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"Au bonheur d'Elise"

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18 novembre 2011

Interview de Jacques Van Rillaer sur la RTBF

Ecoutez, la c'est dense, mais il y a tout, vraiment tout......
http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1402313
Les radios de la RTBF
www.rtbf.be
Les radios de la RTBF

Jacques Van Rillaer Professeur émérite à l’Université de Louvain-la-Neuve
& aux Facultés universitaires St-Louis (Bruxelles)

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18 novembre 2011

article publié sur Sciences et Avenir le 17 novembre 2011

Autisme: un documentaire met la psychanalyse à l'épreuve

17-11-11 à 18:42

"Le mur, ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme", documentaire de Sophie Robert, est attaqué en justice par trois intervenants, qui s'estiment diffamés. En jeu: la prise en charge de l'autisme en France.

Image extraite du documentaire Image extraite du documentaire "Le mur". A gauche Guillaume, enfant autiste, dont les parents ont rejeté l'approche psychanalytique. (S.Robert/Océan Invisible Productions)

En France, la situation de la prise en charge des autistes est unique en son genre. Malheureusement, pas de quoi en faire un motif de fierté... En effet, notre pays accuse plusieurs années de retard sur ses voisins européens, quand ce n’est pas une bonne trentaine sur les pays les plus en pointe comme le Canada. A cela une raison : la mainmise historique des psychanalystes et des psychiatres sur le traitement des autistes. Alors que la communauté scientifique internationale a reconnu ce handicap comme un problème neuro-développemental ayant des racines génétiques, les héritiers de Freud et de Lacan persistent à y voir une psychose provoquée par une mère dépressive ou incestueuse, ou un père absent.

Cette discordance a des répercussions terribles sur la prise en charge: dans le pire des cas, les enfants sont éloignés de leurs parents, placés dans des hôpitaux de jour où ils s’étiolent peu à peu et ne peuvent pas bénéficier de techniques cognitives comportementales (TCC) ayant pourtant fait leurs preuves mondialement et qui permettent aux personnes souffrant de ce handicap de restaurer le dialogue avec le monde environnant, d’intégrer une scolarité et de s’insérer dans la société.

La réalisatrice Sophie Robert a mené sur cette question une longue enquête et interrogé une trentaine de psychanalystes et de pédopsychiatres. Avec l’aide de l’association Autistes sans frontières, elle a monté un premier volet. Elle a également interviewé le Dr Monica Zilbovicious, psychiatre, directrice de recherche à l'INSERM, qui explique pourquoi l'autisme est un trouble envahissant du développement et non pas une psychose.

Le film est à voir, en libre accès sur le site de l’association, mais jusqu'à quand? S’estimant diffamés, trois de ses intervenants -Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens- ont saisi le tribunal de grande instance de Lille. Si le référé du 8 décembre aboutit, les rushes seront saisis et le film interdit...

Hervé Ratel
Sciences et Avenir.fr
17/11/11

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20111117.OBS4763/autisme-un-documentaire-met-la-psychanalyse-a-l-epreuve.html

17 novembre 2011

A propos du mur sur France 3 Nord Pas de Calais - traduction en anglais

17 novembre 2011

Laurent Ruquier dans l'émission "On va s'gêner" aborde l'interdiction du documentaire Le Mur

Laurent Ruquier a reçu un mail de Michel Onfray et aborde l'interdiction demandée du Mur dès le début de l'émission. Gérard Miller lui répond visiblement pas très au fait des pratiques actuelles notamment sur le packing ... A retenir : Sophie Robert a le soutien de toute l'équipe ... Savoureux même si le sujet est difficile et éclairant sur l'état des connaissances (dès la 3ème minute)

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/On-va-s-gener/Sons/On-va-s-gener-!-17-11-11-821349/

17 novembre 2011

1ères rencontres parlementaires sur l'autisme le 12 janvier 2012 à l'Assemblée Nationale

A l'initiative de Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais et président du groupe d'études parlementaire sur l'autisme. Voir l'invitation ci-après :

invitation faire de l'autisme une priorité nationale

invitation autisme faire de l'autisme une priorité nationale 2

http://danielfasquelle.blogspot.com/2011/11/invitation-pour-les-1eres-rencontres.html

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17 novembre 2011

Pour rappel un article publié sur paperblog en 2008

Autisme: la psychanalyse mérite un Zéro Pointé selon le Comité d’Ethique

Publié le 08 avril 2008 par Frédéric Duval-Levesque

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Crédit photo: Jixue Yang/Stock Exchange

Le Pr Didier Sicard, président du comité consultatif national d’éthique (CCNE), a rendu les conclusions du groupe de travail sur la situation en France des 350000 à 600000 personnes, enfants et adultes, atteintes de syndromes autistiques.

Le Comité avait été saisi en juillet 2005 par plusieurs associations de familles qui s’élevaient avec force contre les conceptions actuelles de prise en charge en France des enfants et des personnes souffrant d’autisme et contre l’absence ou le défaut de prise en charge éducative des enfants et des adolescents.

“La France connaît, par rapport à de nombreux pays, en particulier anglosaxons et d’Europe du Nord, un déficit majeur”, affirme le rapport.

“Les personnes, enfants et adultes, atteintes de syndromes autistiques et leurs proches sont aujourd’hui encore victimes en France d’une errance diagnostique, conduisant à un diagnostic souvent tardif, de grandes difficultés d’accès à un accompagnement éducatif précoce et adapté, d’un manque de place dans des structures d’accueil adaptées, de l’impossibilité pour les familles de choisir les modalités de prise en charge des enfants, de la carence de soutien aux familles, et de la carence d’accompagnement, de soins, et d’insertion sociale des personnes adultes et âgées atteintes de ce handicap.”

“La France a été condamnée par le Conseil de l’Europe en 2004 pour non respect de ses obligations d’accès à l’éducation à l’égard des enfants souffrant d’autisme, mais cela n’a pas encore entraîné de changement significatif dans la prise en charge éducative de ces enfants”, relève le rapport.

Depuis la loi du 11 février 2005, leur inscription à l’école est devenue obligatoire. “Mais il s’agit souvent d’une scolarisation fictive, réduite à une simple inscription” critique le Comité.

Le rapport s’attarde notamment sur le tort qu’a causé (et continue de causer) l’approche psychanalytique dans cette cause.

“Le drame de l’autisme représente un exemple particulièrement douloureux des conséquences que peuvent avoir des théories sur les causes d’un handicap ou d’une maladie en termes de souffrance humaine et de respect de la personne. Les théories psychanalytiques de l’autisme – les théories psychodynamiques, dont le concept de « forteresse vide (1) » – proposées durant les années 1950 pour décrire et expliquer le monde intérieur des enfants souffrant d’autisme, ont conduit à une mise en cause du comportement des parents, et en particulier des mères, décrites comme des « mères frigidaires », « mères mortifères » dans le développement du handicap”.

“Depuis les années 1980, la classification internationale des syndromes autistiques comme “troubles envahissants du développement” a conduit à l’abandon de la théorie psychodynamique de l’autisme et de la notion de “psychose autistique” dans la quasi-totalité des pays, à l’exception de la France et de certains pays d’Amérique latine (…)”.

“A cette opposition ancienne et marquée, dans notre pays, entre des conceptions et des approches de nature essentiellement psychanalytique par une grande proportion de psychiatres, et la demande pressante, de la part des associations de familles d’un accès aux approches éducatives et thérapeutiques développées au niveau international, commencent à se substituer, de manière encore trop minoritaire, des formes intéressantes de participation de psychanalystes à des modalités d’accompagnements et de prises en charge multidisciplinaires fondées sur les approches éducatives recommandées au niveau international – un changement dont on ne peut que souhaiter le développement.”

Pour l’heure, les familles sont confrontées à une absence de choix avec des listes d’attente de deux à quatre années.

“En France on a tendance à proposer des solutions d’enfermement, résume le Pr Jean Claude Ameisen, rapporteur de cet avis. “Pourtant ce qui est éthique et humain, ne coûte pas plus cher, comme l’a montré l’expérience de la Suède”, où les grands centres pour autistes ont été fermés, et remplacés par de petites structures plus humaines.”

Le rapport souligne aussi l’importance de soutenir la personne autiste tout au long de la vie. “L’enfant atteint de syndrome autistique deviendra un(e) adolescent(e), puis un(e) adulte, puis une personne vieillissante. Ces évolutions ne doivent pas constituer des périodes de rupture et d’abandon, et l’accompagnement, les apprentissages, le logement, l’insertion sociale et professionnelle doivent être adaptés aux différents âges de la vie.”

(1) Bruno Bettelheim. The Empty Fortress : Infantile Autism and the Birth of the Self. Free Press, 1967

Source: Comité consultatif national d’éthique (CCNE)

http://www.paperblog.fr/608490/autisme-la-psychanalyse-merite-un-zero-pointe-selon-le-comite-d-ethique/

17 novembre 2011

article publié sur le blog de Daniel Fasquelle, Président du groupe d'étude AUTISME à l'Assemblée Nationale

Autisme : Article de France Soir de ce 15 novembre

L’appel de Roselyne Bachelot : Le désespoir des parents d’enfant autiste


Il est à peine 19 heures samedi dernier lorsqu’un père de famille, habitant un quartier populaire de Martigues (Bouches-du-Rhône), quitte son domicile pour faire quelques courses. A son retour, il découvre avec effroi les corps sans vies de son épouse, âgée d’une quarantaine d’années, et de sa petite fille autiste, âgée de 7 ans. La fillette est retrouvée étranglée aux côtés de sa mère, qui s’est ensuite donnée la mort par pendaison. Selon une source proche de l’enquête, ce couple d’origine indienne rencontrait des problèmes, notamment « à cause d’un mariage traditionnel mal vécu » par l’épouse, qui était « dépressive ». Une version qui va pourtant à l’encontre de l’image que renvoyait la famille. « Je croisais le mari tous les soirs, un homme très poli. Je voyais rarement son épouse, confie un voisin. La petite fille avait une allure fragile, mais elle n’avait pas l’air malheureuse. » A l’école primaire où la petite fille était scolarisée en classe d’intégration scolaire depuis cette année, une cellule psychologique a été mise en place.

Isolement des parents

Une tragédie qui met en lumière l’extrême détresse et l’isolement des parents d’enfants autistes. Olivia Cattan préside l’association Paroles de femmes et a lancé hier un appel solennel au gouvernement pour que les enfants souffrant de troubles du développement ne soient plus victimes de discriminations. Elle connaît malheureusement bien cette situation car elle est elle-même maman d’un enfant malade de 5 ans. « Comme tous les autres enfants dans son cas, il est mis au ban de la société, même au sein du handicap : on ne parle que du handicap moteur. A l’école, ils ne sont acceptés que s’ils sont accompagnés d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS). Or ces AVS sont peu nombreux et souvent insuffisamment formés. Et sans AVS, pas d’école, mais une hospitalisation de jour, où l’enfant n’est absolument pas socialisé, et est traité comme un enfant psychotique. C’est dramatique. Les parents sont seuls, culpabilisés par les médecins qui ne comprennent pas toujours cette maladie, délaissés par l’éducation nationale qui n’a pas assez de moyens pour les aider. »

Ce que confirme M’Hammed Sagidi, président de Vaincre l’autisme, et père d’un garçon autiste de 21 ans. « Les parents sont dépourvus de toute vie sociale, de vie de couple et d’aides extérieures. J’ai rencontré des centaines de familles épuisées moralement et physiquement, et qui en arrivent à des extrémités. Mon fils a commencé à avoir des troubles à l’âge de 8 mois. Le diagnostic n’est arrivé que dix ans plus tard. Entre-temps, on l’a laissé sans soins adaptés, en pensant qu’il souffrait de psychose. Plus tard, on a refusé qu’il soit scolarisé plus de deux heures par semaine. Cela a été une vraie claque pour moi que l’on refuse qu’il soit instruit comme les autres. J’ai dû m’endetter pour faire venir des thérapeutes qui s’occupaient de lui. Aujourd’hui, les enfants autistes dont les parents ne savent pas se défendre ou n’ont pas les moyens se retrouvent soignés en psychiatrie, alors que leur maladie est physiologique. Comment est-ce possible ? »

Les politiques semblent petit à petit prendre conscience de la situation dramatique actuelle. Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais, avait milité l’an dernier pour que l’autisme devienne une grande cause nationale. Depuis, il a créé un groupe parlementaire d’études sur l’autisme et organise en janvier prochain les premières rencontres à l’Assemblée nationale sur le sujet. « La France est au Moyen Age sur cette question par rapport à d’autres pays. Je suis scandalisé par le dépistage précoce quasi inexistant et la prise en charge insuffisante. Il faut que les Français prennent conscience du gâchis humain que cela représente. Les autistes deviennent aujourd’hui des adultes internés toute leur vie en institution psychiatrique dans des conditions très dures, alors que s’ils avaient été pris en charge dès l’enfance, ils seraient devenus des adultes intégrés normalement dans la société… »

http://www.danielfasquelle.blogspot.com/

17 novembre 2011

composition du groupe d'études "AUTISME" à l'Assemblée Nationale

Groupe d'études Autisme

Président

M. Daniel Fasquelle

Vice-Présidents

M. Olivier Jardé

M. Jean Launay

Mme Annick Le Loch

M. Pierre Morange

Mme Martine Pinville

M. Frédéric Reiss

M. François Rochebloine

Mme Isabelle Vasseur

Membres

 

M. Jean-Pierre Abelin

Mme Patricia Adam

M. Yves Albarello

Mme Michèle Alliot-Marie

M. Abdoulatifou Aly

Mme Nicole Ameline

Mme Edwige Antier

Mme Marie-Noëlle Battistel

M. Georges Colombier

M. Bernard Debré

M. Lucien Degauchy

M. Stéphane Demilly

M. Jean-Pierre Dupont

M. Nicolas Dupont-Aignan

M. Albert Facon

M. Daniel Fasquelle

M. Yannick Favennec

M. André Flajolet

M. Jean-Claude Flory

Mme Geneviève Gaillard

M. Sauveur Gandolfi-Scheit

M. Hervé Gaymard

Mme Pascale Gruny

Mme Françoise Hostalier

Mme Françoise Imbert

M. Denis Jacquat

M. Olivier Jardé

M. Jacques Kossowski

M. Jean-Pierre Kucheida

M. Yvan Lachaud

M. Jérôme Lambert

Mme Marguerite Lamour

M. Jean Lassalle

M. Jean Launay

M. Marc Le Fur

Mme Annick Le Loch

Mme Martine Lignières-Cassou

Mme Jacqueline Maquet

M. Alain Marleix

M. Philippe Armand Martin

Mme Henriette Martinez

M. Damien Meslot

M. Philippe Meunier

M. Pierre Morange

M. Philippe Morenvillier

M. Henri Nayrou

M. Yves Nicolin

M. Hervé Novelli

Mme Marie-Renée Oget

M. Jean-Luc Pérat

M. Bernard Perrut

Mme Martine Pinville

M. Michel Piron

M. Didier Quentin

M. Éric Raoult

M. Frédéric Reiss

M. Jacques Remiller

M. Simon Renucci

Mme Marie-Line Reynaud

M. François Rochebloine

Mme Valérie Rosso-Debord

M. Gwendal Rouillard

M. Rudy Salles

M. Jean-Marie Sermier

M. Michel Sordi

M. Lionel Tardy

M. Jean-Charles Taugourdeau

M. Pascal Terrasse

M. Philippe Tourtelier

M. Jean-Jacques Urvoas

Mme Isabelle Vasseur

M. Alain Vidalies

M. Philippe Vitel

M. Éric Woerth

M. André Wojciechowski

http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/organe.asp?id_organe=/13/tribun/xml/xml/organes/428150.xml

17 novembre 2011

article publié dans Agora Vox le 16 novembre 2011

Un docu sur l’autisme menacé d’interdiction

Trois lacaniens qui s'étaient prêtés à une séance d'interviews sur l'autisme viennent d'assigner leur auteur, Sophie Robert, en interdiction de diffuser son travail. En cause : le montage, délibérément entrecoupé de témoignages contredisant leur propos, d'où sortirait "ridiculisée" la psychanalyse.

Pour qui l'ignorerait encore, les théories d'un Bettelheim ou d'un Winnicott sur l'origine du syndrome et son traitement occupent encore en France tout l'espace thérapeutique, privant par leur captation des subventions publiques la plupart des autistes de toute autre approche, cependant qu'aux Etats-Unis et dans les pays nordiques des apprentissages adaptés parviennent à les sortir de leur détresse, de leur ghetto, et bien souvent à leur faire accéder à cette quasi-normalité mise en question par les docteurs, parce qu'imposée en dépit de l'éthique.

"Abdiquer l'idée d'une progression"

Le documentaire, qu'on peut encore voir sur le site d'Autistes sans frontières, au moins jusqu'au 29 novembre où pourrait tomber le couperet, ne fait pourtant que montrer le discours entendu et réentendu par tout parent au long de sa démarche, sans nuire à l'image personnelle d'intervenants intelligents et sympathiques, dont le mérite est justement de véhiculer sans caricature un postulat d'ailleurs défendable : la mère "toxique", qui par ses excès fusionnels réduit le rôle du père et, frôlant inconsciemment l'inceste, met à mal le processus de l'Oedipe, ou qui par son obsession de mort crée chez le nouveau-né le "vide relationnel" qui constituera l'essentiel de son handicap.

Cette version de l'enfant auto-'congelé' en réaction à un traitement abusif in ou ex-utero n'a rien en soi d'insensé, et plus d'une mère se reconnaîtra dans le rétroviseur qu'on lui tend. Ne l'infirment pas même les anomalies récemment détectées sur une importante proportion de cerveaux d'autistes, un traumatisme psychique ayant pu les générer comme il arrive qu'une douleur génère un cancer.

 Idéologie contre pragmatisme

Le bât commence à blesser quand se pose, de façon prosaïque, l'utilité d'une psychanalyse pour des gosses amputés de la parole ou du flux verbal, et qu'on trimballe d'institution en cabinet de psychothérapeute, dans l'espoir qu'en émerge une "bulle de savon" évoquée par l'un des intervenants du film. Ces années perdues pour l'apprentissage, parce que l'éthique interdirait qu'on l'inculque, comme disait Maud Mannoni, manu militari, c'est à l'omniprésencee de la psychanalyse qu'il faut les imputer : à ce système qui ne tolère d'autre choix et condamne, faute des outils indispensables au moindre échange, des êtres perfectibles en demande d'affection à une solitude désespérante. Qui n'a pas vu dans un coin de campagne retiré un de ces ghettos de zombies surmédicalisés ne comprendra peut-être pas l'urgence du changement d'une politique dont les seuls bénéficiaires sont jusqu'à présent ceux qui tiennent la place prestigieuse et lucrative, et n'entendent pas la partager.

"Le Mur", l'autisme à l'épreuve de la psychanalyse
 

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/un-docu-sur-l-autisme-menace-d-104379?mid=52

16 novembre 2011

article publié sur le parisien.fr le 15 novembre 2011

Publié le 15.11.2011, 19h33

Trois psychanalystes ont assigné une documentariste lilloise, auteur d'un film militant opposant leur conception sur l'autisme à celle de scientifiques et d'associations de familles, en demandant l'interdiction de sa diffusion.
"Sophie Robert est assignée en interdiction de diffusion du film "Le Mur", actuellement sur internet et déjà projeté dans quelques cinémas, a indiqué mardi Me Benoît Titran.
 

L'affaire sera jugée sur le fond par le tribunal de grande instance de Lille le 8 décembre, a-t-il précisé.
Les trois psychanalystes - Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens - appartiennent à l'Ecole de la cause freudienne. Ils estiment, selon leurs défenseurs, que le documentaire soutenu par l'association Autistes sans frontières constitue un "sabotage" qui a pour objectif de "ridiculiser" la psychanalyse.
Dans ce documentaire, des psychanalystes expliquent que l'autisme pourrait être la conséquence d'une dépression maternelle, d'une mauvaise relation avec l'enfant, voire d'un refus de l'apport masculin pour la conception. Certains parlent de mère "psychogène", de "stade de folie transitoire" de la mère, voire de "désir incestueux".
Cette vision est présentée par le film en opposition à des méthodes éducatives et comportementales, appliquées par certaines familles.
"Le tribunal devra trancher la question de savoir si Sophie Robert est sortie des autorisations de tournage" signées par les trois psychanalystes préalablement à leur interview, comme ils l'affirment, a expliqué Me Titran.
Ces autorisations, consultées par l'AFP, décrivent la réalisation d'un documentaire en trois volets sur la psychanalyse, dont l'un serait consacré à l'approche psychanalytique de l'autisme.
Par ailleurs, les trois psychanalystes demandent à être considérés comme auteurs et doivent donc pouvoir empêcher la diffusion de leurs propos, ce que conteste également Me Titran.
Le tribunal des référés de Lille statuera d'abord le 29 novembre sur la demande de saisie de l'intégralité des rushes de Mme Robert pour sa série de documentaires, celle-ci ayant jusqu'ici uniquement transmis la copie des entretiens incriminés.

http://www.leparisien.fr/lille-59000/des-psychanalystes-veulent-interdire-un-documentaire-sur-l-autisme-15-11-2011-1722618.php

16 novembre 2011

article publié dans la Voix du Nord le 15 novembre 2011

Bras de fer juridique autour d'un film sur psychanalyse et autisme

mercredi 16.11.2011, 05:25- La Voix du Nord

|  CONTROVERSE |

La démarche est trop rare pour passer inaperçue. ...

 

D'un côté, Sophie Robert, une Lilloise se décrivant elle-même comme une « anthropologue de la psychanalyse ». De l'autre, des psychanalystes réputés, reconnus par leurs pairs, y compris sur le plan international. Au centre, un documentaire consacré au traitement de l'autisme par la psychanalyse.

Sur la jaquette du DVD, on peut lire : « Sophie Robert a réalisé une longue enquête auprès d'une trentaine de pédopsychiatres-psychanalystes, dont quelques-uns parmi les plus grands spécialistes français de l'autisme, afin de démontrer par l'absurde - de la bouche même des psychanalystes - de l'inefficacité de la prise en charge psychanalytique de l'autisme. » « En France, les psychanalystes ont quarante ans de retard sur le traitement de l'autisme, précise la documentariste dont c'est le premier film.

Ils s'opposent à des méthodes éducatives et comportementales. » Insistant : « Je les ai filmés en train d'exprimer leur opinion. C'est choquant. Ça nuit à leur image. » S'estimant piégés, trois des experts interviewés réclament l'interdiction du film. Un juge lillois leur a déjà accordé l'autorisation de disposer des rushes. Contre-attaque, hier, de Sophie Robert et de Benoît Titran, son avocat. En référé, ils réclament l'annulation de cette décision « non contradictoire ». But, entre autres, « la protection des sources, argumente Me Titran. Certaines des personnes interrogées pour ce qui sera une série de documents ont réclamé l'anonymat. Elles ne veulent pas être reconnues. »

« Travail de sabotage »

« Il n'a jamais été question de récupérer toutes les images, rétorque Me Charrière-Bournazel, l'avocat des psychanalystes. L'une a été interrogée pendant trois heures, un autre durant deux heures et le troisième, une heure. Leurs propos ont été rendus incompréhensibles. Des questions ont été plaquées après coup sur les déclarations de mes clients. » Il veut donc comparer ces six heures de matériel brut avec le documentaire de 52 minutes déjà diffusé la semaine dernière au cinéma l'Univers de Lille. La question du secret des sources ne tient donc pas pour ce que l'avocat qualifie de « travail de sabotage destiné à une oeuvre polémique ». « On a le droit de penser que la psychanalyse est une absurdité, assène-t-il. Là, on veut juste tourner mes clients en ridicule. » Décision le 29 novembre. Une autre action a été lancée pour faire interdire le film. •

LAKHDAR BELAÏD

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/11/16/article_bras-de-fer-juridique-autour-d-un-film-s.shtml?mid=52

16 novembre 2011

Boîte à outil de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

Que vous soyez parents, éducateurs ou même simplement si vous connaissez une personne autiste ... ce petit guide est éclairant. Beatrice Bolling (Autisme infantile) nous livre là un mode d'emploi pour comprendre et accompagner la personne de manière éclairée (Jean-Jacques Dupuis).

Extrait et conclusion qui de cette boîte à outil :

"N’oubliez jamais que les parents sont les meilleurs spécialistes de leur enfant et que, pour ce qui concerne l’autisme, ils sont de plus en plus souvent mieux formés et informés que les « professionnels » qui vous entourent (CAMPS, CMPP, psychologues scolaires, etc.). N’oubliez jamais que vous êtes peut-être parent vous-même, ou que vous le serez peut-être un jour, et qu’environ une naissance sur 110 est sur le spectre autistique. Soyez l’enseignant ou l’AVS que vous aimeriez rencontrer sur votre route si par
malchance votre enfant était ce 1%…"

http://www.lulu.com/items/volume_71/11172000/11172562/1/print/BoiteAOutilsDeLEnseignantOuAVSAccueillantUnEnfantAutisteDansSaClasse.pdf


NB - J'ai eu connaissance de cette information via la dernière newsletter du CRAIF (Centre de Ressources Autisme Ile de France) à laquelle je vous recommande de vous abonner (jjdupuis)
http://www.craif.org/43-lettre-d-information.html?archive=1


16 novembre 2011

article publié sur TF1 news le 15 novembre 2011

19h11

Des psychanalystes veulent interdire un documentaire sur l'autisme

Trois psychanalystes ont assigné une documentariste lilloise, auteur d'un film militant opposant leur conception sur l'autisme à celle de scientifiques et d'associations de familles, en demandant l'interdiction de sa diffusion. "Sophie Robert est assignée en interdiction de diffusion du film "Le Mur", actuellement sur internet et déjà projeté dans quelques cinémas, a indiqué mardi Me Benoît Titran.

L'affaire sera jugée sur le fond par le tribunal de grande instance de Lille le 8 décembre, a-t-il précisé. Les trois psychanalystes - Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens - appartiennent à l'Ecole de la cause freudienne. Ils estiment, selon leurs défenseurs, que le documentaire soutenu par l'association Autistes sans frontières constitue un "sabotage" qui a pour objectif de "ridiculiser" la psychanalyse.

http://lci.tf1.fr/filnews/culture/des-psychanalystes-veulent-interdire-un-documentaire-sur-l-6821830.html

16 novembre 2011

article publié dans locatis.info le 14 novembre 2011

Un nouvel accompagnement mutualisé des élèves handicapés

PLF 2012Publié le lundi 14 novembre 2011

Comme Localtis l'indiquait dans son édition du 10 novembre, l'Assemblée nationale, examinant les crédits de la mission Enseignement scolaire du PLF 2012, a adopté ce jour-là un amendement surprise du gouvernement relatif à l'accompagnement scolaire des enfants handicapés (article 51 septies de la version provisoire du PLF). Cette disposition entend répondre aux observations de la conférence nationale sur le handicap, réunie le 8 juin dernier (voir notre article ci-contre du 9 juin 2011). Finalité de la mesure : mettre en place une solution intermédiaire entre l'intégration scolaire assurée directement par les enseignants (pour les handicaps les plus légers) et l'accompagnement individuel pour les enfants scolarisés en milieu ordinaire présentant les handicaps les plus lourds.
Pour cela, l'amendement du gouvernement complète l'article L.351-3 du Code de l'éducation - relatif à l'accompagnement scolaire des enfants handicapés -, en prévoyant que "si cette scolarisation n'implique pas une aide individuelle mais que les besoins de l'élève justifient qu'il bénéficie d'une aide mutualisée, la commission mentionnée à l'article L.146-9 du Code de l'action sociale et des familles [la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, Ndlr] en arrête le principe. Cette aide mutualisée est apportée par un assistant d'éducation recruté dans les conditions fixées par le premier alinéa de l'article L.916-1 du Code de l'éducation". L'amendement précise également que "si l'aide nécessaire à l'élève handicapé ne comporte pas de soutien pédagogique, ces assistants d'éducation mentionnés aux deux premiers alinéas peuvent être recrutés sans condition de diplôme". Un décret viendra préciser les modalités de mise en œuvre de cette nouvelle disposition.
Cette mesure - qui devrait se retrouver dans le texte final - permettra ainsi aux CDAPH de disposer d'une solution intermédiaire pour l'accompagnement scolaire et aux inspecteurs d'académie - déjà compétents pour recruter des assistants d'éducation sur des missions d'aide individualisée - de recruter désormais des assistants d'éducation sur des missions d'aide mutualisée. Pour leur part, les établissements publics locaux d'enseignement conservent la compétence de principe en matière de recrutement des assistants d'éducation, mais la réforme leur permet de procéder, dorénavant, aux mêmes recrutements que les inspecteurs d'académie, sous réserve de l'accord préalable de ces derniers. Enfin, l'amendement étend cette possibilité aux établissements scolaires privés sous contrat.
La commission des finances - pas plus que la celle de la culture et de l'éducation - n'a pu examiner cet amendement, "qui ne lui a été transmis que très peu de temps avant le début de cette séance". Néanmoins, les rapporteurs concernés se sont déclarés favorables à titre personnel. Valérie Pécresse, la ministre du Budget, a indiqué que la mesure était proposée "sur préconisation des maisons départementales des personnes handicapées" (afin de donner davantage de marges de manœuvre aux CDAPH). Elle a également précisé que cet accompagnement sera "assuré par le recrutement de plus de 2.000 assistants de scolarisation", dont le financement est prévu par ailleurs dans le PLF 2012. L'amendement a finalement été adopté à l'unanimité.

Jean-Noël Escudié / PCA

16 novembre 2011

article publié dans locatis.info le 14 novembre 2011

Emploi des personnes handicapées : hausse ou trompe-l'oeil ?

HandicapPublié le lundi 14 novembre 2011

Alors que se tient, du 14 au 20 novembre, la 15e édition de la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées, la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère de l'Emploi publie une étude sur "L'Emploi de travailleurs handicapés dans les établissements de 20 salariés ou plus du secteur privé : bilan de l'année 2009". Ce seuil de 20 salariés correspond au plancher d'assujettissement à l'obligation d'emploi de travailleurs salariés (OETH) ou, à défaut, de versement d'une taxe à l'Agefiph.
Les chiffres publiés laissent un peu songeurs, dans la mesure où ils sont difficiles à comparer. En 2009, 322.300 travailleurs handicapés ont ainsi été employés dans les 128.400 établissements assujettis à l'OETH, ce qui représente - en équivalents temps plein sur l'année - 2,7% des effectifs des établissements assujettis n'ayant pas signé d'accord spécifique sur l'emploi de personnes handicapées. Ce taux est donc encore loin de l'obligation de 6%. En revanche, en termes de progression, l'année 2009 enregistre un bond spectaculaire, puisque le nombre des travailleurs handicapés employés dans les entreprises assujetties croît de 13,5% (322.300) et celui des nouveaux bénéficiaires de l'OETH de 29,8% ! De plus, 65% des entreprises assujetties emploient au moins une personne handicapée. Si l'on ajoute les 9% d'établissements - essentiellement des grandes entreprises - couverts par un accord en faveur de l'emploi des personnes handicapées, il ne reste donc qu'environ 25% d'établissements - contre 34% en 2008 - non couverts par un accord spécifique ou n'employant aucun travailleur handicapé (ils peuvent cependant sous-traiter des activités à des établissements et services d'aide par le travail).

Une lisibilité brouillée

Des résultats qui pourraient passer pour exceptionnels, surtout dans une année qui a vu l'apogée de la crise économique mondiale. Malheureusement, ces chiffres n'ont pas vraiment de signification. Comme le reconnaît d'ailleurs la Dares, "le nombre et les caractéristiques des bénéficiaires 2009 ne peuvent être directement rapprochés de ceux des années antérieures. La loi du 1er décembre 2008 a en effet modifié le mode de décompte des bénéficiaires de l'OETH (suppression de la règle des six mois de présence minimum pour prise en compte des bénéficiaires en CDI ou CDD notamment) et élargi la liste des stagiaires pouvant en bénéficier". Ce changement de périmètre explique, à lui seul, 43% de la hausse de 13,5% constatée en 2009.
Faut-il pour autant considérer que ces chiffres ne sont qu'un trompe-l'œil ? La réponse est plus subtile. A périmètre constant - autrement dit sans tenir compte de l'impact de la loi du 1er décembre 2008 - le nombre de personnes handicapées employées dans les établissements assujettis a tout de même progressé de 7,9% en 2009, soit un chiffre équivalent à celui de 2008 (8%), ce qui est loin d'être négligeable pour deux années marquées par une crise économique sévère. Mais la qualité de l'emploi s'est néanmoins dégradée. Parmi les 32.700 bénéficiaires supplémentaires de l'OETH en 2009, 33% ont été embauchés en CDD, contre 13% en 2008. Si le CDI reste le contrat le plus courant, sa part est passée en un an de 49 à 44%. La part de l'intérim a également reculé (de 38 à 23%), mais sous l'effet de la progression des CDD et non par la création d'emplois pérennes.
Plus récents, les chiffres publiés dans le cadre de la préparation de la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées confirment ces difficultés. Ainsi, à la fin du mois de mars 2011, le nombre de demandeurs d'emploi handicapés recensés par l'Agefiph s'élevait à 269.369, soit une hausse de 13,1% en un an, contre +4,2% pour l'ensemble des demandeurs d'emploi.

Jean-Noël Escudié / PCA

16 novembre 2011

La revue scientifique internationale NATURE publie un numéro spécial consacré à l’autisme

The Autism Enigma (03.11.2011) en anglais seulement :

http://www.nature.com/news/specials/autism/index.html

16 novembre 2011

publié sur Réflexions sur l'apport des TIC pour élèves en troubles d'apprentissage

Picto-Selector une application en français et gratuit pour la création de tableaux de communication!

Il y a un certain temps, je vous parlais du logiciel BoardMaker http://ayor001.wordpress.com/category/ressources/logiciels/boardmaker/ comme outil de gestion de l’enseignement ou de l’apprentissage à base de données pictos.

Ce matin j’ai téléchargé ici http://www.pictoselector.eu/index.php?lang=fr le logiciel gratuit Picto-Selector. C’est impressionnant de voir avec quelle facilité la prise en main du logiciel s’effectue et à quel point la banque de pictogrammes présente est imposante.

En un rien de temps, vous pourrez facilement créer des planches afin de proposer des choix de communication, décrire une séquence et plus encore!

Le produit final exporté au format .pdf ressemble à ceci:

Voir une courte capsule vidéo de prise en main du logiciel sur le lien :

http://ayor001.wordpress.com/2011/10/25/picto-selector-une-application-en-francais-et-gratuit-pour-la-creation-de-tableaux-de-communication/?mid=52

15 novembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 15 novembre 2011

De petits progrès, en petits échecs, en grande victoire

Cela pourrait presque être notre quotidien…

C’est vrai que, des fois, me traverse l’esprit la question « Pourquoi nous, pourquoi elle? », mais finalement, avec du recul, Maëlys ne serait pas Maëlys si elle n’était pas autiste. Et maintenant, changerais-je quelque chose? Pas sûr… Je l’aime tellement, mon rayon de soleil, telle qu’elle est.

Pourtant, le quotidien est loin d’être rose tous les jours.

La vie de tous les jours, c’est ressasser, stimuler, aider, ne pas céder, aimer, détester, ne rien comprendre à son propre enfant, la chair de sa chair.

Mais dans tout ça, un jour pas comme un autre, tout à coup émerge une victoire, qui semblerait futile pour n’importe quel autre enfant, mais qui en est une ÉNORME pour nos enfants…

De petits progrès, en petits échecs, en grande victoire

Maëlys n’est jamais là où on l’attend.

Et ces petites victoires du quotidien redonnent de l’espoir, du bonheur, de l’émotion.

Car finalement, comment sera son avenir? On ne le sait pas.

Mais son présent ? Il est fait de difficultés, mais de tellement de petits bonheurs de la vie, de batailles gagnées, de nouvelles choses acquises, comprises, intégrées par une si petite fille, à qui l’on demande tellement de choses, finalement.

Une petite fille de notre planète sans l’être vraiment, regardant dans une autre direction que la nôtre, qui est là sans être là, qui voit le monde à sa façon, et nous le fait découvrir chaque jour un peu plus.

Des fois je pleurerais de rage, mais finalement, tout le bonheur qu’elle m’apporte, malgré sa façon unique de voir le monde, vaut tout les coups de gueule, de nerfs, de folie, passés pour elle, et qui ne finiront pas de sitôt, dans ce pays où l’autisme est une maladie qui fait fuir, et ne provoque qu’incompréhension.

Oui, en tant que maman, mon cœur est brisé plusieurs fois par semaine par les gens autour, les professionnels qui ne veulent pas évoluer.

Mais je sais aussi, en tant que maman, que ma fille, Maëlys, est unique, sait faire des choses propres à elle, est heureuse, et nous apporte un bonheur indescriptible.

Et pour elle, et pour toute les autres enfants de son monde, je voudrais que les gens comprennent à quel point ces enfants sont précieux et méritent qu’on se batte pour eux.

La France peut ne PAS être fière de sa prise en charge et de son entêtement.

Mais les parents d’enfants autistes, PEUVENT être fiers d’eux, ainsi que tous ceux qui nous soutiennent derrière.

MERCI, à toute notre famille, et entourage, collègues, amis, maitresse, école, tous ceux qui nous soutiennent. Sans vous Maëlys n’avancerait pas.

MERCI de vous battre avec nous.

http://autismeinfantile.com/temoignages/julie-et-maelys/de-petits-progres-en-petits-echecs-en-grande-victoire/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

15 novembre 2011

article publié dans France Soir.fr le 15 novembre 2011

L’appel de Roselyne Bachelot : Le désespoir des parents d’enfant autiste

Une mère de famille a étranglé sa fille de 7 ans, atteinte d’une forme d’autisme, avant de se donner la mort.

Il y a plus de 600 mille autistes en France, dont 180 mille enfants
Il y a plus de 600 mille autistes en France, dont 180 mille enfants SIPA

Il est à peine 19 heures samedi dernier lorsqu’un père de famille, habitant un quartier populaire de Martigues (Bouches-du-Rhône), quitte son domicile pour faire quelques courses. A son retour, il découvre avec effroi les corps sans vies de son épouse, âgée d’une quarantaine d’années, et de sa petite fille autiste, âgée de 7 ans. La fillette est retrouvée étranglée aux côtés de sa mère, qui s’est ensuite donnée la mort par pendaison. Selon une source proche de l’enquête, ce couple d’origine indienne rencontrait des problèmes, notamment « à cause d’un mariage traditionnel mal vécu » par l’épouse, qui était « dépressive ». Une version qui va pourtant à l’encontre de l’image que renvoyait la famille. « Je croisais le mari tous les soirs, un homme très poli. Je voyais rarement son épouse, confie un voisin. La petite fille avait une allure fragile, mais elle n’avait pas l’air malheureuse. » A l’école primaire où la petite fille était scolarisée en classe d’intégration scolaire depuis cette année, une cellule psychologique a été mise en place.

Isolement des parents

Une tragédie qui met en lumière l’extrême détresse et l’isolement des parents d’enfants autistes. Olivia Cattan préside l’association Paroles de femmes et a lancé hier un appel solennel au gouvernement pour que les enfants souffrant de troubles du développement ne soient plus victimes de discriminations. Elle connaît malheureusement bien cette situation car elle est elle-même maman d’un enfant malade de 5 ans. « Comme tous les autres enfants dans son cas, il est mis au ban de la société, même au sein du handicap : on ne parle que du handicap moteur. A l’école, ils ne sont acceptés que s’ils sont accompagnés d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS). Or ces AVS sont peu nombreux et souvent insuffisamment formés. Et sans AVS, pas d’école, mais une hospitalisation de jour, où l’enfant n’est absolument pas socialisé, et est traité comme un enfant psychotique. C’est dramatique. Les parents sont seuls, culpabilisés par les médecins qui ne comprennent pas toujours cette maladie, délaissés par l’éducation nationale qui n’a pas assez de moyens pour les aider. »

Ce que confirme M’Hammed Sagidi, président de Vaincre l’autisme, et père d’un garçon autiste de 21 ans. « Les parents sont dépourvus de toute vie sociale, de vie de couple et d’aides extérieures. J’ai rencontré des centaines de familles épuisées moralement et physiquement, et qui en arrivent à des extrémités. Mon fils a commencé à avoir des troubles à l’âge de 8 mois. Le diagnostic n’est arrivé que dix ans plus tard. Entre-temps, on l’a laissé sans soins adaptés, en pensant qu’il souffrait de psychose. Plus tard, on a refusé qu’il soit scolarisé plus de deux heures par semaine. Cela a été une vraie claque pour moi que l’on refuse qu’il soit instruit comme les autres. J’ai dû m’endetter pour faire venir des thérapeutes qui s’occupaient de lui. Aujourd’hui, les enfants autistes dont les parents ne savent pas se défendre ou n’ont pas les moyens se retrouvent soignés en psychiatrie, alors que leur maladie est physiologique. Comment est-ce possible ? »

Les politiques semblent petit à petit prendre conscience de la situation dramatique actuelle. Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais, avait milité l’an dernier pour que l’autisme devienne une grande cause nationale. Depuis, il a créé un groupe parlementaire d’études sur l’autisme et organise en janvier prochain les premières rencontres à l’Assemblée nationale sur le sujet. « La France est au Moyen Age sur cette question par rapport à d’autres pays. Je suis scandalisé par le dépistage précoce quasi inexistant et la prise en charge insuffisante. Il faut que les Français prennent conscience du gâchis humain que cela représente. Les autistes deviennent aujourd’hui des adultes internés toute leur vie en institution psychiatrique dans des conditions très dures, alors que s’ils avaient été pris en charge dès l’enfance, ils seraient devenus des adultes intégrés normalement dans la société… »


14 novembre 2011

cellule de crise autisme Belgique

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