Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

"Au bonheur d'Elise"

Publicité
4 janvier 2019

Course automobile : pour la première fois, le Dakar comptera un pilote trisomique

article publié dans Le Parisien

Le Parisien avec AFP| 03 janvier 2019, 22h33 | MAJ : 03 janvier 2019, 22h37 |3
Lucas, né à Lima, s’est préparé durant des mois pour cette épreuve exigeante. AFP/Ernesto Benavides

Lucas Barron va tenter de terminer au côté de son père la 41e édition de la célèbre course. Celle-ci aura lieu au Pérou du 6 au 17 janvier.

Le Péruvien Lucas Barron va marquer l’histoire du Dakar. Ce jeune homme de 25 ans va devenir cette année le premier participant atteint de trisomie 21, ou syndrome de Dawn, de cette course parmi les plus exigeantes au monde.

« Notre objectif est d’aller au bout et de franchir la ligne d’arrivée », déclare celui qui fera la course au côté de son pilote de père, Jacques.

La 41e édition du Dakar aura lieu pour la première fois de son histoire dans un seul pays, le Pérou, du 6 au 17 janvier. Au menu pour les 334 véhicules inscrits, dix étapes, 5 000 kilomètres dont 3 000 de spéciales pour un rallye 100 % sable.

« Facile »

Lucas, né à Lima, s’est préparé durant des mois pour cette épreuve exigeante. « Cette course est géniale pour moi. Ça va être facile, car on connaît la route », assure-t-il dans l’atelier mécanique où le véhicule des Barron subit les derniers ajustements.

Natation, football, cyclisme, surf, ski nautique : peu de sports résistent à la volonté de fer de Lucas, qui dit se sentir « entraîné et en mesure de dompter les dunes du désert ». Ce fan de rock et de hip-hop explique que sa mission au fil des dix étapes sera de surveiller l’état de la route et les problèmes mécaniques.

Le désert péruvien n’a pas de secret pour ce passionné des sports mécaniques : en septembre, il a déjà épaulé son père lors du Dakar Series-Desafio Inca, épreuve préparatoire au Dakar 2019 qui s’est déroulée dans les dunes d’Ica, au sud du Pérou. L’équipe « Barron x 2 », comme ils ont été baptisés, a terminé septième de cette compétition.

Félicité par Cyril Despres

Jacques, le père, un ingénieur de 55 ans qui a déjà participé au Dakar à cinq reprises, dit n’avoir eu aucun problème pour inscrire son fils. Les conditions étaient les mêmes que pour les autres participants : se soumettre aux examens médicaux et disposer des documents nécessaires.

« Il sait contrôler la courroie de distribution, l’huile et la pression des pneus, détaille-t-il. Les yeux de Lucas seront ceux de la voiture pour éviter de toucher un autre véhicule ou tout autre objet. »

Lucas confie admirer le pilote français Cyril Despres, un ami de son père, avec qui il avait l’habitude de s’entraîner quand il courrait à moto sur les dunes des déserts péruviens. « Il m’a écrit sur Facebook, il m’a félicité », s’enthousiasme Lucas. En 2017, le jeune homme s’est même vu offrir un maillot dédicacé du quintuple vainqueur du Dakar dans la catégorie moto.

Publicité
4 janvier 2019

Handicap : ce qui change en 2019 pour les personnes handicapées

article publié sur le site du Gouvernement

3 janvier 2019
Des droits à vie, revalorisation de l'AAH, droit de vote, droit de se marier... de nombreux changements majeurs dans la vie des personnes en situation de handicap vont voir le jour en 2019.
 

Des "droits à vie" à partir du 1er janvier

Le 28 mai 2018, le rapport "Plus simple la vie" sur la simplification du parcours administratif des personnes en situation de handicap était remis au Premier ministre. Il comprenait 113 propositions pour améliorer le quotidien des personnes concernées par le handicap. Les auteurs Adrien Taquet et Jean-François Serres proposaient notamment de conférer des droits sans limitation de durée.

En s'appuyant sur le rapport Taquet-Serres, deux décrets ont été pris en décembre 2018 pour permettre d'attribuer des droits à vie aux personnes dont le handicap n'est pas susceptible d'évoluer. Depuis le 1er janvier 2019, cette réforme est effective. Elle va permettre de changer le quotidien de centaines de milliers de personnes handicapées et de leurs familles.

Quatre droits sont concernés :
  • L'AAH (allocation aux adultes handicapés), pour les personnes ayant un taux d'invalidité d'au moins 80%.
  • La RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé).
  • La carte mobilité.
  • AEEH (allocation d’éducation de l’enfant handicapé) jusqu’aux 20 ans de l’enfant.
Cette avancée majeure permet de mettre un terme aux démarches incessantes et épuisantes pour les personnes en situation de handicap et leurs familles, et également à la surcharge administrative pour les MDPH.

La revalorisation de l’AAH

Au début du quinquennat, l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) était de 810 euros par mois. L'AAH sera de 900 euros par mois fin 2019. Cette revalorisation progressive a débuté en 2018 avec une augmentation de 50 euros. Elle se poursuivra en 2019 avec une nouvelle revalorisation de 40 euros par mois. Au total, cela représente plus de 2 milliards d’euros sur le quinquennat.

Le déploiement de la stratégie autisme

Présentée le 6 avril 2018 par le Premier ministre, la Stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement sera déployée à partir de 2019. Elle a pour objectif de changer la situation des personnes autistes et de leurs familles en prenant en compte leurs besoins spécifiques pour un accompagnement digne et efficace.

Cette stratégie autisme repose sur 5 engagements et 20 mesures. Parmi elles, la création d'un "forfait d'intervention précoce", afin de prendre en charge immédiatement les enfants présentant des troubles du neuro-développement.

Le Droit de vote, de se marier, de se pacser ou de divorcer pour les personnes sous tutelle

Le président de la République l'avait annoncé en juillet dernier lors du Congrès de Versailles : les personnes handicapées sous tutelle pourront désormais voter sans qu'aucun juge ne puisse s'y opposer. Le droit de vote pour les personnes handicapées sous tutelle sera présent dans le projet de loi Justice.

Autre mesure présente dans ce projet de loi : le droit de se marier, se pacser ou divorcer, sans recourir à l’autorisation judiciaire pour les personnes sous tutelle.

Les ascenseurs obligatoires pour les logements "R+3"

Annoncée par Sophie Cluzel en septembre dernier, les ascenseurs seront obligatoires pour les logements neufs de 3 étages et plus. Cette mesure, qui entrera en vigueur en 2019, vient ainsi renforcer l'accessibilité des logements. Elle répond à une demande formulée depuis plus de 20 ans par les associations de personnes handicapées et d’aidants.

La CMU-C et l’aide à la complémentaire santé ne feront plus qu'un

La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-c) et l'aide à la complémentaire santé (ACS) seront fusionnées dès 2019. Le Premier ministre l'avait annoncé le 15 octobre 2018, "à compter du 1er novembre 2019, la CMU-c sera donc étendue aux personnes aujourd’hui éligibles à l’ACS, moyennant une participation financière. Elle restera gratuite jusqu’aux plafonds de ressources actuels de la CMU-c (soit environ 734 euros mensuels pour une personne seule) et sera soumise à une participation financière réduite, selon l’âge du bénéficiaire, jusqu’au plafond de l’ACS (qui est de 991 euros mensuels)".

Cette fusion va permettre d'améliorer l'accès aux soins des personnes handicapées. "Cet élargissement du public éligible à la CMU-c assurera à ses bénéficiaires la prise en charge complémentaire de la totalité des frais pour un panier de soins élargi (...) ce sera le cas pour les fauteuils roulants, les sondes ou les pansements. Cette extension va donc limiter les renoncements aux soins."

L'Aide à la garde d’enfant

En octobre 2018, le complément de mode de garde pour les parents faisant garder leur enfant handicapé a été majoré de 30%. A partir de 2019, un bonus sera mise en place pour les crèches qui ouvrent des places dédiées aux enfants handicapés.

La poursuite de la réforme de l’école inclusive

L'objectif du Gouvernement concernant la scolarisation est clair : qu’il n’y ait plus d’enfants sans solutions et que l’école soit véritablement inclusive. La rentrée 2018 a été un pas de plus dans ce sens avec 20 000 élèves handicapés supplémentaires scolarisés, soit 6% de plus à la rentrée 2018 (340 000 élèves handicapés au total).

La réforme de l'école inclusive est une importante transformation en cours pour que tous les enfants qui ont besoin bénéficient d’un accompagnement en classe. De nombreuses mesures vont dans ce sens : poursuite du remplacement des contrats aidés par des contrats d’AESH ; formation de 60h obligatoire depuis cet été pour les AESH ; création de "pôles inclusifs" dans les établissements scolaires...

L'augmentation du budget du handicap

Le handicap est l'une des priorités du Gouvernement. Ainsi, en 2019, son budget est augmenté de + 5%.
4 janvier 2019

Les temps changent -> Faire le Mur peut vous rapporter la Légion d'Honneur - Bravo Sophie ROBERT !

Sophie Robert

Document de référence, le Mur de Sophie ROBERT a contribué largement à faire bouger les lignes. Pour la première fois des psychanalystes reconnus expliquaient leur démarche au profane devant la caméra ... Le choc incroyable de la vérité crue pour les personnes autistes, leurs familles et l'ensemble de la société.

Psychanalystes interviewés :

Dr Alexandre STEVENS, psychiatre-psychanalyste (ECF) fondateur de l'institution pour enfants autistes Le Courtil.
Eric LAURENT, psychanalyste (Ecole de la Cause Freudienne)
Esthela SOLANO-SUAREZ, psychologue-psychanalyste (ECF) spécialisée dans l'autisme
Pr. Bernard GOLSE pédiatre-psychanalyste (APF), chef du service pédopsychiatrie de l'hôpital Necker
Pr. Pierre DELION, psychanalyste, chef du service pédopsychiatrie de l'hôpital Fontan (CHRU Lille métropole)
Dr Geneviève LOISON, psychiatre-psychanalyste (ALEPH), pédopsychiatre référente de la métropole lilloise
Laurent DANON-BOILEAU, linguiste et psychanalyste, psychanalyste au centre Alfred Binet pour enfants autistes
Pr. Daniel WIDLOCHER, psychanalyste (APF), ancien chef du service psychiatrie de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière
Jacqueline SCHAEFFER, psychanalyste (SPP), auteurs d'essais multiples sur la féminité.
Yann BOGOPOLSKI, psychanalyste d'orientation kleinienne, spécialiste de l'inceste et la pédocriminalité.
Dr Aldo NAOURI, pédiatre d'orientation lacanienne, auteurs d'essais sur la relation maternelle.

Une décoration décernée à une belle personne pour son engagement et l'ensemble de son travail.

Merci Sophie ROBERT !

Jean-Jacques Dupuis

 

3 janvier 2019

Stratégie Autisme : l’amorce d’une nouvelle politique publique

article publié dans le bulletin des communes

Stratégie Autisme : des avancées en cours

La Stratégie Autisme, annoncée par le Gouvernement en avril dernier, est la quatrième de ce nom. Elle concerne l’aide apportée à ce trouble du développement. Elle comprend 101 mesures. Le Conseil national des troubles du spectre de l’autisme et des troubles du neuro-développement est chargé de la mettre en œuvre.

Un Conseil pour superviser les résultats

Ce Conseil s’est réuni pour la troisième fois à Paris, le 13 décembre dernier. Son objectif était d’établir différents bilans sur l’amorce de la quatrième Stratégie Autisme. Claire Compagnon, déléguée interministérielle, préside ce Conseil tous les trois mois. Il intègre différents participants, apportant plusieurs compétences. Ainsi, il se compose de représentants des associations de familles et des experts du corps médical et paramédical. Par ailleurs, il comprend des membres de l’Education nationale, ainsi que des représentants de l’Etat et des collectivités territoriales.

Le forfait d’intervention précoce

L’un de ces bilans concernait le forfait d’intervention précoce. Celui-ci a pour but la prise en charge par la Sécurité sociale des actes concernant de très jeunes enfants, suivis par des professionnels jusqu’ici non-remboursés. Cela inclus des psychomotriciens, des ergothérapeutes ou des psychologues. Ce forfait prévoit la couverture de consultations préalables, avant qu’on établisse un diagnostic clair. Ce dispositif concerne une tranche d’âge entre 0 et 6 ans. Diverses association considèrent cette tranche trop restreinte. Notamment la Fédération française des troubles spécifiques du langage et des apprentissages (FFDYS). Par ailleurs, l’association Autisme France déplore que ce nouveau dispositif s’étende à l’ensemble des troubles du neuro-développement. Selon elle, il devrait être plus centré sur les Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA), au sens strict.

Le Certificat National d’Intervention en Autisme

Personnages dessines faisant une ronde.

Pour ameliorer l’integration des personnes autistes.

Ce Certificat (CNIA) était aussi à l’ordre du jour. Il a pour but d’encadrer la formation des professionnels du secteur du travail social. Il comprend deux textes de référence. Ces derniers énoncent les principales règles de bonne pratique dans ce domaine. L’un s’applique aux formations qui mènent jusqu’au niveau du baccalauréat. L’autre concerne les formations allant de la licence au master. Par la suite, un label devrait être attribué aux organismes de formation délivrant ce certificat .

Les Unités d’Enseignement Maternelle Autisme (UEMA)

Ce Conseil national a abordé un troisième chapitre. Il portait sur les Unités d’Enseignement Maternelle Autisme. Dès cette rentrée scolaire, l’objectif de ces Unités spécialisées est de permettre la scolarisation à plein temps des enfants autistes. Ce, à partir de l’âge de trois ans, et même lorsqu’ils sont porteurs de troubles importants. A terme, la 4e Stratégie Autisme devrait créer 180 Unités supplémentaires d’ici 2022. Cela correspond à un triplement de ces Unités spécialisées. Le Conseil national des troubles du spectre de l’autisme et des troubles du neuro-développement supervisera cette mise en oeuvre.

Le Bulletin des Communes suggère également de lire ce texte officiel

By | 02/01/2019
2 janvier 2019

Le cadre juridique de l'accueil de loisirs des enfants en situation de handicap - Défenseur des droits Novembre 2018

Publicité
29 décembre 2018

Astérix - samedi 5 janvier - Kosmos à Fontenay sous-bois

infologo envol loisirsrmation publiée sur le site d'Envol Loisirs

 

 

Astérix - samedi 5 janvier -  Kosmos à Fontenay sous-bois (16:15 démarrage du film. Ouverture des portes 20 mn avant)

 

À la suite d’une chute lors de la cueillette du gui, le druide Panoramix décide qu’il est temps d’assurer l’avenir du village. Accompagné d’Astérix et Obélix, il entreprend de parcourir le monde gaulois à la recherche d’un jeune druide talentueux à qui transmettre le Secret de la Potion Magique…

A partir de 3 ans

 

Tarif groupe à 2.30 € l'entrée

Dites "Envol Loisirs"

 

 

Pour nous permettre d'organiser au mieux la séance, merci de bien vouloir nous informer de votre venue. Cliquez ICI 

29 décembre 2018

Politique du handicap : 2018, la confiance détruite

article publié dans Faire-face

Globalement, le bilan de l'année 2018 n'est pas à la hauteur de l'engagement d'Emmanuel Macron de faire du handicap une priorité du quinquennat.

Comment avez-vous vécu cette année 2018 ? Faire-face.fr dresse le bilan des douze mois écoulés. Pour les personnes handicapées, ils ont été marqués par le recul de certains droits, quelques avancées et, globalement, le sentiment que le gouvernement ne respecte pas totalement ses engagements. Les liens dans l’article renvoient vers les articles parus sur chacun des sujets abordés afin d’en savoir plus.

2018, l’année de la rupture. Un fossé s’est creusé entre le gouvernement et de nombreux citoyens en situation de handicap. L’adoption de la loi Élan, en octobre, a en effet été perçue comme une trahison. Elle consacre en effet un recul des droits, dénoncé par plusieurs autorités indépendantes. Le texte abaisse de 100 % à 20 % la part des logements devant être entièrement accessibles aux personnes en fauteuil roulant dans les immeubles neufs.

 


Rendre obligatoire les ascenseurs dans les immeubles d’au moins trois étages était une revendication de longue date des associations de personnes handicapées.

Un ascenseur obligatoire si et seulement si

Pour faire passer la pilule, Édouard Philippe s’engage alors à rendre obligatoires les ascenseurs dans les immeubles neufs d’au moins trois étages, contre quatre actuellement. Mais le projet de décret ne respecte pas l’engagement du Premier ministre.

Il limite en effet cette obligation aux constructions d’au moins douze logements en étages. Concrètement, un immeuble de trois étages avec quatre appartements au rez-de-chaussée, quatre au premier étage, quatre au deuxième et trois au troisième (soit quinze appartements au total, dont onze en étages) n’y sera pas soumis.

 


Le montant de l’AAH est passé de 810 € lors de l’élection d’Emmanuel Macron à 860 € en novembre 2018.

Le bond en avant de l’AAH mais pas pour tous

Ces reculs sur l’accessibilité font suite aux déceptions sur les ressources. Certes, le gouvernement a fait passer le montant de l’allocation adulte handicapé (AAH) de 810 à 819 € en avril. Puis à 860 € en novembre. La première phase d’une revalorisation qui portera l’AAH à 900 € en novembre 2019. Un vrai bond en avant… dont tous les titulaires de l’AAH ne vont pas bénéficier.

Le recul du complément de ressources

Le gouvernement a ainsi décidé de geler le plafond de ressources y ouvrant droit pour les 250 000 personnes en couple. Plusieurs dizaines de milliers d’entre elles ne bénéficieront donc, au mieux, que d’une revalorisation partielle.

De plus, le complément de ressources – 179 € venant s’ajouter à l’AAH – va être supprimé. Enfin, en 2019 et 2020, la traditionnelle hausse de l’AAH, en avril, ne sera pas indexée sur l’inflation. Elle sera limitée à 0,3 % alors que les prix ont bondi d’1,9% sur les douze derniers mois.

 


Les pensions d’invalidité n’augmenteront que de 0,3 % en 2019 et 2020. Moins que l’inflation.

L’austérité pour les pensions

Les pensions d’invalidité seront au même régime sec – + 0,3 % – les deux prochaines années. La potion est d’autant plus amère que les pensionnés exerçant une activité professionnelle ont perdu, en juin, le bénéfice de la prime d’activité, réservée aux salariés modestes.

Lire aussi

Sous la pression, le gouvernement a finalement accepté de faire machine arrière… uniquement pour ceux qui l’avaient déjà perçue. Ceux qui commencent ou recommencent à travailler ne peuvent pas y prétendre. Une injustice d’autant plus grande que, suite au mouvement des gilets jaunes, le gouvernement a annoncé l’augmentation de cette prime.

La CSG baisse pour certains pensionnés

Par contre, les pensionnés d’invalidité vont bénéficier d’une autre mesure instaurée dans l’urgence du mois de décembre : la baisse de la CSG sur les pensions modestes. Le taux le plus élevé va ainsi repasser de 8,3 % à 6,6 %, le taux en vigueur jusque fin 2017. Sous réserve que leur revenu fiscal de référence soit inférieur à un certain plafond. Pour une personne seule, sans autres ressources, cela correspond à une pension d’environ 2 000 € par mois.

 

Le tweet de Sophie Cluzel du 20 décembre

L’AAH à vie à partir de 2019

Heureusement, 2018 aura également vu d’autres avancées. Comme l’annonce de l’instauration du droit de vote sans conditions pour les majeurs sous tutelle. La mise en place programmée de droits à vie pour l’AAH, l’ACTP, la CMI invalidité et la RQTH. L’extension de la CMU-complémentaire aux allocataires de l’AAH, sauf exceptions. Ou bien encore la mobilisation sur le front de l’emploi (voir encadré).

« Jamais un gouvernement n’en a fait autant pour les personnes handicapées », tweetait, récemment encore, Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée de ce pan de la politique sociale.

Promesses respectées a minima

Une analyse qui est loin de faire l’unanimité parmi les citoyens handicapés. Eux estiment plutôt que le gouvernement ne respecte sa parole qu’a minima. Il augmente l’AAH mais supprime le complément de ressources. Abaisse le nombre d’étages auquel un ascenseur devient obligatoire mais fixe un nombre d’appartements minimum. Introduit les droits à vie mais les limite, sauf pour la RQTH, aux personnes justifiant d’un taux d’incapacité au moins égal à 80 %.

 

Alexandre Ribeiro est mobilisé depuis le début du mouvement des gilets jaunes. © DR

Derrière les gilets jaunes

Globalement, le bilan n’est pas à la hauteur de l’engagement d’Emmanuel Macron de faire du handicap une priorité du quinquennat. Et cet écart entre les attentes suscitées et la réalité des décisions explique la déception ressentie par de nombreuses personnes en situation de handicap. Et leur soutien au mouvement des gilets jaunes. Une marque de défiance.

 


Plus de 510 000 demandeurs d’emploi en situation de handicap sont inscrits à Pôle emploi en 2018.

Des mesures contre le chômage

Le nombre de demandeurs d’emploi handicapés continue de battre des records. Il a atteint 513 000 en juillet 2018. Pour y faire face, le gouvernement a lancé plusieurs chantiers.

Dont celui de la réforme de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH). Les employeurs sont toujours tenus d’en compter au moins 6 % dans leurs effectifs. Mais l’OETH a été toilettée pour devenir plus lisible et moins complexe à mettre en œuvre.

Il a également augmenté les moyens consacrés aux entreprises adaptées. Objectif : multiplier par deux leur nombre de salariés d’ici 2022.

29 décembre 2018

Décret du 27 décembre 2018 relatif à l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé

 

Décret n° 2018-1294 du 27 décembre 2018 relatif à l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé | Legifrance

L'article R. 541-4 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :1° Le premier alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :" I.

https://www.legifrance.gouv.fr

 

29 décembre 2018

Décret du 28 décembre 2018 relatif au parcours de bilan et intervention précoce pour les troubles du neuro-développement

 

Décret n° 2018-1297 du 28 décembre 2018 relatif au parcours de bilan et intervention précoce pour les troubles du neuro-développement | Legifrance

Au titre III du livre Ier de la deuxième partie du code de la santé publique, il est ajouté un chapitre V ainsi rédigé : " Chapitre V" Parcours de bilan et intervention précoce pour les troubles du neuro-développement " Art. R. 2135-1.

https://www.legifrance.gouv.fr

 

28 décembre 2018

Je vous invite à redécouvir la MAS ENVOL à Champigny-sur-Marne ... avec les photos

mas envol bâtiment

M.A.S ENVOL

Capacité d'accueil : 18 places d'Internat, 4 places d'Accueil de jour et 2 places d'Accueil Temporaire Périmètre d'Intervention : proximité de Champigny-sur-Marne La M.A.S ENVOL a un agrément de 18 places d'Internat,4 places d'Accueil de jour et 2 places d'Accueil Temporaire avec hébergement pour accueillir des adultes sans critères de sexe et d'âge, bénéficiant d'une notification CDAPH et issus majoritairement du territoire de proximité de Champigny sur Marne.

http://www.gcsmsaf.fr

 NB Voir la galerie de photos en bas de la page de présentation

 

Hallowen mas envol Elise

 

 

Ci-contre : maquillage d'Elise pour Hallowen

25 décembre 2018

yaume-c, autiste Asperger et artiste, nous a présenté "Séquences vives"

25 décembre 2018

Petite chronique littéraire de La marquise aux pieds-nus

24 décembre 2018

Elise vous souhaite un joyeux Noêl !

Petite carte postale d'un pays lointain ...

Ballade en calèche Elise truffaut

24 décembre 2018

Le Conseil constitutionnel rétablit l'indexation des prestations sociales pour 2020

 

Le Conseil constitutionnel rétablit l'indexation des prestations sociales pour 2020

Il va falloir revenir au charbon. Le gouvernement espérait faire passer près de 7 milliards d'euros d'économies sur deux ans , via le projet de budget pour 2019 de la Sécurité sociale. Mais vendredi, le Conseil constitutionnel a censuré une partie de l'article du projet de loi qui limite à 0,3 % par an la revalorisation des pensions et des allocations familiales.

https://www.lesechos.fr

 

23 décembre 2018

Bulletin d'information d'Autisme Europe - Décembre 2018

Bulletin #73 
Decembre 2018

Voir ce message dans votre navigateur

Soutenez nos activités
en faisant un don


Faire un don
Website
Email
Facebook
Twitter
LinkedIn
Instagram
YouTube
Flickr
Chers lecteurs,

Dans cette 73ème édition, nous avons le plaisir de vous présenter les nouvelles de la fin de l'année 2018, et en particulier les activités récentes liées à l'éducation et à la formation.

L'accès à l'éducation est un droit et est essentiel pour favoriser la pleine inclusion et la participation à la société des personnes autistes. Nous voulons en savoir plus sur les obstacles à l'éducation à travers l’Europe et comment les surmonter. Vous pouvez nous aider à plaider en faveur d'un meilleur soutien en remplissant notre sondage et en le partageant. Merci de votre aide!

Au cours des dernières semaines, nous avons également lancé de nouveaux projets européens visant à développer du matériel de formation relatif à l'autisme destiné à divers types de professionnels: employeurs, assistantes maternelles, enseignants, afin de favoriser une meilleure inclusion.

Enfin, le partage des connaissances est au cœur de l’éducation: n’hésitez pas à soumettre un résumé et à vous inscrire à notre prochain congrès international!

Nous vous souhaitons un très joyeux Noël et un excellent début d’année 2019.

Bonne lecture!
Le secrétariat d'Autisme-Europe
Activités d'Autisme-Europe
Dans le cadre de sa Stratégie 2018-2021, Autisme-Europe entend promouvoir l'accès à une éducation inclusive de qualité. L'enquête est disponible en anglais, français, allemand, néerlandais, espagnol, italien et ukrainien.
Répondre à l’enquête

Cliquez ici pour accéder à l'appel de résumés (d'ici le 30 janvier) et pour vous inscrire

Une quarantaine de représentants de 18 pays réunis à Bruxelles pour le Conseil d’Administration d’AE

AE accueille un nouveau chargé de plaidoyer et de projets
« Je suis Christian Takow et j'ai rejoint l'équipe AE il y a déjà un mois (...) J'étais intéressé à travailler pour une association qui promeut la justice sociale. Depuis que j’ai reçu mon diagnostic d’autisme, assez tardivement, je me suis aussi intéressé à ce que cela signifie réellement pour moi et pour les autres ». En savoir plus
 
Les participants de « Art & Autism », une exposition d’art internationale présentant le travail des personnes autistes, auront l’occasion de voir leurs créations exposées lors du Congrès international d’Autisme-Europe à Nice.
En savoir plus
Projets européens
Institutions européennes

Les personnes handicapées réclament une Stratégie européenne du handicap qui ne laisse personne de côté

Actualités des partenaires

Compromis décevant sur l’Acte juridique européen sur l’accessibilité

Politiques nationales
Publications et resources

Deux nouveaux rapports font la lumière sur l’institutionnalisation des personnes handicapées en Europe

 
23 décembre 2018

La tour d’ivoire hospitalo-universitaire

Préambule : Un exemple intéressant de résistance à la mise en place de recommandations des bonnes pratiques préconisées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
Le docteur BB - 38 ans, pédopsychiatre en centres médico-psycho-pédagogiques (service public) en Île-de-France - est visiblement encore dans la toute puissance : il savait bien avant tous les bilans qui n'apporte rien en gros et aurait fait aussi bien ou mieux sans aucune évaluation coûteuse ... Bref pour ce praticien de CMPP la psychanalyse est beaucoup plus efficace qu'une quelconque approche scientifique dont le but évident est de générer des publications dans des revues internationales et de vendre des médicaments (approche à la solde des laboratoires).

Je vous laisse apprécier le pouvoir des mots ... à défaut de démonstration bien évidemment absente.

Jean-Jacques Dupuis


Publié le 21 décembre 2018
La tour d’ivoire hospitalo-universitaire

Docteur BB analyse dans ce billet les difficultés des praticiens de terrain à travailler avec les services « experts », nimbés de leur position de savoir.

J’aborderai dans ce billet les difficultés pour nous autres « cliniciens de terrain », accompagnant les enfants et leur famille de façon très rapprochés et sur de longues périodes, à travailler avec les services « experts », nimbés de leur position de savoir, qui confine souvent à une forme de surplomb condescendant… Précisons-le tout de suite : il ne s’agit ni de critiquer l’hôpital, ni de remettre en cause l’implication et la qualité des soignants qui y exercent leur pratique avec un dévouement et un professionnalisme évidents ; mais de souligner les dérives structurelles inhérentes au positionnement idéologique de certains services hospitalo-universitaires de pédopsychiatrie, qui ont volontairement négligé le soin et leur responsabilité de service publique sanitaire en faveur d’une position stricte d’évaluation et de recherches. De fait, ces services sont censés assurés une mission d’accès au soin sur un territoire géographique (un « intersecteur »), alors qu’on constate en pratique un délaissement majeur des structures de soin type CMP au bénéfice des activités à orientation de publications. En exagérant un peu le trait, j’ai parfois le sentiment que les patients sont davantage reçus et évalués parce qu’ils peuvent correspondre à des protocoles de recherche et qu’ils peuvent s’inscrire dans une cohorte à analyser que par rapport à un véritable souci d’intervention en termes de santé individuelle et collective.

Partons d’un exemple concret. Celui d’un enfant à la symptomatologie autistique évidente, sans langage, suivi sur le CMPP depuis l’âge de 2ans, et que nous appellerons Adam. Outre, les consultations régulières avec la famille, Adam avait bénéficié sur notre centre de bilans d’évaluation orthophonique et psychologique (certes peu approfondis), et il était suivi en groupe thérapeutique travaillant sur les interactions et le jeu, en thérapie individuelle, en groupe de rééducation orthophonique utilisant la méthode Makaton (programme d’aide à la communication et au langage constitué d’un vocabulaire fonctionnel utilisé avec la parole, les signes et/ou les pictogrammes), puis en rééducation orthophonique individuelle. En parallèle, nous avions mis en place un accompagnement spécifique à sa scolarisation, en concertation étroite avec l’école et la MDPH (réunions régulières, aménagements pédagogiques, accompagnement par AVS). De surcroit, nous avons soutenus cette famille au niveau éducatif et social, en accompagnant notamment les démarches de relogement. Le suivi médical sur le plan pédiatrique s’était organisé en concertation avec la PMI (vérification de l’audition notamment). Enfin, nous avons initiés des démarches d’orientation à destination des HDJ, SESSAD et IME spécialisés, dès que nous avons estimé qu’une prise en charge institutionnelle plus intensive allait être nécessaire pour garantir la meilleure évolution possible de cet enfant.

En parallèle, nous avons sollicité une évaluation neuropédiatrique et génétique hospitalière, dans le cadre du bilan étiologique (car il faut systématiquement éliminer une causalité ou une éventuelle implication organique lorsqu’un enfant présente des troubles du spectre autistique). Suite à notre demande, le dossier de cet enfant a été basculé sur la consultation pédopsychiatrique hospitalière, faute de places en neuropédiatrie, « les délais de traitement des dossiers étant trop longs » – et même si cela n’était pas notre indication (cependant, nous en avons été informés par courrier, ce qui est déjà appréciable).

Par la suite, j’ai donc reçu un courrier d’une consœur pédopsychiatre, m’indiquant qu’elle avait expliqué à la maman qu’il s’agissait d’un trouble du spectre autistique – merci de l’information, depuis 2 ans, nous nous étions déjà préoccupés d’informer les parents de la situation et ils s’en doutaient un peu avant même de nous rencontrer-, qu’il convenait d’affiner le diagnostic – bon, pourquoi pas ? – et qu’il fallait poursuivre la prise en charge intensive – là encore, merci de l’adoubement. J’ironise, mais déjà, il y avait une prise de contact – rarissime dans les faits – et une forme de validation de notre travail. J’adressai donc aussitôt une réponse pour préciser les modalités actuelles du suivi, les évolutions en cours et les résultats précis de nos bilans.

Un an et demi plus tard – soit plus de trois ans après l’initiation des soins sur le CMPP- nous recevons le compte-rendu du bilan spécialisé réalisé sur le CRA (Centre Référence Autisme).

Voici les grandes lignes, et les éléments saillants de cette évaluation :

L’anamnèse, c’est-à-dire l’histoire des troubles, et le mode de vie sont vite survolés, en reprenant notamment les « premières inquiétudes » : comportement périnatal, développement du langage, développement moteur, propreté, régression.

Puis vient « la clinique actuelle » : sommeil, hygiène, alimentation, communication, interactions sociales, troubles des apprentissages, comportement, motricité, intérêts et jeux, particularités sensorielles, avec quelques mots pour chaque rubrique.

Ok, c’est assez systématique, mais je dois avouer qu’à la lecture, je ne savais plus de quel enfant on parlait. Impossible de rattacher cet inventaire à quelque chose de vivant et d’incarné, susceptible de faire émerger la singularité d’Adam. Rien sur l’histoire familiale, sur le parcours des parents, sur la fratrie, etc. Aucun élément d’une authentique sémiologie, c’est-à-dire d’une clinique historicisante, signifiante et contre-transférentielle, (désolé pour le jargon : nous entendons par là une mise en narration et en sens, à partir des ressentis de l’observateur et de ce que l’enfant lui fait éprouver), susceptible de laisser émerger le style existentiel d’un être en émergence. Par exemple, un enfant en retrait et évitant l’interaction produira des effets tout à fait différents chez un observateur en fonction de sa problématique : un enfant « déprimé » suscitera un effet d’appel et d’empathie, une souffrance et un désir d’intervention ; un enfant autiste induira plutôt un ressenti d’exclusion, de fermeture voire un sentiment de « néantisation » ; un enfant psychotique pourra mobiliser des vécus d’étrangeté, une forme d’angoisse et de confusion.

Tout ça pour dire qu’Adam n’existait pas véritablement dans ce répertoire… D’ailleurs, dans certains autres compte-rendus, le prénom de l’enfant change mystérieusement au milieu du déroulement (authentique !…) : la magie du copié-collé…et de l’effacement du sujet

Bon, mais ce n’était que les mises en bouche. On en arrive maintenant à l’évaluation « scientifique », la vraie, à travers la prise en compte des « co-morbidités psychiatriques ». Alors, déjà il faut savoir ce que l’on entend par là. Dans les nouvelles classifications psychiatriques « non idéologiques » (dénégation ? oxymore ? Foutage de gueule ?), les co-morbidités correspondent aux troubles associés ; c’est-à-dire qu’on aurait un noyau pathologique central d’origine neuro-développemental, soit sans influence étiologique de l’environnement (par exemple un trouble du spectre autistique, ou un trouble dys, ou un syndrome d’hyperactivité), sur lequel viendrait se greffer des symptômes secondaires : manque d’estime de soi, anxiété de performance, réaction dépressive, difficultés relationnelles, etc. Dès lors, chacun de ses troubles sera à traiter à part (éventuellement par une médication), en découpant l’enfant en fines tranches de saucisson. Aux Etats-Unis (et bientôt chez nous, c’est le progrès !), on peut ainsi voir des enfants traités en même temps pour trouble attentionnel, bipolarité, troubles des conduites, et plus si affinités, avec à chaque fois une molécule « spécifique » (parfois, on donne en même temps un agoniste et un antagoniste dopaminergique, c’est-à-dire deux traitements qui agissent de façon contradictoire, sans se poser de question sur la pertinence pharmacologique d’une telle prescription…). Pour en revenir au bilan « scientifique », voici donc la liste des échelles utilisées : ADI-R, SRS (Social responsiveness scale), ADHD rating scale, profil de Dunn (évaluation des spécificités de traitement de l’information sensorielle), ABC (échelle des comportements anormaux), RBS-R (échelle des comportements répétitifs), avec à chaque fois un score.

Sans commentaire… Il ne s’agit pas là de contester le bien-fondé de tel ou tel outil « psychométrique » (c’est parfois très utile dans la pratique clinique d’avoir des repères reproductibles pour apprécier certaines évolutions ou stagnations), mais de souligner l’effet de vertige lié à leur accumulation.

Vient ensuite l’évaluation « fonctionnelle » réalisée par une psychologue, avec une observation du comportement se basant sur l’échelle des apprentissages précoces de Mullen (évaluation du fonctionnement dans 5 domaines développementaux : perception visuelle, motricité fine, langage expressif et réceptif) puis sur l’ADOS-2 (Autism Diagnoctic Observation Schedule), outil de référence international pour l’évaluation de l’autisme, permettant de calculer un « Cut-Off ». Y-a pas à dire, ça en jette… (Pour information, tous ces outils d’évaluation constituent un véritable marché lucratif, avec des enjeux de licence, de formation et de lobbying en arrière-plan).

Conclusion de cette évaluation scientifique, rigoureuse et standardisée : retard cognitif global sévère évoquant un trouble du spectre autistique

Préconisations : orientation en IME, utilisation d’outils aidant à la structuration des activités (séquence d’action, économie de jetons) et du temps (emploi du temps visuel), guidance parentale visant à aider les parents dans le développement de l’autonomie de leur enfant et à les sensibiliser aux méthodes adaptées….

Alors, j’ai envie de dire merci beaucoup pour la confirmation de ce que nous savions déjà depuis plusieurs années et pour ces recommandations qui vont surement bouleverser notre pratique et les perspectives d’évolution pour Adam….

S’ensuit un bilan orthophonique assez complet (fonctions de communication, imitation/jeu, communication non verbale, communication verbale, communication alternative) qui conclut à un trouble majeur de la communication et des interactions sociale et à une absence de développement du langage oral (ils ont pu repérer avec leurs outils de pointe qu’Adam ne parlait pas), et préconise une poursuite de la prise en charge en orthophonie ainsi que la mise en place d’un moyen de communication pour permettre à l’enfant de réaliser des demandes fonctionnelles (j’espère que vous en prenez bonne note chères collègues orthophonistes impliquées dans la prise en charge de cet enfant depuis plusieurs années…)

Puis vient l’examen somatique (Poids, Taille, PC, BMI, rien de plus) et un bilan paraclinique tout à fait exhaustif (IRM, bilan génétique et métabolique) : voilà au moins une demande comblée par rapport à nos attentes.

Alors, maintenant, la synthèse : Diagnostic : Trouble du spectre autistique avec déficience intellectuelle (parents informés).

Préconisation : orthophonie intensive 2x/sem avec mise en place d’un mode de communication alternatif ; Guidance parentale ; Orientation en IME ; Orientation vers des associations de parents

Voilà, voilà…

Je n’oserais pas rentrer dans des considérations d’économie de la santé, mais ce bilan a nécessité une hospitalisation de plusieurs semaines….Sachant par ailleurs que nous sommes en peine pour trouver des places d’hospitalisation dans des situations cliniques très complexes et inquiétantes, et que les files d’attente pour des évaluations cliniquement pertinentes en Centre référence sont surréalistes….

Quelques années plus tard, Adam est maintenant en IME et il continue à être suivi en consultation sur le CMPP. Ses progrès sont manifestes : Adam profite de ses nombreuses prises en charge, les équipes de l’IME ont par ailleurs organisé des séjours thérapeutiques, des visites à domicile. L’école se mobilise également pour la fratrie, avec mise en place d’un accompagnement éducatif, nous surveillons avec la PMI le développement du puiné. Les parents sont dans l’alliance avec les soignants et semblent soulagés de constater les évolutions d’Adam, même si la situation reste parfois difficile au domicile.

A l’occasion d’une consultation de suivi à l’hôpital, la pédopsychiatre trouve Adam agité, et évoque immédiatement la prescription d’un traitement contre l’hyperactivité, sans en référer aux équipes qui accompagnent quotidiennement cet enfant. Heureusement, les parents expriment leur inquiétude aux soignants, qui transmettent le projet de soins et les évolutions en cours. On se calme, et le traitement est mis de côté…

Cette situation est assez caractéristique, et cependant, nous avons pu échanger avec le service hospitalo-universitaire, et aller à peu près dans le même sens…

Dans d’autres configurations, le positionnement de l’hôpital peut s’avérer beaucoup plus problématique :

  • Pas de réponse à nos sollicitations et demandes d’échange (réponse d’un PU-PH à une collègue par rapport à leur silence « du fait de mes responsabilités hospitalières et universitaires, je ne peux pas toujours être réactif » - c’est vrai que de notre côté, nous nous tournons les pouces)

  • Préconisations intenables, qui discréditent nos interventions et attisent la culpabilité des parents. Par exemple : il faut mettre en place trois séances hebdomadaires d’orthophonie, de la remédiation cognitive et de la psychomotricité intensive. Au revoir et bon courage… (Evidemment, il ne faudrait surtout pas imaginer que les « experts » hospitaliers pourraient accompagner les familles pour la mise en place de ces soins)

  • Décisions unilatérales concernant le lieu et les modalités de la prise en charge, ou encore l’éventualité d’un maintien scolaire (redoublement), sans concertation avec l’équipe soignante ou pédagogique

J’ai déjà reçu des familles extrêmement angoissées et déstabilisées suite à une consultation hospitalière, du fait d’injonctions intempestives et presque paradoxales, induisant en tout cas un conflit de loyauté chez les parents : doit-on suivre les recommandations de la « science hospitalière » ou faire confiance aux équipes qui nous accompagnent depuis des années ? Certaines prises en charge ont également été décalées de plusieurs années car les parents avaient été traumatisés par des annonces diagnostiques et pronostiques vécues comme brutales lors de l’évaluation hospitalière initiale et avaient différé la reprise d’un accompagnement thérapeutique.

Tout ceci vient questionner la différenciation de plus en plus marquée entre le moment évaluatif et le temps du soin à proprement parler, conformément aux recommandations actuelles. Les dispositifs organisés pour les parcours thérapeutiques préconisent en effet une séparation entre services spécialisés dans l’évaluation (les centres référents) et les services impliqués dans le soin – ceux-ci étant d’ailleurs de plus en plus délaissés en termes de financements publiques...

Au final, une telle conception de l’évaluation comporte des biais épistémologiques majeurs, qui réduisent véritablement leur pertinence clinique et psychopathologique. Outre la perte de temps massive en ce qui concerne l’initiation des soins, on constate de surcroit qu’il est parfois difficile de se dégager de l’impact d’une première évaluation aussi réductrice et limitée. De fait, les dimensions de temporalité psychique, de complexité et d’après-coup sont rognées, et le discours concernant les troubles de l’enfant peut dès lors avoir tendance à se figer en une version monolithique qui interdit les réaménagements ultérieurs – une véritable prophétie auto-réalisatrice. Tout est énoncé une bonne fois pour toute, il faut donc suivre les prescriptions sans se laisser d’espace de créativité et d’ouverture…

Réciproquement, toute intervention soignante suppose une forme d’évaluation, sur le plan clinique, mais aussi en prenant en compte la réalité environnementale de l’enfant, ses enjeux interpersonnels dans leurs dynamique familiales, scolaires, sociales et culturelles. A l'instar de Winnicott, il convient effectivement de rappeler qu'un enfant seul, ça n'existe pas, indépendamment de toute la constellation intersubjective qui l’environne.

De toutes les manières, l’observation, la simple présence face à la demande d’une famille, constitue déjà en soi un engagement, quels que soient les aménagements défensifs du clinicien pour se protéger du transfert à son égard, et peut-être plus fondamentalement de son propre contre-transfert – c’est-à-dire des vécus affectifs induits par l’interaction avec l’enfant et ses parents. On peut se demander d’ailleurs comment un clinicien qui ne ferait que de l’évaluation, sans jamais s’inscrire dans un lien thérapeutique sur le long terme, serait encore capable d’appréhender les enjeux cliniques, de déterminer les déterminants psychopathologiques en jeu, et de se prononcer ainsi sur des critères évolutifs ou de pronostics. De même, un thérapeute qui se désintéresserait de tout élément d’évaluation concernant l’adaptation d’un enfant à sa « réalité » risque de s’enfermer dans des considérations de plus en plus absconses et étrangères aux finalités du soin.

Alors, évaluer, oui, évidemment, mais pour soigner, à plusieurs… (pas pour se donner l’illusion de la science à des fins de publication, ou pour suivre benoitement les protocoles et les recommandations de l’HAS, ou pour flatter son narcissisme via une posture de surplomb hors-sol)


photo : Sebastian Gollnow / DPA / dpa Picture-Alliance

22 décembre 2018

3è RV pour le conseil national de l'autisme : ça avance ?

article publié sur Handicap.fr

Le Conseil national TSA-TND, chargé de mettre en œuvre la stratégie autisme, s'est réuni pour la 3ème fois le 13 décembre 2018. Au menu : une certification nationale, les UEMa et le forfait d'intervention précoce sujet à quelques critiques.

22 décembre 2018 • Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco

Illustration article

Et de trois pour le Conseil national des troubles du spectre de l'autisme et des troubles du neuro-développement (TSA-TND). Il a été installé en juillet 2018 suite au lancement de la 4ème stratégie autisme dévoilée par le gouvernement le 6 avril 2018 (article en lien ci-dessous). Il est composé de représentants des associations de familles et d'usagers, des experts du secteur médical, paramédical, médico-social et de l'Education nationale, ainsi que des représentants de l'Etat et des collectivités territoriales. Il doit se réunir tous les trois mois à l'invitation de sa présidente, Claire Compagnon, déléguée interministérielle, afin de définir concrètement les modalités de mise en œuvre des 101 mesures de la stratégie autisme et de garantir l'avancée réelle de cette nouvelle politique publique. Le 13 décembre 2018, il était organisé pour la troisième fois, à Paris, avec, à l'ordre du jour, trois thèmes.

Le forfait d'intervention précoce

En introduction, un point d'étape a été fait sur le forfait d'intervention précoce pour les troubles du neuro-développement, qui permettra la prise en charge des interventions de professionnels non remboursés (psychomotriciens, psychologues et ergothérapeutes) pour les très jeunes enfants en cas de suspicion, avant la pose d'un diagnostic. Voté dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale 2019 (article en lien ci-dessous), sa mise en œuvre est prévue dès le 1er janvier 2019. Pour accélérer ce processus, une circulaire était parvenue aux Agences régionales de santé (ARS) le 22 novembre 2018. Ce dispositif, dont le Conseil national assure qu'il est « très attendu par les familles », fait naître malgré tout quelques critiques.

Quelques bémols

Deux associations nationales ont rendu un avis défavorable. Selon Autisme France, il cible les troubles neurodéveloppementaux, un ensemble beaucoup plus vaste que les troubles du spectre de l'autisme (TSA). L'association déplore par ailleurs le fait que ces « plateformes ne seront pas en accès direct pour les familles ». Elles s'appuient en effet sur les CAMSP, CMP et CMPP, « dont chacun connaît les faibles compétences mais qui pourront salarier des libéraux en complément. La plateforme c'est pour un an, après il faudra trouver un relais. » De son côté, la FFDYS remarque une « contradiction fondamentale » entre « l'objectif légitime de vouloir traiter l'ensemble des TND au sein d'une même stratégie nationale, en utilisant des structures et des ressources communes et la limitation du forfait précoce à la tranche d'âge 0-6 ans. » En effet, selon le comité scientifique de l'association, « la majorité des enfants avec TND ne peuvent être repérés et diagnostiqués qu'après leur entrée à l'école élémentaire, généralement entre 7 et 9 ans. »

Le Certificat national d'intervention en autisme

Deuxième sujet à l'ordre du jour : le Certificat national d'intervention en autisme (CNIA). Cette mesure vise à garantir la qualité des formations dispensées aux professions du travail social grâce à la rédaction de deux référentiels intégrant les recommandations de bonne pratique, l'un pour les formations niveau baccalauréat et infra-baccalauréat et l'autre pour les formations de niveau licence au master. Une labellisation des organismes de formation est à l'étude.

Focus sur les UEMa

Enfin, les travaux du Conseil se sont achevés sur la présentation d'une cohorte d'enfants scolarisés en unités d'enseignement en maternelle autisme ; ces UEMa ont été instituées dans le cadre du troisième plan Autisme afin d'accompagner les enfants autistes vers une scolarisation à temps plein, y compris ceux présentant des troubles sévères. La stratégie nationale 2018-2022 a prévu d'en tripler le nombre avec la création de 180 nouvelles unités d'ici à 2022 et l'objectif de scolariser tous les enfants à 3 ans. Selon le Conseil, « la mise en place de cette cohorte permettra de mieux comprendre l'impact de ces structures sur l'évolution et le devenir des enfants scolarisés, les dynamiques à l'œuvre dans ces unités pluridisciplinaires et les modalités d'inclusion. » Son démarrage est prévu à la rentrée scolaire 2019.

22 décembre 2018

L'Igas formule 14 recommandations pour améliorer le parcours des enfants dans les Camsp, CMPP et CMP

Publié le 20/12/18 - 17h39 - HOSPIMEDIA

Un rapport Igas salue le travail des Camsp, CMPP et CMP mais pointe l'absence de pilotage national et territorial des politiques de prévention et dépistage des jeunes enfants ainsi que le manque d'offre unifiée de santé mentale à destination de la jeunesse. Des carences qui mettent à mal le pluralisme des approches thérapeutiques.

Daté de septembre 2018 mais mis en ligne le 20 décembre, le rapport (à télécharger ci-dessous) de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur l’évaluation du fonctionnement des centres d'action médico-sociale précoce (Camsp), des centres médico-psychopédagogiques (CMPP) et des centres médico-psychologiques de psychiatrie infanto-juvénile (CMP) répond à une demande conjointe des ministères de la Solidarité et de la Santé et du secrétariat d'État chargé des personnes handicapées. Il fait suite au rapport d'évaluation de la mise en œuvre du troisième plan Autisme (lire notre article) qui pointait notamment le manque de coordination entre les interventions pédagogiques et médico-sociales ou sanitaires.

Pour les familles, le choix d'un centre plutôt qu'un autre est plus souvent lié à une politique d'offre territoriale — si le maillage des CMP est assuré dans le cadre des secteurs psychiatriques, il n'en va pas de même pour les Camsp et les CMPP — qu'à un réel partage des missions entres les trois types d'établissement : les missions des CMP et CMPP sont très proches, les Camsp étant plus dédiés au handicap des moins de six ans. Leur gestion et leur mode de fonctionnement est très différent selon leur statut. Ils se rangent dans le secteur sanitaire pour les CMP et dans le secteur médico-social pour les Camsp et les CMPP. Et au sein des ARS, ils sont souvent suivis par des services différents.

Les hôpitaux publics et le secteur associatif assurent la gestion des différents centres.

Une rééducation sans reconnaissance préalable de handicap

Toutefois, notent les rapporteurs, les centres partagent des caractéristiques communes dans leur cœur de métier : "centres de prévention et de soins ambulatoires, ils reçoivent des enfants et des adolescents ainsi que leurs familles en accès direct, sans nécessité d'un adressage formel ni d'une orientation de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Sous la direction d’un médecin, leurs équipes sont pluridisciplinaires et associent des professions médicales (pédopsychiatre, pédiatre, spécialiste de médecine physique et de réadaptation, etc.) et paramédicales (psychomotricien, orthophoniste, etc.), des psychologues et des personnels des services sociaux, éducatifs et administratifs".

Ils articulent tous les trois leur travail autour de quatre grands axes :

·         la prise en charge ambulatoire des jeunes ;

·         le repérage, l'évaluation et le diagnostic précoce ;

·         la prévention ciblée sur les populations à risque ;

·         l'articulation avec les autres acteurs.


Selon les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) pour le repérage et le prise en charge des troubles du spectre autistique ou Dys (lire nos articles ici et ), ces structures apparaissent clairement comme le niveau 2 dans la prévention des troubles mais les rapporteurs constatent qu'elles gèrent aussi toute une partie de la demande de niveau 1 "compte tenu des difficultés d’accès, qu’elles soient physiques ou financières, à l’offre de premier recours".

Dans un parcours de soin, ces centres sont le deuxième niveau de recours pour le diagnostic.

Les parents maltraités ?

Le rapport analyse que les adresseurs – qu'ils soient professionnels de la santé, du social ou de l’éducation – pèsent sur la demande des parents, pourtant réputée libre et volontaire. Quant aux parents, en dehors des Camsp, ils ont parfois du mal à se faire reconnaître comme acteur à part entière. "Dans les cas où les parents veulent être associés, voire considérés comme partie prenante des prises en charge de leurs enfants, ils se heurtent parfois à un refus qui n'est pas toujours expliqué par des raisons médicales. Dans certains cas, les parents peuvent être considérés comme susceptibles – le plus souvent à leur insu – de jouer un rôle dans les troubles présentés par leur enfant, ce qui les disqualifierait pour participer activement aux soins. En effet, certaines approches psychodynamiques prennent en compte l'influence possible de l'environnement dans la genèse ou le renforcement des symptômes", commentent les rapporteurs.

Une nécessaire évolution qui ne se fait pas sans heurts

Et de citer les témoignages recueillis par des associations parentales qui évoquent le manque d'explications, la culpabilisation, la violence institutionnelle et la peur du signalement en cas de refus des solutions proposées. Quant à l'accès des parents au dossier médical, elle semble difficile en particulier dans le secteur psychiatrique. "La liberté de choix des parents, déjà très contrariée par l'insuffisance de l'offre, est mise à mal, faute d'informations précises et compréhensibles", estime le rapport, observant toutefois qu'avec le renouvellement des générations de praticien, "les dissensions liées à l'absence de liberté de choix thérapeutique et à la prédominance exclusive du champ théorique psychanalytique semblent moins prégnantes que par le passé."

Les auteurs notent parfois des tensions entre les gestionnaires des structures, qui encouragent les évolutions et le respect des bonnes pratiques, et certains professionnels réticents, voire opposés à la généralisation des formations et des approches fondées sur les neurosciences. Des tensions qui peuvent conduire à des démissions, voire à des licenciements. Les professionnels rencontrés évoquent également un hiatus entre le respect des bonnes pratiques et les moyens humains disponibles.

Une demande qui se spécialise

La mission observe une évolution haussière et continue des files actives des trois types de structure depuis dix ans. Les délais d’attente se sont accrus avec des maxima dépassant un an d’attente dans les zones les plus en tension, pour une moyenne qui se situe plutôt autour de six mois.

De 2006 à 2016, les files actives ont augmenté dans toutes les structures.
Par ailleurs, la polyvalence des centres est remise en question par des demandes de structures de diagnostic et de soins spécialisées par pathologie ou par type de trouble, notamment pour les déficiences neurosensorielles, les troubles du spectre de l'autisme et les troubles spécifiques du langage et de l’apprentissage. En parallèle, des Camsp et CMPP développent en leur sein des compétences spécifiques (section spécialisée, équipe de diagnostic proximité pour l’autisme) afin de répondre à cette demande. Et les modes d’orientation des publics et d’articulation des prises en charge ne sont pas toujours formalisés entre les professionnels.

Les rapporteurs estiment que la multiplication des structures de niveau 2 n’est ni lisible pour les familles, ni viable compte tenu des contraintes en termes de ressources humaines, les professionnels n’étant pas assez nombreux pour couvrir les besoins dans les centres polyvalents et intervenir de surcroît dans des filières spécialisées. Ils rappellent que les métiers clés (pédopsychiatres, orthophonistes, psychomotriciens) sont en tension, d'autant que les niveaux de salaires proposés ne sont guère incitatifs. Et la pénurie de professionnels est génératrice d'inégalités d'accès aux soins.

Quel que soit le type de convention, le salaire moyen d'entrée est nettement inférieur à l'exercice libéral.

Un pilotage national pour 14 recommandations

Au final, la mission formule 14 recommandations dont elle précise l'échéance et le pilotage et parmi lesquelles : l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques en matière de régulation des files actives qui soit commun aux Camsp CMPP et CMP ; un positionnement clair sur le niveau 2 ; la garantie du pluralisme des approches thérapeutiques dans le respect des bonnes pratiques ; l'intégration des CMP et CMPP dans une offre unifiée de santé mentale ; le financement des Camsp en totalité par l'Assurance maladie ; la mise en place d'outils nationaux et régionaux de pilotage de l'évolution des centres.

 

 

22 décembre 2018

Agefiph : un budget 2019 en hausse de 4 %

article publié sur Handicap.fr

486 millions d'euros pour l'emploi de personnes handicapées dans le privé. Le budget de l'Agefiph est en hausse de 4 % en 2019. Avec un engagement spécifique pour les entreprises adaptées.

20 décembre 2018 • Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco

Illustration article

En 2019, un budget en hausse de 4 % pour l'Agefiph, le fonds dédié à l'emploi des personnes handicapées dans le privé. C'est ce qu'a voté son conseil d'administration le 18 décembre 2018. Il s'élèvera à 486,1 millions d'euros.

Sur ses fonds propres

Dans le prolongement de celui de 2018, ce budget « traduit la volonté politique (…) de poursuivre le renforcement de l'action de l'Agefiph pour le développement de l'emploi des personnes handicapées », assure le fonds dans un communiqué. Une mission ambitieuse puisque le privé peine à atteindre les 4 % (3,8 %) de TH alors que le seuil est fixé à 6 % (article en lien ci-dessous). Dans le même temps, les contributions des entreprises sont « en faible augmentation » selon l'Agefiph, tendance confirmée par les estimations pour les années 2019 et 2020. Cette augmentation repose en partie sur la légère reprise économique, qui fait progresser les effectifs des entreprises. En parallèle, les besoins des travailleurs handicapés et des entreprises vont grandissant. Pour « continuer à y répondre », l'Agefiph a donc décidé d'augmenter son budget en puisant dans ses fonds propres.

4 ambitions majeures

Cette enveloppe va permettre la mise en œuvre des quatre ambitions majeures de son plan stratégique, à savoir : la sécurisation des parcours professionnels, la mobilisation des entreprises et du monde économique et social, la promotion de l'emploi des personnes handicapées et le repositionnement de l'Agefiph pour la rendre plus lisible et plus visible. Dans ce contexte, le fonds a déployé de nouveaux dispositifs et étendu sur l'ensemble des territoires des actions d'initiatives régionales. Cet élan se poursuivra en 2019, année qui sera impactée par des réformes en cours, comme celle de la formation professionnelle, de l'Obligation d'emploi de travailleurs handicapés (OETH) ou relative aux entreprises adaptées.

Cap sur les entreprises adaptées

A l'issue du dernier Comité interministériel du handicap, en octobre 2018, l'Agefiph avait fait savoir qu'elle s'engagerait auprès de l'Etat pour permettre la réussite de la réforme des entreprises adaptées (entreprises du milieu ordinaire qui emploient au moins 80 % de travailleurs handicapés) qui, selon lui, « nourrit de fortes ambitions pour développer de nouvelles formes d'accompagnement vers et dans l'emploi ». Dans ce contexte, 25 millions d'euros de son budget seront dédiés à leur financement.

Au programme en 2019

En 2019, une nouvelle offre de services et d'aides financières est annoncée, complémentaire des dispositifs de droit commun. Pour soutenir l'accessibilité de la formation aux publics en situation de handicap, le déploiement de la Ressource handicap formation (RHF) se poursuit dans chaque région. Une première évaluation de l'offre de services et d'aides financières destinée aux personnes handicapées et aux entreprises sera également menée. Enfin, les universités d'été du RRH (réseau référents handicap) sont programmées les 10 et 11 septembre 2019 ; un dispositif destiné à soutenir la professionnalisation des référents handicap de toutes les entreprises sera proposé.

© Waldbach/Fotolia

22 décembre 2018

La qualité de vie des adultes autistes : à la recherche de ce qui compte vraiment

Publicité
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Visiteurs
Depuis la création 2 429 098
Newsletter
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Archives
Publicité