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"Au bonheur d'Elise"
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inclusion
9 septembre 2017

Voir ou revoir -> Lucie à la conquête de l'Ouest

France 5

Lucie, jeune femme handicapée par une maladie neuromusculaire, a convaincu Jeremy Michalak de l'accompagner dans un road trip hors du commun.

(Re)voir "Lucie à la conquête de l'Ouest" ►http://bit.ly/2xRW6Q5

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9 septembre 2017

Enfants autistes en école ordinaire : clé de la réussite ?

Résumé : Ils ont entre 3 et 6 ans et font leur rentrée en Unité d'enseignement pour enfants autistes. Du un pour un ! En visite dans une école parisienne, Sophie Cluzel salue un dispositif inclusif "qui possède tous les moyens pour réussir".

Par , le 09-09-2017

« J'aurais aimé que mon garçon de 3 ans bénéficie d'un tel dispositif lorsqu'il avait 3 ans ; il en a aujourd'hui 24 », explique André Masin, président d'AFG autisme. Ce dispositif, c'est une Unité d'enseignement (UE) pour enfants autistes. Celle de l'école de la rue Surmelin, dans le 20ème arrondissement de Paris, reçoit, le 5 septembre 2017, la visite de Sophie Cluzel. En ce lendemain de rentrée, la secrétaire d'État chargée du handicap fait une tournée parisienne des initiatives mises en place pour permettre une meilleure inclusion des élèves en situation de handicap. En tout début de matinée, elle a rencontré un élève accompagné en classe ordinaire par une AVS et, l'après-midi, se rend au lycée Claude Monet (Paris 13) pour visiter une Ulis-collège (unité localisée pour l'inclusion scolaire).

UE : nées en 2014

Les UE ont vu le jour en 2014. L'une des mesures phares du 3ème plan autisme prévoit la création d'unités d'enseignement d'IME (institut médico-éducatif) implantées dans les écoles. Chacune permet la scolarisation de sept enfants autistes âgés de 3 à 6 ans pas suffisamment autonomes pour rejoindre les bancs d'une classe ordinaire. Leur accompagnement global se fait au sein des écoles afin de mobiliser les capacités d'inclusion et d'apprentissage au plus tôt, par des approches éducatives, thérapeutiques et d'enseignements adaptées. Elles visent à amener ces enfants à suivre un cursus classique au terme de ces trois ans, parfois même avant. La ville de Paris recence cinq UE autisme en élémentaire et une en maternelle. Pour Véronique Lafarge-Villain, IEN-ASH (inspecteur de l'Éducation nationale chargé de la scolarisation des élèves handicapés) au rectorat de Paris, « la présence de la ministre ce jour-là est importante car l'inclusion des enfants handicapés exige une impulsion qui ne doit pas être uniquement locale mais relever d'une politique plus large ».

Une équipe étoffée

Pour le moment, 6 enfants sont accueillis dans cette unité parisienne. Une fille et cinq garçons. Ils sont scolarisés cinq jours par semaine, parfois seulement en matinée ou jusqu'à 15h. En UE, le taux d'encadrement est de un pour un. « Il y a peu de dispositifs qui prennent aussi bien en charge les enfants, se félicite Sophie Cluzel. Tous le moyens ont été mis en œuvre pour assurer leur réussite ». L'équipe est en effet particulièrement étoffée : une enseignante et quatre éducateurs spécialisés, un Atsem, un AVS collectif, ainsi qu'une psychomotricienne, une orthophoniste et une psychologue à mi-temps. Une superviseuse est également présente un jour par mois pour former l'équipe. « Ce système favorise les échanges permanents entre les professionnels », explique l'une d'entre elles.

Médico-social et école : mieux cohabiter

« Le maître mot, selon la ministre, c'est de faire travailler ensemble le médico-social et l'Education nationale ». Selon l'équipe, cette « porosité » entre deux mondes qui d'ordinaire peinent à collaborer fonctionne puisque certains enfants ont pu faire leur rentrée en CP dans une classe ordinaire avec le soutien d'un AVS. Encore faut-il qu'il soit présent, ce qui n'est visiblement pas le cas ce jour-là ; on demande à l'école d'attendre deux à trois semaines minimum. La ministre se fâche : « On ne peut pas se permettre sur une sortie d'UE maternelle de ne pas avoir l'accompagnement ad hoc. » Elle promet de régler ce « cas particulier ».

Peut encore mieux faire

Malgré un système bien rodé, les équipes recommandent quelques aménagements, y compris des plus insolites ; la rentrée 2017 en musique prônée par Jean-Michel Blanquer a en effet perturbé certains enfants, tout comme les néons au plafond trop lumineux ou encore le manque d'isolation phonique de la salle qui renvoie en écho l'agitation de la cours de récréation mitoyenne, incompatible avec l'hypersensibilité des enfants autistes -des casque anti-bruit ont même été prévus pour les temps de cantine-. Frédérique Calandra, maire du 20ème arrondissement de Paris, promet de faire prioritairement les travaux dans « des lieux qui sont particuliers de ce point de vue-là ».

Des parents plus impliqués

Les équipes regrettent également que les parents ne soient pas davantage impliqués, a fortiori lorsque les problèmes de langue limitent les échanges. « Nous avons de nombreuses familles étrangères qui parlent très mal le français et pour lesquelles la notion d'autisme est très baroque, avec parfois un regard très dur sur le handicap, poursuit Frédérique Calandra, à la tête d'un arrondissement particulièrement cosmopolite. Beaucoup de mamans seules et beaucoup de langues, c'est compliqué pour la guidance parentale. » « Il faudrait prévoir une pré-rentrée avec un système de garde d'enfant pour que les parents, mais aussi les AVS, puissent y assister », ajoute alors une des membres de l'équipe. D'autres suggestions sont faites qui doivent nourrir ce système encore perfectible et initier une véritable révolution sociétale en matière de prise en compte des besoins des personnes autistes…

Vers un 4ème plan autisme ?

Deux jours plus tard, Sophie Cluzel doit assister au comité de pilotage (article en lien ci-dessus) dans le cadre du lancement du 4è plan autisme prévu en 2018 et assure que « ses troupes sont en ordre de marche » qui doivent faire une analyse des bonnes pratiques recommandées par la Haute autorité de la santé. « On a perdu assez de temps dans des guerres stériles. (…) Le handicap, c'est de la dentelle, c'est du sur-mesure, dès la crèche, mais qui doit s'inscrire dans le droit commun, affirme la ministre. Selon elle, ce type de dispositif est un vrai terreau, et puis ça marche. Il faut vraiment capitaliser sur ces initiatives particulièrement riches dont on verra les bénéfices dans 20 ans. »

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

 

9 septembre 2017

Discours prononcé le 27 février 2017 lors de l'inauguration des locaux du CRAIF ...

"Ce n'est pas l'utopie d'une mère ou d'un père mais le souhait réaliste partagé par tous qui peut nous permettre d'œuvrer ensemble et d'offrir à toutes les personnes avec autisme un avenir meilleur."

Mrs les députés, Mesdames et Messieurs les représentants du ministère, Mesdames, Messieurs.
C'est un véritable cri que nous voulons pousser, cri que nous avons intitulé

Urgence...adultes avec autisme en péril.....

Les adultes autistes...Existent-ils ? C'est qui, c'est quoi, un adulte autiste pour la plupart de nos concitoyens ? Et un adulte autiste vieillissant ?   
Qui, de nos jours encore, peut répondre à cette triple  question : Combien sont-ils ? Où sont-ils ? Quelle existence ont-ils ?
 
Et puis, il y a l’angoisse des parents qui prennent de l’âge et se sont usés à pallier le manque de structures adaptées, le manque de formation et donc de savoir-faire des divers intervenants : « Après-nous, combien de temps vont-ils nous survivre? Et dans quelles conditions? » C'est la question qui nous tue à petit feu, nous les mères et les pères.

Les médias mettent volontiers en avant les problèmes de socialisation, d’emploi, des personnes Asperger ou avec un autisme de haut niveau, mais rares sont les évocations des autres, pourtant bien plus nombreux. Il faut que cesse le silence, la chape de plomb sur les épaules des familles.

Actuellement, beaucoup d'adultes autistes souffrent de sur-handicap dû au déficit de prise en charge adaptée et éducative depuis l'enfance. On n'en parle pas ou si peu...et on ne propose guère de moyens pour compenser ce sur-handicap.

Habiter ....
Beaucoup sont au domicile de leurs parents, souvent d'ailleurs d'une famille monoparentale, avec parfois, au mieux, des aides plus ou moins ponctuelles de personnes compétentes et formées. On parle un peu, si peu, de l'épuisement des familles...On y fait face comment ?

Certains ont pu trouver une place en établissement...parfois encore en Belgique d'ailleurs....Mais là encore, quelle réalité?

Trop souvent, pour  entrer ou pouvoir rester dans une structure, il faut être un autiste sans grands troubles de comportement, sans pathologie associée trop invalidante. Trop souvent les professionnels en institutions attendent de la personne qu’elle s'adapte à la structure, et non l'inverse ..... alors que ce serait aux projets individualisés d'évoluer avec la personne, afin de l'aider à progresser quel que soit son âge.
Trop souvent le personnel est peu formé, voire pas du tout, à la spécificité de l'autisme et se heurte à des troubles de comportement auquel il ne sait répondre, encore moins les anticiper. La première des conséquences est le turn-over de ces professionnels, dont on sait qu’il génère l'instabilité et renforce les difficultés des résidents.
 
Savoir-faire
Pourtant, il y a eu, ces deux dernières décennies, de grandes avancées et l’on sait maintenant qu’il faut différencier la prise en charge de l'autisme de celle du handicap psychique ou mental.
Trop souvent, les structures restent des lieux fermés, loin de la "vraie vie" où le manque d'activités variées et adaptées pour chacun a des effets délétères sur les individus. Car, à la différence de toute autre personne capable de meubler son temps libre, la personne avec autisme s’angoisse dans l’inactivité, et développe des comportements inadaptés.

Un autre problème majeur est le manque de lieux où les personnes autistes peuvent avoir accès à des examens somatiques sérieux et approfondis. Dans les quelques rarissimes établissements médicaux spécialisés dans notre pays, on sait quelles sont les pathologies récurrentes liées à l’autisme, et ce sont celles-là qui sont ciblées en premier, alors qu’un hôpital classique aura déjà bien des difficultés à accueillir, puis  à poser un diagnostic et à proposer un suivi des soins.....   Il est enfin admis que bien des troubles de comportement ont des causes somatiques. Et l'on sait aussi que la vie des personnes avec autisme continue à être mise en danger lorsque des pathologies parfois simples ne sont pas détectées à temps. Cependant, trop souvent encore, la prescription de neuroleptiques précède, voire remplace la recherche de troubles somatiques et de facteurs déclenchants dans l'environnement.

Vieillissement
Nous, parents vieillissants de personnes avec autisme  adultes, eux aussi destinés à vieillir, avons beaucoup de questions et beaucoup de souhaits.
Pourquoi faire de la quasi-totalité des adultes autistes des exclus ?
Comment faire pour que l'urgence de remédier à la détresse de leur situation soit audible  et entendue ?

Pourquoi ne pas commencer par repenser leur accompagnement, et admettre que la personne autiste adulte a le droit d'habiter au plus proche de ce qu’elle a toujours connu, sa ville, si possible son quartier, sans rupture avec son environnement familial et social ,  tout en n' occultant pas l'impérieuse nécessité d'un accompagnement adapté et sécurisé?
Il y a urgence à réinscrire la cause des adultes et des adultes vieillissants avec autisme comme un des enjeux prioritaires.

Une famille ayant participé à la formation des aidants s'exprimait ainsi:
"Ce n'est pas l'utopie d'une mère ou d'un père mais le souhait réaliste partagé par tous qui peut nous permettre d'œuvrer ensemble et d'offrir à toutes les personnes avec autisme un avenir meilleur."
Mrs les députés, c'est à vous que nous souhaitons nous adresser tout particulièrement, afin que vous puissiez relayer notre combat pour cette population d'adultes avec autisme en grande souffrance, en vous proposant l'organisation d'une séquence  de  sensibilisation  qui serait destinée à l'ensemble des parlementaires. Nous sommes à votre disposition.
 

Nous vous remercions.

8 septembre 2017

La scolarisation des élèves en situation de handicap

 

La scolarisation des élèves en situation de handicap

La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation de la citoyenneté des personnes handicapées a permis des avancées majeures dans la politique de scolarisation des élèves en situation de handicap. Le service public d'éducation doit veiller à l'inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction.

http://www.education.gouv.fr

 

6 septembre 2017

A quoi sert le Plan Autisme 4 (partie 3) ?

par EgaliTED (son site)
mardi 5 septembre 2017

Au vu des premières manœuvres autour du nouveau Plan Autisme, le collectif EgaliTED souhaite prévenir les acteurs publics contre des erreurs méthodologiques qui risquent, si elles ne sont pas corrigées, de perpétuer la maltraitance. Un pilotage assuré en partie par des tenants de la psychanalyse, des recommandations de bonnes pratiques non conformes à l’état de la science vont contre les besoins des personnes autistes et les souhaits de leurs familles.

L’autisme est-il soluble dans l’ensemble des troubles neuro-développementaux ?

Dans le rapport de l’IGAS et dans les propos tenus par Madame la Ministre, il a été plusieurs fois questions d’associer la question de l’autisme à celle des autres troubles développementaux.

Effectivement, ces problématiques ont de nombreux points de convergence, et médicaux, et sociétaux. Au niveau médical, les personnes affectées par ces troubles sont susceptibles d’être affectées par plusieurs d’entre eux à la fois. Par ailleurs, les personnes affectées par ces troubles sont toutes confrontées au manque de professionnels compétents pouvant assurer diagnostic et prises en charge, ainsi qu’au manque de financement. Enfin, l’inclusion est bien le paradigme et l’objectif commun à toutes les personnes, quels que soient leurs handicaps.

Cependant, on voit mal ce que concrètement cette association peut signifier, ni ce qu’elle résout pour les personnes concernées. Ces 4 troubles (TSA, Troubles du Spectre de l’Autisme, TDAH, trouble de l’attention avec/sans hyperactivité, DI - déficience intellectuelle, TSLA - Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages) sont des troubles bien distincts au sens de la CIM 10 ainsi que du DSM 5. Au moment du diagnostic, il est nécessaire que l’équipe pluridisciplinaire qui l’établit soit formée à l’ensemble de ces troubles afin de pouvoir les distinguer. Cependant, chaque trouble désigne des fonctionnements précis, nécessitant des accompagnements spécifiques souvent très différents. Concernant l’autisme, le diagnostic est clair et ouvre un projet d’intervention précis et individualisé aussi au niveau des besoins sensoriels spécifiques et des particularités cognitives.

Lors de son audition devant la Commission des Affaires Sociales, la Ministre est revenue sur la nécessité d’une synergie entre les centres de référence et la médecine de ville pour la prise en charge précoce. Actuellement le secteur public faisant défaut, les familles se tournent vers des professionnels libéraux pour faire progresser leurs enfants et se former elles-mêmes. Mais leur souhait n’est pas de faire perdurer cette situation ruineuse et injuste. Nous souhaitons que les moyens disponibles pour le Plan Autisme 4 soient consacrés à rendre possibles les interventions nécessaires aux personnes autistes avant de chercher à les mutualiser, si tant est qu’une mutualisation soit possible étant donné les spécificités de chacun des troubles. Les établissements publics doivent fonctionner de manière satisfaisante pour les usagers. Aussi est-il indispensable de réformer le secteur public en lui imposant de se former aux Recommandations de Bonnes Pratiques et de les appliquer. Là encore, nous espérons du gouvernement une volonté politique forte, un soutien pour l’implantation d’une démarche scientifique, rigoureuse et efficace dans l’amélioration de la vie des personnes autistes.

Le souci d’équité mentionné dans le rapport de l’IGAS, est sans aucun doute légitime. Nous serions heureux que ce soit une motivation supplémentaire pour améliorer la qualité des accompagnements proposés aux personnes autistes en France, notoirement déplorables. Nous ne reparlerons pas de la situation catastrophique des autistes adultes, bien connue de l'IGAS. Mais aussi, par exemple dans le domaine scolaire, les enfants TSA sont toujours, dans des proportions variables, mais importantes, moins scolarisés que les autres enfants porteurs de handicap : « [Le] passage progressif du milieu ordinaire vers le médico-social concerne l’ensemble des handicaps, mais il est très accentué pour les enfants avec autisme. […] En élémentaire, entre la cohorte de 7 ans et celle de 11 ans, la proportion d’élèves TSA en classe ordinaire se réduit, passant de 62 % à 40 % ; cette évolution concerne aussi les handicaps autres que ceux relevant des TSA, mais de façon moindre puisque la réduction est de 14 % au lieu de 22 % et que 57 % des élèves en situation de handicap sont alors scolarisés en classe ordinaire. »

De nombreux facteurs participent à cette situation injuste et scandaleuse, relevée non seulement par l’IGAS, mais aussi par l’IGA-ENR, par le Défenseur des Droits, par le Conseil de l’Europe, et par les associations, qui aident régulièrement les familles à défendre le droit à l’éducation de leurs enfants devant les tribunaux. Celles-ci constatent encore et toujours que les équipes pédagogiques ont au mieux une vision floue de l’autisme, et sont très souvent dans l’incapacité d’effectuer les adaptations pédagogiques efficaces requises pour que la scolarisation d’un élève porteur de TSA se passe bien. Là encore, dans le champ précis de la scolarisation, si crucial pour l’inclusion, il est nécessaire, avant de fondre l’autisme avec les autres troubles neuro-développementaux au nom de l’objectif commun de l’inclusion, de former correctement les équipes pédagogiques et de vie scolaire aux spécificités cognitives des personnes autistes pour que celles-ci soient accueillies avec compétence par les enseignants.

En conclusion, Le collectif EgaliTED souhaite appeler le nouveau gouvernement à une action incisive : après 10 ans de concertations, d’évaluations, de rapports, de plans peu ambitieux et très partiellement mis en œuvre, un passage à l'acte est nécessaire. Le temps est venu pour les personnes autistes et leur familles de bénéficier de pratiques fondées sur l'état de la science internationale, de choix basés sur l'évaluation de la qualité des pratiques.

C'est l'intérêt général : un accompagnement efficace coûte moins cher que des accompagnements délétères conduisant à l'hospitalisation des personnes. C'est aussi l'intérêt de la médecine et du secteur médico-social Français : seule l'évaluation objective /scientifique, permet de guider, hors de tout dogmatisme, les choix de pratiques de santé publique. L'Europe nous le rappelle régulièrement, la France doit cesser de se ridiculiser dans ses pratiques d'accompagnement des personnes autistes. C'est enfin le seul choix éthique : les soins et accompagnements doivent être organisés dans l'intérêt des personnes concernées, et non être asservis à des dogmes. Nous sommes à la disposition du gouvernement pour participer à tout travail constructif permettant de mettre en œuvre les actions nécessaires.

Aujourd'hui nos demandes auprès du gouvernement sont donc :

  • que les formations initiales aux métiers de psychologues, mais aussi psychiatres, éducateurs spécialisés, psychomotriciens, aides médico-psychologiques, travailleurs sociaux et enseignants aient un contenu en psychologie conforme à l’état de la science internationale. Et que soient ainsi appliquées partout les recommandations de bonnes pratiques dans les accompagnements de l'autisme ;
  • que les Recommandations de Bonne Pratique pour les adultes autistes soient fondées en tenant compte de l’état de la science internationale en 2017 et en particulier des recherches concernant les techniques propres à favoriser et permettre le développement des capabilités des adultes autistes, quel que soit leur âge ;
  • que les associations, représentantes légitimes, actives et expertes de la société civile et des personnes autistes, soient de réels partenaires de travail dans l’élaboration du Plan Autisme ;
  • que les personnels de l’Education Nationale fassent de l’inclusion scolaire une réalité
  • que le secteur médico-social soit refondé pour permettre l’inclusion des personnes autistes dans la cité ;

que les tenants d’interventions non validées scientifiquement n’interviennent pas dans la préparation du Plan Autisme 4.

 

 


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A quoi sert le Plan Autisme 4 (partie 2) ?
A quoi sert le Plan Autisme 4 (partie 1) ?

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6 septembre 2017

Pas d'AVS à la rentrée, les parents d'enfants en situation de handicap se mobilisent

article publié sur le Huffington Post

Des familles en situation de détresse qui veulent simplement que ces enfants aient une rentrée normale.

06/09/2017 11:07 CEST | Actualisé il y a 8 heures
AFP
Pas d'AVS à la rentrée, les parents d'enfants en situation de handicap se mobilisent

RENTRÉE - Ils s'appellent Ezio, Alix, Raphaël et ont tous un point commun. Certes, ils sont tous en situation de handicap mais surtout, lundi 4 septembre, jour de la rentrée scolaire, ces écoliers se sont retrouvés sans leur auxiliaire de vie scolaire (AVS). Une aide sans laquelle suivre une scolarité normale est difficile voire impossible.

Face au nombre d'enfants dans cette situation, 250 selon l'association "Collectif citoyen Handicap", plusieurs pages Facebook d'enfants handicapés rassemblant à elles toutes environ 100.000 abonnés, partagent ce mercredi 6 septembre le même message dans l'espoir que quelque chose change.

"Cette année, peut-être davantage que lors des précédentes rentrées, on entend parler de la scolarisation des enfants en situation de handicap. Des chiffres, des sigles... Pour la plupart des gens, c'est assez abstrait. Nous vous proposons de donner de la vie et de la réalité à ces statistiques", écrivent-ils sur les pages de "Louise and co.", "L'EXTRAordinaire Marcel" ou encore "Dans les yeux de Milo", proposant aux parents d'enfants en situation de handicap qui ont fait leur rentrée sans AVS ou privés d'école de partager une photo en décrivant sa situation.

"L'idée? Sensibiliser le grand public en montrant que derrière les chiffres qu'on entend aux infos ou dans les discours politique, il y a des visages, des familles, des vies."

Avant même le lancement de cette initiative, nombreux sont les parents à avoir cherché du soutien ou à s'être mobilisés sur les réseaux sociaux pour partager leurs mésaventures. C'est le cas de Nathalie, maman de Ezio, 6 ans et demi. Ce petit garçon autiste doit faire cette année sa quatrième rentrée en classe de petite/moyenne section. Mais quand il est arrivé à l'école le jour de la rentrée scolaire, aucune auxiliaire n'était là pour lui.

"C'est silence radio"

Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Contactée par Le HuffPost, sa mère explique qu'une seule fois sur les quatre, Ezio a eu une AVS dès le jour de la rentrée. Mais contrairement aux autres années, où elle arrivait à obtenir des informations sur les raisons du retard de l'AVS, cette fois, c'est silence radio. "J'ai contacté le coordinateur des AVS qui n'a rien pu me dire. Je suis quand même allée à l'école lundi. Cinq enfants sont sans AVS. J'ai ensuite tenté de joindre l'enseignant référent à l'inspection académique. Impossible de la joindre. Je me suis déplacée à l'inspection pour la voir, elle m'a dit qu'elle allait trouver une AVS. Depuis, pas de nouvelles", explique-t-elle.

Lorraine, maman d'un petit garçon de 6 ans, Alix, diagnostiqué en 2015 de troubles autistiques et troubles de l'attention, se retrouve dans la même attente. "Deux jours avant la rentrée, j'ai appelé la directrice de l'école qui m'a dit qu'il n'y aurait pas d'AVS", raconte-t-elle auprès du HuffPost. C'est la première fois qu'elle en fait la demande. L'an dernier, alors qu'elle venait tout juste d'avoir le diagnostic de son fils, elle a fait sans. Mais l'année a été "très difficile pour la maîtresse comme pour lui: il se dispersait vite et le travail n'a pas été fait comme il devait l'être".

Après une demande d'AVS et un redoublement en grande section approuvés par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), c'est donc la déconvenue. Pire encore, elle apprend que son fils, à la place, devra aller à l'école à mi-temps en attendant, ce qu'elle refuse. "Il pourrait avoir une scolarité normale, il a simplement besoin d'une AVS pour pouvoir se concentrer", regrette-t-elle.

Même son de cloche, encore, pour Cindy, dont le garçon, Raphaël, 9 ans, vient de faire sa rentrée en CM1. Il a été diagnostiqué fin 2016 du trouble autistique Asperger et a pu bénéficier de l'aide d'une AVS en mai et juin 2017. "C'est cette même AVS qui devait être là pour la rentrée. Le rectorat nous avait certifié qu'elle serait là mais ce n'est pas le cas. Il a quand même fait sa rentrée mais on ne sait pas quand elle arrivera. On recommence notre bataille à zéro", explique-t-elle au HuffPost.

"Comme tous les ans on se fout de nous"

Face à ces situations intenables, plusieurs parents ont décidé de passer à la vitesse supérieure. C'est le cas des organisateurs des pages Facebook mais d'autres initiatives voient le jour. Estelle Ast, qui interpellait le 4 septembre la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel sur Le HuffPost, a lancé un site en forme de recueil de témoignages. Sur celui-ci, on peut lire le même genre de déceptions: "Pas d'AVS aujourd'hui pour ma fille qui rentre en grande section", écrit Celine. "Pas d'AVS pour mon fils autiste qui ne peut pas être scolarisé sans AVS car trop compliqué et pas d'AVS pour ma fille hyperactive qui a besoin d'une aide afin de l'aider à comprendre les consignes", commente un autre internaute.

Estelle Ast sait bien de quoi elle parle. Si cette année elle n'a pas de problème d'AVS -son fils autiste de 12 ans étant pour la première fois en Institut médico-éducatif (IME)- elle a pourtant vécu la même angoisse à de nombreuses rentrées, jusqu'à devoir monter sur une grue en 2014 en signe de protestation. Régulièrement, des mères d'enfants en situation de handicap se perchent sur des grues jusqu'à se faire entendre. "Comme tous les ans on se fout de nous, les parents en ont marre", regrette-t-elle, contactée par Le HuffPost. "Le pire, c''est de faire des fausses promesses", ajoute-t-elle, faisant référence à Emmanuel Macron qui s'était engagé dans son programme de campagne à donner "un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres".

Une pétition a également été lancée sur Change.org par le Collectif Citoyen Handicap. Celle-ci a déjà reçu plus de 16.000 signatures.

En attendant, que faire? Si certains, comme Lorraine, ont au moins la "chance" que leur enfant puisse rester à l'école, d'autres, comme Nathalie, doivent faire avec les moyens du bord. "Il ne peut pas aller à l'école sans AVS, il fuit, il est un danger pour lui-même", raconte-t-elle. "Alors je fais quelques ménages le matin, le reste du temps je m'occupe de lui. L'an dernier, dans la même situation, j'ai perdu des clients. S'il faut monter en haut d'une grue je le ferai. D'habitude on a quelques informations, là c'est le blackout. On doit déjà supporter le handicap au quotidien, là on se sent dénigrés. Je suis fatiguée."

Sophie Cluzel se veut rassurante

Dès la fin du mois d'août, l'Unapei, une association de personnes handicapées et de leurs familles, s'inquiétait pour la rentrée. Elle rappelait dans un communiqué qu'en 2016, "le ministère de l'Education nationale recensait 45.000 contrats aidés d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) ainsi que 25.000 emplois à temps plein d'AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), pour accompagner 122.000 élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire". Trop peu, donc.

Invitée mardi 5 septembre à l'antenne de RMC, Sophie Cluzel a admis "qu'il reste encore quelques difficultés" avant de tenter de rassurer: "Les contrats sont là, les budgets ont été sanctuarisés (...) Donc tout va se régler dans les jours qui viennent", affirme-t-elle.

Mais comme le souligne sur Franceinfo Arnaud De Broca, secrétaire général de la FNATH, pour un enfant handicapé, ces quelques jours de délai, si ce n'est plus, sont importants: "Un enfant handicapé, qui va rentrer dans plusieurs semaines, rate en partie sa rentrée. Il va être stigmatisé encore plus."

6 septembre 2017

Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap

UNE MISSION NATIONALE pour l'accès des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs et le droit de leurs parents à bénéficier de modes d'accueil pour concilier leurs temps de vie familiaux et professionnels.

Mise en place, en juillet dernier, à l’initiative de la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, avec le soutien de la Fondation de France et placée sous le haut patronage de Monsieur Jacques TOUBON, Défenseur des droits, la Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap a pour objectif, d'ici décembre 2018, de dresser un état des lieux des besoins des familles et de l’offre d'accueil et de formuler des propositions concrètes et opérationnelles pour développer l’accès effectif des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs et contribuer, ainsi, à une meilleure conciliation des temps familiaux et professionnels des familles confrontées au handicap de leur enfant.

 

 

5 septembre 2017

Autisme : se former, travailler, s’insérer...

article publié sur le site de la Fondation Orange

L’appel à projet de la Fondation avait, au 1er semestre, l’ambition de faire émerger et de soutenir des projets très concrets d’insertion sociale des personnes avec autisme . De montrer qu’avec une formation et un accompagnement adaptés, un cadre structuré, se former, travailler est réalisable.

Le 6 juin dernier, le comité a choisi de privilégier 18 projets-pilotes innovants qui peuvent être dupliqués.

Insertion professionnelle

insertion par la menuiserie aux Colombages à Paris


Ce volet est très important pour nous. Les expériences telles que l’emploi de personnes avec autisme chez ANDROS, montrent que beaucoup d’entre elles peuvent travailler, même plus efficacement que la moyenne, si l’environnement et l’accompagnement sont adaptés. Les projets sélectionnés prévoient un cursus de formation certifiant ou qualifiant, avec des perspectives d’emploi concrètes. Il s’agit de projets intégrant un réseau (CRA, associations, employeurs potentiels, familles…) où les bénéficiaires sont impliqués et décident de leur parcours.
Par exemple dans la région nord, le projet s’articule en plusieurs étapes :

  • informer et sélectionner les bénéficiaires en fonction de leurs envies, leurs compétences.
  • adapter la formation, sensibiliser les formateurs et accompagner les stagiaires en lien avec leur environnement.
  • sensibiliser les entreprises et les personnes ressources accueillantes en cas d’emploi, aménager l’espace travail ….

le comité a aussi tenu à soutenir des projets de formation et d’insertion en milieu protégé car l’important est que l’environnement soit le plus adapté.

Habitat partagé

insertion par la menuiserie aux Colombages à Paris


Nos soutiens vont porter sur l’équipement de projets expérimentaux d’habitats partagés et le financement d’une étude de faisabilité d’un projet d’habitat inclusif, c’est-à-dire dans un milieu « ordinaire ». Dans ce domaine encore balbutiant, la Fondation Orange veut permettre des expérimentations qui pourront définir des bonnes pratiques dans ce type d’habitat.
Le travail sur le budget, l’équipement et le partage d’expérience seront essentiels pour réaliser le meilleur équilibre entre autonomie, mixité sociale et accompagnement des résidents.
Un projet va permettre aux personnes avec autisme de disposer d’un « chez soi » en proposant des logements adaptés dans une structure à taille humaine. L’habitat est spécifique, adaptable et adapté, avec une offre de services et d’accompagnement à la vie quotidienne, au domicile ou en dehors : accès aux activités de jour, accès aux soins, accès aux loisirs, à la culture et plus généralement à la citoyenneté.

5 septembre 2017

Vidéo -> intervention de Sophie Cluzel ce matin sur RMC

Deux annonces de Sophie Cluzel secrétaire d'Etat aux Personnes Handicapées ce matin :
les familles sans AVS seront prises en charge "dans les jours qui viennent"
l'AAH, aujourd'hui à 810 euros, va être augmentée et passera "au moins à 900 euros"

5 septembre 2017

Vidéo -> Emmanuel MACRON : message pour la rentrée des classes

 

4 septembre 2017

Congrès Autisme France 2017 - samedi 9 décembre 2017 - Palais des Congrès de Paris

information publié sur le site d'Autisme France

Palais des Congrès de Paris
Amphithéâtre Bleu (800 places)


Samedi 9 décembre 2017

 

Une société Inclusive,

C'est aussi pour les personnes avec autisme 

 

 

Le plan autisme 4 devrait mettre en avant l’école et la société inclusives pour les personnes autistes.

A l’heure où le commissaire européen aux Droits de l’Homme pointe les retards dans la désinstitutionnalisation des personnes handicapées, il serait souhaitable que la France donne l’exemple pour une fois.

Aussi avons-nous privilégié des expériences de scolarisation et de logement ou travail en milieu ordinaire qui sont des réussites à généraliser.

Nous avons souhaité aussi donner un éclairage scientifique à notre congrès avec un point sur les recherches en génétique et deux interventions sur les particularités motrices des personnes autistes, qu’il convient de traduire en activités physiques et sportives adaptées.

Les recommandations pour les adultes sont en cours de finalisation : une difficulté récurrente c’est l’identification des comportements-problèmes et surtout de la prévention à mettre en œuvre, surtout pour les troubles somatiques, rarement identifiés et soignés.

Merci aux deux personnes Asperger qui nous apporteront leur éclairage spécifique sur cette partie de la population autiste, pas mieux traitée que les autres.

 

 

 

► Programme détaillé du Congrès

 

 

 

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Roissy - Charles de Gaulle :

Navette Air France (toutes les 20 minutes), jusqu’à l’arrêt Porte Maillot.

4 septembre 2017

Rentrée 2017 : avec ou sans AVS ?

 

 

4 septembre 2017

Travail et handicap : des soigneurs autistes au zoo de Pont-Scorff

article publié sur France info

Au zoo de Pont-Scorff dans le Morbihan, les personnels soigneurs sont autistes. Des travailleurs handicapés qui ont retrouvé le chemin de l'insertion grâce à cette initiative.


Autisme : zoo et thérapie

FRANCE 2
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France 2France Télévisions

Mis à jour le 02/09/2017 | 21:51
publié le 02/09/2017 | 21:45

Dans le Morbihan, le zoo de Pont-Scorff emploie des travailleurs handicapés comme personnels soigneurs. "J'ai été diagnostiqué autiste Asperger. Les médecins disaient à l'époque : 'Il n'y arrivera jamais. Il n'aura pas de diplôme.' Je me sentais mal à l'aise, j'étais vraiment mal perçu. Aujourd'hui je me sens de mieux en mieux", confie Nicolas, un des travailleurs handicapés du zoo.

"Un partenariat exceptionnel"

Ils sont douze travailleurs handicapés à travailler ici comme aides-soignants et à toucher l'équivalent d'un SMIC. Cette expérience inédite était voulue par le fondateur du zoo. "C'est un partenariat exceptionnel. On doit être le seul parc en France, je crois, à faire ce genre de prestation. Communiquer comme ça avec le public : tout est gagné", explique Véronique Thomas, la directrice du zoo de Pont-Scorff. Depuis sa création, 150 travailleurs handicapés sont passés par ce parc.

4 septembre 2017

Rentrée 2017 : annonces de Blanquer en matière de handicap

article publié sur handicap.fr

Résumé : Première conférence de presse de la rentrée pour Jean-Michel Blanquer. Parmi 81 pages d'annonces, il détaille celles concernant les élèves en situation de handicap. Accompagnement humain, unité d'inclusion, 4e plan autisme, numérique... Détails.

Par , le 29-08-2017

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, présente, le 29 août 2017, la première rentrée scolaire du quinquennat Macron. Il y détaille les principaux changements attendus pour les 12,8 millions d'élèves. Parmi eux, à la rentrée 2016, 300 815 élèves en situation de handicap étaient scolarisés dans les écoles et établissements publics et privés relevant du ministère de l'Éducation nationale : 172 145 dans le premier degré et 128 670 dans le second. Des effectifs en hausse de plus de 7,5 % par rapport à la rentrée 2015 où l'on comptait 279 000 élèves en situation de handicap. Dans son programme de 81 pages, trois sont consacrées plus spécifiquement à ce public. Quelles sont les annonces dédiées ?

Le développement de l'information aux familles

L'information des familles est renforcée afin de simplifier leurs démarches et de favoriser une prise en charge adaptée de leurs enfants. Le site du ministère (en lien ci-dessous) et le numéro Aide handicap école (0 810 55 55 00) guident les familles :
• pour inscrire des enfants dans l'école ou l'établissement de secteur,
• pour définir, avec la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), le scénario de scolarisation le mieux adapté à la situation de l'enfant,
• pour mettre en place le projet personnalisé de scolarisation (PPS). Il détermine si la scolarisation est individuelle ou collective, en milieu ordinaire ou en établissement médicosocial, si elle nécessite des aménagements ou des matériels particuliers et si elle requiert l'accompagnement d'un auxiliaire de vie scolaire. Les familles sont associées ainsi que le professeur référent.

Renforcement de l'accompagnement humain

Les personnels chargés de l'aide humaine auprès des élèves en situation de handicap ont pour mission de favoriser l'autonomie de l'élève, qu'ils interviennent au titre de l'aide humaine individuelle, de l'aide humaine mutualisée ou de l'accompagnement collectif. Deux catégories de personnels remplissent cette mission d'accompagnement des élèves en situation de handicap :
• les AESH, personnels sous contrat de droit public, recrutés sur critères de qualification professionnelle (ou par transformation d'un contrat unique d'insertion sur critères d'ancienneté),
• les agents engagés par contrat unique d'insertion-contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE), sous contrat de droit privé régi par le Code du travail.

À la rentrée, non seulement les CUI-CAE destinés au soutien des enfants en situation de handicap sont maintenus, mais une partie non négligeable est transformée en AESH afin de pérenniser ces emplois. Les AESH peuvent également s'engager dans une démarche de validation des acquis de l'expérience (VAE) débouchant sur le diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social, créé par le décret du 29 janvier 2016. À la rentrée 2016, le nombre total d'accompagnants était de 53 394 ETP (équivalent temps plein). À la rentrée 2017, il est de 61 462 ETP. 8 068 emplois sont donc créés.

Augmenter le nombre de structures d'accueil

Les unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis) sont implantées dans les écoles, collèges et lycées et permettent la scolarisation d'un petit groupe d'élèves. Le nombre de dispositifs Ulis est de 8 354 à la rentrée 2016 (4 784 Ulis école, 2 903 Ulis collège et 667 Ulis lycée). 96 108 élèves en bénéficient. Plus de 100 000 enfants, adolescents ou jeunes adultes restent éloignés de l'école en raison de la maladie ou du handicap. Ils sont scolarisés dans des unités d'enseignement (UE) au sein des établissements spécialisés. Afin de faciliter leur scolarisation, les établissements scolaires accueillent de plus en plus d'unités d'enseignement rattachées aux établissements médicosociaux.

4e plan autisme

Avec le 4e plan autisme lancé par le Président de la République le 6 juillet 2017, l'accueil des élèves avec troubles du spectre autistique (TSA) constitue, selon le gouvernement, "une priorité". Le 3e plan autisme (2013-2017) a permis la création de 112 UE (unité d'enseignement) en classes maternelles, scolarisant en moyenne sept élèves à temps plein, pour améliorer leur inclusion scolaire dès la petite enfance. Cette scolarisation s'appuie sur le déploiement d'interventions précoces, personnalisées et coordonnées telles que recommandées par la Haute autorité de santé (HAS). Dans le cadre du 4e plan autisme, un groupe de travail portera spécifiquement sur l'axe scolarisation, de la maternelle à l'université, en concertation avec les familles, les associations et les collectivités territoriales.

Former les enseignants

La formation professionnelle des enseignants spécialisés, chargés d'éduquer et d'accompagner les élèves avec des troubles du comportement ou handicaps, a été rénovée en 2017. Les dispositions de la circulaire du 14 février 2017 relative à la formation professionnelle spécialisée et au certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive (Cappei) entrent en vigueur à la rentrée scolaire 2017. Elles précisent les modalités d'application et les contenus pédagogiques des modules de formation. Cette nouvelle formation s'adresse désormais aux professeurs du premier comme du second degré.

Le numérique au service d'une école inclusive

Les outils numériques proposent des réponses personnalisées et efficaces aux besoins éducatifs particuliers des élèves en situation de handicap, leur permettant de suivre une scolarité la plus proche possible de celles des autres élèves. Le ministère de l'Éducation nationale soutient, en étroite concertation avec le secrétariat d'État chargé des Personnes handicapées, le développement de nombreuses ressources numériques adaptées, accessibles aux élèves à besoins spécifiques et couvrant les différents champs du handicap. Des expérimentations sont en cours :
• ClisTab2 étudie l'intérêt du numérique pour les élèves porteurs d'autisme,
• le cartable connecté s'attache à faciliter le suivi de la scolarisation des élèves hospitalisés,
• OrDYSlexie vise à améliorer le quotidien des élèves porteurs de DYS (dyslexie, dyscalculie, dysgraphie, dysorthographie, trouble des habilités manuelles, dysphasie, dysgnosie, etc.) en les rendant plus autonomes,
• Par ailleurs, de nombreux parcours de formation à distance existant sur le site M@gistère2 (en lien ci-dessous) permettent de former des enseignants non spécialisés à l'accueil de ces élèves dans leurs classes.

Prendre en charge la souffrance psychique des élèves

L'organisation de la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans sera expérimentée, à compter de janvier 2018, dans trois régions académiques : Grand Est, Île-de-France et Pays de la Loire. Au cours de l'année scolaire, le guide Une École bienveillante pour tous sera diffusé afin d'accompagner les équipes éducatives des écoles, collèges et lycées à repérer et orienter les élèves en situation de souffrance psychique. Ce guide, élaboré conjointement avec le ministère des Solidarités et de la Santé et la Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et des disciplines associées, a pour objectif d'aider à mieux connaître et repérer les signes de mal-être des élèves, à agir de manière concertée pour établir un environnement serein pour la réussite scolaire de chacun.

Solutions en cas de longues maladies

L'accueil et l'accompagnement des élèves atteints de maladies longues évitent des ruptures de scolarité. Dans ce cadre, plusieurs types d'aménagement sont mis en place :
• l'enseignement à l'hôpital dans le cadre d'une unité d'enseignement ou l'enseignement à domicile,
• le recours au Sapad (Service d'assistance pédagogique à domicile) ou au Cned (Centre national d'enseignement à distance) à temps complet ou en scolarité partagée.
Lorsqu'un élève est temporairement empêché de suivre une scolarité en établissement scolaire pour des raisons de santé, il peut bénéficier d'un service de soutien pédagogique gratuit, même après ses 16 ans.

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

4 septembre 2017

Un caissier handicapé sert une cliente lentement et écrase son pain. Elle écrit à son patron sur Facebook…

article publié sur parfait.cc

Cette histoire s’est passée alors qu’Emma faisait du shopping chez Tesco, une épicerie à Norfolk, en Angleterre. Elle s’apprêtait à quitter le magasin et a remarqué une caisse sans file d’attente. Elle a commencé à décharger son caddie et a placé ses courses sur la bande transporteuse.

L’homme à la caisse a dit bonjour et a commencé à scanner ses articles. Il y avait beaucoup d’articles ! Emma a raconté que le caissier, qui se prénomme Rob, a compté ses sacs plusieurs fois, a écrasé son pain et a également compté sa monnaie à plusieurs reprises. Elle s’est rapidement rendu compte que Rob était autiste.

Elle est rentrée chez elle et a écrit sur la page Facebook officielle de Tesco. Elle a partagé son expérience afin que tout le monde soit au courant, dont le patron de Rob.

Vous pensez probablement qu’elle n’était pas satisfaite du service proposé ?

Pas vraiment. Emma espère que son histoire peut rappeler aux personnes à être patientes et gentilles. Voici ce qu’elle a écrit !

Je veux vous parler de mon expérience dans votre magasin aujourd’hui.

Quand je suis arrivée à la caisse avec mon caddie rempli, il n’y avait aucune file d’attente et j’ai donc tout de suite placé mes articles sur la bande transporteuse.”

Le caissier m’a dit bonjour et a commencé à scanner mes articles alors que j’étais encore en train d’en ajouter d’autres sur la bande.

Je vous laisser imaginer toutes les affaires qui m’attendaient quand j’ai dû tout ranger.”

Quand je lui ai demandé cinq sacs, il les a comptés un par un, puis les a recomptés deux fois de suite avant de me les donner.”

Il ne m’a pas vraiment parlé, il a écrasé mon pain quand il l’a scanné mais j’ai attendu patiemment alors qu’il prenait son temps, surtout quand il essayait de scanner les articles plus inhabituels.”

Au moment de payer, j’avais déjà préparé le compte exacte, j’ai donc compté ma monnaie avec lui, qu’il a évidemment compté deux fois de suite.”

Mais vous savez, chaque instant était parfait.

Je lui ai demandé ce qu’il pensait de son travail et il m’a un peu raconté son expérience chez Tesco et comment ils lui avaient donné une opportunité que beaucoup d’autres n’ont pas eue.”

Voici le fils d’Emma, Ethan, qui a 12 ans et qui est atteint du Syndrome d’Asperger, qui vient du spectre autistique.

Vous voyez, ce garçon est autiste. En tant que maman d’un garçon autiste de 12 ans, le rencontrer m’a fait du bien. Les employeurs comme vous qui offrent réellement des opportunités égales à chacun sont les personnes qui changent notre vie.

Je vous remercie donc à nouveau, Tesco, c’était un plaisir de faire mes courses chez vous aujourd’hui.”

Emma a également expliqué qu’elle est partiellement sourde, et c’est la raison pour laquelle elle aime tant les histoires relatant des handicaps.

Le directeur du magasin a répondu qu’il l’avait embauché car il avait apprécié sa prestation lors de l’entretien. Il est également un membre du personnel assez populaire au sein de cette petite ville.

Emma espère qu’elle aura réussi à montrer aux employeurs que les handicaps ne devraient pas les empêcher d’employer des personnes qui ont des besoins spécifiques. Tout le monde doit avoir la possibilité d’apporter sa contribution ! Partagez cet article si vous êtes d’accord avec nous.

Source : littlethings.com

2 septembre 2017

Sophie Cluzel réitère : l'AAH à 900 euros dès 2018 !

article publié sur handicap.fr

Résumé : L'AAH à 900 euros dès 2018, c'est l'annonce réitérée par Sophie Cluzel. Et pourquoi pas la supression du secrétariat du handicap dans 5 ans ? Déclarations à réécouter en podcast sur Vivre FM.

Par , le 01-09-2017

Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat en charge du handicap, était l'invitée de la matinale de Vivre FM le 1er septembre  2017 (podcast en lien ci-dessous). Après avoir longuement évoqué la rentrée des élèves handicapés (baisse des contrats aidés, recrutement des AVS, désinstitutionnalisation…), elle a été questionnée par Vincent Lochmann sur une attente majeure : l'augmentation de l'AAH (allocation adulte handicapé).

Décision autour du 18 septembre

Quel calendrier ? Quel montant ? Sans rentrer dans les détails, elle réaffirme, comme elle l'avait déjà fait en juin 2017 (article en lien ci-dessous), une « augmentation massive dès 2018 pour atteindre 900 euros ». L'AAH est actuellement de 810,89 euros. Alors qu'il était candidat, Emmanuel Macron avait promis une réévaluation de 100 euros pour l'allocation à taux plein. 90 ? 100 ? « Nous en saurons plus lors du budget 2018. (…) Je ferai une communication lors du prochain comité interministériel du handicap (CIH) qui aura lieu dans la semaine du 18 septembre 2017 », a-t-elle déclaré.

Plus de ministre du handicap ?

Ce CIH se réunira à Matignon. Saluant la prise en compte du handicap de manière transversale par l'ensemble des ministères concernés, Sophie Cluzel a par ailleurs déclaré : « Je veux bien lancer un défi ; peut-être qu'au bout de 5 ans, Emmanuel Macron, pour son deuxième quinquennat, pourra se passer d'un ministre du handicap ». L'objectif affirmé étant que la politique dans ce domaine vienne irriguer l'ensemble des politiques publiques, sans requérir de porte-parole spécifique. Sophie Cluzel confirme que le fait que son secrétariat soit désormais rattaché au Premier ministre et non plus au ministère de la Santé lui offre une « vraie écoute » de la part du Président dans de nombreux domaines (santé, emploi, culture, sport…). De la même façon, les dirigeants du Fiphfp ou de l'Agefiph affirment qu'ils auront rempli leur mission lorsque ces deux fonds dédiés à l'emploi des personnes handicapées auront disparu. Un vœu pieux et légitime qui définit, tout simplement, une société réellement inclusive.
 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

 

2 septembre 2017

Macron fait sa rentrée avec des élèves handicapés

Résumé : Emmanuel Macron se rendra le 4 septembre 2017, jour de la rentrée, à l'école Louis Houpert de Forbach (Moselle), pour se faire présenter deux classes de CP dédoublées et une qui accueille des élèves handicapés.

Par , le 01-09-2017

Le 4 septembre 2017, Emmanuel Macron fait sa rentrée en Moselle, à l'école Louis Houpert de Forbach (Moselle), a annoncé l'Elysée. Il sera accompagné du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer et de la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. Il rendra visite à une classe accueillant des enfants en situation de handicap et leurs accompagnants, avec au programme la projection d'un film et des échanges avec la classe. Confirme-t-il ainsi sa volonté de faire du handicap l'une des priorités de son quinquennat ?

L'école Louis Houpert est classée en zone d'éducation prioritaire renforcée (REP +), un de ces quartiers très défavorisés où le gouvernement a fait dédoubler dès cette année les classes de CP pour limiter les effectifs à une douzaine d'élèves par classe. Cette mesure phare de la rentrée, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, concerne 2 500 classes de CP. Jean-Michel Blanquer a précisé mardi que 86% des classes de CP en REP+ seraient physiquement dédoublées, avec un effectif maximum d'une douzaine d'élèves. Les 14% restants auront deux maîtres par classe. Dans l'école Louis Houpert, le président se fera présenter deux classes de CP dédoublées avec lesquelles il aura des échanges autour d'un exercice de lecture et d'écriture et d'une activité de mathématiques. Le chef de l'Etat achèvera sa visite par un déjeuner à la cantine avec des parents d'élèves et des accompagnants.

Quant à Sophie Cluzel, elle poursuit sa rentrée le lendemain à Paris en se rendant dans quatre établissements scolaires afin de mettre en valeur différents dispositifs inclusifs dont bénéficient les élèves en situation de handicap. Parmi eux, l'accompagnement individuel via un AVS, l'unité d'enseignement maternelle pour enfants autistes et l'unité locale d'inclusion scolaire (ULIS). Elle dit souhaiter ainsi "réaffirmer que le droit à l'éducation pour tous les élèves est un droit fondamental".

 

 

30 août 2017

Ce matin intervention de Sophie Cluzel sur RTL

 

Sophie-Cluzel-RTL-rentree-AVS-660x330

Les contrats aidés "sanctuarisés pour les élèves handicapés", rassure Sophie Cluzel

REPLAY - INVITÉE RTL - La secrétaire d'État chargée des personnes handicapées a estimé que l'emploi de 50.000 accompagnants en contrats aidés n'était pas "satisfaisant".

http://www.rtl.fr

 

28 août 2017

Rentrée scolaire : les "50 000 contrats aidés d'AVS seront sanctuarisés pour l'accompagnement des élèves handicapés"

article publié sur France info

La secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel a expliqué, lundi sur franceinfo, que les emplois d'auxiliaires de vie scolaire seront maintenus tandis que 8 000 nouveaux emplois d'accompagnants des élèves en situation de handicap seront créés.

Dès octobre 2017, le ministre de l\'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a décidé de rouvrir le chantier de l\'accompagnement en milieu scolaire. (Photo d\'illustration)Dès octobre 2017, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a décidé de rouvrir le chantier de l'accompagnement en milieu scolaire. (Photo d'illustration) (GERARD JULIEN / AFP)

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franceinfoRadio France

Mis à jour le 28/08/2017 | 19:52
publié le 28/08/2017 | 19:52

Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, s'est voulue rassurante, lundi 28 août sur franceinfo, en affirmant que les "50 000 contrats aidés [d'auxiliaire de vie scolaire] seront sanctuarisés pour l'accompagnement des élèves handicapés".

Par ailleurs, "8 000 nouveaux emplois d'accompagnants des élèves en situation de handicap [AESH] seront créés pour cette rentrée", a annoncé Sophie Cluzel. Cette création de postes avait déjà été prévue et budgétée par le gouvernement de François Hollande.

Le chantier de l'accompagnement

Dès le mois d'octobre, Sophie Cluzel et le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, ont décidé de rouvrir le chantier de l'accompagnement. Ils souhaitent réfléchir sur ce statut, "car c'est un vrai besoin de pouvoir fluidifier le parcours des élèves handicapés qui sont des enfants avec des besoins d'accompagnement", a expliqué la secrétaire d'état.

Le gouvernement actuel poursuit le plan engagé sous le quinquennat de François Hollande. Il consiste à convertir des emplois d'AVS recrutés en contrats aidés, en accompagnants (AESH) sous contrat de droit public. En revanche, certains contrats aidés comme les aides administratives pour les directeurs d’écoles ne seront pas renouvelés.

27 août 2017

Cartographier l'autisme en schémas pour mieux l'accompagner

 

Cartographier l’autisme en schémas pour mieux l’accompagner :

Dans l'article Autisme Asperger: approche théorique d'un spectre insaisissable, j'appréhendais l'idée du continuum autistique. Cette idée inscrit une continuité dans les troubles de l'autisme des plus légers aux plus sévères. Intronisée dans le Dsm5 elle préfigure l'idée dimensionnelle et non plus catégorielle (c'est à dire des catégories de personnes autistes).

http://aspieconseil.com

 

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