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"Au bonheur d'Elise"
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inclusion
30 janvier 2018

Sophie Cluzel réunit les hauts fonctionnaires au handicap et à l’inclusion

article publié dans Vivre FM

Lundi 29 Janvier 2018 - 18h57

Interministériel

Pour que la politique du handicap puisse se diffuser dans l’ensemble des ministères, le Premier ministre a demandé à chaque membre du gouvernement de désigner un correspondant handicap. La Secrétaire d’état en charge des personnes handicapées les a réunis pour une première séance de travail.

Sophie Cluzel réunit 16 hauts-fonctionnaires qui déclineront la politique du handicap dans tous les domaines
Sophie Cluzel réunit 16 hauts-fonctionnaires qui déclineront la politique du handicap dans tous les domaines

Le premier Ministre voulait des hauts fonctionnaires qui aient un niveau d’autorité suffisant pour que la question du handicap soit efficacement traitée dans les différents ministères. La secrétaire d’état en charge du handicap leur a donné trois grands axes de travail :

L’exemplarité

La communication pour que les dispositifs qui existent déjà soient mieux connus.

La simplification des dispositifs.

Chacun des hauts fonctionnaires présents a tenu à définir quelques éléments de priorité.

Ministère de l’Agriculture : Blandine Thery-Chamard

Inspectrice générale de la santé publique vétérinaire, elle veut favoriser en particulier l’inclusion des jeunes dans les filières de l’enseignement agricole.

Ministère des Armées : Anne Riegert

Inspectrice civile de la défense, elle réaffirme la solidarité de la nation avec les soldats blessés, veut favoriser l’accès des jeunes handicapés à la Journée défense citoyenneté et prépare une « Maison numérique du soldat blessé »

Ministère de la Cohésion des territoires : Brigitte Thorin

Déléguée ministériel à l’accessibilité, elle a en charge cette vaste thématique qui inclut les bâtiments, la voirie, les transports, … Elle est en poste depuis le 1er juillet 2016.

Ministère de l’Économie et des finances et celui de l’action et des comptes publics : Brice Cantin

Chef du service des ressources humaines du secrétariat général des ministères il assure un intérim en l’attente d’une nomination. Il souhaite s’intéresser à la question du recrutement des fonctionnaires handicapées, mais aussi aux questions qui concernent les ministères de Bercy, comme par exemple le tourisme.

Ministère de l’Éducation nationale : Martine Caraglio

Inspectrice générale de l’administration, elle veut favoriser la continuité des parcours des 300 000 élèves handicapés et renforcer la formation de tous les enseignants parce que « tous les enseignants auront à accueillir des élèves handicapés ».

Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation : Fabienne Corre

Chargée de mission handicap, elle rappelle que les étudiants et les élèves des grandes écoles peuvent avoir besoin d’accompagnement. Elle rappelle que la vie des campus dans sa globalité doit prendre en compte les besoins des étudiants avec un handicap.

Ministère de l’Europe est des affaires étrangères : Jean-Michel Marlaud

Conseiller diplomatique du gouvernement, il le seul absent de la réunion de ce lundi.

Ministère de la Culture : Maryline Laplace

Cheffe du service de la coordination des politiques culturelles et de l’innovation, elles veut favoriser les pratiques culturelles pour tous et la « démocratisation » de la culture.

Ministère de l’Intérieur : Isabelle Mérignant

Sous-directrice de l’action sociale et de l’accompagnement du personnel au sein de la direction des Ressources humaines, elle veut améliorer les relations des usagers avec tous les services de proximité de son ministère et en particulier les Préfectures.

Ministère de la justice : Anne Duclos-Grisier

Secrétaire générale adjointe elle veut améliorer l’accessibilité des tribunaux aux justiciables handicapés et inclure la question du handicap dans l’ensemble des politiques publiques comme celle de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)

Ministère des Outre-mer : Charles Giusti

Directeur adjoint de la Direction générale des Outre-mer, il mentionne les « populations fragiles » que sont parfois les ultramarins.

Ministère des Solidarités et de la santé : Patrick Risselin

Chargé de l’évaluation des politiques des ARS auprès du SG des ministères sociaux, il veut penser l’action de son ministère dans le cadre d’une « logique de parcours ».

Ministère des Sports : Ludivine Gondran

Chargée de mission à la direction des sports, elle veut augmenter le nombre de pratiquants handicapés et aussi améliorer les performances du haut niveau paralympique.

Ministère de la transition écologique et solidaire : Bertrand Mullartz

Directeur de cabinet de la secrétaire générale, il veut favoriser le secteur de l’économie sociale et solidaire engagé sur la thématique du handicap.

Ministère du travail : Patrick Risselin

Chargé de l’évaluation des performances des ARS auprès du SG des ministères sociaux, il veut favoriser la mise en réseau des bonnes pratiques pour « cette priorité du quinquennat »

Services du Premier Ministre et secrétariats d’État rattachés : Pascal Chiron

Délégué à la mobilité et aux carrières des cadres supérieurs d’administration central aux SPM, il veut favoriser l’emploi.

La liste complète des contacts a été mis en ligne par le gouvernement ici.

Vincent Lochmann

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28 janvier 2018

Magali Pignard, de l’Association Francophone de Femmes Autistes, participera samedi à la soirée « L’autisme au féminin

article publié sur Saint-Dié info

Magali Pignard, de l’Association Francophone de Femmes Autistes, participera samedi à la soirée « L’autisme au féminin » à la Maison Mosaïque

Interview_Magali_Pignard

(Crédit photographique page Facebook de Magali Pignard)

Magali Pignard est trésorière et co-fondatrice de l’Association Francophone de Femmes Autistes – AFFA. Ce samedi à partir de 18h, elle interviendra à la Maison Mosaïque avec d’autres femmes diagnostiquées autistes Asperger, dans le cadre d’une soirée intitulée « L’autisme au féminin » (voir ici). L’avant-veille de cette soirée ouverte à tous, elle s’est aimablement prêtée au jeu de nos questions.

  • Bonjour Magali, pouvez-vous brièvement vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis maman d’un enfant autiste typique, non verbal âgé de 12 ans. J’ai eu moi-même le diagnostic de syndrome d’Asperger lorsqu’il avait 6 ans.Je suis assistante d’édition au CNED (Centre National d’Enseignement à Distance); sur le site de Grenoble, après avoir été prof de physique-chimie pendant 8 ans. Je suis active dans le milieu de l’autisme.

  • Comment avez-vous découvert votre propre autisme ?

Je ne suis jamais sentie à ma place, je sentais bien quelque chose clochait en moi. Les choses ont empiré lorsque Julien est né : entre sa naissance et ses 5 ans, j’ai fait plusieurs tentatives de suicide, avec des passages en urgences psychiatriques, puis clinique psychiatrique. Me sentant totalement inadaptée au monde, »sous-férieure », j’ai écrit une petite note sur Facebook pour décrire ce sentiment. Par la suite j’ai fait connaissance sur Facebook , via une page dédiée au syndrome d’Asperger avec une jeune femme qui était asperger. Je me suis reconnue dans son fonctionnement, j’ai pu enfin trouver des explications à tous mes déboires.

  • Quelles sont aujourd’hui vos principales préconisations quant à la prise en charge d’un enfant autiste ?

Dans l’idéal, je pense qu‘il faudrait que les enfants autistes puissent être scolarisés en milieu ordinaire, avec aménagements : un accompagnant formé à l’autisme et à la gestion de troubles du comportement, un enseignant adaptant les contenus et devoirs, un petit groupe d’élèves « coachés“ , ayant pour mission de le stimuler, car les référents d’un enfant autiste, ce ne sont pas des professionnels, mais ses pairs. Un lieu avant-tout bienveillant. Il faudrait que ces enfants aient la possibilité de faire également des activités sportives dans les centres sportifs, et soient accueillis dans les centres de loisirs.

Mais ce que je décris n’est pas possible, car l’environnement actuel est hostile : l’Education Nationale dans son ensemble accepte les enfants autistes à condition qu’ils se comportent comme des enfants non autistes et dans le moule. La loi 2005 d’égalité des chances est vu comme une contrainte et les enfants handicapés comme des boulets. Les parents voulant leur scolarisation en milieu ordinaire considérés comme « dans le déni du handicap“. Les enseignants, psys scolaires, etc considérant que leur place est dans une institution « spécialisée“. Si les parents refusent d’accepter d’institutionnaliser leur enfant, ils sont menacés de signalement au procureur de la république pour défaut de soin. Cette société est hostile aux personnes handicapés. Donc pour moi les préconisations c’est selon moi un changement de la société.

Une solution pour moi, serait d’avoir des personnes jouant le rôle d' »assistant d’inclusion » : personnes faisant le lien entre la famille, l’école (et l’accompagnant), les centres de loisirs, pour permettre une scolarisation dans de bonnes conditions. 

  • Quand a été créée l’Association Francophone de Femmes Autistes – (AFFA) – et quelles en sont les principales missions ?

L’AFFA a été créée en octobre 2016 (environ 70 membres diagnostiquées aujourd’hui). Sa mission principale est de donner de la visibilité aux femmes autistes, quel que soit leur âge, contexte de vie (y compris les filles/femmes en institution), niveau de fonctionnement.

Nos objectifs sont de :

  1. sensibiliser les pouvoirs publics et les divers acteurs aux spécificités des femmes autistes afin que leur condition soit prise en compte pour permettre un diagnostic et un accompagnement adapté ;
  2. inciter les pouvoirs publics à créer et à développer une campagne de prévention concernant les abus sexuels des filles et femmes autistes, de tous niveaux ;
  3. favoriser l’entraide et la pair-émulation entre les femmes ayant un TSA, que ce soit pour la démarche diagnostique, les problèmes reliés à l’emploi, la maternité, les abus de toutes sorte.
  • Pourquoi avoir souhaité organiser une soirée consacrée aux femmes Asperger à la Maison Mosaïque de Saint-Dié-des-Vosges ?

J’avais participé en 2011 à une conférence de personnes autistes, à la Maison Mosaique. J’ai alors fait connaissance avec Alberto Szwarcer et je suis restée en lien avec lui.

Je suis allée le voir l’été dernier, avec une amie proche (Cynthia Ruiz), je lui ai parlé de mon association, et c’est tout naturellement qu’il m’a proposé que l’on fasse une conférence sur l’autisme au féminin. C’est une des premières conférences en France sur ce thème, j’espère que cela va « faire des petits ».

28 janvier 2018

Astéréotypie : des chanteurs autistes qui déménagent !

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Le nouvel album d'Asteréotypie, le jeune collectif de rockeurs avec autisme, sera dans les bacs le 3 mars 2018. On y retrouvera notamment leur titre phare "Colère", comme un grand cri venant du coeur.

Par , le 27-01-2018

Yohann, Stanislas, Aurélien, et Kévin ont entre dix-neuf et vingt-quatre ans et sont porteurs d'autisme. Ce sont des auteurs talentueux et des artistes hors-pair que l'on surnomme les « 4 fantastiques », réunis au sein du collectif Astéréotypie. Ils ont travaillé d'arrache-pied pour leur second album L'énergie positive des Dieux. Son premier titre, intitulé Colère (vidéo ci-dessous), dénonce le regard que la plupart porte sur l'autisme avec une sincérité profonde.

Une rencontre au détour d'un atelier

Yohann, Stanislas, Aurélien, et Kévin ont entre dix-neuf et vingt-quatre ans, et sont atteints d'autisme. Ce sont des auteurs talentueux et des artistes hors pairs. Leur histoire débute en 2010 à l'institut médico-éducatif de Bourg-la-Reine (92), au détour d'un atelier d'écriture et de poésie. Passionnés de musique, ils décident de monter ensemble un groupe de post-rock-garage, un style de musique tendue, épique, presque cathartique. Le projet est rendu possible grâce au soutien de Claire Mahé et Christophe Lhuillier, éducateurs spécialisés. « On a commencé avec 4-5 jeunes par des textes, pour faciliter l'expression, confie Christophe Lhuillier. Puis j'ai sorti une guitare et commencé à mettre de la musique sur leurs mots. Assez rapidement, ils ont écrit des paroles que je n'attendais pas. Comme « Le cachet », sur le rapport au traitement médicamenteux. C'était très touchant ; j'avais l'intuition que ce qu'ils disaient pouvait intéresser des tas de gens. » Le groupe fait preuve d'une volonté à toute épreuve qui le pousse à donner le meilleur de lui-même. Ce projet éducatif et artistique a permis à ces jeunes de prendre confiance en eux.

Leur univers, leurs pensées…

Parfois durs, souvent drôles, mais toujours poétiques, les textes sont posés sur une musique électrique et post-rock acoustique. Les auteurs évoquent leur univers dans des poèmes au ton décalé mais aux qualités esthétiques certaines. Le son est un mélange de garage-rock qui tabasse et de spoken word, au carrefour du théâtre, de la poésie et de la chanson. L'objectif de ce projet est que les adolescents puissent s'exprimer librement, sans censure ni retenue. Le son, les mots qu'ils emploient, la façon dont ils les prononcent et l'émotion qu'ils dégagent sont puissants et aboutis. Ce sont leurs phrases, leurs idées, travaillées et affinées par eux-mêmes. Les paroles sont universelles et questionnent la réalité. Le collectif parle principalement de l'acceptation de l'autre et des regards en coin. Ils racontent leur sentiment d'exclusion ou de toute puissance, leurs envies, leurs craintes. Les jeunes hommes se succédant au micro, une feuille à la main, clamant des textes parlés avec une intensité profonde. Des mots qui racontent la banalité de leur quotidien dans un univers poétique unique.

Davantage de notoriété

Astéréotypie monte pour la première fois sur scène en 2011, au sein du réseau institutionnel. Leur premier album, sorti en janvier 2013, est le fruit de plus de deux ans de travail pendant lesquels ces jeunes se plient aux contraintes liées à l'écriture et à la pratique musicale. Il est suivi, en 2015, d'un concert au festival Sonic Protest, puis de la première partie de Moriarty à l'Olympia, un groupe qui lui accorde son indéfectible soutien. En 2014, Arthur B. Gillette, l'un des membres de ce dernier, réalise même une création radiophonique sur leur projet pour France culture. Ces expériences enrichissantes permettent au collectif de gagner en notoriété. Cette initiative fait la preuve que le handicap n'est pas un frein et que tout est possible lorsqu'on ne ménage ni sa volonté ni sa passion.

Astéréotypie signe, par la suite, chez Air Rytmo (le label créé par Moriarty), son second album : L'énergie positive des Dieux. Déjà enregistré, sa sortie est prévue le 3 mars 2018. On y retrouve Arthur B. Gillette à la basse.

© Astéréotypie

27 janvier 2018

Handicap : en Sarthe, la secrétaire d’État, Sophie Cluzel, observe

Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, est ce vendredi au Mans et à Mulsanne.
Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, est ce vendredi au Mans et à Mulsanne. | Thierry Soufflard

 

Par Thierry SOUFFLARD

Avant son tour d’Europe placé sous le signe de l’école et de la société inclusives à destination des handicapés, Sophie Cluzel fait une halte au Mans et à Mulsanne.

Ce vendredi 26 janvier, Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées passe la journée sur le territoire sarthois. Pourquoi la Sarthe ? « Je fais beaucoup de déplacements en territoires, c’est ma façon de travailler pour rencontrer les acteurs locaux », confie Sophie Cluzel.

Après Nantes, Marseille, Nice, la voici donc au Mans et au collège Bollée de Mulsanne (près du Mans), où un voyage scolaire en Angleterre est en préparation. « Nous allons voir comment s’articule ce voyage de 60 collégiens avec parmi les élèves, trois en situation de handicap. Il leur faut un transport adapté, précise la secrétaire d’État.. Alors parfois, ça coûte plus cher. Mais c’est un vrai sujet de société pour ne pas les exclure. Et ça permet une solidarité avec des recherches de financement participatif. »

« La Sarthe en avance »

Le fer de lance de la secrétaire d’État est la notion d’école et de société « inclusives » qui consiste, le plus possible, à favoriser l’intégration des élèves en situation de handicap dans une classe classique, « c’est-à-dire rcoegarder l’élève avec toutes ses potentialités et ne pas voir que son handicap », martèle Sophie Cluzel. Cela signifie, en parallèle, de mettre les moyens médico-sociaux, avec des déplacements programmés dans les écoles, de manière à ce que l’enseignant ne soit pas isolé.

« La Sarthe est très impliquée dans la culture de l’école inclusive, se félicite Sophie Cluzel. On est depuis longtemps en avance dans ce département ».
Les chiffres départementaux parlent d’eux-mêmes : sur 2 406 élèves en situation de handicap, 1 561 sont inscrits en classes ordinaires (dans les écoles, collèges et lycées), soit 42 % dans le 1er degré et 23,7 % dans le 2nd. Parmi eux, huit élèves sur dix bénéficient d’un accompagnant humain, tel que les AVS, selon les chiffres émanant du ministère.

La deuxième partie de la visite sarthoise de la secrétaire d’État s’effectue au pôle administratif Paixhans du Mans, pour une table ronde, « En compagnie des représentants de tous les types de handicap afin de parler de l’école, de l’emploi, de l’accès aux soins, aux droits et de notre société inclusive », insiste Sophie Cluzel.

Autour de cette thématique, la secrétaire d’État s’élancera, ses trois prochains mois, dans un tour d’Europe qui commencera le 12 février en Belgique. Puis destination l’Espagne, l’Italie, le Danemark, la Suède, l’Irlande… Avant un voyage au Canada en mai. Sans oublier le 4e plan « autisme », prévu pour la mi-mars.

24 janvier 2018

Fabienne De Oliveira, engagée pour l’autonomie des autistes, reçoit le prix Version Femina

Fabienne De Oliveira, fondatrice de l’association ISRAA, a reçu ce mercredi le Prix Solidarité Version Femina 2018. PHOTO BAZIZ CHIBANE
Fabienne De Oliveira, fondatrice de l’association ISRAA, a reçu ce mercredi le Prix Solidarité Version Femina 2018. PHOTO BAZIZ CHIBANE - VDNPQR

Des onze candidates en lice à Paris, c’est elle qui a marqué le plus de points auprès du jury. La Nordiste Fabienne De Oliveira, fondatrice de l’association ISRAA, créée en 2011, a reçu mercredi le Prix Solidarité Version Femina, une enveloppe de 5 000 € versée par Lagardère Active et complétée par La Voix du Nord. Humble, elle a rappelé, en levant à peine la voix, que ce prix avait déjà un «  impact important  ».

Depuis quelques semaines, Fabienne De Oliveira reçoit des dizaines d’appels, «  de toute la France  ». Des personnes qui, comme elle, souhaitent offrir à leurs enfants autistes les clés de l’autonomie. Ce qui les inspire ? La réussite du projet HabiTED, à Roncq, le premier ensemble de logements autonomes destiné aux autistes en France. Dix jeunes adultes atteints d’autisme, certains avec déficience, d’autres non, y résident depuis deux ans. Parmi eux, la fille de Fabienne, Louise, 28 ans, et Arthur, 26 ans, tous deux présents lors de la remise du prix.

«  Ce sont les mêmes locataires depuis le début, explique la fondatrice de l’association. On constate des marges de progression conséquentes, en termes d’autonomie. Plusieurs sont prêts, s’ils le souhaitent, à prendre leur indépendance dans un appartement classique. »

« Comme tout autre locataire »

Le but de ces logements ? Leur permettre peu à peu de devenir autonomes, «  comme tout autre locataire  ». Chacun paye un loyer, d’environ 500 euros, et est chargé de gérer son studio. Les repas sont partagés. Mais les tâches ménagères du quotidien, ils les font seuls.

Après 20 ans, il n’existe aucune prise en charge pour les personnes atteintes d’autisme. Et beaucoup de parents se retrouvent contraints, comme Fabienne, de quitter leur emploi. «  C’est parce que je l’ai vécu que j’ai pu créer cette association. »

Le succès est tel qu’une quinzaine de personnes est sur liste d’attente. Mais rien n’oblige les locataires actuels à quitter leur logement. Pour trouver des solutions adaptées à tous, l’association a donc lancé un nouveau projet, dans l’agglomération. Mais pas question de dupliquer l’établissement créé à Roncq. «  On veut créer une forme particulière, capable d’accueillir les personnes sur liste d’attente, qu’ils soient autonomes ou encore dépendants.  » Les plus autonomes pourraient être accueillis dès septembre.

* Le Prix Solidarité Version Femina récompense chaque année depuis 17 ans trois associations qui œuvrent dans les domaines de l’éducation, la santé et la culture, en leur décernant un chèque de 5 000 €. Les associations sont sélectionnées par les quotidiens régionaux partenaires, dont La Voix du Nord.

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24 janvier 2018

Position d'Ado'tiste pour un quatrième plan ambitieux - Blog de Tristan YVON

 

Position d'Ado'tiste pour un quatrième plan ambitieux - Blog de Tristan YVON

Deux représentants d'Ado'tiste ont participé à la consultation nationale pour la préparation du quatrième plan autisme. A l'heure où elle s'achève, nous tenons à clarifier les revendications que nous avons défendues pendant ces longues semaines de consultation, ainsi que notre position pour un plan autisme enfin conforme aux énormes besoins des personnes concernées et aux Recommandations de Bonne Pratique Professionnelles.

http://tristanyvon.over-blog.com

 

24 janvier 2018

Entrez dans le monde de l’autisme

24 janvier 2018

Des policiers apprennent à intervenir auprès des personnes autistes

article publié sur ICI.Radio-Canada

Publié le lundi 22 janvier 2018 à 14 h 43

L'agent Rod Francis du District de Lunenberg de la GRC en Nouvelle-Écosse veut sensibiliser les policiers aux personnes atteintes du trouble du spectre de l'autisme.
La GRC du district de Lunenberg, en Nouvelle-Écosse, veut sensibiliser ses policiers aux troubles du spectre de l'autisme. Photo : Radio-Canada

 

Des agents de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) en Nouvelle-Écosse se demandent comment répondre à la multiplication des appels concernant des comportements violents chez les personnes atteintes de troubles du spectre de l'autisme.

Les policiers du comté de Lunenburg reçoivent jusqu'à trois appels par semaine concernant des personnes autistes.

Il y a à peine deux ans, il était rare que la GRC reçoive de tels appels, explique l’agent Rod Francis, du district de Lunenburg.

La plupart du temps, les comportements violents perpétrés par des personnes autistes sont dirigés contre elles-mêmes, explique l’agent. Il ajoute toutefois que ces personnes peuvent aussi tenter de frapper des gens ou de lancer des objets, mais que généralement, il n'y a pas de blessures et aucune accusation n'est portée.

Les personnes vivant avec un trouble du spectre de l'autisme éprouvent des difficultés de communication, ont des interactions sociales difficiles et affichent parfois des comportements restrictifs et répétitifs. Certaines personnes atteintes de troubles du spectre de l'autisme peuvent devenir violentes et agressives à l'occasion.

Cette combinaison de facteurs peut compliquer la communication avec la police, en particulier lorsque les tensions sont fortes.

La GRC se doit de protéger les personnes qui pourraient se blesser elles-mêmes, ajoute l’agent Rod Francis. Selon lui, tenter de maîtriser les personnes autistes en leur disant d’arrêter n’est pas suffisant.

L'agent Rod Francis du détachement de Lunenberg de la GRC en Nouvelle-Écosse.
L'agent Rod Francis du détachement de Lunenberg de la GRC en Nouvelle-Écosse. Photo : Radio-Canada

Pour certains agents, c’est la première fois qu’ils ont affaire avec une personne autiste.

Rod Francis, agent, GRC du district de Lunenberg

L’agent Rod Francis a organisé une séance de formation de trois heures pour les agents du comté de Lunenburg, avec l’aide de l’organisme Autisme Nouvelle-Écosse et du conseil scolaire régional South Shore.

La formation a enseigné aux policiers des stratégies sur la façon d'identifier les personnes atteintes d'un trouble du spectre de l'autisme, de communiquer avec elles et de les calmer. Environ 30 agents y ont participé.

Réduire les blessures

Selon Vicki Harvey, coordonnatrice de la sensibilisation communautaire auprès d'Autisme Nouvelle-Écosse, ce type de formation peut aider à réduire les blessures chez les personnes autistes en plus de les aider à être mieux compris par leur entourage.

Elle dit ne pas être en mesure d’expliquer pourquoi la GRC observe une multiplication des appels concernant les personnes autistes, mais croit que cela pourrait être lié au fait que les personnes autistes sont de plus en plus intégrées à leur communauté, ce qui entraîne une augmentation des interactions sociales.

Vicki Harvey, coordonnatrice de la sensibilisation communautaire auprès d'Autisme Nouvelle-Écosse.
Vicki Harvey, coordonnatrice de la sensibilisation communautaire auprès d'Autisme Nouvelle-Écosse. Photo : Radio-Canada

La GRC du district de Lunenburg dit pour sa part être mieux outillée depuis que la formation est offerte.

L’utilisation de phrases courtes et une approche calme sont quelques-unes des stratégies dorénavant utilisées par les agents.

24 janvier 2018

Une campagne pour la scolarisation des enfants handicapés

Quatre associations lancent une campagne destinée à sensibiliser les enseignants du primaire à l'inclusion des enfants handicapés dans les classes "ordinaires".

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr, avec AFP

Rédigé le 23/01/2018

Une campagne pour la scolarisation des enfants handicapés

Détail d'une affiche de la campagne "L'école, c'est pour tous les enfants !" (DR)

"L'école, c'est pour tous les enfants !". Des associations ont lancé ce 23 janvier une campagne pour la scolarisation des enfants handicapés, avec un kit de sensibilisation mis à la disposition des enseignants du primaire. L'opération a été présentée dans une classe de CM2 d'une école dans le sud de Paris, en présence de la secrétaire d'Etat en charge du handicap, Sophie Cluzel.

À l'initiative de cette campagne L'Unapei (handicap mental), l'Apajh (adultes et jeunes handicapés), l'Association des paralysés de France (APF) et le CCAH (Comité national Coordination Action Handicap). Ces partenaires s'adressent prioritairement aux enseignants des classes de CM1 et CM2.

Ils leur proposent sur le site www.ecole-inclusive.org divers outils (affiches, vidéos ...), pour organiser des séances d'informations de leurs élèves et les "sensibiliser à la différence". Un hors-série du journal d'information destiné aux 10-13 ans Mon Quotidien sur cette thématique également mis à disposition.

De 85% à 45% de scolarisation en classe ordinaire entre 6 et 10 ans

À l'âge de six ans, 85% des élèves en situation de handicap sont scolarisés dans une classe ordinaire. Mais quatre ans plus tard, à dix ans, ils ne sont plus que 45%, selon une étude du ministère de l'Education nationale publiée en octobre 2016. Au fur et à mesure de leur scolarité, ils sont de plus en plus orientés vers des classes ou établissements spécialisés.

Les mêmes travaux révèlent aussi l'impact de l'origine sociale dans le parcours scolaire. Ainsi 61% des élèves handicapés de 6 ans d'origine très défavorisée sont scolarisés en classe ordinaire de CP (4 points de moins que ceux issus de milieux très favorisés), mais ils ne sont plus que 15% à être scolarisés en CM2 à 10 ans (l'écart s'est accru à 24 points).

A la rentrée de septembre 2017, plus de 300.000 élèves handicapés étaient scolarisés en milieu ordinaire, dont un peu plus de la moitié avaient besoin d'un accompagnant, selon le ministère. Le jour de la rentrée, plus de 3.000 élèves (2% de ceux ayant besoin d'un soutien) n'avaient pas pu en obtenir un.

avec AFP

22 janvier 2018

Droits des personnes handicapées : l’Onu sermonne la France

Droits des personnes handicapées : l’Onu sermonne la France
Certains pays membres de l'Onu, à savoir les États-Unis, l’Autriche, la Norvège l’Arabie saoudite ou la Birmanie, ont demandé à la France de « prendre les mesures nécessaires pour réaliser l’égalité de traitement des personnes handicapées ».© L'Express.fr

Publié le 22 janvier 2018

Le Conseil des droits de l’homme de l’Onu (CDH) vient d’adresser quelque 300 recommandations à la France. Une dizaine concerne la situation des personnes handicapées. Le gouvernement est appelé à ne plus se contenter de bonnes intentions.

C’est une longue liste de recommandations que les Nations unies ont adressées à la France vendredi 19 janvier. Toutes dénoncent, en filigrane, les atteintes aux droits de l’homme sur notre sol. Parmi ces préconisations, formulées par d’autres pays membres de l’Onu, huit exhortent la France à appliquer, de manière effective, les droits des personnes handicapées.

Revoir son modèle de prise en charge médico-sociale

Les États-Unis, l’Autriche, la Norvège mais également des États peu connus pour respecter eux-mêmes ces droits comme l’Arabie saoudite ou la Birmanie. Ils ont demandé à la France de « prendre les mesures nécessaires pour réaliser l’égalité de traitement des personnes handicapées ».

Tous pressent le gouvernement de mettre en œuvre « une politique nationale globale du handicap » (Finlande). Pour eux, il s’agit « d’améliorer l’accès à l’éducation, aux soins, à l’emploi et aux infrastructures publiques » (États-Unis). La France est également appelée à « étendre les services sociaux et l’assistance à toutes les personnes handicapées » (Bulgarie).

Renforcer les recherches statistiques sur le handicap

Mais il y a un préalable pour que ces mesures atteignent leur objectif. Il faut « renforcer la recherche statistique et la collecte de données sur le nombre de personnes handicapées dans le pays, les taux globaux de scolarisation, la qualité et la quantité des services et le soutien éducatif offert… », liste la Finlande. Vu des pays nordiques, le peu de connaissances sur la population en situation de handicap a sans doute quelque chose d’inepte.

Ces résolutions ont été adoptées par le CDH après l’examen, lundi 15 janvier, de la situation des droits de l’homme en France. Le gouvernement français a alors présenté son rapport sur le sujet : un satisfecit concernant les mesures prises en matière de handicap. A contrario, l’Unesco et le Comité des droits de l’enfant se sont inquiétés de la persistance des discriminations en termes d’accès à l’éducation des jeunes en situation de handicap.

Créer des alternatives à l’institutionnalisation

Pointant des cas de mauvais traitements en établissements, le CDH a demandé à la France « d’assurer des conditions de vie dignes et de préserver l’intégrité physique et psychique des personnes placées en institution ».

Et la rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées de rappeler ses recommandations « pour la désinstitutionnalisation et la création d’alternative au placement institutionnel ».

Cet “examen périodique universel” du Conseil des droits de l’homme est une procédure à laquelle se soumettent les 193 pays membres de l’Onu tous les quatre ans. La France présentera en juin au Conseil les recommandations qu’elle accepte, comme le prévoient les règles de l’Onu. Aurélia Sevestre

18 janvier 2018

Personnes « Asperger »: « Ils apprennent par imitation et décodage »

article publié dans Le Figaro

Par  Pascale Senk Publié le 16/12/2017 à 10:00

personne asperger figaro

INTERVIEW - Au Québec, le syndrome d’Asperger est considéré comme un trouble du développement et non pas une psychopathologie relevant de la santé mentale.

Le docteur Isabelle Hénault, sexologue, psychologue et directrice de la clinique Autisme et Asperger de Montréal, est marraine de l’association Actions pour l’autisme Asperger. Elle a publié Le syndrome d’Asperger et la sexualité: de la puberté à l’âge adulte (Jessica Kingsley Publisher, London).

LE FIGARO. - Au Québec, votre pays d’origine, quelle est la situation concernant la prise en charge des personnes «Asperger»?

Isabelle HÉNAULT. - Depuis environ quarante ans, la recherche et la formation des professionnels en contact avec ces personnes TSA (trouble du spectre de l’autisme), qu’il s’agisse de psychiatres, éducateurs sociaux ou enseignants…, ne cesse de se développer, ainsi que les stratégies éducatives très concrètes. Nous, psychologues, collaborons à la formation, les psychiatres, comme les professionnels du soin, à reconnaître ce syndrome. Et de plus en plus, c’est dans le domaine clinique que nous avançons: moi-même je reçois en psychothérapie ou en consultation de sexologie des adolescents, des couples dont l’un des partenaires au moins est Asperger ; nous accompagnons aussi des enfants dans leur parcours scolaire ou académique… Toute cette prise en charge cognitivo-comportementale s’est mise en place avec la reconnaissance du syndrome d’Asperger comme un trouble du développement et non pas une psychopathologie relevant de la santé mentale. Plus question ici d’interner ces patients ou de leur prescrire une médication… À moins, bien sûr, qu’ils n’en aient besoin, par exemple en cas de dépression ou autre condition associée au TSA.

«Ils ne souffrent pas de déficience intellectuelle et beaucoup d’entre eux montrent des habiletés spéciales, une manière originale de voir le monde.»

Isabelle Hénault

Quelles sont les caractéristiques de ces patients?

Sur le spectre de l’autisme, ils sont à un niveau extrême, celui du «haut niveau cognitif». Ils ne souffrent pas de déficience intellectuelle et beaucoup d’entre eux montrent des habiletés spéciales, une manière originale de voir le monde. Ainsi, nous avons ici beaucoup d’artistes, d’informaticiens et nous nous appliquons à chercher le potentiel de chacun. Ce qui les caractérise est sans doute l’importance qu’ils attachent aux détails, leur vocabulaire élaboré et pourtant leur difficulté dans la conversation et la gestion émotionnelle… Mais ces détails ne suffisent pas à les repérer comme le croient trop de psychiatres. Seuls les questionnaires rigoureux, à près de cent entrées, permettent évaluation et diagnostic.

C’est-à-dire?

Imaginons qu’une patiente vienne consulter un psychiatre. Elle se montre capable de le regarder dans les yeux et si, à sa question «vous préparez les fêtes de Noël en famille?», elle acquiesce, ce psychiatre pensera «elle ne peut être Asperger», elle est capable de sociabilité. En réalité, s’il lui avait demandé, «Pourquoi et comment organiser un repas de Noël chez vous?», elle lui aurait peut-être appris qu’elle fait cela non pas pour un quelconque plaisir, mais parce qu’elle imite ses collègues de travail, elle voit que «tout le monde fait ça». Ce type de comportement est caractéristique des Asperger: pour fonctionner dans notre société, ils ont besoin d’un script précis. Les habiletés sociales ne sont pas spontanées. Ils apprennent par imitation et décodage. Aussi est-il essentiel de leur faire passer des tests très précis pour les reconnaître.

Ce qui paraît incroyable, c’est le nombre de personnes qui viennent vous consulter en demandant «Suis-je Asperger?». Comment expliquez-vous cela?

Chez les Asperger adultes, des formes plus légères de leur profil sont courantes. Souvent ces personnes ont un conjoint, un travail et vivent avec des traits «camouflés». Mais au moment d’une crise de vie, d’une transition notamment, elles vacillent sous la résurgence de certains traits. L’étudiante qui, à la vingtaine, doit rentrer dans la vie professionnelle, ou la quadra qui vient de divorcer connaissent une flambée d’anxiété ou de dépression. Nous recevons donc de plus en plus de ces femmes notamment qui, diagnostiquées comme bipolaires ou ayant un trouble de la personnalité, souhaitent se faire évaluer.

17 janvier 2018

Handicap : les obligations des entreprises vont être revues

Solveig GodeluckLe 16/01 à 19:26Mis à jour à 19:37

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La secrétaire d'Etat au Handicap, Sophie Cluzel, souhaite simplifier les déclarations d'emploi de personnes handicapées et revoir les quotas. - Photo Alain ROBERT/SIPA

EXCLUSIF - La secrétaire d'Etat Sophie Cluzel veut simplifier les déclarations des employeurs et réviser les quotas d'emploi de personnes handicapées.

C'est une deuxième claque. Après les critiques très dures de la Cour des comptes sur l'Agefiph et le FIPHFP , l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a rendu mardi son propre rapport sur les deux structures dont le rôle consiste à gérer les fonds prélevés sur les entreprises ne respectant pas leur quota de 6 % de travailleurs handicapés. Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre en charge des Personnes handicapées, compte rendre public ce document ce mercredi.

Sans plus attendre, elle a confié aux « Echos » sa volonté de tout changer. « Cela fait trente ans que le système n'a pas été remis en question, il est temps de poser les choses à plat, estime-t-elle. Trente ans après la mise en place du quota de 6 %, les entreprises peinent encore à atteindre 3,5 % ! »

Le principe même des quotas est « intéressant », reconnaît-elle, même s'il n'a pas été bien mis en oeuvre jusqu'à présent. Il n'est donc pas question de les supprimer, mais ils pourraient être modulés au-dessus de 6 %, laisse-t-elle entendre : « Nous discuterons avec les branches professionnelles, peut-être que certaines filières sous tension pourraient faire mieux, certains bassins d'emploi aussi. »

Simplifier la déclaration d'emploi

Sophie Cluzel a surtout à coeur de simplifier la déclaration d'emploi afin de faciliter la vie des employeurs, dont le regard sur le handicap doit changer. « Vous vous rendez compte qu'ils ont aujourd'hui 85 items à remplir dans chaque déclaration ? Les formalités sont tellement lourdes que les entreprises doivent employer une personne et demie en moyenne, ou bien recourir à des cabinets extérieurs. » En 2019, cette déclaration sera intégrée à la déclaration sociale nominative (DSN), dans un effort d'« efficience de la politique publique », annonce la secrétaire d'Etat.

Au passage, elle souhaite mettre fin aux dérogations permettant à l'employeur de gonfler artificiellement son quota, au titre de la sensibilisation au handicap, de la formation, de la sous-traitance... Dans les formulaires, on utilise pudiquement le terme d'« unité bénéficiaire » au lieu de parler d'emplois créés. « Je veux promouvoir l'emploi direct », affirme Sophie Cluzel.

Faut-il conserver les deux fonds, alors que leurs frais de gestion sont élevés et qu'ils gèrent en financiers plus qu'en accompagnateurs de projets ? « Ces fonds ne sont qu'un outil au service de la politique de l'emploi. L'embauche et l'accompagnement de personnes handicapées concernent avant tout l'entreprise, le collectif et les collègues de travail », souligne la secrétaire d'Etat.

Réforme de l'apprentissage et loi PACTE

La décision sera prise suite à la concertation qui va s'ouvrir rapidement avec les ministères concernés (Travail, Economie, Comptes et Action publique), le Conseil national consultatif des personnes handicapées, le service public de l'emploi, les partenaires sociaux... « Nous ferons des propositions concrètes en mars-avril sur l'obligation d'emploi et la contribution », indique Sophie Cluzel.

Elles pourront s'inscrire dans la réforme de l'apprentissage portée par Muriel Pénicaud et dans la future loi PACTE de Bruno Le Maire . « Je veux faire de l'emploi handicapé un vrai levier de la responsabilité sociale d'entreprise, en faire surtout une démarche positive et pas seulement une charge financière aux yeux des employeurs », affirme la ministre.

Solveig Godeluck


17 janvier 2018

Matéo, 16 ans, sans place dans notre société.

article publié sur Mission-Nationale

Matéo, 16 ans, porteur d’autisme sévère a bénéficié de l’âge de 6 à 12 ans, d’un accueil à Loisirs Pluriel de Pont Audemer (27). C’était formidable, en parallèle d’une scolarisation à mi-temps et d’un SESSAD.

Ces deux prises en charge prenant fin, j’ai déménagé dans l’Orne pour une place en IME… Accueil qui s’est arrêté 8 mois plus tard, Matéo étant en grande insécurité, frappé par un autre jeune, avec une équipe dépassée. D’après eux Matéo n’était pas fait pour la collectivité alors qu’il en avait l’expérience depuis tout petit ! Depuis ses 13 ans, Matéo est sans solution (pas de structure). L’association Un Autre Chemin pour Apprendre l’accueille 3 après-midi par semaine, une prise en charge individuelle, qui m’est facturée (mon fils ne coûte rien à la sécu, les subventions pour cette association leur ont été refusées alors qu’elle fait un travail formidable) mais sans possibilité de socialisation, car aucune structure de loisirs n’existe. Je regrette amèrement l’époque où il allait à Loisirs Pluriel. Ces centres devraient exister partout. Matéo aime être avec les autres, cela lui manque terriblement, il déprime et moi avec.

J’ai essayé les centres de répit, pour que Matéo ait accès à des loisirs, il n’en existe pas dans l’Orne. J’allais en Bretagne (140km), tout allait bien, puis l’épilepsie est arrivée, très forte avec des traitements qui ont générés de graves troubles du comportement la nuit. Le centre, ne pouvant pas financer deux veilleurs de nuit, a mis un terme à son accueil. Je viens de visiter un autre centre en Côte d’Armor, celui-ci ressemble à un hôpital, en moins bien comparé au service de pédiatrie qu’il fréquente pour son épilepsie. Les murs sont vides de tous dessins ou créations, qui pourraient montrer qu’il s’y passe quelque chose, les portes se suivent et se ressemblent, aucun pictogramme pour structurer l’environnement, sans planning de la journée, certaines portes ne s’ouvrent pas, la salle Snoezelen est cassée « on a reçu le matériel mais faut qu’on s’y mette », une salle repos est envahie de lits que l’on a dû stocker, le personnel discute dans les couloirs… La salle télévision, télévision dans un meuble aux vitres sales, trois fauteuils spéciaux pour qu’on ne mange pas la mousse, durs comme du bois, sont éparpillés de façon chaotique dans la pièce. Le sol de la salle à manger colle tellement que j’en ai honte pour la personne qui fait la visite… Malgré tout Matéo ne veut pas repartir, tant il a besoin de sortir de son quotidien. Arrivés à la maison, 2h30 plus tard, Matéo refuse de descendre de voiture. Le lendemain après-midi il restera 4h30 dans la voiture, refusant de descendre aux divers lieux de balade proposés, cet enfant veut partir en vacances.

Le jour suivant il se lèvera les larmes aux yeux, ma détresse est immense aussi, car j’ai épuisé toutes les solutions. Tout cela s’est passé la semaine dernière.

Je suis révoltée après cette visite, car je pense aux financements astronomiques de ces structures médico-sociales, alors que les associations si elles étaient aidées, avec bien moins, feraient des choses extraordinaires localement. Mais cela ne fait pas partie des orientations de mon département, c’est leur réponse à la demande de subvention d’Un Autre Chemin Pour Apprendre.

Monsieur Thomas Laurent, je vous ai rencontré à Loisirs Pluriel, je connais votre valeur, j’espère que vous pourrez amorcer le changement dans le bon sens. Une maman parmi tant d’autres.

Catherine – Domfront en Poiraie

16 janvier 2018

Avencod mise sur les talents informatiques des personnes autistes

Christiane NavasLe 15/01 à 17:56

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Laurence Vanbergue et Laurent Delannoy, les deux fondateurs d'Avencod. - Avencod

Fondée en 2016 par Laurent Delannoy et Laurence Vanbergue, la start-up niçoise Avencod a un profil très social : sept de ses onze salariés sont autistes. Elle a déjà réussi à démontrer leurs compétences en services informatiques à Amadeus, Qwant ou la CNAF.      

Labellisée entreprise adaptée au handicap, Avencod a fait le choix de confier à des personnes autistes, atteints du syndrome d'Asperger, des activités de développement informatique, ainsi que des tests sur des applications et des logiciels. Si l'engagement social est le moteur de ses fondateurs, Laurent Delannoy et Laurence Vanbergue, leur objectif est aussi de prouver que qualité des prestations et rentabilité peuvent être au rendez-vous. La start-up niçoise a donc développé un environnement de travail spécifique avec le Centre de ressources Autisme en Paca et des neuropsychologues. Aujourd'hui, onze personnes, dont sept autistes, sont intégrées en CDI chez Avencod. Amadeus a été le premier à leur faire confiance dans le cadre de contrats entrant dans les obligations de la loi Handicap de 2005. Après un galop d'essai réussi de quelques mois dans le développement de logiciels, le groupe a demandé à Avencod d'orienter ses équipes vers le big data. « Pour répondre aux besoins de la  société Ausy, nous avons aussi mis en place la première plateforme de tests fonctionnels informatiques basée sur les talents des autistes Asperger, « Talents@work » », précise Laurent Delannoy. 

Une mission pour la CNAF

Cette équipe de quatre personnes, formées en interne et coachée par Isabelle, autiste et doctorante en sociologie, intervient pour tester les nouvelles versions d'applications, ce qui requiert des capacités d'analyse poussées. D'autres entreprises font appel à leurs compétences, comme Qwant pour ses applis mobiles. Et la CNAF a confié à l'équipe la mission d'auditer l'accessibilité de la nouvelle version de son site Caf.fr. « Le développement d'Avencod passera par l'ouverture de nouvelles agences de petite taille - une vingtaine de personnes - pour profiter des synergies avec le tissu économique local », précise Laurent Delannoy. « Une ouverture est prévue à Marseille fin 2018 ». 

L'initiative

Date de création : 2016

Cofondateurs : Laurent Delannoy et Laurence Vanbergue 

Effectif : 11 personnes

Secteur : TIC 

Christiane Navas
Correspondante à Nice
15 janvier 2018

Le syndrome d'Asperger, conférence témoignage d'Amélie Tsaag Valren

article publié sur le site Pôle autisme

Mardi 16 janvier 2018 à 20h à la salle de la Bretonnière, 650 route de Mategnin, 01280 Prévessin-Moëns.

Le Pôle Autisme inaugurera l'année 2018 en la présence exceptionnelle d'Amélie Tsaag Valren, actuellement assistante de recherches auprès du Pr Laurent Mottron et du Dr Fabienne Cazalis (CNRS), sur l'étude cohorte "femmes autistes invisibles". En tant qu'autiste asperger, Amélie Tsaag Valren est la personne idéale pour faire comprendre ce qu'un adulte autiste vit dans la société actuelle.

Le 16 janvier, elle fera le déplacement depuis la Bretagne pour nous livrer son témoignage sur les difficultés que rencontrent encore tant de personnes autistes et abordera de manière plus particulière la question de l'inclusion des personnes autistes dans le monde du travail.

12 janvier 2018

Dinan. Le collège Broussais favorise l’inclusion des élèves handicapés

article publié dans Ouest France

Modifié le 11/01/2018 à 10:17 | Publié le 11/01/2018 à 10:17

Le recteur de l’académie, Thierry Terret, durant un cours d’histoire, auquel assistaient deux élèves du dispositif Ulis, rapidement intégrés avec le reste de la classe.
Le recteur de l’académie, Thierry Terret, durant un cours d’histoire, auquel assistaient deux élèves du dispositif Ulis, rapidement intégrés avec le reste de la classe. | Ouest-France

Maxime LAVENANT.

Hier matin, le recteur de l’académie, Thierry Terret, s’est rendu au collège Broussais, pour évoquer l’inclusion des élèves handicapés. L’établissement fait figure de modèle dans ce domaine.

L’évolution a été menée en douceur, sans publicité tapageuse. Depuis la rentrée 2016, le collège Broussais, à Dinan, a revu sa politique d’inclusion des élèves handicapés. Hier matin, il a reçu la visite de Thierry Terret, recteur de l’académie de Rennes et Chancelier des universités de Bretagne, venu saluer cette réorganisation.

Avant 2016, comme de nombreux établissements, Broussais accueillait, via une classe dite Ulis (Unités localisés pour l’inclusion scolaire), des élèves rencontrant des difficultés cognitives, souvent associées à d’autres troubles. Un dispositif très spécifique, avec professeur spécialisé, moniteurs-éducateurs, assistants de vie scolaire, etc.

Longtemps, la méthode a semblé la bonne. Avant d’être considérée potentiellement contre-productive. En cause : une tendance à surprotéger les élèves, source de stigmatisation auprès des autres.

« Les élèves ont gagné en confiance »

« Ce sont les enfants qui nous ont amenés à ce constat d’échec, souligne Nicolas Hérissé, principal adjoint du collège Broussais. Toutes ces mesures de protection, finalement, allaient à l’inverse de ce que l’on souhaitait faire. » Il se souvient d’un jeune qui, un jour, lui fait remarquer qu’il ne leur manque plus que le mot Ulis écrit sur le front pour achever de les distinguer.

Cette prise de conscience atteint les plus hauts niveaux de l’État, qui procède à des modifications législatives en 2013. Comme souvent dans l’Éducation nationale, le changement passe aussi par la sémantique. Fini donc les classes Ulis, place désormais au dispositif Ulis.

Rien d’anodin pour Nicolas Hérissé. À Broussais, qui compte onze élèves inscrits dans le dispositif, corriger l’image passe aussi « par la transformation du vocabulaire et de l’espace. Par exemple, sur la cour, on a supprimé le marquage au sol Ulis, où les élèves devaient se mettre en rang. L’effet auprès des élèves a été immédiat. »

Au-delà des symboles, des transformations plus profondes sont opérées. Modification des horaires, augmentation du nombre de cours en commun avec les autres élèves, suppression des règles spéciales d’accès à la cantine… Pour Maud Richelet, professeur spécialisée depuis treize ans, le constat est sans appel : « J’ai vu les bénéfices, surtout en termes de socialisation. Les élèves ont gagné en confiance. »

Demande trop forte

À une époque encore récente, la relation entre les « collégiens Ulis » - un terme à ne surtout pas employer devant Nicolas Hérissé - et les « normaux » était souvent conflictuelle. Les premiers restaient dans un coin de la cour, évitaient de se mêler aux autres. Fini aujourd’hui. « Une belle réussite », estime Patricia Belle, la principale de l’établissement.

Sur le plan scolaire, les résultats se sont aussi améliorés. Hier matin, Thierry Terret a assisté partiellement à un cours d’histoire. Assise au premier rang, Manon, intégrée au dispositif Ulis, compte parmi les meilleurs de sa classe. Impossible d’ailleurs, pour un visiteur d’un jour, de distinguer les « élèves Ulis » des autres.

Avant de partir, le recteur rappelle que l’académie fait de l’inclusion « un axe fort de son travail. Malheureusement, aujourd’hui, nous ne parvenons pas encore à répondre aux besoins de l’ensemble des élèves ».

8 janvier 2018

Film Le barrage : avoir un collègue autiste, se comprendre...

article publié sur handicap.fr

Résumé : Message subtil pour mieux accueillir les personnes autistes Asperger en entreprise. Le barrage, petit film de 4 min tourné par EDF, se regarde comme on lit un poème...

Par , le 07-01-2018

Il pense : « Je veux que tu saches qu'à l'intérieur de moi c'est le grand chambardement. Pour simplement te parler, j'ai dû me préparer ». Elle pense : « Tu restes impassible et cela me dérange. ». Elle demande : « Tu fermes les yeux ? ». Il répond : « Je me concentre pour oublier les bruits nouveaux qui explosent à mes oreilles et m'envahissent. ». Ils travaillent ensemble mais un mur les sépare qu'on appelle « autisme ». Un temps seulement car ils finiront par se comprendre…

Un barrage entre 2 mondes ?

Pour sensibiliser le monde du travail à la question des personnes autistes Asperger (de haut niveau) dans l'entreprise, EDF signe un très beau court-métrage de 4 minutes, auquel le chanteur Christophe Miossec prête sa voix. Son nom est symbolique : Le barrage. Ce barrage, celui sur la Rance, près de Saint-Malo, fournit sa force hydroélectrique mais crée aussi un étrange tourbillon face à la différence. Il finit par céder pour que se construisent des ponts. Ce film « a pour vocation de faire en sorte que les gens puissent se comprendre mutuellement, apprennent à travailler ensemble dans le respect de l'autre et de sa différence, expliquent les équipes EDF. Elle est perçue du point de vue de la personne non atteinte de troubles du spectre autistique mais également de celui de la personne autiste. » En France, on estime à au moins 1% le nombre de salariés travaillant en milieu ordinaire qui vivent avec un TSA. Bien souvent, ils n'ont pas été diagnostiqués. Ils n'en sont parfois même pas conscients, pas plus que leur entourage professionnel.

Un film primé

Dans ce dialogue subtil entre deux collègues, ce sont les compétences qui sont valorisées : « Tu connais tout par cœur. Tu connais les réponses ». Le tout soupoudré d'embruns poétiques : « On dirait que tu regardes parfois ce monde comme si tu étais dans une autre constellation ». Le barrage a reçu la mention spéciale du jury au festival Regards croisés (dédié aux films traitant du handicap) en novembre 2017. Un film d'entreprise rare et bienveillant qui délivre son message avec tact et pudeur. Et n'en est pas moins percutant.

 

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Sur Handicap.fr

 

7 janvier 2018

Charles Gardou promu Chevalier de La Légion d'Honneur

5 janvier 2018

Inclusion : des « classes d’autorégulation » pour les enfants autistes

En France depuis peu, et au Canada depuis 15 ans, un dispositif de scolarisation des enfants autistes est testé en primaire. L'idée : permettre à l'élève d'apprendre dans une classe ordinaire, tout en apprenant à "s'autoréguler" en parallèle.

Stéphane Beaulne, chercheur clinicien et professeur à l’université de Nipissing.

Stéphane Beaulne, chercheur clinicien et professeur à l’université de Nipissing.

Dans le Limousin, depuis 2016 et 2017, deux écoles pilotes expérimentent ARAMIS, un dispositif d’inclusion scolaire pour les enfants autistes. Ce système innovant repose sur la méthode des classes “d’autorégulation”, développée depuis 15 ans par Stéphane Beaulne, chercheur clinicien et professeur en psychologie à l’université de Nipissing (Ontario, Canada).

En quoi consiste votre modèle d’autorégulation comportementale en milieu scolaire ?

Afin d’accueillir l’enfant souffrant de troubles du spectre de l’autisme (TSA) en milieu scolaire “ordinaire”, ce système alterne la présence de l’élève entre une classe “normale” et un “sas émotionnel” (une classe d’autorégulation) – un créneau durant lequel il est coaché par un éducateur spécialisé et un enseignant, pour apprendre à gérer ses troubles émotionnels et ses comportements envahissants par lui-même, et retourner ensuite travailler avec les autres.

L’autorégulation fait partie du développement de l’enfant. L’idée est de mettre en place une méthodologie pour changer la pédagogie, et surtout d’outiller les jeunes autistes, afin de les rendre autonomes, pour développer leur inclusion. Traditionnellement, dans le monde de l’éducation, on prend en charge l’élève autiste en le faisant accompagner par un adulte. Or, l’on se rend compte que cet accompagnement le rend très dépendant par la suite : habitué à réguler ses émotions et ses comportements grâce aux autres, il ne prend pas d’initiatives, au détriment de son apprentissage. De là m’est venue l’idée de travailler l’autorégulation dès la maternelle.

Une classe d'autorégulation / Stéphane Beaulne

Une classe d’autorégulation / Stéphane Beaulne

Pendant la classe d’autorégulation, on travaille avec l’élève l’aspect social, mais aussi le cognitif et les émotions. Car les enfants autistes ont des émotions, comme tout le monde : c’est juste la façon de les exprimer qui est difficile pour eux. Voilà pourquoi l’idée est de leur donner des outils et de leur enseigner des comportements plus “adaptés”, afin de leur permettre de gérer leurs émotions, ainsi que la réalité d’une salle de classe ordinaire. Puis ils apprennent à s’auto-discipliner et à prendre des initiatives.

Dans votre système, les enseignants aussi sont formés à l’autorégulation…

Le fait d’apprendre à l’enfant autiste à gérer lui-même ses troubles lui permet de maîtriser les comportements envahissants qui l’empêchent d’étudier sereinement… et qui dérangent aussi ses enseignants. Les classes d’autorégulation fournissent aussi au prof des outils pédagogiques, des stratégies axées sur l’enseignement explicite. Ces stratégies conduisent l’élève vers une autonomie plus prononcée, et vers un détachement de l’adulte, qui ne doit plus tout le temps s’assurer que l’enfant a compris.

Le coaching se fait tant pour l’enfant que pour l’adulte : le professeur (mais aussi plus globalement tous les intervenants travaillant auprès de l’élève autiste) est ainsi accompagné et formé (par moi, puis par d’autres enseignants devenus des personnes ressources) pour utiliser une pédagogie répondant aux besoins de l’enfant. Le but étant qu’à terme, les enseignants puissent prendre les choses en main, sans avoir besoin de faire appel à des éducateurs spécialisés. On voit en tout cas, dès maintenant, des changements dans les pratiques des profs et dans la dynamique qu’ils développent avec chaque élève.

Le bilan des classes d’autorégulation est-il positif, en terme d’inclusion ?

Au Canada, dans la trentaine d’écoles que j’accompagne, mais aussi dans les établissements qui expérimentent ARAMIS en France, les élèves accompagnés sont désormais complètement autonomes – à l’origine, ils étaient scolarisés par intermittence, mais aujourd’hui, ils sont en salle de classe tous les jours. Ils ont développé des habiletés qui les aident à s’auto-contrôler et à prendre des initiatives. Leurs progrès scolaires sont importants.

Une classe d'autorégulation / Stéphane Beaulne

Une classe d’autorégulation / Stéphane Beaulne

Dans l’école de Saint-Germain-les-Vergnes en Corrèze, où ARAMIS entre dans sa troisième année, il y a aussi un réel changement de paradigme, chez tous les enseignants, dans leur approche et leur ouverture, vis-à-vis des élèves autistes. Au départ, il y avait chez eux une certaine crainte, mais aujourd’hui, ils sont beaucoup plus compréhensifs et sensibles à leurs besoins. Avec l’ensemble des personnels d’établissement, ils ont une perception différente de l’enfant autiste.

On voit aussi une diminution importante des comportements agressifs. Les élèves, même ceux qui ne souffrent pas de TSA, sont en règle générale plus calmes, et plus tolérants. Socialement, les élèves autistes ne sont plus à part, mais font désormais partie du groupe – ce qui est la définition de l’inclusion.

L’autorégulation convient-elle à tous les enfants autistes, même quand les troubles sont lourds ?

Oui, elle convient à tous les enfants autistes. Peu importe le degré de sévérité des troubles, cognitifs ou comportementaux ; il n’y a que des ajustements à faire. Les enseignants, souvent, considèrent que les enfants autistes sont difficiles à gérer et qu’ils n’ont pas le temps de s’en occuper. L’idée de l’autorégulation, c’est justement de coacher l’enfant, mais aussi l’adulte, en lui enseignant comment gérer différemment sa classe (par exemple, en abandonnant l’enseignement frontal). Selon les dernières statistiques du ministère de l’éducation canadien, les enfants ayant des troubles de l’apprentissage sont ceux qui ont les comportements les plus violents… Car le système d’éducation actuel ne répond qu’à une minorité d’élèves sans difficultés particulières, et que les autres ne sont pas en mesure de suivre. La gestion de classe est la pierre angulaire de l’inclusion.

Stratégies de résolutions de problèmes / classe d'autorégulation / Stéphane Beaulne

Stratégies de résolutions de problèmes / classe d’autorégulation / Stéphane Beaulne

L’autorégulation pourrait-elle être appliquée à tous les enfants ?

Aujourd’hui, au Canada, nous planchons sur une autorégulation appliquée à tous les enfants d’une école, et plus seulement à ceux souffrant de TSA, afin de favoriser l’inclusion de tous. Au lieu de quelques classes, ce sont des écoles entières qui participent. Et l’on constate que plus l’autorégulation est travaillée (chez tous les enfants), avec une pédagogie adaptée, plus les résultats sont meilleurs, et surtout plus l’inclusion est grande – pour les élèves autistes, mais aussi pour tous ceux ayant un trouble du langage et de l’apprentissage (TSLA) ou de l’attention (TDAH).

Avec l’autorégulation, l’enseignant a la chance de pouvoir répondre aux différents profils d’élèves – autonomes, qui ont besoin d’un accompagnement, ou qui ont des problèmes de comportement. Pour ceux qui n’ont pas de problèmes particuliers, il s’agit d’une façon d’améliorer leur socialisation, leur intelligence émotionnelle, le contrôle de leurs sentiments, et in fine, leur apprentissage. Voilà pourquoi en Ontario, l’autorégulation est évaluée chez tous les enfants, dans les bulletins scolaires.

2 janvier 2018

Comment aider les demandeurs d'emploi autistes ?

article publié sur Autisme Information Science

01 janvier 2018

Aperçu: G.M.
 

How to support job seekers with autism? 

 
Nous avons développé cette fiche à fournir des renseignements et des directives sur le soutien aux personnes avec un diagnostic de "trouble du spectre de l'autisme" (dTSA). C'est un point de départ pour une série de questions que vous pourriez vouloir prendre en considération en offrant un soutien lié à l'emploi de ce groupe de demandeurs d'emploi.

Remarque: les troubles du spectre de l'autisme seront nommés TSA tout au long de ce document.

Compréhension de l'autisme et son impact sur le rendement au travail

Les personnes handicapées sont généralement des experts de leurs propres besoins, et de la compréhension de l'impact de leur handicap sur le rendement au travail ainsi que les ajustements de travail dont ils ont besoin lors de ces entretiens, alors que de la formation ou au travail. Cependant, les personnes avec dTSA peuvent ne pas avoir nécessairement un grand niveau de conscience de soi dans ces domaines et cela peut nécessiter une aide supplémentaire pour répondre à ces questions afin de trouver et de conserver un emploi.

L'autisme est un trouble du développement qui a des répercussions sur des domaines clés, y compris celui l'interaction sociale avec d'autres, de la communication, du traitement de l'information, et de la nécessité d'uniformité (structure et la routine). Le degré de difficulté va naturellement varier d'une personne à l'autre.

Les difficultés dans les compétences sociales proviennent d'une incapacité à comprendre les autres et peuvent inclure:
  • la mise à distance (ce qui est perçu par les autres et n'est pas nécessairement vrai)
  • l'incapacité à nouer des amitiés
  • une interaction à une seule voie (difficulté avec le tour de parole) ou une conversation unilatérale souvent liée à une forte zone d'intérêt
  • l'évitement du contact visuel
  • l'incapacité à lire le langage du corps
  • l'incapacité à comprendre les notions d'espace personnel, par exemple, une personne autiste peut se tenir trop près pour le confort des autres en raison d'une altération de la compréhension des règles non écrites de l'engagement social que nous tenons tous pour acquis.
Les troubles de la communication pourrait entraîner la parole rare ou pas de parole, des difficultés à initier la conversation avec les autres et une utilisation répétitive de la langue. Pour certaines personnes ayant de bonnes compétences verbales, leur langue peut être très concrète avec une incapacité à comprendre des concepts abstraits.

Les personnes avec dTSA ont besoin de structure et d'une routine afin d'apprendre de nouvelles compétences et à faire du bon travail. Lorsque qu'elle est submergée ou dépassée, une personne autiste peut manifester des comportements répétitifs, par exemple, être préoccupée par des sujets particuliers restreints, des objets insolites ou se livrer  à des mouvements stéréotypés ou répétitifs tels que le flapping des mains. Ceci est observé comme un moyen de faire face à leurs difficultés.

L'autisme est aussi fortement associé à la déficience intellectuelle si les personnes avec un diagnostic de syndrome d'Asperger, communément appelé autisme de haut niveau, ont souvent des niveaux d'intelligence normale et la capacité d'entreprendre des études supérieures. elles peuvent aussi témoigner d'une connaissance exceptionnelle ou de talent dans des domaines spécifiques, tout en étant en difficulté dans tous les domaines clés du développement, y compris des difficultés de compétences sociales et la nécessité de l'uniformité et de la routine.

Les domaines de fonctionnement importants pour l'emploi qui peuvent être affectés comprennent:
  • littératie et la numératie
  • compréhension de l'information et des instructions, les personnes autistes ont souvent besoin d'être formés sur l'ordre d'une tâche
  • résolution de problèmes et compétences de prise de décision en raison de l'accent sur le détail plutôt que sur la grande image
  • récit du temps, gestion du temps et l'organisation
  • capacité de voyager ou vivre de façon autonome
  • comportements appropriés et les compétences sociales
  • toilettage et les soins personnels.
Certaines personnes avec dTSA vivent de la façon autonome dans la communauté, mais beaucoup vivent avec leur famille ou dans des établissements d'hébergement pris en charge. Il est donc très important d'établir des contacts avec la famille ou les soignants, et si vous avez la permission de parler avec eux, communiquer avec eux pour vous aider à construire une image précise des capacités liées au travail et les limites de tous les demandeurs d'emploi atteints d'autisme de votre charge de travail. Le soutien des autres significatifs est un élément très important pour obtenir un résultat de l'emploi de succès pour votre demandeur d'emploi.

Le Jobaccess contient de plus amples informations sur l'autisme.  Le Jobaccess est une base de données interrogeable qui vous permet de chercher des idées pour des ajustements en milieu de travail et des solutions basées sur un handicap particulier et le type de travail effectué.
 
  • Syndrome d'Asperger
  • Autisme
  • Troubles cognitifs
  • Trouble envahissant du développement non spécifié

Mettez la personne en premier

Lors de l'élaboration d'un plan de recherche d'emploi ou pour offrir un soutien postérieur à l'emploi, il est nécessaire de faire preuve de souplesse et de traiter chaque personne  autiste individuellement. Adaptez votre approche aux besoins et aux capacités individuelles et se concentrer clairement sur les objectifs et capacités de chaque personne. Cela devrait également entraîner la réévaluation et l'adaptation des plans et le soutien nécessaire, en reliant les personnes avec des services spécialisés compétents.

Puiser dans les réseaux de soutien existants peut également contribuer à la concrétisation des ambitions professionnelles. Utiliser les évaluations en cours de validité et les rapports (école, médicaux, de réadaptation et de la capacité de travail) pour vous aider à acquérir une compréhension complète des forces de la personne, les obstacles et toute l'assistance dont ils auront besoin sur le chemin de l'emploi.

Préalable à l'emploi de stratégies

Vous pouvez aider les demandeurs d'emploi autistes à trouver un emploi convenable et durable en développant, avec la personne et ses proches, une approche individualisée préalable à l'emploi du plan qui intègre une analyse de ce qui suit:

une exploration des possibilités d'emploi réalistes
une stratégie de développement des emplois dans les curriculum vitae, les entrevues et les techniques de recherche d'emploi, y compris le rôle du demandeur d'emploi et votre rôle dans ces activités
contrepartie de la divulgation d'invalidité
exigences des ajustements ou des modifications au travail
compte des besoins de soutien post-placement.

Recherche d'emploi

Parfois, les personnes avec dTSA peuvent exprimer des opinions fortes sur les emplois dans lesquels elles pourraient réussir. Ces idées proviennent de leur compréhension limitée des options ou ce qui est impliqué dans un travail particulier. Par conséquent, il est crucial d'explorer soigneusement les compétences professionnelles de chaque demandeur d'emploi et les intérêts personnels par la discussion, la vérification des juges dans l'emploi précédent ou de parler franchement avec des professeurs expérimentés.
Pour ceux qui ont peu ou pas d'expérience de travail récent, il peut être utile d'organiser une expérience de travail ou de bénévolat pour aider à la détermination des choix d'emplois à venir.
Ce processus d'exploration peut aussi aider à déterminer si une personne va être en mesure de travailler pour des salaires complets ou être payée avec un sous salaire minimum fondé sur la productivité dans le cadre de l'accès aux emplois aidés.
La plupart des demandeurs d'emploi bénéficieront d'une implication personnelle dans la préparation de curriculum vitae appropriés, et en utilisant une variété de méthodes de recherche d'emploi. Cependant, la plupart des personnes avec dTSA ont besoin d'aide pour rédiger un curriculum vitae, pour les entrevues et pour contacter les employeurs. Le marketing inversé, composé de la création d'emplois ou la redéfinition des approches avant la publicité, peut-être la meilleure méthode à utiliser avec de nombreuses personnes dans ce groupe. Une bonne règle de base est de faire participer une personne au niveau maximum de ses capacités dans l'ensemble du processus de recherche d'emploi.

Entretiens d'embauche - soutien et conseils

Quand il s'agit de véritables entretiens d'embauche ou de réunions face à face avec les employeurs, de nombreuses personnes autistes ont souvent du mal à soutenir la concurrence pour des emplois avec d'autres candidats. Par conséquent, ils peuvent bénéficier d'un soutien pour la défense de leurs droits lors des entretiens ou des réunions pour bien comprendre les exigences de l'emploi et pour se vendre à un employeur éventuel. Il peut s'agir de l'aide pour expliquer les besoins individuels de formation et de soutien ou d'incitation des employeurs qui pourraient être disponibles (par exemple, les subventions salariales, les salaires pris en charge).
Il est important, en tant que d'aide lors de l'entrevue, que vous puissiez aussi inciter un employeur à éviter un langage complexe ou ambiguë, à reformuler les questions si elles ne sont pas initialement comprises, ou pour compenser les éventuelles difficultés de traitement de l'information tout en laissant suffisamment de temps pour les réponses aux questions d'entrevue.

Tous les candidats à l'emploi, quelles que soient leurs techniques d'entrevue, peuvent bénéficier de possibilités de pratique d'entrevue et de comprendre ce que les entretiens d'embauche se conduisent du début à la fin. Vérifiez également que le demandeur d'emploi a une bonne compréhension de ce que sont les questions de l'entrevue acceptables et légalement admissibles en fonction de leur handicap.

Les questions de divulgation

Il n'existe pas de réponse unique à la question de la divulgation d'invalidité pour les personnes avec dTSA. Pour certains, cela peut ne pas être une question cruciale que leur handicap soit visible. Dans ce cas, cela peut être une question de travailler sur un moyen de discuter du handicap d'une personne et de ses capacités avec des employeurs potentiels d'une manière avec laquelle ils sont à l'aise.
Pour un petit nombre de personnes autistes avec un haut niveau de fonctionnement cognitif ou un syndrome d'Asperger, la divulgation peut devenir un vrai problème qui mérite un examen attentif. Parfois, le handicap peut ne pas être évident au départ dans une interview ou au travail et peut même être perçue comme un comportement bizarre ou excentrique. Cela peut souvent mener à un étiquetage par des collègues. Bien que cela reste toujours le choix de la personne de divulguer, dans ce cas, les stratégies de communication de l'information peuvent être vitales pour s'assurer que le demandeur d'emploi reçoit le soutien et la formation dont il a besoin pour que le placement réussisse.
 

Post-placement des stratégies

Début sur l'emploi des techniques de formation sur place et des conseils

Le démarrage d'une tâche peut être une période éprouvante pour tout nouvel employé, mais pour beaucoup de personnes autistes, compte tenu de leurs difficultés particulières, il peut y avoir la nécessité d'une aide à la formation et un soutien supplémentaires en plus des encouragements que l'employeur peut vous proposer. Cela varie en fonction de l'employé, de la gravité de l'incapacité, de la complexité de la tâche et de la nature du lieu de travail. Une telle formation pourrait inclure:
  • une analyse du travail et la pratique systématique des instructions "montrer et dire"  par un coach interne ou externe pour atteindre la compétence des tâches
  • un suivi de la performance et de l'introduction des aides pour promouvoir l'autonomie et la productivité, tels que:
- auto tableaux de suivi de production
- listes visuelles ou écrites et les horaires
- des modèles ou des échantillons de travail
- instructions de mémorisation
  • des instructions concrètes (règles) concernant la culture du travail en vue de la compétence sociale et de l'inclusion, y compris:
- règles concernant les pauses, les fêtes et le rythme de travail
- vêtements acceptables et hygiène
- les relations de pouvoir
- clans et sous-groupes
- humour et «chahut»
  • une formation des formateurs impliquant:
 - un processus plus formel d'instruire un désigné un collègue ou un superviseur en formation spécialisée plus approprié et les techniques de suivi des performances
- le développement d'un système de jumelage informel, où un collègue est prêt à garder un oeil sur les progrès de l'employé et aider à apprendre de nouvelles tâches et de traiter les problèmes liés au travail comme l'exige
  • l'éducation proactive de l'employeur et des collègues de travail sur l'impact de l'autisme dans le but d'éviter les malentendus sur le lieu de travail ce qui peut impliquer la divulgation complète ou partielle.
La situation idéale est lorsque l'employeur prend possession de l'insertion et de la formation des employés, mais pour les nouveaux employés dTSA, ils peuvent avoir besoin de vos conseils et de l'aide pour bien faire les choses. Ce qui suit est une série de conseils sur la formation efficace pour ces employés, mais gardez à l'esprit que chaque personne est unique avec ses propres capacités, les limites et les styles d'apprentissage:
 
  • la formation doit être menée dans le cadre d'une routine prévisible
  • enseigner de nouvelles tâches de manière séquentielle par une démonstration pratique (le montrer et dire la méthode):
- démontrer ou modéliser la tâche vous-même et ensuite amener la personne à le faire, expliquer et corriger les erreurs au fur et à
  • fournir des repères visuels pour faciliter l'apprentissage, par exemple, les modèles, un ensemble d'instructions écrites, un modèle, un travail mis en place comme une séquence pour donner un sens visuel à celui-ci
  • décomposer des tâches plus complexes et montrer étape par étape en personne , en particulier pour les tâches pour lesquelles une personne risque d'avoir des problèmes de maîtrise
  • Ne parle pas alors pendant la formation et rester concentré sur la tâche à accomplir
  • être ouvert aux différentes manières de compléter des tâches aussi longtemps que le résultat final est le même
  • se concentrer d'abord sur la qualité plutôt que la quantité, en veillant à ce qu'une personne exécute correctement la tâche avant de se concentrer sur la vitesse ou de la productivité
  • donner beaucoup de commentaires positifs sans jamais négliger de corriger les erreurs, les comportements inacceptables ou les méthodes de travail dangereuses et souligner pourquoi c'est important
  • éviter la rotation des emplois, immédiatement ou à introduire trop de variété dès le premier jour, mais rappelez-vous que de nombreuses personnes avec dTSA pourront être multi-compétences et il est souvent utile au processus d'apprentissage (la répétition est la clé) si elles peuvent maîtriser un, deux ou plusieurs tâches avant de passer à l'apprentissage de nouvelles tâches
  • Soyez clair dans vos instructions et ne pas inonder la personne avec beaucoup de nouvelles informations à la fois
- éviter le langage difficile ou directions complexes
- donner une instruction à la fois
- si la mémoire est un problème: constituer une liste d'emplois pour la journée
  • faire comprendre qu'il est normal de se poser des questions en cas de doute sur une tâche ou sur quoi faire, mais aussi d'encourager et féliciter l'initiative
  • être conscient que certaines personnes ne doivent fonctionner ensemble au sein de structures et routines pour être efficaces et ne répondent pas bien aux changements constants ou à variété.
Pour les personnes autistes avec un haut niveau de fonctionnement cognitif ou avec un syndrome d'Asperger , l'accent devrait davantage être mis sur les premières habiletés sociales et de formation comportementale appropriées pour le lieu de travail et les différents collègues avec lesquels ils pourront interagir et de communiquer sur une base régulière.

Un soutien continu

Une fois qu'un employé avec dTSA a commencé à travailler et qu'il s'est vu donner toute l'assistance nécessaire par la formation initiale et continue, vous pouvez augmenter leurs chances de conserver cet emploi en offrant un soutien continu quand cela est nécessaire. Les exigences de soutien continu et la façon dont cette aide est fournie devrait être discuté avec l'employé. Un soutien continu peuvent inclure:
  • des visites ou des appels téléphoniques pour surveiller la performance
  • une aide à la résolution des problèmes liés au travail
  • un encadrement continu des employeurs et des collègues sur les questions pertinentes de handicap ou des techniques de formation
  • des conseils sur la redéfinition des tâches (tâches, les processus, les heures) ou ajustements en milieu de travail (modifications structurelles, des aides et des équipements spéciaux, les stratégies de communication)
  • la mise à disposition des évaluations ergonomiques ou lieu de travail
  • des conseils hors site ou sur site ou des retours sur la performance
  • l'orientation vers des services externes ou de liaison dans les mécanismes internes de soutien
  • une aide à la formation et à l'expansion de ses fonctions, y compris les examens réguliers du rendement / évaluations.

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