Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
"Au bonheur d'Elise"
Publicité
teach
1 février 2012

Lettre ouverte au Conseil de l'ordre des médecins et aux familles de personnes autistes

Autisme, pour une approche plurielle et éthique

« Il n’y a d’éthique que lorsqu’il y a liberté » Jacques Ruffié (De la biologie à la culture)


Deux médecins, le Professeur Pierre Delion, Chef du Service Psychiatrie Enfant et Adolescent du CHRU de Lille, reconnu internationalement pour ses compétences de pédopsychiatre et ses recherches dans la prise en charge des enfants autistes, et le Professeur David Cohen, Chef du Service Psychiatrie Enfant et Adolescent de l’Hôpital de la Pitié-Salpétrière ont été ou sont convoqués devant leurs Conseils départementaux de l’Ordre des médecins suite à la plainte d’une association représentant des familles de personnes autistes.

Cette association leur reproche d’être engagés dans une recherche scientifique portant sur l’efficacité thérapeutique du packing sur les symptômes de troubles graves du comportement, notamment les automutilations, chez des enfants porteurs d’autisme. Alors même que cette recherche a été validée dans son objet et son protocole par le Comité de Protection des Personnes du CHRU de Lille, et qu’elle est menée dans le cadre d’un Programme Hospitalier de Recherche Clinique National (PHRC), validé en 2008 et financé par le ministère de la Santé.

http://www.autismeuneapprocheplurielle.org/

Publicité
1 février 2012

article publié sur le site Soutenons Le Mur

Share92

Nous vous invitons à signer la pétition internationale lancée le 26 janvier 2012 par nos amis de « Support The Wall – Autism » lors de leur conférence à New York avec Sophie Robert.

Cette pétition en anglais est destinée à forcer la France à prendre des décisions rapides afin de changer le sort des personnes avec autisme en France. Elle rappelle la France à ses obligations notamment vis à vis de la Convention Internationale sur les Personnes Handicapées. Elle exige l’arrêt du packing et la fin de la ségrégation. Elle pose comme principes l’accès à l’éducation et à des soins de qualité.

Nous vous invitons à la signer sur ce site:
http://www.thepetitionsite.com/2/autism-stop-abuse-autistics-france/

Introduction

Target: French President Nicolas Sarkozy

Sponsored by: Support the Wall – Autism: Help Stop abuse of Autistics in France – Now!

Dear Friends,

Please take a moment to sign and circulate this urgent petition. So far, we successfully have raised awareness on the culture of abuse of autistics in France. Help stop abuse of Autistics in France – Now!

You can do it online or send a copy to the nearest French Embassy or Consulate.

We are deeply concerned by the human rights abuses against autistics living in France.

France must put an end to the widespread discrimination and segregation.

France must take actions so that autistic children are not exiled to Belgium.

France must condemn the practice of invasive care and condemn the providers.

France must deinstitutionalize special needs education.

France must stop the use of psychiatric hospitals for the ASD-diagnosed.

France must implement international standards and internationally-based practices.

France must invest the resources necessary to improve the life of all of its special needs citizens.
We are fearing for the well-being of children and adults with Autism living in France

David Heurtevent
Co-founder of Support The Wall – Autism

International Petition

Dear President Nicolas Sarkozy,

I am deeply concerned by the human rights abuses against autistics living in France. I urge your country to take decisive action to end the basic human rights infringements observed by the international autism community. On Feb 18, 2010, France ratified the United Nations Convention on the Rights of Persons with Disabilities. In its Article 4, the convention mandates signatories « (b) to take all appropriate measures, including legislation, to modify or abolish existing laws, regulations, customs and practices that constitute discrimination against persons with disabilities and (c) to take into account the protection and promotion of the human rights of persons with disabilities in all policies and programmes ». In 2004, a resolution of the Council of Europe already condemned the educative segregation in France. Yet, in January 2012, a report produced by your own government shows that your government has failed to reduce the widespread situation of segregation and discrimination for autistics. Your government’s decision to declare 2012 the year of National Attention to Autism cannot hide these horrid facts.

France must put an end to the widespread discrimination and segregation faced by children and adults living in France with Autism Spectrum Disorders (ASD).

France must take actions so that autistic children are not exiled to Belgium. I am astonished by the fact that parents are forced to exile their children to Belgium, because France is unwilling or unable to provide accommodation in appropriate institutions and refuses to make evidence-based therapies available for the education of children with special needs.

France must condemn the practice of invasive care and condemn the providers. I am appalled by the fact that France continues to allow invasive care for autistics and condones Packing, a technique for wrapping children in freezing-wet clothes, despite national and international uproar. This institutional culture of ignorance and abuse must stop!

France must deinstitutionalize special needs education. I am saddened by the fact that France continues to consider institutionalization as the solution for children with special needs. Facts show that 80% of children diagnosed with ASD are not schooled regularly. This is deliberate segregation by France!

France must stop the use of psychiatric hospitals for the ASD-diagnosed. According to your government data, 60% of the patients in isolation wards in psychiatric hospitals for more than thirty days are diagnosed with ASD. Their place is not in psychiatric institutions!

France must implement international standards and internationally-based practices. I am surprised that diagnoses such as infantile psychosis continue to be used in France, despite best practices and new definitions, and that autism often is viewed by professionals as infantile psychosis (schizophrenia).

France must invest the resources necessary to improve the life of all of its special needs citizens.

I fear for the well-being of children and adults with Autism living in France.

http://www.soutenonslemur.org/2012/01/30/petition-internationale-stop-abuse-of-autistics-in-france-now-arretons-les-abus-sur-les-autistes-en-france-maintenant/

31 janvier 2012

Interview Daniel Fasquelle 25 janvier 2012

Daniel Fasquelle, Député du Pas-de-Calais, s'exprime au sujet de la situation de l'autisme en France et nous explique les avancées passées et à venir autour de ce handicap notamment grâce au label "cause nationale 2012". (25 janvier 2012)

31 janvier 2012

article publié dans Le Journal de Saône et Loire le 28 janvier 2012

Avec Les ted’S. Élodie Bernard, psychologue, intervient auprès des jeunes autistes. Guider les parents d’autistes

Notez cet article :

 
le 28/01/2012 à 05:00 par Solange Bocchio (CLP) Vu 193 fois

Julie, 16 ans, et son papa, chaque jour de petites victoires sur l'autisme.  Solange BOCCHIO (CLP)

Julie, 16 ans, et son papa, chaque jour de petites victoires sur l'autisme.  Solange BOCCHIO (CLP)

1 / 2

Les familles touchées par l’autisme trouvent un soutien auprès d’une psychologue formée pour aider au mieux les parents dans cette éducation spéciale et intense.

Rencontrer Élodie nous a beaucoup aidés pour nous occuper de notre fille Julie », confie Isabelle Cusin. « Et de voir qu’il faut comprendre l’autisme pour comprendre nos enfants. Être épaulé par une psychologue cognitiviste et comportementaliste nous permet de nous concentrer sur un problème à la fois. De se laisser guider enfin par une personne qui connaît l’autisme. Elle sait nous rassurer et on se rend compte qu’on n’est pas fous, qu’on ne se fait pas des idées et que l’on peut avancer en toute tranquillité. » Bilan : en huit mois, Julie a fait des progrès qu’elle n’a pas faits en 10 ans d’institut médico-éducatif (IME).

C’est l’association des Ted’s, présidée par Jean Simonin, père d’un enfant autiste, qui a mis en place la venue chaque mois d’une psychologue pour aider et soutenir les parents et les enfants touchés de près ou de loin par cette maladie.

Se donner des objectifs très précis

Élodie Bernard a été diplômé, en 2008, en psychologie clinique de la santé, du vieillissement et du handicap. « Je me suis spécialisée dans l’autisme suite à différents stages auprès d’associations de parents d’enfants autistes, confie Élodie. Ce handicap m’interpelle et me remet en question chaque jour. »

Depuis, elle conseille les parents afin de les aider à appliquer les méthodes spécifiques en matière d’éducation. Elle intervient également aux domiciles d’enfants et d’adultes atteints d’autisme et de Troubles envahissants du développement (Ted). « Mes interventions ont pour but d’améliorer le quotidien et la communication de ces personnes », explique Élodie.

Et c’est ce que confirme Anne, une autre maman. « Ces rendez-vous me permettent de ne pas me noyer sous ce que Basile ne sait pas ou ne saura pas faire, mais d’avoir des objectifs bien précis pour le mois à venir, pour l’école et la maison. Car l’autisme est complexe : l’enfant a des déficits en langage, motricité fine, des particularités sensorielles (agitation, troubles du sommeil parfois, troubles alimentaires) tout en ayant un QI non verbal préservé ».

La guidance parentale ainsi mise en place s’avère donc vitale pour vivre en harmonie avec son enfant autiste.

Contact Élodie Bernard, Tél. 06.78.87.28.80 mail : elodybernard@yahoo.fr

L’association des Ted’s est née à la suite d’un drame qui ne frappe pas que les autres : l’autisme. L’objectif de cette association est d’aider les personnes handicapées, leurs parents ou les associations les concernant, à ne plus se sentir seuls face au handicap.

Un festival a donc vu le jour. Né de l’imagination d’une bande de copains qui voulaient, le temps d’une soirée, réunir public et artistes autour du handicap, celui d’enfants victimes de troubles envahissants du développement. Le festival Ted’Zik est devenu un rendez-vous incontournable, en juillet sur le stade de Saillenard. Une histoire de grands cœurs.

http://www.lejsl.com/bresse/2012/01/28/guider-les-parents-d-autistes

30 janvier 2012

article publié dans caducee.net le 29 janvier 2012

Autisme : les patients et leurs familles ont droit à une prise en charge par des méthodes et traitements validés

Association française pour l’information scientifique, le 29/1/2012
Publié par Caducee.net

L'AFIS a pris connaissance d'une proposition de loi relative à la prise en charge de l'autisme déposée le 20 janvier 2012 par le député du Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle. Cette proposition vise à « réaffecter l’ensemble des moyens existants sur les traitements opérants », en même temps qu’elle prône l’« [abandon] des pratiques psychanalytiques, sous toutes leurs formes ».

La connaissance des causes de l'autisme a beaucoup progressé ces dernières années (identification de composantes génétiques, etc.) rendant caduque l’explication psychanalytique incriminant le comportement et l’attitude des parents.
De même, à travers le monde, les méthodes de prise en charge et de traitement ont été initiées et, surtout, évaluées. Celles qui ont fait leurs preuves ont été retenues et les thérapies d’inspiration psychanalytique ne font pas partie de l'arsenal thérapeutique mis en œuvre dans la plupart des pays et ne figurent dans aucune recommandation nationale ou internationale en matière d’autisme. La France fait figure d'exception : les thérapies d’inspiration psychanalytique y sont toujours largement dominantes, avec des conceptions dépassées, des discours et des explications d'un autre âge, culpabilisant les familles et, tout particulièrement, les mères. C’est ainsi que perdurent des pratiques inadéquates, quand elles ne sont pas, tout simplement, scandaleuses (comme le packing, où les enfants autistes sont enveloppés de draps humides et froids (10°C), méthode dont on n’a jamais prouvé la moindre efficacité, malgré plus de trente ans d’utilisation).
Si le rôle des autorités publiques n'est pas de dire le vrai et le faux en matière scientifique ou médicale, celles-ci sont dans leur droit et, pensons-nous, honorent leur devoir en faisant en sorte qu'en matière de santé publique, les seules pratiques reconnues et mises en œuvre dans le système de soins soient celles validées et reconnues par la communauté scientifique et médicale.
La proposition de loi pose une question légitime : au nom de quoi, en France, les enfants autistes et leurs familles ne pourraient-ils pas bénéficier des pratiques efficaces, validées et mises en œuvre avec succès dans la plupart des pays du monde ? L’autisme est un trouble qui touche environ 1 enfant sur 150. La situation des familles concernées est dramatique en France, car elles n’ont que très difficilement accès aux soins efficaces et doivent souvent s’expatrier à l’étranger pour offrir aux enfants touchés la chance de bénéficier des traitements adaptés. Le législateur est dans son devoir en demandant que les moyens financiers soient réaffectés vers les pratiques efficaces et validées.
Nul doute que la proposition de loi soulèvera des polémiques et que certains la présenteront comme une ingérence dans un débat scientifique. Ce qui ne devrait pas être le cas. Le débat scientifique sur l’apport des théories psychanalytiques à la prise en charge et au traitement de l’autisme est largement clos. Des pratiques non validées s’inspirant de ces théories peuvent relever de choix individuels et privés mais n’ont pas leur place dans le système de santé publique. À l’heure actuelle, il s’agit bien de patients et de leurs familles qui sont privés des soins adaptés, au nom d’un positionnement idéologique et au mépris des connaissances acquises sur l'autisme et sa prise en charge.
Le premier ministre a accordé le label « grande cause nationale » à l’autisme. Souhaitons que ce soit l’année où la France rattrape son retard et se tourne enfin vers des approches dont l’efficacité est démontrée.

Paris, le 22 janvier 2012

Texte de la proposition de loi :


http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idb=10848&mots=all

Publicité
28 janvier 2012

"Sur les bancs de l'école" un site à découvrir ...

Association loi 1901, propose un concept novateur "La maison de TED"

Un lieu où les familles trouvent aide et soutien pour affronter leurs difficultés

Je vous laisse découvrir http://www.surlesbancsdelecole.org/#/la-maison-de-ted/3843544

27 janvier 2012

article publié dans l'express.fr le 27 janvier 2012

Un documentaire sur l'autisme interdit

Par Estelle Saget, publié le 27/01/2012 à 10:33, mis à jour à 11:19

Un documentaire sur l'autisme interdit

Un documentaire sur l'autisme interdit.

AFP/PHILIPPE HUGUEN

La justice a condamné la documentariste Sophie Robert qui dénonçait le traitement des enfants autistes par la psychanalyse. Mais la polémique a servi la cause du film. 

Le tribunal de grande instance de Lille a rendu sa décision, le 26 janvier, dans l'affaire du documentaire Le Mur, dénonçant le traitement de l'autisme par la psychanalyse. Il a donné raison à trois des psychanalystes interviewés. La justice a en effet estimé que les extraits des entretiens donnés par Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens, membres de l'Ecole de la cause freudienne fondée par Jacques Lacan, "portent atteinte à leur image et à leur réputation en ce que le sens de leur propos est dénaturé". Le jugement, rendu selon une procédure d'urgence, demande que les passages incriminés soient supprimés du film de 52 mn. Cela implique que celui-ci soit retiré du site internet de l'association Autistes sans frontières, où on peut actuellement le visionner. La documentariste Sophie Robert est en outre condamnée par le tribunal à verser 34 000 euros au titre des dommages et intérêts et de différents frais. Me Benoît Titran, l'avocat de la documentariste, a annoncé son intention de faire appel du jugement, qui prend application immédiatement. 

La documentariste s'est exprimée depuis les Etats-Unis lors d'une conférence de presse diffusée sur internet peu après que le verdict ait été rendu. Elle a dénoncé "la dérive sectaire du mouvement psychanalytique français et son emprise sur la société française", précisant toutefois que "tous les psychanalystes ne sont pas concernés par cette dérive et que certains, au contraire, la dénoncent". Elle a annoncé qu'elle prépare actuellement un deuxième volet à sa série sur la psychanalyse. Celui-ci ne portera pas sur l'autisme mais sur la théorie sexuelle, a-t-elle expliqué, pour montrer "la vision très spécifique de la sexualité dans la psychanalyse, pour laquelle la sexualité explique tous les troubles psychiques". 

Le Mur intéresse au-delà des frontières

Par leur action en justice contre le documentaire, les trois plaignants ont largement contribué à faire connaître ce film, au départ confidentiel. A sa sortie au mois de septembre 2011, son audience se limitait au milieu associatif regroupant les parents d'enfants autistes. S'il est parfaitement visible par le grand public, le documentaire exige en effet du spectateur une certaine motivation, car les psychanalystes s'y expriment dans leur langage et manient des concepts souvent abscons. Mais les passions que Le Mur a déchaînées ont finalement suscité l'intérêt au-delà des frontières de l'Hexagone. Le quotidien américain The New York Times a consacré un long article à l'affaire le 19 janvier. Et une version courte de 30 mn du Mur, doublée en anglais mais non censurée, doit être projetée le 27 avril à Philadelphie, aux Etats-Unis, lors d'une conférence internationale sur l'autisme organisée par l'association promouvant la méthode comportementale ABA. 

En France, le député UMP Daniel Fasquelle a annoncé le 20 janvier son intention de déposer rapidement une proposition de loi visant à interdire l'accompagnement psychanalytique des personnes autistes au profit de méthodes éducatives et comportementales. 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/un-documentaire-sur-l-autisme-interdit_1076009.html

27 janvier 2012

article publié dans RUE89 le 26 janvier 2012

Autisme : le documentaire « Le Mur » condamné par la justice

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89



Maël en classe dans son école à Mons, le 17 novembre 2011 (Audrey Cerdan/Rue89)

Les psychanalystes ont gagné une bataille contre les parents d'enfants autistes soutenant la réalisatrice du documentaire « Le Mur ». Mais la guerre n'est pas finie. Sophie Robert fait appel du jugement rendu ce jeudi 26 janvier par le tribunal de grande instance de Lille, annonce son avocat Benoît Titran.

Trois psychanalystes interrogés dans son film la poursuivaient pour « atteinte à l'image et à la réputation ». Ils estimaient que les propos qu'elle avait retenus dans son documentaire, une charge contre le traitement psychanalytique de l'autisme, avaient été « dénaturés ». Le juge leur a donné raison.

Sophie Robert est condamnée à leur verser un total de 19 000 euros, et à retirer les extraits des interviews du film, ce qui équivaut à une interdiction du film. La réalisatrice et productrice devra également payer 9 000 euros pour la publication du dispositif de la décision dans trois revues choisies par les plaignants, et 6 000 euros pour les frais de justice.

Remise en cause de tout travail documentaire

Me Benoît Titran, estomaqué par la décision du tribunal, estime cette décision de justice « dangereuse pour la liberté d'informer » :

« Ce qui est critiqué c'est le principe même du travail de montage, ça remet en question n'importe quel travail de documentaire. Les psychanalystes interviewés se sont piégés eux mêmes dans leurs réponses, elle ne les a pas piégés ».

Dans le jugement de douze pages, que Rue89, a pu consulter, le tribunal fonde sa décision sur une comparaison entre les rushes qui avaient été saisis, donc les interviews initiales, et le documentaire tel qu'il a été monté. Exemples :

  • Sur les causes de l'autisme, Sophie Robert « laisse faussement apparaître que pour Alexandre Stevens les parents sont désignés comme responsables ou fautifs ». Dans l'interview intégrale,le psychanalyste est plus nuancé :

« parfois, quand la mère est déprimée, enceinte, ou à la naissance, ça peut parfois [arriver], l'enfant peut être autiste et parfois pas ».

  • Sur l'apport des neurosciences, le tribunal estime que les propos d'Eric Laurent ont été tronqués. A un moment de l'interview, il déclare :

« la description de nous-mêmes comme mécanisme biologique se complexifie des hypothèses amenées par les neurosciences, par la biologie fondamentaler, par tel chercheur, telle équipe, etc, nous les commentons (...) ».

Le tribunal estime donc qu'« il ne peut être retenu de ces propos que le demandeur serait dans le refus des connaissances scientifiques actuelles ».

La réalisatrice est actuellement à Philadelphie, aux États-Unis, où elle a été invitée par l'association internationale ABAI, promoteur des méthodes cognitivo-comportementales, à présenter son film. Elle doit réagir lors d'une conférence de presse en direct sur internet, ce jeudi, à 21h heure française.

http://www.rue89.com/2012/01/26/autisme-le-documentaire-le-mur-condamne-par-la-justice-228785

26 janvier 2012

article publié dans la Voix du Nord le 26 janvier 2012

Le Mur, documentaire sur l'autisme de Sophie Robert ne pourra être diffusé en l'état

jeudi 26.01.2012, 16:50- La Voix du Nord

Sophie Robert, realisatrice du documentaire Le Mur sur l'Autisme en France lors de la premiere projection au cinema l'Univers a Lille en novembre PHOTO ARCHIVES C. LEFEBVRE Sophie Robert, realisatrice du documentaire Le Mur sur l'Autisme en France lors de la premiere projection au cinema l'Univers a Lille en novembre PHOTO ARCHIVES C. LEFEBVRE

| Métropole lilloise |

La chambre civile du tribunal de Lille a rendu sa décision. Le Mur, le film de la documentariste Sophie Robert, au sujet de la prise en charge de l'autisme par la psychanalyse, ne pourra pas être diffusé en l'état.

Trois psychanalystes de renom l'accusaient d'avoir galvaudé leur propos. Ils ont été entendus : les passages contenant les extraits de leur interview devront être supprimés du film. Sophie Robert devra en outre payer la somme de 36 000 euros.

Le documentaire Le Mur avait été diffusé en septembre sur Internet. Les trois plaignants avaient demandé, en octobre, par voie de justice, d'accéder aux rushes du film, ce que l'auteur avait refusé, malgré une décision de justice. Une décision qui avait été confirmée en novembre.

En décembre, après avoir visionné les rushs et les avoir croisés avec la version disponible du Mur, Christian Charrière-Bournazel avait maintenu la demande des plaignants. Des parents d'autistes, des tenants des méthodes dites cognitivo-comportementales étaient venus soutenir Sophie Robert. (notre photo)

Le film de Sophie Robert sera présenté ce vendredi à une conférence internationale sur l'autisme, organisée à Philadelphie, aux États-Unis, par l'association internationale ABAI, promoteur des méthodes cognitivo-comportementales.

http://www.lavoixdunord.fr/actualite/L_info_en_continu/Metropole_Lilloise/2012/01/26/article_le-mur-documentaire-sur-l-autisme-de-sop.shtml

26 janvier 2012

article publié dans Nord Eclair le 26 janvier 2012

Autisme : « Il faut tourner la page de la psychanalyse »

Théo, six ans, atteint de troubles autistiques, est scolarisé. Théo, six ans, atteint de troubles autistiques, est scolarisé.

Alors que le tribunal de Lille doit se prononcer aujourd'hui sur l'interdiction d'un documentaire sur l'autisme, la sénatrice Valérie Létard parle de ce qu'il reste à faire.


La procédure judiciaire autour du film « le Mur » témoigne d'un débat très passionnel sur la prise en charge de l'autisme. Où en est-on ?

>> Une des mesures essentielles du plan autisme 2008/2010 était de demander à la Haute Autorité de Santé (HAS) de définir un socle commun de connaissances, de définir ce qu'est l'autisme. Contrairement au reste de la communauté internationale, on continuait à le considérer comme une psychose. Et, par conséquent, traitée comme telle par la psychanalyse. L'autisme de l'enfant, pour résumer, était lié à la maman. Cette définition de l'autisme a privilégié l'approche psychanalytique et nous n'avons pas développé, comme en Belgique ou au Canada par exemple, une prise en charge médicosociale de l'autisme avec des méthodes éducatives, comportementales, des outils qui n'étaient donc ni reconnus ni pris en charge ici.

Pourquoi cette particularité française ?

>> Les réticences fortes du monde de la psychiatrie. Sauf que les familles n'y trouvaient pas leur compte car les enfants pris en charge de cette façon n'ont pas progressé. Si beaucoup de familles envoient leurs enfants en Belgique, ce n'est pas uniquement faute de places, c'est surtout faute de structures en France qui prennent en charge les enfants avec ces autres outils qui existent.

L'autisme n'est pas uniforme ?

>> Non, on peut être plus ou moins sévèrement atteint, de la même façon qu'on peut avoir un autisme avec troubles psychiatriques associés. Il y a des autistes aveugles ou avec un retard mental ou encore les « Asperger », dotés d'une mémoire exceptionnelle... Il faut plutôt parler des autismes, des troubles envahissants du comportement (TED).

On a du mal à avoir, aussi, un consensus sur le nombre de personnes touchées ?

>> On n'a pas d'enquête épidémiologique fiable pour bien mesurer l'importance et les contours de la population à prendre en compte. On considère qu'il y a 5 à 8 000 enfants qui naissent, chaque année, atteints d'autisme ou de troubles envahissants du comportement. A minima, il y a une prévalence d'un enfant sur 150 atteint de TED.
Une fille pour 4 garçons et on considère qu'il y a entre 350 000 et 600 000 personnes en France.

C'est énorme comme fourchette !

>> Oui parce que pour connaître exactement la situation, il faut qu'ils soient diagnostiqués. Il y a aujourd'hui des autistes adultes qui sont dans des hôpitaux psychiatriques mais qui ne sont pas définis comme autistes. Cela dit, pour faire une étude épidémiologique, il fallait déjà être d'accord sur la définition de l'autisme. C'est le travail qu'on a demandé à la HAS avec un comité scientifique. On a travaillé avec les associations de parents et médicosociales pour trouver un consensus et une définition scientifiquement validée. La conséquence, c'est que la psychanalyse n'a plus de justification à être le mode de prise en charge des autistes. Il faut aller vers une approche pluri-méthodes, avec une prise en charge médicosociale, des méthodes éducatives, comportementalistes et, pourquoi pas, avec un accompagnement psychiatrique quand il y a des troubles associés.

Vous dites bien psychiatrique et pas psychanalytique ?

>> La définition que donne l'HAS de l'autisme justifie qu'on tourne la page de la psychanalyse. Une fois qu'on a dit ça, le problème c'est comment on fait changer les comportements. Le plan 2008-2010 a autorisé 24 expérimentations de structures médicosociales utilisant des méthodes comportementalistes : ABA, PECS, etc.

Reste un cruel manque de places en centres spécialisés...

>> Sur les 4 100 places à créer dans le plan autisme 2008/2010, et qui ont été autorisées, seules 1 610 sont opérationnelles car construire des nouvelles structures, c'est long. Est-ce qu'on ne peut pas aussi, pour mailler le territoire, s'appuyer sur des Instituts médicaux éducatifs (IME) plus généralistes, dans un cadre bien défini ? En y créant des unités spécifiques d'une dizaine de places, avec un ratio d'encadrement plus fort et des professionnels formés ?

Les procédures n'expliquent pas tout dans ces retards ?

>> C'est un mélange de tout. On part de très loin. Il y avait peu de structures médicosociales organisées pour la prise en charge de l'autisme selon les nouvelles recommandations de la HAS. Des enfants et des adultes se retrouvent dans des structures et IME mais ça ne se passe pas bien car ils ne sont pas toujours adaptés pour les autistes. L'autisme suppose une prise en charge plus complexe, avec des professionnels formés à ces techniques très particulières pour lesquelles on a encore très peu de formation en France. On part de très loin. Je pense qu'une approche pluri-méthodes est essentielle. Certaines méthodes fonctionnent bien avec un enfant, d'autres pas. Ce qu'il faut, c'est individualiser la prise en charge, car l'autisme n'est pas uniforme. Et pour cela former tous nos professionnels afin que ça ne reste pas lettre morte : les psychiatres, les psychomotriciens, les généralistes, les enseignants, les travailleurs sociaux, etc.

Il y a des organismes de formation pour les professionnels du médicosocial mais combien est affecté à la prise en charge de l'autisme ? Il faut intégrer dans tous les cursus de formation, initiale et continue, ces nouvelles pratiques et cette évolution de la prise en charge de l'autisme. Il faut un véritable plan national de formation.

Valérie Létard vient de rendre un rapport sur l'impact du plan autisme 2008/2010.

http://www.nordeclair.fr/Actualite/2012/01/26/autisme-il-faut-tourner-la-page-de-la-p.shtml

26 janvier 2012

article publié dans JIM.fr le 13 janvier 2012

Autisme : la France n’a pas encore surmonté son immense retard

Publié le 13/01/2012      

 

JIM.fr est réservé aux professionnels de santé. Ces derniers doivent être identifiés comme tels pour accéder à l’ensemble des pages du site. A titre exceptionnel, cette rubrique est accessible sans login et mot de passe. Toutefois, sur ces pages Pro et Société, les lecteurs non logués ne seront pas exposés à des publicités pharmaceutiques et devront s’identifier pour accéder aux autres rubriques médicales du site JIM.fr.

Paris, le vendredi 13 janvier 2012 –Les grandes failles de la prise en charge de l’autisme en France ont été l’objet de nombreuses dénonciations ces dernières années émanant de l’Europe, de plusieurs associations et du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). En 2007, cette instance lançait en effet un cri d’alarme puisqu'elle estimait que la France avait littéralement abandonné ses enfants autistes. Dénonçant la trop forte prégnance de l’approche psychanalytique, la longue errance des familles avant l’établissement d’un diagnostic définitif ou encore l’accès très limité à une scolarisation adaptée, les sages avaient "sommé" le gouvernement d’agir. Les pouvoirs publics pourtant n’avaient pas attendu ce nouveau coup de semonce pour tenter de changer le cours des choses. Cependant, systématiquement, les promesses n’étaient pas suivies d’effets. Le symbole marquant du nombre de places d’accueil créées est à ce titre toujours riche d’enseignement : fin 2005, seuls 38 % des 801 places pour personnes atteintes d’autisme financées en 2005 étaient dûment ouvertes.

342 places sur 2000 créées pour les adultes

Qu’en est-il aujourd’hui alors que l’autisme a été déclarée grande cause nationale pour l’année 2012 et qu’un nouveau plan triennal a été déployé en 2008 ? Le sénateur UMP Valérie Létard dresse dans un rapport remis hier au ministre des Solidarités Roselyne Bachelot le bilan de ce programme. Une fois encore, les chiffres témoignent d’avancées insuffisantes. La création de 4 100 places avait été promise à l’horizon 2011, dont 2 000 dédiés aux adultes et 2 100 aux enfants. Aujourd’hui, seuls 342 places ont été réellement ouvertes pour les plus âgés et 1 330 pour les plus jeunes. Par ailleurs, 1 041 places supplémentaires pour les adultes et 1 859 pour les enfants ont bien été autorisées mais n’ont pas été installées dans les faits. Ainsi, on le voit, les objectifs sont loin d’avoir été remplis. Par ailleurs, Valérie Létard remarque que cet « effort nécessaire (…) ne sera pas suffisant pour faire face à l’ampleur des besoins », des besoins accrus par l’amélioration du dépistage et l’allongement de l’espérance de vie. Face à cette insuffisance de moyens, les parents doivent souvent déployer des solutions individuelles. Certains se tournent vers l’étranger : en 2008, 3 500 enfants français souffrant de troubles envahissant du développement (TED) avaient trouvé un accueil adapté en Belgique. D’autres choisissent d’arrêter de travailler pour prendre en charge seul leur enfant. « Nous sommes les parias des parias » regrettent parfois certaines de ces familles, selon une formule reprise par le Figaro.

La France n’a toujours pas rompu avec son approche psychanalytique de l’autisme

Outre l’augmentation de l’accueil, le plan autisme 2008-2010 avait eu le mérite pour la première fois d’accorder une véritable place aux approches comportementales, sans pourtant totalement trancher le débat franco-français marqué par une prégnance de l’approche psychanalytique qui n’a pratiquement plus cours dans les autres pays. Valérie Létard reconnaît que « l’un des acquis majeurs du plan 2008-2010 a été de lever les tabous sur » les approches comportementalistes. Néanmoins, elle remarque que les mesures allant dans ce sens paraissent être demeurées « en panne ». De fait, la polémique qui a suivi la diffusion par des associations de parents d’un film intitulé « Le Mur » qui faisait très durement la critique de la psychanalyse appliquée aux TED témoigne du fait que la France n’a toujours pas dépassé son débat interne en la matière. Le rapport de Valérie Létard pointe d’autres attentes non comblées concernant notamment la persistance d’un important retard au diagnostic.

Systématisation du dépistage

Son bilan n’est néanmoins pas uniquement négatif : elle se félicite du quasi achèvement de « l’élaboration et la validation scientifique par la Haute autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale pour le développement de l’évaluation médicale (ANDEM) d’un corpus commun des connaissances et de recommandations de bonnes pratiques ». Elle ne peut cependant que regretter qu’aujourd’hui « la dynamique du plan s’essouffle » en raison notamment d’une absence de pilotage. Aussi, elle formule une série de propositions pour donner un nouvel élan à ce programme. L’information et la sensibilisation du grand public, le développement de la recherche fondamentale et appliquée ou encore le renforcement du dépistage et du diagnostic précoce figurent parmi ses principales orientations. Concernant ce dernier objectif, elle appelle à une systématisation de la « formation au dépistage de l’autisme chez les médecins généralistes, les pédiatres, les médecins de PMI, les personnels de santé scolaires » et à l’expérimentation d’un examen systématique à l’âge de 18 mois. Selon le rapport de Valérie Létard, 400 000 personnes souffrent de syndrome autistique dans notre pays, tandis que 5 000 à 8 000 nouveau-nés par an développeraient un TED.

http://www.solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_mission_autisme_Valerie_Letard-1.pdf

Aurélie Haroche

http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/F8/D0/document_actu_pro.phtml

26 janvier 2012

article publié dans ouest-france.fr le 26 janvier 2012

Un documentaire sur l'autisme devant le tribunal

jeudi 26 janvier 2012
 

Trois psychanalystes demandent l'interdiction du film réalisé par Sophie Robert. Ce conflit illustre l'opposition entre les différentes prises en charge des enfants touchés.

Aujourd'hui, le tribunal de grande instance de Lille rendra sa décision concernant l'assignation que trois psychanalystes ont déposée à l'encontre d'un documentaire de 52 mn sur l'autisme, Le mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme, de Sophie Robert.

Au cœur des débats ? « La position de psychanalystes français qui s'opposent aux méthodes comportementalistes pour traiter les autistes, pourtant reconnues à l'étranger », affirme David Heurtevent, 30 ans, à Saint-Lô (Manche). Étudiant brillant, atteint lui-même du syndrome d'Asperger, une des formes de l'autisme, il est devenu porte-parole de l'association Soutenons le mur.

Traitement comportementaliste

Les psychanalystes plaignants, Esthela Solano-Suarez, Éric Laurent et Alexandre Stevens, s'expriment dans ce documentaire. Mais, fait valoir leur avocat, Me Charrière-Bournazel, « la manière dont est monté le film porte atteinte à la réputation et au droit moral de mes clients ». Ils seraient « ridiculisés par un film militant ».

Les psychanalystes parlent d'« abus de confiance », de « procédés malhonnêtes ». « On a dénaturé la pensée et les propos des intervenants en les réduisant ou en les déformant par des commentaires. » Ils demandent l'interdiction du film et la saisie des rushes.

Sophie Robert avait commencé cette enquête en espérant le soutien financier d'une chaîne de télévision. Elle a finalement obtenu le soutien financier de « Autistes sans frontières », association de parents qui militent pour que leurs enfants bénéficient des traitements comportementalistes.

C'est aussi ce que défend la réalisatrice, estimant qu'en France, on accorde trop de crédit à des théories psychanalytiques considérées comme dépassées dans les pays anglo-saxons et scandinaves. Sur son blog, elle écrit : « Les psychanalystes ont préféré attaquer ma probité et faire croire à une manipulation pour chercher à censurer plutôt que de répondre sur le fond aux questions soulevées par ce film. » Le documentaire est visible sur le site Internet www.autistessansfrontieres.com

Mercredi, Sophie Robert et David Heurtevent étaient aux États-Unis, pays pionnier du comportementalisme. Ils lançaient une pétition de soutien internationale, dont le Herald Tribune s'est déjà fait l'écho. Aujourd'hui, Sophie Robert présente son film devant un congrès, à Philadelphie.

Yann HALOPEAU.
 
23 janvier 2012

article publié sur le site Soutenons Le Mur le 23 janvier 2012

COMMUNIQUE OFFICIEL – Soutenons Le Mur

Publié le 23 janvier 2012 à 13h00 TU

http://soutenonslemur.org, http://supportthewall.org, Twitter : @SoutenonsLeMur

Objet: Confirmation de la présentation du film de Sophie Robert à Philadelphie (Etats-Unis) le 27 janvier 2012

EVENEMENT

Présentation d’une version du film « Le Mur: la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » par Sophie Robert à la Conférence « 2012 Autism Conference ».

Date : Vendredi 27 janvier 2012

Heure : 5:00 PM à 5:45 PM – Heure de Philadelphie

Lieu : Philadelphia Marriott Downtown, 1201 Market Street , Philadelphia, PA 19107 USA

Plan : http://www.marriott.com/hotels/maps/travel/phldt-philadelphia-marriott-downtown/

DETAIL

Madame Sophie Robert, réalisatrice du film « Le Mur: la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » présentera une version raccourcie (30 minutes) et doublée de son film à la Conférence « 2012 Autism Conference » de l’ABAI, association internationale de l’ABA.

En 2011, cette conférence avait accueilli des représentants de 17 pays et de 46 états américains.

A cette occasion, Sophie Robert sera interviewée par la chaîne de télévision américaine ABC NEWS.

Sophie Robert sera accompagné de David Heurtevent, porte-parole du « Collectif Soutenons Le Mur et Défendons les Droits de la Personne Autiste en France » et de Magali Pignard, membre du collectif, asperger et parent d’un enfant autiste.

Ils rencontreront à cette occasion de nombreuses personnalités de l’autisme

RAPPEL

Le Collectif Soutenons Le Mur et Défendons les Droits de la Personne Autiste en France , crée officiellement le 8 décembre 2011, a pour objectif de soutenir la diffusion du film « Le Mur » réalisé par Sophie Robert. Il a également pour objectif de défendre les droits des personnes autistes en France. Il est reconnu officiellement par Sophie Robert et soutenu par de nombreuses associations et personnalités de l’autisme.

Notre collectif est joignable à l’adresse internet suivante: http://soutenonslemur.org

Vous pouvez contacter notre service presse à presse@soutenonslemur.org

 

http://www.soutenonslemur.org/2012/01/23/communique-confirmation-de-la-presentation-du-film-de-sophie-robert-a-philadelphie-etats-unis-le-27-janvier-2012/

23 janvier 2012

article publié dans la Voix du Nord le 23 janvier 2012

Épilogue ou rebondissement, jeudi, dans un film judiciaire sur l'autisme ?

lundi 23.01.2012, 05:23- La Voix du Nord

 Le 8 décembre dernier, des familles d'enfants autistes pro-Sophie Robert devant le palais de justice. Le 8 décembre dernier, des familles d'enfants autistes pro-Sophie Robert devant le palais de justice.

|  ÇA SE PASSE CETTE SEMAINE |

Jeudi, la documentariste Sophie Robert saura si elle peut continuer à diffuser, en l'état, le film qu'elle a consacré à la prise en charge de l'autisme par la psychanalyse. Trois psychanalystes de renom l'accusent d'avoir galvaudé leurs propos. Ils exigent leur retrait du film. En filigrane, se dessine une opposition sur la prise en charge de l'autisme, mettant face à face défenseurs de la psychanalyse et avocats des méthodes dites cognitivo- comportementales. Des enjeux nationaux, voire internationaux. En France, l'autisme a été déclaré Grande cause nationale 2012. PAR LAKHDAR BELAÏD

 

metro@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES PATRICK JAMES

> Septembre 2011 La réalisatrice lilloise Sophie Robert diffuse, notamment sur internet, son premier documentaire titré Le Mur, ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme. La fiche explicative du film commente : « Sophie Robert a réalisé une longue enquête auprès d'une trentaine de pédopsychiatres-psychanalystes, dont quelques-uns parmi les plus grands spécialistes français de l'autisme, afin de démontrer par l'absurde - de la bouche même des psychanalystes - l'inefficacité de la prise en charge psychanalytique de l'autisme. » Sophie Robert, 44 ans, se décrit elle-même comme « anthropologue de la psychanalyse ».

> Octobre 2011 Trois psychanalystes de renom - Esthela Solano-Suarez, Éric Laurent et Alexandre Stevens - demandent par voie de justice d'obtenir des rushs du film. La décision judiciaire leur est favorable, mais Sophie Robert conserve ses images, au nom du « secret des sources ».

> Novembre 2011 Devant le juge des référés de Lille, Sophie Robert et son avocat Benoît Titran tentent d'obtenir l'annulation de la décision accordant aux plaignants l'accès aux rushs. « Il n'a jamais été question de récupérer toutes les images, explique Me Christian Charrière-Bournazel, l'avocat des psychanalystes. L'une a été interrogée pendant trois heures, un autre durant deux heures et le troisième une heure. Leurs propos ont été rendus incompréhensibles. Des questions ont été plaquées après coup sur leurs déclarations . » La justice confirme l'accès aux rushs des plaignants et dénie à Sophie Robert le statut de journaliste (notre édition du 30 novembre).

> Décembre 2011 Après avoir visionné les rushs et les avoir croisés avec la version disponible du Mur, Christian Charrière-Bournazel maintient la demande des plaignants. Libre à Sophie Robert de critiquer la psychanalyse et de réaliser des films, mais sans les propos de ses clients. La salle d'audience est pleine à craquer. Des parents d'autistes, des tenants des méthodes dites cognitivo-comportementales sont venus soutenir Sophie Robert (notre édition du 9 décembre). La fille de l'emblématique psychanalyste Jacques Lacan a fait le déplacement. Tout au long de l'audience, la présidente Elizabeth Polle rappelle pourtant : « Il ne s'agit pas du procès de la prise en charge de l'autisme. »

> Jeudi 26 janvier 2012 La chambre civile du tribunal de Lille rendra sa décision. Sophie Robert sera, elle, sur le départ. Son film est présenté vendredi à une conférence internationale sur l'autisme, organisée à Philadelphie, aux États-Unis, par l'association internationale ABAI, promoteur des méthodes cognitivo-comportementales. •

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2012/01/23/article_epilogue-ou-rebondissement-jeudi-dans-un.shtml

23 janvier 2012

article publié sur le site de l'AFIS (Association Française pour l'Information Scientifique) le 22 janvier 2012

Autisme : les patients et leurs familles ont droit à une prise en charge par des méthodes et traitements validés

Association Française pour l’Information Scientifique
Communiqué du 22 janvier 2012
PDF - 85.1 ko
Télécharger en PDF

L’AFIS a pris connaissance d’une proposition de loi relative à la prise en charge de l’autisme déposée le 20 janvier 2012 par le député du Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle. Cette proposition vise à « réaffecter l’ensemble des moyens existants sur les traitements opérants », en même temps qu’elle prône l’« [abandon] des pratiques psychanalytiques, sous toutes leurs formes ».

La connaissance des causes de l’autisme a beaucoup progressé ces dernières années (identification de composantes génétiques, etc.) rendant caduque l’explication psychanalytique incriminant le comportement et l’attitude des parents.

De même, à travers le monde, les méthodes de prise en charge et de traitement ont été initiées et, surtout, évaluées. Celles qui ont fait leurs preuves ont été retenues et les thérapies d’inspiration psychanalytique ne font pas partie de l’arsenal thérapeutique mis en œuvre dans la plupart des pays et ne figurent dans aucune recommandation nationale ou internationale en matière d’autisme. La France fait figure d’exception : les thérapies d’inspiration psychanalytique y sont toujours largement dominantes, avec des conceptions dépassées, des discours et des explications d’un autre âge, culpabilisant les familles et, tout particulièrement, les mères. C’est ainsi que perdurent des pratiques inadéquates, quand elles ne sont pas, tout simplement, scandaleuses (comme le packing, où les enfants autistes sont enveloppés de draps humides et froids (10°C), méthode dont on n’a jamais prouvé la moindre efficacité, malgré plus de trente ans d’utilisation).

Si le rôle des autorités publiques n’est pas de dire le vrai et le faux en matière scientifique ou médicale, celles-ci sont dans leur droit et, pensons-nous, honorent leur devoir en faisant en sorte qu’en matière de santé publique, les seules pratiques reconnues et mises en œuvre dans le système de soins soient celles validées et reconnues par la communauté scientifique et médicale.

La proposition de loi pose une question légitime : au nom de quoi, en France, les enfants autistes et leurs familles ne pourraient-ils pas bénéficier des pratiques efficaces, validées et mises en œuvre avec succès dans la plupart des pays du monde ? L’autisme est un trouble qui touche environ 1 enfant sur 150. La situation des familles concernées est dramatique en France, car elles n’ont que très difficilement accès aux soins efficaces et doivent souvent s’expatrier à l’étranger pour offrir aux enfants touchés la chance de bénéficier des traitements adaptés. Le législateur est dans son devoir en demandant que les moyens financiers soient réaffectés vers les pratiques efficaces et validées.

Nul doute que la proposition de loi soulèvera des polémiques et que certains la présenteront comme une ingérence dans un débat scientifique. Ce qui ne devrait pas être le cas. Le débat scientifique sur l’apport des théories psychanalytiques à la prise en charge et au traitement de l’autisme est largement clos. Des pratiques non validées s’inspirant de ces théories peuvent relever de choix individuels et privés mais n’ont pas leur place dans le système de santé publique. À l’heure actuelle, il s’agit bien de patients et de leurs familles qui sont privés des soins adaptés, au nom d’un positionnement idéologique et au mépris des connaissances acquises sur l’autisme et sa prise en charge.

Le premier ministre a accordé le label « grande cause nationale » à l’autisme. Souhaitons que ce soit l’année où la France rattrape son retard et se tourne enfin vers des approches dont l’efficacité est démontrée.

Paris, le 22 janvier 2012

Texte de la proposition de loi : http://danielfasquelle.blogspot.com...

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1812

23 janvier 2012

article publié sur le site Soutenons Le Mur le 21 janvier 2012

Aujourd’hui samedi 21 janvier 2012, Magali Pignard, membre du « Collectif Soutenons Le Mur et Défendons les Droits de la Personne Autiste en France » a interpelé Christel Prado, présidente de l’UNAPEI, par e-mail, suite au communiqué dans lequel l’UNAPEI demande le retrait de la proposition de loi de Daniel Fasquelle.

Christel Prado a autorisé la publication de sa réponse : « Si vous pensez que c’est utile pour les familles. Bien entendu. En entier, s’il vous plait ».

Cependant cette réponse appelle à un commentaire. L’UNAPEI en insistant sur le libre choix des familles oublie que le débat central préalable doit être l’interdiction du packing et de la psychanalyse dans l’autisme. Comment demander aux familles de choisir, lorsque les alternatives sont peu déployées et non-soutenues par l’État ?

Clarification de l’UNAPEI

Envoyée par Christel Prado, présidente de l’UNAPEI le Samedi 21 janvier 2012 à 15h32 :

« Bonjour et merci d’avoir pris le temps de vous adresser a moi.
Il n’est nullement question dans le communique de presse de l’Unapei d’encourager la psychanalyse. Il n’est d’ailleurs nulle part question du packing. Il est question du libre choix des familles. Aujourd’hui, nous nous mobilisons tous pour dire que les méthodes éducatives structurées apportent de meilleurs résultats que d’autres approches. C’est aux familles de choisir et notre devoir est de les conseiller pour qu’elles n’acceptent jamais quelque chose qui puisse nuire a leur dignité ou a celle de leur enfant.
C’est simplement de cela dont il est question.
Et le jour ou la recherche aura avance, ou les prises en charges éducatives auront été précoces et ou nous serons en mesure d’affiner nos réponses pour accompagner encore mieux les personnes autistes, nous nous réjouirons ensemble de cette victoire.

Bien sincèrement,

Christel Prado »

http://www.soutenonslemur.org/2012/01/21/exclusif-la-presidente-de-lunapei-clarifie-sa-position/

22 janvier 2012

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 22 janvier 2012

Lettre ouverte à Monsieur le Député Fasquelle

Monsieur le Député,

Quelle surprise, ce jour, d’apprendre que vous déposerez un projet de loi ce vendredi à l’Assemblée Nationale visant l’arrêt des pratiques psychanalytiques dans l’accompagnement des personnes autistes, la généralisation des méthodes éducatives et comportementales, et la réaffectation des financements existants à ces méthodes.

Et je pense que ce fut une surprise aussi, et une bonne nouvelle, pour tous les parents concernés. Enfin, à nouveau, une loi visant à faire bouger les choses, après la loi de 2005 sur le droit à l’éducation des enfants handicapés.

Mais il a fallu sept ans, sept longues années, pour que le handicap de nos enfants soit à nouveau sur le devant de la scène. En sept ans, combien de familles sont encore sur la touche malgré la loi sur l’école? Combien d’enfants non scolarisés, ou si peu? Combien ont perdu tellement de temps à ne pas être scolarisé qu’il est maintenant trop tard? On ne les prendra plus à l’école.

Une loi pour eux, pour leur autisme, pour interdire à des personnes « soi-disant bien intentionnées » (et bien payées…) de nous mettre au placard, nous parents, pour « sauver » nos enfants. Une loi parce que c’est la grande cause de l’année 2012. Mais après? En 2013? Notre grande cause à nous, parents, n’est pas celle de cette année, mais celle des années passées, et sera celle des années futures.

C’est pourquoi, Monsieur le Député, je me permets de vous remercier, et de vous demander de ne pas lâcher NOTRE combat, malgré les querelles et les rébéllions qui seront sans doute au coeur du débat. Que cette interdiction ne plonge pas votre projet dans les méandres des « pour » et des « contre », des « je défends mon beefsteak ». À la limite, j’aurais tendance à dire, laissons les penser ce qu’ils veulent, et si toutefois cette interdiction ne passait pas, alors donnez-nous les moyens de nous battre contre eux.

Que la prévalence soit faite et donnée aux méthodes qui font leurs preuves, que les parents soient en mesure d’accompagner leur enfant, que de vrais professionnels soient formés, qu’on nous laisse le choix pour nos enfants, qu’on nous donne les moyens de les intégrer.

Encore merci, Monsieur le Député. Soyez assuré de notre soutien, et permettez-nous de vous souhaiter bon courage.

http://autismeinfantile.com/informations/actualites/lettre-ouverte-a-monsieur-le-depute-fasquelle/

20 janvier 2012

article publié sur le blog de Daniel FASQUELLE, député du Pass-de-Calais le 20 janvier 2012

Le texte de ma proposition de loi :

Proposition de loi visant l’arrêt des pratiques psychanalytiques
dans l’accompagnement des personnes autistes,
la généralisation des méthodes éducatives et comportementales,
et la réaffectation des financements existants à ces méthodes

Présentée par Daniel FASQUELLE,
Député du Pas-de-Calais

daniel FASQUELLE député du Pas-de-Calais


EXPOSE DES MOTIFS


L’autisme est un trouble sévère qui touche 1 enfant sur 100 (dernier chiffre de prévalence issu de Thomson & collaborateurs, décembre 2011). En France, on estime à 600 000 le nombre de personnes affectées par les troubles du spectre autistiques (TSA).
La situation de ces personnes et de leur famille demeure dramatique dans notre pays, il est aujourd’hui plus qu’urgent de correctement traiter ce problème de santé publique majeur.
Pour aider ces personnes à s’en sortir, la France ne peut plus continuer à cautionner et financer les pratiques de type psychanalytique dans le traitement de l’autisme.

Pour rappel, la psychanalyse ne figure dans aucune recommandation nationale ou internationale en matière d’autisme. Elle n’est citée ni par l’INSERM dans son expertise collective de Février 2004, ni par le Conseil National d’Ethique dans ses rapports N°42 de 1996 et N°107 de 2007, ni par la Fédération Française de Psychiatrie dans ses recommandations d’Octobre 2005.

L’approche psychanalytique de l’autisme a été abandonnée depuis au moins 20 ans dans la plupart des pays occidentaux au profit de méthodes éducatives et comportementales.
Cette mutation, qui s’est opérée aussi bien dans la définition de l’autisme, aujourd’hui défini comme un trouble neuro-développemental, que dans sa prise en charge, s’est fondée sur un constat simple : aucune étude scientifique publiée ne permet d’attester du bienfondé ni surtout de l’efficacité de la démarche psychanalytique, contrairement à certaines techniques de rééducation spécifiques (outils de communication, méthodes éducatives, méthodes comportementales), dont l’apport a été démontré dans plusieurs études. A titre d’exemple, en 2010, une étude sur le modèle de Denver, conjuguant intervention précoce et programme éducatif et comportemental intensif – 25h hebdomadaires – a montré qu’une prise en charge de ce type permettait de faire régresser les symptômes autistiques, d’améliorer considérablement le langage ainsi que les facultés cognitives (+ 17 points de QI en moyenne pour une intervention dès 18 mois).
La communauté scientifique internationale est unanime sur cette question et déconseille dans les guides de bonnes pratiques l’utilisation des prises en charge d’inspiration psychanalytique.

En janvier 2010, enfin, comme partout dans le monde, la Haute Autorité de Santé a enfin reconnu la Classification Internationale des Maladies de l’Organisation Mondiale de la Santé (la CIM-10), incluant l’autisme dans les Troubles Envahissants du Développement et abandonnant de fait la notion de psychose infantile.

Il faut pourtant aller beaucoup plus loin pour faire évoluer les pratiques.
La Classification française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent (CFTMEA), construite sur référence psychanalytique, n’a toujours pas calqué sa définition sur celle recommandée par la HAS.
Aussi, bon nombre de médecins ne reconnaissent toujours pas la CIM-10, et l’approche psychanalytique de l’autisme est encore majoritairement enseignée dans nos universités françaises.
Cette lecture erronée de la pathologie continue à être imposée dans la plupart des hôpitaux de jour, des IME (Instituts médico-éducatifs) et des CMP (Centres médico-psychologiques) qui accueillent la majorité des enfants autistes. Les pratiques psychanalytiques captent la majeure partie des moyens financiers alloués à cette pathologie, freinant ainsi la mise en place de traitements adaptés tels que les méthodes éducatives et comportementales, hypothéquant la vie des autistes à l’âge adulte, lesquels se retrouvent dépendants, « sur-handicapés » par des années d’errance dans le diagnostic, sans jamais avoir bénéficié de l’accompagnement qui aurait pu les aider à compenser leur handicap, les rendre autonome et leur offrir une véritable perspective de vie.

Il convient maintenant avec urgence, face à un tel problème de santé publique, de rompre avec la psychanalyse dans l’autisme tant en termes de lecture que de mode de prise en charge (j’inclue ici la technique du packing qui scandalise l’ensemble de la communauté scientifique internationale). Il est donc indispensable de réaffecter l’ensemble des moyens existants sur les traitements opérants.
On le sait à présent, une prise en charge précoce et adaptée permettrait de réduire considérablement le coût économique et social de l’autisme, comme l’a notamment déjà démontré en 2007 le rapport d’un comité sénatorial québécois préconisant un accompagnement précoce avec des méthodes éducatives et comportementales.
Aujourd’hui au Québec, les traitements éducatifs et comportementaux peuvent être prescrits par le médecin et sont remboursés par les assurances santé.

Je m’indigne en constatant qu’en France ce sont les pratiques psychanalytiques généralisées dans nos établissements hospitaliers et médico-sociaux qui sont financées par l’Assurance Maladie. L’étude actuellement menée par le Conseil Economique, Social et Environnemental sur le coût économique et social de l’autisme en France suite à la saisine du Président de l’Assemblée Nationale Bernard Accoyer, relayant la pétition citoyenne du Collectif Autisme, devrait permettre de pointer le coût induit par la mauvaise prise en charge et démontrer la nécessité d’un accompagnement éducatif et comportemental, le plus précocement possible.
L’enjeu est considérable : il s’agit de permettre aux personnes souffrant d’autisme d’accéder à une prise en charge adaptée, de compenser leur handicap, de restaurer le dialogue avec le monde environnant, de s’insérer dans notre société et d’espérer avoir un véritable avenir.



Article unique
Les pratiques psychanalytiques, sous toutes leurs formes, doivent être abandonnées dans l’accompagnement des personnes autistes, au profit de traitements opérants, les méthodes éducatives et comportementales en particulier.
Une réaffectation de l’ensemble des moyens à ces modes de prise en charge doit être exigée.

http://danielfasquelle.blogspot.com/2012/01/le-texte-de-ma-proposition-de-loi.html

20 janvier 2012

article publié dans Le Point.fr le 12 janvier 2012

Autisme: la France manque encore de places d'accueil 

La France manque toujours de places d'accueil pour les personnes atteintes de troubles autistiques, surtout pour les adultes, les autorités ayant du mal à en créer à un rythme suffisant, relève un bilan du plan autisme 2008-2010 publié jeudi.

La France manque toujours de places d'accueil pour les personnes atteintes de troubles autistiques, surtout pour les adultes, les autorités ayant du mal à en créer à un rythme suffisant, relève un bilan du plan autisme 2008-2010 publié jeudi.

La France manque toujours de places d'accueil pour les personnes atteintes de troubles autistiques, surtout pour les adultes, les autorités ayant du mal à en créer à un rythme suffisant, relève un bilan du plan autisme 2008-2010 publié jeudi.

Le plan programmait 4.100 places (dont 2.000 pour les adultes) sur 2008-2014. A fin 2010, 342 places avaient été réellement installées pour les adultes et 1.330 pour les enfants, relève le rapport de Valérie Létard, sénatrice et ancienne secrétaire d'Etat à la Solidarité.

700 places supplémentaires pour adultes sont "autorisées" par l'administration (mais les crédits nécessaires ne sont pas forcément encore débloqués) pour la période allant jusqu'en 2013, précise le rapport.

530 places de plus pour les enfants sont autorisées pour cette même période.

Avec un total de 1.041 places adultes créées ou autorisées fin 2010, on est à "un peu plus de la moitié de l'objectif", souligne Mme Létard.

Selon elle, l'objectif de 4.100 places en tout sera "atteint" en 2012. Mais il ne s'agira que de places administrativement autorisées, qui ne seront donc pas toutes encore véritablement créées.

En 2008, on estimait que 3.500 enfants ou adultes devaient aller en Belgique, en raison du déficit d'accueil en France.

Plus largement, Mme Létard observe que "l'opposition entre des conceptions de nature essentiellement psychanalytique, portées par une large proportion de psychiatres, et la demande pressante exprimée par les associations de familles, d'un recours aux approches éducatives et thérapeutiques" n'est pas encore surmontée.

Du coup, "la France connaît, par rapport à de nombreux pays, en particulier les pays anglo-saxons et d'Europe du Nord, un retard important dans l'approche de ces troubles et par voie de conséquences dans la mise en place de méthodes d'accompagnement et éducatives adaptées".

Revenant plus précisément sur les mesures du plan, Mme Létard estime qu'"au vu de l'ampleur de certains aspects du plan, de leur imbrication, de leur nécessaire intégration dans des politiques publiques transversales (logement, emploi, éducation) et de leur forte dimension culturelle et sociale, il était impossible de les réaliser toutes dans le calendrier prévu par le plan".

Elle évoque néanmoins de "réelles avancées" concernant la validation des connaissances scientifiques sur l'autisme ou "l'introduction des méthodes éducatives" dans la prise en charge.

Elle suggère donc de "relancer" le plan, notamment en améliorant la prise en charge des adultes, la formation des personnels et des familles ou encore la recherche.

On estime qu'il y a en France plus de 400.000 personnes atteintes de syndrome autistique au sens large, selon la Haute autorité de santé (HAS).

L'autisme a été désigné "grande cause nationale" 2012.

http://www.lepoint.fr/societe/autisme-la-france-manque-encore-de-places-d-accueil-12-01-2012-1418193_23.php

20 janvier 2012

article publié sur europe1.fr le 20 janvier 2012

Autisme : vers des méthodes éducatives ?

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 20 janvier 2012 à 07h08 Mis à jour le 20 janvier 2012 à 07h18

 

Le député UMP Daniel Fasquelle va déposer vendredi sur le bureau de l'Assemblée une proposition de loi visant à interdire l'accompagnement psychanalytique des personnes autistes au profit de méthodes éducatives et comportementales, a-t-il indiqué.

"Pour aider ces personnes à s'en sortir, la France ne peut plus continuer à cautionner et financer les pratiques de type psychanalytique dans le traitement de l'autisme", affirme le député, qui cite le chiffre d'un enfant sur 100 en France affecté par des "troubles du spectre autistique".

On estime qu’il y a en France plus de 400.000 personnes atteintes de syndrome autistique au sens large, selon la Haute autorité de santé (HAS). L'autisme a été désigné "grande cause nationale" 2012.

"Je m'indigne en constatant qu'en France ce sont les pratiques psychanalytiques généralisées dans nos établissements hospitaliers et médico-sociaux qui sont financées par l'Assurance Maladie", explique le député du Pas-de-Calais dans l'exposé des motifs de sa proposition de loi.

Daniel Fasquelle ajoute que "l'approche psychanalytique a été abandonnée depuis au moins 20 ans dans la plupart des pays occidentaux au profit de méthodes éducatives et comportementales".

La psychanalyse "ne figure dans aucune recommandation nationale ou internationale en matière d'autisme", écrit le député, alors que l'apport de "certaines techniques de rééducation spécifiques (outils de communication, méthodes éducatives, méthodes comportementales) a été démontré dans plusieurs études".

http://www.europe1.fr/France/Autisme-vers-des-methodes-educatives-912601/

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 > >>
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Visiteurs
Depuis la création 2 429 552
Newsletter
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Archives
Publicité