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"Au bonheur d'Elise"

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19 octobre 2018

Tutelle et curatelle : plainte contre la hausse des frais

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Trois associations déposent un recours judiciaire contre une hausse des frais de protection juridique des personnes sous tutelle et curatelle. 60 euros par an en moins. Une réforme jugée injuste pour les plus vulnérables.

Par , le 19-10-2018

Elles dénoncent une réforme "injuste" pour les bénéficiaires de minima sociaux qui "cumulent souvent d'innombrables difficultés liées au handicap, à la vieillesse et à la perte d'autonomie" : trois associations ont déposé le 19 octobre 2018 un recours judiciaire pour faire annuler un récent décret (n°2018-767 du 31 août 2018, en lien ci-dessous) qui a augmenté la participation demandée aux personnes placées sous tutelle ou curatelle pour financer leur protection juridique (article en lien ci-dessous).

Devant le Conseil d'Etat

"Il est profondément injuste de frapper le porte-monnaie des personnes qui sont aux minima sociaux et cumulent souvent d'innombrables difficultés liées au handicap, à la vieillesse et à la perte d'autonomie", écrivent dans un communiqué la Fédération nationale des associations tutélaires (Fnat), l'Union nationale des associations familiales (Unaf) et l'Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei). Le recours, déposé devant le Conseil d'État, vise un décret qui a réformé le calcul des montants versés par les adultes placés sous protection juridique aux associations ou à leurs proches chargés de leur suivi.

Pour un euro de plus

Le gouvernement a décidé dans le budget 2018 d'augmenter cette participation : il a supprimé la franchise qui s'appliquait en dessous d'un seuil correspondant au montant de l'allocation pour adulte handicapé (AAH). Désormais, ceux qui perçoivent plus que cette allocation (819 euros par mois pour une personne seule, portés à 860 euros à partir de novembre) sont ponctionnés sur l'intégralité de leurs revenus, et non plus sur la partie qui dépasse ce montant. Ainsi, par exemple, une personne qui vit aujourd'hui avec 820 euros mensuels, soit seulement un euro de plus que l'AAH à taux plein, se voit désormais prélever 60 euros par an alors qu'elle n'acquittait rien auparavant.

5 ou 6 euros par mois en moins

"On met à contribution les plus démunis parmi les plus vulnérables. Ceux qui touchent l'AAH plus quelques centimes, par exemple parce qu'ils ont perçu des intérêts sur leur livret A, vont payer une contribution calculée sur l'ensemble de leurs revenus, alors qu'en principe l'AAH c'est un minimum social, insaisissable", a dit à l'AFP Hadeel Chamson, délégué général de la Fnat. Pour les personnes concernées, les montants en jeu sont de l'ordre de "5 ou 6 euros par mois", selon lui. "Pour ces personnes, c'est loin d'être négligeable. C'est comme lorsque l'allocation logement a été amputée de 5 euros ! Au moment où le président annonce un plan pauvreté, c'est un très mauvais signal", a-t-il ajouté. "Cette décision va à l'encontre de la politique ambitieuse de lutte contre la pauvreté annoncée. Une économie est réalisée, là où les besoins sont considérables", conclut le communiqué commun.

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

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19 octobre 2018

Flora Thiébaut réconcilie les autistes et les entreprises. Et ça marche!

 

Flora Thiébaut réconcilie les autistes et les entreprises. Et ça marche!

Le plus gros QI d'un autiste qu'elle ait testé était de 154. Pourtant le même ne savait pas nouer ses lacets ni se déplacer dans les transports en commun s'il n'avait pas appris le trajet par...

http://snip.ly

 

19 octobre 2018

Regard international sur l'éducation inclusive - Secrétariat d'État auprès du Premier ministre chargé des Personnes handicapées

 

Regard international sur l'éducation inclusive - Secrétariat d'État auprès du Premier ministre chargé des Personnes handicapées

Le 18 octobre 2018, Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale et de la jeunesse, ont prononcé un discours d'ouverture au colloque international " Ensemble ! Regard international sur l'éducation inclusive " organisé par le Ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse à la cité des sciences de Paris.

https://handicap.gouv.fr

 

19 octobre 2018

Mieux intégrer les personnes autistes

article publié sur le portail du Gouvernement Suisse

 

Berne, 17.10.2018 - Les personnes présentant un trouble du spectre de l’autisme doivent pouvoir fréquenter l’école et apprendre un métier. Lors de sa séance du 17 octobre 2018, le Conseil fédéral a adopté un rapport qui prévoit diverses mesures à cette fin. Elles sont axées sur un accompagnement continu et la réalisation rapide d’un diagnostic correct. Un renforcement de la coordination doit en outre permettre une utilisation plus efficace des moyens financiers à disposition.

Le Conseil fédéral entend encourager les personnes présentant des troubles du spectre de l’autisme (TSA) de manière à ce qu’elles puissent participer aussi pleinement que possible à la vie sociale. Il a fixé dans ce but trois axes d’intervention prioritaires : le dépistage précoce et la pose de diagnostic, le conseil et la coordination, ainsi que l’intervention précoce.

Un diagnostic précoce et correct posé par des spécialistes permet de prendre des mesures d’encouragement appropriées. En évitant la pose de diagnostics erronés, on prévient aussi des traitements inadéquats. Une fois le diagnostic posé, les familles concernées doivent obtenir conseil et accompagnement. Les divers traitements et les autres offres doivent être coordonnés. Surtout pour les transitions difficiles, par exemple d’un degré scolaire à l’autre, entre l’école et la formation professionnelle ou pour l’entrée dans la vie active, il importe que les personnes présentant un TSA soient soutenues autant que possible par la même personne, afin d’assurer une continuité et d’éviter des échecs dans le monde du travail ou des pertes d’emploi.

Des recherches récentes indiquent qu’un traitement précoce intensif est le plus prometteur dans le cas des enfants en bas âge atteints d’autisme. Des comparaisons avec l’étranger montrent qu’une thérapie intensive à un âge précoce permet non seulement une meilleure intégration, mais réduit aussi les charges pour les pouvoirs publics.

Définir clairement les compétences

Pour atteindre les objectifs visés, il importe de tenir compte des multiples manifestations possibles de la maladie. Il faut aussi prendre en considération la situation que la Suisse connaît actuellement avec de nombreux acteurs différents au niveau des cantons et des communes, une densité médicale variant selon les régions, une diversité de structures et un manque général d’offres appropriées.
Le rapport du Conseil fédéral indique dans quels domaines la Confédération, les cantons et les prestataires sont compétents au premier chef, et quelles mesures ils devraient mettre en œuvre. Il invite les cantons, les communes et tous les acteurs concernés à dresser un inventaire de la situation actuelle et à encourager la mise en œuvre de mesures concrètes sur la base du présent rapport.

Dans le même temps, le Conseil fédéral charge le Département fédéral de l’intérieur (DFI) de prendre contact avec les cantons et d’entamer la mise en œuvre des mesures qui relèvent de la compétence de la Confédération. L’accent est mis, d’une part, sur un financement commun des interventions précoces intensives par les cantons et par l’AI. Le Conseil fédéral s’appuie pour cela sur le rapport de recherche « Evaluation de l’efficacité des méthodes d’intervention précoce intensive pour le traitement de l’autisme infantile », qui est publié en même temps que le présent rapport. Un projet pilote de l’OFAS, « Intervention précoce intensive auprès des enfants atteints d’autisme infantile », devra en outre approfondir les enseignements recueillis dans ce rapport et résoudre les questions en suspens. D’autre part, il faut favoriser la formation professionnelle des personnes concernées et leur intégration sur le marché du travail. Cette approche est également encouragée dans le contexte de la réforme « Développement continu de l’AI ».

Le présent rapport se fonde sur une première étude, « Autisme et trouble envahissant du développement. Vue d’ensemble, bilan et perspectives », réalisée en réponse au postulat 12.3672 du conseiller aux États Claude Hêche, et concrétise les recommandations qui y sont formulées.

Trouble du spectre de l’autisme

Les personnes souffrant d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA) perçoivent leur environnement de manière différente que la plupart des gens. Elles ont beaucoup de difficultés à ressentir les émotions d’autres personnes et à entrer en communication de manière adéquate avec elles. Elles ont également du mal à reconnaître l’humeur de leur interlocuteur à partir de l’expression faciale. Elles tendent à éviter les contacts et à se passionner pour un domaine en particulier. C’est pourquoi il leur est très difficile de comprendre leur environnement comme un ensemble doté de sens, de nouer des contacts sociaux et d’apprendre avec succès.
Les TSA sont des troubles envahissants du développement qui se manifestent souvent dès la petite enfance et qui persistent toute la vie (par ex. autisme infantile, syndrome d’Asperger ou autisme atypique). La maladie peut se manifester sous des formes très diverses et à différents degrés. Certains autistes peuvent communiquer verbalement et mener une vie plus ou moins autonome ; pour d’autres, la vie est rendue plus difficile par une arriération mentale, des comportements très stéréotypés ou encore des maladies telles que l’épilepsie, le TDAH ou des troubles du comportement.


Adresse pour l'envoi de questions

Stefan Honegger
Secteur Prestations en nature et en espèces AI
Office fédéral des assurances sociales

Tél. +41 58 462 47 09
stefan.honegger@bsv.admin.ch


 

Auteur

Département fédéral de l'intérieur
http://www.edi.admin.ch

Conseil fédéral
https://www.admin.ch/gov/fr/accueil.html

Office fédéral des assurances sociales
http://www.ofas.admin.ch

19 octobre 2018

''Mères à boutte'' et si votre enfant était autiste vous auriez un autre discours!

 

''Mères à boutte'' et si votre enfant était autiste vous auriez un autre discours!

Partager sur Facebook "Tous les détails à l'intérieur..." ''Mères à boutte'' et si votre enfant était autiste vous auriez un autre discours! "Elle est à boutte des ''Mères à boutte...'' Ce texte remet les choses en perspective, vous ne trouvez-pas?"

https://letapisrouge.net

 

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18 octobre 2018

Autisme : s’intégrer par l’habitat, le travail et les loisirs

article publié sur le site de la Fondation Orange

Partout en France, nous favorisons des initiatives autour de l’emploi, de l’habitat ou des loisirs pour faciliter l’inclusion de personnes avec autisme dans la société. Cette année nous finançons 23 nouveaux projets pour un budget de 414 441 euros dans ces domaines pour montrer que c’est possible de mieux vivre ensemble.

Par l’habitat

A Toulouse, la collaboration entre quatre associations actrices de l’habitat et de l’autisme ont le projet de réhabiliter un immeuble en centre-ville. "Résidence Inclusive" pour 6 jeunes adultes autistes Asperger, chacun aura son appartement autonome et bénéficiera des espaces-services collaboratifs. "Autisme 31" et "InPACTS" réalisent un suivi et des animations dans ce lieu innovant qui garantit à la fois autonomie et accompagnement.

Dans la région de Chartres, "A Tire d’Aile" propose un projet de vie plus ouvert avec 3 dispositifs d’habitat pour personnes avec autisme : en habitat partagé, en Maison d’aide spécialisée (MAS) hors les murs ainsi qu’au sein des familles. Autant d’alternatives à une vie entière en établissement, qui peut convenir à certains mais pas à d’autres.

 


La Maison du parc à Auneau accueille des salariés avec autisme depuis 2017.

 

Une inclusion professionnelle adaptée au potentiel de chacun

Nous investissons plus de 200.000 euros dans la formation et l’emploi des personnes avec autisme :

A Nice, Avencod est une entreprise adaptée qui met en relation les personnes avec autisme et les entreprises pour des prestations de développement informatique et de tests fonctionnels d’applications. Nous la soutenons pour monter une structure identique à Marseille en lien avec les professionnels de l’autisme.

 

 

L’association "Le Mouton à 5 pattes" et "Paris 3-La Sorbonne" créent cette année un Master « Communication et Système d’Informations » ouvert à des autistes Asperger. Les étudiants bénéficieront à la rentrée 2019 d’une initiation à la programmation, aux sciences sociales ou au droit éthique et numérique. Une formation à distance qui réserve tout de même 107 heures d’accompagnements durant la formation ainsi que de nombreux moments de rencontres entre étudiants, familles et experts.

Facteur d’indépendance et de socialisation, l’emploi est, à fortiori pour les personnes avec autisme, une réelle opportunité d’insertion dans notre société.

Le loisir : vecteur d’émancipation…

C’est également par le jeu, des sorties, des moments de répit que nous pouvons réduire la fracture entre les personnes avec autisme et les neuro-typiques. La ville de Lannion a décidé de créer un accueil sur mesure pour les enfants avec autisme sur les temps périscolaires et extrascolaires. Les équipes d’animation et les responsables de structures seront formés et les familles impliquées pour un projet collectif pérenne.

Depuis 1991, nous sommes engagés dans la cause de l’autisme. Cette année encore nous soutenons de nombreux projets qui vont faciliter l’insertion sociale : par les apprentissages numériques bien-sûr, mais aussi par les nouvelles formes d’habitat, et des solutions sur-mesure dans le domaine du travail des adultes et des loisirs des plus jeunes.

17 octobre 2018

20h Médias : polémique autour du coup de gueule de François Ruffin

Vidéo publiée sur My TF1

François ruffinA l’Assemblée nationale, le député France Insoumise François Ruffin a poussé un virulent coup de gueule contre les députés de la majorité qui s’apprêtent à voter le rejet préalable d’un projet de loi visant à améliorer l’accompagnement des élèves handicapés. Depuis, les LREM l’accuse de faire de la « politique spectacle », « sur le dos des enfants handicapés ».

En savoir plus : Yann Barthes
17 octobre 2018

PAP ou PPS : choisir le meilleur dispositif d'accompagnement pour son enfant (1/2) - Ecole et Handicap

 

PAP ou PPS : choisir le meilleur dispositif d'accompagnement pour son enfant (1/2) - Ecole et Handicap

Le PPS - Projet Personnalisé de Scolarisation - a été mis en place par la loi de 2005. Dix ans plus tard, le PAP - Plan d'Accompagnement Personnalisé - était créé à la demande des associations de parents d'enfants dyslexiques , relayée par la (Fédération Française des Dys).

https://ecole-et-handicap.fr

 

17 octobre 2018

La Première Dame de la République de Corée accompagnée de Sophie Cluzel visite l'IME Notre Ecole

16 octobre 2018

L'autisme, une intelligence atypique - La tête au carré France inter 10.10.2018

 

L'autisme, une intelligence atypique

Quelles sont les forces et les faiblesses du cerveau autistique ? De nombreuses personnes autistes souffrent à l'école, en entreprise, dans leur famille, de l' incompréhension de leur fonctionnement. Les personnes autistes ont en effet une façon de penser et d'envisager le monde qui les entoure différente.

https://www.franceinter.fr

 

16 octobre 2018

Autisme Europe lance une enquête européenne sur l'accès à l'éducation

 

AE lance une enquête européenne sur l'accès à l'éducation

Dans le cadre de sa stratégie 2018-2021, Autisme-Europe entend promouvoir l'accès à une éducation inclusive de qualité (y compris à la formation universitaire et professionnelle). Aidez-nous à en savoir plus sur la situation dans votre région et sur les changements que vous souhaiteriez voir apparaitre en remplissant cette enquête avant le 25 novembre 2018.

http://www.autismeurope.org

 

16 octobre 2018

Marseille : des enfants déscolarisés faute d'AVS

Des centaines d'élèves de l'académie restent à la maison à cause du manque d'auxiliaires de vie scolaire

Par Michaël Levy

Les AVS ou AESH viennent en aide, de manière collective ou individuelle, aux enfants atteints de handicap. Mais leur recrutement n'est pas toujours simple... Les AVS ou AESH viennent en aide, de manière collective ou individuelle, aux enfants atteints de handicap. Mais leur recrutement n'est pas toujours simple... Photos georges robert

Ils sont nombreux à leur devoir une fière chandelle car leur réussite scolaire et/ou professionnelle est en partie leur réussite. Car pendant des années, ces enfants en situation de handicap ont bénéficié de leur soutien à l'école, histoire d'avoir une scolarité la plus banale possible. Et depuis la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, le nombre d'Auxiliaires de vie scolaire (AVS) augmente considérablement chaque année. Une bonne nouvelle pour l'inclusion de ces enfants mais un véritable parcours du combattant pour les parents qui, bien souvent, doivent attendre six mois environ pour obtenir une AVS ou un Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH).

Et aussi Alexandre, autiste, privé d'école et d'AVS à Allauch

Et à chaque rentrée scolaire, les cas d'enfants privés d'AVS ou d'AESH pullulent et ne sont réglés que plusieurs semaines plus tard. La faute à un fonctionnement complexe, où plusieurs interlocuteurs (Éducation nationale, médecins, MDPH, familles...) doivent s'accorder, d'autant que le prescripteur (MDPH) n'est pas le payeur (l'État)... La faute aussi à des AVS dont les contrats, bien souvent précaires, ne sont pas renouvelés alors que les fichiers ne sont pas forcément mis à jour. C'est ainsi qu'en septembre, le petit Alexandre s'est retrouvé au coeur d'un imbroglio improbable avec une AVS désespérément absente alors qu'elle était bel et bien prévue pour la rentrée. Sauf que l'AVS en question avait notifié son désir de ne pas renouveler l'expérience... Conséquence : plus de 15 jours de latence et l'obligation pour la maman de rester à la maison avec son fils atteint d'autisme. À quelques jours des vacances de la Toussaint plusieurs centaines de cas ne sont toujours pas réglées au sein de l'académie qui compte pourtant près de 8 000 AVS ou AESH. "C'est avant tout une difficulté conjoncturelle et non structurelle, se défend Vincent Lassalle, secrétaire général de la Directions des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) dans les Bouches-du-Rhône. L'an dernier, nous avons recruté 800 AESH et nous en aurons 1 000 de plus dans le département en 2018. Mais il faut bien comprendre que nous ne pouvons pas recruter n'importe qui..."

Et aussi Aubagne : Mathys, autiste de 3 ans, non scolarisé faute d'AVS

Difficile d'attirer quand les contrats, payés au Smic, ne dépassent pas les 20 heures en moyenne  

Le recrutement, voilà où le bât blesse justement. Le vivier demeure faible et difficile d'attirer de nouvelles personnes, rémunérées au Smic et dont les contrats ne dépassent pas les 20 heures en moyenne. Cette semaine, le député LR Aurélien Pradié a pourtant déposé un projet de loi pour améliorer la rémunération des accompagnateurs d'élèves handicapés, idée retoquée par l'Assemblée nationale, ce qui a eu le don de provoquer l'ire du député LFI François Ruffin. L'inclusion est pourtant une priorité du gouvernement qui entend régler ce problème sans passer par un vote.

Lorsque les postes sont pourvus, les formations laissent parfois à désirer... "Nous multiplions les formations spécifiques, que ce soit pour les AESH ou les professeurs des écoles, en proposant notamment un travail pour que le binôme fonctionne de la meilleure des manières", certifie Dominique Beck, inspecteur d'académie.

Objectif affiché : "Aller vers plus de professionnalisation" tout en se posant les bonnes questions. "L'AVS doit être l'élément facilitateur. Mais cette compensation est-elle la bonne solution dans tous les cas ?", se demande Dominique Beck. Sous-entendu : certains élèves dont le handicap est reconnu sont davantage en détresse scolaire et devraient être pris en charge par les services pédagogiques... En attendant la solution idéale, l'inspection académique assure que toutes les situations - 200 cas seraient encore en souffrance - seront réglées début novembre. Soit deux mois de perdus et un véritable casse-tête pour les parents. Mais le jeu en vaut probablement la chandelle...

"Diminuer les délais légaux"  

Pour obtenir un Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH), le processus peut parfois paraître complexe. Parmi tous les interlocuteurs concernés, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est un pion essentiel. Thi Kim Dung N'guyen, directrice de la MDPH 13, nous éclaire.

Quelles sont les conditions pour déposer un dossier auprès de la MDPH ?
Thi Kim Dung N'guyen :
Nous enregistrons tous les dossiers de demande d'aide pour des personnes en situation de handicap, que ce soit des aides matérielles et/ou physiques. La paperasse administrative est assez complexe et nous avons pour objectif de la réduire au maximum afin d'aider les parents. Le diagnostic médical est évidemment très important mais il faut également tenir compte des conditions sociologiques qui peuvent parfois aggraver la situation. Notre rôle est de voir comment on peut compenser ces besoins. Pour les enfants, une fois le dossier enregistré, le document Geva-Sco permet de partager les informations avec les responsables de l'Éducation nationale, les parents et la MDPH. Ensuite, une équipe pluridisciplinaire, composée de référents scolarité, de psychiatres, psychologues, médecins, membres de la MDPH... définit un plan de compensation adapté à l'enfant.

Combien de dossiers recevez-vous chaque année ?
Thi Kim Dung N'guyen :
En 2017, nous avons enregistré 33 328 demandes, ce qui représente 11 100 dossiers, soit une augmentation de 7 % en un an !

Avez-vous les moyens de répondre favorablement à toutes les sollicitations ?
Thi Kim Dung N'guyen :
Quand le handicap de l'enfant est reconnu, il n'y a évidemment aucun refus. L'Éducation nationale finance les AESH et, malgré les restrictions budgétaires, il existe une réelle volonté de répondre à toutes les demandes liées à l'inclusion.

Mais les délais de mise en oeuvre sont pourtant très longs...
Thi Kim Dung N'guyen :
Je connais la souffrance des familles et notre objectif est de diminuer ces délais car actuellement la commission des droits de l'autonomie a 4 mois pour valider le dossier. Entre juin et septembre, nous avons reçu pas moins de 1 300 dossiers qu'il a fallu traiter au plus vite. Il n'y a ni satisfaction ni méprise de notre part.

"En tant que parents, on se sent davantage soutenus"  

Elle n'avait pas forcément prévu de passer quelques minutes avec lui. Mais quand Nahel a exprimé le besoin de quitter la classe, Ornella, éducatrice spécialisée, a évidemment modifié son emploi du temps pour s'occuper de ce jeune autiste, lui proposant des jeux adaptés, avec une méthode de communication alternative, basée notamment sur l'image. C'est l'un des nombreux avantages que proposent les Services d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) dont un, spécialisé dans les Troubles du spectre de l'autisme (TSA), vient d'ouvrir dans les locaux de l'école primaire de Coin-Joli à Marseille (9e).

À l'école marseillaise Coin Joli, le Sessad Serena permet aux enfants de bénéficier d'un programme spécifique et personnalisé.À l'école marseillaise Coin Joli, le Sessad Serena permet aux enfants de bénéficier d'un programme spécifique et personnalisé.

Un lieu de vie pas comme les autres où chaque enfant atteint d'autisme peut venir se ressourcer auprès des éducatrices spécialisées, psychologues, assistantes sociales, infirmières ou chef de service, dans un établissement qui comporte déjà une classe Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire). "Nous sommes basés dans 4 établissements marseillais : l'école et le collège de Coin-Joli (9e), le groupe scolaire du Rouet (8e) et celui de Fraissinet (5e). Nous y accueillons maximum six enfants par site car c'est un projet qui demande un certain équilibre", détaille Coline Marchand, chef de service du Sessad Serena. Concrètement, l'équipe du Sessad propose un accompagnement "sur mesure" pour mêler les différents "lieux de vie" de l'enfant, afin d'apporter le meilleur projet de soin possible, en se rendant par exemple au domicile des familles pour "donner des clés de compétence" et "construire le projet avec les parents à qui il faut donner des outils pour les aider au quotidien". Et tous les jours, les éducatrices spécialisées sont en contact avec l'équipe pédagogique, intervenant notamment dans les classes pour un travail spécifique avec l'élève. "Ces enfants souffrant de trouble du spectre de l'autisme craignent parfois l'environnement. Ainsi, en classe, les bureaux sont tournés vers le mur et les consignes sont avant tout visuelles. Et on s'est rendu compte que cet accompagnement spécifique bénéficie également aux autres enfants", explique Hélène Laboissette, éducatrice spécialisée au collège Coin-Joli.

S'il est encore trop tôt pour dresser un bilan de ce Sessad, les premières impressions semblent être largement positives. "La communauté scolaire apprécie beaucoup notre présence. Certaines actions facilitent leur travail. Il n'y a pas de rivalité entre nous car nous ne faisons pas le même travail", promet Coline Marchand. "Le fait de réunir sur un seul site plusieurs spécialistes rassure les parents, car cela fatigue moins les enfants", renchérit Catherine Gibon, psychologue coordinatrice du Sessad. "Nous avons un suivi personnalisé avec une prise en charge médicale globale. Le tout au sein même de l'école, ce qui est important pour la socialisation de l'enfant, l'aider dans son inclusion", assure Olivier Colarullo, dont le fils, Louis, a intégré le Sessad TSA en septembre dernier. "C'est super ! En tant que parents, on se sent davantage soutenus. Ici, les professeurs et les AESH ont une interlocutrice dédiée ; on n'a pas forcément besoin d'expliquer l'autisme aux enseignants ou aux autres enfants", sourit Hella, la mère d'Haykel, scolarisé dans un CM2 ordinaire, mais bénéficiaire du dispositif mis en place par le Sessad de l'association Serena.

L'exemple concret de l'efficacité d'un tel dispositif...

15 octobre 2018

Education : «La loi sur le handicap de 2005 est un infâme bricolage»

article publié dans Le Parisien
Opinion| 14 octobre 2018, 11h24 |1
Malgré, la loi d’intégration du 11 février 2005, la situation des élèves handicapés et de leurs accompagnants reste toujours précaire. LP

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, Cécile Glasman (professeur des écoles), Sabine Komsta (AESH, accompagnante d’élève en situation de handicap) et Manuella Séguinot (Ex-AESH)* estiment que les accompagnants des élèves en situation de handicap ne sont pas suffisamment reconnus.

Cécile Glasman (professeur des écoles), Sabine Komsta (AESH, accompagnante d’élève en situation de handicap) et Manuella Séguinot (Ex-AESH)*

Le rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge remis au gouvernement en août dernier rappelle l’importance de créer une école et une société inclusives. Sur le terrain, on est très loin du compte. L’application de la loi d’intégration du 11 février 2005 est en réalité un infâme bricolage. Les accompagnants des élèves en situation de handicap ne sont pas suffisamment formés, leur rémunération est indécente et ils doivent exercer leur fonction pendant six ans avant de pouvoir prétendre à un contrat à durée indéterminée. Ils manquent de reconnaissance, sont souvent cantonnés dans des rôles d’exécution et déplacés comme des pions.

On a cru pouvoir faire l’économie de repenser le fonctionnement de l’école suite à la loi de 2005 et on a largement sous-estimé les changements qu’elle allait induire dans les pratiques quotidiennes.

Les AESH devraient être sérieusement formés, leur expertise après plusieurs années auprès d’enfants handicapés reconnue et leur rémunération correcte. Il faudrait qu’ils soient intégrés aux réflexions des équipes, car ils sont ceux qui suivent l’enfant jour après jour au plus près de ses évolutions. Si les enseignants eux-mêmes étaient vraiment accompagnés, on éviterait certaines réactions de peur et de rejet devant des pathologies qui peuvent inquiéter. Cette loi a bouleversé l’exercice de leur métier. La présence d’enfants fragiles nécessite une gestion de groupe très particulière et une adaptation quotidienne de leur pédagogie pour que chaque élève puisse progresser et soit reconnu dans ses besoins spécifiques. Enfin, il serait souhaitable que la communication entre l’école et les centres de soins soit plus régulière afin que tous les partenaires autour de l’enfant travaillent dans le même sens.

 

Quel formidable gâchis que ce système qui crée de la souffrance pour tous : enfants laissés pour compte, parents floués, AESH se sentant humiliés et enseignants dépassés !

Cette organisation bancale ne tient en réalité que par la bonne volonté de personnes qui prennent à cœur leur mission, malgré des conditions de travail déplorables et qui finissent par s’épuiser faute de moyens réels et de reconnaissance. Il serait temps que notre pays sorte enfin de ce cynisme insupportable sur le dos des plus fragiles et se dote de moyens réels et dignes pour mener à bien cette mission d’intégration.

Après un an de travail approfondi sur ce sujet qui nous préoccupe depuis longtemps, nous avons décidé d’alerter sur ce dossier Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées. Nous leur avons envoyé le fruit de nos observations et de nos réflexions, afin qu’ils prennent conscience de toute urgence de l’envers du décor d’une loi qui a déjà 13 ans. Les fondations de celle-ci sont toujours viciées alors même qu’ils ont réaffirmé en juillet dernier leurs nouvelles ambitions en matière d’inclusion. Nous ne pouvons plus nous taire à moins de devenir complices de cette duperie que les négligences accumulées de l’institution ont laissé s’installer dans l’indifférence générale.

Jeudi, nous bouclions cette tribune, lorsque le député (LR) Aurélien Pradié présentait sa proposition de loi sur l’intégration scolaire. Celle-ci prévoyait une redéfinition du statut des AESH et un accès facilité au CDI. Face à son rejet massif par les députés LREM, le député (FI) François Ruffin poussait à l’Assemblée nationale un coup de gueule avec sa rage coutumière. Nous savons à quel point ce genre de coup de projecteur est éphémère. Puisse-t-il servir de levier durable pour améliorer enfin la scolarisation des enfants handicapés !

* Fondatrices de inclusionalecole.strikingly.com

15 octobre 2018

Un changement d’échelle dans la réponse aux besoins des personnes handicapées

article publié sur la Gazette Santé-Social.fr

[Points de vue] Handicap | 11/10/2018

 

par Auteur Associé Marina Drobi - Stéphane Corbin © K.Colnel-Territorial

Marina Drobi, cheffe de projet au Comité interministériel du handicap et Stéphane Corbin, directeur de la compensation à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, témoignent des conditions nécessaires pour que "Une réponse accompagnée pour tous" réponde mieux aux besoins des personnes en situation de handicap. Le travail entre acteurs et la participation des usagers sont essentiels.

Cet article fait partie du dossier:

Handicap : la démarche "Une réponse accompagnée pour tous" questionne les pratiques

voir le sommaire

Par Jean-Marie Pichavant, responsable du Pôle autonomie santé, Groupe Enéis, jm.pichavant@groupe-eneis.com

Comment se passe le déploiement de la démarche ?

Marina Drobi : Nous sommes en plein changement d’échelle. D’une part, l’année 2018 est celle de la généralisation. Même si de nombreux départements se sont lancés dès 2017, la mise en œuvre opérationnelle a débuté souvent en 2018. D’autre part, on constate une véritable prise de conscience quant à la nécessité d’investir de manière concomitante tous les axes de la démarche, les travaux engagés localement et les feuilles de route sont désormais plus complets. C’est essentiel car, comme le disaient Denis Piveteau et Marie-Sophie Desaulle, la voiture a besoin de ses quatre roues pour avancer. Surinvestir un axe au détriment des autres rendrait la démarche bancale et risquerait de gripper la dynamique de transformation portée par les acteurs. Enfin, pour aboutir aux objectifs de la démarche, nous pouvons désormais nous appuyer sur une dynamique interministérielle plus forte et l’ambition du gouvernement à avancer sur le chemin de la société inclusive. Pour citer encore Denis Piveteau, « on ne peut espérer aboutir à ‘‘zéro sans solution’’ sans avoir l’ambition du ‘‘cent pourcent inclusif’’ ».

Marina Drobi, ancienne membre du cabinet de la secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, est aujourd’hui cheffe de projet « Une réponse accompagnée pour tous » au Comité interministériel du handicap.

Stéphane Corbin : La démarche s’appuie sur l’ambition de ne laisser personne sans solution d’orientation réellement effective. Pour atteindre cet objectif, elle vise une meilleure articulation entre les acteurs et un copartage de responsabilité dans l’élaboration des réponses faites aux personnes. Mais il y a aussi un intérêt plus global à revoir collectivement la façon dont on évalue les besoins des personnes et comment on construit les réponses avec les personnes elles-mêmes… Je vois deux intérêts majeurs à cette démarche. Premièrement, elle s’appuie sur les dynamiques territoriales. Dans certains territoires, elle a remis à plat des relations entre partenaires qui s’étaient grippées et a permis une meilleure coordination entre les intervenants que rencontrent une personne en situation de handicap et ses proches. C’est un travail de confiance et de transparence entre les acteurs. Mais la démarche réinterroge également la relation entre l’offre et la demande. Il y a un enjeu fondamental à mieux connaître les besoins des personnes à l’échelle d’un territoire pour que des réponses pertinentes puissent être mobilisées. Celles-ci doivent être rapidement disponibles et ne pas seulement reposer sur une dérogation ou sur « le pas de côté ». La diversité et la modularité des réponses doivent être recherchées. Ce n’est pas toujours évident et il nous faut des outils puissants d’analyse. Le déploiement d’un système d’information de suivi des orientations participe à cet objectif.

Stéphane Corbin, est directeur de la compensation à la Caisse de la solidarité pour l’autonomie (CNSA). Il était auparavant conseiller technique de la ministre de la Santé en charge des personnes âgées, des personnes handicapées et de la cohésion sociale, et DGA chargé des solidarités en Indre-et-Loire.

Chacune de vos institutions est pilote d’un axe de la démarche, la mobilisation des usagers pour le SG CIH et la mobilisation des MDPH pour la CNSA. Quelles sont les ambitions de ces différents chantiers ?

MD : Le SG CIH est effectivement responsable de l’axe portant sur le développement de l’accompagnement et le soutien par les pairs. La création d’une dynamique d’accompagnement par les pairs est un levier pour renforcer le pouvoir d’agir des personnes en situation de handicap et leur permettre de jouer un rôle plus actif dans leurs parcours. C’est un enjeu essentiel au regard des ambitions de la loi du 11 février 2005 et de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Et c’est également un enjeu essentiel pour le succès de la transformation que nous visons à impulser. Que ce soit pour trouver des réponses aux situations individuelles ou pour faire évoluer l’offre d’accompagnement sur un territoire, nous avons besoin d’ouvrir le champ des possibles. La rencontre entre l’expertise des professionnels et l’expertise dite « d’usage » des personnes vivant avec le handicap est pour cela un formidable vecteur.

SC : Les MDPH ont aujourd’hui des pratiques très diversifiées mais toutes ont identifié la nécessité de s’adapter aux besoins de la personne et de rechercher des solutions pour les personnes en risque de rupture dans leur parcours. Mais, l’objectif est l’amélioration continue du système d’orientation et d’accompagnement des personnes. Cette volonté d’un accompagnement renforcé des projets des personnes est déjà à l’œuvre dans de nombreuses MDPH. Elles le font en lien avec les autres chantiers qui leur sont confiés comme le déploiement d’un système d’information harmonisé destiné à terme à simplifier leur travail quotidien pour pouvoir accorder plus de temps à l’accompagnement, la mise à disposition d’un nouveau formulaire unique de demande pour faciliter la compréhension d’une situation. Ces transformations prennent du temps. Le changement des cultures professionnelles et des pratiques concerne à la fois l’accompagnement à la mise en œuvre des droits, les pratiques d’admission et les pratiques d’évaluation des besoins. Parce que le changement est global, il nécessite de pouvoir s’appuyer sur des partenaires qui partagent la même ambition.

Comment explique-t-on les difficultés rencontrées et quelles conditions pour les lever ?

MD : En ce qui concerne la mobilisation des usagers, nous avons me semble-t-il deux types de difficultés. Certains considèrent que cette dynamique de soutien par les pairs existe déjà dans le réseau associatif et que nous n’avons guère besoin d’aller plus loin. D’autres identifient bien la plus-value de ces nouvelles approches mais ne savent pas forcément comment les décliner de manière concrète et opérationnelle localement. Nous devons donc expliquer que l’accompagnement par les pairs va plus loin que la simple entraide et implique un certain nombre de prérequis et conditions que développe par exemple Ève Gardien dans son ouvrage récent sur ce sujet (1). Si je ne devais en citer que deux ce serait la nécessaire prise de recul par rapport à sa propre expérience et l’impératif d’une posture relationnelle spécifique où l’objectif n’est pas de « faire le bien d’autrui, mais de le soutenir dans ses rêves et ses projets ». De la même manière, la formation par pairs va bien au-delà de la mobilisation des témoignages des personnes concernées dans une formation réalisée par les professionnels. Il s’agit de s’appuyer sur ce qui se pratique déjà pour aller plus loin au service de l’empowerment des personnes en situation de handicap. La responsabilité des acteurs institutionnels, que ce soit au niveau local ou national, est de créer des conditions pour faciliter le déploiement de cette dynamique : capitaliser l’existant, mettre en place des formations, intégrer la mobilisation des pairs dans les appels à projets, mobiliser des financements quand c’est nécessaire. Cependant, l’action doit être conçue et portée par les pairs, c’est ça la condition de réussite essentielle.

SC : La principale difficulté relève de la coordination dans le temps des différents travaux en cours. C’est pourquoi dans le cadre du comité de pilotage national, il est à la fois question de la transformation de l’offre médico-sociale, des travaux autour du plan de transformation pour l’école inclusive, des travaux des départements pour le développement du soutien au domicile ou encore des projets territoriaux de santé mentale. Sur les territoires, on retrouve ces objectifs de diversification et de modularité dans les programmes régionaux de santé que pilotent les agences régionales de santé, mais aussi dans les schémas départementaux de l’autonomie ou des solidarités des conseils départementaux. Ils peuvent être déclinés dans les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM) passés avec les établissements et services médico-sociaux. Ils trouvent également un appui dans l’action menée par les représentants de l’Éducation nationale au sein des groupes techniques départementaux. La démarche « Une réponse accompagnée pour tous » participe pleinement au développement d’une société plus inclusive où le « droit commun » est avant tout mobilisé : l’école mais aussi l’emploi, les activités culturelles ou sportives par exemple. Le montage de ces partenariats et le pilotage de ces chantiers reposent donc sur une gouvernance et une responsabilité partagées dans les territoires.

14 octobre 2018

Tonton Elias est venu nous voir ...

Elias vit à l'année à Sacramento (Californie) et passe quelques jours en France ... Rencontre avec Lisou et toute la famille naturellement ... Quelques photos dans le jardin pour immortaliser l'évènement ... ce soir Elise repartait pour diner avec plaisir dans son institution (MAS Envol MLV)

(jjdupuis)

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14 octobre 2018

Je ne suis pas snob... je suis Asperger

 

Je ne suis pas snob... je suis Asperger

Voilà maintenant quatre mois que j'ai fait mon coming-out d'autiste Asperger. Je suis un Aspie! J'ai reçu mon diagnostic à l'âge de 35 ans et j'ai choisi de l'annoncer publiquement à l'âge de 41 ans. Rebonjour à toi, cousin humain. J'ai besoin de t'expliquer pourquoi je ne suis pas allé aux fêtes de Noël auxquelles tu m'as invité.

https://www.huffingtonpost.fr

 

14 octobre 2018

Retour sur la conférence de Laurent Mottron - journée mondiale de la Neurodiversité - La neurodiversité

 

Retour sur la conférence de Laurent Mottron - journée mondiale de la Neurodiversité - La neurodiversité

Le 30 septembre dernier, lors de la journée mondiale de la Neurodiversité, Laurent Mottron donnait une conférence sur les enjeux scientifiques, mais également sociétaux, moraux, légaux qui peuvent découler d'une prise de position en faveur d'une humanité neurodiverse. La neurodiversité est un concept en constante évolution.

http://neurodiversite.com

 

13 octobre 2018

Nouvelles mesures pour simplifier l'attribution de la RQTH

 

Résumé : Un décret publié le 5 octobre 2018 simplifie la procédure de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Plus automatique ! Une bonne nouvelle pour certains usagers et pour les MDPH saturées.

Par , le 12-10-2018

« Une première simplification pour déclarer la qualité de travailleur handicapé en attendant d'aller encore plus loin », a tweeté Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au Handicap. Un décret publié le 5 octobre 2018 au Journal officiel (en lien ci-dessous) simplifie en effet la procédure de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) et améliore l'information des bénéficiaires de l'obligation d'emploi.

La RQTH, c'est quoi ?

Cette procédure émane des 113 propositions pour « restaurer les conditions de la confiance » et améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap contenues dans le rapport rendu par deux parlementaires Adrien Taquet et de Jean-François Serres en mai 2018 (article en lien ci-dessous). Son nom ? Plus simple la vie. Rappelons que la RQTH est délivrée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), après instruction de la demande par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Elle permet à son titulaire de bénéficier de l'obligation d'emploi, de dispositifs dédiés d'insertion professionnelle, d'un accès plus facile à la fonction publique et aux emplois réservés ou encore d'aménagements des horaires et du poste de travail.

Quels bénéficiaires ?

Qu'est-ce qui va changer avec ce décret ? Une attestation sera automatiquement délivrée à plusieurs catégories de personnes handicapées : les bénéficiaires de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés victimes d'accidents du travail ou de maladies professionnelles, les titulaires d'une pension d'invalidité, certains bénéficiaires d'emplois réservés, ainsi que les titulaires d'une allocation ou d'une rente d'invalidité au titre de la protection sociale des sapeurs-pompiers volontaires. Cette attestation, qui doit être définie précisément par un arrêté ministériel, mentionne la reconnaissance de la qualité de bénéficiaire de l'obligation d'emploi en vue de l'insertion professionnelle.

Une RQTH automatique

Par ailleurs, toute décision d'attribution de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » et de l'allocation aux adultes handicapés précise à son titulaire qu'il est bénéficiaire de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés pour l'insertion professionnelle, sans qu'il soit nécessaire d'accomplir une démarche supplémentaire de RQTH. Ce décret prévoit, enfin, que toute demande de renouvellement auprès de la MDPH proroge les effets du bénéfice de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé qui a été délivrée au titre d'une précédente décision de la CDAPH, dans l'attente du renouvellement. Cette mesure évitera ainsi les ruptures de droit de manière à ne pas léser l'usager confronté à des délais de traitement parfois très longs. Cela suppose néanmoins que la demande ait été faite avant l'échéance.

De l'air pour les MDPH

De bonnes nouvelles pour les usagers mais également pour les MDPH qui, pour la plupart, croulent sous les dossiers. En 2017, la RQTH représentait en effet, avec 13,5% du total, le second poste des 4,5 millions de demandes adressées aux MDPH, derrière les demandes liées aux cartes d'invalidité, de transport et de stationnement, mais devant l'AAH ou la PCH...

Ce décret entre en vigueur le lendemain de sa publication, le 6 octobre.


 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

12 octobre 2018

SENAT 10.10.2018 : Repenser le financement du handicap pour accompagner la société inclusive

 

Repenser le financement du handicap pour accompagner la société inclusive

Repenser le financement du handicap pour accompagner la société inclusive : Repenser le financement du handicap pour accompagner la société inclusive

http://www.senat.fr

 

12 octobre 2018

Des capacités de réflexion distinctes sous-tendent autisme et déficit d'attention

12 oct. 2018
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Suivant des études de l'équipe du Pr Charman, les adolescents autistes auraient surtout des difficultés dans la théorie de l'esprit, alors que ceux avec TDAH seraient caractérisés par un déficit dans les fonctions exécutives. Tony Charman suggère d'en tenir compte dans les thérapies proposées.

Traduction de :  Separate thinking skills underlie autism, attention deficit (Spectrum News)

Tony Charman Tony Charman

par Tony Charman,  Chaire de psychologie clinique de l'enfant , King's College London /  2 October 2018

Pendant plus de 30 ans, les scientifiques ont débattu de la question de savoir laquelle des deux capacités cognitives, la théorie de l'esprit et la fonction exécutive, est plus étroitement liée à l'autisme.

La difficulté avec la théorie de l'esprit - la capacité à inférer les états mentaux des autres - peut compliquer le comportement social et la communication 1 .

Des problèmes de flexibilité, de mémoire de travail et de maîtrise de soi - les fonctions exécutives essentielles - peuvent nuire à la capacité de s'adapter à des situations changeantes, de comprendre de nouveaux concepts, de fixer des objectifs et de rester calme 2 .

Jusqu'à présent, les recherches sur les deux capacités relatives aux traits principaux de l'autisme étaient incohérentes. Mon équipe a de nouvelles découvertes suggérant que la théorie de l'esprit est le facteur le plus important de l'autisme et que les problèmes liés aux fonctions exécutives sont plus souvent associés au trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Ce dernier accompagne souvent l'autisme .

Comprendre comment ces compétences cognitives fondamentales sont liées au comportement dans des situations sociales réelles a des implications pour les traitements. Améliorer les compétences de la théorie de l'esprit pourrait aider les adolescents autistes à naviguer dans leur monde social complexe, à comprendre le comportement de leurs pairs et à réagir de manière appropriée. Le renforcement du contrôle cognitif peut les aider à se concentrer et à contrôler leurs impulsions, ce qui peut améliorer les relations sociales ainsi que le rendement scolaire.

Ce traitement pourrait être efficace jusqu'à l'adolescence, car nous savons que les capacités cognitives sont liées au succès et à l'indépendance à l'âge adulte.

Astuces statistiques

Il y a dix ans, mes collègues et moi avons confié à 100 adolescents autistes une batterie de tâches cognitives 3 . Celles-ci comprenaient le test de «la lecture de l'esprit dans les yeux» , dans lequel les gens devinent les émotions présentées dans les images des yeux. Nous avons également examiné la fonction exécutive avec une tâche de tri des cartes qui mesure la capacité d'adaptation aux nouvelles règles et un test de la mémoire de travail qui exploite la capacité de rappeler des chaînes de chiffres.

Nous avons caractérisé le comportement des adolescents en utilisant une gamme de mesures des traits de l'autisme, y compris l'échelle de la réactivité sociale [Social Responsiveness Scale ] et le programme d'observation du diagnostic de l'autisme [Autism Diagnostic Observation Schedule], ainsi que deux évaluations des traits du TDAH.

Nous avons examiné l'association entre la théorie de l'esprit et la fonction exécutive et deux caractéristiques fondamentales de l'autisme: la communication sociale et les comportements rigides et répétitifs . Nous avons utilisé une approche statistique qui nous a permis d’examiner la force et l’importance des associations individuelles lorsqu'un grand nombre de variables sont susceptibles d’être interreliées.

Plus les difficultés rencontrées par les adolescents dans notre étude étaient liées aux tâches de théorie de l'esprit, plus nous avons constaté que les comportements répétitifs et les difficultés de communication sociale étaient élevés. Les problèmes liés aux tâches exécutives ne sont toutefois liés à aucun trait.

Nous ne savons pas pourquoi la théorie de l'esprit influence les comportements répétitifs et la pensée rigide. Il est possible que la connexion soit indirecte: le fait d'avoir du mal à déchiffrer le comportement des autres pourrait causer de l'anxiété , ce qui pourrait entraîner un comportement inhabituel et des schémas de pensée 4 .

Concentration de l'attention

L'année dernière, nous avons exploré comment le TDAH entretient des rapports avec les fonctions exécutives et la théorie de l'esprit 5 . Nous avons trouvé la tendance opposée à celle que nous avions trouvée dans l'autisme : les difficultés liées aux fonctions exécutives, mais non la théorie de l'esprit, sont associées aux caractéristiques du TDAH telles que l'inattention et l'impulsivité.

Ce schéma est cohérent avec l'idée que les caractéristiques de l'autisme et du TDAH sont dissociables.

Jusqu'à 40% des jeunes autistes répondent aux critères de diagnostic du TDAH. Et les individus qui ont les deux conditions peuvent avoir des difficultés à la fois avec la théorie de l'esprit et les aspects de la fonction exécutive - un phénomène parfois appelé «double coup». Mais chaque condition a également ses traits caractéristiques.

Parce que nous avons étudié les adolescents, nos résultats n'indiquent pas nécessairement comment l'autisme se déroule pendant le développement. Cependant, les associations que nous avons identifiées ont des implications pour le traitement de l'autisme.

Par exemple, les adolescents qui ont à la fois l'autisme et le TDAH pourraient tirer profit des thérapies qui améliorent à la fois la théorie de l'esprit et le contrôle cognitif. Nos résultats pourraient également aider les cliniciens à faire correspondre les thérapies aux jeunes autistes afin d'améliorer au maximum leur fonctionnement quotidien.

Tony Charman est président de la psychologie clinique de l'enfant à l'Institut de psychiatrie, de psychologie et de neurosciences du King's College de Londres.

 References:

  1. Baron-Cohen S. et al. Cognition 21, 37-46 (1985) PubMed
  2. Rumsey J.M. J. Autism Dev. Disord. 15, 23-36 (1985) PubMed
  3. Jones C.R.G. et al. Autism Res. 11, 95-109 (2018) PubMed
  4. Brunsdon V.E. and F. Happé Autism 18, 17-30 (2014) PubMed
  5. Lukito S. et al. Mol. Autism 8, 60 (2017) PubMed
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