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"Au bonheur d'Elise"
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31 décembre 2014

Elise DUPUIS vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2015

je suis comme je suisElise bonne année 2015

 

100 pour cent moi

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28 décembre 2014

CINE-MA-DIFFERENCE au Kosmos à Fontenay sous Bois le samedi 3 janvier 2015

Panique chez les jouets
A partir de 3 ans.
3 courts métrages :
Macropolis de Joël Simons
Deux jouets mis au rebut pour malfaçon s’échappent de l’usine. Déterminés à rejoindre les autres jouets, ils explorent la grande ville.

Le Petit Dragon de Bruno Collet
Trente-cinq ans après sa disparition, l’âme de Bruce Lee se réincarne dans le corps d’une poupée à son effigie. Avec assurance, le jouet en caoutchouc part à la découverte du monde hors d’échelle qui l’entoure...
Ce film appartient à la collection Animator’s Studio, hommage aux grands comédiens de l’histoire du cinéma basé sur l’iconographie des stars du 7e Art et réinterprété au moyen de différentes techniques d’animation.

Panique Au Village : La Bûche De Noël de Vincent Patar et Stéphane Aubier
Les fêtes approchent. Noël, le sapin, le réveillon. Indien et Cowboy attendent avec impatience leurs cadeaux. Surexcités par les préparatifs de la fête, ils se disputent et détruisent malencontreusement la bûche à laquelle Cheval mettait la dernière touche. Furieux, Cheval décommande
les cadeaux auprès du Père Noël. Comment regagner les faveurs de Cheval et du Vieux Barbu ? Comment récupérer les cadeaux ? Pour Indien et Cowboy commence une longue, très longue nuit de Noël.

C'est où ? c'est ici.

25 décembre 2014

Joyeux Noël à tous !

noel 2015

21 décembre 2014

Etats d'âme CNH : Aux marches du Palais ... j'ai rêvé !

Résumé : Commentée de façon très sceptique par les associations, que retirer de la 3ème Conférence nationale du handicap ? États d'âme de Jean-Luc Simon, président du GFPH*. Encore bien des clichés à bannir...

Par , le 19-12-2014

Reçus par l'entrée principale, les représentants « voiturés » ont pu rouler sur les gravillons de la cour d'honneur sans trop d'encombre grâce à un tapis gris, le rouge étant réservé à de plus honorifiques occasions ou personnages, puis ils ont gravi les marches du Palais grâce à l'un de ces exécrables monte-escaliers à la technicité désuète, « aide » technique qu'on trouve souvent en panne et qui, quand elle fonctionne, est plus compliquée à manipuler qu'un ascenseur ordinaire, avec une manette ou un gros bouton qu'il faut maintenir appuyé jusqu'à ce que la plateforme ait effectué sa « leeeente montééééeeee ». Au moins celui-là ne couine pas !

Si j'étais ministre…

Mon élévation me laisse le temps d'un rêve, celui de tous les ministres empruntant cette horrible solution technique à l'occasion d'un Conseil, les uns derrière les autres, attentant que le précédent soit arrivé et la plateforme revenue. Dans ce rêve, le Conseil des Ministres décide immédiatement et à l'unanimité un plan d'investissement pour accélérer la mise au point et la production de solutions intégrées et utilisables par tous pour surmonter les obstacles architecturaux. Ce plan est adossé à une loi qui permet enfin de réconcilier les lieux de leur Histoire avec les Français d'aujourd'hui, et le Palais de l'Élysée sera le premier à faire inscrire la modernité dans la plus médiatique des façades de la République… « Attention, Monsieur ! » Zziiing… Chalc ! Aïe, l'alerte des Huissiers et les bruits de « la machine qui monte » me ramènent à la réalité après quelques derniers soubresauts. Me voilà arrivé ! Après avoir laissé pelisse au vestiaire, je suis donc invité à rejoindre l'écrin doré du salon où se tient la 3e Conférence nationale du handicap, un sujet de société élevé au rang des plus importants. Mais, là aussi, la montée est lente.

Des décisions « raisonnables »

Le relevé des conclusions de cette Conférence nationale du handicap (en lien ci-dessous) est à l'image de ce Gouvernement, raisonnable, très raisonnable. Et si, derrière le pragmatisme affiché, se révèlent quelques initiatives stimulantes et sainement simplificatrices, le ton de l'ensemble est loin des attentes et des promesses ressassées depuis plus de 40 ans. Pour les bonnes annonces, ce qui est fait pour l'éducation va dans le bon sens, une mesure pour l'entreprenariat est encourageante, quelques mesurettes apportent d'opportunes simplifications qui coûtent peu, ce qui est le ton de l'ensemble, et deux ou trois initiatives ouvrent le droit à un public élargit mais n'auront pour autre conséquence que de saturer les MDPH et les administrations préfectorales et donc d'allonger des délais de traitement déjà dissuasifs pour beaucoup.

La messe est dite sur l'accessibilité

Rien n'est dit ou, plutôt, « la messe est dite » sur l'accessibilité, et la question du logement est éludée avec un crédit d'impôt qui soutient malaisément ceux qui n'en paient pas. Malgré sa place centrale dans le titre de la loi de 2005, la participation des personnes concernées, a été anecdotique, voire caricaturale. Tout d'abord, l'avis du CNCPH sur le projet d'ordonnance sur l'accessibilité a été foulé du pied et l'institution décrédibilisée. Que veut dire cette morgue ? Il convient de rappeler que si « ce qui est bon pour nous est bon pour tous » il est en de même pour l'inverse, et que le Président de la République valide ici l'affaiblissement d'une Institution… dont il est le garant.

Une population qui demande des « efforts » ?

Ensuite, le Président, comme ses prédécesseurs, continue à vouloir isoler le coût du handicap, il est même fier de le chiffrer à « 40 milliards d'euros » pour dire tout de suite que « cet effort témoigne de l'engagement de la Nation ». Cette comptabilité isole pour mieux discriminer, elle exprime le souhait d'inclure tout en affirmant que la vie d'une partie de la population a un coût qui demande des « efforts ». Affirmer cela c'est dire implicitement que « faire accessible » demande des efforts et entraîne des coûts supplémentaires ; ce qui est de plus en plus faux et le sera totalement sous peu à la vue des évolutions tant du profil des populations, que des sciences et des technologies.

Une vraie ressource collective

Le dérapage est là, isoler le coût du handicap. Comme si c'était une condition de vie particulière ! Alors que c'est une des conditions de la vie, que de plus en plus d'humains connaissent, ce dont il faut se réjouir car c'est l'une des conséquences des prouesses de la médecine et de l'allongement de la vie. Faire porter les dépenses de l'accessibilité sur les seules épaules des prétendus « 12% » de la population identifiés comme « handicapés » est injuste et stigmatisant, et ne pas citer les milliers d'emplois générés par les rénovations nécessaires, les innovations technologiques, l'économie du secteur médico-social et des services à la personne est malhonnête.

Des représentations à bannir

Monsieur le Président, vous faites appel au pragmatisme et vous avez en cela tout à fait raison mais en annonçant crânement que la France fait un effort important, que vous saluez, vous replongez la Nation tout entière dans les représentations qu'il faudrait quitter. Le résultat est ce que l'on découvre sur le blog RMC/BFM, sous la forme d'une question posée aux lecteurs : « L'État doit-il consacrer plus de fonds publics pour adapter les infrastructures ? ». Comme si l'accessibilité ne concernait que quelques-uns alors que, de toute évidence, elle sert le plus grand nombre, prévient les accidents et facilite les évacuations d'urgence.

Le droit à participer

Laissez-moi rêver encore une fois, Monsieur le Président, croire en un État qui déciderait de financer la recherche pour surseoir aux collectes charitables, un État qui interrogerait le droit au regard de l'expérience et des avis des citoyens concernés, comme celles et ceux que vous désignez fort justement comme « dits handicapés » à propos des droits liés à la fin de vie. Tout en prévenant des ruptures déjà exprimées, s'appuyer sur leurs expériences aurait été phase avec la Convention, tout en donnant du sens et un centre au titre de la loi de 2005 pour « l'égalité des chances, la participation et la citoyenneté ».

* GFPH : Groupement français des personnes handicapées

19 décembre 2014

Une forêt de sapins sous la Tour Eiffel

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18 décembre 2014

Au bonheur d'Elise ...

18 décembre 2014

Maltraitance chez l'enfant : repérage et conduite à tenir

article publié sur le site de la HAS (Haute Autorité de Santé)

Cette fiche mémo concerne les enfants maltraités comme ceux en risque de l’être. Elle est dans la continuité des travaux déjà engagés par la HAS sur la question des violences interpersonnelles et de leur impact sur la santé.

Plus de 80 % des mauvais traitements sur un enfant sont infligés au sein de la famille. La maltraitance est caractérisée par son début précoce et sa chronicité.

La difficulté et la complexité des situations, ainsi que le fort sentiment d’isolement du professionnel, expliquent la nécessité de mettre à la disposition des professionnels des informations claires et précises pour les aider dans le repérage des violences chez l’enfant et la conduite à tenir pour protéger l’enfant.

Date de validation
octobre 2014

Documents

Outils

Mis en ligne le 17 nov. 2014
14 décembre 2014

François Hollande : On essaie de revaloriser l'allocation en fonction de nos contraintes de finances publiques

article publié sur VIVRE FM

Jeudi 11 Décembre 2014 - 14h01

CNH

Exclusif. François Hollande a réagit à l'issue de la Conférence Nationale du Handicap au micro de Vivre fm

Interview de François Hollande au micro de Vivre fm à l'issue de la CNH (c)Présidence de la République
Interview de François Hollande au micro de Vivre fm à l'issue de la CNH (c)Présidence de la République

 

Camille Gousset : Bonjour Monsieur le Président de la République Camille Gousset journaliste pour la radio Vivre fm ?

François Hollande : " Bonjour, on m'avait dit qu'il n'y avait pas de journalistes en situation de handicap, pas assez "

C.G : Quelques mots pour notre Radio sur cette conférence, vos grands points d'actions pour la suite ?

F.H " Changer le regard parce que ça c'est la condition permettre l'accès de toutes les personnes à tous les services et puis avoir une conception du parcours de la personne en situation de handicap sur toute la vie  pas seulement à certains moments. Bien sur l'école c'est très important mais il y a aussi la vie au travail, il y a la vie sans le travail, il y a la vie qui doit être facilitée pour l'accès aux soins et puis après il y a la retraite aussi donc imaginer le handicap non pas comme une situation mais comme une vie et une vie qui est une chance pour toute la société."

C.G Mais il y a beaucoup de personnes handicapées qui ont des dificultés notamment financières, je vous entendais parler tout à l'heure de l'allocation adulte handicapée, certes l'a mettre sur cinq ans mais est-ce qu'il va y avoir de nouvelles augmentations parce que huit cent euros, on est toujours sous le seuil de pauvreté...

F.H: " On est toujours sous le seuil, il y a eu une augmentation significative ces dernières années maintenant on essaie de revaloriser l'allocation en fonction aussi de nos engagements vis à vis des personnes handicapées et aussi en fonction de nos contraintes de finances publiques. Alors ce que j'ai annoncé là c'est de dire il faut donner de la visibilité. Rien n'est pire que de se dire je vais perdre mon allocation dans un ann, dans deux ans, donc là le faire sur une durée longue."

C.G Et surtout si on se marie également...

F.H: " Exactement tenir compte des situations familiales, marié ou pas d'ailleurs quand on vit ensemble que l'on puisse avoir une meilleure....

C.G Que chacun puisse garder son allocation ?

F.H : "Voilà..."

C.G : " C'est un de vos engagement ?

F.H "Voilà absolument !"

C.G "Merci beaucoup Monsieur le Président"

Camille Gousset

26 novembre 2014

Stationnement : la gratuité pour les handicapés votée par l'Assemblée

article publié dans Le Point

Publié le 26/11/2014

Les députés ont voté à l'unanimité une proposition de loi qui devrait permettre un stationnement gratuit sur la voirie pour les automobilistes handicapés.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. © Jack Guez / AFP

Les députés ont voté mardi soir à l'unanimité une proposition de loi qui devrait permettre bientôt un stationnement gratuit sur la voirie pour les automobilistes handicapés. Ce texte, déjà voté au Sénat à l'initiative du socialiste Didier Guillaume il y a près d'un an, devra être une nouvelle fois voté par le Sénat pour être adopté définitivement, car l'Assemblée a procédé à quelques modifications rédactionnelles. Cette gratuité pour les personnes handicapées "existe déjà dans 245 villes", a souligné la rapporteur du texte, Annie Le Houerou (PS).

"La gratuité n'est pas un objectif, mais un outil pour faciliter l'accessibilité. La proposition de loi permettra d'éviter une disparité territoriale", s'est-elle félicitée. La proposition de loi pose un principe de gratuité et de non-limitation de durée à toutes les places, réservées ou non, mais en l'encadrant. Les autorités compétentes ont ainsi la possibilité d'appliquer, dans les parcs de stationnement avec bornes d'entrée et de sortie accessibles par les personnes handicapées, soit le tarif de droit commun, soit un tarif spécifique. Pour les parkings gérés en délégation de service public, la nouvelle règle ne s'appliquera qu'à partir du renouvellement des contrats.

"À partir du moment où la borne est accessible depuis le véhicule, cette gratuité n'apparaissait pas nécessaire", a souligné la rapporteur. "Dans les parkings privés, si la borne est accessible, cela va rester payant", a déploré l'UMP Damien Abad. Pour éviter le problème des voitures tampons, il sera possible de fixer une durée maximale de stationnement, mais d'au moins douze heures. Face à la falsification croissante des cartes de stationnement pour handicapés (une sur trois serait frauduleuse, selon certaines estimations), la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées Ségolène Neuville a répondu que "l'Imprimerie nationale travaille depuis un an avec le ministère des Affaires sociales pour sécuriser ces cartes". "Ce projet de modernisation devrait aboutir prochainement et réduire les possibilités de fraude", a-t-elle jugé.

17 novembre 2014

Un jeune trisomique embauché dans les cuisines de l'Elysée

article publié sur le site d'Europe 1

Publié à 17h28, le 17 novembre 2014, Modifié à 17h39, le 17 novembre 2014

 Un jeune trisomique embauché dans les cuisines de l'Elysée
Pierre-Henri Masson, 23 ans, a remporté samedi le concours "l'assiette Gourm'hand" qui récompense des personnes porteuses d’un handicap mental dans le milieu de la restauration.


Pierre-Henri Masson, un jeune cuisinier trisomique de 23 ans, aura bientôt la chance de passer une semaine dans les cuisines de l'Elysée.
Le jeune homme formé au métier de cuisinier aux Ateliers Pifaudais à Dinan, dans les Côtes-d'Armor, a en effet remporté samedi la douzième édition de "l'assiette Gourm'hand".

L'assiette Gourm'hand vise à mettre en valeur les personnes atteintes de handicap mental travaillant dans le milieu de la restauration dans les Etablissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT) ou encore les Instituts médico-éducatifs (IME). Cette année, 17 équipes issues d'établissements d’accueil venant de toute la France étaient en lice. Le jury qui comptait sept meilleurs ouvriers de France (MOF) a été séduit par le menu breton proposé par Pierre-Henri Masson : "rolladenn de poulet et sa sauce paimpolaise, dolmen de Bretagne au Bord'eau, taboulé de Breizh et oeuf miroir".

9 novembre 2014

Jacques Van Rillaer déboulonne -> Sigmund Freud en son temps et dans le nôtre - écrit par Elisabeth Roudinesco

Le prix "Décembre" vient d’être décerné à Madame Elisabeth Roudinesco pour son livre sur Freud. Il s’agit d’un prix qui récompense une œuvre littéraire. Il convient de souligner que "Sigmund Freud en son temps et dans le nôtre" est un roman historique et nullement un travail universitaire original.

J’ai reçu de la part du professeur Jacques Van Rillaer (Professeur émérite de psychologie à l’université de Louvain) une analyse et une critique rigoureuse du contenu de ce livre que je ne peux m'empêcher de partager avec vous. Jacques Van Rillaer me permet donc de publier ses réflexions. Il est étonnant qu'un prix littéraire puisse être décerné à un ouvrage aussi médiocre. Soit le prix "Décembre" est train de brader le prestige qu'il avait si durement acquis, soit le jury était piètre qualité !

Vous pouvez donc télécharger à partir de ce billet (ci-dessous) l'excellente analyse qu'à pu réaliser Monsieur Van Rillaer à partir des graves imprécisions contenues dans ce livre.

Si vous avez besoin de mettre un lien dans un forum, ou dans un texte, vers cette publication de Van Rillaer, il vous suffit d'utiliser les liens ci-dessous :

http://www.mediapart.fr/files/Roudinesco_Freud_Rillaer_2014.doc

http://www.mediapart.fr/files/Roudinesco_Freud_Rillaer_2014.pdf

Pour ce document et beaucoup d'autres sur la psychologie et la psychanalyse, vous pouvez utiliser celui ci-dessous, puis sélectionner le document : Roudinesco.Freud.Rillaer.2014.pdf :

http://icampus.uclouvain.be/claroline/document/document.php?cidReset=true&cidReq=EDPH2277

26 octobre 2014

Accessibilité : les personnes en situation de handicap laissées-pour-compte !

Paris, le samedi 25 octobre 2014 – Un sondage réalisé sur notre site en février dernier a mis en évidence que seuls 31 % des professionnels de santé seraient en mesure d’offrir des locaux totalement accessibles aux personnes handicapées en janvier 2015, date initialement fixée par la loi du 11 février 2005 pour qu’une accessibilité entière soit enfin assurée en France. Face au retard observé dans tous les secteurs (et pas uniquement dans le monde médical), le gouvernement a mis en place un système permettant à tous d’obtenir des délais supplémentaires. En pratique, en vertu de cette ordonnance publiée le 27 septembre, les pharmacies et les cabinets médicaux non encore accessibles doivent tout d’abord faire part officiellement de leur situation et présenter une évaluation des travaux à réaliser pour se mettre aux normes ou évoquer les dérogations dont ils pourraient se prévaloir. L’acceptation de leur dossier leur permettra de disposer de trois ans pour réaliser les aménagements nécessaires. Ces nouvelles règles ainsi que le rappel de la possibilité de mettre en avant le caractère disproportionné du coût des travaux eu égard aux bénéfices attendus n’ont cependant pas été suffisants pour apaiser les réticences des professionnels de santé et notamment des médecins. Dès la présentation de l’ordonnance, l’Union française pour la médecine libre (UFML) appelait ainsi à la désobéissance, tandis que la semaine dernière, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) exigeait une aide financière.

Du côté des associations défendant les personnes handicapées, le ton est très différent. Ces nouveaux délais accordés à tous sont ressentis comme un véritable scandale, qui rappelle une nouvelle fois le retard français en la matière, par rapport à nombre de pays européens. Cependant, l’Association des paralysés de France (APF), qui n’a pas caché sa colère, veut croire par la voix de son président qui s’exprime aujourd’hui dans nos colonnes que ce sursis sera saisi par les professionnels de santé pour enfin prendre la mesure de l’importance de cet enjeu de santé publique.

Pas sûr, à la vue des messages de l’UFML ou encore de la CSMF que la révision proposée par le gouvernement ait été vécue comme telle.


Par Alain Rochon, président de l’APF (Association des paralysés de France)


Après deux lois inappliquées sur l’accessibilité en 40 ans, l’Association des paralysés de France (APF) est particulièrement révoltée par l’ordonnance relative à l’accessibilité du 27 septembre dernier. En effet, ce texte beaucoup trop souple ouvre la voie à de nouvelles dérogations et détricote entièrement la loi handicap du 11 février 2005, en abaissant drastiquement le niveau d’exigence légale en la matière.
C’est un retour en arrière considérable qu’impose le gouvernement aux millions de personnes en situation de handicap mais aussi aux personnes âgées, aux parents avec enfants en bas âge et poussettes et à tous les usagers du cadre de vie qui souhaitent circuler librement. Aucune personne valide n’accepterait d’attendre 3, 6 ou 9 ans de plus pour pouvoir se rendre en toute autonomie chez son commerçant ou son médecin traitant ; les personnes en situation de handicap ne l’acceptent pas non plus !
De plus, ce dispositif n'est pas conforme à l'esprit de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées ratifiée par la France.

Pas de libre choix de son médecin pour les personnes handicapées

Si l’APF est mécontente de ce texte, elle espère, cependant, que la souplesse du dispositif permettra aux professionnels de santé de s’investir, enfin, dans une démarche d’accessibilité. En effet, il est regrettable de constater que la grande majorité des cabinets médicaux et paramédicaux ne sont pas accessibles aux personnes en situation de handicap. Un comble !
Alors que la France possède l’un des meilleurs systèmes de santé au monde, celui-ci demeure inaccessible aux personnes en situation de handicap.
Aujourd’hui, le libre choix de son médecin traitant, de son ophtalmologiste, de son gynécologue ou de son dentiste n’existe pas pour les personnes en situation de handicap ! Car le critère de choix s’effectue en fonction du degré d’accessibilité du cabinet et non en fonction des compétences du professionnel. A cette situation, vient s’ajouter l’augmentation des coûts que génèrent les frais de santé, auxquels il faut ajouter les franchises médicales.
Rappelons par exemple que le rapport Jacob sur l’accès aux soins des personnes handicapées a établi que le taux de prévalence des cancers du sein était deux fois plus important pour les femmes en situation de handicap que pour les femmes valides, faute de lieux de dépistage accessibles.

L’accessibilité, l’affaire de tous

Ainsi, il est aujourd’hui primordial, pour les professionnels de santé, de se mettre en conformité avec la loi en rendant leur cabinet accessible. Car il n’y a pas que les personnes en situation de handicap (10 à 15 % de la population) qui ont besoin d’accessibilité, mais aussi les personnes âgées qui représenteront un quart de la population dans une dizaine d’années, les parents avec poussette, les femmes enceintes, les blessés temporaires, etc.

L’APF rappelle que la liberté d’aller et venir est un droit fondamental et que 91 % des Français considèrent que l'accessibilité est un enjeu de société qui concerne tout le monde*.
Références
* Source : Sondage IFOP, 2011<
Les intertitres sont de la rédaction du JIM.
24 octobre 2014

Revalorisation de l'allocation aux adultes handicapés : 800,45 euros à compter de septembre 2014

JORF n°0231 du 5 octobre 2014 page 16231
texte n° 12


DECRET
Décret n° 2014-1129 du 3 octobre 2014 relatif à la revalorisation de l'allocation aux adultes handicapés

NOR: AFSA1419952D


Publics concernés : bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH).
Objet : revalorisation annuelle du montant de l'AAH.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice explicative : le montant mensuel de l'allocation aux adultes handicapés est revalorisé au 1er septembre du coefficient annuel de l'évolution des prix à la consommation hors tabac prévue dans le rapport économique, social et financier annexé à la loi de finances pour l'année considérée soit 1,3 % pour 2014.
Références : le présent décret est pris pour l'application de l'article L. 821-3-1 du code de la sécurité sociale.
Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes,
Vu le code de la sécurité sociale, notamment son article L. 821-3-1 ;
Vu l'avis du bureau du conseil d'administration de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole en date du 10 septembre 2014 ;
Vu l'avis du conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (commission action sociale par délégation) en date du 26 août 2014,
Décrète :


Le montant mensuel de l'allocation aux adultes handicapés mentionné à l'article L. 821-3-1 du code de la sécurité sociale est porté à 800,45 euros à compter des allocations dues au titre du mois de septembre 2014.


Le ministre des finances et des comptes publics, la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, le secrétaire d'Etat chargé du budget et la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 3 octobre 2014.


Manuel Valls

Par le Premier ministre :


La ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes,

Marisol Touraine


Le ministre des finances et des comptes publics,

Michel Sapin


Le secrétaire d'Etat chargé du budget,

Christian Eckert


La secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion,

Ségolène Neuville

22 octobre 2014

Cette femme est extraordinaire

Une fois que vous aurez regardé cette vidéo Ted de la comédienne Maysoon Zayid, vous ne pourrez plus l’oublier. Elle est drôle, intelligente, talentueuse et courageuse. L’autre petit détail? Elle est atteinte de paralysie cérébrale.

Mais ne pensez pas que son invalidité définie ce qu’elle est. Elle a gagné une place unique dans le monde du divertissement et est en mesure de sensibiliser le public sur le handicap. Selon elle, les personnes handicapées sont la plus grande minorité dans le monde et ils sont sous-représentés dans le monde du divertissement. Dans son discours, elle raconte l’histoire d’une audition pour une pièce de théâtre dont le personnage principal est atteint de paralysie cérébrale. Étonnamment, elle a perdu le rôle au profit d’une fille valide. Quand elle est aller voir le directeur pour savoir pourquoi elle n’a pas eu le rôle, il lui a expliqué qu’elle ne serait pas capable de faire les cascades nécessaires pour le rôle. Sa réponse? « Si je ne peux pas le faire, alors personne ne peut le faire! »
C’est le genre de femme dont la nouvelle génération de jeunes femmes devrait s’inspirer, et non pas prendre exemple sur quelque chose que la société considère comme «parfait». Au lieu de voir toujours les mêmes images de femme clonée sur nos écrans de télévision, il est rafraîchissant de voir une femme qui embrasse ce qu’elle est vraiment.

 

11 octobre 2014

Colloque à l'ILVM de Saint Mandé : Du droit des usagers au projet de vie - 13 novembre 2014

Colloque à l'Institut Le Val Mandé jeudi 13 novembre 2014

L'Institut Le Val Mandé vous présente la 3e journée de rencontre et de  réflexion  le jeudi 13 novembre 2014.

Télécharger le programme ici >>>> Du droit des usagers au projet de vie.

"USAGERS, AIDANTS, PROFESSIONNELS, QUELLE PLACE POUR CHACUN ?"

 

Manuela Da Veiga

Service communication ILVM

6 octobre 2014

Etudiante handicapée : la justice lui donne raison !

Résumé : Laurie, une jeune étudiante handicapée déscolarisée l'année dernière faute de prise en charge de ses frais de transport a pu reprendre le chemin de l'IUT le 4 septembre 2014. Récit d'un combat qui finit bien...
 
Par le 05-10-2014

En avril 2014, la pétition lancée par une étudiante handicapée avait fait grand bruit (article complet en lien ci-dessous) ; un comité de soutien avait vu le jour, multipliant ses actions pour se faire entendre. Laurie, 19 ans, handicapée à 80%, se battait depuis des mois avec le Conseil général de la Haute-Savoie pour obtenir la prise en charge de ses déplacements jusqu'à son université, située à Grenoble. La justice a finalement tranché et Laurie obtenu gain de cause.

Rappel de faits

Cette jeune fille IMC (Infirme moteur cérébral) se déplace en fauteuil roulant électrique. A la rentrée 2013, Laurie est accueillie dans une université grenobloise. Le hic, c'est que ses parents habitent en Haute-Savoie, à 150 km de là. Laurie n'a donc pas d'autre choix que de séjourner, dans la semaine, dans une résidence étudiante et de ne rentrer chez elle que le week-end. Or le Conseil général de Haute-Savoie, partant du principe que Laurie à une résidence universitaire à Grenoble, refuse de prendre en charge le coût de ces transports scolaires. La CDAPH (Commission des droits et de l'autonomie de personnes handicapées) donne un avis favorable pour un aller-retour par jour si Laurie décide de continuer à vivre chez eux, quitte à faire 300 km en taxi par jour ; la facture s'élèverait alors à 10 000 euros par mois. Pourtant, le Conseil général s'obstine à ne pas vouloir payer un aller-retour par semaine uniquement, soit une facture de 2 000 € par mois ! Ubuesque !

Jugement du tribunal

Après avoir tout tenté, et parce que Laurie a dû être déscolarisée en cours d'année après que ses parents ont investi 7 000 euros pour assurer ses transports, la famille a décidé de porter cette affaire devant la justice. Qui a fini par lui donner raison… Dans son jugement rendu le 21 juillet 2014, le tribunal administratif de Grenoble précise qu'il « revient dès lors au département de Haute-Savoie de prendre en charge l'ensemble des frais exposés par l'intéressée pour mener à bien ses études, lesquels comprennent non seulement ses frais de déplacement de son domicile à Saint-Pierre-en-Faucigny à l'IUT de Grenoble mais également ses frais de déplacement de sa résidence universitaire à l'IUT de Grenoble ». Cette décision, qui confirme ce que dit la loi, fait jurisprudence.

Une épreuve absurde ?

Même si l'issue fut finalement heureuse, cette « famille réhabilitée » regrette néanmoins cette « épreuve supplémentaire, absurde, dans un parcours chaotique et incertain ». Et Sylvie, la maman d'ajouter : « Les mensonges, les manipulations, les menaces, bref la violence quotidienne, ordinaire, faite à bien des familles d'enfants en situation de handicap a été particulièrement rude. Un conflit déloyal. Nous n'avons rien lâché pour ne pas devenir les victimes d'un système qui déraille. »

Des soutiens humains malgré tout

Malgré tout, se félicite la maman de Laurie, « les systèmes sont fait aussi d'êtres humains, dotés d'une capacité de réflexion. » En effet, avant même cette décision, elle avait reçu de nombreux soutiens et notamment du préfet de la Haute-Savoie et du 1er Vice-président du Conseil général (le département pourtant incriminé !), de deux députés, ainsi que de la « cellule aide handicap école » du ministère de l'Education nationale. Cette implication collective a permis, selon elle, « de réinterroger la politique en faveur du handicap que le département souhaitait mettre en place et de donner du sens (du bon sens) dans le traitement du dossier de notre fille. »

19 septembre 2014

Projet de loi autonomie : le handicap absent !

article publié dans Handicap.fr

Résumé : L'Unapei se dit révoltée par l'absence de prise en compte des personnes handicapées vieillissantes dans le projet de loi autonomie. Christel Prado, sa présidente, demande des actes et rappelle que le handicap ne prend pas sa retraite !
 
Par le 11-06-2014

*Créée en 1960, l'Unapei est la première association française représentant et défendant les intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles.

Handicap.fr : La présidente de l'Unapei est en colère ?
Christel Prado : Oui. Depuis des décennies, l'Unapei alerte les gouvernements successifs sur les conséquences du vieillissement des personnes handicapées et du manque d'anticipation qui mènent à des situations dramatiques. Or le projet de loi autonomie « Adaptation de la société au vieillissement » présenté le 3 juin 2014, attendu depuis 2003, ne prend toujours pas en compte les besoins des personnes handicapées vieillissantes ! L'Unapei est scandalisée ! Stop au discours, nous voulons des actes !

H.fr : Vous siégez au CESE (Conseil économique social et environnemental) et avez travaillé sur ce projet de loi mais la parole de cette institution ne semble pas avoir été entendue…
CP : En effet, et la réponse apportée par ce projet de loi autonomie est bien en-deçà de la problématique. J'ai bien peur que toutes les politiques en faveur des personnes handicapées, et notamment la loi handicap de 2005, ne s'en trouvent affectées. Il faut dire les choses clairement : madame Delaunay, ministre déléguée aux personnes âgées et à l'autonomie, qui a porté ce projet depuis deux ans, ne se sentait absolument pas concernée par la situation des personnes handicapées dont elle faisait un sujet à part. Ce qu'elle m'a confirmé lors d'un entretien ! C'est pourquoi l'Unapei ne va pas se priver de monter au créneau.

H.fr : Des actions ont pourtant été menées, et notamment par le groupe de travail conduit récemment par Patrick Gohet, sur cette question de l'avancée en âge des personnes handicapées…
CP : Oui, un rapport et des préconisations ont été publiées en 2013 par ce groupe qui apportent de nombreuses solutions concrètes mais le projet de loi autonomie n'en a absolument pas tenu compte. On nous dit clairement : « Les personnes handicapées ont tout et on ne comprend pas pourquoi elles revendiquent encore ! »

H.fr : Le remaniement ministériel d'avril dernier a peut-être mis un peu de désordre dans cette situation…
CP : Mais oui, bien sûr ! On peut se retrancher derrière ce moment de flottement de quelques semaines or ce projet de loi est en gestation depuis 2003. Plus de dix ans pour y réfléchir…

H.fr : Cela concerne combien de personnes dans le réseau Unapei ?
CP : 35 000 personnes handicapées vieillissantes qui sont sans solution d'accueil adaptée à leur besoin.

H.fr : C'est-à-dire, où vivent-elles ?
CP : Dans leurs familles, avec des parents parfois eux-mêmes très âgés qui s'occupent encore nuit et jour de leur enfant. Mais aussi auprès de frères et sœurs qui se retrouvent du jour au lendemain à devoir accueillir leur frère handicapé chez eux faute de solution. Que dire aux personnes handicapées elles-mêmes qui perdent leurs proches, qui s'inquiètent de leur devenir et se retrouvent dans l'impasse ? L'absence de réponse du gouvernement est insupportable.

H.fr : Le 24 mai 2014, lors du 54ème congrès de l'Unapei, vous avez interpelé Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat en charge du handicap sur cette question…  
CP : Je lui ai rappelé que notre société semble avoir découvert que ces personnes dites fragiles, grâce à l'accompagnement et aux soins et surtout à leur utilité sociale, peuvent désormais vieillir. Les personnes handicapées naissent, grandissent, apprennent, travaillent, aiment, créent, partent en vacances, vieillissent et meurent même après leurs parents…

H.fr : Que demandez-vous au gouvernement ?
CP : Face à ce manque cruel de considération, de revoir sa copie dans les plus brefs délais ! Nous souhaitons que la personne soit maintenue dans son milieu de vie habituel le plus longtemps possible. Mais cela suppose d'accroître le financement de services extérieurs médicaux ou paramédicaux au sein de structures telles que les foyers d'hébergement ou foyers de vie. Ce maintien à domicile et l'accompagnement de la personne au sein de la famille peut aussi se faire avec l'appui de services pour les personnes les plus autonomes, tels que des services d'accompagnement à la vie sociale.

H.fr : Et pour ceux qui doivent être accueillis en établissements ?
CP : Là encore, il existe des solutions, à condition de déployer des partenariats avec des services de soins palliatifs pour les MAS (Maison d'accueil spécialisée) ou FAM (Foyer d'accueil médicalisé). Mais aussi de créer des accompagnements adaptés au handicap intellectuel dans les maisons de retraite (EHPAD) avec les aménagements nécessaires. Et enfin de créer des établissements spécialisés pour ces personnes handicapées vieillissantes. Mais le constat est le suivant : les offres de places et de services demeurent largement insuffisantes et doivent être développées de manière urgente afin de faire face à l'accroissement des demandes.

H.fr : Concrètement, quelle est la situation ? Des exemples ?
CP : Lorsqu'elles atteignent 60 ans, les personnes handicapées vivant en MAS peuvent y rester mais les travailleurs d'ESAT (Etablissements et services d'aide par le travail) habitant en foyer doivent le quitter. Nous voulons des solutions alternatives pour éviter cette rupture.

H.fr : On vous sent remontée… L'Unapei ne compte pas en rester-là ?
CP : Pour parler franchement, je suis chaude bouillante. Et si l'Unapei doit descendre dans la rue, c'est sur cette question. Ca et l'accueil des Français en Belgique ! Il faut enfin prendre des décisions politiques ! Il faut que ça bouge et que les citoyens reprennent en main leur destin. Tous les citoyens…

14 septembre 2014

Soirée débat ->film de Sophie ROBERT "QUELQUE CHOSE EN PLUS" le 16 septembre 2014 à PARIS au cinéma l'Entrepôt

quelque chose en plus

En présence de Joseph Schovannec, Liora Crespin, Simon Dejardin eft de toute l'équipe de l'IME ECLAIR !

13 septembre 2014

Un premier Salon de l'autisme

Marie-Ève Rompré Les deux co-fondatrices du Salon de l’autisme, Johanne Leduc (à gauche) et Sylvie Le Guerrier (à droite).

Le tout premier salon consacré à l’autisme aura lieu du 3 au 5 octobre au Cosmodôme de Laval. Il était temps que le monde qui gravite autour de l’autisme se rassemble, estime Johanne Leduc, mère de deux enfants autistes et co-fondatrice de l’événement.

Pourquoi avait-on besoin d’un salon de l’autisme?
Par expérience, je sais que les parents courent toujours à droite et à gauche pour trouver de l’information sur les services, les traitements, les professionnels de la santé et tout ce qui concerne le trouble de leur enfant. Là, on va avoir un endroit où tout le monde se rencontre et se rejoint pour parler de l’autisme. Les chercheurs, par exemple, vont pouvoir partager le résultat de leurs recherches et recruter des participants. J’aurais voulu qu’un tel salon existe, mais puisque ce n’était pas le cas, j’ai dû l’organiser moi-même avec ma collègue Sylvie Le Guerrier.

Quelles activités le salon va-t-il offrir?
Nous présenterons 33 conférences. Les sujets seront, par exemple, la sexualité chez les autistes, le stress parental et le rôle des applications pour iPads ciblant les autistes. Le samedi, tous les conférenciers sont des personnes autistes. Il y aura des ateliers et des conférences de thérapie par l’art, de la musique et une projection d’un documentaire. Aussi, 95 organismes et entreprises tiendront des kiosques d’information. Plusieurs camps de jour seront présents, tout comme des commissions scolaires, des cliniques de santé et des compagnies qui offrent des produits spécialisés.

18000

Il y aurait environ 18 000 cas d’autisme au Québec, dont 8000 à Montréal, selon Autisme Montréal.

Combien attendez-vous de personnes?
On espère recevoir la visite de 1000 personnes par jour. Environ 900 personnes se sont déjà inscrites pour les conférences et plusieurs hôtels des environs affichent presque complet. On a aussi énormément de bénévoles. Les enfants sont les bienvenus, mais il n’y aura pas beaucoup d’animation à leur attention. Un des deux parents pourrait aller au musée du Cosmodôme avec leur enfant pendant que l’autre assiste à des conférences.

11 septembre 2014

Phobie administrative : ces personnes handicapées qui renoncent à leurs droits

article publié sur Vivre FM

Mercredi 10 Septembre 2014 - 18h24

Thévenoud

Pour se défendre de ne pas avoir payé ses impôts, l'ancien secrétaire d'Etat au commerce extérieur Thomas Thévenoud parle d'une "phobie administrative". Beaucoup de français, notamment handicapés, sont rebutés par les tracasseries administratives et renoncent à leurs droits. Et vous ?

Un tiers des personnes pouvant bénéficier d'aides sociales y renoncent
Un tiers des personnes pouvant bénéficier d'aides sociales y renoncent

Trop de paperasse, trop de formulaires, des demarches et des files d'attente interminables, les personnes handicapées connaissent ces situations. Pour trouver des témoins, inutile de chercher très loin : des employés de Vivre FM racontent leur découragement devant les obstacles administratifs.

 

"L'angoisse du guichet"

" Je sais que j'ai droit à l'aide personnalisée au logement (APL)", explique notre animateur Benjamin Mauro, aveugle. "Je n'y ai pas toujours eu droit, mais à chaque fois il manque une pièce a mon dossier. Il aurait fallu y retourner mais j'ai fini par renoncer et tant pis si je sais que je perds de largent! Il faudrait que je m'y attelle mais je ne sais plus la piece qui manque. En plus pour nous les aveugles, les papiers administratifs sont inconsistants". Edouardo, standardiste, présente un handicap psychique : " Ca m'est arrivé d'avoir des démarches administratives à faire, mais mon angoisse de me rendre au guichet me fait reculer la date du dépot du dossier. J'avais rendu un dossier en temps et en heure à Pole Emploi pour le renouvellement de mon allocation. Ils ont la trace que je l'ai déposé... Et je reçois un courrier disant que je ne l'ai pas fait. Ils ont du égarer mon dossier, du coup mon allocation est suspendue. Je dois tout recommencer."

 

 

"J'étais trop fatiguée pour faire les papiers administratifs"

Notre journaliste Anne-Lise Farkoa, déclare  :" J'ai eu un cancer pendant un an et demi qui s'est terminé il y a quelques semaines. Pendant que j'étais malade, j'étais trop fatiguée pour faire les papiers administratifs. Au lieu de demander un mi-temps thérapeutique à la sécu, ce qui n'est pas compliqué mais ça prend du temps, je ne l'ai pas fait. Donc je me suis retrouvée avec un salaire de mi-temps alors que j'aurais pu bénéficier de quelque chose de plus important financièrement." Il n'y a pas que les personnes malades ou handicapées qui renoncent à leurs droits. Les deux tiers des familles qui pourraient avoir droit au RSA activité n'en font pas la demande. Selon la cour des comptes, ce non-recours (c'est l'expression officielle) permet à l'état d'économiser plus de 5 millions d'euros par an.

 

Le gouvernement agit... lentement

Le rapport de la cour des comptes affirme que 20% des non recours sont dû aux difficultés administratives. Pour 60% des personnes interrogées c'est surtout le manque d'information qui les conduis à ne pas faire valoir leurs droits. Le président de la république avait parlé de "choc de simplification", c'était en décembre 2013 au moment de la grande conférence contre la pauvreté. L'objectif de cette réforme était de rendre les démarches administratives moins complexes avec une limitation des dossiers papiers et la mise en ligne sur internet des formulaires administratifs. Mais ce "choc de simplification" a du mal à se traduire en action concrète sur le terrain. Pour les personnes handicapées, rien à changé. Toujours des délais trop longs, des dossiers complexes...Pour le moment ce qui est lancé, c'est la possibilité de suivre son dossier sur internet. Problème, vous n'avez plus d'interlocuteur et si vous avez des difficultés avec l'informatique et bien débrouillez-vous !!

Jérémy Truong, Camille Gousset

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