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"Au bonheur d'Elise"
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sport
25 janvier 2016

Méru : Céline, trisomique, championne du monde de tennis de table

F.C. | 15 Janv. 2016, 20h36 | MAJ : 15 Janv. 2016, 20h36
  Méru, ce jeudi. Céline Delalande s’entraîne trois fois par semaine au club de tennis de table de Méru.
Méru, ce jeudi. Céline Delalande s’entraîne trois fois par semaine au club de tennis de table de Méru. (LP/F.C.)

Elle est la nouvelle coqueluche du club de tennis de table de Méru. « C’est un peu la mascotte », confirme un joueur. En novembre, Céline Delalande est devenue en Afrique du Sud championne du monde par équipe trisomique.

« Elle est aussi médaillée en argent pour le double féminin, médaillée de bronze pour le double mixte, et médaillée de bronze en individuel », indique, non sans fierté, son père Joël Delalande. La semaine dernière, la maire (SE) de Méru, Nathalie Ravier, s’est même rendue au club lui offrir un diplôme d’honneur. « Elle est devenue une vedette mais n’a pas pris la grosse tête », plaisante son père.

Comme Céline communique très difficilement, il est aussi son porte-parole. « On ne pensait pas qu’elle irait si haut », glisse-t-il. Car la jeune pongiste a commencé à pratiquer ce sport il y a une dizaine d’années dans un institut médico-éducatif. « Comme elle est malentendante, pour qu’elle ne soit pas isolée, on lui a proposé de jouer au ping-pong », relate Joël Delalande. Ce sport lui plaît. Elle intègre quelques années plus tard le club de Méru. Officiellement, elle est rattachée à celui de Saint-Leu-d’Esserent doté d’une section « sport adapté ».

A raison de trois entraînements hebdomadaires, et montrant de belles prédispositions, la pongiste s’est frottée à la compétition. Pour devenir championne de Picardie, puis championne de France en 2014. « Quand elle a commencé, elle ne jouait pas pour gagner, confie son père. Maintenant, elle n’aime pas perdre. » Le tennis de table et son travail à l’Esat de Méru (établissement et service d’aide par le travail), c’est « sa vie », dit son père. En juin, Céline ira au Championnat de France catégorie sport adapté. « Elle a une intelligence de jeu étonnante, confie son entraîneur Patrick Giffard. Céline sait conduire le jeu où elle veut. Elle va essayer de piéger l’autre. »

Sur les trois entraînements hebdomadaires, elle joue une fois avec des adolescents. Et de l’aveu de Patrick Giffard, elle s’en sort très bien : « Elle a encore une grosse marge de progression ».

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19 janvier 2016

Les avantages de l'exercice physique pour les individus avec un syndrôme de l'X fragile chez les humains

article publié sur le site Autisme Information Sciences

18 janvier 2016
Traduction: G.M.
 
J Lifestyle Med. 2015 Sep;5(2):35-8. doi: 10.15280/jlm.2015.5.2.35. Epub 2015 Sep 30.
Benefits of Physical Exercise for Individuals with Fragile X Syndrome in Humans
Author information
  • 1Department of Rehabilitation Science, Graduate School, Inje University, Gimhae, Korea; Ubiquitous Healthcare & Anti-aging Research Center (u-HARC), Inje University, Gimhae, Korea; Biohealth Products Research Center (BPRC), Inje University, Gimhae, Korea.
  • 2Ubiquitous Healthcare & Anti-aging Research Center (u-HARC), Inje University, Gimhae, Korea; Biohealth Products Research Center (BPRC), Inje University, Gimhae, Korea; Department of Physical Therapy, College of Biomedical Science & Engineering, Inje University, Gimhae, Korea.
  • 3Institute of Animal Medicine, College of Veterinary Medicine, Gyeongsang National University, Jinju, Korea.
  • 4Department of Rehabilitation Science, Graduate School, Inje University, Gimhae, Korea; Ubiquitous Healthcare & Anti-aging Research Center (u-HARC), Inje University, Gimhae, Korea; Biohealth Products Research Center (BPRC), Inje University, Gimhae, Korea; Department of Physical Therapy, College of Biomedical Science & Engineering, Inje University, Gimhae, Korea.

Abstract

Fragile X syndrome (FXS) is the most common known genetic cause of autism spectrum disorder, and is also linked to other neurologic and psychiatric disorders. The purpose of this review article is to examine a variety of recent studies on the correlation between physical exercise and autistic behavior in individuals with fragile X syndrome. Additionally, we discuss promising approaches for further investigation of the benefits of physical exercise for autism spectrum disorder (ASD) patients. A systematic search of the PubMed digital library database for pertinent articles published from 1995 to 2011 was conducted. Individuals with ASD who experience exercise tend to exhibit improvement in physical function. In addition, exercise promotes neurotrophic factors and boosts the growth of new brain cells. The collected review articles describe how physical exercise has particular effects on stereotypic behavior and cognition among ASD patients. Finally, physical exercise may benefit patients with autism spectrum disorder through the improvement of muscular strength for increased physical capability. 
Le syndrome de l'X fragile (FXS) est la cause génétique connue la plus courante de trouble du spectre de l'autisme, et est également liée à d'autres troubles neurologiques et psychiatriques. Le but de cet te revue d'articles est d'examiner une variété d'études récentes sur la corrélation entre l'exercice physique et le comportement autiste chez les personnes avec un syndrome de l'X fragile. En outre, nous discutons des approches prometteuses pour une enquête plus approfondie des bienfaits de l'exercice physique pour les personnes avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA) . Une recherche systématique de la base de données numérique PubMed pour les articles pertinents publiés entre 1995et 2011 a été menée. Lersonnes avec un TSA qui pratiquent l'exercice physique ont tendance à présenter une amélioration de la fonction physique. En outre, l'exercice favorise les facteurs neurotrophiques et stimule la croissance de nouvelles cellules cérébrales. Les articles de revue recueillies décrivent comment l'exercice physique a des effets particuliers sur les comportements stéréotypés et la cognition chez les patients avec TSA. Enfin, l'exercice physique peut bénéficier aux personnes avec un trouble du spectre de l'autisme grâce à l'amélioration de la force musculaire pour une capacité accrue physique.
PMID: 26770889

11 janvier 2016

Handicapés et ceintures noires de karaté

article publié dans le journal de Montréal


La réussite de trois karatékas atteints d’un trouble physique ou mental est une première au Québec

 

Dimanche, 10 janvier 2016 22:00 MISE à JOUR Dimanche, 10 janvier 2016 22:00

Un jeune autiste, un Asperger et une femme en fauteuil roulant à la détermination sans faille ont réussi l’impensable en obtenant récemment leur ceinture noire de karaté, une première au Québec pour des personnes handicapées.

«Leur force, c’est leur détermination. Cette ceinture, ils l’ont obtenue par le mérite», souligne Mohamed Jelassi, l’entraîneur et cofondateur d’Adama, l’Association de développement des arts martiaux adaptés à Montréal (Adama).

Sophie Joanette, une athlète de 44 ans de Longueuil souffrant de la maladie de Steinert, Tommy Doan-Leduc, un Montréalais autiste de 19 ans, et Philippe Paré-Langevin, un jeune Asperger (une forme d’autisme) de 21 ans de L’Île-Perrot ont obtenu le plus haut grade du karaté.

«C’est une ceinture noire reconnue, pas honorifique», rappelle fièrement Mohamed Jelassi, qui entraîne les deux premiers.

Apprendre le style de son père décédé

karaté apprendre le style de son père décédé

Photo Le Journal de Montréal, Baptiste Zapirain
Le karaté a permis à Tommy Doan-Leduc de gagner beaucoup de force et de se défouler.

Un jeune karatéka autiste qui vient de décrocher sa ceinture noire rêve de maîtriser les techniques de karaté que lui enseignait son père, décédé d’un cancer il y a trois ans.

«Un jour, je veux retrouver le karaté que mon père m’a appris», lance Tommy Doan-Leduc, 19 ans, le regard déterminé.

Pour ce Montréalais, le karaté, enseigné par son père depuis qu’il a sept ans, est une affaire de famille.

La mort de son papa a donc été très difficile à vivre pour le jeune homme, en quête de stabilité comme la plupart des enfants autistes.

«Il a perdu un repère important. Il a eu du mal à comprendre pourquoi son père ne revenait pas», se souvient sa mère, Quynh Nhu Nguyen.

Mère stupéfaite

Mais au lieu de sombrer, le jeune s’est accroché au karaté, l’héritage de son père. Il lui avait appris les rudiments du Kyukoshinkai, un style de karaté axé sur l’efficacité au combat.

Toutefois, lorsqu’il s’est inscrit chez Adama, il y a trois ans, son entraîneur Mohamed Jelassi lui a plutôt enseigné le Shotokan, fondé sur le respect.

Il l’a maîtrisé jusqu’à obtenir une ceinture noire au début du mois.

Beaucoup n’y croyaient pas, y compris sa mère.

«Quand son entraîneur m’a dit il y a trois ans qu’il pouvait aller jusqu’à la ceinture noire, j’ai pensé ‘‘mais il ne peut pas, il est autiste’’. Mais Tommy m’a dit ‘‘oui maman, je peux!’’», se souvient Quynh Nhu Nguyen, émue.

Il imite son père

Maintenant qu’il a été au bout de ce chemin, il veut repren­dre la voie du Kyukoshinkai tracée par son père.

«Je veux apprendre le style, dans les règles», explique-t-il.

En attendant, il imite déjà son papa en enseignant le karaté pour Adama à des enfants d’une dizaine d’années.

«Les enfants peuvent améliorer leur équilibre avec le karaté. C’est important pour se tenir bien droit dans le métro», précise-t-il, faisant rire sa mère qui n’avait pas pensé à cet avantage.

Le karaté l’a transformé

philippe paré-langevin karaté

Photo Le Journal de Montréal, Baptiste Zapirain
Son syndrome d’Asperger n’empêche pas Philippe Paré-Langevin d’avoir une ceinture noire ni de pratiquer le tennis ou la course.

Le père de Philippe Paré-Langevin n’aurait jamais cru que le karaté pouvait changer la vie de son fils Asperger, désormais un brillant étudiant entouré d’amis.

«Quand il était petit, Philippe était non verbal, je ne pensais pas qu’il pourrait s’améliorer. J’ai pleuré pendant des mois quand j’ai réalisé l’impact qu’avait le karaté sur Philippe», se souvient André Langevin, de L’Île-Perrot.

À l’âge de quatre ans, non seulement son fils Philippe Paré-Langevin ne parlait pas, mais il avait des problèmes de motricité. Il a reçu un diag­nostic autiste.

«Il s’essuyait sur son chandail, qui était plein de crachats. Il avait de la difficulté à se faire des amis», raconte le père.

À 13 ans, Philippe Paré-Langevin a suivi des cours de kara­té. Il a aimé ça. À tel point que deux ans plus tard, il a aidé son père, lui-même professeur de karaté, à donner des cours à des enfants autistes.

Dès lors, tout a changé.

Réussite

«Il était obligé de s’impliquer. Et je le trouvais même meilleur que moi pour communiquer avec les enfants autis­tes», se souvient son père, André Langevin.

Le jeune a appris à communiquer, à échanger, bref, à socia­liser avec les autres.

Âgé de 21 ans, désormais Philippe Paré-Langevin a davan­tage le comportement d’un garçon Asperger, une forme d’autisme, mais avec beaucoup moins de problè­mes de communication. Il est le premier à reconnaître les bienfaits du karaté dans sa vie.

«Ç’a amélioré ma confiance, ce qui m’aide beaucoup pour socialiser. Avant, je m’ennuyais, je n’avais pas beaucoup d’amis», témoigne le jeune homme.

Maintenant bien intégré dans un groupe d’amis qui ne souffrent pas de maladie mentale, il sort avec eux, prati­que le tennis, la course et va au gym. Il est aussi étudiant en troisième année de physique à l’Université McGill et il est parfaitement bilin­gue.

Et il y a quelques semaines, il a obtenu sa ceinture noire de karaté.

«J’ai ressenti beaucoup de fierté. Le fait que je suis Asperger, ça ne m’est pas vraiment venu à l’esprit, parce qu’obtenir une ceinture noire, ce n’est évident pour personne», dit Philippe Paré-Langevin.

Karatéka en fauteuil roulant

sophie joanette karaté

Photo Le Journal de Montréal, Baptiste Zapirain
Sophie Joanette était ceinture brune depuis un an et huit mois, et a travaillé d’arrache-pied pour passer ceinture noire.

«Je vis pour ça. Ça faisait longtemps que je la voulais cette ceinture noire», lance Sophie Joanette, très fière de pouvoir exhiber sa ceinture noire de karaté alors qu’elle doit se déplacer en fauteuil roulant.

Cette athlète de Longueuil souffre de dystrophie myotonique de Steinert, une maladie dégénérative qui affaiblit ses muscles d’année en année. À tel point qu’aujourd’hui elle ne peut plus rester debout immobile sans perdre l’équilibre et doit se déplacer en fauteuil roulant pour ne pas tomber.

Mais trois fois par semaine, elle se rend à Montréal pour suivre des cours de karaté adapté avec l’Adama.

Là, après avoir enlevé ses chaussures, assise sur un banc en faisant attention à ses appuis, elle se lève, se tient droite et répète ses «katas» (enchaînements de karaté). Et tant pis si cela lui fait mal au dos.

Ses efforts ont été récompensés au début du mois, quand elle a réussi les katas exigés pour obtenir la ceinture noire.

«J’étais tellement stressée... Je savais que c’était la première fois (pour une personne handicapée au Québec). Après, j’étais fière, je souriais tout le temps», rit-elle.

Debout

Sophie Joanette a décroché sa ceinture marron il y a près de deux ans. Depuis, elle n’a jamais relâché ses efforts pour atteindre son but.

«Il y a des jours, j’avais des blessures, des petits bobos, mais j’allais quand même aux cours de karaté. [...] Si on veut et si on persévère, on peut», résume-t-elle.

Son entraîneur, Mohamed Jelassi, a été impressionné par cette volonté de fer.

«Sophie m’a dit “Senseï, avec ma maladie, il se peut que dans quelques mois je ne puisse plus me lever”. Et dimanche (le 6 décembre), elle a fini ses katas debout», se souvient-il.

Photo Le Journal de Montréal, Baptiste Zapirain
22 décembre 2015

Une thérapie par l'équitation

article publié dans LA PRESSE.CA "Le Soleil"

Publié le 20 décembre 2015 à 18h00 | Mis à jour le 20 décembre 2015 à 18h00

Simon caresse son cheval, Peter Pan. Il est... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Simon caresse son cheval, Peter Pan. Il est avec son instructrice, Érika Plante, et son père, Christian Robledo.

Le Soleil, Pascal Ratthé

(Québec) Il y a deux ans, Simon communiquait seulement en pointant du doigt les objets. Aujourd'hui, il parle. Ses parents et lui peuvent remercier Peter Pan.

Le diagnostic est tombé il y a trois ans: «trouble du spectre de l'autisme». Simon avait alors quatre ans. Pour ses parents, dont le père, Christian Robledo, c'est le choc. Quelqu'un lui a alors parlé de la Fondation Chevalerie Passion, qui offre un service d'équitation thérapeutique à Saint-Nicolas.

Peter Pan est le cheval que monte Simon. M. Robledo se souvient de la première rencontre avec l'animal. «Simon avait peur. Il pleurait même. Une fois assis sur le cheval, il s'est mis à sourire. Deux ans plus tard, son petit bonhomme n'est plus le même. «Après six mois seulement, c'était déjà un changement à 180 degrés, raconte-t-il. Alors qu'il ne disait pas un mot, il parle maintenant le français et l'espagnol, explique fièrement l'homme d'origine argentine.

Avant, Simon était un garçon timide. Maintenant, il cherche à se faire des amis. Sur le plan relationnel, son contact avec le cheval est bénéfique. Il a aussi gagné beaucoup de confiance en lui. «Si tu peux gérer un animal trois fois grand comme toi, il y a moins de risques de se faire intimider à cause de sa condition», ajoute le père.

«Le cheval est comme une plateforme de physiothérapie et le thérapeute, soutient l'instructrice Diane Plante, directrice générale de la Fondation, créée il y a dix ans. Les personnes de tous âges atteintes d'une déficience intellectuelle, physique ou socioaffective peuvent recourir à l'équitation thérapeutique», ajoute-t-elle.

C'est le cas de Raphaël Roberge, 16 ans, aux prises avec un problème musculaire. «Faire de l'équitation, c'est une forme d'ergothérapie, affirme son père, Denis. J'appelle ça de la thérapie déguisée», blague-t-il. Une fois sur son cheval, Raphaël adopte une posture qui améliore son tonus et sa motricité. À tout moment, il doit solliciter ses muscles pour commander à l'animal, que ce soit avec ses jambes, son tronc ou ses bras.

Il peut ensuite transposer cet apprentissage dans les autres facettes de sa vie. À ce sujet, Mme Laplante a une phrase toute désignée: «Tu continues à être un cavalier dans ta posture, ton attitude».

Paul Gagné est lui aussi père d'un enfant autiste. «Ce n'est pas facile de trouver un sport pour un enfant atteint de ce trouble», avoue-t-il. Son fils, Raphaël, fréquente la fondation depuis 10 ans. Le gaillard âgé de 18 ans prend plaisir à y venir.

«Quand il arrive, il est de bonne humeur. Il est fier. Quand il n'a pas d'intérêt pour quelque chose, il ignore le monde. Ici, il discute. Il développe sa concentration et retient les consignes», se réjouit-il.

La fondation possède des installations sur la route Marie-Victorin. Dimanche, elle annonçait un investissement de 50 000 $ pour améliorer ses installations, principalement la construction d'une salle d'accueil avec commodités sanitaires.

Vous pouvez obtenir plus d'information sur l'organisme à l'adresse Fondationchevaleriepassion.org.

21 décembre 2015

Comment survivre après un traumatisme ? interview de Philippe Croizon

article publié dans Handicap.fr

Résumé : Comment survivre après un traumatisme, un accident, un attentat ? Dans sa chronique du Magazine de la santé (France 5) du 17 décembre 2015, Philippe Croizon partage un peu de cette force qu'on appelle résilience. Leçon de vie...

Par , le 18-12-2015

A quelques jours de Noël, Philippe, vous avez envie de nous faire un cadeau, en nous parlant de votre histoire et surtout de partage…
Oui, j'ai en effet vécu un traumatisme dont il est presque impensable de se remettre, une électrocution. J'ai échappé je ne sais toujours pas comment à la mort, frôlé le suicide, sombré dans la dépression. Mais, aujourd'hui, je suis là et j'ai envie de parler de ce qui nous permet de survivre et parfois même d'être plus fort encore. On l'appelle « résilience ». Alors, oui, nous sommes à quelques jours de Noël mais nous sommes surtout à quelques semaines d'un drame qui a plongé la France dans le désarroi, des familles dans une immense douleur et des jeunes et moins jeunes dans une vie qui ne sera certainement plus jamais comme avant.

Vous parlez évidement des attentats du 13 novembre à Paris.
Oui, c'est à toutes ces victimes que je pense, qui resteront handicapées à vie, dans leur corps puisque certaines ont été amputées, sont devenues paraplégiques, mais aussi dans leur esprit. Ce sont les blessures psychologiques ; ils seront certainement nombreux à endurer ce calvaire.

Mais comment définir la résilience ?
Si l'on s'en tient à la définition du dictionnaire, elle désigne la capacité pour un corps, un organisme ou un système à retrouver ses propriétés initiales après une altération. Mais si on l'applique à l'Homme, c'est la capacité à revenir d'un état de stress post-traumatique. Boris Cyrulnik, qui a préfacé mon dernier livre (article en lien ci-dessous), est l'un des référents sur cette question. Il a écrit de nombreux ouvrages sur ce sujet.

Etre résilient, cela suppose de passer par plusieurs étapes ?
Oui, j'en compte cinq : déni, colère, négociation, dépression, acceptation.

Vous dites qu'on ne peut pas surmonter ce type d'épreuve seul…
La résilience n'est pas l'affaire d'un seul homme, c'est celle de tout l'entourage, parfois de professionnels. Boris les appelle « tuteurs de résilience ». Dans ma famille, on a longtemps fait semblant, par pudeur. En 20 ans, ma mère n'a jamais évoqué mon accident. Mais je savais que mes proches étaient présents, aussi meurtris que moi. Ils ont, sans même le savoir, joué un rôle essentiel. Sans leur soutien permanent, même lorsque j'étais au fond du trou, je ne m'en serais pas sorti.

Vous dites que  survivre au handicap ne peut se faire sans ce partage.
« Partage », c'est mon mot favori. Je déplore que tant de blessés de la vie se retrouvent seuls. Je comprends leur colère. Une colère qui risque de les ronger toute leur vie car ils n'auront pas eu la chance d'être entourés et soutenus. Lorsque le deuil se complique et que la personne handicapée reste coincée dans l'une des phases que je viens de citer, elle entre dans ce que l'on appelle un deuil pathologique. Ce type de deuil nécessite, pour s'en sortir, un accompagnement par un professionnel.

La résilience, c'est un ensemble conjugué de facteurs mais vous croyez surtout aux vertus du sport…
Je ne pourrai jamais dire le contraire, c'est ce qui m'a sauvé. Mais je ne suis pas le seul. Les stades lors des épreuves paralympiques sont remplis de sportifs qui ont surmonté des situations incroyables. Par exemple, chaque année, le ministère de la Défense organise les RMBS (article en lien ci-dessous). Ces « Rencontres militaires blessures et sport », par le biais de stages de découverte multisports, accompagnent les blessés dans leur parcours de réadaptation et de réinsertion. Je suis convaincu que le sport est un outil essentiel de résilience, de dépassement et de lien social, parce qu'il permet de briser le stress, le repli sur soi et l'isolement.

Il faut tout de même laisser passer du temps pour trouver cette force ?
Pas nécessairement. L'association « Comme les autres » (article en lien ci-dessous), portée par les frères Jérémiasz, dont l'un est champion en tennis fauteuil, propose à des jeunes récemment accidentés de participer à des stages à sensations fortes. Et là, dans une montée d'adrénaline phénoménale, la personne se dit : « Ouiiii, je suis vivant ! »

Cette envie de survivre pousse certaines personnes à faire des choses qu'elles n'auraient jamais imaginées avant…
Il y a un site que j'ai découvert, qui enregistre les records réalisés par les personnes handicapées. Il s'appelle, Handicap world records. Il y a vraiment des trucs de fou : un tour de France en avion par un non-voyant, une ascension au Népal par une groupe de personnes handicapées mentales ou encore un jeune infirme moteur cérébral en fauteuil qui tracte un véhicule de trois tonnes.

Mais il ne faut pas laisser croire que toutes les personnes handicapées sont capables de telles prouesses.
Non, évidemment. Toutes ne deviennent pas des héros ou des champions. Mais la résilience prend tous types de chemins. C'est une construction permanente qui vise à retrouver le goût des choses, l'envie… C'est se projeter dans une formation professionnelle, pratiquer un art, s'adonner à une passion, s'occuper de son jardin, des autres aussi… Il y a mille voies à explorer.

Pour vous, cela signifie quoi « être handicapé » ?
Ne pas avoir encore accepté son handicap, et continuer à se débattre dans le déni et la colère, souvent seul ! Aujourd'hui, je suis capable de dire « Oui je suis une personne en situation de handicap ». Pour autant, je ne me réveille pas tous les matins en me disant « Merde, je suis handicapé ! ». Il m'a fallu le temps nécessaire mais, après toutes ces années, j'ai pleinement intégré mon handicap. Il fait désormais partie de moi, d'un tout. C'est peut-être tout bêtement cela être résilient.

© Emmanuelle Dal'Secco

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9 décembre 2015

Accompagner les jeunes autistes dans le sport

article publié dans LA PRESSE.CA

Publié le 07 décembre 2015 à 13h25 | Mis à jour le 07 décembre 2015 à 13h25

Rémi Jetté, garçon autiste de 8 ans, fait... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

Rémi Jetté, garçon autiste de 8 ans, fait des séances d'activité physique avec le kinésiologue spécialisé Jean-Charles Grellier. L'objectif ? Permettre un développement psychologique et moteur qui aidera l'enfant à mieux vivre avec l'autisme.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Marie Allard
La Presse

Assis sur une bicyclette, un garçon pédale, sans vraiment regarder devant lui. Monté sur des patins à roues alignées, Jean-Charles Grellier, entrepreneur en activités physiques adaptées aux enfants autistes, tient le vélo de l'enfant à l'aide d'une barre fixée à l'arrière.

« Beaucoup d'autistes, même adultes, ne savent pas faire du vélo, indique M. Grellier. Je ne leur mets pas de roulettes, ça les empêche d'apprendre l'équilibre. Ça change tout. L'apprentissage se fait rapidement. Certains enfants - je ne dis pas tous - peuvent apprendre le vélo en cinq séances. »

Le rôle d'éducateur de M. Grellier ne s'arrête pas là. Il le poursuit avec des ballons, à l'aréna, en piscine, etc. « Même s'ils ne savent pas nager, j'amène rapidement les enfants dans le grand bassin, dit-il. Je leur faire vivre la poussée d'Archimède, en étant toujours avec eux. On saute à l'eau en se tenant la main et ça remonte tout seul. Au bout d'un moment, ils ont confiance en moi. La relation, très importante, vient en premier. Après, c'est l'apprentissage. »

Son but n'est pas de former des athlètes. Plutôt de permettre à ces enfants autistes d'avoir « une certaine qualité de vie, une meilleure socialisation, un sentiment d'exister réellement », explique-t-il.

« ÇA RÉPOND À UN BESOIN »

« Ça répond à un besoin », constate Annick Lavogiez, coordonnatrice de projets à la Fédération québécoise de l'autisme. Isabelle Lehoux, mère de Rémi, un garçon autiste de 8 ans, peut en témoigner. « On a essayé les cours de natation réguliers, indique-t-elle. Même si les gens étaient vraiment aidants et coopératifs, ce n'était pas facile, vraiment pas facile. Ce n'était pas fait pour le mode d'apprentissage de mon fils. »

Lors des séances avec M. Grellier, « Rémi s'amuse et fait plein de découvertes, décrit Mme Lehoux. C'est sûr que comme parent, j'aimerais dire qu'il nage comme un poisson, mais ça prend du temps, avec nos enfants. À travers le sport, mon fils apprend à attendre son tour, à écouter les consignes. Son lien avec Jean-Charles est très fort. C'est vraiment, vraiment beau à voir. »

À LA RECHERCHE D'UN GYMNASE

Si à la belle saison, l'éducateur peut facilement faire bouger ses protégés, son travail se complique dès que le froid s'installe. M. Grellier est le bienvenu dans certaines piscines publiques, mais il n'arrive pas à trouver un gymnase à prix modique, avec de bons tapis. « Les installations sportives me réclament des tarifs exorbitants, de 90 $ à 220 $ l'heure pour une simple location de gymnase, se désole M. Grellier. C'estplus que mon salaire. Je demande un accommodement raisonnable, pour maintenir la santé des jeunes avec autisme. »

Impossible de diviser la facture entre plusieurs parents, comme l'entrepreneur offre des séances individuelles. « Je me vois beaucoup comme un spoutnik, qui en russe veut dire "compagnon de route", illustre-t-il. Je ne suis pas là comme un prof traditionnel, qui dit quoi faire. Les enfants sont des cosmonautes, ils se déplacent, moi, je leur renvoie des informations, je les guide. Je laisse les enfants libres et, à un moment donné, hop, j'impose une technique ou je favorise une situation pour qu'ils développent tel ou tel apprentissage. Je suis là pour les accompagner. »

« J'AI TOUJOURS CRU EN L'IMPOSSIBLE »

Détenteur d'une maîtrise en activités physiques adaptées de l'Université de Montpellier 1, M. Grellier a immigré au Québec il y a 11 ans. Il a travaillé auprès d'autistes à l'hôpital Rivière-des-Prairies et comme chargé de cours à l'UQAM, avant de lancer sa petite entreprise d'activité physique. « Dans les institutions, on me disait que j'étais très compétent, mais le système en soi me dérangeait, dit-il. On me demandait d'écrire des rapports, au lieu de faire de l'intervention. Aujourd'hui, je ne fais pas beaucoup d'argent, mais je suis heureux. »

Tout ce qui manque à son bonheur, c'est un gymnase qui lui ouvrirait ses portes. « Dans les institutions, en France, je m'occupais toujours des cas désespérés, raconte-t-il. Les gens qui travaillaient dans le milieu me disaient :  "Tu n'arriveras à rien faire avec cet enfant." Mais j'ai toujours cru en l'impossible. C'est comme ça qu'on arrive à changer les choses. »

28 novembre 2015

L'équilève : monter à cheval avec son handicap

article publié sur le site de France 3 Basse Normandie

Quand le sport devient une alternative thérapeutique … Le centre équestre de Chouzy-sur-Cisse (Loir-et-Cher) s'est doté, en novembre 2015, d'un Équilève. Un élévateur qui permet de mettre en selle les cavaliers à mobilité réduite.

  • Mélior Mouamma / A.Lps
  • Publié le 27/11/2015 | 18:18, mis à jour le 27/11/2015 | 18:18
L' Equilève permet de mettre en selle sur le cheval des personnes à mobilité réduite © France 3 Centre-Val de Loire

© France 3 Centre-Val de Loire L' Equilève permet de mettre en selle sur le cheval des personnes à mobilité réduite

Les Écuries de Chouzy dans le Loir-et-Cher accueillent régulièrement une trentaine de personnes à mobilité réduite. Grâce à l'Equilève, Sandra et Arnaud Régent, propriétaires et moniteurs du centre équestre, espèrent en accueillir davantage.

« Nous voulons faire de l'équitation un sport pour tous » affirme le moniteur d'équitation.


Le contact avec les chevaux, les soins à leur prodiguer, les promenades dans la nature sont bénéfiques pour tous.

L'association des Ecuries de Chouzy, une association spécialement créée pour développer le Handi Cheval dans le département du Loir-et-Cher est à l'origine du projet d'acquisition d'un Équilève.

Durant quatre années, les membres de l'association ont frappé à de nombreuses portes pour trouver des subventions. Un Équilève coûte 5.200 euros. Le fonds de dotation Telmah intitulé « Tendez la main au handisport » a été d'une grande aide.  

 Maintenant que nous avons un Équilève, nous invitons les particuliers en situation de handicap à venir au centre équestre de Chouzy-sur-Cisse pour monter à cheval, faire un baptême poney. Il suffit de prendre rendez-vous » , explique Sandrine Lhuillier de l'association des Écuries de Chouzy.


Le Handi  Cheval est encore peu développé dans la région Centre-Val de Loire. Les équipements sont coûteux. Une selle adaptée pour maintenir les handicavaliers coûtent 1;200 euros. Les Écuries de Chouzy-sur-Cisse en possède une. Mélior Mouamma a suivi deux jeunes filles polyhandicapées, pour qui, monter à cheval était encore impossible il y a quelques semaines.

[VIDEO] Reportage : Mélior Mouamma, Amélie Rigodanzo et Alexis Guedes

28 octobre 2015

Tout au long du mois de novembre la ville de Bry-sur-Marne organise : Les rendez-vous du handicap

Informations publiées sur le site de la ville de Bry-sur-Marne

Ces rendez-vous du handicap viennent s’inscrire dans la lignée des actions déjà menées par la Municipalité : journée de l’autisme en 2012, conférence sur les troubles des apprentissages en 2014... Des actions ponctuelles qui contribuent, petit à petit, à faire connaître les différents handicaps. En poursuivant ces actions au sein même de ses équipes avec notamment la nomination d’une conseillère municipale déléguée au handicap, la mise en place d’un plan de formation pour former le personnel d’accueil et les animateurs du périscolaire, la création d’une commission communale d’accessibilité, la Ville souhaite faire du handicap et du « mieux vivre ensemble », une de ses priorités. Un thème fédérateur qui peut toucher chacun d’entre nous, de près ou de loin...

Tout le mois, la Ville vous propose de découvrir des animations autour du handicap.

A vos agendas !

Projection du film De toutes nos forces

En présence du réalisateur Nils Tavernier

Nils Tavernier
Nils Tavernier
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Organisée avec l’Espace co et le Conseil municipal des jeunes
L’histoire d’un père et de son fils handicapé qui se lancent dans un triathlon extrême. Inspiré d’une histoire vraie. Suivie d’une discussion avec un Bryard porteur de handicap.

Mercredi 4 novembre à 14 h
Espace Co (40 places)

Pièce de théâtre « 100% »

par l’association Drôle compagnie
Ne soyez pas indifférent à la différence ! Sortez du rôle de spectateur passif pour passer des épreuves et obtenir une carte de validité « 100 % compétent ». Le public est sollicité à réagir lors de mise en situation de handicap. Un spectacle interactif où artistes valides et en situation de handicap se partagent la scène.
Spectacle financé en partie par les dons récoltés lors du concert solidaire de la chorale Voix-si Voix-la le 31 mai dernier.

Vendredi 6 novembre à 20 h
Salle Daguerre
Entrée gratuite
Sur réservation auprès du CCAS au 01 45 16 68 00
Plus d’infos

Animations sportives

Boccia (pétanque), sarbacane, basket en fauteuil proposé par le Comité départemental Handisport... Personnes valides et personnes porteuses de handicap se retrouvent le temps d’une partie ou d’un match.

  • Collecte de l’association « Bouchons d’Amour » Apportez vos bouchons de bouteilles en plastique lors de la collecte organisée par l’association « Les Bouchons d’Amour ». Grâce aux bouchons collectés, elle acquiert du matériel pour personnes handicapés (fauteuils roulants, matériels handisports,...), elle développe des opérations humanitaires ponctuelles et vient en aide à d’autres associations.
  • Un simulateur de vieillesse vous fera vivre l’expérience de déficience des personnes âgées.
Samedi 7 novembre de 14 h à 18 h
Gymnase Félix Faure

Exposition de photos des « chiens guide d’aveugles »

Photographies de Joelle Dollé.
Une exposition de la Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles et les Associations fédérées qui vous fera découvrir les portraits de 12 personnes déficientes visuelles avec leur chien guide d’aveugle. A cette occasion, les visiteurs pourront s’essayer à la lecture de livres en braille.

Du 3 au 14 novembre
Médiathèque

Stand de l’association des chiens guides d’aveugles

Rendez-vous sur le marché où l’association des chiens guides d’aveugles présentera ses activités et vendra des peluches au profit de l’association.

Dimanche 8 novembre de 8 h à 13 h
Place du marché

Semaine européenne de « l’emploi et du Handicap »

Evénements nationaux organisés par l’association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (l’Adapt)

Du 17 au 23 novembre
Retrouvez le programme

A noter

Portes ouvertes

  • L’Institut Médico-Educatif (IME) Léopold Bellan accueille des enfants et adolescents épileptiques.
Mercredi 18 novembre de 10 h à 12 h
1 rue du Vingt Six Août 1944
01 48 81 00 39
  • L’ESAT Léopold Bellan, établissement et service d’aide par le travail de Bry accueille majoritairement des travailleurs handicapés domiciliés dans le Val-de-Marne et départements limitrophes.
Vendredi 20 novembre de 10 h à 15 h
22 rue de la République
01 48 82 53 00
16 octobre 2015

Vidéo : apprendre à nager avec ASMA 77

Comment gagner la confiance de l'enfant et lui apprendre à nager.

Posted by Moez Chaabane on mercredi 14 octobre 2015

=> accéder au site http://www.asma-77-autisme.fr/

5 octobre 2015

Dimanche 11 octobre 2015 tous au golf avec l'association Meuphine !

golf meuphine

4 octobre 2015

Superbe vidéo avec des chevaux ...

logo trot plaquette (tb)

vidéo publiée sur la page de Trott'Autrement

Horses & Life

edit by Nart Adige

Posted by Horses & Freedom on mercredi 9 septembre 2015
3 octobre 2015

Education physique pour les enfants atteints d'autisme

article publié sur le site Accal.net


Éducation physique pour les enfants atteints d'autisme



Les enfants actifs physiquement ont une meilleure circulation, le tonus musculaire et maintiennent un poids santé. Alors que l'activité physique est saine pour tous les enfants, va encore plus loin avec des enfants autistes. Les enfants autistes connaître une capacitée accrue après l'activité aérobie. L'éducation physique avec des enfants autistes est également efficace contre certains comportements inappropriés, associés à l'autisme, selon John O'Connor dans un article publié dans le numéro de l'été 2000 de « Palestra. »

Compréhension Autistim

L'autisme est un trouble du développement complex qui est le résultat d'un trouble neurologique qui affecte le fonctionnement normal du cerveau. Les enfants autistes connaissent des difficultés de relations interpersonnelles qui manifestent en évitant d'affection, de jouer ou de participation à des activités physiques, en évitant le contact avec les yeux et ne pas pouvoir se rapportent habituellement à d'autres personnes et les situations. Y compris les enfants autistes en éducation physique sont compliqué par l'incapacité pour enfants autistes pour faire face à des stimuli tactiles normaux. Le résultat est que beaucoup d'enfants autistes possède de faibles niveaux de conditionnement physique.

Défis

Y compris les enfants de l'autisme dans les programmes d'éducation physique avec des enfants normaux posent des défis nombreux pour l'enseignant et les autres enfants. Beaucoup d'enseignants n'est pas formés pour occuper des enfants handicapés et peut devenir frustré ou se sentir mal à l'aise sur l'inclusion des enfants autistes dans les catégories générales, note auteur principal Zhang dans un article publié dans le numéro de mars 2007 du « Journal de l'éducation physique, des loisirs et danse ». Les enfants autistes ne sont pas motivés à jouer dans les jeux avec d'autres enfants et peuvent se livrer à un comportement inapproprié en raison de la sur-stimulation sensorielle. Les programmes d'enseignement qui incluent uniquement les enfants autistes ont des problèmes semblables avec des comportements inappropriés, réticence à participer, distractions de stimulus, courte durée d'attention et brusques éclats ou régression au cours de l'exercice.

Lignes directrices pédagogiques

Surplombant un comportement inapproprié est nécessaire dans l'enseignement initial de l'éducation physique pour les enfants autistes. Exposant l'enfant à exercer auront plus d'avantages que de perturber l'enfant en essayant de corriger les mauvais comportements dans les premiers stades. Exercice et du sport peut aider à prévenir le comportement problème comme l'agression, et il peut aider à la socialisation chez les enfants autistes, selon l'Association pour les sciences en Autism Treatment. Enseignants doivent utiliser des techniques de création d'accroître leur participation à des activités physiques. Une autre méthode pour aider les enfants autistes à apprendre de nouvelles compétences physiques est la méthode de travail-variation, où les tâches de maintenance sont changés toutes les deux ou trois minutes. Cela permet d'accroître l'attention et la rétention des activités savantes chez l'enfant autiste.

Orientations de l'exercice

La conception de programmes d'éducation physique met l'accent sur l'activité physique globale et la gestion des comportements inappropriés. Activités physiques sont rythmiques. Activités de gros muscles utilisées sont continues comme en cours d'exécution, de sauts, de sauter ou de vélo. Niveaux d'activité physique augmentent lentement que l'enfant apprend et réalise de nouveaux exercices. La musique peut être ajoutée pour le fond ou comme une récompense pour un comportement positif. Il existe des cassettes audio qui contiennent des activités séquencées pour développer la condition cardiovasculaire. Les enfants autistes peuvent bénéficier de programmes pré-conçus qui utilisent la musique et des repères visuels pour enseigner l'exercice aérobie.

17 septembre 2015

Nouvelle association à Bussy Saint Georges -> ASMA 77 Equipe sportive

 

 


L association asma 77 ouvre ses portes pour les jeunes autistes qui n ont aucune prise en charge.

 

17 septembre 2015

Dimanche 27 septembre 14h30 à Fontenay-sous-Bois -> Loisirs+ rencontre associations-familles

 
Envol Loisirs
 
 
 

Dimanche 27 septembre 2015 à l’école Pierre Demont  à 14h30. Envol Loisirs propose une rencontre « Loisirs+ »qui mettra en relation associations et familles. 

 
 
 
 
 
 

L’association Envol Loisirs favorise la mise en place d’activités de loisirs pour les personnes, enfants, adolescents, adultes atteints de Troubles Envahissants du Développement ou tout autre handicap mental qui nécessite une attention particulière. Elle fait émerger les projets des familles et contacte les associations qui proposent des activités culturelles ou sportives.  Actuellement l’association propose au travers son réseau des activités de voile, de musique, de cinéma, de chant, d’arts plastiques, d’expression théâtrale, d’activités équestres. L’association propose à ses adhérents de se regrouper pour solliciter les villes et les associations pour ouvrir de nouvelles activités.

 
 
 

plan à télécharger

 

Plus d'information
ici

8 septembre 2015

La voile reprend avec l'association Envol Loisirs & la VGA Saint Maur !

Information publiée sur le site d'Envol Loisirs

voile envol loisirs

Nos rendez-vous de cet autonome, ci-dessous le planning prévisionnel des séances :

  • 12 septembre : Reprise & inscription pour les nouveaux
  • 19 septembre
  • 26 septembre
  • 3 octobre
  • 10 octobre
  • 17 octobre

Merci de me confirmer vos dates de participation:

et votre préférence de passage soit 14h30 15h30-16h00 ou 15h30 – 16h30-17h00

 

Nouvelle Inscription - essai sur place possible à chaque séance :

Les papiers « obligatoires » pour les inscriptions, pour la licence de voile.

  • Bulletin inscription (photo non nécessaire) – à nous retourner par email en avance SVP
  • certificat médical (indiquant pas de contre-indication à la pratique de la voile)
  • test « aptitude dans l’eau » ou attestation parentale

Toutes les informations

Site envol Loisirs : www.envol-loisirs.org

Me contacter pour tour renseignement.

A bientôt, bon vent,

Thierry
06 20 31 36 83
01 43 00 72 78 (en soirée)

 

 

22 août 2015

Le combat d'un père pour que son fils autiste puisse pédaler sur son vélo

societe - 2min 30s - Hier à 13h35

Dans le Rhône, un père se bat pour que son fils autiste puisse s'adonner à son sport préféré, le cyclisme ! Depuis quatre ans, Mattéo ne peut plus rouler seul. Ce weekend, ils s'attaqueront en tandem à un monument que même les champions redoutent, le Mont Ventoux soit 21 km de long... Une équipe de TF1 les a rencontrés.

31 juillet 2015

La belle histoire du jour : Le tour de France en 80 jours d'un père et de son fils autiste

article publié sur aleteia

Alors que la Grande Boucle s'est achevée dimanche, deux Français ont bouclé une course cycliste d'un tout autre genre...

Loïc et Maxime Baron Maxim'Tour tour de France vélo © Capture d'écran/MJCTV
Deux Bretons viennent nous rappeler, une fois de plus, que l'on peut réaliser ses rêves aussi impossibles semblent-ils... même avec un handicap ! Depuis plus de 20 ans, été comme hiver, Loïc Baron, 63 ans, se balade à vélo tous les samedis avec son fils Maxime, 37 ans. Année après année, une idée folle commence alors à germer dans la tête du père de famille : organiser un tour de France à vélo avec son garçon. Tout ceci pourrait paraître presque commun, à un détail près : Maxime est autiste et vit toute l'année dans un centre spécialisé. 

Ces sorties cyclistes hebdomadaires sont pour le trentenaire une "bouée sportive qui lui permet de sortir de son foyer de vie et de pousser ses limites", confie son père à Ouest-FranceUn projet impossible à mettre en œuvre aux dires de certains ? Qu'à cela ne tienne, Loïc décide de relever le défi. Le "Maxim'Tour" aura bien lieu et poursuivra un but simple mais concret : sensibiliser les gens à la différence. À chaque étape de leur périple, Loïc parlera en effet de son handicap aux personnes rencontrées. 
Le tour de France en 80 joursMais une telle aventure ne se conçoit pas si facilement. Pendant un an et demi, le père étudie le parcours possible, privilégiant les voies vertes et les chemins de halage afin de faire découvrir à son fils la beauté et les richesses des paysages français. À peine sa retraite atteinte, en novembre dernier, et les derniers préparatifs achevés, père et fils enfourchent le 1er avril leurs vélos pour entamer la première des 58 étapes de leur périple : 3 576 km au total, 65 km par jour, 28 départements traversés, 14 jours de repos seulement. L'ancien champion cycliste Bernard Hinault leur fait même la surprise d'être présent pour le départ de ce tour de France peu ordinaire. 

Quelques proches, amis, membres de la famille ou simples amateurs de vélo souhaitant soutenir ce beau projet, les ont accompagnés sur certaines étapes. Lors de la dernière d'entre elles, Maxime était d'ailleurs escorté par ses amis du foyer de vie des Grands Rochers (Dinan, Côtes-d'Armor), eux aussi ayant enfourché leurs deux-roues pour l'occasion. Passé "leur" ligne d'arrivée le 20 juin dernier, bien avant le départ du Tour de France officiel, Loïc confiait sur la page Facebook du Maxim'Tour que son fils était "devenu différent. Il y aura un avant et un après". Et son cousin Gaëtan d'ajouter : "Tu es différent et Dieu merci car cette différence t’a permis de trouver ta liberté en pédalant. Il est libre Max". 
30 juillet 2015

L'équitation : le sport zen qui fait du bien

Créé le 28/07/2015 à 15h14
L'équitation : le sport zen qui fait du bien© Getty

Monter à cheval : un cocktail hyper sain de sport et de zen selon Chris Irwin, l’auteur canadien de « danse avec ton cheval d’ombre ». Il nous Explique pourquoi…

1. C’est de la méditation active

Chris Irwin travaille avec les chevaux depuis toujours. Entraîneur équestre mondialement reconnu, il est célèbre pour son approche des chevaux dits difficiles et aussi pour son bestseller,

« Les chevaux ne mentent jamais » (Au Diable Vauvert, 2011). Dans « Danse avec ton cheval d’ombre », il explique « comment le sens équin nous aide à trouver équilibre, force et sagesse ». Le lien entre équitation et méditation semble évident : « Bouddha insistait sur la différence entre méditer en position assise et méditer en action »… Les chevaux s’avèrent être les meilleurs alliés pour mener à bien la seconde posture. Concrètement, débuter sa journée par 15 minutes assis sur son lit ne suffit pas. Dans nos vies très agitées, être capable de (re)trouver le calme même en pleine action est un atout rare. Bien enseignée, l’équitation donne les outils pour y parvenir. Un cavalier s’entraîne à rester en possession de tous ses moyens intellectuels et de son self-control, tout en travaillant attention et activité physique.

 

2. C’est un outil anti conflits

Lorsqu’on apprend à monter à cheval, on se trouve confronté à des situations de conflit. « Travailler avec un être vivant, un animal lui-même habité par une dose de vulnérabilité et de stress, est un moyen très efficace d’apprendre soi-même à faire face aux conflits de la vie en général. Un cheval est plus lourd, plus rapide, plus fort que tout être humain.
Impossible d’utiliser la force pour le contrôler.» Evoluer à ses côtés, c’est s’imposer en leader intelligent. Cela demande maîtrise de soi et intuition et, « en cours, avec un bon moniteur, cela s’apprend ».

 

3. C’est (presque) de la sophrologie

« Ce qui est magique, c’est que les chevaux nous obligent à renouer avec la nature. » Plus besoin de visualisations positives, cette fois, on sent le vert, on le vit, on plonge dedans.

 

4. C’est une thérapie

Quid de celles et de ceux qui ont peur ? « C’est naturel. Un cheval, c’est grand et puissant. Ça pèse 500 kilos. C’est rapide. Nous ne sommes pas habitués à courir ce danger. En voiture, nous savons que nous prenons un risque, mais nous l’avons apprivoisé. Là, tout est nouveau. » Le travail du moniteur est de transmettre à ses élèves les outils pour passer de la peur à l’émerveillement. « Quand cela arrive, c’est fascinant. »

 

5. C’est une méthode antistress

Toujours selon Chris Irwin, un cheval doit, pour que les choses se passent au mieux lorsqu’il est monté, être impressionné par le comportement de son cavalier qui, dans le calme, étape après étape, gagne sa confiance et son respect. De fait : « Les chevaux sont capables de nous aider à apprivoiser l’impatience et l’agacement. » Mais pas seulement. Travailler avec eux implique une constante recherche d’équilibre physique et mental. Une solution idéale pour allier fitness et relaxation, lâcher prise et, il ne faut pas l’oublier…musculation.

24 juillet 2015

L'Impact comprend les frustrations de la famille Ciman

Mise à jour le mercredi 15 juillet 2015 à 13 h 35 HAE
Laurent Ciman Laurent Ciman  Photo :  Impact de Montréal

L'Impact de Montréal marche sur des œufs depuis que Laurent Ciman et son épouse ont dénoncé le laxisme de l'organisation, incapable de tenir ses promesses pour que la jeune fille autiste du couple reçoive de meilleurs soins au Canada que dans leur pays.

« On pense qu'on a fait ce qu'il fallait faire, a dit mercredi le vice-président de l'Impact, Richard Legendre. Mais on voit bien le cri du coeur des parents. On comprend. On va tout simplement redoubler d'ardeur pour essayer de trouver des solutions. »

Laurent Ciman, défenseur étoile en Belgique, a choisi de poursuivre sa carrière en Amérique en 2015 afin d'offrir à sa fille Nina l'occasion de jouir de meilleurs soins, convaincu par la direction de l'Impact.

« Ils n'ont encore rien fait pour Nina, a déclaré la compagne de Ciman au quotidien flamand Het Laatste Nieuws. Vous pouvez le dire... Nous sommes très déçus par le nouveau club de Laurent. Tout le monde sait pourquoi mon mari a quitté Sclessin. Le Canada possède de bien meilleures infrastructures qu'en Belgique pour soigner la maladie de notre fille. Lors des négociations, nous ne nous sommes jamais montrés trop gourmands en exigeant par exemple une villa avec piscine ou une Ferrari. Nous souhaitions être aidés financièrement et avoir accès rapidement au système de santé publique. Selon la direction canadienne, il n'y avait aucun souci à cela... »

Diana Ciman ajoute que sa famille doit assumer des dépenses imprévues.

« C'est nous qui avons recherché l'aide adéquate et qui payons. Ce n'était absolument pas le deal de départ, explique-t-elle au journal belge. Nina a besoin de 30 à 40 heures de soins chaque semaine. À 100 $ l'heure... Vous pouvez faire le compte. Nous en sommes à 3000 euros chaque semaine! »

Au lendemain d'une rencontre avec la famille Ciman, l'Impact se fait rassurant et se montre prêt à collaborer financièrement.

« On s'est montré ouvert aussitôt qu'on a su que c'était un enjeu important (les coûts), affirme Richard Legendre. On s'est montré ouvert à donner un coup de main de ce côté-là. »

Laurent Ciman a paraphé une entente de trois saisons avec l'Impact. Diana Ciman précise qu'un déménagement au Canada n'était pas du tout dans les plans du couple.

« Ce n'était pas un rêve pour nous, affirme Mme Ciman en passant un commentaire sur le système de santé québécois. C'est particulièrement compliqué avec une période d'attente incroyablement longue. Pour le commun des mortels, on parle de 15 à 24 mois d'attente... Laurent possède un contrat de trois ans à Montréal. Imaginez si nous devons encore patienter des mois... Nous aurions déménagé pour rien! »

La direction du club montréalais compte désormais faire un suivi plus serré avec la famille Ciman et veut notamment continuer de trouver les bons intervenants pour la petite Nina.

Richard Legendre est convaincu d'y arriver. « On veut aider, on va aider. L'enjeu est trop majeur pour qu'on puisse s'arrêter ici. »

20 juin 2015

Reportage en images -> Aujourd'hui, séance de voile avec l'association Envol Loisirs à la VGA Saint Maur

Tous les renseignements sur le site d'Envol Loisirs ICI

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