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"Au bonheur d'Elise"

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7 février 2019

Précarité, bas salaire, manque de considération... Pourquoi les accompagnants scolaires d'élèves handicapés sont à bout

article publié dans 20 Minutes

EDUCATION Les AESH ont manifesté ce mercredi  pour demander un meilleur statut et une hausse de salaire

Delphine Bancaud

Publié le 06/02/19 à 20h07 — Mis à jour le 06/02/19 à 20h07

Illustration d'un élève handicapé

Illustration d'un élève handicapé — ATTILA KISBENEDEK / AFP

  • Les AESH sont souvent à temps partiel, en CDD et ont de faibles rémunérations.
  • Ils ont manifesté ce mercredi dans une trentaine de villes de France.
  • Le gouvernement doit faire des annonces lundi prochain, à l’issue d’une grande consultation sur l’école inclusive.

« On fait un travail difficile auprès d’élèves handicapés, on s’investit totalement dans notre mission, mais elle n’est pas valorisée, au sens propre comme au sens figuré », témoigne Hélène Elouard, AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap à Bordeaux). Comme elle, beaucoup de ses confrères sont en grève ce mercredi pour dénoncer leurs conditions de travail et mettre pression au gouvernement qui doit faire des annonces lundi prochain, à l’issue d’une grande consultation sur l’école inclusive. Des rassemblements ont d’ailleurs eu lieu dans une trentaine de villes à l’appel de 8 syndicats.

Ce que les AESH dénoncent en premier, c’est la précarité de leurs contrats. Car selon le Snes, seulement 57 % d’entre eux exercent à temps complet et ils ne sont que 60 % à avoir décroché un CDI. «Nos conditions de travail sont très précaires. Du coup, on n’a pas accès aux prêts bancaires et on a du mal à se loger», témoigne Nathalie Legros, AESH à Reims. Des avancées ont cependant été constatées ces derniers temps : car depuis la dernière rentrée, il y a davantage d’accompagnants embauchés en CDD qu’en contrat aidé. Et dans Le Figaro, Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées a déclaré que «plus aucun contrat du type contrat aidé ne sera recruté à la rentrée 2019».

«On réclame un statut de fonctionnaire»

En outre jeudi dernier, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi PS  via laquelle les AESH se verront proposer des CDD de trois ans, renouvelables une fois avec un CDI à la clé au bout de six ans. Mais selon le groupe PS à l’Assemblée, le texte a été vidé de sa substance, car il proposait à l’origine « un recrutement direct des AESH en CDI », mesure supprimée en commission. «La perspective de CDI pour quelques-uns est insuffisante pour lutter contre le manque d’attractivité du métier», estime Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU.

«Normalement, le statut de contractuel est dédié aux besoins de recrutement ponctuels. Or, l’Education nationale a besoin de nous tout le temps. On réclame donc un statut de fonctionnaire», indique Floris Lemaire, AESH à Paris.

«Je gagne 1.235 euros net pour un travail à temps plein»

Les AESH dénoncent aussi la faiblesse de leurs salaires. «J’ai onze ans d’ancienneté et je gagne 1.235 euros net pour un travail à temps plein», témoigne ainsi Nathalie Legros. «Mais la moitié des AESH travaillant à mi-temps, ils gagnent plutôt autour de 700 euros par mois», souligne Hélène Elouard.

«On fait aussi un travail invisible qui n’est pas reconnu : on s’autoforme sur notre temps libre, on effectue un travail de coordination avec les enseignements. Tout ça, bénévolement. Quant aux Aesh qui bossent dans les REP, ils n’ont pas de prime, alors que les enseignants en ont. Est-ce normal ?», interroge Floris Lemaire.

«On leur demande parfois d’effectuer des tâches qui n’ont rien à voir avec leurs missions»

Quant à la formation des AESH, elle est encore souvent inexistante. Mais le gouvernement a promis 60 heures de formation annuelle dès 2019. «Mais le ministère ne donne aucune garantie que ces heures seront effectivement suivies. Par ailleurs, les AESH devraient être formés dans les Ecoles du professorat avec les enseignants», estime Yvon-Yvan Barabinot, responsable des non titulaires à la CGT  éduc'action.

Parallèlement à des meilleures conditions de travail, les AESH réclament aussi une plus grande considération de la société pour leurs missions. Y compris de la part des équipes pédagogiques : « Dans certaines écoles, les AESH ne sont pas pris en compte, n’ont pas d'échanges avec les enseignants, déjeunent dans leur voiture. Et pire, du fait de la précarité de leur statut, on leur demande parfois d’effectuer des tâches qui n’ont rien à voir avec leurs missions, comme faire des photocopies, garder les enfants à la récrée… Et quand il y a conflit pédagogique entre l’AESH et un enseignant, en général il est réaffecté ailleurs ou son contrat n’est pas renouvelé», révèle Hélène Elouard. Reste à attendre lundi pour savoir quelles remèdes le gouvernement va leur apporter…

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7 février 2019

10 février. Manifestation de psychanalystes gilets jaunes

Freud au cigareEnfin la version freudienne des plus démunis !!! ... je vous laisse apprécier.

Jean-Jacques DUPUIS

Mercredi, 6 Février, 2019

A l’appel de 84 psychanalystes, une manifestation « Psychanalystes Gilets jaunes » se tiendra le dimanche 10 février 2019 à 14h30, à l’angle de la rue Rambuteau et de la rue du Temple à Paris. C’est à côté du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme où se tient actuellement une exposition à la mémoire de Freud. Seront également présents à ce rendez-vous des porte-paroles des gilets jaunes.

 

Partout aujourd’hui la parole s’affranchit : c’est l’effet « Gilets jaunes », et la parole qui se libère, c’est aussi l’affaire de la psychanalyse. Elle fabrique des insoumis : celui qui s’émancipe sur un divan de ses oppressions intimes est près à enfiler un gilet jaune dès qu’il se heurte à la réalité quotidienne. Cette liberté est d’abord celle de la parole enfin prise, elle ouvre la porte de « Liberté, Egalité, Fraternité » ! Depuis longtemps en France, il n’y eut jamais tant de débats. Car la démocratie n’est pas une mise en boîte institutionnelle, c’est l’affaire du peuple. Le pouvoir actuel lui-même - si arrogant - est aujourd’hui obligé de sortir des institutions habituelles pour débattre. Hélas ! Les cadres de ce « débat » sont fixés à l’avance en toutes lettres : non au rétablissement de l’ISF et à l’augmentation des salaires, oui au déballage sur l’immigration : c’est le grand danger ! Macron se contente de faire de la pédagogie comme si nous étions des ignorants. L’humiliation continue. Il est pourtant lui aussi obligé de sortir dans la rue pour débattre. Le débat se passe désormais en dehors d’un cadre parlementaire disqualifié. Nous sommes dans un état insurrectionnel pacifique, hors institutions. Macron sera-t-il le plus fort avec l’aide d’une police toujours plus violente ? Cela ne sera pas le cas si nous résistons et apportons plus que notre soutien, car nous aussi nous voulons que la parole se libère.

Le mouvement « Gilets jaunes » est une protestation spontanée pour une vie meilleure, pour en finir avec trop d’injustices et avec le mépris qui réduit chacun à sa solitude. Bien pire encore ! ce mépris risque de pousser le peuple à s’en prendre aux immigrés… Le mur qui sépare le pouvoir de la grande majorité est la source en cascade de toutes les ségrégations. Si ce mouvement de colère comporte des zones d’ombres, c’est aussi notre responsabilité de faire entendre ce que ce mouvement porte de positif.

Nous qui, fidèles à la psychanalyse, voulons nous faire entendre, nous ne sommes pas « Gilets jaunes » seulement pour apporter notre soutien : nous en sommes ! Le pouvoir actuel est l’ennemi de la découverte freudienne, partout il rejette la psychanalyse : des lieux de soins, des universités, des études de médecine, des revues scientifiques, des commissions ministérielles. La seule solution proposée devant les souffrances psychiques qui sont la première pathologie en France est celle de la camisole chimique, même pour les enfants, au seul profit de l’industrie pharmaceutique, et à un prix faramineux.

Nous sommes liés à ce mouvement. La psychanalyse est toujours jeune sans enfiler de gilets jaunes. Elle apporte une compréhension politique élevée au moment historique que nous partageons.

=> Accès à l'article sur le site de l'Humanité & à la liste des signataires ici
6 février 2019

Les enfants autistes sévères et leur place dans la recherche scientifique

 

Les enfants autistes sévères et leur place dans la recherche scientifique

Les problématiques des enfants autistes sévères sont peu abordées dans la recherche scientifique. Cela nuit à une meilleure compréhension de leurs comportements qui se manifestent souvent par de la violence à leur encontre ou envers autrui, réduisant leur qualité de vie quotidienne et de leur famille.

http://comprendrelautisme.com

 

6 février 2019

Dimanche 24 mars 2019 Tournan en Brie -> Changer le regard avec l'association MEUPHINE

 

5 février 2019

De nouvelles pistes pour expliquer l'autisme

Yann Verdo / JournalisteLe 02/02 à 14:00Mis à jour à 14:06
A l'Autism Behavorial Center, en Floride, un enfant de trois ans, atteint du syndrome d'Asperger, joue dans une piscine à balles. Un moment de détente faisant partie de sa thérapie pour l'aider à surmonter son trouble neurodéveloppemental. - Tampa Bay Times/ZUMA/REA

SCIENCES - Une étude française vient remettre en cause le modèle théorique dominant concernant les anomalies cérébrales à l'origine du fonctionnement mental atypique des personnes avec autisme. Mais la recherche n'en continue pas moins d'avancer…

Les progrès des neurosciences en général, et de l'imagerie cérébrale en particulier, permettront-ils un jour aux chercheurs de percer le mystère de l'autisme ? Bien malin qui pourra le dire. Le fait est que, à mesure que la prévalence de ce trouble neurodéveloppemental augmente inexorablement dans la plupart des pays développés (lire ci-dessous), les études se multiplient. Découvertes et hypothèses se succèdent à un rythme accru, ouvrant tantôt de nouvelles pistes, en fermant tantôt d'autres, remettant parfois en cause le peu que l'on croyait savoir...

Il y a deux ans, une étude parue  dans « Nature » et conduite par l'Américaine Heather Hazlett, du département de psychiatrie de l'université de Caroline du Nord, avait établi que les enfants dont le cerveau grossissait plus vite que la moyenne au cours de leur première année de vie avaient davantage de risques d'être diagnostiqués comme autistes à l'âge de deux ans.

Le fait que les enfants autistes aient souvent un cerveau plus volumineux que la moyenne avait déjà été décrit par le passé. Mais la cause de cette croissance cérébrale atypique, qui s'arrête brutalement au bout de quelques années, demeurait jusqu'ici une énigme. Celle-ci vient peut-être de trouver un début d'explication avec une nouvelle étude parue le 7 janvier dernier  dans « Nature Neuroscience » .

Leurs auteurs, dirigés par Simon Schafer du Salk Institute (La Jolla, Californie), se sont intéressés à la croissance des cellules nerveuses elles-mêmes. Pour ce faire, ils ont prélevé à des personnes autistes et non autistes des cellules de peau, avant de les transformer in vitro en cellules souches neurales - le « moule » dont sortiront, ensuite, tous les types de cellules nerveuses : neurones, cellules gliales (assurant la nutrition et l'entretien des neurones), etc. Ils ont constaté que les cellules nerveuses provenant de personnes souffrant d'autisme se développaient plus rapidement que celles des non-autistes, devenaient plus grosses, se dotaient d'excroissances plus élaborées.

Phénomène sous-jacent également mis en lumière par les chercheurs américains dans la même étude, les gènes responsables de cette neurogenèse s'expriment plus vite et plus tôt dans les cellules provenant de personnes autistes. La raison en serait liée à une différence au niveau de la chromatine, cette structure au sein de laquelle l'ADN se trouve empaqueté et compacté. Cette chromatine serait plus ouverte et plus facilement dépliable chez les autistes, accélérant d'autant le processus génétique responsable de la neurogenèse.

Connectivité

L'enquête progresse, donc... Mais il arrive aussi que les nouvelles études remettent en cause certaines théories laborieusement construites. C'est le cas de celle réalisée par une équipe de chercheurs français dans le cadre d'une collaboration entre la Fondation FondaMental, l'Inserm, l'institut NeuroSpin du CEA et l'hôpital Henri-Mondor, et dont les résultats remarqués ont été publiés en novembre dernier  dans la revue « Brain » .

Pour cette étude, les chercheurs ont pu bénéficier des données exceptionnellement complètes et détaillées de la cohorte InFoR-Autism, elle-même fruit d'une collaboration entre la Fondation FondaMental, l'Inserm et l'Institut Roche. Un autre atout décisif a été la récente mise au point, à NeuroSpin, d'un atlas modélisant très précisément, chez les non-autistes, les connexions dites à courte distance, reliant les neurones de zones adjacentes du cerveau.

Dans le cerveau, la couche de matière grise, constituée des neurones, surmonte une couche de matière blanche, formée par les faisceaux d'axones permettant aux neurones, proches ou distants, de communiquer entre eux. Les neuroscientifiques savent depuis quelque temps déjà que ce trouble neurodéveloppemental qu'est l'autisme est, essentiellement, un trouble de la connectivité.

Sur la foi de précédentes analyses d'imagerie, un modèle théorique s'était peu à peu imposé pour expliquer la spécificité du fonctionnement mental des autistes, et notamment leur moindre « cognition sociale », terme sous lequel les spécialistes regroupent des facultés telles que notre capacité à nouer et entretenir des relations sociales harmonieuses mais aussi à reconnaître et comprendre les sentiments et émotions de l'autre, c'est-à-dire notre empathie. Les faibles scores généralement obtenus par les autistes aux tests de cognition sociale auraient pour base anatomique, disait ce modèle théorique, un déficit de connexions longue distance, reliant deux à deux des zones éloignées du cerveau, déficit associé à un excès de connexions courte distance. En particulier, expliquait-on, la difficulté des autistes à appréhender une situation dans son ensemble et leur tendance à se focaliser sur des détails proviendrait d'une saturation d'informations traitées par leur cerveau, elle-même liée à cet excès de connexions courte distance.

Oui, mais voilà. Ce modèle explicatif ne résiste pas à une analyse plus poussée de la connectivité cérébrale des autistes. Pour l'étude parue dans « Brain », les chercheurs ont utilisé une méthode d'imagerie plus adéquate que celles précédemment employées : l'IRM de diffusion (IRMd), permettant de visualiser le déplacement des molécules d'eau le long de la gaine de myéline enveloppant les axones. « Il est alors possible, par un procédé mathématique appelé 'tractographie', de reconstituer très finement les trajets des faisceaux de matière blanche », explique Marc-Antoine d'Albis, psychiatre à Henri-Mondor et principal auteur de l'étude.

Un déficit à explorer

Or, si le déficit de connexions longue distance paraît acquis - il a été confirmé par une précédente étude de la même équipe -, il n'en va pas de même de l'excès supposé de connexions courte distance. En comparant leurs tractogrammes à l'atlas établi par les chercheurs de NeuroSpin, les auteurs de l'étude ont au contraire constaté un... déficit de connexions courte distance. Du moins s'agissant de 13 des 63 faisceaux répertoriés et modélisés dans l'atlas.

« La force de notre étude, c'est qu'elle montre une corrélation entre, d'une part, ce déficit de connexions courte distante et, de l'autre, le déficit de cognition sociale que l'on observe chez la plupart des personnes avec autisme », commente Marc-Antoine d'Albis. Reste que, comme il le dit lui-même, ce résultat n'est, à l'heure actuelle, nullement généralisable à tous les autistes, l'étude de « Brain » n'ayant porté que sur des adultes de sexe masculin et dits « autistes de haut niveau » parce que maîtrisant le langage. D'autres investigations seront à conduire, notamment sur les enfants, pour savoir si cette anomalie de la connectivité à courte distance est bien un trait spécifique de l'autisme, et non un simple effet de l'âge ne se rencontrant que chez les adultes.

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5 février 2019

Connaissez vous la démarche qualité d'Autisme France ?

Information publié sur le site d'Autisme France

La démarche qualité d’Autisme France :

une approche et un outil au service des personnes accueillies


Autisme France a toujours placé la qualité de l’accompagnement des personnes autistes au cœur de son projet associatif. Cette exigence de qualité est décrite dans toutes ses dimensions dans la Charte « Ce que nous voulons », et en adhérant à la Charte, les associations partenaires prennent l’engagement de la placer au cœur de leurs propres actions.

La démarche qualité d’Autisme France repose fondamentalement sur le principe que la qualité dans l’autisme ne s’improvise pas et se construit à tout instant. Il faut :

  • s’appuyer sur une connaissance de l’autisme régulièrement mise à jour pour définir les objectifs et les stratégies les plus appropriées pour chaque personne accompagnée
  • mobiliser des intervenants spécifiquement formés à l’autisme, démontrant leur maîtrise des outils nécessaires pour la compréhension, l’éducation, le développement et la gestion des comportements des personnes accompagnées. 


La démarche qualité d’Autisme France est concrétisée :

  • par la création d’une Commission Qualité réunissant des parents et des professionnels,
  • par la publication dès 2005 par la Commission Qualité de grilles d’évaluation à l’usage des services et établissements médico-sociaux
  • par la définition d’un label d’accréditation qualité faisant suite à une procédure d’évaluation soumise pour validation à la Commission Qualité.


Les grilles d’évaluation mettent particulièrement l’accent sur la nécessité d’associer tous les acteurs concernés (familles, responsables légaux et usagers, Administrateurs, cadres de direction, techniciens, employés et ouvriers, partenaires) à la définition et à la mise en œuvre du projet personnalisé de chaque personne accompagnée.

Les grilles d’évaluation d’Autisme France restent à ce jour l’outil le plus complet et le plus précis pour évaluer la qualité de l’accompagnement proposé aux personnes avec autisme. Elles sont compatibles avec les dernières recommandations de l’ANESM et de la HAS. De nombreux établissements (relevant parfois d’associations qui ne sont pas partenaires AF) indiquent s’en inspirer pour leurs évaluations internes, sans s’y référer explicitement.

 

Pour faire reconnaître, pérenniser, et améliorer la qualité du service, obtenez le

Label Autisme France

 



Seule démarche Qualité francophone spécifique à l’autisme, pour tous les âges et toutes les situations, tous les types d’établissement.

Basée sur des référentiels complets incluant toutes les recommandations 2013 de la HAS.

Réalisée par des professionnels dont certains sont parents, qui tous ont acquis une grande connaissance de l'autisme et une large expérience de terrain

Mieux qu’une certification car centré sur la personne avec TSA

 

 

Lien vers le site internet 
Pour toute information complémentaire :
www.autismequalite.fr

 

 

Grilles d'évaluation


Services enfants externat
Services enfants internat
Services adultes externat
Services adultes internat
Intervention précoce et Sessad


Plaquette du programme qualité

Plaquette à télécharger

Établissements ayant reçu le Label Qualité 
 
 
 
 
 
 

Autisme France est une association de type loi 1901 reconnue d'utilité publique,
membre d'Autisme Europe & de l'O.M.A
Autisme France, 1175 avenue de la République
06550 La Roquette-sur-Siagne
Tel : 04 93 46 01 77 - Fax : 04 93 46 01 14
mail : Nous contacter
Webmaster : Julie

5 février 2019

Diane Compain, au nom d'Emmanuelle

diane compain au nom d'emmanuelle

5 février 2019

Autisme : un traitement précoce améliore nettement le langage et les fonctions cognitives

Les enfants autistes peuvent nettement améliorer leurs compétences linguistiques, cognitives et sociales grâce à une intervention précoce de qualité, dès l'âge de 18 mois. C’est ce que démontre une étude contrôlée réalisée sur plusieurs centres.

Autisme : un traitement précoce améliore nettement le langage et les fonctions cognitives
KatarzynaBialasiewicz/istock


Publié 04.02.2019 à 16h37

Le modèle Early Start Denver (ESDM) est devenu une méthode de référence, utilisée aux États-Unis et dans le monde entier, pour corriger les troubles de l’autisme. Mais jusqu'à présent, l'ESDM n'avait pas été testé en dehors d’un seul centre et la méthode n’avait pas été restée dans un essai contrôlé impliquant plusieurs sites et comparant l'approche à des interventions classique sur l'autisme.

L'étude, publiée aujourd'hui dans le Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, démontre qu’il est possible d’appliquer la méthode ESDM en vie réelle et d’obtenir un bénéfice significatif sur le langage et les fonctions cognitives à condition de les appliquer dès l’âge de 18 mois.

Une reproduction des résultats antérieurs

La nouvelle étude révèle que les enfants bénéficiant d’une méthode ESDM intensive, 15 heures en moyenne par semaine, ont des gains linguistiques beaucoup plus importants que les enfants participant aux interventions classique en communauté, et cela est vrai à la fois chez les enfants qui ont des retards importants et à la fois chez ceux dont le retard est moins important.

En plus de valider l'efficacité de l'ESDM pour le développement du langage, l'étude révèle également que les enfants bénéficiant des techniques classiques en milieu communautaire ont des gains importants dans plusieurs domaines si ils sont appliqués dès l’âge de 18 mois.

Le traitement précoce de l'autisme est une nouvelle idée

La différence entre l’ESDM et les interventions comportementales plus traditionnelles utilisées chez les enfants autistes est qu’elle combine des approches développementales et comportementales et qu’elle s’effectue au quotidien. L’ESDM est construite sur des interactions instantanées que les jeunes enfants ont généralement avec d’autres personnes, en particulier leurs parents, et utilise les intérêts et les activités préférées des enfants pour assurer des interactions sociales intéressantes et amusantes.

« Contrairement aux autres approches populaires au moment du lancement du modèle de Denver, nous avons utilisé un environnement typique des enfants d'âge préscolaire et mis l'accent sur les possibilités d'apprentissage offertes par les interactions sociales entre enfants et adultes pour accélérer le développement des enfants », a déclaré le Professeur Dally Rogers, du MIND Institute à Denver.

Une étude qui valide la technique dans plusieurs centres

L’étude a inclut 118 enfants autistes, âgés de 14 mois à deux ans, qui ont été tirés au sort entre, soit des interventions de type ESDM, soit des interventions classiques communautaires, pendant 27 mois. Les enfants assignés à l’intervention de type ESDM ont bénéficié d'un accompagnement hebdomadaire de trois mois suivi d'un traitement individuel d'une durée de 24 mois, environ 15 heures par semaine, dispensés par des assistants de thérapie supervisés dans des foyers ou des structures de garde. Les parents recevaient un coaching quatre heures par mois d'un thérapeute certifié ESDM. En milieu communautaire, les heures de traitement variaient selon les sites.

Les chercheurs ont montré que sur deux des trois sites, les enfants bénéficiant de l’ESDM étaient nettement plus performants que les enfants participant aux interventions classiques communautaires, même si le gain de langage sur le troisième site (qui était important) ne différait pas significativement entre les deux modalités. Lorsque les résultats des trois sites ont été regroupés, il y avait un avantage significatif pour les enfants du groupe ESDM.

Importance de l’intervention précoce sur le langage

« Le langage est la passerelle vers l'apprentissage », a déclaré Sally Rogers. « Le langage est la porte qui ouvre la communication sociale, l'éducation et les interactions avec les gens de votre communauté. C’est comme ça que vous partagez avec les gens. C’est le principal vecteur d’interaction sociale une fois que vous avez passé l’enfance ».
L'étude a également révélé, qu'en termes de cognition et d'aptitudes sociales, les groupes de traitement ESDM et de traitement en communauté ont réalisé des gains importants quand ils sont délivrés précocement. L’enjeu est donc d’aider les familles à bénéficier très tôt de ces techniques pour de jeunes enfants atteints d'autisme.

Un changement des pratiques

L'idée est donc que les enfants autistes qui reçoivent un traitement précoce de qualité puissent obtenir autant de gain de langage et de développement cognitif que dans cette étude sur plusieurs centres. « Ces résultats devraient susciter beaucoup d'espoir pour les familles » a déclaré Sally Rogers.
En 2012, le magazine TIME a classé l'ESDM parmi les 10 percées médicales majeures, car ses travaux ont démontré que la fonction cérébrale chez les jeunes enfants autistes, beaucoup plus plastique qu’on ne le pense, peut se normaliser de manière durable et profonde avec une intervention précoce efficace.

4 février 2019

Elèves handicapés : l'Assemblée retouche les contrats des accompagnants


11h32, le 01 février 2019


Les députés ont voté une loi pour modifier les contrats proposés aux personnes qui accompagnent les élèves en situation de handicap à l'école. © JACQUES DEMARTHON / AFP

Les députés ont voté à l'unanimité un texte socialiste transformant les contrats d'AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) en "CDD de trois ans renouvelables une fois avec un CDI à la clé au bout de six ans". Des mesures décriées à droite comme à gauche.

L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité dans la nuit de jeudi à vendredi un texte socialiste, profondément remanié, pour une meilleure inclusion des élèves handicapés, avec notamment une retouche sur les contrats des accompagnants jugée comme une "entourloupe" par des oppositions.

Vers un contrat "beaucoup plus valorisant". Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a fait voter une modification dans le recrutement des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), qui se verront proposer "des CDD de trois ans renouvelables une fois avec un CDI à la clé au bout de six ans".

Actuellement, ils sont recrutés par contrat d'une durée maximale de trois ans, renouvelable dans la limite maximale de six ans selon la loi. Après six ans, la mission proposée doit être à durée indéterminée. "Nous avons souhaité rompre avec une situation antérieure insatisfaisante parce qu'elle n'offrait pas une situation stable pour les accompagnants (...). L'objectif, c'est de proposer aux AESH un contrat de travail beaucoup plus valorisant", a affirmé le ministre lors de l'examen de cette proposition de loi PS "pour une école vraiment inclusive", insérée dans une "niche parlementaire".

La fin des contrats aidés. "Dès la rentrée prochaine, nous ne recruterons plus d'auxiliaires de vie scolaire sous contrat unique d'insertion, autrement dit il n'y aura plus de contrats aidés", a poursuivi Jean-Michel Blanquer, qui défendra à partir du 11 février dans l'hémicycle un projet de loi plus large "pour une école de confiance".

Un texte "vidé de son sens", selon les Socialistes. "On ne voit pas très bien où est la déprécarisation. On est en pleine hypocrisie, tartufferie, en pleine trahison", a grincé la socialiste Laurence Dumont, estimant que le texte était "vidé de son sens". Son rapporteur Christophe Bouillon (PS) proposait à l'origine "un recrutement direct des AESH en CDI", mesure supprimée en commission.

"Vous enfoncez des portes ouvertes. En fait, vous transformez une précarité potentielle annuelle en précarité triennale. La petite entourloupe ne tiendra pas longtemps", a dénoncé Aurélien Pradié (LR), dont la proposition de loi sur le thème de l'inclusion des élèves handicapés avait été retoquée en octobre.

Un "progrès", selon LREM. "D'un CDD d'un an voire de 8 mois, on passe à un contrat de trois ans, c'est déjà un progrès", a souligné la "marcheuse" Cécile Rilhac, qui a obtenu notamment la désignation d'un ou plusieurs AESH "référents" dans chaque département. Ces derniers seront chargés de fournir à d'autres AESH un appui dans l'accompagnement des élèves.

L'une des autres principales mesures du texte PS, qui prévoyait de garantir l'affectation d'un accompagnant des élèves handicapés au plus tard 45 jours avant la rentrée scolaire, n'a pas été rétablie dans l'hémicycle. L'Assemblée a réécrit l'article en instaurant un entretien entre les parents de l'élève et l'accompagnant "au moment de (sa) prise de fonction".

4 février 2019

Coup de cœur – Les belles missions d’Autisme Pau Béarn Pyrénées

Coup de cœur – Les belles missions d’Autisme Pau Béarn Pyrénées

Le 30 Jan. 2019

L’association vient en aide aux autistes et à leur famille depuis maintenant 15 ans. Elle multiplie les initiatives pour améliorer leur quotidien…

 

Autisme Pau Béarn Pyrénées (APBP) a été créée en octobre 2004 par des parents d’enfants atteints d’autisme ou de troubles apparentés, car aucune structure pour enfants n’existait dans le département des Pyrénées-Atlantiques.


L’association a pour but de proposer, promouvoir et favoriser toute initiative qui encourage l’autonomie et l’insertion sociale des personnes autistes.

Création de services et de structures adaptés, organisation de formations spécifiques à l’autisme, information et orientation des personnes autistes et de leur famille sont les principales fonctions de l’APBP. Ainsi, elle informe, forme et guide les familles et intervenants auprès des enfants/adultes autistes pour leur permettre d’avoir une éducation spécialisée et individualisée. L’association a mis en place de nombreux services et structures adaptés afin de répondre à ces enjeux. Elle œuvre pour un accompagnement adapté, de qualité, professionnalisé et personnalisé.

De plus, Autisme Pau Béarn Pyrénées aide à la scolarisation des enfants porteurs de TSA. Mais pour autant, son cheval de bataille reste le diagnostic précoce de l’autisme et des autres troubles de développement. Par ailleurs, l’APBP lutte activement contre toutes les discriminations et violences dont les autistes peuvent être victimes.


De nouveaux outils pour les malades…

Cette association a créé différents services pour l’autonomie des malades, pour développer de la scolarisation et contre l’inclusion sociale. A l’instar du premier Sessad Autisme du département, géré par l’Adapei 64, qui accueille actuellement 10 personnes. Il s’agit de la première classe spécifique à l’autisme.

L’APBP développe par ailleurs de nombreux outils en partenariat avec les acteurs du territoire afin de faire connaître cette maladie et améliorer la prise en charge des personnes qui en souffrent. Elle a ainsi participé et initié, avec Autisme France, à l’élaboration du Guide d’évaluation des besoins de compensation de la personne handicapée (GEVA TED), pour réaliser les évaluations fonctionnelles de personnes atteintes de Troubles Envahissants du Développement.

Enfin, en partenariat avec l’Inspection Académique du département, Autisme Pau Béarn Pyrénées adapte le GEVA SCO pour la première fois en France. C’est un guide pour le Schéma départemental d’accessibilité, pour les personnes autistes et atteintes de troubles envahissant du développement (TED). L’association permet aussi la mise en place d’un service de soutien éducatif, d’information, de documentation et désensibilisation. Le soutien éducatif y est assuré par des professionnels de l’association tels que des psychologues, des éducateurs, des AMP ou des ergothérapeutes.


Un projet de plateforme de répit…

L’association espère mettre sur pied une plateforme de répit afin de soulager les parents sur des durées allant de quelques heures à plusieurs jours. APB a aussi structuré un réseau composé de professions libérales (psychologues, orthophonistes, éducateurs…) qui facilite la vie des familles.

Deux animateurs proposeront ainsi des activités pour une vingtaine de personnes autistes. Cette coordination lui a d’ailleurs valu une labellisation de l’Autorité régionale de santé en 2017. Dans quelques semaines, APB ouvrira un groupe d’entraide mutuelle (GEM) pour les adultes.

 

 


Prise en charge insuffisante des malades…

Le département des Pyrénées-Atlantiques compte environ 6.000 personnes concernées par l’autisme ou Troubles envahissant du développement (TED). La prise en charge de ces personnes s’y révèle encore largement insuffisante. En effet, seulement 20 à 30 % des enfants et adolescents avec autisme bénéficient d’un diagnostic, et d’une scolarisation qui par ailleurs reste souvent partielle. Par ailleurs les prises en charge standardisées proposées ne sont souvent pas complètement adaptées et conformes aux besoins des malades.


Une minorité a donc accès aux interventions, et à une éducation conforme aux recommandations HAS/ANESM. En ce qui concerne les adultes le constat est plus grave, avec environ seulement 10 % des adultes diagnostiqués.

En Béarn, 4 000 personnes souffriraient ainsi d’autisme mais seules 800 seraient diagnostiquées, au rythme d’une quinzaine de cas chaque année. L’association APBP accompagne près de 70 familles, et a formé plus de 1 500 parents et professionnels à appréhender ce handicap.

Informations sur le site internet – cliquez ici

4 février 2019

Saint Maur -> mercredi 6 février à 20h30 au Lido -> Le Sacrement de la Tendresse, film consacré à Jean Vanier

4 février 2019

La concertation - Ensemble pour une école inclusive - 3.Les PIAL - Pôles Inclusifs d'Accompagnement Localisés

 

La concertation "Ensemble pour une école inclusive" - 3.Les PIAL - Pôles Inclusifs d'Accompagnement Localisés

Pour rénover le dispositif d'accompagnement des élèves en situation de handicap à la rentrée 2019 la concertation "Ensemble pour une École Inclusive" et les PIAL

http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr

 

4 février 2019

Lancement du premier diplôme universitaire en autisme au Maroc et au Maghreb

article publié sur le HuffingtonPost

MAROC 30/01/2019 10h:42 CET

Une formation diplômante sur 3 ans.

KatarzynaBialasiewicz via Getty Images

UNIVERSITÉ - C’est une première au Maroc et au Maghreb. Dans la soirée du mardi 29 janvier, la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca (FMPC) a accueilli la cérémonie de lancement du premier diplôme universitaire spécialisé en autisme. Étalé sur trois ans, ce cursus dont le programme consiste en la formation de 20 professionnels de l’autisme par an, vient en réponse à la demande de professionnels du secteur de la santé, soucieux d’acquérir les connaissances nécessaires et appropriées, souligne la MAP dans un communiqué.

Durant la cérémonie de lancement, qui s’est déroulée en présence des représentants des départements de l’Éducation nationale, de la Famille et de la Solidarité, de la Santé, ainsi que de la Fondation Mohammed V pour la solidarité, la convention de partenariat portant sur la création de ce diplôme baptisé “DU autisme”, alternant cours théoriques et pratiques, a été signée.

Cette formation devra profiter aux médecins du public, aux psychologues et aux autres professionnels du secteur de la santé, en vue d’une plus grande maîtrise des spécificités de cette maladie et d’un soutien plus adapté aux familles, pour qu’elles puissent savoir prendre en charge au mieux une personne autiste, généralement un enfant ou un adolescent, explique le professeur Mustapha Abou Maarouf, doyen de la FMPC, dans une déclaration à la MAP.

La FMPC, le Collectif Autisme Maroc, le Centre national Mohamed VI des handicapés, la Fondation Orange (France et Maroc) et la Fondation Susa (Belgique) se sont, ainsi, associés pour la mise en place de ce cursus, convaincus que “la meilleure réponse aux difficultés posées par l’autisme réside dans la formation de professionnels qualifiés ainsi que celle des familles des personnes touchées par le trouble du spectre de l’autisme”.

Le professeur Abou Maarouf a également tenu à saluer le partenariat avec la société civile, les opérateurs privés “dont le soutien financier est précieux”, ainsi qu’avec la Fondation Susa, active dans ce domaine depuis un quart de siècle, et le Centre national Mohammed VI, qui mobiliseront des encadrants et des formateurs.

La présidente du Collectif Autisme Maroc, Soumaya El Amrani, “elle-même mère d’une jeune de 25 ans souffrant de troubles autistiques”, s’est félicité que son organisation ait été à l’origine de cette initiative, qui a été approuvée et appuyée par les autres partenaires, ajoute la même source. Le Collectif représente “les familles et exprime leurs attentes en termes de prestations de qualité, auxquelles elles aspirent depuis longtemps”, a-t-elle ajouté, notant que les familles ont constamment déploré l’absence d’une formation académique adéquate autour de l’autisme.

4 février 2019

Le centre pour adultes autistes est ouvert…et complet

article publié sur l'essor 38

le 02 février 2019 -

Le centre pour adultes autistes est ouvert…et complet
Brigitte Paris
- Le centre pour adultes autistes a ouvert en novembre dernier

Ouvert depuis à peine deux mois, le centre d'accueil et d'hébergement pour adultes autistes du pays voironnais est déjà complet. Si pour une trentaine de famille, il est vécu comme un soulagement, sa saturation et le trop grand nombre de candidatures refusées témoignent de la carence de solutions pour ces patients, passé l'âge de 20 ans. Explications avec Brigitte Paris, conseillère municipale à Voiron, déléguée au handicap, à l'accessibilité et à la petite enfance.

Le centre d'accueil pour adultes atteints d'autisme du pays voironnais a ouvert le 26 novembre dernier. « Le projet remonte à 2014, suite à l'appel à projet de l'Agence régionale de santé (ARS), d'ouvrir un centre dans la région de l'est grenoblois. » A partir de là, l'élue voironnaise, personnellement touchée par la question, et qui a pu constater le « manque crucial de structure en France pour les adultes autistes » prend les choses en main. Elle met en relation l'antenne voironnaise de l'association AFG autisme (qui gère plusieurs établissements en France), avec les services de la municipalité voironnaise. Finalement le projet séduit l'ARS.

« Il a ensuite fallu trouver le terrain, et c'est le pays voironnais qui nous a aidé et qui a signé un bail emphytéotique avec AFG autisme, qui gère désormais l'établissement. »

La première pierre a été posée en mars 2017 pour ouvrir 20 mois plus tard. Aujourd'hui, 30 places sont disponibles en hébergement permanent (trois unités de 10 résidents) et 10 en accueil de jour. « Les entrées se font progressivement, afin de ne pas perturber trop rapidement le quotidien des patients, et pour permettre la mise en route progressive pour les professionnels. Aujourd'hui, sept patients sont accueillis ». Parmi eux, la fille de Brigitte Paris. « Quand je parle du soulagement de trouver une solution, je le dis pour le vivre de l'intérieur. Savoir que nos enfants sont accueillis avec bienveillance et professionnalisme, ça soulage le quotidien, mais ça soulage surtout pour l'avenir. »

30 places. Un mieux, mais encore insuffisant au vu des centaines de candidatures reçues et refusées…faute de place. A peine ouvert, le centre est déjà complet. « Il n'y a que 5 % des adultes qui ont une prise en charge correcte. Passé 18 ans, la situation est complexe, voire catastrophique, surtout pour les patients qui ont une grande dépendance. Les centres sont très peu nombreux. Et pour les adultes qui n'ont pas de place ? Ils restent dans leur famille, parfois ils vont en hôpital psychiatrique, ou dans des structures à l'étranger. »

Une cinquantaine de praticiens travaillent dans l'établissement situé à cheval sur les communes de Voiron et de Coublevie : éducateurs, médecins, infirmiers, personnels administratifs et d'entretien. « On compte trois à quatre éducateurs et un infirmier pour 10 résidents ».

 

Caroline Thermoz-Liaudy

 

Les chiffres du projet

Le Pays voironnais a acheté le terrain à la Région (car situé sur le terrain du lycée Ferdinand Buisson) pour 1,4 M€. La collectivité a pris en charge les travaux d'aménagements routiers, paysagers et piétonniers pour 800 000€ (dont 320 000 € financés par la Région et 40 000€ par le Département). Les travaux ont été financés par l'Etat via la sécurité sociale.

4 février 2019

MDPH -> Les maisons du handicap débordées par les demandes

 

Les maisons du handicap débordées par les demandes

Les parents d'enfants handicapés qui doivent se tourner vers ces institutions pour obtenir des aides dénoncent fréquemment des démarches kafkaïennes et une longue attente avant d'obtenir une réponse. Porte d'entrée de l'accès aux droits des personnes handicapées, les maisons départementales du handicap (MDPH) sont littéralement débordées.

http://www.lefigaro.fr

 

3 février 2019

L'Etat met le paquet sur les apprentis handicapés ?

 

L'Etat met le paquet sur les apprentis handicapés ?

Le gouvernement veut "mettre le paquet" sur l'apprentissage des jeunes en situation de handicap, notamment en imposant la nomination d'un référent handicap dans chaque CFA. Deux ministres se sont rendues sur le terrain pour en assurer la promo.

https://emploi.handicap.fr

 

3 février 2019

Le dimanche matin c'est équitation pour Elise au centre équestre de Neuilly-sur-Marne

Elle a fait sa séance tranquillement avec Dora, petite jument sympathique (travail à pied) et enchaîné par "du bénévolat" sur la séance de Sara, la cavalière suivante ... beaucoup de complicité et des émotions au rendez-vous tout au long de la séance ... à découvrir sur la page Facebook de Trott'Autrement.

J'ai profité de l'occasion pour faire quelques photos d'Elise avec Vymahvy, la monture de Sara excellente cavalière à découvrir ici

Rappelons que les séances de Trott'Autrement le dimanche au centre équestre municipal de Neuilly-sur-Marne sont toutes dirigées par Virginie Govoroff-Regnault.

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3 février 2019

Éducation & Handicap : La France est un pays où il ne fait pas bon être un enfant porteur de handicap.

Samuel huppé un jeune eleves en situation de handicap moteur 4fecdApprendre lorsqu'on est handicapé(e), un droit fondamental respecté ? L'éducation est un droit essentiel et fondamental qui permet à chacun de recevoir une instruction et de s'épanouir dans sa vie sociale. C'est également un droit vital qui permet d'acquérir un bon emploi et d'améliorer la qualité de vie, de développer un socle de connaissances et de culture générale plus riche, d'éveiller et de déployer un esprit critique, d'analyse et de synthèse plus affutés.Apprendre est ce qui a permis à l'humanité en tant qu'espèce, puis à chaque individu de s'en sortir et de prospérer jusqu'à aujourd'hui. Cependant, lorsqu'on naît ou devient handicapé, a-t-on accès à tous ces trésors de façon absolue et égale quel que soit notre statut social ?

Des milliers d'enfants handicapés n'ont pas accès à une éducation convenable.

Nous pourrions commencer par répondre à cette question par une dénégation, si on s'appuie sur la réalité des faits. De nombreux enfants handicapés voués au milieu scolaire ordinaire n'ont pas accès à cette éducation ou bien de façon extrêmement détériorée. La mise en place fragile et précaire des Aides de Vie Scolaire n'est que la pointe de l'iceberg. Des AVS, il n'y en a pas pour tout le monde, le matériel à disposition pour permettre la transmission du savoir et l'apprentissage n'est pas suffisant et le corps enseignant est souvent livré à lui-même, sans préparation, ni culture personnelle préalable basée sur l'expérience du handicap. Ce qui génère parfois des réponses inadéquates, ainsi que des barrières entravant la transmission ET l'acquisition des connaissances. Mais peut-on réellement reprocher tout ceci aux maîtres d'école et aux professeurs ?

Samuel TOURNAN instituteur remplaçant : “Le mot qui me vient à l'esprit est “scandaleux”.

Alors qu'à la rentrée dernière, nos décideurs nous laissaient entendre que la quasi totalité de la problématique éducation-handicap était résolue grâce à l'augmentation du nombre des Aides de Vie Scolaire, voici aujourd'hui ce que Samuel TOURNAN, instituteur remplaçant le mot qui me vient à l'esprit est scandaleux 1ba5anous dit Samuel, instituteur de 42 ans qui est confronté aux errances d'un système créant des situations complètement improbables : “La France est un pays où il ne fait pas bon être un enfant porteur de handicap. Les adultes encadrants sont souvent peu formés, en sous-effectif et livrés à des situations aberrantes. La loi de 2005, sous prétexte d'améliorer tout ça, était en réalité une monstruosité destinée à réduire les coûts engendrés par l'encadrement des enfants handicapés. J'ai assisté à des situations ahurissantes, comme par exemple une maîtresse qui s'est vue refuser un stage de formation à la langue des signes sous prétexte que ça coûtait trop cher. Alors elle a dû financer ça toute seule. Et même, là on lui a interdit de s'absenter pour la durée du stage, argant que celui-ci n'était pas homologué (...).

Sans aucune formation. j'ai personnellement remplacé des maîtresses spécialisées (et c'est un bien grand mot, souvent elles n'étaient pas formées non plus) pour enseigner à des enfants sourds, autistes, handicapés moteurs, ou ayant des troubles du comportement et des troubles de l'apprentissage. Dans tous les cas, j'ai dû me débrouiller comme j'ai pu en ayant l'impression de ne faire que très peu progresser les élèves en question.

Ces classes présentent chacune des tranches d'âges, des niveaux scolaires et des degrés de handicap très variés qui imposent une différenciation très compliquée à mettre en place pour un spécialiste, alors pour un remplaçant novice, n'en parlons pas.

Les AVS sont sous payé(e)s et les enseignants aussi. On ne peut pas exiger le haut niveau de compétence et d'investissement nécessaires pour ces profils de classes sans la paie qui va avec. Personne ne veut le faire, surtout pas dans ces conditions. Cela donne dans de nombreux cas des AVS peu motivées et pas bien formées. Il en découle un paquet de problèmes de fonctionnement interne. Et quand on a la chance de tomber sur une AVS géniale (ça existe) , le suivi auprès de l'enfant n'est que très rarement une priorité. On peut voir la personne disparaître subitement parce qu'elle était en fin de contrat et que l'administration ne veut pas s'encombrer de titulaires qu'on ne peut pas virer rapidement.

Enfin il faut savoir que les embauches d'AVS prennent parfois un temps fou, de même que la plupart des démarches administratives conditionnant toute mise en place de moyens nécessaires pour enseigner avec les enfants handicapés. On peut parfois attendre des années avant d'avoir un système mis en place pour les besoins d'un élève, qu'il s'agisse d'une AVS, d'une table spéciale, d'une subvention pour un fauteuil, un ordinateur adapté...

«Le seul mot qui me vient à l'esprit est "scandaleux".»

Morgana, maman de Lizon, face à l'insensibilité obtuse d'une institutrice mal formée. Lizon est actuellement en primaire et son handicap visuel est évalué à 50-75 % par la Maison Des Personnes Handicapées (MDPH). Elle évolue dans un milieu scolaire ordinaire, tout en étant suivie par un institut spécialisé pour les déficients visuels. Sa maman raconte les soucis de sa fille face à une institutrice récalcitrante, peu compréhensive et visiblement pas assez préparée à la question du handicap :

“L'institut qui suit Lizon et adapte ses leçons et ses manuels scolaires ne cessait de demander les cours à la maîtresse qui faisait la sourde oreille. Celle-ci les présentait sur des feuilles de format A4 totalement inutilisables pour ma fille, via l'institutrice spécialisée présente en classe une après-midi par semaine.(...)  S'est alors instauré un bras de fer entre l'institut et nous d'un côté et cette enseignante de l'autre, qui disait ne pas pouvoir préparer ses cours une la petite luizon dans sa salle de classe au sein de lécole primaire quelle fréquente c33d3semaine à l'avance et déclarait que ma fille était insolente et qu'elle refusait de faire ses exercices. Alors que sans adaptation de ses leçons, ma fille ne pouvait pas travailler correctement. Lizon l'a vraiment mal vécu.

Puis après les démarches de mon mari Alban et moi-même, elle a finalement accepté de transmettre ses cours pour qu'ils soient adaptés au handicap de ma fille. Cela a été un soulagement pour elle. Elle a dès lors complètement changé de comportement en classe et à la maison, retrouvant sa bonne humeur et son insouciance habituelles.

Puis une après-midi où j'apportais en classe les cours adaptés de ma fille parce que l'institut avait du retard, cette même maîtresse a pris une expression sur son visage, l'air de dire “Non mais quelle comédienne !” et m'a affirmé que Lizon voyait très bien, mais qu'elle n'avait simplement pas envie de travailler !”

En conclusion, on réalise à travers cette petite anecdote, qu'en plus de subir les désagréments du handicap, cette enfant doit endurer le manque d'intelligence de son environnement social et ceci. même chez certains professionnels. Sans le soutien attentif de ses parents, son apprentissage scolaire serait fortement endommagé. “Heureusement”, complète Morgana, “ce n'est pas toujours comme cela, il y a aussi des enseignants formidables !”.

Thomas, 25 ans : « Je me suis toujours battu pour une vie normale ! »

La problématique d'accès à une éducation digne de ce nom persiste après les cycle primaire et secondaire. Bien au-delà de l'université d'ailleurs et de l'instruction uniquement, c'est la vie entière des personnes handicapées - incluant tous les domaines impactés par le handicap - qui semblent les plonger dans des luttes perpétuelles et harassantes pour l'accessibilité.

Thomas 25 ans, diplômée d'un Master souhaite rester anonyme, mais il nous explique que son parcours scolaire a été très difficile, notamment à cause des conséquences directes liées à sa maladie, mais surtout à cause de tous les freins qui éclosent, dès lors qu'on est porteur de handicap. C'est un peu comme si, non content d'avoir tiré le mauvais numéro à la loterie de la génétique, il fallait en plus faire face aux portes verrouillées d'un monde formaté, fermé et peu malléable par nature. Et plus notre société refuse de voir cela - à l'image de la maîtresse de Loison - et moins elle sera encline à s'adapter à la différence.

Thomas explique qu'il est atteint d'une pathologie qui engendre très vite une grande fatigabilité. Conséquence de ce syndrome, il qualifie sa scolarité de “compliquée” et de “parcours du combattant”.

À ce sujet, il met notamment le doigt sur les lourdeurs administratives (générales et scolaires). Il fait d'ailleurs surtout référence aux dossiers à faire et refaire systématiquement pour obtenir les aménagements nécessaires, l'absence de suivi d'un niveau à l'autre, d'une année sur l'autre, d'un domaine à l'autre (école, transports, examens, MDPH...) etc... Il se demande pourquoi il faut multiplier les dossiers sans centralisation de l'information. Après tout, c'est un comble, car même les démarches destinées à adapter quelque peu le monde au handicap sont une addition de petites peines supplémentaires, parfois même aux conséquences bien plus lourdes encore qu'on ne l'imagine. “Il n'y a qu'à voir les délais de traitement des dossiers de la MDPH. Ils sont si longs que lorsqu'ils doivent renvoyer des papiers indispensables au suivi administratif universitaire, ils mettent en péril une année d'étude entière”.

En effet, l'administration applique trop souvent à la lettre et les yeux fermés, des réglementations à teneur générale. Elle n'est peut-être finalement pas la mieux placée pour traiter les cas particuliers générés par toutes les déclinaisons et les degrés de handicaps variés, bien au contraire. Là où il faudrait simplifier au maximum, elle multiplie les démarches et les paperasseries, comme Jésus les petits pains, au lieu de se moderniser et de regrouper ces informations en une même banque de données. C'est dans ces situations que la souplesse, la plasticité, la modernité, la compréhension et l'accès facile aux informations fraîches sont requises. 

Cette rigidité administrative se retrouve partout et tout au long de la scolarité également. Et si celle-ci n'est pas toujours, avec le manque de moyens mis en place, une cause exclusive d'abandon, elle peut être la source de souffrances réelles et répétitives. Il n'y a qu'à repenser au mal être de Lizon (cf témoignage précédent) pour le comprendre.

Thomas pour sa part, confirme cela. Lorsque F.H.I. lui demande pourquoi ils a choisi de s'exprimer sur le thème du parcours scolaire et universitaire, il répond : “Tout simplement parce que c'est ce sujet qui m'a le plus détruit et construit à la fois”.  Depuis la maternelle jusqu'aux bancs de la fac, il est difficile pour les personnes handicapées d'accomplir leurs études jusqu'à leur terme,car il existe de nombreux freins : “Des freins, j'en ai relevé oui, mais je ne suis pas le seul à les voir, à les connaître. Le panorama des obstacles est immense. Il va des interactions socio-relationnelles, comme lorsqu'on n'ose pas regarder en face une personne handicapée par exemple, à des problèmes systémiques, (que l'assemblée nationale et la Ministre du handicap essaient de régler petit à petit).”

Il tient aussi à donner un avis sur la solution des Aides de Vie Scolaire, apportée pour tenter de faciliter l'inclusion des enfants handicapés dans le milieu scolaire ordinaire et leur donner accès à l'instruction :  “En ce qui concerne les AVS, oui, elles sont utiles pour certains enfants. c'est indéniable. Toutefois, ce n'est pas la solution à tout . Parfois, il suffit juste de changer le regard sur l'enfant. de lui faire une place et surtout, de l'accompagner, ses parents et lui, afin qu'ils connaissent leurs droits”.

Une situation qui perdure dans les études supérieures...

Ces problématiques se retrouvent bien évidemment lors des études supérieures. Cependant, elles se durcissent davantage car les universités sont autogérées et n'ont de compte à rendre à personne. Les jeunes bacheliers ne sontun etudiant handicapé non voyant lyon 461e1 pas au bout de leurs peines. Au cours de leur cursus, ils peuvent se retrouver coincés, voire broyés par le système administratif de leurs grandes écoles, de leurs facultés ou par certains membres du corps enseignant. Ces étudiants sont en pleine construction de leur potentiel et la rigidité, l'insensibilité peuvent précipiter la fin de leur formation et conditionner leur avenir de façon extrêmement préjudiciable. Il faut bien être conscient d'une chose, lorsque les décideurs d'une université doivent choisir entre, d'une part le maintien, la pérennité et la renommée de leur institution, et d'autre part, la réussite d'une minorité d'élèves handicapés au cas par cas, le choix est vite fait. Il arrive même que pour se défaire d'une problématique, ces jeunes soient concassés et poussés hors du cursus. Les poussières sont ensuite rapidement cachées sous le tapis.

Alors certes, on nous dira qu'il existe des cellules handicap pour protéger l'intérêt des +etudiants, mais c'est comme pour tout ce qui concerne le sujet du handicap, il n'y a pas de moyens développés et la thématique reste secondaire.Ceux qui tendent alors la main n'ont pas d'autre choix que de proposer le “Système D” et d'essayer de permettre aux futurs diplômés de poursuivre sur une route un tout petit peu moins chaotique. Parmi ces cas on entend ça et là dans les médias les histoires révoltantes d'étudiants qui ne se sont pas laisser faire. Virginie Delalande, par exemple, parle de l'enfer qu'elle a vécu en fac de droit. Sourde profonde et trop loin des professeurs dans l'amphithéâtre pour lire sur leurs lèvres, elle se voyait catégoriquement refuser le prêt des cours par la totalité d'entre-eux.

Il y a encore Valentin Bernard, qui lui, est un étudiant malvoyant à qui le Ministère de l'éducation a refusé l'aménagement d'une épreuve à l'entrée de l'école d'avocat sous prétexte d'équité par rapport aux autres étudiants. C'est le monde à l'envers...

Enfin pour terminer avec les exemples éloquents, évoquons le cas de cette jeune-femme non voyante - qui préfère rester anonyme, elle aussi. de peur des conséquences futures - dont le Master universitaire a été mis en péril, par l'administration de la faculté ne voulait pas adapter certains cours à son handicap. Leur justification étant qu'ils ne tenaient pas à“dévaloriser” leur cursus !  

Il n'y a absolument aucun doute sur le fait que les exemples comme ceux-ci sont innombrables et qu'on n'entendra jamais parler de la très grande majorité d'entre eux. Garder un profil bas est le moyen le plus simple d'essayer de décrocher un diplôme sans aller au conflit de peur des retombées. Des milliers de preuves vivantes, qui montrent bien que le système actuel ne fonctionne pas et que les enfants et les jeunes ne sont pas sur un pied d'égalité en matière d'éducation, dès lors qu'ils sont porteurs de handicap.

Par Sébastien JOACHIM
Pour France Handicap Info

2 février 2019

Un complexe de 30 000 m2 dédié au handisport va ouvrir ses portes à Paris

Un complexe de 30 000 m2 dédié au handisport va ouvrir ses portes à Paris
© GA Smart Building

Enfin ! Alors que la ville de Paris est plus que jamais à la traîne sur le secteur de la mobilité, un projet vient quelque peu nous remonter le moral. Son nom ? La Cité Universelle. Lauréat de Réinventer Paris 2, ce lieu au nom utopique sera le tout premier complexe dédié au handisport, qui devrait ouvrir ses portes avant 2024. Située du côté de la Porte de Pantin, sur un emplacement bien connu des contrevenants parisiens – hello la fourrière de Pantin –, la Cité Universelle sera monumentale ou ne sera pas. Rendez-vous compte : un bâtiment de 30 000m2 répartis sur 9 étages, à la fois centre sportif, hôtel et rooftop. Le tout entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite, forcément.

Porté par GA Smart Building et imaginée par les cabinets d’architectes Baumschlager Eberle et INEDIT, la Cité Universelle sera une véritable ville dans la ville. Et qui dit handisport, dit équipements sportifs. Le cœur de la Cité Universelle sera cet immense pôle sportif de 4 000 m2, pouvant accueillir une multitude de disciplines paralympiques, tant pour des entraînements que des compétitions. Autre point clé de cet « écosystème inclusif » : le centre médical option salle de fitness et spa, qui sera également disponible pour tous, sans discrimination de ressources ou de capacité. Une manière de se fondre dans le quartier de la Porte de Pantin en constante mutation.

2019 oblige, ce nouveau spot ne pouvait se construire sans son espace de co-working, inclus dans dans un ensemble de... 16 000 m2 de bureaux, ouverts aux personnes en situation de handicap et non handicapées. Ultimes points forts de ce mastodonte, sa partie hôtellerie avec plus de cent chambres, et ce fameux rooftop végétalisé de 1 000 m2, idéal pour toiser la Philharmonie voisine. Pour terminer, un petit mot pour les nostalgiques de la fourrière : rassurez-vous, elle prendra place dans les sous-sol du lieu. Une inclusion totale, jusqu’aux contraventions.

Quoi ? Cité Universelle
Quand ? Horizon 2024                                    
Où ? Porte de Pantin, 15-19 rue de la Marseille, 19e

2 février 2019

Elise participait ce matin à la pose de la 1ère pierre du gymnase Marie-Amélie LE FUR à Bry-sur-Marne

marie-amelie-le-fur-a-rioDe nombreuses personnalités avaient fait le déplacement. Superbe prise de parole de l'invité d'honneur en faveur de l'inclusion des personnes handicapées et des femmes grâce au sport.

Elise bords de marne 3

Avec Lisou, nous avons mixé discours et tour de stade ... Et comme promis elle a été très sage.

Et nous sommes partis voir les chevaux au centre équestre municipal tout proche qui rappelons-le est partenaire de l'association Trott'Autrement.

 

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