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"Au bonheur d'Elise"

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21 septembre 2018

Le baluchonnage pour les aidants

 

Association Halte Pouce - Le baluchonnage pour les aidants

L'expérimentation de 'baluchonnage' sur trois ans a été inscrite dans le projet de loi sur le " droit à l'erreur ", a annoncé le 5 décembre 2017 Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé. Qu'est-ce que le baluchonnage ? (...)

http://www.halte-pouce.fr

 

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21 septembre 2018

Hausse des gestes violents dans des résidences pour autistes et déficients intellectuels

 

Hausse des gestes violents dans des résidences pour autistes et déficients intellectuels

Un texte de Davide Gentile Ces maisons de quartiers résidentiels abritent chacune 3 à 10 personnes considérées comme des cas lourds d'autisme ou de déficience intellectuelle. Tant les groupes de défense des autistes que les syndicats des travailleurs estiment que ces résidences ne correspondent tout simplement pas aux besoins d'une clientèle qui a changé en 20 ans.

https://ici.radio-canada.ca

 

20 septembre 2018

Appel à volontariat : Expert-Usager Autisme

article publié sur le site d'Handéo

logo expert usager autisme caphandéoLe 12/09/2018 |

Qu'est-ce que la certification Cap'Handéo ?

Cette certification Cap’Handéo est une démarche qualité qui s’adresse aux établissements et services médico-sociaux accompagnant des personnes autistes. Ces structures doivent répondre aux exigences qualités définies par le cahier des charges Cap’Handéo. 

Pour obtenir la certification, la structure est évaluée par une équipe composée  de professionnels et  d’un représentant d’une association pour les personnes autistes (expert-usager).

Informations pratiques : rôle et profil de l'expert-usager

Vous avez pour mission d’accompagner les professionnels de la qualité dans leur mission d’audit, en apportant votre expertise de proche-aidant, de personne directement concernée.

  • Vous avez une bonne connaissance du secteur médico-social.
  • Vous êtes adhérent à une association représentant les personnes autistes et leurs familles.
  • Votre enfant ou l’un de vos proches a été ou est accompagné par un établissement ou un service médico-social.

Un expert-usager est sollicité en fonction du profil de la structure candidate :

- structures du secteur enfance : parent dont l’enfant a été ou est accompagné par un ESMS
- établissements du secteur adulte du type MAS, FAM : parent dont l’enfant adulte a été ou est accompagné par un ESMS
- services du secteur adulte du type SAMSAH, SAVS : auto-représentant, parent dont l’enfant a été ou est accompagné par ce type de structure, personne ayant siégé au sein d’un Conseil de la Vie Sociale

 

Informations complémentaires

  • Chaque expert-usager est sensibilisé aux obligations attendues de la part des structures candidates.
  • Chaque mission est rémunérée et les frais de déplacement sont pris en charge.
  • La durée de chaque mission est d’une  journée minimum.

 


20 septembre 2018

Le GAPAS a remporté l’appel à projet pour la création d’un FAM TSA en Seine-Saint-Denis à Noisy-Le-Grand.

 

Lancement du permis de construire | GAPAS

Trouvez la formation qui répond à vos attentes parmi celles proposées par le Gapas.

https://www.gapas.org



Résultats d'appel à projets pour la création d'un Foyer d'Accueil Médicalisé (FAM) en Seine-Saint-Denis

Avis rendu par la commission conjointe d'information et de sélection d'appel à projet social ou médico-social réunie le 8 juin 2017.

https://www.iledefrance.ars.sante.fr

 

20 septembre 2018

Saint-Maur se mobilise pour les autistes avec le comédien Arnaud Ducret

article publié dans Le Parisien

Laure Parny| 18 septembre 2018, 16h24 |0
L’exposition qui avait été exposée sur les grilles de l’Assemblée Nationale est arrivée place des Marronniers à Saint-Maur. LP/laure Parny

Une exposition vient d’être installée place des Marronniers par SOS autisme France. Arnaud Ducret, parrain de l’association et Saint-Maurien, sera là dimanche.

Certains vont se jeter dans le vide, ce week-end à Saint-Maur, pour la bonne cause ! La ville et le comédien installé à Saint-Maur, Arnaud Ducret, ont fait de l’aide à l’association SOS autisme France l’un des axes du second festival de food trucks qui commence vendredi. Déjà, l’exposition « Je suis autiste, et alors ? » vient d’être installée sur les grilles de l’église Notre-Dame-du-Rosaire, place des Marronniers, où 60 camions vendront des repas entre vendredi et dimanche.

Mais en plus des food trucks, une grue installée par « Une idée en l’air » permettra aux plus téméraires de faire un saut à l’élastique, samedi ou dimanche, au profit de l’association. « Je suis venu au cinéma de Saint-Maur présenter Monsieur je sais tout, le film qui m’a permis de découvrir le désarroi des familles touchées par l’autisme, raconte Arnaud Ducret, le comédien de Parents mode d’emploi, Profs ou encore Les dents, pipi et au lit. Depuis je suis en contact avec la municipalité. J’ai la chance de vivre à la Varenne depuis sept ans, c’est un endroit que j’adore. »

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Dans Monsieur je sais tout, Arnaud Ducret jouait un entraîneur de foot qui s’occupait d’un enfant atteint d’autisme. Gaumont

Cette collaboration a permis l’installation de l’exposition « Je suis autiste et alors ? », qui regroupe de sublimes photos, notamment de Yann-Arthus Bertrand, Nikos Aliagas et Audrey Guyon. Les textes, très touchants, sont assurés par Olivia Cattan, la présidente de Sos autisme France. « L’exposition est magnifique, défend Arnaud Ducret, que sa mission de parrain de l’association a conduit à l’Assemblée nationale, où était installée l’exposition, pour parler de l’autisme. Ça va sensibiliser les gens à cette cause, ce qui est nécessaire. C’est à la société de s’adapter à l’autisme, d’accompagner les familles. On est très en retard sur cette question, au point de pousser des familles à quitter la France. »

Le comédien, qui rentrera d’un tournage dans le Sud samedi soir, a promis de venir dimanche, à la fois pour « déjeuner avec son fils et sa compagne » et « promouvoir les actions de l’association ». Mais ne parlez pas de sauter à celui qui a le vertige, son excuse est toute trouvée : « Pendant le tournage ça m’est interdit, pour des questions d’assurance ! »

Saut à l‘élastique samedi entre 11 heures et minuit et dimanche entre 11 heures et 18 heures, place des Marronniers à Saint-Maur. 15 € le saut par personne pour sauter seul, 10 € par sauteur si vous sautez à plusieurs. Pas de réservation, rendez-vous sur place.
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20 septembre 2018

"But des études génétiques : aider les personnes autistes et non les éliminer"

19 sept. 2018
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot
Il y a des craintes que la recherche génétique sur l'autisme conduise à l'eugénisme et à l'éradication de la maladie. Cela ne doit jamais arriver, dit Simon Baron-Cohen. es études génétiques impliquant des dizaines de milliers de personnes pourraient élargir nos connaissances sur de nombreuses conditions.

Par Simon Baron-Cohen

neurones et synapses ? © Luna TMG neurones et synapses ? © Luna TMG

Traduction de Genetic studies intend to help people with autism, not wipe them out

New Scientist 10 septembre 2018

La génétique joue un rôle important comme cause de l'autisme. Connaître davantage les gènes qui influent sur l'autisme permettrait de mieux comprendre la condition.

C'est un domaine de recherche qui évolue rapidement, mais il y a un problème. En tant que directeur du Centre de recherche sur l'autisme de l'Université de Cambridge, je suis de plus en plus conscient que de plus en plus d'autistes ne veulent pas participer à des études génétiques.

Cela semble se produire en raison de la crainte que l’ordre du jour soit eugénique - trouver les gènes pour identifier les bébés potentiellement autistes pendant la grossesse et mettre fin à ces grossesses. Ces craintes sont compréhensibles si nous observons comment cela s'est produit dans le cas du syndrome de Down .

Certaines personnes craignent également que la recherche en génétique ne mène au génie génétique pour «normaliser» les personnes autistes. Encore une fois, je serais horrifié par cette application de la science, car elle ne respecte pas le fait que les personnes autistes sont neurologiquement différentes et, comme pour toute autre diversité (comme la couleur des cheveux, de la peau ou des yeux) devraient être acceptées pour ce qu'elles sont.

Opposés à l'eugénisme

Mes collègues et moi sommes opposés à toute forme d'eugénisme. Cependant, l'inquiétude est que si les gens assimilent la génétique de l'autisme à un programme d'eugénisme, des progrès importants sur la génétique de l'autisme pourraient être ralentis.

Aujourd'hui, on sait que l'autisme est fortement génétique et que l'héritabilité est estimée entre 60 et 90%. L'autisme n'est pas à 100% génétique - si un jumeau identique [ou monozygote] est atteint d'autisme, son co-jumeau ne l'est pas toujours. La conclusion évidente est qu’une prédisposition génétique interagit avec des facteurs environnementaux.

Depuis le début de ce siècle - il y a seulement 18 ans - 100 gènes «de haute confiance» ont été associés à l'autisme . Ils sont appelés de «confiance élevée» car ils ont été identifiés dans plusieurs laboratoires. Ceux-ci incluent des mutations de gènes rares et uniques qui sont suffisants pour causer l'autisme, mais se retrouvent chez moins de 5% des personnes autistes.

Nous estimons maintenant que les 100 découvertes ne sont que la pointe de l'iceberg et qu'entre 400 et 1000 gènes peuvent être impliqués dans l'autisme.

De plus, nous pensons maintenant qu'au moins 50% de l'héritabilité de l'autisme peut être du non pas à des mutations rares mais à des variantes génétiques communes que nous portons tous, certaines versions se produisant à des fréquences différentes chez les personnes autistes.

Pour identifier des variantes génétiques communes, plusieurs dizaines de milliers de personnes doivent participer à des études. Par exemple, nous avons récemment collaboré avec la société 23andMe de tests ADN grand public et découvert plusieurs variantes génétiques courantes en demandant à 80 000 personnes qui avaient envoyé des échantillons à l'entreprise de passer un test en ligne. Il faudra des années de collaboration pour recueillir ces «big data» afin de découvrir tous les gènes pertinents pour l'autisme.

Une grande partie de cette collaboration concerne la communauté de l'autisme. Si cette communauté perd confiance dans cette recherche, alors les progrès ralentiront. Et les laboratoires scientifiques ne seront pas les seuls concernés.

En tant que scientifiques, notre objectif est simplement de comprendre les causes de l'autisme. Cela a une valeur intrinsèque, car elle contribue à la connaissance humaine et, espérons-le, approfondira la compréhension des personnes autistes de leur propre identité.

Aide où c'est désiré

Les connaissances génétiques pourraient aussi changer des vies pour le mieux. Par exemple, une utilisation clinique de la découverte de gènes que nous pensons éthique serait la détection précoce de l'autisme, en vue d'une intervention précoce, si les parents optent pour cela.

Cela n'est pas en contradiction avec le point de vue de la « neurodiversité », car, dans un monde idéal, les interventions précoces ne cibleraient que les symptômes provoquant une invalidité ou une détresse, pas l'autisme lui-même. Des exemples de symptômes indésirables peuvent être un retard de langage, une épilepsie, des difficultés d'apprentissage ou un trouble gastro-intestinal.

Un autre avantage de la détection précoce pourrait être un meilleur soutien précoce pour les enfants qui risquent de devenir des adolescents ayant une mauvaise santé mentale. Si vous laissez un enfant autiste sans le soutien approprié et que l'on s'attend à ce qu'il soit confronté à un système éducatif qui ne correspond pas à son style d'apprentissage, ou s'il est victime de harcèlement, vous vous retrouvez avec un enfant qui a l'impression d'échouer. Ou un enfant qui perd confiance en lui parce qu’il est maltraité et manipulé par d’autres avec plus d’intelligence.

Au Centre de recherche sur l'autisme [Autism Research Centre], nous n'avons aucun désir de guérir, de prévenir ou d'éradiquer l'autisme. J'espère que la communauté de l'autisme sera prête à faire confiance aux chercheurs qui mettent leurs couleurs au service de cette manière.

Les personnes autistes ont un mélange particulier de forces et de défis. Les points forts incluent une attention particulière aux détails, la mémoire pour les détails, la reconnaissance des formes et l’honnêteté. Notre objectif, en tant que cliniciens et scientifiques, est de rendre le monde plus confortable pour les personnes autistes (et tous).

Simon Baron-Cohen est professeur de neuroscience cognitive développementale à l'Université de Cambridge, au Royaume-Uni. Lui et son équipe invitent actuellement les participants à se joindre à leur étude sur les liens génétiques possibles entre l'aptitude mathématique et l'autisme (http://dna.autismresearchcentre.net), financée par la Templeton World Charity Foundation et l'Autism Research Trust.


Voir également le point de vue de Thomas Bourgeron :

Expliquer la «résilience» de l'autisme peut mener à de nouvelles thérapies

Au fil du temps, de plus en plus de personnes auront accès à leur profil génétique. Cela devrait mener à des traitements plus efficaces et à des mesures préventives, mais aussi entraîner une détresse inutile. Une meilleure compréhension des mécanismes qui sous-tendent la résilience pourrait mener à de nouvelles routes pour maintenir les résultats cliniques sévères à distance.

Traduction de Explaining ‘resilience’ in autism may seed new therapies (Spectrum News) par Thomas Bourgeron / 27 mars 2018

20 septembre 2018

Silent Voice, un film courageux sur le handicap et le harcèlement scolaire

article publié dans Faire-Face

Le handicap est un sujet souvent abordé dans les mangas. Il reste pourtant tabou dans la société japonaise.

Actuellement en salles, Silent Voice, film d’animation japonais, aborde le thème du handicap et du harcèlement scolaire. Cette adaptation d’un manga à succès de Yoshitoki Oima doit sa sortie en France à une campagne de financement participatif.

Silent Voice aura mis du temps à sortir sur les écrans français. La surdité, le harcèlement scolaire, deux thèmes délicats qui ont, semble-t-il, fait hésiter les professionnels. Grâce à une campagne de financement participatif d’Art House Film, jeune société de distribution, il est visible en France depuis le mercredi 22 août.

Avant d’être un film d’animation, Silent Voice est un manga à succès. Le premier à mêler ces deux thématiques. Son auteure, la jeune mangaka Yoshitoki Ōima, a été sensibilisée à ces sujets grâce à sa mère, interprète en langue des signes. Elle l’a beaucoup conseillée dans sa manière de dessiner les échanges entre ses personnages.

Harcelée du fait de sa surdité

L’histoire ? Celle de Nishimiya, une élève douce et attentionnée. Pourtant, chaque jour, Ishida se moque d’elle et de sa surdité. Son harcèlement va croissant jusqu’à détruire les appareils auditifs de la jeune fille sous l’œil complice des autres élèves de la classe. Dénoncé pour son comportement, le garçon est à son tour mis à l’écart. Des années plus tard, il apprend la langue des signes. Et part à la recherche de la jeune fille pour tenter de se racheter.

Beaucoup de critiques saluent la qualité de ce film d’animation. Télérama note que Silent Voice ose s’attaquer à deux sujets tabous au Japon, « un pays où le handicap physique ou psychique est un objet de honte, une source de problèmes ». Et Le Monde parle d’un film qui « représente une jeunesse composite, hésitante et incertaine, dont le défi majeur est d’accepter sa propre diversité contre les réflexes grégaires et le conformisme qui la menacent ».

Lire aussi

Pour Paris Match, le film « surprend en délaissant rapidement les “ijime” (les brimades, “mal” récurrent des établissements scolaires nippons) pour suivre le long chemin vers la rédemption du héros tout en tenant un vrai discours sur le handicap et son acceptation par la société ».

Par souci de véracité, le doublage français du personnage de la jeune femme a été confié à Mélanie Deaf. Cette Youtubeuse sourde de naissance vulgarise la langue des signes grâce à ses vidéos. Un excellent choix qui prouve la volonté de porter un coup de projecteur différent sur le handicap.

Consultez la liste des salles où est projeté Silent Voice.
L’intégrale des sept tomes du manga est éditée chez Ki-oon.

20 septembre 2018

L'intelligence autistique

 

L'intelligence autistique

De nos jours, l'intelligence autistique est encore sous-estimée. Déficience intellectuelle et autisme sont largement associés dans la société en général comme si tous deux coexistaient quasi simultanément. Longtemps, les premières conclusions des mesures de l'intelligence autistique ont rapporté qu'une proportion de 75% des autistes était déficients intellectuels (QI inférieur à 70).

https://quebec.huffingtonpost.ca

 

19 septembre 2018

Esat ou milieu ordinaire : la sous-traitance en danger ?

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Le quota de 6% ne pourra plus être atteint que par de l'emploi direct, la sous-traitance ne permettant que des déductions fiscales. Le secteur adapté est vent debout contre cette nouvelle réforme qui se fait au mépris des travailleurs d'Esat et EA.

Par , le 19-09-2018

La réforme de l'emploi risque de faire des mécontents dans le champ du handicap. En effet, au motif qu'il veut privilégier l'emploi direct de personnes handicapées, le gouvernement donne un coup de canif à la sous-traitance. Le problème se pose pour les travailleurs handicapés indépendants (articles en lien ci-dessous) mais également pour les travailleurs d'Esat (établissements d'aide et service par le travail) et d'EA (entreprises adaptées). On explique…

Pédale douce sur la sous-traitance

La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel prévoit un effet une réforme de l'OETH (obligation d'emploi de travailleurs handicapés) applicable au 1er janvier 2019. Jusque-là, les entreprises et donneurs d'ordres pouvaient s'acquitter de leur obligation d'emploi à hauteur de 50 % maximum en confiant, notamment, des prestations de services et de la sous-traitance au secteur du travail protégé et adapté (Esat-EA). Or cette nouvelle loi abroge cette possibilité avec un objectif prioritaire : favoriser l'emploi direct en entreprise. Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge du Handicap, avait à ce titre déclaré dans une interview accordée au Figaro le 31 juillet 2018 : « Nous voulons favoriser l'insertion des personnes handicapées dans l'emploi ordinaire. Car dès qu'une personne handicapée s'intègre dans une entreprise, ça marche ! ». Pour satisfaire à son obligation d'emploi, l'employeur n'aura donc maintenant que deux options : soit il respecte le taux d'emploi des travailleurs handicapés, soit il verse une contribution à l'Agefiph (fonds pour l'emploi des personnes handicapées dans le privé).

Une maigre contrepartie

Toutefois, le texte offre une contrepartie et stipule que le montant des contrats passés avec les ESAT et les EA sera pris en compte dans le calcul de sa contribution annuelle (lorsqu'il ne respecte pas son OETH) et en sera donc déduit. Les modalités de ces déductions seront fixées ultérieurement par décret. Le hic, c'est que la plupart des entreprises ne visent qu'un objectif : le sésame tant convoité, le fameux taux de 6 % d'emploi de travailleurs handicapés. Certes une bonne nouvelle pour l'emploi direct (peut-être ?) mais pourquoi cela doit-il se faire au mépris de toute une frange de travailleurs qui, pour la plupart, n'ont pas les capacités à accéder au milieu ordinaire quels que soient les aménagements effectués ?

Esat, responsables de la non-inclusion ?

Dans ce contexte, le secteur s'interroge : « Une inclusion sans emploi pour les travailleurs handicapés ? ». Pour Andicat, qui représente 90 % des Esat, cette réforme de l'OETH « ne reconnaît pas le rôle des structures spécialisées dans la mise en œuvre d'un droit au travail et à la citoyenneté sociale ». Elle considère que cette façon de présenter les choses est biaisée. Cette réforme « suppose que (…) l'entreprise recrutera 'tout naturellement', avec des contrats directs, les travailleurs handicapés ». Et de questionner : « Les Esat et les EA seraient donc les responsables de la non-inclusion en milieu dit ordinaire ? ».

Renflouer les caisses de l'Agefiph

L'association rappelle que de nombreux dispositifs européens font, dans les pays comparables à la France, une place importante au travail protégé dans les politiques d'emploi. Selon une étude de l'OCDE, lorsque les structures spécialisées n'existent pas, la très grande majorité des personnes handicapées mentales et psychiques n'ont pas d'activité professionnelle. Or, 93 % des travailleurs d'ESAT sont dans ce cas. Le secteur redoute que la réforme en cours ne « mette en difficulté » un certain nombre d'établissements pour lesquels l'ancien dispositif apportait une compensation (prévue dans la loi de 2005) par rapport à la concurrence d'entreprises ordinaires. « Elle mettra en danger l'emploi des personnes handicapées et n'aura pour effet que de renflouer les caisses de l'Agefiph dont l'insuffisance et l'inefficacité sont soulignées dans plusieurs rapports officiels », concluent Gérard Zribi et Dominique Clément, délégué national et président d'Andicat (articles en lien ci-dessous).

N'y-aurait-il pas dans le droit au travail la place pour des « modalités d'emploi diversifiées, fluides et complémentaires » ? Pour faire valoir les atouts du secteur, Andicat réclame une concertation rapide avec les principales associations et fédérations concernées.

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

19 septembre 2018

Projets Autisme & Nouvelles Technologies | Ecole | Brugelette | Sainte-Gertrude fondamental

 

Projets Autisme & Nouvelles Technologies | Ecole | Brugelette | Sainte-Gertrude fondamental

Publication des projets soutenus par la Fondation internationale de recherche appliquée sur le handicap (FIRAH) : Autisme & Nouvelles technologies. Vo

https://www.saintegertrude.com

 

19 septembre 2018

En Limousin, 50% des enfants autistes de moins de six ans vont être privés de prise en charge

 

En Limousin, 50% des enfants autistes de moins de six ans vont être privés de prise en charge

En Limousin, la moitié des enfants autistes de moins de six ans vont être privés de prise en charge

http://9nw5.mjt.lu

 

19 septembre 2018

Macron An I : le handicap, priorité oubliée ?

article publié dans Faire-Face

Lors de son élection en 2017, Emmanuel Macron s'était engagé à faire du handicap une priorité. Un an après, les espoirs sont déçus, voire bafoués. © Présidence de la République

Lire aussi

Le bilan de la première année du quinquennat Macron est décevant pour les personnes handicapées. Certaines mesures vont même à l’encontre de leurs besoins. Alors, heureusement que le président de la République a fait du handicap une priorité de son mandat. Sinon…

Les Français l’ont entendu sur tous les tons : le handicap sera « une priorité du quinquennat ». « Le président de la République a voulu que la politique du handicap constitue la priorité du quinquennat », a même précisé Édouard Philippe, lors du premier Comité interministériel du handicap, le 20 septembre 2017.

De quoi susciter beaucoup d’espoirs. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron à la tête du pays, les attentes sont globalement déçues. Voire bafouées.

Emmanuel Macron au tennis-fauteuilEmmanuel Macron a joué au tennis-fauteuil, en juin 2017, pour soutenir la candidature de Paris aux Jeux olympiques 2024.

Ressources : une hausse, oui…

C’est le nerf de la guerre pour les personnes dont le handicap restreint les possibilités de travailler. Plus d’un million touchent l’allocation adulte handicapé (AAH). Et près d’un million perçoivent une pension d’invalidité.

Emmanuel Macron s’était engagé, durant la campagne présidentielle, à faire passer l’allocation adulte handicapé, de 810 € à « au-delà de 900 € ». La promesse sera tenue. Un plan de revalorisation a été annoncé : le montant sera porté à 860 €, en novembre 2018, puis à 900 € un an plus tard. Les traditionnels coups de pouce annuels, calés sur l’inflation de l’année précédente, permettront effectivement de dépasser la barre des 900 € d’ici la fin du quinquennat.

… mais pas pour tous

Mais tous les allocataires ne bénéficieront pas d’un gain de pouvoir d’achat de 90 €. Car cette augmentation s’accompagne de deux mesures qui en restreignent la portée. Pour les quelque 250 000 allocataires de l’AAH en couple, notamment. Le plafond de ressources ouvrant droit à l’AAH pour les personnes mariées, concubines ou pacsées va en effet être gelé. Mécaniquement, 20 000 d’entre elles verront donc le montant de leur AAH inchangé. Et 80 000 ne bénéficieront que d’une revalorisation partielle.

De plus, les deux allocations complémentaires à l’AAH vont être fusionnées. 65 000 personnes, les plus sévèrement handicapées, bénéficient, sous conditions, du complément de ressources (179,31 €) ou de la majoration pour la vie autonome (104,77 €). En 2019, seule devrait subsister la moins élevée des deux. Soit une perte de 75 €.

Le gouvernement a certes assuré que les actuels bénéficiaires du complément de ressources continueront à le percevoir. Mais jusqu’à quand ? Et il n’y aura plus de nouveaux entrants.

Quant aux pensions d’invalidité, elles n’ont augmenté que d’1 % en avril. Un gain minime plus qu’absorbé par la hausse de la CSG – +1,7 point – pour les pensionnés y étant soumis.

 

Les associations de personnes handicapées demandent au gouvernement « d’abandonner toute notion de quota de logements accessibles ».

Accessibilité : dynamitage en vue

Difficile de faire pire. La seule mesure envisagée par le gouvernement sur ce dossier aboutirait à faire reculer l’accessibilité. Des logements en l’occurrence. Le projet de loi Élan prévoit d’abaisser de 100 % à 10 % la part de logements accessibles aux personnes handicapées dans les immeubles neufs. Les autres 90% devront simplement être évolutifs. C’est-à-dire qu’ils pourront être rendus accessibles en déplaçant une cloison, par exemple.

Objectif affiché : contribuer à faire baisser le prix de la construction. Contestable pour certains experts. Et surtout inacceptable pour les associations de personnes handicapées. Elles demandent le retrait de cet article. « Les dispositions actuelles du projet de loi remettent en cause le principe d’accessibilité universelle (…) inscrit dans la loi », estime d’ailleurs le Défenseur des droits.

 

École : faire mieux plus vite

Pas encore les félicitations, mais au moins les encouragements. Malgré les promesses, la rentrée a connu son lot de ratés : tous les enfants dont le besoin d’assistance avait été reconnu par la Maison départementale des personnes handicapées n’avaient pas leur auxiliaire de vie scolaire (AVS) début septembre 2017. Mais, tant que l’accompagnement des élèves en situation de handicap reposera sur des contrats aidés, il continuera à y avoir des milliers d’enfants sans AVS le jour J.

La transformation de ces 50 000 contrats précaires en emplois durables avait été engagée sous le mandat de François Hollande. Le gouvernement d’Édouard Philippe a décidé d’accélérer franchement le mouvement, avec 11 000 créations de postes au lieu des 6 400 programmés.

 

Emploi : des premières mesures insuffisantes

Le nombre de demandeurs d’emploi en situation de handicap continue de battre des records. Pôle Emploi en comptait plus de 510 000 en décembre 2017. En un an, leur nombre a augmenté deux fois plus vite que celui de l’ensemble des chômeurs.

Le gouvernement a engagé une réforme de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés. Le quota de 6 %, applicable dans tous les établissements d’au moins 20 salariés, demeure. Mais le dispositif réglementaire va être simplifié. Cela ne suffira toutefois pas à inverser la tendance. D’autres mesures sont nécessaires et attendues. Notamment pour pérenniser les ressources, en chute libre, des fonds chargés de l’insertion des personnes handicapées.

 

 

 

 

Sophie Cluzel : « Il faut arrêter de financer, par exemple, des murs qui coûtent très cher et financer des services d’accompagnement. »

Compensation du handicap : cruciale mais oubliée

C’est la grande absente de cette première année de mandat. Pas un mot, ou si peu, sur la compensation du handicap. Pour vivre de manière autonome à domicile, de nombreuses personnes handicapées ont besoin d’aide humaine, d’aides techniques, etc. Près de 300 000 perçoivent ainsi une prestation de compensation du handicap. Mais cette PCH est loin de couvrir l’intégralité de leurs besoins. Or, aucune mesure corrective n’a été mise en œuvre ou n’est même envisagée. « Les droits accordés par les Maisons départementales des personnes handicapées ont tendance à diminuer », a même souligné le Défenseur des droits, dans un entretien accordé à Faire-face.fr.

En revanche, Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, s’est montrée plus prolixe sur la nécessité de faire évoluer l’offre médico-sociale. Elle veut moins d’établissements dans lesquels les résidents vivent à l’écart de la société et davantage de services qui les aident à vivre au milieu des autres. Un objectif louable. Mais il n’est réalisable que si les moyens dédiés à la compensation augmentent. Le prix du respect des droits humains.

19 septembre 2018

Le projet novateur porté par l'association Trott'Autrement pour prioriser les séances des personnes handicapées

PROJET

 

Rond de longe professionnel

 

Le projet novateur est avant tout lié à l'accord d'un centre équestre d'accueillir la structure


Ce serait d’évidence une action forte et visible en faveur des personnes handicapées.

(Cliquez sur les photos pour agrandir)

 

A l'expérience, pour notre association, trouver des créneaux disponibles n’est pas une mince affaire.

C'est pourquoi, nous portons le projet l’implantation d’un « Rond de longe » de 20 mètres de diamètre. Structure couverte qui pourrait être implantée dans un de nos centres équestres partenaires.

Ce projet complémentaire des activités actuelles est né du constat qu'il est très difficile d'obtenir des créneaux dans les centres équestres dès lors que nous sommes en concurrence avec des reprises classiques beaucoup plus rentables …

Or, à l'évidence, les créneaux les plus demandés (mercredi, samedi, dimanche et les soirs de semaine) correspondent aussi aux disponibilités des familles de nos adhérents (ou futurs adhérents). Cette non disponibilité des créneaux recherchés par les familles s'avère la principale difficulté pour la mise en place des séances de l'association …

"Il nous faudrait donc disposer d’un lieu où les priorités soient inversées :

réservé en priorité aux personnes en situation de handicap."

Reste tout d’abord à acter le principe & le lieu d’implantation avec un centre équestre partenaire.

C’est donc un projet ambitieux qui réclame une étude approfondie, nécessitera un engagement fort, des appuis solides et bien sûr des moyens.

De fait, nous avons 70 demandes en liste d’attente.

Voir ci-dessous les images de cette structure en service depuis plus de 10 ans à l'ARSE, une association amie sis à Saintry-sur-Seine (91250).

18 septembre 2018

Son combat pour l’autisme l’amène à l’Assemblée nationale

article publié dans Le Dauphiné

Marie Rabatel [au centre] avait notamment été invitée à l’Élysée,  en juillet 2017, pour le lancement de la concertation du 4 e plan national autisme. Elle était avec Magali Pignard, cofondatrice (avec la Nord-Iséroise) de l’association francophone de femmes autistes. Elles avaient rencontré Brigitte Macron, Première dame de France.  Photo DR Marie Rabatel [au centre] avait notamment été invitée à l’Élysée, en juillet 2017, pour le lancement de la concertation du 4 e plan national autisme. Elle était avec Magali Pignard, cofondatrice (avec la Nord-Iséroise) de l’association francophone de femmes autistes. Elles avaient rencontré Brigitte Macron, Première dame de France. Photo DR


Nouvelles étapes pour Marie Rabatel dans son combat pour les personnes autistes. Avec deux rendez-vous pour « tenter de faire bouger les choses pour les autistes et les handicapés ».

Cette habitante de Saint-André-le-Gaz, atteinte du syndrome d’Asperger, est attendue aujourd’hui à Paris, à la direction du ministère des Solidarités et la Santé. À 43 ans, celle qui est aussi présidente de l’Association francophone de femmes autistes (Affa), fait partie d’un groupe de travail de la Miprof (Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des humains).

« Le but de cette réunion est d’élaborer des outils, à destination des professionnels qui peuvent être en charge ou en contact avec des personnes handicapées victimes de violences », détaille-t-elle. Cela peut concerner, par exemple, des maîtresses de maison, des éducateurs dans un foyer, etc.

« Des victimes souvent mises de côté quand elles sont autistes »

« Il faut sensibiliser ces personnes pour poser les bonnes questions et accompagner les victimes qui, souvent, sont mises de côté quand elles sont autistes. Les premiers mots sont importants. »

Demain, c’est à l’Assemblée nationale – une première pour elle – que Marie Rabatel est attendue, aux côtés de Valérie Duez-Ruff, une avocate du barreau de Paris. Elle aussi est autiste. Toutes deux sont invitées par Marie-Pierre Rixain, entre autres présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, dans le cadre des Mercredis de l’égalité. Pendant ce petit-déjeuner/débat, les questions tourneront autour de sujets relatifs aux droits des femmes et à l’égalité hommes/femmes. « Une femme autiste Asperger peut faire carrière et rencontrer de grandes difficultés dans la société pour trouver sa place ou un travail. Mais il n’y a pas que les autistes Asperger concernées, toutes les femmes le sont. »

18 septembre 2018

Accessibilité des handicapés : les députés proposent un label pour les entreprises vertueuses

09h51, le 15 septembre 2018

Accessibilité des handicapés : les députés proposent un label pour les entreprises vertueuses
Les députés ont proposer de créer un label pour les entreprises qui ont une politique vertueuse envers les personnes handicapées@ SEBASTIEN BOZON / AFP

Les députés ont proposé vendredi la création d'un label, destiné aux entreprises, ayant pour base une norme AFNOR qui contient 62 recommandations pour améliorer l'accessibilité et l'inclusion des personnes handicapées.

Les députés ont proposé vendredi un label pour les entreprises ayant mis en place une politique d'accessibilité et d'inclusion des personnes handicapées, via un amendement au projet de loi Pacte.

Un label basé sur la norme AFNOR. Un amendement LREM, porté par le député des Hauts-de-Seine Adrien Taquet et adopté en commission spéciale, prévoit la mise en place d'un tel label, les modalités d'application de la disposition étant renvoyées à un décret. Les auteurs de l'amendement prônent la mise en place d'un label ayant pour base une norme AFNOR qui contient "62 recommandations qui balayent l'ensemble des problématiques liées au handicap comme le recrutement des personnes handicapées, l'aménagement du poste de travail, l'évolution de carrière ou encore l'accessibilité des locaux".

"Être handicapé en France "cela signifie avoir trois fois moins de chances d'être en emploi"

Plus de difficultés à trouver un emploi. Ils rappellent qu'être handicapé en France "cela signifie avoir trois fois moins de chances d'être en emploi, deux fois plus de chance d'être au chômage et de subir une durée de recherche d'emploi supérieur d'au moins un an".  Actuellement plus de 500.000 travailleurs handicapés sont en recherche d'emploi et le taux de chômage des personnes handicapées est de 19%. Le projet de loi Pacte sera examiné dans l'hémicycle à compter du 25 septembre.

17 septembre 2018

Autisme adulte -> GUIDE d'appropriation des Recommandations des Bonnes Pratiques Professionnelles

17 septembre 2018

Richard Schiff (Good Doctor) : "Mon fils est autiste, c’est mon héros !"

article publié sur le site de TF 1

Voir le site Good Doctor

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Richard Schiff dans le rôle du dr Glassman
Par ZY|Ecrit pour TF1|le 11/09/2018 à 23:32, mis à jour le 11/09/2018 à 23:32

Dans "Good Doctor", Richard Schiff incarne le docteur Glassman, une sorte de père de substitution pour le Dr Shaun Murphy. Mais l’acteur n’a pas attendu la série pour être confronté à l’autisme…

Dans Good Doctor, il décide de mettre son poste de directeur de l’hôpital en danger pour convaincre le conseil d’administration d’engager Shaun Murphy (interprété par Freddie Highmore). Le docteur Glassman connaît notre héros depuis qu’il est enfant. Il est devenu au fil des années une sorte de soutien et de père de substitution pour Shaun.

Et si Richard Schiff est aussi convaincant dans ce rôle du docteur Glassman, au-delà bien évidemment de ses talents d’acteur, c’est sans doute parce qu’il sait de quoi il parle. En effet, dans une interview accordée à <em>Télé-Loisirs</em>, le comédien de 63 ans a révélé que son fils est également autiste. "Mon fils est autiste. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai été attiré par cette série. Mon fils est mon héros. Il y a une telle bonté en lui, il m’inspire. Mon fils a 23 ans. Parfois, il me fait oublier qu’il est autiste, et puis on s’en rappelle vite, il peut fonctionner très bien pendant un moment, et puis il y a une explosion," a-t-il ainsi confié.

"J’ai appris des choses sur ma relation avec mon fils à travers des scènes avec Shaun. J’ai parlé de mon fils avec David Shore (le showrunner de Good Doctor, ndlr) et je lui ai raconté quelques histoires qui ont été utilisées dans les premiers épisodes. J’ai aussi évoqué le sujet du système de santé," a également déclaré Richard Schiff.

Avant de se glisser dans la peau du docteur Glassman, Richard Schiff a marqué les esprits pour son rôle dans une autre série à succès, celui du directeur de la communication du président Toby Ziegler dans A la Maison-Blanche.

Découvrez les premières minutes du prochain épisode de Good Doctor, Pas à pas, qui sera diffusé le mardi 18 septembre prochain :

17 septembre 2018

Vers la certification des services et établissements accompagnant les personnes autistes

17 septembre 2018

La démarche « Une réponse accompagnée pour tous » au 1er janvier 2018

Publié le : 02 janvier 2018-Mis à jour le : 23 mai 2018

Depuis 2015, l’ensemble des territoires s’est engagé progressivement dans la démarche « Une réponse accompagnée pour tous ». Au cœur de la démarche, le droit pour les personnes de demander l’élaboration d’un plan d’accompagnement global (PAG), introduit par l’article 89 de la loi de modernisation de notre système de santé, entre pleinement en vigueur au 1er janvier 2018.

L’engagement des territoires dans la démarche « Une réponse accompagnée pour tous » est porté en particulier par les MDPH, les conseils départementaux, les agences régionales de santé et les représentants de l’Éducation nationale. La conduite de la démarche impulse de nouvelles façons de travailler entre acteurs institutionnels, mais surtout avec les personnes en situation de handicap et leur entourage.

Au cœur de la démarche, un droit nouveau introduit par l’article 89 de la loi de modernisation de notre système de santé entre pleinement en vigueur au 1er janvier 2018. Il s’agit du droit pour les personnes de demander l’élaboration d’un plan d’accompagnement global (PAG) dès lors que la décision prise en CDAPH ne peut se concrétiser de manière satisfaisante. L’élaboration de plan d’accompagnement global peut également être proposée par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH en charge de l’évaluation de la situation et des besoins de la personne.

C’est une étape importante pour les droits des personnes en situation de handicap. Il ne s’agit pas pour la personne de prétendre à une prestation nouvelle parmi d’autres prestations, mais de susciter un accompagnement permettant la co-construction d’une réponse réaliste et adaptée à sa situation.

En effet, toute demande de plan d’accompagnement global (PAG) ne donnera pas forcément lieu à la signature d’un PAG si une réponse accompagnée peut être proposée sans cette formalisation.

L’enjeu est en effet d’apporter une réponse accompagnée véritablement élaborée avec la personne et son entourage. 

Pour répondre à cet objectif, les MDPH doivent notamment faire évoluer leurs pratiques d’évaluation en équipe pluridisciplinaire de manière à ce qu’elles permettent :

  • la prise en compte du projet de vie (souhaits et possibilités de chacun) ;
  • la centralisation des informations nécessaires à la description des situations et à l’évaluation des besoins ;
  • une orientation adaptée vers une solution mobilisable rapidement ;
  • l’implication des personnes tout au long du processus.

C’est le dispositif d’orientation permanent.

La démarche « Une réponse accompagnée pour tous » implique un important travail de concertation pour permettre la mobilisation, mais aussi l’évolution des réponses proposées à l’échelle du département et de la région, notamment par le développement de réponses modulaires. Ces objectifs de diversification et de modularité sont portés par les programmes régionaux de santé que pilotent les agences régionales de santé, mais aussi par les schémas départementaux de l’autonomie ou des solidarités des conseils départementaux. Ils peuvent être déclinés dans les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM) passés avec les établissements et services médico-sociaux. Ils trouvent également un appui dans l’action menée par les représentants de l’Éducation nationale au sein des groupes techniques départementaux, par exemple en matière d’accompagnement à la scolarisation en milieu dit ordinaire ou en établissement médico-social.

La démarche « réponse accompagnée pour tous » est par ailleurs renforcée par la mise en place de nouveaux outils, en particulier les systèmes d’information de suivi des orientations permettant de connaître en temps réel les capacités et les modalités d’accueil et d’accompagnement disponibles sur les territoires et leurs éventuelles spécificités en termes de ressources.

Le projet « Une réponse accompagnée pour tous » est une mise en mouvement progressive et concertée de l’ensemble des acteurs d’un territoire. Elle se généralise ainsi dans une dynamique de co-responsabilité des acteurs afin d’être au rendez-vous de la réponse aux situations sans solution.  

Documents à télécharger

Rapport de capitalisation. Déployer la démarche « Une réponse accompagnée pour tous » ( PDF, 3.67 Mo )

Mémo n° 30 - L’action de la CNSA dans le cadre de la démarche « Une réponse accompagnée pour tous » - mai 2018 ( PDF, 306.65 Ko )
16 septembre 2018

Sophie Cluzel : « Les personnes en situation de handicap ont un vrai besoin d'accès aux soins »

Jean Paillard, Coline Garré

13.09.2018

+ 6% d'enfants handicapés ont été scolarisés à la rentrée. «Priorité du quinquennat», la stratégie nationale de l'autisme est sur les rails : elle devrait se concrétiser bientôt par des maquettes de formation pour les médecins et des «plateformes d'intervention précoces». Près d'un an et demi après son entrée au gouvernement, Sophie Cluzel estime que les choses ont vraiment bougé sur le secteur dont elle a la charge. Elle expose aussi au «Quotidien» ses prochains chantiers : accès aux soins de ces patients et bilan de l'accessibilité des locaux.

  • ev Cluzel
Crédit Photo : SEBASTIEN TOUBON Zoom

LE QUOTIDIEN : La scolarisation des enfants handicapées est l’un des combats de votre vie. Or en cette rentrée des voix s'élèvent pour dénoncer la situation d’enfants qui n’ont pas d’accompagnement adapté pour cette rentrée des classes. Qu'en est-il ?

SOPHIE CLUZEL : Quelque 340 000 élèves en situation de handicap ont fait leur rentrée cette année, soit 20 000 (6 %) de plus que l'année dernière. Cela ne représente que 2,5 % des élèves scolarisés, de la maternelle au BTS. Certes le parcours du combattant administratif reste une réalité. Mais il y a un mouvement réel vers l'école inclusive. 

Une cellule d'aide, au 0 800 730 123, est à la disposition des parents confrontés à un dysfonctionnement. Le 5 septembre dernier, nous avions deux fois moins d'appels que l'année dernière. Cette rentrée scolaire s'est mieux déroulée, même si des ajustements restent nécessaires, comme pour les enfants valides.

L’école inclusive n’est ni une utopie ni un rêve : elle existe, comme j’ai pu le voir à Nantes, au lycée d’enseignement général des Bourdonnières : un plateau technique médico-social implanté au sein de l'établissement permet à une cinquantaine de lycéens handicapés moteurs ou sensoriels de faire leur rééducation pendant le temps de l’école, sans rupture de parcours.

La stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement (TND) a été lancée en avril, pour remplacer le 3e plan autisme arrivé à échéance. Où en est-on ?

Cette stratégie est l’une des priorités du quinquennat. Emmanuel Macron a affiché sa volonté que la France rattrape son retard dans la prise en charge des personnes avec autisme, en accueillant à l'Élysée, en juillet 2017, le lancement de la concertation. Claire Compagnon, qui en a présidé le comité de pilotage, a réussi à rassembler tous les acteurs sur un sujet pourtant sensible. Cela a abouti à une stratégie nationale, et non plus un plan, qui implique tous les ministres (recherche, éducation, emploi, logement, santé, culture, sport...) et qui va nous permettre de changer la donne. Elle se met d’ores et déjà en œuvre ; une délégation interministérielle, pilotée par Claire Compagnon, est constituée. 

Concrètement, la stratégie doit améliorer l'intervention précoce chez les enfants, avant même qu'un diagnostic soit posé, pour prévenir le sur-handicap. Nous replaçons les médecins - qui peuvent repérer les éventuels écarts de développement d'un petit lors des visites du 9e et du 24e mois - et toute la sphère éducative comme lanceurs d'alerte de première ligne. 

Comment améliorer la formation des médecins ?

Nous travaillons en lien avec Agnès Buzyn et Frédérique Vidal sur la réforme des maquettes de formation initiale et sur les modules en ligne de formation continue. Car dans le champ de l'autisme, les connaissances évoluent très vite !

L'un des principaux messages de la HAS aux médecins de première ligne, pédiatres, généralistes, PMI, est de ne jamais minimiser l'alerte parentale. Plutôt que d'essayer de les rassurer, il faut être attentif aux inquiétudes des parents. 

Une fois l'étape du repérage passée, comment intervenir précocement auprès de l'enfant ?

Sur le plan financier, le PLFSS pour 2019 prévoit une enveloppe pour mettre en œuvre précocement des soins (psychomotriciens, bilan neuropsychologique, ergothérapies) qui n'étaient pas couverts. Parallèlement, nous œuvrons à l'architecture des plateformes d'intervention précoces, prévues dans la stratégie, pour qu'elles soient opérationnelles en 2019. Il s'agit de travailler en réseau sur un territoire, en s'appuyant sur les centres d'action médico-sociale précoce (CAMPS), les centres médico-psychologiques (CMP), les professionnels libéraux, les ressources locales. Les familles doivent savoir à qui s'adresser localement. C'est un travail colossal car il nous faut identifier les structures et professionnels qui interviennent dans le cadre des recommandations de la HAS, pour les labelliser, et ainsi s'assurer que les bonnes pratiques sont bien mises en œuvre.

Ces plateformes viennent en complément des pôles de compétences et de prestations externalisées (PCPE) - qui financent des intervenants hors du cadre de l'assurance-maladie une fois le diagnostic posé, N.D.L.R. -, destinées à tous les âges et tous les handicaps, pour éviter les ruptures de parcours. 

Comment éviter les départs d'adultes avec TSA en Belgique ?

Cette stratégie est la première à prendre en compte les 600 000 adultes avec autisme mal ou pas diagnostiqués, résidant dans des structures inadaptées. 

Aujourd'hui, il n’y a plus de départs forcés en Belgique. Des enveloppes ont été débloquées, puis doublées, pour trouver des solutions de proximité, dans le cadre de la démarche « une réponse accompagnée pour tous »

Après, il faut pouvoir proposer des retours pour ceux qui le souhaitent. Quelque 1 500 enfants et 3 500 adultes résident en Belgique. Beaucoup d'adultes ont grandi là-bas et n'ont presque plus de famille en France. C'est un souci majeur. 

Plus largement, quels sont les enjeux sanitaires urgents dans le domaine du handicap ?

Adultes ou enfants, les personnes en situation de handicap ont un vrai besoin d'accès aux soins. Leur santé se dégrade, les inégalités sont flagrantes, les examens bucco-dentaires pour les enfants, gynécologiques pour les femmes en établissement médico-social, ne sont pas toujours réalisés, les bilans de santé annuels ne sont pas systématiques. Nous travaillons avec Agnès Buzyn à l'amélioration de l'accès aux soins des personnes handicapées, et à leur accueil par des professionnels qui doivent être formés. Des opportunités en matière de télémédecine existent... Nous avons mandaté Philippe de Normandie pour élaborer un rapport sur l'accès aux soins des personnes handicapées, qui sera présenté au Parlement.

L'accessibilité des établissements recevant du public a-t-elle progressé ? Les médecins ont-ils joué le jeu ?

Cabinets de santé, radiologues... Beaucoup de choses sont faites mais les personnes ne sont pas toujours au courant. Nous rendons donc visibles sur Ameli les locaux déjà accessibles, pour valoriser les professionnels qui ont fait des efforts.

En outre, nous allons bientôt dresser un bilan des Agendas d'accessibilité programmée (Ad'AP) car 2018 représente une première étape, celle des trois ans. Nous ouvrons la boîte des Ad'Ap déposés pour regarder ce qu'il y a dedans. Un rapport sera présenté au Parlement cet automne. 

Il y a six mois, vous avez mis en place une commission de bientraitance pour les personnes vulnérables. Pouvez-vous tirer un premier bilan ?  

Les travaux sont encore en cours, sous l'égide de Denis Piveteau, en lien avec le Haut conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA) et de Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH). Une synthèse est attendue d'ici la fin de l'année. Denis Piveteau s'est d'abord attaché à définir ce qu'on entend par bientraitance. Il peut y avoir de la maltraitance individuelle, qu'il faut sanctionner, mais aussi organisationnelle. Elles requièrent des réponses différentes. Nous disposons déjà d'outils - outils de communication alternative, charte Pascal Jacob - qu'il faut généraliser pour permettre aux personnes de communiquer leur projet de vie, leur douleur, leurs choix, et bientôt leur vote, puisqu’Emmanuel Macron entend restaurer en 2019 ce droit aux personnes sous tutelle.  

Qu’attendez-vous de la révision des lois de bioéthique ?

C'est un immense chantier, qui devrait permettre une meilleure prise en compte de l'expression du choix de la famille et nous obliger à améliorer la formation des professionnels. Je pense par exemple à l'annonce d'un diagnostic pendant la grossesse : les échographes, radiologues, généralistes, gynécologues sont souvent mal à l'aise. Il faut aussi travailler sur l'accompagnement de la parentalité et l'information des familles. 

Estimez-vous souhaitable un élargissement des dépistages génétiques ?

Nous sommes dans une société où les désirs et attentes vont plus vite que la connaissance et que les impacts de la connaissance sur la personne. L'intérêt de la concertation, très bien menée, a été de discuter de ces graves problématiques. 

Vous venez de l’univers associatif. Avez-vous l’impression qu’on est plus utile en étant militant ou décideur ?

Mon ADN est d'être militante, je n'en changerai pas : cela me permet de gagner du temps et d'être à l'aise dans l'écoute des familles et la connaissance des problématiques. Désormais, j'ai la lourde responsabilité de l'exécution, dont la difficulté tient notamment à ce que notre politique est partagée entre l'État, les départements et les régions. Notre ambition à long terme est que la société inclusive devienne une réalité. Mais je comprends l'impatience des familles qui veulent qu'on aille plus vite. Il faut que les personnes en situation de handicap voient rapidement des évolutions, pour que nous soyons crédibles dans notre capacité à changer la donne.

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