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"Au bonheur d'Elise"
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17 décembre 2014

Saint-Maur-des-Fossés projection de Quelque chose en plus le 31 janvier à 14h00 au cinéma Le Lido

lido

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17 décembre 2014

Le centre hospitalier Sainte-Marie participe à une étude sur l'autisme

Le centre hospitalier Sainte-Marie participe à une étude sur l'autisme

 

Les rotariens du club Mont Anis ont remis un matériel vidéo sophistiqué au centre hospitalier Sainte-Marie du Puy-en-Velay. Celui-ci doit permettre la participation à une étude d’envergure nationale, portant sur les troubles autistiques chez les jeunes enfants de 3 à 6 ans.

Le centre hospitalier Sainte-Marie du Puy-en-Velay, sur la proposition du Docteur Carine Fourny, participe à une étude dirigée par le CHU de Nantes, menée sur un peu plus de trois ans à compter de fin 2014. Intitulée "Évaluation clinique des pratiques intégratives en unités de soins infanto-juvéniles pour des enfants présentant un autisme typique ou atypique", cette étude permet aux petits patients hospitalisés, avec l’accord et la participation de leurs parents, de bénéficier de l’expertise d’un réseau de professionnels répartis sur une vingtaine d’établissements en France.

Le Rotary du Mont Anis offre le matériel au centre

Pendant une année, chaque enfant inclus dans cette étude bénéficie de prises en charge coordonnées. L’objectif est d’évaluer sa progression au moyen de tests réalisés selon un calendrier prédéfini. Ces tests seront filmés, afin d’être envoyés pour évaluation aux professionnels du réseau national. Ainsi, l’enfant ne passe le test qu’une seule fois, mais ce test est étudié par trois équipes différentes, de manière anonyme, dans un souci de neutralité. Cette recherche requérait donc l’achat de matériel vidéo (caméscope, DVD, cartes mémoire).
Pour les professionnels de l’équipe hospitalière, il s’agit aussi de participer à une recherche faisant intervenir de nombreux spécialistes de l’autisme infantile : médecins, paramédicaux et soignants. La formation professionnelle acquise par l’appropriation d’outils d’observation clinique renforce l’alliance avec les parents et permet une réflexion sur les pratiques actuelles.
Soucieux d’œuvrer pour le mieux-être des enfants hospitalisés, intéressés par les apports et le caractère innovant de cette étude, les membres du Rotary club Mont Anis ont souhaité participer en finançant le matériel vidéo. Cet engagement s’inscrit dans le cadre du programme d'actions sociales, humanitaires et caritatives du club.
Ce don participant à l’émulation née des échanges interprofessionnels laisse entrevoir, au sortir de l’étude, une élévation globale du niveau de compétences et de la qualité des prises en charge des enfants autistes.



17 décembre 2014

Déceler l'autisme dès l'âge de dix-huit mois, Limoges en pointe sur le diagnostic

article publié sur Le Populaire - Limousin

Plus la maladie est décelée tôt, plus la capacité à récupérer les fonctions est importante - Raphaele Gigot

Plus la maladie est décelée tôt, plus la capacité à récupérer les fonctions est importante - Raphaele Gigot

Le premier centre expert autisme a ouvert le 1er octobre au CHU de Limoges. Il prend en charge les enfants âgés de 18 mois à six ans.

C’est une première en France. En avril, l’Agence régionale de santé du Limousin annonçait la création d’un centre expert autisme. Rattachée au pôle neurosciences du CHU de Limoges, cette structure a ouvert ses portes le 1er octobre. À ce jour, vingt-six enfants ont pu bénéficier d’un diagnostic. Huit ont été pris en charge. Une liste d’attente comprend déjà quarante-cinq enfants.

Rattraper le retard. « La France a trente ans de retard sur des pays comme les États-Unis ou le Canada, explique Philippe Calmette, directeur général de l’ARS. Il y avait une grande diversité d’écoles qui plaidaient chacune pour une certaine prise en charge. » Le centre expert autisme répond à deux objectifs : « constituer un pôle de référence » et assurer la formation de professionnels de la santé et de l’éducation. Comment fonctionne-t-il??

D’abord, repérer la maladie. « Le repérage de la maladie est un travail collectif », assure Philippe Calmette. Il est assuré par la famille, les professionnels de l’enfance, de santé ou encore l’école. Ensuite, le centre expert autisme prend en charge les enfants, âgés de 18 mois à 6 ans. « Plus l’autisme est décelé tôt, plus la capacité à récupérer les fonctions est importante », indique le Dr Geneviève Macé, à l’origine du centre expert autisme et docteur au CHU de Limoges. 

Un psychiatre et un psychologue établissent ensemble un diagnostic auprès de l’enfant. « En concertation avec une équipe pluridisciplinaire (orthophoniste, psychomotricienne, etc.), ils évaluent le degré de l’autisme », précise-t-elle. Utilisées depuis plusieurs décennies, notamment aux États-Unis et au Canada, les méthodes utilisées par le centre ont été reconnues par la haute autorité de santé.

 « Ce sont des techniques de rééducation cérébrale, une sorte de kiné du cerveau, qui permettent de refaire fonctionner les jonctions entre les neurones », détaille la praticienne. Elle ajoute : « L’autisme ne se guérit pas et l’accompagnement se fait tout au long de la vie. Cependant, toutes les formes peuvent être améliorées et cela passe par l’épanouissement de la personne. »

Un enfant, un objectif. L’équipe définit les objectifs de l’enfant pour deux mois. À l’issue de cela, puis tous les deux mois, une nouvelle analyse est effectuée. Et avec elle, de nouvelles préconisations. « Apprendre à répondre à l’appel de son nom, regarder une personne dans les yeux, prendre un objet que l’on lui tend, les objectifs sont précis et établis en fonction des compétences de l’enfant », affirme celle qui est aussi l’une des fondatrices de l’association Autisme France.

Dans le milieu de vie. Ensuite, un accompagnement intensif se met en place. L’enfant est confié à un assistant d’éducation en autisme, qui l’accompagne dans son milieu de vie à raison de vingt-cinq heures par semaine. « À son domicile, à l’école ou à la crèche, il lui apprend à apprendre », énonce Geneviève Macé. Cet accompagnement est prévu pendant deux ans suivant le diagnostic. « C’est une période cruciale : entre 18 mois et cinq ans, les gains sont plus significatifs », assure-t-elle.

Un recrutement international. Or, « la profession d’assistant d’éducation en autisme n’existe pas en France », affirme le Dr Laurence Tandy, directrice adjointe de l’appui à la stratégie et du droit des personnes, à l’ARS. D’où la nécessité de former les professionnels. Une soixantaine d’assistants ont ainsi été recrutés localement par l’ARS.

Le centre expert est placé sous la responsabilité du docteur Éric Lemmonier, spécialiste du neuro-développement. Si son recrutement s’est fait au niveau national -il vient de Bretagne-, ses futurs collègues eux viennent de contrées plus lointaines. Deux docteurs en psychologie canadiennes formeront les professionnels au diagnostic de l’autisme. Leur arrivée est prévue en mars. Des professionnels anglais, américains ou encore polonais ont aussi été recrutés. « Si les choses évoluent, il est encore difficile de recruter du personnel français formé et expérimenté en matière d’autisme », estime Geneviève Macé. 

À cela s’ajoute l’embauche d’orthophonistes, psychomotriciens, d’infirmiers. « La diversité de leurs compétences est liée à la diversité de l’altération des capacités des autistes », ajoute Geneviève Macé. Ils bénéficieront aussi d’une formation. « Tout cela prend du temps », justifie Laurence Tandy. Le centre devrait être pleinement opérationnel au premier trimestre 2015.

Marion Justinien

16 décembre 2014

JR Buisson, le poids du lobbyiste, le combat d'un père

article publié dans l'Est Eclair

Publié le

Par Paris (AFP)© 2014 AFP

Photo AFP

Jean-René Buisson assume d'avoir mené des plans sociaux douloureux chez Danone et d'avoir défendu l'aspartame ou l'huile de palme. Comme il assume d'utiliser ses talents de lobbyiste pour faire avancer une cause: l'autisme qui touche trois de ses enfants.

L'homme est petit, rond, la soixantaine bien entamée. Mais des cheveux blancs coiffés en brosse et toujours cette écharpe rose autour du cou qui lui donne un air décalé dans le monde conventionnel de l'agroalimentaire français.

"C'est quelqu'un de très engagé dans les combats qu'il mène. Et avec lui, le dialogue est franc", estime Guillaume Garot, ministre délégué à l'Agroalimentaire de juin 2012 à mars 2014.

Il est effectivement très direct et reconnaît être "sans état d'âme". Entré par la petite porte à 30 ans chez Danone, Jean-René Buisson devient le porte-flingue de l'emblématique famille Riboud.

C'est lui qui restructure Kanterbrau, Kronenbourg puis les petits Lu.

A Strasbourg pour Kronenbourg, "toute la ville était en effervescence", "j'ai cru qu'ils voulaient me tuer: ils mettaient d'énormes buissons devant l'usine (en référence à son nom, ndlr) et les écrasaient avec des bus", raconte-t-il à l'AFP.

 

- Un 'fossoyeur' -

Là "j'ai appris à mener une compagnie de CRS au talkie-walkie" et à gérer les crises. Mais il insiste: "Ca me plaisait beaucoup de faire ça, j'ai créé les premières antennes emplois".

"C'est vrai qu'on était bien accompagnés", témoigne un syndicaliste de l'époque. Mais cet ancien de la chaîne d'embouteillage garde le souvenir d'un "fossoyeur". "Un plan social pareil, on n'avait jamais connu ça, ça a fait mal".

Jean-René Buisson continuera ensuite le sale boulot en fermant au début des années 2000 deux usines Lu à Evry et Calais. "250 réunions du CE, un millier de personnes sur le carreau" et une impopularité incroyable: en quelques mois, "on est passés de la 2e entreprise préférée des étudiants, à la 77e"...

Franck Riboud dira plus tard de lui dans le quotidien Les Echos: "il est excessivement courageux", "intuitif", "d'une ténacité rare" et d'une "loyauté totale".

Entretemps, Jean-René Buisson a rencontré sa seconde épouse, Anne. Son assistante chez Kronenbourg. Ils ont Baptiste, puis des jumelles Chiara et Salomé, et enfin Ethan. Lui a déjà deux grands enfants.

 

- Autisme et exclusion -

Baptiste et les jumelles présentant des TED, troubles envahissants du développement, "on s'est retrouvés face à une France préhistorique sur l'autisme", confie-t-il.

Le couple Buisson rejette l'approche psychanalytique et opte pour des méthodes psycho-éducatives. "Baptiste, quand il avait deux ans était couché par terre en boule. Aujourd'hui il a 16 ans, va tout seul au lycée et est le premier de sa classe".

Les jumelles: l'une est en 5e avec une assistante médicale, l'autre en institut médical. Ethan, le dernier, est, lui, un peu hyperactif.

"Ce n'est pas un cas isolé, ça arrive l'autisme dans une fratrie, d'autant plus chez des jumeaux", explique Vanessa Lagardère, psychologue.

Elle s'est occupée de Baptiste toute sa petite enfance et explique que, forcément, les parents "sont démunis quand les enfants ne communiquent pas". Mais "Jean-René et Anne n'ont jamais baissé les bras". "C'est un couple extrêmement solide".

Ils ont l'argent, les réseaux, tout pour offrir le meilleur à leurs enfants. Mais c'est le parcours du combattant: courir chez le psychologue, l'orthophoniste, le psychomotricien, le psychiatre...

Alors en 2008, ils décident de créer avec Vanessa Lagardère "Sur les bancs de l'école". L'association lutte pour l'inclusion scolaire des enfants autistes avec 40 assistantes privées de vie scolaire et deux "maisons de TED", une à Paris, l'autre à Pontoise pour offrir en un seul lieu tous les services de soin dont ont besoin les enfants.

Ils lèvent des fonds, oeuvrent à la création de la Fondation Initiatives Autisme sous l'égide de la Fondation de France et s'appuient sur le milieu de l'agroalimentaire pour soutenir la cause.

Franck Riboud en est l'un des fondateurs. Cet hiver, Haribo et Carrefour vendent des bonbons spécialement conçus: pour chaque sachet acheté, 50 centimes seront reversés à la fondation.

En parallèle Jean-René Buisson continue son combat pour l'industrie. Aujourd'hui, il préside Sopexa, l'agence de communication des produits alimentaires français à l'étranger. De 2004 à 2013, il était à la tête de l'Ania, mini-Medef des industriels de l'agroalimentaire.

Il y a milité ardemment contre des projets de taxes sur l'huile de palme, la bière et les sodas. Mais il n'a réussi à empêcher que la première...

15 décembre 2014

Pas à pas Indre défend les autistes

15/12/2014 05:32
Le public est venu nombreux, assister à la conférence sur l'autisme.

L'association Pas à pas Indre qui a notamment ouvert, ces dernières années, une cellule d'écoute et de guidance parentale pour aider les familles d'enfants autistes et qui promeut la méthode ABA, a proposé, vendredi, une conférence à la chapelle des Rédemptoristes, à Châteauroux.

L'association avait invité Me Sophie Janois, du barreau de Paris, spécialisée dans la défense des droits des personnes autistes. Il faut savoir que la France est très en retard pour le traitement de l'autisme et, souvent, des autistes se retrouvent en établissements psychiatriques alors qu'ils n'ont rien à y faire. L'avocate est donc venue pour donner des armes aux parents face aux difficultés administratives qu'ils rencontrent et elles sont, hélas, très nombreuses.
Sophie Janois a donné des conseils pour que les parents réussissent leurs démarches, notamment pour que leur enfant puisse être scolarisé dès la maternelle et continuer ensuite en CP. Elle a rappelé également que l'autisme n'est pas une maladie psychique mais un handicap et a évoqué les difficultés que les parents rencontrent dans leurs relations avec, par exemple, les maisons départementales des personnes handicapées. « Elles sont financées par les Départements et vous avez à faire à des associations qui, elles aussi, sont subventionnés par le conseil général, alors vous êtes souvent le grain de sable qui se met dans le rouage », a estimé l'avocat. Celle-ci s'est donc attachée à rappeler les droits des familles et les a encouragées à les faire respecter.
Suivait ensuite le témoignage de Hugo Horiot, autiste qui est devenu comédien et qui a dédicacé son livre racontant son parcours.

J.-F.L.
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13 décembre 2014

La situation des adultes autistes est souvent dramatique ... By Autisme France Novembre 2014

LOGO autisme france

Extrait du document "AUTISME & DROITS" (page 2)

"La situation des adultes autistes est souvent dramatique : l’immense majorité d’entre eux, alors que, statistiquement, ils représentent 2/3 des personnes autistes, ne sont pas diagnostiqués. Des équipes mobiles pour le diagnostic commencent à naître car ce sont des services de proximité qu’il faut promouvoir. La HAS a sorti des recommandations pour l’évaluation et le diagnostic des adultes autistes en octobre 2011, mais peu de choses ont été faites pour repérer où sont les adultes autistes, et améliorer la prise en charge là où ils sont «accueillis».

Les conséquences de l’absence de diagnostic sont elles aussi dramatiques : beaucoup d’adultes sont dans des services psychiatriques, sous neuroleptiques lourds, dans des UMD, dans des établissements inadaptés à leur handicap, ou à la charge de familles épuisées. L’hospitalisation, outre son coût très élevé pour les finances nationales, est un échec : elle relève souvent de la maltraitance par défaut de soins adaptés, et les familles ne peuvent que regretter l’inexistence des maisons des usagers dans les services de psychiatrie, où leur parole pourrait être entendue et reconnue.

Les services pour adultes sont dramatiquement insuffisants : l’exil en Belgique est fréquent. Seuls 7 SAMSAH sur le territoire. Pas de logements adaptés alors que la circulaire maison-relais autisme était prévue dans le plan autisme 2.

C’est pour éviter cette maltraitance et répondre aux besoins des familles que des associations partenaires d’Autisme France ont monté le groupement de coopération sociale et médico-sociale Autisme France: dans les établissements et services, les personnes ne sont pas renvoyées, l’évaluation de la qualité est obligatoire; les grilles qualité d’Autisme France sont en libre accès sur notre site."

12 décembre 2014

Le congrès national d'Autisme Paca à Draguignan

vendredi 12 décembre 2014

Le congrès d'Autisme Paca sera organisé à Draguignan: "Suite à la demande de nombreuses familles il nous a semblé utile de pouvoir trouver un point central du département au Var afin de pouvoir toucher et sensibiliser au maximum. La Ville de Draguignan , Bonifay copyla Communauté d Agglomération ainsi que les Dracénois  ont montré un élan de soutien énorme à notre cause afin de pouvoir organiser, communiquer, un congrès scientifique à la hauteur des prestigieux invités que nous recevrons, venus expréssément de toute la France pour cette occasion" annonce Jean-Marc Bonifay, président d'Autisme PACA: "Nous avons le soutien de l'Association Var Autisme et Médical qui est implanté sur le terrain depuis 9 ans. Nous remercions aussi les nouveaux partenaires pour leur confiance, nous sommes heureux de fédérer les bonnes volontés pour la cause de l'autisme". Une page dédiée va être prochaine mise en place, car la préparation du congrès démarre dès aujourd'hui, et des pointures dans leurs domaines sont attendues.

D.D

11 décembre 2014

Handicap : Hollande réaffirme la mobilisation, sans convaincre

article publié dans La Croix

11/12/14 - 05 H 55 - Mis à jour le 11/12/14 - 17 H 30

Le président de la République française François Hollande visite une exposition en marge de la Co...

Pool/AFP

Le président de la République française François Hollande visite une exposition en marge de la Conférence nationale sur le handicap au palais de l'Elysée, à Paris, le 11 décembre 2014

François Hollande a promis jeudi un point désormais annuel sur la politique en faveur des personnes handicapées, égrenant une série de mesures pratiques mais sans donner le coup d'accélérateur tant attendu par les associations, qui dénoncent année après année des retards criants.

"La politique du handicap est plus qu'une politique (...), c'est une ambition pour une société qui se grandit à mesure qu'elle se révèle accueillante, innovante et bienveillante", a souligné le chef de l'Etat en clôturant la 3e édition de la Conférence nationale du handicap, réunie sous les ors de la salle des fêtes de l'Elysée.

Et "cette ambition-là, je veux qu'elle soit portée par la conférence chaque année et pas simplement tous les trois ans", a-t-il enchaîné, précisant qu'il s'agirait "à la fois (de) juger des actions qui ont été menées et (de) porter de nouvelles initiatives".

François Hollande s'exprimait devant les partenaires sociaux ainsi que des responsables d'associations, d'établissements d'accueil ou de services départementaux.

La Fnath, association des accidentés de la vie, a aussitôt exprimé sa déception. "Au final, il n'en ressort que peu de mesures concrètes pour les personnes handicapées, qui attendent depuis des décennies que leur quotidien évolue", a-t-elle déploré, parlant d'"une impression de déjà-vu".

Déjà à la veille de ce rendez-vous jusqu'ici triennal, un collectif regroupant six associations de personnes handicapées avait donné le ton, exprimant son mécontentement en saisissant le Conseil d'Etat. Ce collectif juge "inacceptables" les nouveaux délais (3 à 9 ans de plus) accordés par le gouvernement pour rendre accessibles aux handicapés lieux publics et transports.

Le constat fait en 2012 était qu'"il n'y avait ni méthode, ni moyens, ni échéancier" pour être au rendez-vous de 2015, a cependant plaidé le chef de l'Etat.

Entre autres progrès, François Hollande a souligné que les villes accueillant les Euro 2015 et 2016 de basket et de football ont "fait en sorte que ces compétitions puissent être totalement accessibles aux personnes en situation de handicap". Il a par ailleurs mis en exergue l'accessibilité numérique, annonçant que pour l'élection présidentielle de 2017, le matériel de "propagande électorale" devrait être "accessible pour tout citoyen quel que soit son handicap".

- 'Garder le rythme' -

Sur un autre sujet ultra-sensible, le manque de prise en charge adaptée pour des milliers d'enfants et adultes handicapés, le président de la République a assuré que "l'objectif est qu'aucune famille, aucune personne ne se retrouve sans solution" ou "ne soit entravée dans son projet de vie".

Il s'est engagé à "au moins garder le rythme" des créations de places dans les établissements spécialisés (+4.000 par an).

Evoquant la scolarisation des enfants handicapés, il a annoncé qu'"à la rentrée 2015, au moins une unité supplémentaire d'enseignement en milieu ordinaire sera ouverte dans chaque département", leur nombre étant "ainsi porté de 200 à 300".

Un effort sera fait aussi selon lui pour l'accès des jeunes handicapés aux études supérieures: "d'ici trois ans, la totalité des universités devra avoir adopté un schéma directeur handicap", a déclaré M. Hollande, alors que seulement 10% des universités l'ont fait jusqu'à présent.

Il a également préconisé un accès des jeunes handicapés au service civique "facilité et étendu jusqu'à 30 ans", au lieu de 25 ans.

François Hollande a par ailleurs promis une "simplification" des prestations liées au handicap. Ainsi, "à partir de l'année prochaine", les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), pourront selon lui "décider d'accorder l'Allocation adulte handicapé pour une durée plus longue, jusqu'à cinq ans".

Le chef de l'Etat a également annoncé la création d'une "carte mobilité inclusion" pour remplacer à termes les deux cartes dites de "stationnement" et de "priorité".

Pour améliorer l'accès aux soins (dentaires, gynécologiques...) des personnes handicapées, "des objectifs spécifiques" seront fixés dans les contrats passés entre les Agences régionales de santé (ARS) et les maisons de santé pluridisciplinaires.

Concernant l'emploi, le président Hollande a fixé l'objectif de "triplement" du nombre d'accords relatif au handicap dans les entreprises "d'ici à trois ans" (10% actuellement).

11 décembre 2014

Conférence du handicap à l'Elysée : quel programme le 11 décembre ?

Résumé : Le palais de l'Elysée reçoit la 3ème Conférence nationale du handicap. 200 invités se pressent pour entendre les déclarations de François Hollande et de ses ministres. Programme de cette matinée qui se prolongera en direct sur Vivre FM à 14h.

Par , le 10-12-2014

Le 11 décembre 2014, le « handicap » entre à l'Elysée une nouvelle fois. Après la remise de la légion d'honneur à une personne handicapée mentale le 8 décembre, c'est au tour des associations de personnes handicapées d'être accueillies sous les ors du palais présidentiel pour la clôture de la Conférence nationale du handicap, 3ème du genre. Cinq rendez-vous en région ont déjà permis, depuis fin novembre, de faire un tour de France de la question en quatre grandes thématiques, en présence des ministres concernés. C'est donc François Hollande qui présidera ce pont d'orgue, où sont conviées environ 200 personnes.

Au programme

Ouverture à 9h30 par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion. A 9h40 : 4 tables rondes successives sur les thèmes de l'accessibilité, l'emploi, la prévention, l'accompagnement médico-social et l'accès aux soins, et enfin la jeunesse. Quelques ministres ont répondu présent : Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale), Sylvia Pinel (Logement), Patrick Kanner (Ville et jeunesse et sports) et Axelle Lemaire (Numérique). A 11h20, François Hollande rejoindra l'assemblée pour assister à la table ronde qui a pour thème « Inclusion : une société innovante et bienveillante ». Il s'entretiendra ensuite avec 3 représentants de la « société civile » : une jeune sportive qui poursuit ses études en parallèle de sa carrière de championne, un entrepreneur qui organise des job-datings pour les personnes handicapées et le représentant du musée du Quai Branly qui viendra expliquer comment cette institution public a pu mettre en place une politique d'accessibilité. A 11h50, l'allocution du chef de l'Etat clôturera cette troisième CNH.

A 14h : la ministre en direct sur Vivre FM

De 14h à 14h30, la radio Vivre FM (FM 93.9) invite Ségolène Neuville pour passer au crible et décrypter les annonces ou déclarations du matin. Handicap.fr est associé à ce direct puisque l'une de ses journalistes, Emmanuelle Dal'Secco, sera aux côtés de Vincent Lochmann, rédacteur en chef de la station, pour s'entretenir à deux voix avec la ministre. L'occasion d'aborder, dans un contexte moins solennel, les attentes des personnes handicapées et des associations.

3 décembre 2014

Autisme et droits - Document publié par Autisme France - Novembre 2014

30 novembre 2014

Autisme : A peu près tout reste à faire déclare Josef Schovanec

article publié dans La Dépêche

Publié le 30/11/2014 à 03:45

Auch (32) - Conférence

Josef Schovanec, d'abord diagnostiqué schizophrène, a été placé trois ans sous camisole chimique. /PhotoDR.

Josef Schovanec, d'abord diagnostiqué schizophrène, a été placé trois ans sous camisole chimique. /PhotoDR.

Josef Schovanec, autiste, diplômé de Sciences Po et docteur en philosophie, anime à 16 h 30 une conférence au Mouzon. Son intitulé : «Être autiste, nos différences, nos difficultés, nos talents.»

Quelle est la situation des autistes en France, aujourd'hui ? Pensez-vous que la société fait le nécessaire pour vous accueillir ?

la situation actuelle des personnes autistes n'est pas brillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Certes, les autistes ont de la chance par rapport par exemple aux personnes trisomiques 21, qui sont liquidées à 97 % : heureusement que dans le cas de l'autisme il n'y ait pas de test de dépistage prénatal fonctionnel. Sinon, à peu près tout reste à faire.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face… et les avancées récentes ?

Assurément, il y a eu quelques avancées, mais elles sont fort timides par rapport aux impératifs, et surtout elles ne portent que sur certains domaines ponctuels, et ce dans certaines régions de France seulement. Ainsi, on a un peu commencé à s'intéresser à la question du diagnostic précoce et correct, il y a eu une certaine, quoique faible, mobilisation pour la scolarisation des enfants et plusieurs établissements qui pratiquaient des formes particulièrement barbares de maltraitance ont été dénoncés. Sur le reste, depuis l'emploi des adultes jusqu'au logement en passant par les loisirs et l'autisme chez les personnes âgées, c'est le silence radio.

Votre vie le montre, être autiste ne veut pas dire être «enfermé dans son monde».

L'autisme n'a jamais voulu dire être enfermé dans son monde. Ça, ce sont les hommes politiques. En revanche, trop souvent on a enfermé les autistes dans divers établissements, souvent d'ailleurs avec les meilleures intentions au monde, par exemple de les «guérir». Tout l'enjeu est précisément de permettre aux personnes autistes d'acquérir les compétences sociales requises pour pouvoir mener une vie autonome et digne.

Que conseilleriez-vous à une personne non-autiste qui rencontre une personne autiste ?

Plus que de conseiller, je ne ferais que souhaiter : souhaiter beaucoup de bons moments et découvertes mutuelles. Une fois qu'on a franchi le cap de la rencontre, j'allais dire que le plus dur est fait. Certes, il faudra connaître ou apprendre des petits trucs pour éviter les gaffes, parfois gênantes, mais cela est le plus souvent du même ordre d'apprentissage que quand on rencontre un Japonais, par exemple.

Conférence à 16 h 30 à la salle du Mouzon. Prix : 5 et 10 €. Renseignements : 05-62-62-67-02


1 800 autistes dans le Gers
«Une personne sur cent est autiste, donc on peut estimer que 1 800 Gersois sont autistes, souligne la présidente d'Autisme Gers, Joëlle Rabier. Leur situation n'est pas brillante car on ne retrouve pas forcément, dans les établissements, les personnels formés et les équipements adaptés. Mais notre objectif est de faire en sorte que les autistes aient accès au milieu ordinaire, à la vie la plus normale possible.» Josef Schovanec, lui, ne tarit pas d'éloge sur l'action d'Autisme Gers : «Dans le Gers, il y a au moins une association formidable. Une association qui donne la parole à nombre de jeunes et moins jeunes avec autisme. Une association qui, en osant briser des tabous, offre à tous tant de moments d'émerveillement.»

Recueilli par C. Z.

28 novembre 2014

NOUVEAU -> Le flyer de l'association Trottautrement

Cliquez sur l'image pour accéder à la page facebook et  n'oubliez pas de cliquer sur -> J'aime

flyer trot bandeau vert

tiret VIVRE FMAccéder au site de Trott'Autrement

26 novembre 2014

Saint Nazaire : Un établissement ABA pour de jeunes autistes

En janvier 2015 le groupe Jean-Zay hébergera dans les locaux rénovés, l'association Agir et Vivre l'autisme qui gérera un accueil éducatif pour 10 jeunes autistes de 2 à 7 ans en appliquant la méthode ABA.
Xavier Perrin, Thibault Guyonnet Duperat, Christelle Moyon et Fabrice Bazin annoncent l'ouverture de l'établissement pilote ABA pour les jeunses autistes
Xavier Perrin, Thibault Guyonnet Duperat, Christelle Moyon et Fabrice Bazin annoncent l'ouverture de l'établissement pilote ABA pour les jeunes autistes

En France, il naît environ un enfant autiste sur 150 selon les chiffres de l'INSERM. Ce trouble précoce du développement de l'enfant est d'origine  neurobiologique. Il est souvent diagnostiqué tardivement. Les formes sont très variables et on parle de troubles du spectre autistique.
Troubles des interactions sociales, difficultés de communication, comportements stéréotypés et répétitifs peuvent se cumuler. Il est donc impératif de disposer d'un diagnostic très précoce. Cependant les professionnels ne sont pas toujours formés. Pourtant le bébé manifeste très tôt ses différences. Ou plutôt ne manifeste pas, car c'est plutôt comme cela que les parents peuvent repérer les premiers symptômes. Le tout-petit ne prend pas de contact visuel, ne tend pas les bras, sourit très peu, ne vocalise pas, comme s'il n' avait pas d'intérêt pour le monde qui l'entoure.
Les enfant diagnostiqués avant trois ans peuvent bénéficier d'une éducation spécifique, recevoir les repères, compenser en partie leurs déficiences et développer leur compétences, et les parents adapter leur comportement.

ABA

L'analyse appliquée du comportement est une méthode qui existe depuis plus de 70 ans, mais elle vient seulement d'être reconnue officiellement en 2012 en France. La haute autorité de la santé ayant reconnu son efficacité. Jusqu'alors l'approche psychiatrique était privilégiée.
La méthode ABA s'appuie sur les sciences cognitives, l'enfant autiste a des capacités mais des difficultés à communiquer, le langage des signes est utilisé, ou des pictogrammes pour petit à petit lui apprendre les comportements adaptés en recherchant l'autonomie du quotidien, l'interaction sociale, le langage. En effet comme l'explique Thibault Guyonnet Duperat, « il n'y pas que l'école, il faut aussi savoir mettre ses chaussures, s'habiller tout seul, prendre le bus, supporter l'environnement». « Nous utilisons des ''renforçateurs'', « c'est ce qui fait plaisir à l'enfant ») explique Christelle Moyon administratrice et fondatrice de l'établissement de Nantes. Ainsi par exemple, si rester assis sur une chaise est difficile et que l'enfant refuse, pour une activité appréciée (regarder un DVD)  cela peut être acceptable, la proposition sera de faire l'activité assis.
Il existe neuf établissements ABA en France recevant environ 400 enfants, alors qu'aux alentours de Londres on en dénombre 80.
Pour l'instant les centres ABA sont considérés comme pilotes et nommés « expérimentaux ».

L'établissement de Saint-Nazaire

Il est considéré par l'agence régionale de la santé (ARS) comme une extension de celui de Nantes, créé en 2011 (grâce à des fonds privés). Il offre 10 places, (3 encore disponibles) pour des enfants de 2 à 7 ans. Un éducateur spécialisé est dédié à chaque enfant, des activités s'effectuent aussi à l'extérieur, les repas se prendront au restaurant du groupe scolaire.Les enfants sont reçus du lundi au vendredi mais la méthode ne peut bien fonctionner sans une grande implication des parents. Ceux-ci sont formés par l'établissement. Deux psychologues spécialistes de la méthode ABA mettront en place les programmes et donneront leur appui aux éducateurs.
Les enfants seront reçus du lundi au vendredi mais la méthode ne peut bien fonctionner sans une grande implication des parents. Ceux-ci sont formés sur place.

L'établissement n'est pas une « école », c'est un institut médico-éducatif pratiquant une méthode adaptée à l'autisme. L'établissement est public. La Ville de Saint-Nazaire a effectué des travaux (50 k€) et l'ARS règle un loyer et les charges (19 k€/an). C'est une volonté « d'inclure » les jeunes autistes dans la ville et de « partager » souligne Fabrice  Bazin*. Pour Xavier Perrin* , « c'est aussi offrir aux parents un choix pour leurs enfants ». Les locaux (environ 300 m 2) comportent des lieux dédiés au enfants et des bureaux ainsi que deux grands préaux, une cour et un parking.

Pratique :

Voir aussi ABA.org et http://agir-vivre-autisme.org/
Contact tél. : 06 02 28 50 44



* conseillers municipaux

Auteur : LY | 24/11/2014 |
25 novembre 2014

Sur le site d'EGALITED -> courriers associatifs pour dénoncer le projet de décret sur les CRA

21 novembre 2014 Actualités EGALITED

Le projet de décret CRA, tel qu’il nous a été présenté, ne correspond pas aux attentes des usagers : la trop grande proximité des CRA, structures médico-sociales, avec les structures sanitaires ne permet pas la réalisation de l’ensemble de leurs missions et appelle une indispensable autonomie de gestion et de direction. Nous souhaitons tous... (lire la suite: cliquer sur les logos)

Courrier n°1: Autisme France, Egalited, Alliance Asperger, Autisme Apprendre Autrement)


Courrier n°2: Autisme France, Sésame Autisme, UNAPEI

25 novembre 2014

Autiste et diplômé d'un DUT d'informatique

article publié dans L'union l'Ardennais

Publié le - Mis à jour le 24/11/2014 à 11:01

Par Antoine Pardessus

REIMS (51). Intellectuellement brillant, Dimitri Albora a reçu samedi son DUT d’informatique. Il prépare aujourd’hui sa licence à la fac. Et pourtant ce garçon est autiste.

dimitri

L’école primaire ne voulait pas le prendre. Le collège ne voulait pas le prendre. Trop difficile à gérer comme garçon. Présentant des troubles trop graves de la personnalité. Et aujourd’hui, malgré ces obstacles, Dimitri Albora, demeurant à Reims au Val-de-Murigny, est diplômé d’informatique. Il a reçu son DUT avec ses camarades de promotion ce samedi à l’IUT. Et il continue des études : il est actuellement en licence à la faculté de sciences rémoise.

Sa maman Martine voit dans le parcours de son fils un message d’espoir pour tous les parents confrontés à un enfant autiste. Car Dimitri, âgé aujourd’hui de 21 ans, est autiste, tel est son handicap. « À seulement le voir on ne remarque rien, commente la maman. Mais il ne voit pas le danger dans la rue, il va traverser sans faire attention, il aura du mal à s’orienter, il ne pensera pas à se couvrir s’il fait froid... il est plongé dans son monde à lui ! » Et il est assez difficile de tenir une conversation avec lui.

Atteint du syndrome d’Asperger

Moyennant quoi ce garçon est brillant intellectuellement. Car son autisme est celui qui présente le syndrome dit d’Asperger, « ce sont les autistes de haut niveau  » comme le dit sa maman : « Dimitri est très fort en maths, apprend très facilement les langues, parle anglais couramment, il connaît aussi l’allemand, il est surtout doué en informatique : il est capable de vous réparer un ordinateur... »

Résultat, il a obtenu son bac S, option science de l’ingénieur, avec mention bien ! Car il a finalement pu entrer au collège (Coubertin) : « Mais il a fallu que je me batte pour qu’il soit accepté ! clame la maman. Le directeur ne voulait pas le prendre... Ensuite, quand ils ont vu ses résultats - des bulletins à 17 de moyenne - ils n’ont plus rien dit. » . Après quoi il a pu entrer au lycée (Val-de-Murigny).

Au collège et au lycée le parcours a été quasiment normal, si ce n’est que Dimitri devait - et doit toujours aujourd’hui à la fac - être accompagné en permanence. Pour son primaire, l’école « normale » n’ayant pas voulu de lui, il avait fallu passer par des structures spéciales : d’abord l’école de l’hôpital dépendant du service de pédopsychiatrie, puis une Clis (classe pour l’inclusion scolaire) qui venait de s’ouvrir à Witry-lès-Reims.

Des séances de socialisation

Sans compter l’aide de l’association APIPA, qu’il fréquente encore aujourd’hui régulièrement, une fois par mois, pour des séances de socialisation. « Dimitri vient chez nous depuis que nous avons mis sur pied ces groupes d’habileté sociale, explique la présidente de l’association Anne Viallèle . Les participants apprennent les codes sociaux, les règles de savoir-vivre qu’ils ne connaissent pas ; dans une conversation par exemple, ils n’hésitent pas à interrompre l’interlocuteur, pour parler d’un sujet qui n’a rien à voir mais qui les intéresse. Et puis dans ces groupes ils deviennent copains entre eux, alors qu’ils ont du mal à se faire des copains ailleurs....»

Alors pourquoi ce qu’il a réussi lui, d’autres ne pourraient-ils pas le faire ? Selon sa maman, « Il faut juste aider les parents ! »

APIPA : 03 26 49 13 05 ou apipa.aspergerted@orange.fr

23 novembre 2014

Equitation : Reprise des séances avec l'association Trott'Autrement

Elise très à l'aise après presque un mois d'interruption — à Centre équestre UCPA de Bry sur Marne.
23 novembre 2014

Extrait du site d'EGALITED -> Aides juridiques et avocats

Site d'Egalited

Il arrive que les familles touchées par l'autisme se voient contraintes d'aller en justice pour faire respecter leurs droits et ceux de leur enfant. Par exemple, en cas de signalement abusif lorsqu'on tente de quitter une structure jugée non appropriée, ou si la MDPH ne notifie pas les aides que l'on juge nécessaires pour l'enfant (AVS, remboursement de prises en charges...). Dans ce cas il est souvent nécessaire de se faire aider d'un avocat connaissant le sujet de l'autisme. Cette page vous donne quelques pistes pour en trouver en cas de besoin.


Autisme France: cette association propose avec l'adhésion, un contrat de protection juridique spécialement élaboré pour les familles touchées par l'autisme. Les détails sont donnés sur cette page de leur site web. Les adhérents peuvent ainsi obtenir de l'assurance protection juridique une aide financière pour payer l'avocat. Attention: les bénéfices du contrat ne sont acquis que pour les litiges postérieurs à l'adhésion. Le choix de l'avocat est libre.

Par ailleurs Autisme France propose également une assistance juridique par le biais d'un avocat spécialisé, réservé aux adhérents. Contacter l'association directement (coordonnées en page d'accueil de leur site). Cet avocat n'est pas obligatoire, les adhérents peuvent choisir qui ils veulent pour les défendre dans le cadre de la protection juridique.


Vaincre l'Autisme: cette association propose également à ses adhérents un service juridique avec un avocat spécialisé. Voir les détails sur cette page web.


Me Sophie Janois, avocat au Barreau de Paris, se spécialise dans quelques domaines liés à la santé dont l'autisme. Voir les détails sur son site internet.


Plusieurs avocats se mobilisent par ailleurs pour aider les familles à engager des recours contre l'Etat, en particulier dans le cadre de l'article L246-1 du CASF (explications par exemple sur le site de la SDDA), voici leurs coordonnées:
— Me BIED-CHARRETON Coline (Barreau de Paris)
8, rue Bayard – 7508 PARIS
01 40 73 84 50
colinebiedcharreton@gmail.com
— Me Luc-Étienne GOUSSEAU — Bâtonnier du Barreau de Lozère
Avocat au Barreau de Lozère
17, boulevard Henri-Bourrillon,
Mende, 48000
Tél. 04 66 65 21 50
luc-etienne.gousseau@wanadoo.fr
— Me Sophie JANOIS — Avocat au Barreau de Paris
59, avenue de l’Observatoire,
Paris, 75014
Tél. 06 33 63 36 12
janois.avocat@gmail.com
— Me Pascal NAKACHE — Avocat au Barreau de Toulouse
Cabinet d'avocats Pascal Nakache
17, allée François-Verdier,
Toulouse, 31000
Tél. 05 34 30 06 22
p.nakache.avocat@gmail.com
site internet : https://avocat-nakache.fr
facebook: https://www.facebook.com/Cabinet.Pascal.Nakache

— Me Patricia PEIRANI — Avocat au Barreau de Paris
3, rue Philibert-Delorme,
Paris, 75017
ppeirani@gmail.com
— Me Stefan SQUILLACI — Avocat au Barreau de Lille
Cabinet Dupond-Moretti Squillaci
27, rue Royale,
Lille, 59000
Tél. 03 20 74 22 33
stefansquillaci@hotmail.fr

22 novembre 2014

France : qu'as-tu fait de tes enfants autistes?

Paris, le samedi 22 novembre 2014 – A la manière de Prévert qui proposait sa recette poétique « Pour faire le portrait d’un oiseau », pour créer la « polémique », rien de tel que d’ouvrir la cage du débat sur la prise en charge de l’autisme en France. Evoquez la place de la psychanalyse, interrogez vous sur l’efficacité des méthodes comportementales, attendez (sans doute pas des années comme l’oiseau de Prévert) qu’un psychiatre ou un psychanalyste d’une part et une association de parents d’autre part s’enflamment et vous pourrez écrire votre nom dans un coin de l’article. A bien des égards, le blog de Magali Pignard intitulé « The Autist », hébergé sur le site de l’Express pourrait parfaitement être le moteur d’une controverse de ce type avec schématiquement et (un peu) caricaturalement psychanalystes vantant le packing d’un côté et familles ne jurant que par la méthode ABA de l’autre. L’auteur, mère d’un petit garçon, Julien, atteint d’autisme, ne cache pas par exemple son admiration pour la réalisatrice du film « Le Mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », bête noire d’un grand nombre de praticiens en France et qui à l’époque de sa sortie avait fait couler beaucoup d’encre.

Vous avez dit « autisme » ? Et pourquoi pas plutôt « psychose infantile » ?

Magali Pignard ne perd de même jamais une occasion de signaler et de décortiquer comment aujourd’hui les thèses éculées évoquant une responsabilité du mauvais lien « mère-enfant » dans l’autisme peuvent encore avoir pignon sur rue. Ainsi, le 28 octobre, elle présentait les conclusions d’une psychologue appelée à examiner le cas d’un enfant pour lequel sa mère souhaitait une prise en charge éducative et comportementale. A propos de ce cas (sur lequel elle ne donne aucune précision), elle relève que la psychologue invitée à se prononcer sur la pertinence du placement de l’enfant en institution spécialisée, conteste le diagnostic d’autisme préférant constater l’existence « de troubles qui s’apparentent à une forme de psychose avec crises d’angoisse, agitations, atteintes du langage, anomalies praxiques et retard d’organisation du raisonnement, troubles de nature psychotiques qui remettent en question la nature du lien mère enfant ». Magali Pignard ne se montre pas surprise par cette conclusion. « Une majorité d’enfants autistes en France ont un diagnostic de "psychose infantile", "dysharmonie psychotique", etc.. à noter que la psychose infantile n’existe qu'en France, ce diagnostic n’existe pas dans les autres pays, qui ont abandonné les théories psychanalytiques. L’avantage d’un diagnostic de psychose est qu’on peut rendre responsable la relation mère-enfant et ainsi justifier une prise en charge psychanalytique, dans l’intérêt de l’enfant et de la mère qu’il faut également "soigner" et donc justifier un placement en hôpital ou institution » constate-t-elle n’hésitant pas à relancer une nouvelle fois la polémique sur ce sujet. Mais surtout, elle insiste sur l’isolement de la France en la matière. Et grand nombre de ses posts ont la même teneur : regretter que notre pays se montre si négligent en ce qui concerne la prise en charge des autistes.

Le droit constitutionnel à l’éducation face à une décision d’une MDPH

Il ne s’agit pas seulement de se concentrer sur la place trop large qui serait donnée à la psychanalyse. Magali Pignard fustige également l’exclusion de l’école d’un très grand nombre d’enfants autistes. Elle a ainsi beaucoup évoqué ces dernières semaines le cas très médiatisé de Timothée, un adolescent autiste, qui le jour de la rentrée a trouvé porte close alors qu’il tentait de faire sa rentrée dans son collège à Lyon. Une bataille judiciaire oppose désormais la mère de l’enfant et la maison départementale du handicap (MDPH) qui a préconisé son placement en institution, allant à l’encontre du souhait de la mère. Magali Pignard relève à propos de l’histoire de Timothée que les MDPH n’ont pas le pouvoir de procéder à de telles orientations. « France, ne t’étonnes pas qu’on ait oublié les droits de Tim si tu laisses croire à quelques uns qu’ils auront le droit d’orienter nos enfants, oubliant ce droit qu’est le libre choix de vie. Penses-tu que le droit constitutionnel de tout enfant à l’enseignement doit dépendre d’une décision d’orientation par la MDPH au motif qu’un enfant est handicapé ? » remarque-t-elle. Elle poursuit en dénonçant le déni de justice dont serait victime la mère en citant le « Tribunal du Contentieux et de l’Incapacité qui cherche une mesure exécutoire pour empêcher la maman de faire appel suspensif d’une décision d’orientation ».

« Pays des droits de l’Homme »

Au-delà de ce cas particulier, dans cette lettre ouverte à la France, elle dénonce l’incroyable décalage entre les intentions affichées par notre pays et le sort réservé aux handicapés mentaux. « Toi France, pays des droits de l’Homme, ne connais-tu pas le droit des enfants ? Souviens-toi, en 2010, tu ratifiais la Convention des Nations-Unis relative aux droits des personnes handicapés "reconnaissant que les enfants handicapés doivent jouir pleinement de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales sur la base de l’égalité avec les autres enfants (…)". As-tu oublié la convention relative au droit des enfants, instrument ayant force obligatoire ? (…) Toi, France, condamnée cinq fois eu égard à la manière dont tu traites tes enfants handicapés, ne te sens-tu pas concernée par la désinstitutionalisation de tes enfants ? » interroge-t-elle.

« Il n’a rien à faire là »

Magali Pignard n’est pas le seul parent d’enfant handicapé à s’insurger contre la France et à dénoncer l’oubli de ses idéaux. Nous avons déjà évoqué dans ces colonnes le combat de nombreuses autres familles. Elle va cependant plus loin en soulignant que cette attitude est favorisée par une large adhésion de la société. Elle relève ainsi que les idées reçues quant à l’impossibilité des autistes à être intégrés dans le système scolaire classique sont très largement répandus chez les enseignants. En publiant la lettre ouverte d’une psychologue, Nelly Coroir, spécialisée dans les troubles autistiques, qui intervient souvent en milieu scolaire, elle met ainsi en lumière les réactions fréquentes des professeurs face à ces enfants. Ainsi, à ceux qui affirment « Il est autiste, il devrait aller en institution spécialisée », Nelly Coroir se propose de répondre : « Le milieu ordinaire est un formidable stimulant pour la progression de l’autant autiste ». De même, aux professeurs qui remarquent : « Les parents ne devraient pas avoir de faux espoirs comme ça sur leur enfant, ils ne se rendent pas compte », la professionnelle rétorque : « Les parents qui font travailler leur enfant au quotidien et lui enseignent au jour le jour la moindre chose de la vie, se rendent bien compte. Nul ne peut savoir jusqu’où ira l’enfant autiste (…). Par contre, si on ne fait rien il ne se passera rien ».

Un apartheid accepté par tous

Ce refus d’apprécier le bien fondé de l’intégration des enfants autistes dans le système scolaire normal s’étend à l’ensemble de la société, remarque Magali Pignard. A la lueur des réactions suscitées par l’affaire Timothée, elle affirme ainsi avoir pu prendre la mesure du regard que portent les Français sur la prise en charge de l’autisme et probablement sur ces enfants en général. Cette appréciation est d’abord marquée par une large méconnaissance. « Beaucoup pensent que dès lors qu’il y a des adaptations à faire (…), une école (…) a le droit de refuser un enfant handicapé sous ce motif. Voici un extrait d’un arrêt du Conseil d’Etat du 08 avril 2009 : " (…) il incombe à l’Etat, au titre de sa mission d’organisation générale du service public de l’éducation, de prendre l’ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que ce droit et cette obligation aient, pour les enfants handicapés, un caractère effectif"  (…) ainsi dire :  " Je ne peux pas l’accueillir car je n’ai pas les moyens " est un argument irrecevable », relève Magali Pignard. L’auteur observe également combien, les Français d’ordinaire plutôt méfiants à l’égard de leurs institutions, fondent une confiance aveugle dans les services des MDPH. Toujours à propos de Timothée, elle note : « Pour une majorité de personnes, les membres de la commission de la MDPH, qui décident de l’orientation pour nos enfants, sont formés au handicap et bien sur à l’autisme, ils pensent agir pour le bien de nos enfants : la MDPH ce n’est pas n’importe qui quand même ! La réalité : au mieux ces membres ne sont pas formés à l’autisme, au pire ils sont convaincus (…) que c’est un trouble psychologique du à une mauvaise relation maternelle (…). La raison concrète qui fait que la MDPH oriente à tour de bras du milieu ordinaire vers le médico-social  : plusieurs membres de cette commission représentent de grosses associations gestionnaires d’établissements, et il faut bien les faire tourner non ? Et si possible avec des enfants pas trop handicapés, pour avoir la paix, tout en touchant l’argent de la CPAM… Les français ne comprennent pas pourquoi cette mère refuse la décision de la MDPH (qui est une orientation en IME), cet organisme pour eux bienveillant. Ils se disent peut-être  " La pauvre, elle n’a pas accepté le handicap de son enfant, elle ne voit pas qu’il n’a rien à faire en milieu ordinaire, sa place est dans le milieu spécialisé " sans savoir ce que c’est au juste, ce fameux milieu spécialisé ». Or, pour Magali Pignard, ce « milieu spécialisé », met en place une véritable ségrégation des enfants handicapés, n’hésitant pas même à parler d’apartheid. Sans aller jusqu’à conclure que cette ségrégation est inconsciemment (voire consciemment) sans doute voulue par les Français eux-mêmes, soulagés peut-être que les classes de leurs enfants ne comptent pas d’enfants handicapés de ce type, elle remarque : « Cette histoire est révélatrice de ce qui se passe avec les enfants vulnérables, pas seulement les enfants handicapés, mais aussi par exemple les Roms, qui eux aussi sont parfois orientés en établissement spécialisé (bien que non handicapés) ».

Un combat pas tout à fait en noir et blanc à lire sur le blog : http://blogs.lexpress.fr/the-autist/.

Aurélie Haroche

19 novembre 2014

AUTISME 75 : Une association dynamique

=> Accéder au site d'Autisme 75

Autisme 75
La plaquette 2015 de la Maison Bleue est disponible
 
Vous souhaitez passer un week-end ou des vacances agréables et sans soucis avec votre enfant autiste? Vous êtes éducateurs et envisagez de mettre en place un séjour de "rupture" avec des enfants, adolescents, ou adultes avec autisme ou TED, ou autre handicap mental? La Maison Bleue vous attend !!
 
 
 
Par ailleurs, nous vous informons qu'à l'occasion de la signature de la convention entre le Conseil Général du Pas-de-Calais et l'association Autisme 75 Ile-de-France, une réunion exceptionnelle réunissant tous les acteurs (organismes, associations, établissements) oeuvrant pour les personnes avec autisme ou autre handicap mental, du Nord Pas-de-Calais et de Picardie, proches de la Maison Bleue aura lieu le mercredi 26 novembre dans la Maison.
Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 01 45 84 29 59.
 
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Une permanence ouverte à la Mairie du IIIème arrondissement
 
Dans le cadre de l’accès au droit des personnes en situation de handicap, la Mairie du 3ème arrondissement de Paris a sollicité notre association pour assurer une permanence. Afin de répondre à cette demande, l’assistante sociale de l’Institut Médico-Educatif «Cour de Venise», Madame Marine GUENO, assure une permanence une demi-journée par semaine.

Cette personne est chargée de répondre aux demandes du public sur les sujets concernant les personnes handicapées.

Les sujets couverts incluent les droits et prestations, l’orientation vers les services et organismes compétents, l’aide aux démarches administratives et juridiques. Il est important de souligner que l’assistante sociale répond aux questions concernant tous types de handicap et pas seulement l’autisme.
 
Permanence Droits et Handicaps - Mairie du 3e
2 rue Eugène Spuller - 75003 Paris
Tel : 06 89 28 26 00
Lundi Matin de 9h à 11h sans rendez-vous
Et de 11h à 12h sur rendez-vous
 
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Les "Mercredis d'Autisme 75"
 
 
Notre prochaine réunion aura lieu le mercredi 3 décembre 2014 et aura pour thème :
 
Les particularités alimentaires des personnes autistes
 
Cette réunion sera animée par le Docteur René Tuffreau, médecin pédopsychiatre, membre de l'ARAPI.
Attention : il ne reste que quelques places disponibles (maximum 50 personnes)!
 
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Les réunions suivantes auront lieu :
 
le mercredi 14 janvier : la préparation à la séparation pour un week-end ou pour des vacances
le mercredi 4 février : la médiation animale
le mercredi 4 mars : les apprentissages en maternelle et présentation d'une Unité d'Enseignement en Maternelle
 
Nous rappelons que les "Mercredis d'Autisme 75" sont des réunions gratuites et ouvertes à tous (personnes avec autisme, familles, professionnels...) et qu'elles se déroulent de 19h30 à 21h30 à la Maison des Associations - 11 rue Caillaux - 75013 Paris (métro Maison Blanche). Un accueil est prévu à partir de 19 heures.

Le nombre de places étant limité, il est obligatoire de s'inscrire auprès de notre secrétariat soit par courriel : a75.siege@autisme75.org soit par téléphone au 01.45.84.29.59 au plus tard 48 heures avant

15 novembre 2014

Décret CRA : on continue à se moquer des usagers - Communiqué d'Autisme France

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