisme et Aide Sociale à l'Enfance

Une nouvelle fois, après des centaines d’autres partout sur le territoire, depuis au moins 20 ans, une maman exemplaire qui a cherché à faire diagnostiquer ses enfants autistes vient de se faire retirer par un juge ses trois enfants pour qu’ils soient placés à l’Aide Sociale à l’Enfance. Elle est accusée de Syndrome de Münchhausen par procuration et d’aliénation mentale. L’autisme n’existe pas en France, bien sûr.

Il lui restera une visite médiatisée une fois tous les 15 jours. Les enfants, terrorisés, ne comprennent pas. Ils seront séparés. Ils ne seront jamais diagnostiqués, bien entendu. Beaucoup de placements sont indéfiniment maintenus. 23% des enfants passés par l’ASE finissent SDF : quelle importance…

L’émotion et la révolte collective de toutes les familles concernées par l’autisme sont immenses. Alors, en leur nom, parce que notre dégoût est total devant la machine à broyer, J’accuse.

J’accuse le Ministère de la Justice de laisser des juges aux enfants accumuler des erreurs judiciaires : ce Ministère ne s’est jamais soucié de donner des compétences dans le handicap aux magistrats, encore moins sur l’autisme, évidemment, malgré un taux de prévalence de 1 pour 100. Il se satisfait que soient nommés experts auprès des tribunaux des psychiatres sans aucune compétence dans le champ du handicap, encore moins sur l’autisme. 80% des psychiatres ne sont formés qu’à la psychanalyse et récusent toute forme de psychiatrie ou psychologie scientifiques, basées sur des preuves.

J’accuse certains juges aux enfants d’incompétence et de violation de leurs obligations déontologiques, en produisant des jugements uniquement à charge, appuyés sur les seuls rapports d’expertise psychiatrique parfois scandaleux, sans qu’ils s’en émeuvent : les libertés individuelles, les droits des enfants sont violés, les procédures contradictoires n’existent pas, l’appel peut être non suspensif.

http://www.conseil-superieur-magistrature.fr/files/recueil_des_obligations_deontologiques_des_magistrats_FR.pdf

« Le magistrat manifeste son impartialité en respectant et faisant respecter le caractère contradictoire des débats. » « Gardien des libertés individuelles, il a un devoir de compétence et de diligence ». « La règle de droit est appliquée sans réserve. Le magistrat ne peut se déterminer sur des considérations étrangères à la loi, ni renvoyer à d’autres (experts…) la responsabilité de dire le droit ». « Le magistrat est gardien des libertés individuelles ». « Le magistrat satisfait à son obligation de formation continue. Maintenir son niveau de compétence suppose un effort permanent du magistrat, celui de réactualiser ses connaissances et celui de se remettre en cause dans sa pratique ».

Le droit n’est pas respecté, la présomption d’innocence est niée, les débats contradictoires sont interdits. Le placement est une privation de liberté qui devrait être traitée comme telle et donc des procédures devant les tribunaux devraient permettre de les contester ce qui n’est pas le cas en France. Les placements constituent en France un espace de non-droit.

J’accuse ces mêmes juges d’utiliser un diagnostic qui n’existe pas, celui de Syndrome de Münchhausen par procuration, sans jamais aller vérifier de quoi il s’agit. En Grande-Bretagne, on peut le dénoncer comme « l'une des aberrations judiciaires probablement les plus graves de l'histoire », mais pas en France, bien sûr, où même des assistantes sociales de l’ASE se permettent de poser ce diagnostic, en violation du Code de Santé Publique. En Grande-Bretagne, le médecin à l’origine de ce pseudo-diagnostic, a été radié. En France, les psychiatres qui le défendent sont experts auprès des tribunaux.

http://www.autism.com/trans_french_ARRIv19no22005munchhausen

J’accuse une majorité de psychiatres de continuer à défendre une vision obsolète et grotesque de l’autisme, en violation du Code de Santé Publique qui leur fait obligation d'actualiser leurs connaissances, pour garder leur pouvoir et l’argent des formations psychanalytiques, et de ne pas être montés au créneau sur ce ridicule syndrome de Münchhausen. Nous sommes la risée du monde entier, mais qu’importe…Pas un syndicat de psychiatres n’a soutenu les recommandations de bonnes pratiques de 2012 en autisme, ni le plan autisme 3 qui y est fermement adossé. Pas un syndicat de psychiatres ne soutient l’actualisation des connaissances demandée par Mme Neuville dans le cadre du DPC (Développement professionnel Continu). Au nom de la sacro-sainte confraternité, les médecins se soutiennent systématiquement, même si les droits des personnes sont bafoués : on se tait, on cautionne. L’omerta sur la bêtise crasse et la toxicité est la règle : rares sont ceux qui l’enfreignent, car ils y risquent leur carrière. Certains osent même dire au niveau national qu’il ne faut pas braquer les brontosaures noyautés par la psychanalyse, pour ne pas les braquer, ou pire, pour éviter qu’ils se vengent sur les familles. On ose inviter les familles à la patience, à la pédagogie. Et les mères doivent continuer à entendre dire qu’elles n’ont pas érotisé leur enfant, ou qu’elles sont « phalliquement lourdes », ou qu’elles sont en état de « sidération » face à leur enfant, ce qui provoque l’autisme, ou qu’elles sont trop froides ou trop fusionnelles, ne laissent pas la place au père, qui seul, dans le catéchisme freudien,  « incarne l’espoir d’un dégagement par rapport à l’emprise ou à l’empreinte maternelle ». Le rôle du père, dans ce même catéchisme qui imprègne toutes les formations (médecins, infirmiers, travailleurs sociaux, psychologues) est de « séparer l’enfant de la mère et de le faire entrer dans le monde social ». « Le père apparaît comme tiers et comme obstacle qui s’oppose aux désirs de fusion de la mère et au désir incestueux de l’enfant ». Ces imbécillités, inventées il y a plus d’un siècle, sont partout abandonnées, sauf en France.

J’accuse les Conseils Départementaux de laisser sur leurs territoires sans jamais les contrôler des services de l’Aide Sociale à l’Enfance, dont les dysfonctionnements majeurs sont dénoncés depuis longtemps : incompétence des travailleurs sociaux, noyautés par la psychanalyse, laissés à leur toute-puissance, en particulier les assistantes sociales et les éducateurs spécialisés, dont la culture psychanalytique de base de leur formation initiale se résume à voir dans les mères les causes. Rapports le plus souvent à charge contre les mères, fréquemment seules, et en difficulté sociale, avec un ou plusieurs enfants autistes.

J’accuse les députés qui ont voté la loi de 2007 sur la Protection de l’Enfance d’avoir proposé une invitation à la délation généralisée, y compris anonyme, sans avoir prévu aucun garde-fou, à commencer par une formation solide au handicap et aux troubles du développement,  de ceux qui filtrent les dénonciations, et des travailleurs sociaux qui mettent en oeuvre les pseudo-mesures éducatives.

J’accuse tous les services de l’Etat depuis 40 ans qui n’ont jamais accepté d’organiser sur le territoire français des campagnes nationales de sensibilisation à l’autisme. Ils ont tous préféré se plier à la dictature de la psychanalyse qui récuse les diagnostics d’autisme pour imposer par la force celui de psychose, engendrée par un dysfonctionnement de la relation mère-enfant. Les mères continuent à être accusées d’être fusionnelles, aliénées, ou trop froides, de vouloir que leurs enfants soient handicapés, et dans les cas où il y a eu séparation du couple parental, même si le père est violent, alcoolique ou malfaisant, sa place est valorisée, car dans une perspective psychanalytique, le père est le tiers qui doit séparer la mère fusionnelle de ses enfants. Ces situations terrifiantes se reproduisent chaque année à des dizaines d’exemplaires.

J’accuse tous les services de l’Etat de ne pas veiller sur les plus vulnérables : enfants handicapés qui ont besoin d’un diagnostic et d’éducation adaptée, mères seules et sans ressources. J’accuse tous les services de l’Etat de ne pas veiller sur le respect de leurs droits. A quoi sert un Etat s’il n’est pas garant des droits des personnes ?

J’accuse l’Education Nationale de continuer à imposer dans les programmes de philosophie des élèves de terminale, toutes sections confondues, le catéchisme freudo-lacanien, et de contribuer ainsi à l’endoctrinement national sur des adolescents qui n’ont pas le recul nécessaire.

J’accuse les médias, à de rares exceptions près, de baver béatement devant le catéchisme freudo-lacanien, sans aucun esprit critique, et d’entretenir la dictature par leur soumission contraire à toute déontologie journalistique.

Chacun peut mesurer les dégâts, personne ne peut dire : je ne savais pas. Des mères sont salies et accusées à tort, détruites dans leur identité ; des enfants sont arrachés à leur mère, confiés à des institutions dont la violence est signalée dans tous les rapports sur l’Aide Sociale à l’Enfance. Ils n’y auront aucun avenir, ni bien sûr aucun soutien éducatif adapté. La Convention ONU des Droits des Enfants est violée : le droit à la vie de famille est bafoué, le respect des choix éducatifs de la famille est foulé aux pieds, le respect de la parole de l’enfant inexistant, l’intérêt supérieur de l’enfant réduit à la parole de pseudo-experts incompétents et dangereux.

C’est cela la France ? Eh bien, elle nous dégoûte, nous familles concernées par l’autisme. Aidez-nous, arrêtez de nous imposer par la force des charlatans, arrêtez de nous pourchasser, de nous faire vivre dans la terreur permanente de la dénonciation, ayez le courage de combattre la dictature, de rétablir les libertés et les droits des familles, de leur accorder le soutien collectif de la nation, dans le respect des choix des familles, garantis par les deux lois de 2002 : c’est l’usager qui en est le centre, pas le professionnel.

Psychanalystes, foutez-nous la paix une bonne fois pour toutes.

On est si prompt en France à valoriser les victimes, et à les bombarder de pseudo-cellules d'aide médico-psychologiques : et ces femmes, ces enfants, maltraités par des services financés sur fonds publics ? Qui leur rend justice ? Quand il y a des non-lieux, qui les identifie comme victimes et les aide à réparer les dégâts faits avec de l'argent public ?

 

Danièle Langloys

Autisme France

10 juillet 2015

Chronique du scandale ordinaire sur le site d'Autisme France

"Pour protéger les familles, les dossiers figurent avec des initiales, il n'y a que le numéro du département, et quelques lignes pour résumer. L'autisme en France, une honte nationale."

Lire les témoignages :
=>http://www.autisme-france.fr/577_p_35584/chronique-du-scandale-ordinaire.html

8 juillet 2015

Sallaumines : Pierre et sa famille vivent avec l'autisme un quotidien semé d'embûches

article publié dans La Voix du Nord

Publié le

PAR YVES PORTELLI

Pierre, 18 ans, souffre du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme spécifique diagnostiquée une première fois dès l’âge de 3 ans. Depuis quinze ans toute la famille se bat au quotidien pour faire face. Un parcours semé d’embûches qui ne laisse place à aucun répit. Témoignages.


Pierre s’est régalé dans le rayon des comics au Furet. Il avait le sentiment d’être utile à quelque chose. PHOTO SEVERINE COURBE 
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La signature de la charte « autisme » (voir ci-dessous) les a décidés à nous appeler. Danièle et Jean-Pierre Barczyk n’ont rien contre le principe – au contraire – mais ils avaient surtout envie d’évoquer la réalité qui prévaut jusqu’ici, celle précisément qui pousse les professionnels à essayer de faire mieux. Leur maison du centre-ville de Sallaumines constitue un havre de paix familial, un refuge indispensable. Pierre (57 ans) et Danièle (54 ans) expliquent pourquoi : « Du jour où Pierre a été diagnostiqué autiste, nous nous sommes retrouvés seuls. Plus d’amis, une famille déchirée. Notre monde s’est rapidement rétréci à un petit cercle : nous les parents, nos deux filles plus âgées, Pierre bien sûr et les parents de Danièle. » Au fil des années, seuls les soignants et quelques autres ont élargi le groupe, pas davantage. Les Barczyk ont appris en marchant. Ils sont devenus des spécialistes du montage de dossiers. Pour faire accepter leur enfant en classe, à l’école, au collège, au lycée, rien n’a été simple et les sacrifices énormes. Aujourd’hui, à un an de la retraite, Jean-Pierre Barczyk sait qu’il gagnera du temps pour sa famille. Un luxe ! Danièle, ancienne préparatrice en pharmacie à Lens, a dû quitter son emploi après avoir essayé le mi-temps, longtemps. Ensemble, ils ont dû s’adapter en permanence. « À chaque fois on se demandait, mais comment faire ? » Aucun parcours n’est proposé aux familles qui accompagnent leur enfant autiste, c’est le système D qui prévaut. Souvent, les couples explosent en vol. Trop de contraintes, d’échecs répétés. Les Barczyck, eux, ont tenu, même quand Pierre a pu intégrer un lycée spécialisé pour jeunes autistes… à Dunkerque. « Comment rester avec lui là-bas ? C’est loin de Sallaumines. Nous avons chamboulé notre vie. Danièle partait quatre jours sur place, revenait avec Pierre le jeudi soir et travaillait les deux derniers jours de la semaine » explique Jean-Pierre, conscient du sacrifice consenti.

Le rendre autonome, voilà l’objectif

Des exemples de la sorte jalonnent leur vie. Danièle sent aussi que ses aînées (22 et 27 ans) ont elles aussi souffert de la situation puisque l’attention était concentrée sur le frangin : « On aurait tant aimé faire plus pour elles. » Danièle et Jean-Pierre ont appris aussi à canaliser leur rage face à l’incompréhension. La difficulté d’organiser un parcours scolaire fut un des Everest à surmonter. Aujourd’hui, ils se concentrent sur l’avenir : « Notre objectif est de rendre Pierre le plus autonome possible. Un jour, nous ne serons plus là il faut donc atteindre cet objectif. »

Adulte, le jeune homme sort des parcours balisés. Aussi imparfaits qu’ils aient été, ils fixaient un cap, concentraient quelques moyens. Chaque jour, il faut tout inventer. Les Barczyk sont fatigués mais ils font face. Ils sont prêts à donner leur avis sur tout ce qui pourrait améliorer les prises en charge des autistes tout au long de leur vie. Ils sont devenus référents sur le sujet et ce serait bien de les entendre et de les écouter .

Belle expérience au Furet

Pierre a pu effectuer un stage à mi-temps durant plusieurs semaines du mois de juin au Furet du Nord à Lens. En dehors de quelques expériences déjà enrichissantes dans les médiathèques, ce saut dans l’inconnu, dans une entreprise directement au contact de clients, était une grande première pour le Sallauminois. Une première aussi pour Jocelyn Billet, le directeur du site lensois : « Pierre a été intégré tout particulièrement dans le rayon des BD, ses connaissances dans le domaine sont très bonnes. Il s’y trouvait en confiance. Parallèlement, il a suffi de bien cadrer son travail et cela s’est très bien passé. » Pierre Barczyk a également été sollicité sur les logistiques de rangement, pas toujours évidentes à l’échelle d’un Furet et là aussi, tout s’est bien passé : « Il a une bonne mémoire, cela lui a permis de bien comprendre les fonctionnements et de s’y adapter. » Le rythme du mi-temps était bien adapté au handicap du jeune homme. Ses parents étaient surtout satisfaits de l’accueil réservé à leur fils. « Je peux vous assurer que trouver des stages de cette nature est terriblement difficile. »

Une nouvelle charte

C’est la signature de la charte « autiste » voici une dizaine de jours au centre hospitalier de Lens qui avait incité la famille Barczyk à nous contacter afin que l’on puisse se rendre compte des difficultés rencontrées sur le terrain. Rappelons à ce sujet que l’accord lie désormais huit acteurs du territoire spécialisés dans la prise en charge des patients : le centre hospitalier de Lens (unité médicale de pédopsychiatrie), le centre hospitalier d’Hénin-Beaumont (pôle psychiatrie), le centre de ressources Autisme (Loos-en-Gohelle) et l’association Autismes Nord – Pas-de-Calais ; l’APEI de Douai ; l’APEI de Lens et environs, d’Hénin-Carvin ; La Vie active et l’Éducation nationale.

5 juillet 2015

Des mamans d'enfants autistes et des professionnels du bassin se mobilisent pour leurs enfants

article publié dans Le Populaire Haute-Vienne

Des familles d’enfants autistes souhaitent faire avancer les prises en charges sur le territoire.? - L b.

Des familles d’enfants autistes souhaitent faire avancer les prises en charges sur le territoire.? - L b.

Parce qu’avoir un enfant autiste est aussi une charge de tous les instants, des mamans ont décidé de se mobiliser pour soutenir toutes les familles touchées et peut-être, à terme, bénéficier d’un mini-centre de soins adaptés sur le territoire.

Elles s'appellent Aurélia, Nathalie, Lauryanne et Natacha, sont les mères d'enfants autistes et ont décidé d'unir leurs forces et l'ensemble des compétences qu'elles ont acquises en suivant leurs progénitures pour en faire profiter le plus grand nombre et mutualiser leur expérience.

« Un enfant qui fait 7.000 kilomètres par an pour ses prises en charge, c'est trop »

« Nous regroupons aujourd'hui une quinzaine de familles sur le bassin de Saint-junien qui va jusqu'à Rochechouart et même en Charente-Limousine et nous souhaitons créer un véritable réseau qui pourra attirer des familles d'enfants atteints d'autismes qui se sentent isolées et ne se font pas nécessairement connaître, soulignent-elles. Nous souhaitons profiter de notre expérience, la faire partager, faire aussi connaître nos problèmes et créer peut-être, sur Saint-Junien, un espace qui puisse accueillir nos enfants pour des séances de soins notamment ».

Les mamans qui ont créé l'association LESPAS (pour Loisirs, Entraide et Sensibilisation en faveur des Personnes avec Autisme) ont pu compter sur l'engagement de Valérie Moriau, orthophoniste disposant d'une formation d'accompagnement des enfants atteints d'autisme qui a décidé de les rassembler sous la même bannière. « Un enfant atteint d'autisme nécessite beaucoup de soins, de séances d'orthophonie, de psychomotricité, éducation spécialisée, toutes ses séances se déroulent à Limoges et si nous pouvons compter sur le dévouement des associations comme ALISEA et Autisme 87, cela représente beaucoup de temps pour les familles. Il faut savoir qu'un enfant fait environ 7.000 kilomètres par an pour ses différentes prises en charge. Si notre association a pour objectif de fédérer les familles et de passer des moments de loisirs entre nous avec nos enfants, nous souhaitons aussi avoir des interlocuteurs sur le territoire pour pouvoir être accompagnés dans l'organisation de soins destinés à nos enfants ». L'association se veut surtout un lieu de rencontres qui permettent aux familles de se retrouver autour de projets différents, pédagogiques et ludiques vécus par les enfants.

Premiers rendez-vous dans quelques semaines

« Les écoles accueillent nos enfants, mais nous savons aussi combien il est difficile pour eux de s'adapter dans des situations ordinaires. Des simples sorties au cinéma peuvent être compliquées à gérer dans la mesure où il leur faut des séances avec une intensité lumineuse et sonore atténuée. Nous avons besoin d'être nombreux pour être prs en compte. Nous souhaitons mettre en place des ateliers de loisirs, des activités de plein air à vivre avec nos enfants et pour cette raison nous lançons un appel à tous ceux qui sont concernés. Un enfant sur 100 est concerné par ces troubles et nous pouvons être plus efficaces ensemble ».

Dans un premier temps, l'association LESPAS organisera un projet alpage qui permettra grâce à Valérie Moriau et avec la coordination d'ALISEA à quatre familles (soit 9 enfants) de partir en vacances à Abondance en août. L'association souhaite prendre un nouvel envol dès le mois de septembre et ne manquera pas de se faire connaître à ce moment-là.

LESPAS. Présidente Aurélia Denis, vice-présidente Lauryanne Maurelet, contact 14 rue de la gare 87.420 Saint-victurnien, 06.63.05.21.81\06.46.79.74.61. Courriel : lespas87200@gmail.com

Laurent Borderie

4 juillet 2015

L'histoire d'un enfant autiste racontée dans un clip

article publié sur le site de France 3 Corse

Les enfants autistes peuvent vivre normalement, comme les autres enfants. C'est le message délivré par l'association Espoir Autisme Corse qui réalise un clip musical avec le concours de bénévoles et de jeunes acteurs amateurs.

  • France 3 Corse ViaStella
  • Publié le 02/07/2015 | 18:57, mis à jour le 02/07/2015 | 18:57
Le tournage est réalisé presque exclusivement par des bénévoles. © France 3 Corse ViaStella

© France 3 Corse ViaStella Le tournage est réalisé presque exclusivement par des bénévoles.

"Qu'ont-ils fait de sa vie ?", c'est le titre d'un clip réalisé par un groupe de bénévoles. Son objectif : montrer que les enfants autistes peuvent vivre comme les autres enfants. 

L'idée du clip a germé dans la tête de Jean-Christophe Pietri, directeur de l'association Espoir Autisme Corse, papa d'un adolescent autiste. 

Le clip sera diffusé lors du congrès national sur l'autisme en novembre prochain.

 

Dans les coulisses du clip

Reportage : Adèle Desachy, Philippe Villaret et Jacques Antomarchi. Intervenants : Marc Geoffroy, Réalisateur ; Christophe Sarti, Chanteur ; Jean-Christophe Pietri, Directeur de l'association Espoir autisme corse.

3 juillet 2015

Thomas Bourgeron de l'Institut Pasteur, nouveau membre de l'académie des sciences

article publié sur le site de la Fondation Orange

Neuf nouveaux académiciens ont été reçus sous la coupole de l’institut de France. Une réception à l’académie est un grand honneur et une grande joie comme l’ont exprimé les nouveaux académiciens rassemblés ce mardi 23 juin, chacun à sa manière, avec intelligence, passion et modestie.
Mais c’est aussi un grand moment d’émotion, cette émotion et cette fierté que traduisait le discours de Thomas Bourgeron.

Crédits photos : Sébastien Toubon - Le quotidien du médecin.

 

Thomas Bourgeron qui a présenté ses travaux sur l’autisme, entre autres sur la vulnérabilité génétique à l’autisme, sur le cerveau social, sur comment comprendre les autismes, a aussi rappelé la situation de prise en charge insuffisante de l’autisme en France. Il a aussi insisté sur le but de ses recherches qui est avant tout de trouver un moyen d’améliorer la vie des personnes autistes et de leur famille. Pour lui la science, la recherche, doivent faire la place à la diversité, diversité humaine à prendre en compte tous les jours, rappelant que les personnes autistes n’était que peu admises à l’école.
Il a appelé aussi à une science plus ouverte, et insisté sur l’enjeu du partage des données.

Ce fut l’occasion pour Thomas Bourgeron de remercier tous ceux qui l’on aidé, entres autres les Fondations dont la Fondation Orange qui soutient ses travaux depuis 2005.

Les nouveaux académiciens ont tous exprimé leur gratitude envers ceux sans qui ils ne seraient pas là, leurs professeurs à l’école, à l’université, les rencontres internationales, d’autres chercheurs… Un bel éloge de la transmission. Tous ont aussi rappelé l’importance du soutien familial dans un métier très prenant avec beaucoup d’incertitudes, leur famille présente ce beau jour et qui a été un point d’ancrage et de stabilité dans les aléas de la recherche.

 

A propos de l’académie des sciences (extrait de la présentation de l’institut) :
Lors de sa création en décembre 1666, le Roi Louis XIV donne à l’Académie des sciences mission d’entrer en commerce de découvertes avec les académies étrangères. Au fil des siècle, le rayonnement de l’Académie ne s’est pas démenti : elle est aujourd’hui l’une des cinq académies les plus réputées au niveau mondial.
Elle fêtera en 2016 son 350ème anniversaire.

2 juillet 2015

Ils souhaitent le meilleur pour leur fils autiste de 22 ans

02/07/2015 05:38
Raphaël, autiste mutique de 22 ans, a intégré le foyer d'accueil médicalisé Dialogue Autisme, à Saran, il y a un an. - Raphaël, autiste mutique de 22 ans, a intégré le foyer d'accueil médicalisé Dialogue Autisme, à Saran, il y a un an. - (Photo Armand Amar)
Raphaël, autiste mutique de 22 ans, a intégré le foyer d'accueil médicalisé Dialogue Autisme, à Saran, il y a un an. - (Photo Armand Amar)

Raphaël a intégré le foyer d’accueil médicalisé Dialogue Autisme à Saran (Loiret), l’an dernier. Pour ses parents, de Binas, ce centre est perfectible.

Armand et Véronique sont conscients de la chance qu'ils ont eue d'obtenir une place pour leur fils autiste dans ce foyer d'accueil médicalisé flambant neuf, situé à Saran, en Loiret. Ils savent aussi que cette structure est désormais la maison de Raphaël. C'est pourquoi ses parents veulent qu'il s'y sente bien.

Membres de l'association régionale Dialogue Autisme, Armand et Véronique se sont lancés, il y a près de dix ans, avec d'autres parents, dans une réflexion de création d'un lieu de vie pour leurs enfants. Avec les autres parents de l'association, ils ont conçu ce foyer à leur image, le plus idéalement possible. « Ce centre est destiné à de jeunes adultes sortant d'un institut médico-éducatif, avec des dérogations pour des adolescents de 16 ans. » Ils ont fini par monter une structure à Saran, sur un terrain disponible et offert par la commune. Après quelques tractations, le lieu a ouvert ses portes le 27 janvier 2014. Raphaël a eu l'autorisation d'intégrer cet endroit. La mise en route fut difficile pour le jeune homme. Aujourd'hui, il semble avoir trouvé sa place, « grâce à des éducateurs merveilleux et dévoués », se réjouit Armand. Le principal problème qui préoccupe les parents de Raphaël reste la nuit : « Seules deux aides-soignantes sont présentes pour 24 résidants, soit une professionnelle par bâtiment. Seules, elles ne peuvent pas gérer les crises des résidants. Et pendant ce temps-là, le foyer n'est plus sous contrôle. Un accident, une fausse route tout peut arriver. »
Étant mutiques, les autistes du foyer sont dans l'incapacité d'exprimer ce qu'il se passe dans ce centre. Pour les parents de Raphaël, l'établissement échappe à l'association Dialogue Autisme. Celle-ci, de par sa petite taille, ne pouvait pas gérer cet équipement. Elle a donc adhéré à Autisme France, qui possède une société de gestion contrôlant plusieurs structures, dont celle du Loiret.
Le foyer est scindé en deux bâtiments distincts, comprenant chacun deux ailes de six logements chacune. Vingt-quatre résidants y vivent.

" Pas un foyer perméable aux familles "

 « Quand on a imaginé ce centre, on y voulait une certaine harmonie dans les âges des autistes. Or, actuellement, des personnes de 60 ans s'y trouvent, regrette Armand, le papa de Raphaël. On souhaitait aussi que ce lieu soit perméable aux familles, qu'on puisse rendre visite à nos enfants et qu'on ait accès aux chambres. Mais l'encadrement nous dissuade de rentrer dans leurs pièces de vie. Au bout d'un mois, on nous a fermé les portes. Nous ne pouvons pas rendre visite à notre fils de peur que cela ne déclenche une crise chez Raphaël mais aussi chez les autres pensionnaires. » Il était aussi prévu que l'équipement soit réservé à des autistes de la région Centre-Val de Loire. « Or, les résidants viennent de toute la France. »
Jusqu'ici, Armand et Véronique ramenaient leur fils à Binas tous les week-ends. Ils vont désormais espacer les retours à la maison. « Ça fait mal au cœur, car notre fils est quelqu'un de tendre, d'affectueux, mais aussi de colérique. J'ai 75 ans et ma femme a 58 ans. Ça devient épuisant de prendre Raphaël. C'est important pour nous de savoir que ce foyer à Saran est sécurisé et qu'il s'y acclimate bien. »

repères

> Envoyé de structure en foyer, Raphaël est un autiste mutique.
> C'est par l'intermédiaire d'un psychiatre que le diagnostic a pu être posé sur son cas à l'âge de 2 ans. L'enfant passe entre les mains de psychiatre, de psychologue, de psychanalyste. Il intègre l'école maternelle, puis est pris en charge par le centre d'action médico-sociale précoce de Blois. Il rentre au Sessad de Blois, mais l'intégration ne se déroule pas bien.
> Entre 10 et 14 ans, c'est sa maman qui s'en occupe à la maison, avec l'intervention à domicile d'éducateurs.
> A ses 14 ans, il rentre à l'Institut médico-éducatif des Basses-Fontaines, à Crouy-sur-Cosson, où il y reste jusqu'à ses 20 ans, avant de rejoindre le foyer d'accueil médicalisé de Saran.

Claire Neilz
1 juillet 2015

Aide Sociale à l'Enfance : la machine à broyer les mamans d'enfants autistes

Loin de moi l’idée de nier que certains enfants puissent avoir besoin d’être protégés de parents malfaisants. Cependant, depuis déjà plusieurs années, paraissent des articles, rapports (y compris de l’IGAS) et documents pour mettre en évidence les dysfonctionnements de l’Aide Sociale à l’Enfance, énorme business de 8 milliards d’euros : signalements abusifs, enfants enlevés à leurs familles, méconnaissance du handicap, familles détruites, enfants traumatisés…

Le Conseil de l’Europe a aussi fait un rapport. Un psychiatre vient même récemment de dénoncer une « machine à placer ». Le Défenseur des Droits s’est ému il y a peu de l’absence de projet pour l’enfant, pourtant réglementaire, dans toutes ces procédures. J’ai pour ma part dénoncé ces violences faites aux enfants et aux familles au Défenseur des Droits et dans un rapport alternatif au Comité ONU des Droits de l’Enfant. Rien n’y fait : la machine à broyer continue impitoyablement à saccager des familles.

Dans le cadre de l’autisme, c’est carrément une honte nationale, et encore l’expression est-elle faible. Les victimes sont essentiellement des femmes seules avec un ou plusieurs enfants autistes.

Jugez-en : en France, voilà ce qu’on peut observer en violation toujours impunie des droits des personnes :

- Une famille et le plus souvent une mère seule est dénoncée, et une information préoccupante  est enclenchée contre elle et envoyée au service départemental de l’Aide à l’Enfance : premier stade de l’engrenage infernal. Les PMI, CAMSP, CMP, Hôpitaux De Jour, le font, mais ce peut être aussi un enseignant, l’Education Nationale, un auxiliaire de vie scolaire, ou votre voisin. Les difficultés de comportement de certains enfants autistes, bien connues des parents, sont analysées par ceux qui ne se sont jamais donné la peine de s’informer, même a minima, sur les troubles du spectre de l’autisme, comme des carences éducatives. Ces services sont en général tous noyautés par une idéologie psychanalytique : les troubles de l’enfant viennent forcément de la mère, trop fusionnelle ou trop froide, selon l’humeur des professionnels, et si la mère souhaite obtenir un diagnostic de trouble neuro-développemental, c’est forcément qu’elle nie sa culpabilité : elle doit donc être dénoncée et sanctionnée. C’est à plus forte raison le cas, si, constatant que son enfant régresse dans les CAMSP ou hôpitaux de jour, elle souhaite en partir pour chercher en libéral des interventions efficaces et conformes aux recommandations de la Haute Autorité de Santé. En France, la psychanalyse est une dictature toute-puissante et impitoyable qui n’hésite pas à faire sanctionner ceux qui n’en veulent pas.

Cette information préoccupante vaut à la famille une intrusion dans sa vie privée, et l’assistante sociale a le droit de s’inviter partout, y compris à l’école, de faire des remarques, de porter des jugements. La famille ne connaîtra jamais les critères de jugement. L’assistante sociale fera un rapport dont la plupart du temps la famille n’aura jamais connaissance, sauf si elle prend un avocat, à ses frais, bien entendu. Il importe de rappeler que les travailleurs sociaux n’ont aucune formation au handicap, et que leur formation initiale est directement issue du catéchisme freudo-lacanien en vigueur dans quasiment toutes les formations initiales de ceux qui ont la prétention de s’occuper de nos enfants.

Vous croyez être dans une dictature totalitaire, mais non : c’est en France.

- Avec un peu de chance, le dossier sera classé sans suite, ce qui n’empêchera pas les mêmes qui ont déjà dénoncé de recommencer à dénoncer : des familles ont eu ainsi plusieurs informations préoccupantes à la suite.

Vous croyez être dans une dictature totalitaire, mais non : c’est en France.

- Malheureusement, les informations préoccupantes ont une suite le plus souvent : le signalement, et les familles entrent dans une procédure judiciaire où les dangers sont majeurs. Les mères seules sont les plus visées, et certaines sont elles-mêmes autistes. Elles se font imposer des expertises psychiatriques, dont bien sûr elles n’ont pas le droit de connaître le contenu, des enquêtes multiples, toujours à charge, qui sélectionnent ce qui va servir la thèse retenue a priori : la maladie de la mère qui veut à tout prix que ses enfants soient dans le champ du handicap. La formation des travailleurs sociaux est totalement noyautée par la psychanalyse et ils apprennent tous à raisonner en termes de culpabilité de la mère à la première difficulté de l’enfant. C’est ainsi que se développe en France, et seulement dans ce pays, une épidémie unique au monde de Syndrome de Münchhausen par procuration, dont sont accusées principalement des femmes seules : la littérature scientifique internationale n’a recensé que 277 cas dans le monde de personnes qui créent des troubles somatiques chez leurs enfants en les intoxiquant par exemple. En aucun cas il ne s’agit de troubles neuro-développementaux comme l’autisme, pour lesquels d’ailleurs la HAS explique clairement que les caractéristiques psychologiques des familles ne sont pas en cause dans leur survenue.

L’aboutissement de ces investigations lancées par la justice est le plus souvent dramatique : familles et mères montrées du doigt, calomnies qui tournent en boucle, engrenage monstrueux où tout ce que peut dire une personne se retourne systématiquement contre elle, enfants traumatisés, vie permanente sous la menace du placement des enfants. Les familles ou les mères ont six mois pour trouver un expert de l’autisme qui posera un diagnostic accepté par l’ASE, et les Centres de Ressources Autisme ont des délais d’attente de 2 ans en moyenne. La course contre la montre est donc perdue d’avance. Le pire est à venir : si la justice suit le rapport de l’assistante sociale et de l’expert psychiatre qui s’acharnent à accuser la mère de Syndrome de Münchhausen par procuration, et demande le placement des enfants, la mère seule, tenue d’amener ses enfants au tribunal, peut se les voir retirer à l’audience. De courageux avocats essaient d’éviter le pire aux familles : les victimes innocentes doivent donc payer pour faire valoir leur innocence.

Vous croyez être dans une dictature totalitaire, mais non : c’est en France.

Les familles concernées par l’autisme sont les Sans-Droits de notre République, dans l’indifférence la plus totale. France, tu me fais honte.

Danièle Langloys

Autisme France

30 juin 2015

Le CeRESA Midi-Pyrénées fête ses dix ans

article publié dans LA DEPECHE

Publié le 30/06/2015 à 08:19

Société - Autisme

Les enfants posent avec les dirigeants de l'association devant les dessins du concours./ Photo DDM, Frédéric Charmeux

Les enfants posent avec les dirigeants de l'association devant les dessins du concours./ Photo DDM, Frédéric Charmeux

 

Le CeRESA (Centre Régional, d'Éducation et de Services pour l'Autisme en Midi-Pyrénées) organisait jeudi 25 juin dernier une grande réception à partir de 19 heures dans ses nouveaux locaux impasse de Lisieux pour fêter ses 10 ans d'existence. Acteur incontournable dans la prise en charge de l'autisme en région Midi-Pyrénées, cette association créée en juillet 2005 sous l'impulsion du Pr Bernadette Rogé propose une véritable plateforme innovante de services agissant auprès des personnes atteintes d'autisme et de leurs familles. Depuis 10 ans, le CeRESA a su relever plusieurs défis puisqu'il est aujourd'hui gestionnaire de 4 structures accompagnant près de 90 enfants âgés de 2 ans à 20 ans en accord avec les recommandations de la Haute Autorité de Santé. L'association a aussi reçu le soutien du ministère de la santé en la personne de Ségolène Neuville, Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées qui a récemment adressé une lettre à leur attention pour souligner la qualité et le sérieux du travail qui y était mené (voir notre encadré). «Nous travaillons avec de nombreux professionnels, psychologues, éducateurs, orthophonistes ou encore enseignants» explique le Pr Bernadette Rogé. «L'objectif est de donner une éducation adaptée aux enfants atteints de troubles d'autisme afin de les aider à s'intégrer dans la société.». Une centaine de personnes étaient présentes lors de cette soirée anniversaire en présence de parents, enfants et proches de l'association, qui s'est conclue par un grand cocktail et un concert de la chorale de la fondation orange, partenaire de l'association depuis sa création. Cette soirée anniversaire était également l'occasion d'une remise de prix.

En effet un concours de dessin ouvert aux enfants des classes accueillant un enfant avec autisme avait été organisé il y a quelques semaines sur le thème du «vivre ensemble». Un jury composé de deux artistes toulousains était chargé de départager les 12 dessins en lice, et ce sont finalement cinq établissements toulousains qui se sont distingués par leur production.


Le Ceresa : «un site d'excellence»

Ségolène Neuville, Secrétaire d'Etat aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion : «(…) je connais l'importance de votre dispositif et l'excellence des interventions et des projets qui s'y développent. Vous faites partie des centres pionniers sur les interventions précoces en autisme qui sont au cœur des priorités fixées par le Plan Autisme 2013-2017 et vous contribuez ainsi à diffuser les recommandations de la haute autorité en santé (HAS) et de l'agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et des services sociaux et médico-sociaux (ANESM). C'est aussi un lieu, une équipe auprès de laquelle les familles et les enfants se sentent en confiance. Et cette confiance est essentielle et se mérite lorsqu'il s'agit d'autisme. (…) Madame la Professeure Bernadette Rogé., vous faites partie de nos experts et professionnels les plus précieux. Vous œuvrez depuis de nombreuses années pour faire avancer la cause de l'autisme. Vous êtes aussi reconnue internationalement pour votre expertise et vos recherches. Pour toutes ces raisons, le CERESA est l'un des sites d'excellence, un site démonstrateur de ce que je souhaite voir se développer partout en France.»

L.A

26 juin 2015

Une classe pour enfants souffrant d'autisme ouverte au coeur d'une école à Toulon

article publié sur le site de France trois côte d'Azur

Publié le 23 juin 2015 à 10h53, mis à jour le 23 juin 2015 à 10h57

classe autistes
© f3 | 5 élèves sont ici scolarisés depuis le mois de février.
Anne Le Hars

C'est une première à l'échelle de la région PACA; une classe pour enfants souffrant d'autisme vient d'être inaugurée dans une école maternelle à Toulon : 5 élèves y sont scolarisés depuis le mois de février. Les résultats y sont déjà positifs.

Cette création a été confiée à l’association AIDERA Var en partenariat avec l’Education nationale, l’ARS PACA pour le budget de fonctionnement, et la mairie de Toulon qui fournit les locaux.
L'objectif de ce projet novateur est d’améliorer l’intégration en milieu scolaire des enfants de 3 à 6 ans ayant des troubles trop importants pour être scolarisés en classe ordinaire.
Les enfants, comme leurs petits copains sont accueillis à l’école maternelle de Camille Saint Saens, quartier du Mourillon à Toulon. Pour assurer leur scolarité et accompagnement, l’encadrement est assuré par une équipe réunissant enseignants spécialisé et professionnels médico-sociaux. 

Reportage RAMIREZ Nathalie, DANGER Virginie, MALET Eric :

Ecole pour enfants autistes - Var

Intervenants : Anne Cerdan - Directrice de l'école maternelle Camille Saint-Saëns, Emilie Casman - Orthophoniste et Anne-Laure Sabran - Directrice de l'Unité d'enseignement en maternelle pour enfant autiste "Canot Major".

26 juin 2015

Un plan pour la prise en charge des autistes lancé en Gironde

Mercredi 17 juin 2015 à 19h05

Le plan régional pour l'autisme a été présenté ce mercredi. Au total, deux nouvelles classes de maternelles et 45 places pour enfants et adultes dans des établissements spécialisés seront créées à la rentrée.

Marie-Claude Leclerc, espère voire la fin du placement des autistes en service psychiatrique  

Le troisième plan régional pour l'autisme découle du plan national. Il s'étale sur quatre ans, de 2013 à 2017. La première version présentée avait divisé associations et partenaires. Ils sont désormais réconciliés et prêt à attaquer l'"énorme chantier". Ce sont plus de sept millions d'euros qui vont être investis sur la région Aquitaine. 

Un projet à trois volets

La grande priorité de l'Agence régionale de santé, c'est l'information.

"Un enfant autiste girondin est diagnostiqué à trois ans et demi, il faudrait qu'il le soit deux ans plus tôt."

— Manuel Bouvard, directeur du centre de ressources d'Autisme en Aquitaine

Une campagne d'information sera menée pour le grand public, mais aussi pour les professionnels. Des formations ont commencé depuis le mois de mars, pour médecins et pédiatres fonctionnaires et libéraux. Le but est aussi de créer des équipes diagnostic de proximité pour les enfants, et d'équipes mobiles pour les adultes. 

En septembre, deux nouvelles classes de maternelle devraient être ouvertes, et deux instituts médico-éducatifs labellisés par l'Éducation Nationale. 

Des évaluations fin 2015

Autisme France travaillait depuis 2003 sur des grilles d'évaluation de la qualités des établissements et des services proposés aux autistes. 

"Ce n'est pas pour sanctionner, mais pour améliorer les pratiques. Nous voulons le faire au niveau national."

— Marie-Claude Leclerc, présidente du groupe Aquitaine d'Autisme France. 

Dans son viseur, les hôpitaux psychiatrique.

"Les autistes n'ont rien à y faire, cela les sur-handicape, ce n'est pas adaptés. En Gironde, 235 personnes autistes sont actuellement dans des hôpitaux psychiatriques, et normalement pour toute leur vie si nous ne faisons rien."

Mais elle le reconnaît, "en Aquitaine, nous sommes bien entendus. Les institutions sont plutôt ouvertes aux nouvelles pratiques. Pour ce débat, nous avons été conviés en tant qu'association et que parents, ce n'est pas le cas partout."

Selon les parents d'enfants autistes, la région Aquitaine est bien équipée - l'une des mères a déménagé dans la région uniquement pour cette raison - mais "la France reste très en retard sur les moyens donnés aux personnes atteintes d'autisme, par rapport à ses voisins européens, et par rapport à la Corée, au Japon et aux États-Unis", explique Marie-Claude Leclerc. Elle s'est donné jusqu'en 2017, année d'échéance du plan, pour mieux acompagner les autistes tout au long de leur vie.

26 juin 2015

Rappel : Le Congrès d'Autisme France c'est le 14 novembre 2015 au Palais des Congrès de Paris

 

Congrès d'Autisme France 2015

 

Autisme - On ne lâchera rien

Ce ne sont pas les chantiers qui manquent

 

Palais des Congrès de Paris
le 14 novembre 2015
   

Le plan autisme 3 a permis depuis deux ans quelques avancées : elles restent limitées et précaires, malgré un investissement ministériel fort. Ce congrès sert à rappeler que nous ne laisserons pas sans suite les avancées du plan et que nous gardons nos exigences pour que l’actualisation des pratiques, souhaitée par les familles comme par les professionnels, puisse se poursuivre. Nous nous trouvons devant une série de chantiers que nous devons faire avancer avec rigueur et détermination, en concertation étroite avec les professionnels engagés à nos côtés.

Nous faisons le choix en 2015 de mettre l’accent sur :

  • Le diagnostic et l’intervention précoces
  • L’importance cruciale de l’évaluation fonctionnelle
  • La nécessité d’avoir des outils adaptés pour évaluer les besoins des enfants et adultes
  • La fluidité dans les parcours scolaires La qualité dans les établissements pour adultes

 

Programme détaillé

Renseignements complémentaires

 

Pour s'inscrire :

Bulletin d'inscription à télécharger pour un paiement par chèque ou virement, à nous retourner accompagné de son règlement à Autisme France - 1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE-SUR-SIAGNE.

Paiement en ligne sécurisé par Carte Bancaire
 

Congres_AF_2015_Bandeau_site

 

 

Renseignements : Tél. 04 93 46 01 77 -  email :  autisme.france@wanadoo.fr


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24 juin 2015

La France épinglée par l'ONU : les enfants autistes sont maltraités

L'ONU demande des comptes à la France sur sa violation des droits des enfants autistes (Illustration).

afp.com/Joel Saget

Danièle Langloys, la vice-présidente d'Autisme France, explique pourquoi l'ONU demande des comptes à la France sur sa violation des droits des enfants autistes. En cause: une vision archaïque de l'autisme.

Autisme France a rédigé un rapport alternatif au rapport de l'Etat français, grâce au Comité ONU des Droits de l'Enfant, pour dénoncer les violations des droits des enfants autistes. L'ONU a relayé la liste des violations constatées. Le Comité des Droits prie donc la France de s'expliquer sur les discriminations et maltraitances subies au titre du handicap de manière générale et parce que ces enfants sont autistes. 

>>> A lire aussi: le blog de Magali Pignard, The Autist 

La France doit justifier son silence

La France devra donc fournir des explications sur la maltraitance institutionnelle, ses efforts limités en matière de désinstitutionnalisation, sa politique de placement des enfants sans leur consentement. Elle va devoir justifier son absence d'efforts pour mettre aux normes sa politique de l'autisme: diagnostic et intervention précoces n'existent toujours pas, les interventions comportementales recommandées par la HAS (Haute autorité de santé) n'existent qu'à doses homéopathiques ou restent aux frais des familles. 

L'école inclusive pourtant garantie par une loi n'existe pas pour les enfants autistes. La France devra expliquer pourquoi. 

Cinq condamnations sérieuses

Le Comité ONU des Droits de l'Enfant rappelle, comme l'a fait Autisme France, les cinq condamnations de la France pour discrimination à l'égard des personnes autistes et le Commissaire Européen aux Droits de l'Homme s'est ému de la même façon de ces violations des droits. 

En France on préfère conforter la vision archaïque des psychanalystes qui réduisent l'autisme à la psychose et veulent garder nos enfants à vie à l'hôpital. 

Le droit des autistes à vivre hors de l'hôpital

Ce lobby ringard reste tout-puissant et prive d'avenir nos enfants. Le Comité ONU des Droits de l'Enfant demande donc à la France quelles mesures elle va prendre pour mettre fin aux traitements inhumains et dégradants dans les institutions: sont nommément cités le packing, enveloppement forcé dans des draps glacés, et la flaque thérapeutique, autrement appelée pataugeoire. 

Discriminations et maltraitances à l'égard de nos enfants doivent cesser. Tout le monde sait ce qu'il faut faire pour aider les enfants autistes et leurs familles: faisons-le au lieu de les enfermer et de les priver de tout apprentissage de l'autonomie et de droit à vivre en milieu ordinaire.

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