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"Au bonheur d'Elise"
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8 décembre 2013

Interview Cherice R. Cardwell - IME Eclair


Interview Cherice R. Cardwell - IME Eclair par fpprod

Interview réalisé lors de l'inauguration des nouveaux locaux de l'IME Eclair, situé à Collégien (77).

Cherice R. Cardwell, Directrice Pédagogique de l'IME nous parle de l'A.B.A (Analyse du comportement appliquée).

L'ABA est une une "méthode" individualisée de "prise en charge" issue de la psychologie comportementale à destination des enfants autistes.

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6 décembre 2013

Deux députés français à Bruxelles pour étudier la prise en compte des enfants autistes

Analyse autisme

En photo le groupe d’analyse avec de gauche à droite : Philip Cordery, Isabelle Resplendino, Patricia Barthélémy et Gwendal Rouillard

article publié dans HANDIMOBILITY

Télécharger l’audio | Vocalisé parReadSpeaker

Deux députés français, Gwendal Rouillard et Philip Cordery, étaient lundi 25 novembre à Bruxelles pour visiter l’école spécialisée et le centre de réadaptation ambulatoire pour les enfants avec autisme « Nos Pilifs », une Association sans but lucratif en compagnie de leur directrice Patricia Barthélémy et de la représentante d’Autisme France en Belgique, Isabelle Resplendino.

Le député du Morbihan et le député des Français du Benelux ont pour point commun d’être tous deux membres du groupe de travail sur l’autisme à l’Assemblée nationale. L’un copréside ce groupe de travail, qui compte aujourd’hui 65 députés et bataille ferme avec les familles, pour améliorer la prise en compte de l’autisme en France. L’autre rencontre au quotidien dans sa circonscription de nombreuses familles dont l’un ou plusieurs de ses membres présentent des troubles du spectre autistique, poussées à déménager en Belgique, pays qui favorise notamment les méthodes comportementales à la psychanalyse, encore largement majoritaire en France.

La France, en comparaison avec les autres pays, a accumulé beaucoup de retard dans l’accompagnement des personnes avec autisme et de leurs familles. C’est pourquoi, Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée chargée des personnes handicapées, par le biais du troisième plan autisme (2013-2017) présenté le 2 mai dernier a voulu changer les choses. Désormais, les méthodes éducatives et comportementales sont privilégiées, comme c’est le cas dans la plupart des pays européens.

La Belgique, notre voisin, représente donc une bonne pratique en la matière grâce à 30 ans d’expérience réussie sur cette voie et le choix d’un enseignement spécialisé ou intégré relevant de l’Éducation Nationale. Les nombreuses familles françaises présentes sur son territoire (ou près de la frontière) venues en bénéficier la plébiscitent.

Les deux députés présents à Bruxelles la semaine dernière ont alors pu se rendre compte du bon fonctionnement du centre « Nos Pilifs » qui scolarise uniquement des élèves avec autisme et applique des méthodes éducatives comportementales telles que la méthode TEACCH en y associant une rééducation ambulatoire notamment en logopédie, psychomotricité et ergothérapie.

Cette institution, créée en 1971 pour soulager les familles dont un enfant présentait ce trouble du développement, est une maison familiale située à Laeken, à deux pas de la pagode de l’exposition universelle. Le centre scolarise les enfants de 5 à 13 ans avant qu’ils ne rejoignent les écoles secondaires. Répartis entre plusieurs classes selon les différents degrés et troubles liés à l’autisme, les élèves mènent leurs activités de telle manière qu’ils peuvent maitriser leur concentration et leur rapport au temps et à l’espace grâce à un encadrement sur mesure. Les élèves témoignent de véritables progrès aux points de vue comportemental et pédagogique et les journées se déroulent paisiblement et dans la bonne humeur.

Alors qu’ils se félicitent de l’annonce récente en mai 2013 du 3ème plan autisme et de ses avancées, avec la mise en place d’un dépistage précoce et la prise en compte fondée prioritairement sur une approche éducative, comportementale et développementale, Gwendal Rouillard et Philip Cordery sont conscients du chemin qu’il reste à parcourir en France pour rattraper ses 40 ans de retard et voir se développer ce type de structures sur le territoire français qui allieront l’augmentation de la qualité et la capacité d’accueil.

« C’est très important pour nous de venir visiter ce type de structures quand en France il y a encore tout à créer. La Belgique nous inspire. », a déclaré le président du groupe de travail à l’Assemblée nationale.

Pour Philip Cordery,  « le développement progressif de ces structures en France n’engendrera pas forcément un retour des familles françaises maintenant installées et intégrées en Belgique vers la France, mais il empêchera une mobilité forcée de ces enfants et de leurs familles pour les décennies à venir. La France doit être capable à terme d’accueillir et de scolariser tous ses enfants. »

Les députés envisagent d’organiser une nouvelle visite en 2014 avec d’autres membres du groupe de travail sur l’autisme pour continuer à orienter la mise en place du plan en France.

 

 

6 décembre 2013

Dimanche 26 janvier 2014 - L'association Meuphine vous convie à son Grand Goûter du Nouvel An !

Meuphine grand gouter nouvel an 26 janvier 2013

3 décembre 2013

Janvier 2014 : formations ABA gratuites et ouvertes à tous !

information publiée sur le blog Etre autiste aujourd'hui

 

Janvier 2014 : formations ABA gratuites et ouvertes à tous !

J'attire votre attention sur ces formations ABA mises en place par l'association Autisme Paca. Elles sont offertes, il suffit juste d'être adhérent 2014. Bien entendu, l'association fonctionnant avec des dons, chacun peut également faire un geste de participation ! Elles se tiendront en région PACA, dans le Var.

L'intervenante sera Sophie LAURENT, analyste du comportement qui a un centre éducatif à Biot (Alpes Maritimes). Elle est diplômée à la fois en France en psychologie clinique et aux Etats-Unis (Master en ABA, Floride).

Dates : Le dimanche 5 janvier 2014 : concerne les principes de l'ABA appliqués pour les habiletés sociales et l'autonomie, voir l'affiche en cliquant ici.

Le dimanche 12 janvier 2014 : concerne les principes de l'ABA appliqués à l'école, voir l'affiche en cliquant ici.

Pour plus d'informations, voir la rubrique formations avec les détails.

Si vous souhaitez vous inscrire ou demander des renseignements, l'adresse mail de contact est : autismepaca@gmail.com .

Merci à l'association Autisme Paca pour une telle prestation !

Qu'est-ce que l'ABA ? Plus d'informations en cliquant ici.

Voir l'article du Nice Matin : Sophie Laurent aide Lucas, 6 ans, à dépasser son autisme.

Voir le site web du centre ABA de Sophie Laurent.

3 décembre 2013

Evolution des Centres Ressources Autisme dans le contexte du Plan Autisme 2013-2017

Quel décret pour réformer les CRA ?

Évolution des Centres Ressources Autisme dans le contexte du Plan Autisme 2013-2017

Lire le document

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1 décembre 2013

Séance d'équitation à Conches sur Gondoire au Haras du Grand Clos

P1070348Le chat du Haras du Grand Clos à Conches observe tout en silence mais enregistre tout ... il est en plus adorable.

Retour sur une séance d'équitation un certain samedi 24 août 2013 où Elise servait de test pour une nouvelle recrue de l'association Trott'Autrement ... qui encadre les séances du samedi matin cette année à Conches où Lisou la retrouve dès 9h30 en compagnie de ses camarades Alexandra et Geoffray.



iris alvarez with his horse

Séance sous la direction d'Iris Alvarez ici à gauche qui a fait un bref passage dans l'association et que j'ai beaucoup apprécié (cela pour le contexte) ... Donc une Elise bien entourée et dirigée ... qui dès lors a pu montrer ses capacités.

Un moment quelque part historique ... par une belle journée.

Une Elise accompagnée par des personnes talentueuses et un très bon souvenir ...

J'allais oublier -> l'album complet de la séance ICI

 

 

1 décembre 2013

Inauguration nouveaux locaux IME ECLAIR - La photo des Officiels

officiels inauguration nouveaux locaux IME ECLAIR

Avec le commentaire de Liora Crespin :

Gérard EUDE, Vice Président du Conseil Général, Hugues Rondeau le Maire de Bussy Saint Georges et Marc Pinoteau l'Adjoint Maire de Collégien, à l'inauguration de nos nouveaux locaux à Collégien.
Merci à ces deux communes dynamiques et accueillantes, qui nous aident à avoir une meilleure inclusion dans la vie pour nos enfants. Les infrastructures municipales nous ont ouvertes leurs portes dans ces villes: les gymnases, les cantines scolaires, les médiathèques.... Un exemple à suivre !
– avec Benoit Metivier, Hugues Rondeau, Brigitte Abergel et Gérard Eude.

30 novembre 2013

Quelque chose en plus ... version intégrale en 2014 ... Voir la bande annonce ici !

30 novembre 2013

Inauguration des nouveaux locaux de l'IME ECLAIR maintenant installé à COLLEGIEN 77090

C'est donc ce samedi, 30 novembre 2013, qu'avait lieu l'inauguration des nouveaux locaux de l'IME ECLAIR sis au 11 rue des artisans 77090 COLLEGIEN.

D'emblée une ambiance chaleureuse autour d'un café plantureux ... la bise à Liora qui nous avait convié à l'évènement ... rapide présentation d'Elise et Esther qu'elle ne connaissait pas encore !!!

Présentation du projet de l'association AIME 77 qui se trouve conforté par la nouvelle implantation dans un site qui ouvre des perspectives d'extension ... diverses présentations des personnalités venues officialiser l'évènement.

Projection du film "Quelque chose en plus" avec l'intervention de Sophie Robert, la réalisatrice du film.

Présentation du travail de l'IME ECLAIR par l'équipe.

Suivi d'un moment convivial autour d'un sympathique buffet où rien n'avait été oublié ...

Temps fort pour notre famille et j'ai tenu à immortaliser l'évènement ... Vous reconnaitrez Elise of course & Esther, mon épouse.

Cherice R. Cardwell Superviseur BCBA, à Etablissement Experimental B.F. Skinner, Co Fondatrice, à Association Française- Les Professionnels de l'Analyse du Comportement et Director, à Cardwell Behavior Solutions

Liora Crespin, la présidente de l'IME ECLAIR, le premier I.M.E experimental ABA en France ! (qui dit mieux ?)

Sophie Robert, Productrice, à OCEAN INVISIBLE PRODUCTIONS
Le film "Le mur" cela vous parle ?

Comment nous en sommes arrivés là -> J'ai visité l'IME ECLAIR (jjdupuis)

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Inauguration IME ECLAIR Câlins Cherice

Après le discours émouvant de Cherice, tout le monde veut lui faire un câlin !

 

30 novembre 2013

Quelque chose en plus - trailer du film de Sophie Robert

sophie robert


Quelque chose en plus (trailer) par dragonbleutv

Ce matin, nous étions à l'inauguration des nouveaux locaux de l'IME ECLAIR installé  11 rue des Artisans 77090 collegien  ...

Petite présentation du prochain film de Sophie Robert projeté à cette occasion.

Vous cherchez du top en matière d'accompagnement ? C'est comme cela !

28 novembre 2013

Carlotti met un établissement pour enfants handicapés sous tutelle

article publié dans l'Express

Par , publié le 27/11/2013 à 19:39, mis à jour à 21:39

Toulouse - La ministre déléguée aux personnes handicapées a ordonné mercredi le placement immédiat sous administration par l'État d'un établissement privé pour enfants lourdement handicapés du Gers à cause des "dysfonctionnements" dont il serait le théâtre, ont annoncé ses services.

Carlotti met un établissement pour enfants handicapés sous tutelle

La ministre déléguée aux personnes handicapées a ordonné mercredi le placement immédiat sous administration par l'État d'un établissement privé pour enfants lourdement handicapés du Gers à cause des "dysfonctionnements" dont il serait le théâtre, ont annoncé ses services.

afp.com/Bertrand Langlois

Marie-Arlette Carlotti a "jugé qu'il était temps de prendre des mesures d'exception", dit son ministère dans un communiqué. 

Le ministère ne parle pas de maltraitances, comme l'ont fait la semaine passée plusieurs associations d'aide aux handicapés et le syndicat CGT de la santé du Gers quand ils dénonçaient ce qui se passait, selon eux, à l'Institut médico-éducatif (IME) "maison d'enfants de Moussaron", à Condom (Gers). 

Mais, malgré une intervention de l'Agence régionale de santé (ARS) et un rapport en juillet 2013, "force est de constater que les dysfonctionnements perdurent et que la situation est encore très insatisfaisante", dit le ministère. 

L'IME de Condom accueille 80 enfants et jeunes adultes et emploie 80 salariés. Il avait fait l'objet de rapports d'inspection en 1997, 2001 et 2002 qui révélaient de sérieux dysfonctionnements touchant au traitement des enfants, à la contention des résidents, aux locaux ou aux protocoles infirmiers, dit une source proche du dossier. 

A la suite d'un certain nombre de signaux d'alerte et d'une inspection les 9 et 10 juillet, l'ARS avait donné à l'IME jusqu'au 16 septembre pour remédier aux dysfonctionnements, puis jusqu'à mi-décembre pour se mettre plus largement en conformité, dit cette source. 

L'IME a pris des mesures d'urgence. Mais la ministre a jugé la situation assez grave pour prendre sans attendre des mesures coercitives, dit la même source. 

Mme Carlotti demande donc, "sans délai, à la directrice générale de l'Agence régionale de santé de mettre l'IME Moussaron sous administration provisoire", dit-elle dans le communiqué de son ministère. 

Mme Carlotti va "confier à l'inspection générale des affaires sociales (Igas) la mission de faire des préconisations de bonne gestion qui constitueront une feuille de route" pour la nouvelle direction qui sera installée. 

La décision de placer l'IME sous administration provisoire répond à la demande formulée la semaine passée par la CGT, l'Association des paralysés de France, Autisme Gers et un collectif de salariés et anciens salariés. 

Ces organisations avaient dénoncé lors d'une conférence de presse des "pratiques d'un autre âge" aux dépens d'enfants lourdement handicapés mentaux. 

La direction avait riposté en parlant de "cabale". Elle avait souligné que deux anciennes éducatrices avaient été condamnées pour diffamation en 2002 pour des accusations similaires. 

Elle avait assuré s'être attachée à apporter les corrections réclamées par l'ARS, en collaboration avec cette dernière. 

"Si j'avais flairé à Moussaron la moindre notion de maltraitance, il y a bien longtemps que je serais parti", avait dit à l'AFP Philippe Lacroix, chef de service de l'établissement. 

La direction n'a pu être jointe mercredi soir. 

Par
27 novembre 2013

7 et 8 mars 2014 à l'Espace Reuilly Paris 12ème - Etre adulte et autiste : des parcours de vie à construire - Gratuit !

Important : La participation à ces journées est gratuite MAIS sur inscription !

Etre adulte et autiste : des parcours de vie à construire, journées d’étude du Centre de Ressources Autisme Ile-de-France

18/09/2013
Le Centre de Ressources Autisme Ile-de-France organise deux journées d'étude autour de la thématique :

Etre adulte et autiste : des parcours de vie à construire
 
les 7 et 8 mars 2014 à l’Espace Reuilly (Paris 12ème)

Argumentaire
L’autisme est un trouble développemental dont les conséquences et les effets se font ressentir tout au long de la vie. Quels que soient la sévérité des symptômes et les parcours de vie, les réponses apportées aux adultes autistes et à leurs familles restent insatisfaisantes tant au niveau quantitatif que qualitatif.
Le passage à l’âge adulte est une période particulièrement délicate, il s’agit d’envisager le devenir d’une personne plus ou moins autonome dans un contexte où les services et les établissements dédiés sont trop insuffisants voire inexistants, où le cloisonnement des dispositifs complexifie d’avantage les parcours. Sans anticipation, parents et professionnels ne pourront éviter les ruptures d’accompagnement préjudiciables.
Pour l’adulte autiste, la reconnaissance du handicap, l’accès à la formation, à l’emploi, au logement, aux soins, la vie de couple et la parentalité sont autant de problématiques majeures qui s’imposent, auxquelles il faut réfléchir afin de réduire les inégalités fortes et ce dans une perspective d’inclusion et de participation sociale.
Ces deux journées d’études proposent d’aborder la thématique complexe de l’autisme à l’âge adulte en mettant en avant les besoins et attentes des personnes autistes, de leurs familles et des professionnels mais également quelques-unes des réponses apportées ou à mettre en œuvre en Ile-de-France. Elles s’adressent aux personnes autistes, à leurs familles, aux associations, aux établissements et services et à la globalité des professionnels quel que soit leur champs d’action.

Accéder au pré-programme

Formulaire d'inscription

26 novembre 2013

Temple Grandin & Vaincre l'autisme vous informe ...

"Quand j'étais petite, le bruit était une source permanente de problèmes. C'était comme si la roulette du dentiste avait touché un de mes nerfs. Cela provoquait une réelle souffrance. (...) Les petits bruits qui semblent d’ordinaire facilement évacués me rendaient folle. (...) Mes oreilles ressemblent à des microphones qui capteraient tous les sons avec la même sensibilité". Temple Grandin, adulte Asperger.

logo vaincre l'autisme

UNE MALADIE NEUROLOGIQUE QUI DETRUIT LA VIE...

... affecte le fonctionnement du cerveau, le système immunitaire et biologique, altère les capacités de  reconnaissance des expressions, des codes sociaux et affectifs, génère hypersensibilité émotionnelle et troubles du comportement.

L'autisme n'est pas une fatalité

Grâce à une prise en charge précoce et adaptée, un enfant autiste peut se développer et a toutes les chances de s’intégrer à la société. Il est urgent d’intervenir.

Vous pouvez être concerné demain

L’un de vos enfants, une nièce, l’enfant d’un ami...

Ce qu'il faut faire

  • Dépister précocement.
  • Diagnostiquer avant l’âge  de 3 ans. 
  • Mettre en place des traitements éducatifs.
  • Développer la Recherche pour trouver
    des traitements et guérir l’Autisme.
1 ENFANT SUR 100 ATTEINT D'AUTISME

643 000 personnes en France dont 160 000 enfants
8 000 naissances par an

24 novembre 2013

Autisme : de la formation à la transformation - extrait du JAS d'octobre 1013

article publié sur le site de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie)

“Il est essentiel pour les professionnels comme pour les familles de savoir que l’autisme est un trouble neuro-développemental, de connaître les différents modes de communication adaptés, d’identifier et de prévenir les situations de crise”. De cette conviction, les auteurs du troisième plan autisme dévoilé au printemps 2013 tirent une conclusion : “La formation constitue un levier fondamental pour améliorer l’accompagnement des personnes avec autisme ou autres troubles envahissants du développement”. Focus sur les enjeux.

En France, un nouveau-né sur 150 serait atteint d’autisme ou de troubles envahissants du développement (TED)(1). Un handicap qui a longtemps été l’objet d’une vive polémique entre les tenants d’approches totalement divergentes - interventions fondées sur les approches psychanalytiques contre programmes d’intervention à référence éducative, comportementale ou développementale(2). Mais en 2010, la Haute autorité de santé publie un état complet des connaissances, et en 2012, avec l’Anesm, une recommandation de bonnes pratiques professionnelles tranche en faveur d’interventions personnalisées, globales et coordonnées, fondées sur une approche éducative, comportementale et développementale(3). Depuis, on constate pourtant un flottement dans les pratiques des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) qui peinent à prendre en compte les travaux récents. Cela vaut aussi bien pour les structures généralistes que pour les structures spécialisées dans la prise en charge de l’autisme, “confrontées à la difficulté de recruter du personnel ayant une connaissance de ce handicap, en raison d’une formation initiale insuffisante”, souligne Olivier Delecourt, directeur d’une association gestionnaire d’un foyer d’accueil médicalisé et d’un Esat pour adultes avec TED dans le Nord.

Ouvrir le champ des possibles

Si le nouveau plan autisme prévoit de s’attaquer au chantier de la formation initiale (4), il mise en parallèle sur le déploiement d’un large plan d’action national de formation continue qui devrait bénéficier à 5 000 professionnels sociaux et médico-sociaux d’ici 2 017. Ce, avec le soutien financier de la CNSA qui y consacrera près de 3millions d’euros sur la durée du plan, grâce à des partenariats renforcés avec les organismes financeurs de la formation professionnelle (Unifaf, ANFH, Uniformation, CNFPT). Côté associatif, près de 200 professionnels ont déjà participé aux premières sessions de formation financées par Unifaf. L’organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif espère en atteindre 800 d’ici fin 2013. L’objectif est de permettre aux professionnels de questionner leurs pratiques grâce à une meilleure connaissance de ces troubles, des méthodes d’évaluation et d’accompagnement... En bref, “ouvrir le champ des possibles en termes de modes de prise en charge pour qu’ils puissent mettre en oeuvre des interventions adaptées à la singularité de chaque usager”, résume Estelle Bacher-Chauvin, directrice recherches, études et développement de l’OPCA.

Conduire le changement

Pour autant, sans culture partagée entre les équipes d’accompagnement et d’encadrement, point de salut, résume Céline Poulet, directrice générale adjointe chargée des priorités de santé et des négociations collectives à la Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées (Fegapei), et administratrice d’Unifaf. “Aussi, cette action s’adresse-t-elle non seulement aux équipes éducatives, médicales et paramédicales, mais également aux équipes de direction, dans une perspective de management et de conduite de changement afin de favoriser une prise de conscience de ce qu’impliquent ces nouvelles formes d’accompagnement en termes de projet associatif ”, précise-t-elle. Objectif : “Avoir la même compréhension, à tous les niveaux, des moyens à mettre en œuvre et partager à partir de ces méthodes sur ce qui est faisable ou non, en termes d’aménagement des locaux, d’organisation du travail...”, poursuit- elle. “Cette formation combinée permet de désacraliser le discours que nous tenons habituellement sur les difficultés rencontrées”, précise Olivier Delecourt qui a lui-même participé à une session avec un de ses chefs de service et quatre de ses salariés. Par ailleurs, ajoute-t-il, “chaque session étant organisée à l’échelle régionale avec sept structures, cela permet d’échanger sur les pratiques des autres et les moyens qu’ils développent”. Ce qui fait dire à Estelle Bacher-Chauvin : “Certes, on ne sort pas de la formation en maîtrisant les méthodes ABA ou Teacch, mais elle favorise le décloisonnement et la mise en place de réseaux de partenaires sur les territoires”. Sans compter que “le financement apporté par Unifaf sur ses fonds mutualisés et le soutien apporté par la CNSA évitent de grever le plan de formation propre des structures”, se réjouit Olivier Delecourt, reconnaissant avoir ainsi pu mieux accompagner ses salariés les plus motivés.

(1) Autisme et autres troubles envahissants du développement - État des connaissances hors mécanismes physiopathologiques, psycho pathologiques et recherche fondamentale. HAS - janvier 2010.

(2) Parmi ces approches éducatives, comportementales et développementales, citons les méthodes ABA et Teacch.

(3) Disponible sur : www.has-sante.fr ou www.anesm.sante.gouv.fr

(4) Il prévoit notamment la mise en place d’un partenariat entre l’Unaforis, le réseau national des établissements de formation et de recherche en intervention sociale, et l’Ancra.

Extrait du Journal de l’action sociale d’octobre 2013.
Le Journal de l’action sociale et du développement social publie chaque mois, avec le concours de la CNSA, une double page consacrée à l’aide à l’autonomie. Retrouvez ici tous les articles parus depuis septembre 2008.
(21 octobre 2013)

 

24 novembre 2013

Autisme PACA a organisé une magnifique rencontre avec des aspergers

Autisme
[samedi 23 novembre 2013 22:57]

Des parents et des enfants ont eu l'occasion de rencontrer des "Aspergers" de plusieurs régions, histoire de partager leur expérience, mieux saisir la spécificité de ce trouble et pointer du doigt les difficultés à vivre au sein de notre société prêchant la tolérance et l'intégration, mais qui a dû mal à les mettre en oeuvre...

Le syndrome d'Asperger est une forme particulière de l'autisme, où il n'y a pas de déficience intellectuelle associée, par contre il y a toujours ces mêmes troubles d'interaction social. Jean-Marc Bonifay président d'Autisme Paca précisait: "ils ont souvent des talents et se caractérisent par des qualités de fidélité et d'honnêteté, mais ils ne peuvent adopter les conventions sociales superficielles". Leur problème? La plupart du temps ce syndrome n'est pas diagnostiqué, et ces aspergers se confrontent de l'enfance à l'âge adulte à des problèmes d'intégration, sans qu'ils ne comprennent pourquoi: "la plupart du temps, encore aujourd'hui, les professionnels de santé les rangent dans des cases de schizophrénie, de bipolarisme, alors qu'on est bien loin de tout cela, ce n'est pas une maladie mentale!". Car le problème est toujours le même, l'approche médicale en France, Eric, asperger en a fait l'amer expérience: "on m'a enfermé pendant un an en psychiatrie, je peux vous dire que c'était l'horreur. J'ai toujours l'impression qu'on dérange, à l'époque je ne comprenais pas ce que j'avais, je demandais de l'aide, et j'ai enfin compris ce que j'avais à lâge adulte". Car les Aspergers ont totalement conscience de leur état et en plus de leur handicap, ils doivent se confronter à la violence de notre société. Magali Pignard présente lors de la rencontre à Six-Fours pourrait en parler des heures. Elle se bat depuis des années pour son fils autiste et pointe du doigt les approches psychanalytiques au sein des formations universitaires qui devraient être axées sur des techniques éducatives et comportementales. Elle avait même réalisé une vidéo parodique autour de ces enfants "pas montrables pour notre pays, car pas au norme AOC". 

Samedi après-midi une dizaine d'Aspergers étaient donc venus de toute la France rencontrer des parents ayant des enfants en bas âge atteints de ce trouble: "cette rencontre avait plusieurs buts, permettre à ces parents d'imaginer leur enfant plus grand, leur donner espoir et écouter le vécu de ces aspergers". Des échanges passionnants, émouvants, où l'on a pu mieux saisir les difficultés de ces Aspergers, souvent isolés et mis à l'écart, alors que leur richesse est immense. Valentin Mérou scotcha l'assistance lorsqu'il joua du Bach au Violon. Ce jeune homme était passé dans le film "le cerveau d'Hugo". Autre jeune homme exceptionnel, NicolasTurquet de Beauregard qui a montré à voir ses oeuvres, entre gravures et illustrations, tout simplement épatant. D'autres Aspergers étaient présents, tous avaient des choses à dire, à partager, une leçon de vie, qui s'est déroulée en présence de Charles Eric de Villeneuve (ASCOT club), qui avait convié en septembre dernier Autisme PACA à Monaco. L'association de Jean-Marc Bonifay a offert un moment rare, mêlé d'authenticité, d'espoir mais aussi d'indignation. Le traitement de l'autisme en France demeure une curiosité, comparé à d'autres pays où l'on offre des thérapies adaptées, les exemples d'enfermements psychiatriques existent encore aujourd'hui en France, dans notre département, le combat est loin d'être gagné, et beaucoup de vies sont encore sacrifiées.

D.D

24 novembre 2013

33 milliards pour les personnes handicapées : un bon budget ?

article publié dans handicap.fr

 

Résumé : Sénat et Assemblée votent les lois de finance 2014. Marie-Arlette Carlotti promet que les économies ne seront pas réalisées sur les plus fragiles. En 2014, 33 milliards devraient être affectés aux personnes handicapées.
 
Par le 23-11-2013

Le vote du budget 2014 est en cours au Sénat et à l'Assemblée et Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées, prétend accorder toute sa confiance aux sénateurs et députés pour voter le budget dédié à son ministère. Lors d'une réunion le 21 novembre 2013, elle annonce qu'il dépassera les 20 milliards d'euros : 11.4 au titre du Projet de loi de finances (PLF : + 2,4 %) et 9.3 au titre du Projet de loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS : + 3.43 % ou 300 millions d'euros en plus). Ces dépenses de l'Etat étant, par ailleurs, complétées par un effort important des collectivités territoriales. Au total, la France consacrera 33 milliards d'euros aux personnes handicapées, venant soutenir les orientations dressées à l'occasion du Comité interministériel du handicap le 25 septembre 2013.

1. PROJET DE LOI DE FINANCES

• Consolider les ESAT
Aucune création de place n'est prévue, le budget dédié étant affecté à la consolidation des 120 000 places existantes, faisant porter l'effort financier à la fois sur la revalorisation des salaires des professionnels encadrants et des travailleurs handicapés (En savoir plus dans l'article ci-dessous).

• Améliorer le service aux usagers à travers les MDPH
En 2014, 64,3 millions d'euros sont affectés au fonctionnement des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), soit +2.51 par rapport à 2013. Dans ce cadre, deux objectifs sont également prioritaires : la dématérialisation des échanges avec les MDPH et la simplification de l'attribution des cartes de stationnement. Tout en assurant une plus grande équité au niveau des territoires.

• Assurer un revenu minimum aux personnes handicapées avec de faibles ressources
8.6 milliards d'euros sont affectés en 2014 à l'AAH (Allocation adulte handicapé) soit +2.51 % par rapport à 2013. Rappelons que cette allocation avait été revalorisée de 1.75 % le 1er septembre 2013 pour atteindre 790,18 € par mois à taux plein (le montant moyen versé étant de 680 euros).

2. PROJET DE LOI DE FINANCE DE LA SECURITE SOCIALE

• Revaloriser les salaires des professionnels du médico-social
Pour parer au dérochage des salaires par rapport à l'inflation enregistrés en 2011 et 2012 dans ce secteur, le Gouvernement consacre 180 millions d'euros supplémentaires (soit + 1.1 % par rapport à 2013) pour revaloriser la masse salariale dans les établissements et services médico-sociaux dont 86 millions pour ceux dédiés aux personnes handicapées. 700 000 professionnels sont concernés, dont 250 000 œuvrant dans le champ du handicap.

• Ouvrir 3 000 places en 2014
3 000 à 4 000 places devraient être ouvertes pour l'accueil des enfants et adultes handicapés, venant compléter les 80 000 places pour adultes et 150 000 pour enfants déjà existantes. L'objectif que le Gouvernement s'est fixé étant l'ouverture de 16 000 nouvelles places d'ici 2016.

• Changer de pratique en matière d'autisme
A l'occasion du 3ème plan autisme, sur la période 2013-2017, des premières mesures sont annoncées en 2014 avec 8 millions d'euros pour créer, en lien avec l'Education nationale, 30 unités d'enseignement pour les plus petits, scolarisés en maternelle. La mission de ces équipes médico-sociales sera d'encadrer les enseignants qui accueillent des enfants autistes dans des classes ordinaires. Elles devraient être opérationnelles dès la rentrée 2014.

• Soutenir les personnes avec un handicap psychique
Par le biais des Groupes d'entraide mutuelle (GEM), des structures apportent leur aide aux personnes ayant un handicap psychique (bipolarité, schizophrénie...). Leur budget devrait augmenter de 7.5 % en 2014.

Des familles dans l'urgence
En dépit des rigueurs budgétaires pour réduire la dette publique, Marie-Arlette Carlotti affirme que « le redressement des comptes publics ne se fait pas au détriment des plus fragiles. Le gouvernement souhaite la maîtrise des dépenses et la réduction de la dette publique mais dans le respect de la justice sociale. ». Elle promet des « avancées concrètes pour les familles ». A ce sujet, elle a également annoncé la mise en place d'un dispositif d'urgence pour les familles confrontées à des situations critiques en absence d'hébergement pour un proche handicapé (lire article en lien ci-dessous).

23 novembre 2013

Compte rendu de la remise de la pétition pour l'inclusion scolaire des élèves en situation de handicap

vendredi 22 novembre 2013

article publié sur le blog du collectif pour l'inclusion scolaire

Compte-rendu de la rencontre avec les représentants du cabinet de Madame la ministre M.A Carlotti

Rencontre le 19 novembre 2013 avec Mme Muriel Vidalenc-Lejeune, directrice adjointe et Jérémie Boroy, conseiller du Cabinet de M.A. Carlotti, Ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion au Ministère de la Santé, pour la remise de la pétition pour l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap

 

Porteurs de la pétition :
Christine PHILIP, maître de conférences honoraire de l’INS-HEA
Patricia BOURNIER, mère d'un adolescent autiste Asperger et d'une jeune adulte TDAH (Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité), consultante en Troubles du Spectre Autistique.
Un album photo de cette rencontre est visible sur ce lien
 
Christine Philip, Anne-Valérie Delaplace, Patricia Bournier, Natacha Foucot, Magali Pignard, Jacqueline Tartri
Christine Philip, Anne-Valérie Delaplace, Patricia Bournier, Natacha Foucot, Magali Pignard, Jacqueline Tartri
 
Alors que nous pensions exposer l’objet de la pétition à partir d’un power point, nos deux interlocuteurs engagent spontanément la conversation en nous demandant de nous présenter et en nous posant des questions. Notre rencontre va donc se dérouler comme un échange informel où nous donnerons chacun notre avis ainsi que nos interlocuteurs.
 
Ce qui nous surprend, c’est la convergence de nos analyses de la situation. Nos interlocuteurs sont conscients des difficultés de scolarisation des enfants en situation de handicap et des « ruptures » dans leurs parcours scolaire. Ils sont aussi conscients de la difficulté des institutions à s’ouvrir sur le milieu ordinaire et leur tendance à vouloir « garder des clients captifs » selon leur propre expression… Ils constatent l’implication insuffisante de l’Education nationale et nous demandent si un rendez-vous est prévu au Ministère de l’Education nationale. Nous leur faisons part de notre rendez-vous avec le cabinet de George Pau-Langevin. Ils nous confirment que c’est le bon interlocuteur pour parler de ces sujets à l’Education nationale …
 
Comme nous sommes face à des interlocuteurs de la Santé, nous décidons d’axer nos interventions à la fois sur l’ouverture nécessaire des établissements sur le milieu ordinaire, et sur la transformation progressive d’IME, Institut médico-éducatif, en SESSAD, Service d'éducation et de soins spécialisés à domicile. Ils y sont favorables. Mais ils semblent considérer que le changement doit venir des grandes associations gestionnaires et que les parents doivent prendre plus de place pour accompagner ce changement. Eux peuvent le promouvoir, mais non l’imposer. Ils n’adhèrent pas à l’idée que le processus de création de places de SESSAD nouvelles (via appel à projets) soit plus lent que celui d’une transformation de places d’IME en SESSAD (sans appel à projets). Ils interprètent cette remarque comme une critique de la procédure d’appel à projets (qui a remplacé les soumissions directes de projets).
 
Ils évoquent le partenariat entre le secteur médico-social et l’Education nationale, en indiquant que le CIH (Comité interministériel handicap) a un projet d'expérimentation au niveau local de "plateformes" (concernant tous les handicap) visant à développer les coopérations entre l'EN (Education nationale) et le secteur médico-social dès la rentrée 2014. Un cahier des charges serait en cours de réalisation.
 
À ce sujet, nous faisons remarquer que pour l’autisme, la décision d’ouvrir des Unités d'enseignement dans les maternelles n’est peut-être pas la mesure la plus opportune. Il aurait peut-être mieux valu ouvrir des SESSAD qui accompagnent la scolarité des enfants en milieu ordinaire … Cette remarque les embarrasse. Ils répondent qu’il faut y aller « au cas par cas » et que ce qui compte, c’est la diversité des solutions proposées et qu’il n’existe pas « une seule bonne réponse » …
 
À la réflexion cette position constitue un point de désaccord avec notre projet, dans la mesure où nous privilégions l’inclusion scolaire, en considérant que c’est à l’école de s’adapter et de répondre aux besoins particuliers des élèves… Eux continuent de penser qu’il faut partir de l’élève sans changer le milieu, en lui trouvant la « bonne place » … Ce qui s’appelle « intégration » et non « inclusion ». L’approche inclusive ne nous paraît pas vraiment comprise. Il faudra clarifier et insister sur cette option lors de la prochaine rencontre avec le ministère de l'Education nationale.
 
Nous avons eu la possibilité d’avoir un échange avec une personne elle-même en situation de handicap, et de ce fait personnellement impliqué. Jérémie Boroy est en effet une personne atteinte de surdité et appareillée. Il apparaît peu favorable à la généralisation de l’inclusion scolaire. Il évoque en effet les choix éducatifs des parents d’enfants sourds qui, selon qu’ils choisissent la langue des signes ou l’oralisation, sont confrontés à des modalités de scolarisation différentes. Nous attirons son attention sur ce point que, pour l’écosystème, le fait de créer des unités d'enseignement autisme peut être interprété justement comme la solution unique de scolarisation des élèves autistes et ainsi créer un effet d’éviction. Il est donc primordial que tous les acteurs de l’écosystème gardent en tête la « diversité des solutions » de scolarisation possibles.
 
Le fait que nous soyons essentiellement dans le champ de l’autisme ne leur a pas posé problème, dans la mesure où ils sont bien conscients que dans le champ du handicap c’est là où les usagers (mais aussi les professionnels) sont le plus actifs. Ils considèrent que c’est un bon exemple pour les autres et que l’on peut s’inspirer utilement de ce qui est accompli dans ce domaine… Nous les informons que le collectif, essentiellement axé autisme au départ, s'ouvre sur tous les handicaps : handicaps invisibles comme les troubles des apprentissages, handicaps plus visibles comme la trisomie 21, le handicap moteur et tous les troubles cognitifs et mentaux.
 
La question de notre relation avec les associations nous a été posée, entre autres avec Autisme France. Nous leur avons fait remarquer que la majorité des parents, y compris pour l’autisme, ne sont pas rattachés à une association. Notre démarche a été de se démarquer des associations pour représenter les usagers. Les grandes associations n’ont pas souhaité soutenir notre pétition, n’ayant pas été à l’initiative de cette démarche. Nous avons regretté cette position. Nos interlocuteurs ont cependant reconnu que les collectifs de citoyens avaient toute leur place à côté des associations.
 
Nous leur avions apporté des documents écrits, un CD et un DVD. Ils se sont montrés intéressés par ces documents. Sur le DVD il y avait le power point présentant la pétition avec deux extraits de vidéo (scolarisation d’Aymeric élève avec autisme sévère au collège) dont nous avons parlé. Ils ont réagi avec intérêt. Nous pensons qu’ils vont les regarder. 
Sur le CD il y avait plusieurs documents : les textes de la pétition, l’article sur l’inclusion qui est en ligne. Ils se sont montrés intéressés par la collecte des commentaires des signataires de la pétition et ont souhaité garder ces documents. Nous envisageons pour la prochaine rencontre de faire nous-mêmes une analyse de ces commentaires…
 
Ils ont enfin évoqué la possibilité que nous soyons à nouveau contactés par eux s’ils l’estimaient nécessaire. Ils nous ont remerciées de notre initiative et nous ont dit qu’ils avaient été très intéressés par cette rencontre…
Bien évidemment nous les avons également remerciés de leur écoute et de leur accueil. 
La réunion aura duré 45 minutes.
23 novembre 2013

De graves maltraitances au sein d'un établissement pour enfants handicapés, dans le Gers

22/11/2013

article publié dans FAIREFACE

maltraitance,ars,moussaron,polyhandicap,polyhandicapés« Les enfants lourdement handicapés accueillis par l’institut médico-éducatif (IME) de Moussaron sont en danger. Nous demandons le placement d’urgence sous tutelle de cet établissement. » Anne-Maries Nunes, la représentante de l’Association des Paralysés de France dans le Gers, est plus déterminée que jamais. L’APF, Autisme France, la CGT-santé et un collectif de salariés et ex-salariés de cet IME ont organisé, jeudi 21 novembre, une conférence de presse pour dénoncer les mauvais traitements infligés aux quelque 85 résidents -enfants, adolescents et jeunes adultes polyhandicapés ou présentant des déficiences avec des troubles associés- de cet établissement privé de Condom (Gers), qui appartient au couple qui en assure la direction *.

 

« Maltraitance institutionnelle »

« Le matériel et les locaux sont inadaptés aux besoins, le personnel en sous-effectif, la prise en charge insuffisante, les pratiques maltraitantes, etc. », reproche l’une des salariés. Son témoignage est corroboré par un récent rapport de l’Agence régionale de santé Midi-Pyrénées, établi suite à une inspection menée en juillet, qui pointe de « graves dysfonctionnements (…) susceptibles d’affecter la santé, la sécurité, le bien-être physique et moral, le respect de la dignité et de l’intimité des jeunes accueillis » et « une situation de maltraitance institutionnelle » : « Durant la nuit, la majorité des enfants est contenue physiquement (…) sans prescription médicale, ce qui est contraire aux droits de l’enfant » ; « les installations sanitaires sont inadaptées et insuffisantes en nombre » ; « le jour de la visite, un jeune était placé sur un pot au centre de la pièce au vu de tous » ; « les enfants polyhandicapés restent seuls sans surveillance continue de 19 à 20h » ; « les lits ne sont pas adaptés à la taille des enfants (enfants recroquevillés, pieds qui dépassent, lits cage pour enfants de plus de 6 ans) » ; « des enfants sont réveillés systématiquement au cours de la nuit au motif de l’apprentissage de la propreté »… La situation est si grave que l’ARS a demandé d’arrêter toute nouvelle admission et d’organiser immédiatement un relogement provisoire des 47 enfants et jeunes qui vivent dans la partie des locaux la plus inadaptée.

Changer la direction

« L’ARS Midi-Pyrénées (…) a mis en évidence des éléments à améliorer », reconnaît la direction de l’établissement qui assure toutefois qu’elle a « pris en compte immédiatement les conclusions du rapport définitif et s’est attachée à mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, les axes d’amélioration demandés. » Le « suivi rapproché des mesures à mettre en œuvre », décidé par l’ARS pour vérifier que ses injonctions seront respectées, est une mesure insuffisante pour les associations et syndicats qui soulignent que ces « dysfonctionnements » ont déjà été signalées dans les années 90 par des salariés. Mais l’alerte lancée par deux salariées avait débouché sur leur condamnation pour diffamation. L’ARS, elle-même, précise que « la majorité des dysfonctionnements graves relevés par la mission se retrouve dans les précédents rapports d’inspection (1997, 2001 et 2002) sans que la plupart des mesures correctives correspondantes n’aient été apportées » ! Et à ce jour, les 47 résidents n’ont toujours pas été relogés, durant le temps des travaux nécessaires.

« Nous ne souhaitons pas que l’IME ferme ses portes, car il n’y a pas assez de places en établissements pour les jeunes lourdement handicapés mais la direction doit être remplacée, précise Anne-Marie Nunes. Il ne suffira pas d’adapter les locaux pour que les choses changent vraiment si l’actuelle direction reste en poste car c’est elle qui a mis en place les conditions de cette maltraitance institutionnelle. Elle n’a plus la légitimité nécessaire. » Franck Seuret - Photo DR

* Suite au rapport de l’ARS, la direction est formellement assurée par leur fille.

22 novembre 2013

Communiqué de Vaincre l'Autisme : Quel avenir pour les Futuroschool ?

Devant l’absence de réponse claire et de décisions des autorités, locales ou nationales, VAINCRE L’AUTISME interpelle Mme CARLOTTI sur le devenir des structures FuturoSchool.

 

La prise en charge des enfants et les 34 emplois afférents sont remis en cause, mais également l’association elle-même qui, depuis plusieurs années maintenant, portent ces charges.

Pour rappel, en date du 1er juillet 2010, le ministère de l’époque octroyait une enveloppe à l’ARS Midi-Pyrénées pour notre structure, FuturoSchool Toulouse. Plusieurs mois plus tard, VAINCRE L’AUTISME n’avait toujours perçu aucun financement.

 

A ce jour, un litige persiste sur un montant de 142 000€ dû par l’ARS Midi-Pyrénées à la structure.

En parallèle, nos 2 structures se sont vues refuser, malgré une argumentation circonstanciée, le principe de charges indirectes, portant à plus de 450 000€ le montant qui devrait être affecté au siège pour le fonctionnement des dites structures.

 

 

 Lettre à Madame CARLOTTI

21 novembre 2013

Un institut accueillant des enfants handicapés sur la sellette

La Maison d’enfants de Moussaron, dans le Gers, est accusée de « maltraitance institutionnelle » par un collectif mêlant représentants syndicaux, associatifs et salariés.


21/11/13 - Mis à jour le 21/11/13 - 17 H 30
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Deligne

Un rapport de l’Agence régionale de la santé conclut lui-même à de « graves dysfonctionnements » dans cet établissement qui avait déjà été mis en cause dans les années 1990.

Autour de la table, il est question de « pratiques d’un autre âge », d’enfants attachés « sans respecter aucun protocole », d’atteintes « à la dignité et à l’intimité », de « manque d’hygiène », d’« absence de surveillance » à certaines heures, de « pédagogie de la régression », des retards de prise en charge médicale… Les faits reprochés concernent la Maison d’enfants de Moussaron, un institut médico-éducatif (IME) privé qui accueille des jeunes polyhandicapés âgés de 3 à 20 ans à Condom dans le Gers. Certains souffrent de troubles psychotiques très lourds et ne parlent pas.

Ces griefs ont été portés sur la place publique, jeudi 21 novembre à Auch, par un « collectif » regroupant les responsables départementaux de la CGT-santé, de l’Association des paralysés de France (APF) et d’Autisme Gers. Après avoir effectué un signalement en mai auprès de l’Agence régionale de santé (ARS) de Midi-Pyrénées, puis contacté l’inspection du travail, ils se sont décidés à prévenir la presse, estimant que les réactions officielles étaient trop lentes. « On ne peut pas rester sans rien faire, plaide Anne-Marie Nunès, représentante de l’APF dans le département. Nous ne réclamons pas la fermeture de l’institut, nous demandons sa mise sous tutelle. » 

L’alerte a été d’abord donnée par des salariés actuels et d’anciens agents. L’une d’entre eux accepte de témoigner, de manière anonyme. « On ne peut pas prendre en charge correctement les enfants à Moussaron », raconte cette femme. Photos à l’appui, elle décrit des situations où des résidents sont mis sur des pots côte à côte, « en rangs d’oignons », « à la vue de tous ». 

 « Dans cette histoire, les salariés sont aussi victimes »

Elle parle aussi du cas d’un enfant qui a failli mourir étouffé entre les barreaux de son lit. Elle évoque les contentions effectuées sans respecter, selon elle, les règlements, souligne le manque de personnel, la nuit, et de chauffage, l’hiver. « Quand vous signalez les problèmes, la direction fait tout pour vous détruire, poursuit-elle. Dans cette histoire, les salariés sont aussi victimes. » 

Contactés, les dirigeants de l’établissement n’ont pas souhaité nous recevoir, ni répondre à nos questions par téléphone. « Nous réservons nos réponses à l’ARS », nous a-t-on dit en nous renvoyant vers l’avocat toulousain de l’institut, M Laurent de Caunes. « Il faut être très prudent dans cette affaire dans la mesure où il y a eu un précédent fâcheux », relève ce dernier. Le juriste fait référence au cas de deux employées de l’IME qui avaient déjà signalé en 1999 des cas qu’elles estimaient être de la maltraitance à Moussaron . Après enquête, le procureur de la République d’Auch avait classé « sans suite » la procédure.

Quant aux deux salariées, attaquées par leur employeur, elles ont été condamnées en 2002 pour diffamation, une peine confirmée en appel, puis en cassation. Ce procès faisait directement écho à un autre du même type : en 1995, un éducateur également en poste à la Maison des enfants avait dénoncé des faits similaires, avant d’être condamné pour avoir tenu des propos jugés diffamatoires par le tribunal.

« Jusqu’à quand va-t-on donner des dates butoirs à ces gens, sans rien faire ? »

Le « collectif » peut cette fois s’appuyer sur le rapport de l’Agence régionale de santé, qui a été finalisé en octobre après une visite inopinée sur les lieux les 9 et 10 juillet. « Il confirme ce que nous disons », affirme Angèle Léger, secrétaire départementale de la CGT-santé. Dans sa version définitive, le document fait effectivement état de « graves dysfonctionnements dans les conditions d’installation et de fonctionnement ». 

Tout en prenant « acte d’un certain nombre d’avancées », l’ARS n’en indique « pas moins que la majorité des dysfonctionnements graves relevés (…) se retrouve dans les précédents rapports d’inspection (1997, 2001 et 2002), ainsi que dans les procès-verbaux de visite de conformité (2001 et 2005), sans que la plupart des mesures correctives correspondantes n’aient été apportées ». 

Plus loin, les inspecteurs « considèrent que l’absence de mise en œuvre effective, dans le calendrier fixé, des mesures proposées en vue de corriger les dysfonctionnements constatés laisserait perdurer une situation de maltraitance institutionnelle ». S’ensuit, point par point, la liste des mesures à prendre pour éviter la nomination d’un « administrateur provisoire ».

 « Quelles que soient les préconisations, la direction ne changera pas, estime Anne-Marie Nunès. Les injonctions passées n’ont pas été respectées. Jusqu’à quand va-t-on donner des dates butoirs à ces gens, sans rien faire ? On nous dit qu’il faut être patient. Mais il y a une urgence absolue à réagir, pour les enfants comme pour les salariés. » « Cela fait quinze ans que la remise à niveau aurait dû se faire », enchaîne Danielle Mokkadem, secrétaire adjointe de la CGT-santé dans le Gers.

une plainte a été déposée par une mère de famille

Parallèlement, une plainte a été déposée contre l’IME de Moussaron par une mère de famille de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), dont le fils, alors âgé de 7 ans, a passé dix jours dans l’institut au printemps. Ayant constaté que le garçon portait des ecchymoses au cou, dans le dos et sous les bras, elle affirme qu’il a été attaché sans raison et dit n’avoir reçu aucune explication valable. 

« C’est un enfant assez costaud, qui ne parle pas, mais il n’est pas violent, ni envers lui, ni envers les autres », assure-t-elle. Un certificat médical a été rédigé pour appuyer ses dires. « Cet enfant ne s’est pas fait ça tout seul, souligne Me Sophie Janois, qui suit ce dossier. Quoi qu’il en soit, il y a un problème dans la prise en charge et une maltraitance institutionnelle dans cet IME, confirmée par l’ARS. »

La procédure, enregistrée à Auch, n’en est qu’à ses débuts. Par le passé, d’autres plaintes de parents ont été classées sans suite, dont une concernait un décès. Et lors des mises en cause précédentes, la direction s’était targuée de recevoir le soutien de familles. « Celles qui ont des enfants sur place ne sont pas informées, on ne leur dit pas ce qui se passe vraiment, commente Joëlle Rabier, présidente d’Autisme Gers. D’autres peuvent baisser les bras. Quand on a la prétention de dénoncer une structure, on est considéré comme un persécuteur, voire comme un procédurier. C’est d’ailleurs difficile de renoncer à une orientation vers un institut. Cela peut se retourner contre vous. J’appréhende moi-même beaucoup le moment où les parents vont découvrir ce qui se passe à Moussaron. Cela va être un choc. »

Une autre personne suit avec attention l’évolution de cette nouvelle « affaire Moussaron » : Bernadette Collignon, l’une des deux éducatrices condamnées en 2002 pour diffamation. Depuis, elle n’a jamais retrouvé de travail. « Apparemment, l’état d’esprit n’a pas changé dans cet établissement depuis cette époque, constate-t-elle. Ce serait bien qu’il soit enfin admis qu’on n’avait pas menti. »

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Des enfants atteints de polyhandicaps profonds
La Maison d’enfants de Moussaron est située à 4 kilomètres de Condom. Il s’agit d’un établissement médico-social privé à but lucratif.
Fondé dans les années 1970 par un couple de médecins, cet institut médico-éducatif est géré par une société par actions simplifiée employant 100 personnes.
Doté de 85 lits en hébergement permanent, le centre accueille des enfants et adolescents de 3 à 20 ans. Ces derniers présentant des polyhandicaps associant des handicaps moteurs et mentaux qui les privent d’autonomie.
Certains sont touchés par des troubles de comportement grave pouvant s’intégrer dans le « spectre » de l’autisme. Les résidents viennent surtout d’Aquitaine et d’Île-de-France.

PASCAL CHARRIER, à AUCH (Gers)
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