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"Au bonheur d'Elise"

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6 novembre 2018

Autisme : la première campagne qui n'ouvre pas la bouche

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Des émojis pour lutter contre les idées reçues sur l'autisme ? Le ton est donné pour la campagne de l'association AVA qui tente de sensibiliser sur les méthodes de communication basées sur les pictogrammes.

Par , le 05-11-2018

« Aujourd'hui, je parle sans dire un mot », dit la pancarte. Pour apprendre la communication, c'est à dire le langage, les émotions, les apprentissages visuels sont les plus efficaces. Inconnus et influenceurs se mobilisent aux côtés de l'association Agir et vivre l'autisme (AVA) pour lutter contre les idées reçues, vulgariser et sensibiliser aux méthodes d'aide aux personnes autistes. Sur Facebook, la vidéo a été lancée le 25 octobre 2018 par trois influenceurs ; Hugo Décrypte (211 k), Natacha Birds (110 k) et Papa en cuisine (5,3 k) donnent leur voix à ceux qui n'en ont pas.

Aide, éducation et inclusion

Une minute et dix-sept secondes, c'est le temps que dure cette nouvelle campagne. Une vidéo dans laquelle hommes et femmes se succèdent avec des émojis dans les mains. Grâce à eux, on découvre le message véhiculé : « En France, l'autisme c'est 1 naissance sur 100, et ¾ des personnes autistes n'ont pas accès à l'éducation et à l'inclusion : des outils existent pour les aider ». Il s'agit de faire prendre conscience que peu de personnes autistes sont scolarisées par manque d'outils adaptés à leurs besoins. « Pour apprendre le langage, des méthodes associent images et mots comme nous avec les émojis qu'on envoie tous les jours sur Internet. Avec les bons outils, les personnes autistes sont aussi sociables que nous si nous prenons le temps de comprendre comme vous le faites maintenant. », explique le communiqué.

Un manque à combler

Encore méconnues du grand public et de nombreux professionnels, ces méthodes peuvent être utilisées dans de nombreuses situations de la vie courante. Le PECS est un système d'apprentissage basé sur un échange d'images ; l'enfant apprend que l'image représente l'objet puis que le pictogramme représente. Le Makaton combine également des signes (inspirés généralement de la langue des signes). Plus spontané, certaines personnes se l'approprient plus facilement. Enfin, les tablettes et smartphones permettent d'accéder à des applications dédiées à la communication (articles ci-dessous) ; ici, on combine souvent images et mots et surtout sons et mots. Près de 700 000 personnes sont concernées par l'autisme en France et seulement 20 % des 110 000 enfants concernés sont scolarisés. Pourtant, le milieu scolaire est le lieu où ils apprennent, très tôt, à vivre et à communiquer avec leurs pairs.

© Caroline Grimprel - BTEC

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

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6 novembre 2018

Dimanche, Séance d'équitation travail à pied pour Elise

Dimanche dernier au centre équestre de Neuilly-sur-Marne.

Travail supervisé en permanence par Virginie GOVOROFF-REGNAULT.

Une Elise heureuse de sauter les barres avec Dora, sa jument de prédilection actuelle.

Séance avec Trott'Autrement naturellement.

Chloé HEILLES, notre bénévole, même si elle n'est pas sur les photos était bien présente ...

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5 novembre 2018

Comment signaler les cas de maltraitances sur personnes âgées et en situation de handicap ?

Depuis plusieurs années déjà des dispositifs se sont développés pour dénoncer les cas de maltraitance des personnes âgées et des adultes en situation de handicap... comme le numéro d'appel national 3977, le défenseur des droits ou encore la Miviludes. La maltraitance est aussi clairement punie par la loi.

Où commence la maltraitance ? Menacer d'une privation d'activité, est-ce du chantage, une maltraitance psychologique, ou la seule solution trouvée pour qu'une personne accepte de se nourrir ? Ces questions sont posées par la Fédération 3977 contre la maltraitance des personnes âgées et des adultes handicapés. Cette dernière a élaboré un questionnaire pour reconnaître d'éventuels signaux d'alerte.

La maltraitance revêt des formes diverses

Un groupe de travail du Conseil de l'Europe sur la violence, la maltraitance et les abus à l'égard des personnes handicapées distingue dans un rapport datant de 2002, six types d'exercice de la maltraitance :

·         la violence physique (châtiments corporels, enfermement, surmédication) ;

·         les abus et l'exploitation sexuels ;

·         les menaces et les préjudices psychologiques (insultes, intimidation, harcèlement, humiliations, Infantilisation...) ;

·         les interventions portant atteinte à l'intégrité de la personne ;

·         les abus financiers, les fraudes et les vols ;

·         les négligences, les abandons et les privations, d'ordre matériel ou affectif.

Le droit pénal pour contrer les situations de maltraitance

Face à la diversité des formes de maltraitance, les limites sont parfois difficiles à évaluer. Certains professionnels hésitent ainsi à dénoncer des cas de maltraitance (physique, psychologique, financière, médicamenteuse, par négligence ou portant atteinte à la liberté de personnes âgées ou en situation de handicap) au titre notamment du secret professionnel. Certains cas relèvent de proches aidants à domicile. La peur d'être encore plus maltraités peut aussi faire taire les victimes. La loi pourtant les protège.

En ce qui concerne, le tabou du secret professionnel, l'article 226-13 du Code pénal prévoit ainsi que "la révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende". Sauf que cette disposition a des limites détaillées dans les articles 226-14 et 434-3 également dans le Code pénal. La loi autorise donc les professionnels de santé à informer les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices.

Par ailleurs, l'article 223-6 du Code pénal précise les conséquence de la non-assistance à personne en danger : "Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l'intégrité corporelle de la personne s'abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende."

Le 3977 : un numéro national dédié

Aux manettes de la plateforme téléphonique se trouve la Fédération 3977 contre la maltraitance qui s'est fixé comme objectif "d'animer et de coordonner un dispositif d'alerte sur les risques de maltraitance envers les personnes âgées et les adultes handicapés". Cette fédération est issue du rapprochement des associations Habeo et Alma France officialisé le 13 février 2014 (lire notre article).

Depuis sa création, son standard national est ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures. Dans la présentation de ses services, la fédération insiste notamment sur la neutralité des écoutants et le fait que l'anonymat de l'appelant peut être préservé sur sa demande. Côté organisation, elle précise fédérer "78 associations présentes dans la plupart des départements. Ces associations sont animées par des bénévoles. Elles prennent le relais des dossiers que leur transmet l'antenne nationale. Elles associent fréquemment à leur démarche d'accompagnement des professionnels de la santé et de la dépendance."

Le 3977 et ses antennes départementales mènent régulièrement des campagnes pour encourager les victimes, les témoins et même les auteurs à dénoncer les actes de maltraitances. Dans sa dernière campagne de communication la Fédération 3977 titre "Le courage de voir, le choix d'en parler". Elle rappelle aussi qu'au bout du fil se trouvent des professionnels qui écoutent, soutiennent et orientent les appelants.

Une fois le service contacté, tout d'abord en cas d'urgence, une orientation vers la police ou les pompiers pourra être engagée. Dans la majorité des cas, le dossier de l'appelant sera transmis à un relais départemental pour un accompagnement et un suivi de proximité. Le centre départemental se chargera ensuite de contacter la personne qui a appelé le 3977 pour l'informer des suites de sa requête. L'affaire pourra s'arrêter là si par exemple la personne souhaitait juste verbaliser un ressentiment. À l'inverse, une étude du cas complémentaire avec un suivi de terrain pourront être entamés. Le contact peut aussi être établi via son site Internet.

Le défenseur des droits : une autorité administrative

Créé en 2011, et inscrit dans la constitution, le défenseur des droits est une institution indépendante de l'État. qui a pour missions principales de défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et aussi permettre l'égalité de tous et toutes dans l'accès aux droits. Toute personne physique (un individu) ou toute personne morale (une société, une association…) peut le saisir directement et gratuitement en remplissant un formulaire sur son site Internet, en demandant à rencontrer un délégué ou par courrier.

Une fois la demande posée, la première étape consiste à vérifier qu'elle relève bien des compétences du défenseur. Ensuite, pour compléter les informations données, il pourra lancer une enquête, confrontant les points de vue. La situation pourra faire l'objet d'un règlement amiable (échanges de courrier, médiation...). Il peut aussi formuler une recommandation, document par lequel il demande par écrit que le problème soit réglé et qu'une mesure soit prise dans un délai donné. Il dispose d'un droit de suite sur les recommandations qu'il prononce.

Si la discrimination est qualifiée de volontaire, elle relèvera du Code pénal. Une transaction pénale pourra être proposée. Si la personne mise en cause la refuse, le défenseur des droits procédera alors à une citation directe en déclenchant une poursuite pénale au tribunal.

Les dérives sectaires et la Miviludes

"Les promesses et recettes de guérison, de bien-être et de développement personnel sont au cœur des pratiques à risque de dérives sectaires, qu'elles émanent de groupes structurés à dimension transnationale ou de la multitude de mouvements isolés, constitués le plus souvent autour d'un gourou thérapeutique et d'une poignée d'adeptes", explique sur son site Internet la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Les dérives sectaires dans le domaine de la santé représentent près de 40% de l'ensemble des signalements reçus à la Miviludes. En cas de doute, la mission peut être sollicitée pour information via un formulaire.

5 novembre 2018

Autisme, vaccins - rétractation d'un article

5 nov. 2018
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

La revue "Lab Medicine" rétracte un article basé sur les travaux frauduleux d'Andrew Wakefield. Cet article continuait à être exploité pour jeter à tort le discrédit sur les vaccins. Le climat est tel que certains chercheurs hésitent à publier sur le sujet.

 

retractionwatch.com

Un journal rétracte un article vieux de 16 ans basé sur une étude démystifiée sur un vaccin contre l'autisme - Retraction Watch

Traduction de "Journal retracts 16-year-old paper based on debunked autism-vaccine study – Retraction Watch"

Mieux vaut tard que jamais? Ou trop peu trop tard?

Ce sont deux manières différentes de regarder une rétractation récente.

Huit ans après l’une des rétractations scientifiques les plus notoires - celle du journal The Lancet de 1998 dans lequel Andrew Wakefield et ses collègues britanniques affirmaient un lien entre les vaccins et l’autisme - la revue Lab Medicine est en train de rétracter un document qui s’appuyait énormément sur ce travail maintenant discrédité. L'article de Bernard Rimland et Woody McGinnis, de l'Autism Research Institute, à San Diego, en Californie, commence comme suit:

  •     Les vaccins peuvent être l’un des déclencheurs de l’autisme. Des données substantielles démontrent une anomalie immunitaire chez de nombreux enfants autistes, compatible avec une résistance altérée à l'infection, l'activation de la réponse inflammatoire et l'auto-immunité. Une résistance altérée peut prédisposer à une blessure par le vaccin dans l’autisme.

Rimland est décédé en 2006. McGinnis n'a pas répondu à une demande de commentaire.

Roger L. Bertholf, rédacteur en chef de Lab Medicine, et Pietro Ghezzi - dont aucun n’a à voir avec l’acceptation ou la publication de l'article de 2002 - écrivent dans un éditorial annonçant le changement:

  •     Les études légalisées qui restent dans la littérature peuvent être néfastes lorsque ces études sont utilisées par des non-scientifiques pour étayer des conclusions qui ont longtemps été discréditées par des études ultérieures. Nous avons appris que tel est le cas d'un article de Rimland et McGinnis paru dans Lab Medicine en 2002. Le document propose un mécanisme liant la vaccination à l'autisme. Ses conclusions sont essentiellement fondées sur un article de Wakefield de 1998, publié dans The. Lancet, le premier a suggéré cette association. En 2010, après une enquête approfondie, The Lancet a retiré le document de Wakefield, expliquant que plusieurs éléments de l'étude rapportée avaient été jugés incorrects.
  •     Une quantité impressionnante de données dans la littérature montre que la vaccination, qui existe depuis plus de 2 siècles, est une mesure préventive bénéfique contre les maladies infectieuses. Un seul article suggérant qu'un risque d'autisme associé à la vaccination pourrait ne pas causer de grands dommages; Cependant, une étude récente indique que l'article de 2002 de Rimland et McGinnis est fréquemment consulté et cité pour soutenir la position de ceux qui s'opposent à la vaccination en pensant à tort qu'il s'agit d'un facteur de risque pour l'autisme.
  •     L'un de nous (P.G.) était l'auteur principal de cette étude. Par conséquent, à la suite du cours suivi par The Lancet, Lab Medicine a décidé de retirer l'article de 2002 de Rimland et McGinnis. L'article ne sera plus disponible dans les archives numériques de Lab Medicine, et une déclaration indiquant que l'article a été retiré apparaît dans toute recherche PubMed qui produit la citation.

Nous avons demandé à Bertholf, pourquoi maintenant? Le document a été cité une poignée de fois par d'autres documents scientifiques. Bertholf a dit qu'il était

  •     … Conscient de l'existence de l'article lorsque j'ai été nommé rédacteur en chef en 2012, mais que je n'avais pas pensé à me rétracter avant d'avoir vu l'étude du Dr Ghezzi révélant que l'article de Rimland et McGinnis était bien visible dans les pages de résultats des moteurs de recherche . Cela m'a fait craindre que le document ne soit utilisé pour faire avancer un programme anti-vaccin et je ne voulais pas que l'American Society for Clinical Pathology, qui publie Lab Medicine et est un chef de file mondial en matière de promotion de la santé, soit considérée comme endossant un papier sur la vaccination qui a une prémisse fausse et potentiellement dangereuse basée sur l'article défectueux rétracté par The Lancet. Je tiens à souligner que Lab Medicine jouit d'une indépendance éditoriale absolue vis-à-vis de l'ASCP et que cette décision n'a pas été prise par son leadership. Toutefois, c’est la perception de l’approbation qui me préoccupait.

Nous avons également demandé à Bertholf pourquoi le journal faisait disparaître l'article, au lieu de le laisser publié mais de le marquer en filigrane, conformément aux directives du Comité de l'éthique de la publication (COPE). Il a dit que c'était une erreur:

  • [Vous] avez raison de dire que COPE recommande le filigranage, mais pas le retrait des papiers rétractés. C'était un problème de communication entre moi et notre éditeur, Oxford University Press, lorsque nous avons discuté de la procédure de retrait d'un document (procédure totalement nouvelle pour moi). Nous allons corriger l'erreur et rendre le papier disponible avec un filigrane, comme recommandé par COPE. Je vous remercie de l'avoir signalé. J'ai également l'intention de publier une correction pour clarifier l'affirmation dans l'éditorial que le document ne sera pas disponible.

Voir aussi :


Les militants anti-vaccins ont pris en otage les vaccins

Traduction de Anti-Vaccine Activists Have Taken Vaccine Science Hostage

Par Melinda Wenner Moyer - 4 août 2018 - New York Times - Opinion

Les Américains qui ne veulent pas vacciner sont de plus en plus à l'aise : une étude de juin a révélé que, au cours des dix dernières années, le nombre d'exemptions de vaccins pour des raisons philosophiques a augmenté dans les deux tiers des États qui les autorisent.

Ce qui motive ces décisions erronées est la peur - crainte que les vaccins soient en quelque sorte dangereux, même si la recherche montre le contraire. Et ces choix ont des conséquences. L’épidémie de rougeole de Disneyland en 2015 a rendu malades au moins 125 personnes, dont beaucoup n’étaient pas vaccinées.

En tant que journaliste scientifique, j'ai écrit plusieurs articles pour réprimer l’angoisse liée au vaccin et encourager la vaccination. Mais récemment, j'ai remarqué que le nuage de peur entourant les vaccins a un autre effet néfaste: il érode l'intégrité de la science des vaccins.

En février, la Fondation Alicia Patterson non partisane m'a décernée une bourse pour faire un rapport sur les vaccins. Peu de temps après, je me suis retrouvée à frapper un mur. Lorsque j'ai essayé de signaler des aspects inattendus ou controversés de l'efficacité ou de l'innocuité d'un vaccin, les scientifiques ne souhaitaient souvent pas parler avec moi. Quand je les ai eus au téléphone, un thème inquiétant est apparu: les scientifiques sont tellement terrifiés par la réticence du public à l'égard des vaccins qu'ils se censurent, minimisent les résultats indésirables et évitent peut-être même de mener des études pouvant montrer des effets indésirables. Ceux qui violent ces règles non écrites sont critiqués.

Le but est de protéger le public - afin d’assurer que davantage de personnes adhèrent aux vaccins - mais à long terme, l’approche se fera sentir. Notre arsenal de vaccins est exceptionnel, mais il pourrait toujours être meilleur. Le progrès exige une franchise scientifique et une volonté de poser des questions qui dérangent.

Voici un cas qui caractérise ce problème et illustre à quel point cela peut être bénéfique lorsque des résultats critiques sont publiés. En 2005, Lone Simonsen, qui était alors à l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, et ses collègues ont publié une étude dans JAMA Internal Medicine montrant que le vaccin contre la grippe empêchait moins de décès que prévu chez les personnes de plus de 65 ans.
"
J'ai eu des conversations intéressantes avec des personnes du vaccin. Elles ont dit: «Que fais-tu, Lone? Tu es en train de tout ruiner », se souvient le Dr Simonsen, qui est actuellement chercheuse en santé publique mondiale à l’Université George Washington. Son travail a contribué au développement d'un vaccin contre la grippe plus efficace pour les personnes âgées, mais elle s'est sentie exclue. "Je l'ai senti personnellement, parce que je n'étais pas vraiment invitée aux réunions", dit-elle. "Cela a pris une bonne décennie avant qu'il ne soit plus controversé."

Il est compréhensible que les scientifiques soient nerveux. Internet a facilité la tâche des activistes anti-vaccins. L'étude du Dr Simonsen, par exemple, a inspiré une
histoire avec le titre ridicule "Les vaccins antigrippaux tuent les personnes âgées, indique une étude".

Mais les inquiétudes sur ce que ces groupes pourraient faire commencent à prendre le pas sur les progrès scientifiques.

"La perception qu'ont les scientifiques de l'irrationalité du public a un impact sur notre capacité à discuter rationnellement de choses qui méritent d'être discutées", a déclaré Andrew Read, directeur du Centre for Infectious Disease Dynamics de la Pennsylvania State University. Le Dr Read étudie l'évolution des agents pathogènes en réponse aux vaccins et il est farouchement pro-vaccin - son objectif est de garder les vaccins efficaces. Il dit avoir eu des rencontres désagréables lors de conférences scientifiques. Des collègues l'ont averti, par exemple, de ne pas parler trop ouvertement de son travail. "J'ai ressenti la pression - et d'ailleurs la responsabilité ", dit-il.

En 2009, Danuta Skowronski, épidémiologiste en chef de la division Influenza et pathogènes respiratoires émergents du Centre for Disease Control de la Colombie-Britannique, et ses collègues ont découvert des données inattendues suggérant un lien entre le vaccin contre la grippe saisonnière et un risque accru de grippe pandémique. Les résultats ne pouvaient pas prouver un lien de causalité - peut-être que les personnes qui se font vacciner contre la grippe saisonnière diffèrent de celles qui ne le font pas de telle façon qu'elles sont plus susceptibles aux souches pandémiques. Mais une interprétation possible est que les vaccins contre la grippe saisonnière inhibent l'immunité à ces souches. L'équipe du Dr Skowronski a reproduit les résultats de cinq études différentes et a ensuite partagé les données avec des collègues de confiance. "Il y a eu un énorme mouvement de recul", se souvient le Dr Skowronski, et certains se sont demandé si "les résultats étaient appropriés pour publication".

Offit dit que les chercheurs doivent gérer les conclusions différemment quand ils risquent de faire peur au public. Il pense que de petites études peu concluantes et inquiétantes ne devraient pas être publiées car elles pourraient faire plus de mal que de bien. «Sachant que vous allez faire peur aux gens, je pense que vous devez avoir beaucoup plus de données», explique-t-il. Mais d’autres disent que même un document peu concluant peut être important car il peut susciter des études plus vastes et plus définitives. . Gregory Poland, vaccinologue à la clinique Mayo et rédacteur en chef de Vaccine, devrait «le faire savoir à la communauté scientifique, le regarder, le connaître, affiner la conception de l’étude et revoir». Il est toutefois crucial pour les chercheurs d’expliquer soigneusement ces résultats dans leurs articles afin d’éviter toute interprétation erronée. Si une étude fait fuir les parents des vaccins, les gens pourraient en mourir. C'est un grand risque à prendre pour protéger le caractère sacré du discours scientifique. On m'a averti à plusieurs reprises que la couverture de ce problème pourrait me laisser "du sang sur les mains". Mais à long terme, la recherche scientifique étouffante n’est-elle pas encore plus dangereuse? «Si nous ne voulons plus regarder parce que nous ne voulons pas connaître la réponse, nous sommes en difficulté », Déclare le Dr Edward Belongia, l’un des auteurs de l’étude Vaccine et directeur du Centre d’épidémiologie clinique et de santé des populations de l’Institut de recherche de la clinique Marshfield. Cela ne veut pas dire que quiconque dissimule des problèmes majeurs de sécurité, façon; les études critiques concernent généralement des problèmes mineurs dans des contextes spécifiques. Mais les scientifiques pourraient un jour rater des problèmes plus importants s’ils adoptent une culture qui supprime la recherche. Et, au bout du compte, en sélectionnant des données, les chercheurs en santé publique font «exactement ce que font les personnes vaccinées», Michael Osterholm, directeur du Centre de recherche et de politique sur les maladies infectieuses à l’Université du Minnesota, avertit.Il ne fait aucun doute que la mauvaise science des vaccins ne mérite pas un forum - et une grande partie de la recherche citée par les activistes anti-vaccin est vraiment très mauvaise. Mais une bonne science doit être entendue même si certaines personnes vont en déformer la signification. Une chose que les scientifiques et les parents qui se méfient des vaccins ont en commun est le désir de disposer des vaccins les plus sûrs et les plus efficaces possibles, mais les vaccins ne peuvent pas être affinés si les chercheurs ignorent les données incommodes. En outre, les scientifiques spécialisés dans les vaccins gagneront beaucoup plus de confiance dans le public et surmonteront des craintes beaucoup plus infondées s’ils choisissent la transparence plutôt que la censure.

"Je pensais que je n'avais pas le droit de ne pas publier ces résultats", déclare le Dr Skowronski. "Ils étaient trop importants." Les résultats ont été soumis à trois revues et ont subi au moins huit longues révisions avant que l'étude finale ne soit publiée dans PloS Medicine.

En septembre dernier, des chercheurs avec le Vaccine Safety Datalink , un projet de collaboration entre les Centers for Disease Control and Prevention et diverses organisations de soins de santé, ont publié une étude dans la revue Vaccine qui montrait une association - pas un lien de causalité, les auteurs prenaient soin de le préciser – entre le vaccin contre la grippe et des fausses couches. Peu de temps après, Paul Offit, directeur du Vaccine Education Center à l’Hôpital pour enfants de Philadelphie et co-inventeur d’un vaccin antirotavirus, a déclaré dans le Daily Beast que le document n’aurait pas dû être publié, en partie parce que l’étude était petite et en conflit avec des recherches antérieures. Il a également suggéré que les auteurs avaient choisi leurs données - une accusation qu'ils nient avec véhémence. Un médecin interrogé dans le populaire blog Science-Based Medicine explique pourquoi la recherche avait été financée en premier lieu.

Le Dr Offit dit que les chercheurs doivent gérer les conclusions différemment quand ils risquent de faire peur au public. Il pense que de petites études peu concluantes et inquiétantes ne devraient pas être publiées car elles pourraient faire plus de mal que de bien. «Sachant que vous allez faire peur aux gens, je pense que vous devez avoir beaucoup plus de données», explique-t-il.

Mais d’autres disent que même un article peu concluant peut être important car il peut susciter des études plus vastes et plus définitives. . Selon Gregory Poland, vaccinologue à la clinique Mayo et rédacteur en chef de Vaccine, il faudrait «le faire savoir à la communauté scientifique, le regarder, le connaître, affiner la conception de l’étude et la revoir». Il est toutefois crucial pour les chercheurs d’expliquer soigneusement ces résultats dans leurs articles afin d’éviter toute interprétation erronée.

Si une étude fait fuir les parents des vaccins, des gens pourraient en mourir. C'est un grand risque à prendre pour protéger le caractère sacré du discours scientifique. On m'a averti à plusieurs reprises que la couverture de ce problème pourrait me laisser "du sang sur les mains". Mais à long terme, la recherche scientifique étouffée n’est-elle pas encore plus dangereuse? «Si nous ne voulons plus regarder parce que nous ne voulons pas connaître la réponse, nous sommes en difficulté », déclare le Dr Edward Belongia, l’un des auteurs de l’étude Vaccine et directeur du Centre d’épidémiologie clinique et de santé des populations de l’Institut de recherche clinique Marshfield.

Cela ne veut pas dire que quelqu'un dissimule des problèmes majeurs de sécurité, en tout cas; les études critiques concernent généralement des problèmes mineurs dans des contextes spécifiques. Mais les scientifiques pourraient un jour rater des problèmes plus importants s’ils adoptent une culture qui supprime la recherche. Et, au bout du compte, en sélectionnant des données, des chercheurs en santé publique font «exactement ce que font les personnes anti-vaccin», avertit Michael Osterholm, directeur du Centre de recherche et de politique sur les maladies infectieuses à l’Université du Minnesota,.

Il ne fait aucun doute que la mauvaise science des vaccins ne mérite pas un forum - et une grande partie de la recherche citée par les activistes anti-vaccin est vraiment très mauvaise. Mais une bonne science doit être entendue même si certaines personnes vont en déformer la signification. Une chose que les scientifiques et les parents qui se méfient des vaccins ont en commun est le désir de disposer des vaccins les plus sûrs et les plus efficaces possibles, mais les vaccins ne peuvent pas être affinés si les chercheurs ignorent les données incommodes. En outre, les scientifiques spécialisés dans les vaccins gagneront beaucoup plus de confiance dans le public et surmonteront des craintes beaucoup plus infondées s’ils choisissent la transparence plutôt que la censure.

Melinda Wenner Moyer est rédactrice scientifique et santé et rédactrice en chef à Scientific American.


https://www.buzzfeednews.com/article/azeenghorayshi/russian-trolls-vaccines

Les trolls russes sèment la confusion sur Twitter au sujet de la sécurité des vaccins

Une nouvelle étude montre que les trolls russes ont tweeté à propos des vaccins 22 fois plus souvent que l'utilisateur moyen de Twitter.

https://theconversation.com/autism-and-vaccines-more-than-half-of-people-in-britain-france-italy-still-think-there-may-be-a-link-101930

Autisme et vaccins: plus de la moitié des Britanniques, des Français et des Italiens pensent toujours qu'il existe un lien

L'une des idées fausses les plus frustrantes de nos nombreuses études sur ce qui cloche en général est le mythe persistant selon lequel les vaccins représentent un risque pour les enfants en bonne santé. C’est particulièrement énervant parce que cela a des conséquences directes et durables.

(...) Ces peurs non fondées ont-elles touché le public dans le monde entier? Notre première étude multi-pays, dans 38 pays, sur les idées fausses sur les vaccins suggère que cela a déjà été le cas. Environ une personne sur cinq pense que «certains vaccins causent l'autisme chez des enfants en bonne santé» et 38% ne savent pas si c'est vrai ou pas.

Les proportions de personnes qui croient que cela est vrai vont de 44% en Inde à 8% en Espagne.

Mais dans de nombreux pays, des majorités pensent que c’est vrai ou qu’elles sont incertaines: en France, elle est de 65%, en Grande-Bretagne, de 55%, en Italie, de 52%.

 

Do vaccines cause autism in healthy children? Ipsos MORI
Do vaccines cause autism in healthy children? Ipsos MORI
4 novembre 2018

Limousin : Une île au large de l’espoir va-t-elle sombrer ? Histoire de notre combat

4 nov. 2018
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Le Collectif Autisme Limousin et le collectif des parents continuent le combat pour une intervention précoce généralisée des enfants autistes de moins de 6 ans. Les projets de SESSAD en cours ne concerneraient que la moitié des enfants.

 

Diagnostic précoce d'un enfant autiste au Centre Expert Autisme de Limoges © Dragon Bleu TV

AUTISME : La Haute autorité de santé n'a jamais recommandé de priver les enfants d'éducation précoce à partir de 4 ans  ! Le collectif des parents pour la défense de l'intervention précoce   et  Autisme Limousin vous invitent à vous interroger avec eux  sur:

Un montage financier qui leur parait ubuesque :un dispositif d'intervention précoce financé 2M€ pour une soixantaine d'enfants va se retrouver à moitié vide alors qu'une trentaine d'enfants  jusque là pris en charge ,en seraient exclus  et resteraient derrière la porte sans solution.

Une décision contraire à la convention internationale des droits de l'enfant et au principe d'égalité des chances: des enfants exclus de l accès aux soins et à l'éducation parce que leur diagnostic n'a pas pu être posé avant 4 ans  dans notre pays où l'âge moyen diagnostique est évalué officiellement à 5ans .

Une détermination à détruire un dispositif dont la réussite était reconnue  nationalement  (diagnostic posé pour un enfant sur 100 nés dans le département, accompagnement pour tous les enfants diagnostiqués , satisfaction des parents, parcours sans rupture, succès de l'inclusion scolaire))

Un choix d'exclusion en contradiction avec la politique d'inclusion précoce gouvernementale initiée récemment.

vous trouverez ci joint Le communiqué de presse d'Autisme Limousin et un texte du collectif des parents

Merci de votre attention
Le Collectif Autisme Limousin - 2/11/2018

Une île au large de l’espoir va-t-elle sombrer ? Histoire de notre combat….

Pour les enfants TSA de 0 à 6 ans et leurs parents, il existait depuis octobre 2014 une île au cœur du territoire français, un laboratoire du futur créé par un groupe rassemblant l’administration de santé locale, un conseil scientifique national et des parents experts.

C’était une innovation inouïe en termes de santé publique, une sorte de Suède au centre de la France : L’État y avait respecté un engagement pérenne auquel il avait souscrit par contrat.

Tous les enfants concernés du département, qu'ils soient dépistés à 18 mois ou à 5 ans, y bénéficiaient d’une évaluation diagnostique et fonctionnelle puis, dans la foulée, d'une intervention individualisée dans leur milieu de vie (maison, école), calibrée à leurs besoins. Aucun parent ne devait connaître, dans cette île au large de l’espoir, le parcours du combattant que vivent la majorité des familles françaises concernées. A la rentrée 2017, le nombre d'enfants TSA inclus en CP y était multiplié par 3,8 alors qu'il restait stable dans les départements voisins. Les registres confirmaient que l'on allait atteindre un résultat unique en France : la quasi-exhaustivité du diagnostic et de l'accompagnement pour un département. Ce chiffre permettait de penser qu’aucun enfant ne resterait au bord du chemin.

On progressait vers l'égalité des chances. Un modèle avait été créé. On rêvait de l’analyser, de l’améliorer, de l’adapter et de le diffuser à travers le pays.

Mais en 2016, de nouveaux acteurs administratifs rentrent en scène. Même s'ils reconnaissent que le Centre Expert réalise '" un travail de haute couture ", ils jugent le dispositif " dérogatoire atypique et hybride ". L'administration annonce qu'elle confiera, à partir de 2019, le diagnostic des tout petits à des équipes de proximité non encore constituées et que l'intervention précoce sera assurée par des SESSAD d'intervention précoce à créer sur appel à projets. Une restriction du budget alloué à l'intervention précoce est évoquée. Les parents expriment leur inquiétude sans recevoir de réponse. Alors ils publient leur refus. Ils sont aidés par les interventions de plusieurs députés, une pétition est signée par 12000 personnes et par nombre de grands spécialistes de l’autisme.

Notre collectif saisit la ministre de la santé. L'administration annonce par communiqué de presse le 4 avril 2018 la pérennisation, dans le cadre d’un futur SESSAD, de l'activité d’intervention précoce assurée par le centre expert et le maintien de son budget. L'essentiel paraît préservé. Tous les enfants de 0 à 6 ans diagnostiqués TSA pourront avoir accès, à l’intervention précoce.

En Septembre 2018, coup de théâtre :

L’appel à projets pour le SESSAD d’intervention précoce destiné à prendre le relais du Centre expert est publié. L’âge limite d'admission y sera abaissé de 6 à 4 ans. Pour être admis en SESSAD il faut préalablement avoir été au moins pré-diagnostiqué et avoir une notification de la MDPH. Cela veut dire que tous les enfants ayant fait l'objet d'un repérage diagnostique après 3 ans 8 mois seront exclus de l’intervention précoce. C’est plus de la moitié des enfants jusque-là accompagnés qui resteront sans solution. Une situation absurde, ubuesque va se créer : Le cahier des charges calibre le SESSAD pour une soixantaine d'enfants chiffre qui représente les besoins de la totalité des enfants du département. Si l'on refuse d'y admettre la moitié des enfants, ce SESSAD sera à moitié vide avec, derrière la porte, des enfants sans solution. La moitié du budget restera inutilisé !

La suite de cette histoire, il faut l’écrire. Nous appuyons l’association Autisme Limousin qui demande à l’ARS d’utiliser ce budget qui restera inemployé afin de créer un SESSAD pour les enfants diagnostiqués après 4 ans. Pour que de nouvelles îles puissent se former sur ce modèle, pour que d’autres ne soient pas détruites soyez porteur de ce message…..

Le collectif des parents

Avenirenfantsautistes@gmail.com

Voir aussi :

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4 novembre 2018

Vidéo -> Samuel Le Bihan, invité de l'émission ONPC 3.11.2018 - Son livre "Un bonheur que je ne souhaite à personne"

Samuel Le Bihan, invité de l'émission ONPC, à l'occasion de la sortie de son livre "Un bonheur que je ne souhaite à personne".

son intervention dans l'émission #ONPC (on n'est pas couché) diffusé hier soir sur France 2

Samuel Le Bihan #ONPC from Estelle Ast Verly on Vimeo.

4 novembre 2018

DAD - A film about autism and fatherhood - Film australien

DAD a film about autism and fatherhood

A documentary following the often unheard stories of fathers with children on the spectrum, DAD shares the experiences of twelve Aussie dads as they navigate the world of parenting and autism.

4 novembre 2018

L'allocation "enfant handicapé" ne peut pas être considérée comme un salaire (pour rappel)

article publié sur France info

L'allocation reçue pour un enfant handicapé dépendant ne peut pas être considérée comme un revenu ou un salaire du parent qui l'assiste et utilise la somme. Cette somme de l'allocation reçue pour un enfant handicapé ne peut donc pas être prise en considération lors du divorce des parents pour déterminer les disparités de revenus, a jugé la Cour de cassation.

France Télévisions

Mis à jour le 06/01/2017 | 17:08
publié le 06/01/2017 | 17:08

 

La Cour de cassation a annulé l'évaluation d'une prestation compensatoire qui en tenait compte. Les juges, en appel, avaient expliqué que la mère était rémunérée par cette allocation pour l'aide qu'elle apportait à son enfant handicapé. Mais c'était une erreur, selon la Cour de cassation, car cette allocation est destinée à pallier le défaut d'autonomie de l'enfant et n'est pas une source de revenu pour sa mère.

En revanche, les rentes d'invalidité versées à un époux au titre d'un accident du travail ou en compensation d'un handicap sont des ressources prises en considération pour déterminer le montant de la prestation compensatoire qu'il doit verser ou qu'il doit recevoir, avait expliqué la Cour en octobre 2014.

La prestation compensatoire est destinée à effacer autant que possible la disparité des niveaux de vie de chacun des époux créée par le divorce et la disparition du devoir de secours entre les époux. Elle tient compte de la durée du mariage, de l'âge, de la qualification, du patrimoine et des revenus de chacun ainsi que des droits existants ou prévisibles des pensions de retraite.

avec AFP

 

3 novembre 2018

Claire BROUDO rejoint l'association Trott'Autrement

3 novembre 2018

Comprendre l'autisme - Un site d'information sur l'autisme

3 novembre 2018

Les antipsychotiques, des traitements très mal surveillés

 

Les antipsychotiques, des traitements très mal surveillés

Fréquemment à l'origine de diabète et de troubles lipidiques, ces traitements que prennent de 0,8 à 2,7 % des Français devraient faire l'objet de contrôles biologiques réguliers. Or moins de 3 % des patients ont un suivi optimal, selon une enquête menée à partir de données de l'Assurance-maladie.

https://www.lemonde.fr

 

3 novembre 2018

Violence, humiliation sur des enfants : de la prison ferme requise pour les responsables d’un foyer dans les Bauges

article publié sur France bleu

vendredi 2 novembre 2018 à 19:03 Par Anabelle Gallotti, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Deux responsables du foyer le Sapin à Jarsy dans les Bauges ont été jugés vendredi pour des faits de violence notamment à l’encontre d’enfants handicapés ou en grande difficulté sociale. La procureure a requis deux ans de prison ferme.

Photo d'illustration Photo d'illustration © Maxppp - .

chambéry

C’est le procès de la banalisation de la violence dite "éducative ou pédagogique" qui s’est déroulé vendredi au tribunal correctionnel de Chambéry. Quatre personnes étaient jugées, dont deux responsables d'une structure d'accueil pour enfants difficiles ou handicapés : le Sapin à Jarsy dans les Bauges. Les faits se sont déroulés entre 2012 et 2015. La structure a été fermée depuis.

De lourdes peines requises : deux ans ans contre les responsables de la structure

La procureure a requis deux ans de prison ferme contre la directrice du centre et le président de l'association qui gérait le centre. Le ministère public a plaidé des peines avec sursis pour les deux autres prévenus, un ancien salarié et une habitante de la structure, qui était aussi une ancienne pensionnaire. La décision a été mise en délibéré. 

La violence érigée en système 

"Un coup de pied au cul, ça n'a jamais fait de mal à personne, une fessée carabinée oui, mais pas de violence à l'état pur" - La directrice du centre

Cette femme a travaillé quarante ans auprès des enfants placés. Il s'agit d'une personne corpulente qui explique qu'elle s'asseyait sur les jeunes pour les calmer. Son président, qui lui n'est pas un travailleur social, intervenait au centre tous les week-ends. C'est lui qui a attaché un garçon de dix ans, handicapé mental, à un arbre. C'est aussi lui qui a demandé à un autre de faire le chien. 

"J'ai demandé à l'enfant de faire le chien, pour montrer qu'on pouvait créer du lien avec ces jeunes" - Le président de l'association

Avec assurance et arrogance, le président nie tout ce qu'on lui reproche : la maltraitance, les faits de violences, les humiliations. Les psychotropes distribués sans le diplôme requis. "Un dossier effrayant, des personnes abjectes" diront les avocats des enfants handicapés, placés dans cette structure.

La défense plaide des négligences des pouvoirs publics qui ont fermé les yeux . "Tout le monde savait que ces enfants étaient difficiles à gérer" s'insurge une avocate. 

"Ces enfants, on les appelle les mistigris, les incasables dans les instances chargées de leur trouver un foyer" - Une avocate de la défense

À Jarsy, la violence érigée en système faisait froid dans le dos, presque autant que le constat des défaillances institutionnelles, judiciaires et administratives qui étaient censées, aussi, protéger ces jeunes. 

3 novembre 2018

JOURNEES NATIONALES DE STRASBOURG 2018 - Fédération des CMPP

Aperçu du socle chargé de la mise en oeuvre de la politique du Gouvernement  pour l’accompagnement des enfants présentant un trouble du neuro-développement et la réalisation d’un diagnostic, un parcours de bilan et intervention précoce est pris en charge par l’assurance maladie ... c'était hier ... les 14, 15 et 16 juin 2018 (Jean-Jacques Dupuis)

affiche cmpp strasbourg 2

"Les journées d'études de la FDCMPP se déroulent à Strasbourg, en Alsace, un lieu de confluences : entre deux langues, trois pays et encore plus de cultures… Dans quel entre-deux sommes-nous, au sein des CMPP, pris entre commandes sociales et demandes singulières? Aujourd'hui, nous sommes confrontés : - Au discours qui assigne l’enfant à une nouvelle identité : « c’est un "dys- ", un "hyper-" », « c’est un enfant traumatisé », « c’est un adolescent exilé », - Aux demandes de diagnostics, de bilans « urgents », de certificats médicaux risquant de fourvoyer dans le champ du handicap des enfants dont les difficultés relèvent du soin, - A l'inflation des enquêtes statistiques multiples et des tableaux de bord à rallonges, qui ne sauraient témoigner de la diversité de nos engagements.

Entre interrogations cliniques, volontés thérapeutiques, attentes de nos partenaires, demandes des familles, nos pratiques sont mises à mal… Pour autant, notre accueil se doit de demeurer inconditionnel. Avec ces mises en tensions et ces malentendus, notre clinique, notre travail, l’histoire même des CMPP, doivent nous permettre de dialectiser ces paradoxes pour constituer un espace créatif aux confluences du social et de l’individuel, du singulier et du collectif, du thérapeutique et du pédagogique. «Et vous ? Comment faites-vous ? Quelles questions rencontrez-vous ? Comment vous projetez-vous dans les années à venir ? Comment donnez-vous place au malentendu et à ce qu’il nous laisse entendre ? »"

Pour les détails -> clic sur l'image ou lien ci-dessous

 

 

JOURNEES NATIONALES DE STRASBOURG 2018 - Fédération des CMPP

Les Journées d'études de la FDCMPP intitulées " Le malentendu, un espace de créativité " ont eu lieu les 14, 15 et 16 juin 2018 au Palais de la Musique et des Congrès de (...)

https://www.fdcmpp.fr

 

2 novembre 2018

Le travail des éducs spé est très mal rémunéré (mais ça pourrait s'arranger)

Indispensable et pourtant peu (re)connu par le grand public, le métier d'éducateur ou éductrice spécialisée est prisonnier d'une image sacrificielle entretenue par la profession elle-même.

Un mineur et son éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse au centre éducatif fermé de Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d'Oise), le 16 juin 2015 | Loïc Venance / AFP
Un mineur et son éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse au centre éducatif fermé de Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d'Oise), le 16 juin 2015 | Loïc Venance / AFP

Régulièrement, on peut lire des articles sur les rémunérations incroyablement basses des corps enseignant et infirmier français, comparés à ceux de leurs homologues de l’Union européenne ou de l'OCDE. Ils sont d’ailleurs à peu près les seuls métiers à lever le tabou français du salaire.

C'est vrai, ils sont mal payés, il ne s’agit pas de remettre en cause ce fait. Mais ce ne sont pas les seuls. Une grosse frange de la population, et en particulier celle d’une branche professionnelle pas si éloignée, l’est aussi. Un de ces secteurs qui fait que la société tient encore debout: le travail social. Comprenez les éducateurs et éducatrices spécialisées, de jeunes enfants, les assistantes et assistants de service social, etc.

Invisibilité et méconnaissance du métier

L’éducateur ou éducatrice spécialisée (ES), justement, a vu en cette rentrée 2018 son diplôme d’État (DEES) enfin reconnu de niveau II (bac +3) pour les personnes entrant en formation. Auparavant, les ES étaient reconnus au niveau III (bac +2), malgré leurs trois années d’études. La promo 2018-2021 verra donc ses diplômées et diplômés accéder à un niveau licence. Spoiler: ce n’est pas rétroactif et ça ne changera rien –pour l’instant– côté salaire. Mais tout de même, au vu des contenus de formation et du nombre d’épreuves, ce bac+3 est mérité.

Le personnel infirmier, dont la formation en alternance de trois ans est comparable dans la structure à celle des ES, a obtenu ce bac+3 dès 2009, en montrant les dents et en s’unifiant. Seulement voilà, le travail social a toujours un train de retard, qui s’explique aisément par son histoire, une forme d’invisibilité, une piètre communication de ses membres et un grand public loin d’être conquis.

Une infirmière, on peut tous et toutes en avoir besoin un jour pour une blessure. Un prof, c'est super, il réalise un travail de pédagogie essentiel auprès des enfants. Le barbu caféinomane qui papote avec des primo-délinquants, lui, il intéresse nettement moins de monde. Bon, d’accord, reconnaît-on, il faut bien des gens pour s’occuper des personnes en situation de handicap, ce n’est pas de leur faute si elles sont handicapées. Mais les autres, les «cas'soc'», les jeunes de foyer, ça coûte beaucoup à l’État, tout de même.

Il est d’ailleurs étonnant de constater que cette césure commence dès le plus jeune âge: dans les collèges accueillant des classes Segpa et Ulis, la discrimination des ados est moindre envers leurs camarades en situation de handicap qu’envers celles et ceux souffrant de difficultés scolaires et sociales.

Dans l’inconscient collectif, l’utilité sociale de l’éduc spé est toute relative, et son travail destiné à une minorité. Je ne serai jamais sans domicile fixe, ou en centre d’accueil pour demandeurs et demandeuses d’asile, je n’aurai jamais d’enfant handicapé ou autiste, je n’aurai pas un ado instable, et mes enfants, qui n’iront jamais en foyer, n’auront jamais affaire à l’aide sociale à l’enfance, pense-t-on trop souvent.

La première question est celle de la méconnaissance du métier, et de la ritournelle qui agace toutes les personnes ayant embrassé une carrière dans le travail social: «T’es éducateur spécialisé? Spécialisé en quoi?» Comme le note Jacques Queudet, ancien éducateur, formateur en travail social et auteur de Éducateur spécialisé, un métier entre ambition et repli, «le désarroi des éducateurs spécialisés est fréquent lorsqu’il s’agit d’exposer leur métier à des profanes [...]. L’adjectif “spécialisé”, censé venir nommer le secteur professionnel de “l’éducation spécialisée”, crée un malentendu en laissant penser qu’il s’agit de techniques spécifiques au regard d’un public particulier».

«C’est l’histoire du “sale boulot”... Les éducs sont chargés de prendre en charge ce qui pose souci à la société, ceux qu’on ne veut pas voir.»

Jacques Queudet, ancien éducateur et formateur en travail social

Les ES peuvent travailler pour un employeur public (collectivités, État) ou privé (association loi 1901), auprès de publics variés (enfants, ados, adultes, en situation de handicap ou non), en foyer de protection de l’enfance, en établissement médico-social (troubles du comportement, autisme, déficience intellectuelle, visuelle, auditive, polyhandicaps...), en centre d’accueil de demandeurs d’asile, en pédopsychiatrie, en établissement pénitentiaire pour mineurs, en milieu ouvert (visite à domicile sur décision administrative ou de justice), en service d’éducation spéciale et de soins à domicile, en établissement et service d’aide par le travail, dans les Maisons départementales des adolescents, en maison d’accueil spécialisée auprès d’adultes dépendants, etc.

«C’est un métier qui a une mauvaise visibilité à l’extérieur, il n’y a pas de représentation de la multiplicité des postes et des domaines, rappelle Jacques Queudet. C’est l’histoire du “sale boulot”... Les éducs sont chargés de prendre en charge ce qui pose souci à la société, ceux qu’on ne veut pas voir.»

Faible rémunération, engagement maximum

Alors évidemment, les salaires de ces quelque 100.000 travailleurs et travailleuses de l’ombre en France n’intéressent personne, pas même elles et eux. Ni prof, ni infirmière, ni policier, ni ersatz de parent, mais tout de même un peu tout ça à la fois, l’éduc spé fait son boulot en silence, sans rechigner –ou seulement auprès de ses semblables. Les ES affectionnent ce métier qu'elles et ils ont choisi, mais qui ne rémunère pas à la hauteur de leur engagement. D'autant que la mobilité est risquée, car il est possible de perdre son ancienneté.

Le salaire des ES est régi par la «Convention 66»(1), plutôt bien dotée en vacances, maigre en salaire, lente en augmentation, et qui a pris un centime en sept ans. Prenons l’exemple d’une éducatrice d’internat débutante, en foyer, qui travaillera jusqu’à 23h, commencera à 6h ou 7h, et sera aux côtés du public week-ends et jours fériés, soirées de réveillon comprises. Elle touchera moins de 1.500€ net, et uniquement grâce à la prime d’internat.

Au bout de quelques années, nombre d'ES arrêtent de travailler dans cette voie, face au rythme épuisant et au double quotidien à gérer, chez soi et au foyer. En foyer, l'ES se confronte à toutes sortes de situations difficiles: pathologies relevant parfois de la psychiatrie, violences, tensions, troubles du comportement et de la personnalité, troubles autistiques, difficultés relationnelles, carences éducatives, déficit d’affection et d’attention, pathologies du lien, énurésie et encoprésie, actes délinquants, prostitution –mais aussi, heureusement, à de grands moments de bonheur et de complicité.

Il faudra environ quinze ans à notre éducatrice, si elle tient le choc, pour parvenir à toucher 2.000€ net. La panacée, comparé au salaire des éducateurs et éducatrices en «milieu ouvert», qui se déplacent à domicile, à l’école, auprès des partenaires, et ne font pas d’internat (2).

Un ou une ES d'action éducative en milieu ouvert (AEMO), qui travaille dans le cadre de la protection de l’enfance, sur décision du juge des enfants, et qui va suivre des enfants et ados en danger en venant régulièrement au domicile familial, ne perçoivent que 1.300€ net en début de carrière. Ajoutons qu'elle ou il a environ trente mineurs et mineures à suivre, se déplace loin en milieu rural, n’hésite pas à étirer ses horaires le soir pour que les parents se rendent disponibles et cumule de lourdes responsabilités, en étant presque la seule garantie qu'il n'arrive de fâcheux à ces enfants auxquels l'ES rend visite toutes les deux ou trois semaines. Ce chanceux ou cette chanceuse touchera 1.500€ net au bout de six années.

«Certains stages ne sont même pas pourvus, et je reçois moins de CV pour un poste. Le salaire peu attractif, les responsabilités, la charge de travail, ça joue.»

Un directeur de service d’AEMO

Le milieu ouvert avait pourtant la cote auprès des étudiantes et étudiants en travail social, comme le résumait Jacques Queudet: «Le milieu ouvert, une position haute dans le métier, basse dans la division du travail [...]. Les éducateurs travaillent plus fréquemment en binôme avec un psychologue, donc un cadre, se rendent dans le cabinet du juges des enfants, voient policiers et enseignants, etc. Ils se nourrissent des professions environnantes pour leur propre valorisation [...]. C’est une “position ascendante linéaire”, une ambition de positions plus élevées symboliquement qu’économiquement» –il vaut mieux, car ladite ambition ne se trouvera certainement pas dans le salaire.

Depuis quelque temps, un directeur de service d’AEMO observe une érosion des demandes pour le milieu ouvert: «Avant, c’était la ruée vers les stages et les postes en AEMO. Aujourd’hui, certains stages ne sont même pas pourvus, et je reçois moins de CV pour un poste. Le salaire peu attractif, les responsabilités, la charge de travail, ça joue.»

Le milieu ouvert perd de son prestige, mis K.O. par des conditions de travail pour le moins rébarbatives, mais reste haut placé dans la hiérarchie des publics «préférés» des ES. Il reste plus valorisant de travailler en milieu ouvert et en protection de l’enfance plutôt qu’auprès de personnes handicapées.

Position sociale paradoxale

Le manque d’intérêt du grand public pour les salaires des travailleurs et travailleuses sociales tient également à une représentation inconsciente du métier, liée à la pensée judéo-chrétienne et partagée par la profession elle-même, qui repose sur les valeurs humanistes –l’aide, le partage, le don.

De nombreux écrits ont accolé les réflexions de l’anthropologue Marcel Mauss sur le don et les postures adoptées dans le travail social. Ce métier, «qui dispose d’un héritage équivoque puisqu’il repose dès le départ sur des valeurs religieuses (don de soi, amour de l’autre, vocation) qui seront ensuite laïcisées», comme l'écrit Jacques Queudet, pourrait-il prétendre à être mieux considéré du point de vue salarial? Ne serait-il pas choquant, voire un peu honteux, de payer davantage ces pros du don de soi?

Dans Le lien d’accompagnement, entre don et contrat salarial, le professeur de psychologie Paul Fustier explique que, «de tradition, en France tout au moins, l’activité salariée est soupçonnée, elle est “fécalisée”, elle sent mauvais». L’acceptation –toute relative– du métier d’ES, cet énergumène qui aide des gens qui n’ont qu’à s’en sortir tout seuls, est peut-être à ce prix: celui d’un petit salaire. Car cette acceptation ne se transformerait-elle pas en grommellement collectif si les ES venaient à gagner davantage?

Ce «décalage entre l’image que les éducateurs spécialisés veulent renvoyer d’eux-mêmes et la façon dont ils sont identifiés dans la société» persiste. L’ambivalence que les éducs spé entretiennent avec le caractère vocationnel du métier les maintient dans le bas du panier salarial, tout en espérant être dans le haut du panier sociétal. Finalement, ce que cherche les personnes évoluant dans le travail social, c’est la reconnaissance.

«Les étudiants partent du postulat qu’on ne fait pas ce métier pour l’argent. Ce n’est pas dans la “culture” du métier.»

Un formateur en école de travail social

«Presque un tiers des enquêtés entrent dans ce métier dans l’espoir d’une reconnaissance sociale. Ils perçoivent l’engagement auprès des plus démunis comme une valeur capable de leur garantir une position haute, sinon dans la hiérarchie sociale, du moins sur l’échelle des valeurs reconnue positivement par la société», a observé Jacques Queudet lors de ses recherches. Et malgré les écueils, les ES ont des raisons d'y croire: tacitement, furtivement, elles et ils sont assimilés à la classe dominante, sur le plan intellectuel.

Une drôle de position sociale, déjà relevée par la sociologue Jeannine Verdès-Leroux en 1978: elle notait que l’action du travail social est «exercée par une fraction dominée, mais objectivement intégrée sur le plan culturel et moral à la classe dominante [...] et disposant, dans la limite de son mandat, d’une autorité déléguée sur les couches dominées».

Le salaire est peut-être le dernier bastion qui empêche la travailleuse ou le travailleur social de devenir transfuge de classe et qui le remet à sa juste place, dans sa posture de personne dominée elle aussi, souvent issue de la petite classe moyenne. D’ailleurs, remarque un formateur en école de travail social, «les étudiants partent du postulat qu’on ne fait pas ce métier pour l’argent. Ce n’est pas dans la “culture” du métier. Et la grille [de la convention 66] est fixe, elle empêche d’éventuelles négociations» –ce qui explique que la question des rémunérations ne soit jamais abordée dans les écoles de travail social.

Mais ce professionnel va même plus loin: «Aujourd’hui, de plus en plus de nos étudiants sortent de la précarité. Alors le salaire, il leur paraît bien. Ils se disent même qu’ils ne sont pas les moins bien lotis. Les moniteurs-éducateurs, les surveillants de nuit sont plus mal payés. Les éducateurs sont plus enclins à maintenir des climats sociaux sereins qu’à se battre pour revaloriser leurs salaires.»

Absence de mobilisation

De fait, l'ES ne revendique pas. L’image de l’éduc spé gaucho et contestataire est valable au cas par cas, dans son microcosme, mais ne peut faire groupe. «Les pratiques très différenciées des éducateurs font qu’ils ont du mal à s’unifier. On relève une incapacité à s’organiser en tant qu’association, donc à défendre leurs propres intérêts. Ce déficit d’identité se paye», résume Jacques Queudet.

Un postulat toujours d’actualité: force est de constater que l’éducateur ou l'éducatrice spécialisée a aujourd’hui intériorisé une posture sacrificielle et développé une acceptation tacite de ses conditions de travail délétères, au détriment de sa fibre sociale et militante. À moins que son militantisme ne soit en réalité un mythe, une construction patiente et tenace des esprits due à un discours de révolte au monde, à des engagements et valeurs finalement davantage morales que visibles sur le pavé.

Les récentes manifestations d’éducs spé, pour alerter sur les conditions de travail en protection de l’enfance, se sont faites en comité réduit et n'ont été que peu médiatisées. Les grèves sont brèves, peu nombreuses.

D'abord parce que L’ES en protection de l’enfance ne va pas réussir à fédérer ses collègues du médico-social, à les rallier à sa lutte. Mais surtout parce que, dans le travail social, on hésite à manquer à son «devoir» trop longtemps. Il reste de l’héritage judéo-chrétien la culpabilité d'abandonner les personnes que l’on doit accompagner, de faire grève, de lâcher son poste, de se mettre en arrêt –ou même de ressentir de l'épuisement. Ou bien cette obstination au travail est-elle une forme de résistance subversive face au cynisme des puissants?

Quoiqu’il en soit, si le corps de métier n’arrive pas à s’unir pour mieux accompagner les bénéficiaires, comment pourrait-il engager une bataille sur ses salaires? Là où le gouvernement a mis en place une prime pour le personnel enseignant de REP+, il est inenvisageable pour tout le monde ne serait-ce que d’y penser pour les ES.

Il est à parier que ce qui est établi continuera d’être et que rien ne bougera –ni les conditions de travail, ni la reconnaissance sociale et salariale– si les éducs spé ne se décident pas à revaloriser leur métier, en premier lieu dans leurs esprits. Oui, il s'agit d'un beau et noble métier, et non, il ne mérite pas d’être sous-payé.

Les ES contribuent à maintenir une société digne de ce nom, plus humaine, qui tâche de prendre en compte chacun et chacune de ses membres. Et il n’y a pas lieu de rougir à vouloir continuer à le faire dans des conditions décentes.

1 — La Convention Collective du 15 mars 1966 est la convention collective nationale du travail des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées. Elle s’applique aux établissements du secteur social et médico-social, et concerne plus de 80% des établissements. Certains d'entre eux sont sous «Convention 51», un peu plus avantageuse en début de carrière pour ce qui concerne le salaire. Retourner à l'article

2 — Nous incluons ici les ES d’action éducative en milieu ouvert (un suivi de la famille sur décision de justice), d’aide éducative à domicile (un contrat entre la famille et le conseil départemental), de la prévention spécialisée (autrefois appelés éducateurs et éducatrices «de rue», qui travaillent dans les quartiers populaires et vont au contact de la population et des jeunes) et les services d’éducation spéciale et de soins à domicile. Retourner à l'article

2 novembre 2018

Lien entre le syndrome de l'X fragile et l'autisme, explications

2 nov. 2018
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Le syndrome de l'X fragile est l'une des principales causes génétiques de l'autisme [5% des cas d'autisme.. Environ une personne sur trois atteinte du syndrome est également autiste. Mais même ceux qui ne sont pas autistes partagent souvent certains traits de l'autisme, tels que l'évitement du contact visuel et les difficultés rencontrées dans des situations sociales.

 

Traduction de "Fragile X syndrome's link to autism, explained | Spectrum"

par Hannah Furfaro / 10 octobre 2018

Le syndrome de l'X fragile est l'une des principales causes génétiques de l'autisme. Environ une personne sur trois atteinte du syndrome est également autiste. Mais même ceux qui ne sont pas autistes partagent souvent certains traits de l'autisme, tels que l'évitement du contact visuel et les difficultés rencontrées dans des situations sociales. Les mutations du gène FMR1, responsables du syndrome de l'X fragile, représentent jusqu'à 5% des cas d'autisme.

Pour ces raisons, la recherche sur l'X fragile peut fournir des informations sur la biologie de l'autisme et son traitement. Voici ce que les scientifiques connaissent des mécanismes sous-jacents à l'X fragile et des angles de recherche qu’ils poursuivent.

Qu'est-ce que le syndrome de l'X fragile?

Le syndrome de l'X fragile est la cause la plus fréquente de déficience intellectuelle. Il touche environ 1 homme sur 4 000 et environ la moitié moins de femmes1. Les personnes atteintes du syndrome ont également tendance à présenter des caractéristiques physiques inhabituelles, telles qu'un visage long, de grandes oreilles et des pieds plats. Certains hommes ont de gros testicules et certaines personnes atteintes ont des convulsions.

Quelle est la relation entre le syndrome de l'X fragile et l'autisme?

Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies [U.S. Centers for Disease Control and Prevention], près de 50% des hommes et 16% des femmes atteintes de l'X fragile sont également autistes. D'autres études ont laissé entendre que jusqu'à 90% des hommes atteints de l'X fragile présentaient certains traits de l'autisme, tels qu'une tendance à éviter le contact visuel2. Des études indiquent que ces traits peuvent se présenter différemment dans les deux conditions. Par exemple, les personnes atteintes de l'X fragile peuvent présenter quelques comportements répétitifs classiques, tels que le battement de mains, alors que les personnes autistes ont généralement une vaste gamme de comportements répétitifs, d’intérêts restreints ou les deux. Les personnes atteintes de l'X fragile et les personnes atteintes d'autisme peuvent également suivre des trajectoires développementales divergentes : par exemple, les problèmes sociaux peuvent s'aggraver plus ou moins rapidement chez les autistes que chez ceux atteints d'autisme et de X fragile.

Qu'est-ce qui cause l'X fragile?

Dans la plupart des cas, le syndrome est causé par une mutation du gène FMR1, situé sur le chromosome X. Les personnes atteintes de X fragile ont plus de 200 répétitions d’une séquence de trois nucléotides, «CGG», au début du gène; les gens typiques ont 54 ou moins de ces répétitions. Au microscope, cette expansion de la CGG peut faire apparaître la pointe du chromosome X «fragile».

Les répétitions étendues peuvent faire taire la production d'une protéine appelée FMRP. Cette protéine remplit des fonctions essentielles, telles que le contrôle de la production de protéines au niveau des synapses, les jonctions entre neurones.

Selon la théorie dominante de l'X fragile, lorsque la FMRP est absente, la synthèse des protéines peut être généralisée et perturber les processus cognitifs. Une étude publiée le mois dernier a toutefois compliqué la compréhension du syndrome par les scientifiques: elle suggère que la perte de FMRP entraîne plutôt une pénurie de protéines.

Qu'est-ce que la «prémutation» du syndrome du X fragile?

La «prémutation» en X fragile est définie comme ayant 55 à 200 répétitions CGG dans FMR1. La prémutation bloque la production de FMRP mais ne la fait pas taire. Étant donné que les porteurs de prémutation peuvent ne pas présenter de signes extérieurs, la prévalence de prémutations est inconnue. Les estimations vont de 1 sur 148 à 1 sur 291 chez les femmes et de 1 à 290 hommes à 1 sur 855 chez les hommes aux États-Unis.

Certaines femmes atteintes de la prémutation développent une affection appelée insuffisance ovarienne primaire associée à l'X fragile, qui peut déclencher une ménopause précoce. Les hommes et les femmes atteints de prémutation peuvent développer une affection appelée syndrome du tremblement / ataxie associé à l'X fragile, qui provoque des tremblements et des problèmes cognitifs. Le risque de développer cette maladie augmente avec l'âge: selon les estimations, 30% des hommes atteints et 8 à 16,5% des femmes âgées de plus de 50 ans seraient atteints1.

Les répétitions de la prémutation peuvent parfois s’étendre dans les générations futures au syndrome complet. Plus le nombre de répétitions dans la prémutation de la mère est important, plus le risque de mutation complète de l'enfant est élevé.

Certaines personnes ont entre 45 et 54 répétitions CGG - une mutation dite «zone grise». On en sait peu sur les effets de cette mutation, bien que les preuves suggèrent qu'elle peut entraîner certaines caractéristiques du syndrome du tremblement / ataxie associé à l'X fragile .

Existe-t-il des modèles animaux disponibles pour étudier le X fragile?

Les chercheurs ont mis au point des modèles de syndrome du X fragile chez la souris et le rat en supprimant FMR1. Les cerveaux de ces souris répondent anormalement aux stimuli sociaux, tels que rencontrer une nouvelle souris. Les souris mutantes présentent également des altérations dans un circuit cérébral impliquant le cortex préfrontal, qui joue un rôle dans la cognition sociale.

On ignore si les connaissances sur ls souris s’appliquent aux personnes atteintes de la maladie. Les comportements observés chez les souris dépourvues de FMR1 sont souvent incohérents - et dans de nombreux cas, ils ne ressemblent pas à ceux observés chez les humains. Par exemple, les souris mutantes ne présentent pas de problèmes cognitifs, l’une des caractéristiques fondamentales de l’X fragile. Un modèle animal reproduisant fidèlement le syndrome aiderait les chercheurs à tester les traitements et à en retracer les origines.

Existe-t-il des traitements pour le syndrome de l'X fragile?

Une gamme de thérapies comportementales disponibles peut améliorer les capacités de parole et de langage chez les personnes atteintes de l'X fragile. Cependant, il n'existe aucun médicament approuvé pour le syndrome.

Les chercheurs étudient de nombreux médicaments candidats, dont plusieurs bloquent une protéine appelée mGluR5. Il a été démontré que certains des candidats, tels que l'arbaclofène et le mavoglurant, restaurent la production de protéines et atténuent les problèmes d'apprentissage et de mémoire des souris mutantes. Mais aucun des médicaments n’a bien fonctionné au cours des essais cliniques.

C’est peut-être parce que les essais ont utilisé les mauvais marqueurs pour mesurer l’efficacité des médicaments. Ou peut-être parce que les essais ont impliqué des adolescents et des adultes, dont le cerveau peut ne plus répondre à une intervention. Une équipe teste mavoglurant chez de jeunes enfants et utilise un test d’apprentissage des langues pour mesurer son efficacité. Ils prévoient d'associer le médicament à une intervention linguistique intensive.

D'autres équipes testent un médicament appelé lovastatin, qui est utilisé pour traiter les taux de cholestérol élevés et qui a permis de réduire les crises chez les souris X fragiles. Les chercheurs testent également un médicament qui cible l'enzyme PDE4D et semble améliorer les comportements sociaux des souris mutantes3.

Quelles sont les prochaines étapes pour ce domaine ?

Les chercheurs s'efforcent de mettre au point de bonnes mesures de résultats pour les essais cliniques et de rechercher des médicaments candidats prometteurs. D'autres efforts visent à clarifier les fonctions de FMRP ou à réparer la mutation. Dans une étude de mars, par exemple, les chercheurs ont utilisé un outil d'édition de gènes pour supprimer les étiquettes chimiques des séquences répétées CGG dans les cellules d'une personne souffrant de l'X fragile. Le traitement a permis de rétablir l'expression de la FMRP à 90% des niveaux normaux.

References:

  1. Seltzer M.M. et al. Am. J. Med. Genet. B. Neuropsychiatr. Genet. 159B, 589-597 (2012) PubMed
  2. Hernandez R.N. et al. Am. J. Med. Genet. A. 149A, 1125-1137 (2009) PubMed
  3. Gurney M.E. et al. Sci. Rep. 7, 14653 (2017) PubMed

Voir aussi : Unlocking the secrets of fragile X in Colombia

 

Tous les membres de Ricaurte présentant un X fragile, y compris Hector (deuxième à gauche) et Victor (deuxième à droite) Triviño, peuvent être issus d'un ancêtre commun. © Spectrum News
Tous les membres de Ricaurte présentant un X fragile, y compris Hector (deuxième à gauche) et Victor (deuxième à droite) Triviño, peuvent être issus d'un ancêtre commun. © Spectrum News

Une ville où il y a une concentration de personnes avec le syndrome de l'X fragile

Misfiring visual cells may underlie key sensory problem in fragile X

Selon une nouvelle étude, les difficultés de perception du mouvement observées chez les personnes atteintes du syndrome de l'X fragile, l'une des principales causes de l'autisme, résultent d'un circuit visuel défectueux dans le cerveau.

Loss of large proteins underlies fragile X syndrome, study says

La protéine manquante dans le syndrome de l'X fragile, FMRP, facilite la production de centaines de protéines d'une taille inhabituelle, dont certaines sont liées à l'autisme, selon une nouvelle étude. Et la perte de ces grandes protéines est ce qui produit les caractéristiques graves associées au syndrome.

Study challenges theory that protein surplus underlies fragile X

Une nouvelle découverte remet en cause l’hypothèse de longue date selon laquelle le syndrome de l’X fragile, une affection liée à l’autisme, découle d’une surproduction de protéines dans les neurones. Selon l'étude, de nombreuses personnes atteintes du syndrome de l'X fragile ont des taux de production de protéines moyens.

2 novembre 2018

Samuel Le Bihan : son combat contre l’autisme

article publié dans Le Parisien

Christine Mateus| 01 novembre 2018, 6h28 | MAJ : 01 novembre 2018, 6h34 |1

samuel le bihanLe comédien, qui sort ce mercredi un livre sur la maladie qui touche sa fille, nous confie avec pudeur ses angoisses.

« Ce n’est pas un livre militant mais une histoire d’amour romanesque. » Le comédien Samuel Le Bihan ne veut pas qu’il y ait de mal entendu. Son premier roman, « un Bonheur que je ne souhaite à personne », sorti ce mercredi, n’est pas un prétexte pour faire de lui le porte-parole des difficultés rencontrées par les parents d’un enfant autiste. Un parent qu’il est aussi pourtant.

C’est Laura que l’on suit dans ses pages, pas lui. Une mère, emportée par une histoire d’amour qui élève seule Ben, un lycéen confronté à ses tourments d’ado, et César, un enfant au prénom d’empereur qui vit, et fait vivre toute la famille, au rythme de son trouble du développement, l’autisme qui touche 600 000 personnes, soit 1 % de la population française.

 

Si Samuel Le Bihan se méfie de l’adjectif « militant » pour se désigner, son héroïne, en revanche, l’épouse de toute sa force pour obtenir une chose qui paraît simple : scolariser son cadet au CP. Un combat vers l’autonomie qu’il connaît et qu’il mène encore pour sa fille du même âge, Angia, autiste elle aussi.

«Ces mères, ce sont des guerrières»

« J’avais envie de brosser le portrait d’une femme. 90 % des couples explosent lorsqu’ils ont un enfant autiste et ce sont souvent elles qui se retrouvent seules avec l’enfant, qui sacrifient leur carrière… Ce sont les mères qui montent en haut des grues pour réclamer que leur enfant aille à l’école et pas dans un hôpital psychiatrique », note-t-il.

« Elles sont parfois obligées de basculer dans l’illégalité, parce que notre société refuse, par moments, des choses qui tombent sous le sens. Ce sont des guerrières qui ne lâchent rien. J’avais aussi envie de raconter la quête de bonheur de Laura, cette volonté de transformer l’épreuve en force. »

Pourquoi un roman et pas un témoignage sur son expérience ? « C’est plus poétique et cela s’est présenté naturellement. Moi je suis un privilégié, j’ai pu m’adresser aux bonnes personnes assez vite, je ne suis pas perdu dans un endroit de France dépourvu de lieux de détection, de psychologues, de pédopsychiatres… C’est pour ça que j’ai voulu décrire le parcours du combattant de la grande majorité des familles concernées, à travers Laura. »

Un père impliqué

Cette mère croit déceler les maux dont souffre son petit qui « ne répond pas à son prénom, ne pointe pas du doigt, ne regarde pas dans les yeux ». Et Samuel Le Bihan ? « Comme tous les parents je lisais des livres sur la croissance des enfants et je trouvais qu’il y avait des signes, disons, bizarres. Un jour, la crèche nous a appelés et je savais déjà pourquoi. J’étais assez fataliste. Je me disais : c’est foutu. Aujourd’hui elle parle, elle continue de faire des progrès insensés. Elle a développé des stratégies pour aller vers les autres. Je suis là, aussi, pour célébrer ça. »

Au fil de la discussion, il évoque pudiquement sa « grande peur » qui est aussi celle de Laura pour César. « Ma fille va tomber amoureuse. Comment je vais gérer ça ? L’adolescence, la sexualité… J’ai peur des peines de cœur, des sentiments qui ne pourront pas forcément être vécus. »

Pas militant dit-il ? Il n’empêche. En parallèle, l’artiste, accompagné de Florent Chapel, auteur du livre « Autisme, la grande enquête », monte actuellement une plate-forme collaborative pour fédérer toutes les informations indispensables, qu’elles soient administratives, médicales, sur les méthodes éducatives…, à destination des familles touchées. Elle devrait être opérationnelle le 2 avril, Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. « Cet outil manquait alors on le crée. Je suis un pragmatique, j’ai un ADN de fabricant. Il est peut-être là mon militantisme. »

-

/Flammarion

« Un Bonheur que je ne souhaite à personne », de Samuel Le Bihan. Ed. Flammarion, 256 p., 18 euros.

VERS UN DÉPISTAGE PLUS PRÉCOCE

L’Assemblée a voté dans la nuit de vendredi à samedi un dispositif qui devrait permettre de détecter plus précocement l’autisme. « Le diagnostic en France, c’est cinq ans en moyenne alors que l’Inserm estime qu’on peut commencer à repérer les premiers signes entre 18 et 36 mois. Ces quelques mois et quelques années où l’on ne diagnostique pas les enfants, alors que la plasticité du cerveau est la plus importante, sont terribles en termes de développement », a expliqué le député (LREM) Adrien Taquet.

 

1 novembre 2018

Neuroéducation et neuropsychanalyse : du neuroenchantement aux neurofoutaises | Ramus méninges

 

Neuroéducation et neuropsychanalyse : du neuroenchantement aux neurofoutaises | Ramus méninges

Version pré-publication d'un article à paraître dans Intellectica. Introduction Dans une expérience devenue classique, des explications d'un phénomène psychologique ont été jugées par les participants plus convaincantes et plus satisfaisantes lorsqu'elles étaient accompagnées d'une mention de régions cérébrales (et ce particulièrement lorsque ces explications étaient incorrectes) (Weisberg, Keil, Goodstein, Rawson, & Gray, 2008).

http://www.scilogs.fr

 

1 novembre 2018

Vidéo complète -> MATERNOPHOBIE de Sophie ROBERT a été projeté en avant première à l'Assemblée Nationale le 31 octobre 2018

Sophie Robert

dragonbleutv

Dragon Bleu TV

 

Ce programme vidéo de 86 minutes a été réalisé et produit par Sophie Robert pour Ninsun Project et Océan Invisible Productions. Il expose le mécanisme des placements abusifs d'enfants autistes et le désenfantement des mères qui cherchent à protéger leur enfant victime d'abus sexuels, sur la foi d'expertises psychanalytiques obscurantistes, en contradiction radicale avec les données acquises de la science et les recommandations de la HAS.
Avec :
Me Sophie Janois, avocate spécialisée en droit de la santé
Pr Christophe Lançon, professeur de psychiatrie, hôpital de la Conception à Marseille
Alain Kieser, psychologue spécialisé dans la protection des enfants abusés
Véronique Gropl, mère d'un enfant autiste, présidente de l'association RIAU
Maud Lacroix, mère d'un enfant autiste, présidente de l'association Petits Bonheurs.

31 octobre 2018

Autisme : " J'ai dû vendre ma maison pour que mon fils soit accompagné "

 

Autisme : " J'ai dû vendre ma maison pour que mon fils soit accompagné "

L'autisme est un trouble envahissant du développement qui apparaît dans l'enfance, avant l'âge de 3 ans, et perdure chez l'adulte. L&

https://www.allodocteurs.fr

 

31 octobre 2018

La réponse de Laurent Savard concernant le suivi de son fils, autiste

article publié dans l'Express

the-autist, publié le 31/10/2018 à 17:46 , mis à jour à 17:54:10

Je tiens à partager une vidéo hilarante de Laurent Savard, père de Gabin,  jeune homme autiste et TDAH.

Autisme Gabin

Gabin et son papa, Laurent Savard, en promenade

Gabin ne parle pas, malgré le suivi de qualité dont il bénéficie depuis la petite enfance (ses parents se sont démenés et se démènent toujours). Il  a une mutation dans un gène qui s’appelle SHANK3 (voir l’article « À la recherche des gènes de l’autisme » du chercheur  Thomas Bourgeron, mars 2018).

Il ne parle pas Gabin, mais qu’est-ce qu’il roule ! Car il est, comme Julien, un fan de Roller.. ET à raison de 3 sorties par jour, ça dépote.

Laurent n’est pas autiste lui, (quoique…;-)) mais artiste : il est humoriste, et a créé un spectacle que j’ai adoré : Le Bal des Pompiers . Ce one-man-show sensible,  intelligent, aborde par l’humour la différence de Gabin (né le jour du fameux bal).

Il a également écrit en 2017 le livre  « Gabin sans limites » : drôle, touchant et « mettant le feu aux préjugés ».

Je partage cette vidéo car j’adore le ton de Laurent, jamais virulent, malgré ce qu’il se ramasse, lui et sa femme…  Je partage car c’est aussi du vécu….

La voici (vidéo postée par Laurent Savard sur son journal facebook, 27 oct 2018)

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