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"Au bonheur d'Elise"
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sport
15 janvier 2018

Un Hugbike pour les jeunes autistes à Rennes

 

Un " Hugbike " pour les jeunes autistes à Rennes

Il y a encore quelque temps, Mathieu, un petit Rennais de 11 ans, autiste non-verbal, n'aurait pas pu participer à la sortie vélo avec sa classe. Trop compliqué à gérer en milieu " ordinaire ", même avec un(e) auxiliaire de vie scolaire à ses côtés.

http://www.linfodurable.fr

 

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15 janvier 2018

Marmande : l’ovale pour thérapie

article publié dans Sud Ouest

Publié le 14/01/2018 à 3h30. Mis à jour à 7h52 par Michel Roussille.

 Marmande : l’ovale pour thérapie Un rassemblement éducatif et convivial pour la rentrée 2018 de Garovalin.

Photo Alain Guilbaud

Garovalin, association pour l’insertion des jeunes autistes et handicapés, a lancé un programme d’initiation au rugby.

C’était hier jour de rentrée 2018 pour la section Handicap mental et Autisme de l’Union Sportive Marmandaise. Une association dénommée Garovalin (Garonne Ovalie Intégration) créée au sein du club en accord avec la Commission Cohésion Sociale et Insertion de la Fédération Française de Rugby dirigée par Laetitia Pachoud, (1) vice -présidente de l’US Lectoure et membre du bureau de la FFR.

« Cette section est la première de l’agglomération Val de Garonne, a rappelé M. Le Mab, qui en est l’un des créateurs. Notre objectif est d’en ouvrir deux autres, au sein du Rugby Club de Sainte-Bazeille et de celui de Virazeil. Notre démarche s’adresse à tous les garçons et filles autistes et handicapés mentaux de 8 à 15 ans. Pour faciliter la mise en route de la section, nous avons fait appel à l’association Solincité qui prend en compte les publics en situation de handicap, d’exclusion ou confrontés à des problématiques de santé, et à Coup de Cœur Autisme, basée à Sainte-Bazeille (association créée pour structurer le lieu d’accueil des enfants autistes et atteints de troubles envahissants du développement). »

De l’individuel au collectif

Le lancement officiel de la section a eu lieu en novembre dernier au stade Georges-Dartiailh. De manière plutôt timide, comme l’a été la journée de reprise, hier… Ce sont cependant une dizaine d’enfants qui sont venus s’astreindre à quelques exercices d’équilibre et de gestuelle plutôt rébarbatifs pour des débutants. En toute bonne humeur et avec l’évident désir de progresser, de « faire mieux » à chaque fois, sous les conseils d’Adrien Bordes et Matthias Cardoit, éducateurs spécialisés à Solincité.

« Cette démarche permet aux enfants d’avoir une activité ciblée sur l’extérieur. Car, c’est un constat, les jeunes porteurs de handicap n’ont rien à leur disposition sur le grand Marmandais », précise Adrien Bordes. « L’action à pour but de les intégrer dans un cadre sportif avec des règles de vie et de partage, et aspire à apaiser en eux les troubles de la personnalité dont ils peuvent être atteints. Elle les invite et les initie même à aller d’une démarche individuelle vers un comportement plus collectif. »

Parents bienvenus

Le but de Garovalin est aussi de permettre aux parents de se rapprocher et de partager, voire même de s’intégrer ou s’investir dans la démarche. De casser un éventuel isolement.

« Il serait souhaitable qu’au fur et à mesure de l’évolution de la structure, ils viennent plus nombreux pour s’impliquer, souligne Adrien Bordes. Cet investissement familial renforcerait l’encadrement et serait de nature à accélérer la sociabilisation des jeunes malades. Et, cela a déjà été prouvé, le simple fait de passer le ballon à « l’autre », geste de base de l’altruisme et de la pratique du rugby est un vecteur dans ce domaine… »

Avec les beaux jours qui ne tarderont sûrement pas à revenir, le groupe des participants devrait s’épaissir, pour le bonheur de tous.

(1) Laetitia Pachoud avait dû se décommander pour la rentrée, en raison des obsèques de l’ex-arrière montois Jean-Marc Mazzonett, dont elle était parente.

13 janvier 2018

Journée bien remplie pour Elise : Gymnastique adaptée et cinéma

Nous avons commencé par une reconnaissance des lieux pour la gymnastique à Sucy-en-Brie, nouvelle activité pour Elise ... Petit tour des commerces et passage au marché ... top niveau d'après ce que nous avons vu ... il faut bien patienter utilement ... je me suis contenté d'accompagner.

Puis retrouvailles avec David et sa maman Françoise Oudot ... et Lisou a pris ses marques rapidement sous la direction de Séverine avec naturellement quelques approximations de la part d'Elise ... Mais on lui pardonne ...

Merci Séverine de cet accueil ! Elise aime visiblement cette activité de prime abord ...

L'après-midi : paddington 2 à Fontenay-sous-Bois avec l'association Envol Loisirs. Merci à Marie-Françoise LIPP & tous les bénévoles ...
(Petite décompensation pour Lisou à la fin de la séance ... la fatigue sans doute d'une journée bien remplie ... Oui Elise est bien autiste elle nous donne quelques signes de temps à autre ... Après le repas du soir elle a demandé à dormir visiblement fatiguée ...)

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8 janvier 2018

Elise a reçu les voeux de l'association Trott'Autrement !

Association Trott'Autrement

 

 
 
 
 
10 décembre 2017

Elise & Kalina au top cet après-midi au centre équestre municipal de Neuilly-sur-Marne

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P1030976Une très belle séance d'équitation adaptée pour Elise avec comme partenaire Kalina. A Neuilly-sur-Marne avec l'association Trott'Autrement.

Kalina est très vive et sympa ... Je ne dirai rien du talent de Virginie Govoroff-Regnault qui dirige la séance ... tant il est évident.

 

 

 

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9 décembre 2017

Les effets du sport sur le cerveau

article publié dans Cerveau & Psycho

Bouger, c'est bon pour la santé. Mais pas seulement pour celle du corps ! Notre cerveau en profite grandement. Au point que l'activité physique a des effets protecteurs, voire thérapeutiques, vis-à-vis de certaines pathologies mentales. 

Texte : Ulrich Pontes / Illustrations : Martin Müller

P. Smith et al., Aerobic exercise and neurocognitive performance : A meta-analytic review of randomized controlled trials, Psychosomatic Medicine, vol. 72, pp. 239-252, 2010. A. G. Thomas et al., The effects of aerobic activity on brain structure. Frontie


effet s^prt cerveai

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2 pages - 341.1 Ko
4 décembre 2017

Une formation Sport et Autisme à Yerville

Publié 03/12/2017 21:22
Mise à jour 03/12/2017 21:22

Yerville. Six participants sont venus au CRJS se former ou se perfectionner à l’accueil du public atteint de trouble du spectre de l’autisme.

Après le forum Sport et Autisme organisé en septembre, le centre régional jeunesse et sport de Yerville vient d’accueillir une formation spécifique sur le thème « Sport et Autisme » durant quatre jours.

Depuis mars dernier, le CRJS est devenu organisme de formation. « C’est la deuxième formation que nous proposons. La première avait été organisée en direction des intervenants d’établissement spécialisés, présente la directrice Christelle Mol. Celle-ci était destinée aux entraîneurs, éducateurs, bénévoles et intervenants dans les associations sportives, sous la houlette de Laëtitia Aurousseau, formatrice d’Eclair Formation. »

Plusieurs disciplines

Six participants sont venus se former ou se perfectionner à l’accueil du public atteint de trouble du spectre de l’autisme dans différentes disciplines : lutte, base-ball, tennis, handball, basket-ball et badminton. Différentes associations étaient représentées : la Ligue de Normandie de badminton, le tennis club d’Ymare, la section lutte de l’ASPTT Rouen, le Rouen Base-ball club, le Saint-Nicolas-d’Aliermont handball club et l’amicale laïque Montivilliers basket-ball. Parmi les participants, on retrouvait Patrick Bizet, l’entraîneur de handball de Saint-Nicolas-d’Aliermont, déjà présent lors du forum Sport et Autisme et qui prend en charge le jeune Yervillais Baptiste Procquez.

« Cette formation va m’apporter beaucoup sur mes séances de handball car je vais mieux comprendre ces jeunes. Je vais apprendre aussi à mieux les observer pour pouvoir améliorer leur façon de jouer au handball, et je vais même observer leur quotidien ailleurs que dans mon gymnase, se réjouit Patrick Bizet, très investi au sein de son club. Je pensais que discuter avec un enfant autiste qui ne me regarde pas mais qui reçoit le ballon était suffisant, sauf que non. Il faut vraiment l’interpeller afin qu’il nous regarde. J’ai appris beaucoup de choses très intéressantes. Cela permet de nous remettre en question sur notre façon de faire, d’apprendre des astuces pour améliorer nos séances. Je vais d’ailleurs changer ma méthode de travail. »

30 novembre 2017

FFSA Les Bleus Champions du monde de basketball INAS !

Fédération Française du Sport Adapté - FFSA a partagé la publication de MM Handicap.

Les Bleus Champions du monde de basketball INAS !

Les championnats du monde de basketball sport adapté (INAS) se sont déroulés du 20 au 26 novembre 2017 à Loano en Italie.
L'équipe masculine française a décroché son premier titre de champions du monde face au Portugal !
Un titre obtenu après 10 ans d’attente et qui semblait incertain au démarrage de la compétition.
L'équipe féminine n'a pas démérité puisqu'elle termine 3ème de la compétition, s’inclinant face aux deux équipes australiennes.
Des résultats de bon augure pour les prochaines échéances.

Bravo les Bleus !

24 novembre 2017

Marseille : une section vélo pour enfants autistes

article publié sur France 3

Eddy Lembo, le manager sportif de l'Olympique Marseille Cyclisme encadre Hugo, 15 ans, sur le vélodrome des Olives. Pour financer cette activité, le club a lancé une opération de crowdfunding. / © France 3 Eddy Lembo, le manager sportif de l'Olympique Marseille Cyclisme encadre Hugo, 15 ans, sur le vélodrome des Olives. Pour financer cette activité, le club a lancé une opération de crowdfunding. / © France 3

Par Gilles GuérinPublié le 23/11/2017 à 12:37

Le club "Olympique Marseille Cyclisme" vient de lancer une section pour apprendre aux enfants autistes à faire du vélo. Au delà de l'activité sportive, il s'agit de faire travailler l'équilibre et la motricité des enfants. Cette initiative, rare en France, vient combler un vide criant en matière d'activité sportives pour les enfants souffrant d'autisme. 
Le club propose ses activités sur le vélodrome des Olives à Marseille. Un équipement sportif qui ne reçoit plus aucune compétition depuis bien longtemps. En attendant un éventuel projet de rénovation, la mairie l'a mis à la disposition de l'Olympique Marseille Cycliste et sa toute nouvelle section qui propose cette activité aux enfants souffrant d'autisme. 
Pour financer l'activité, acheter des vélos spécialement équipés, l'Olympique Marseille Cyclisme lance une opération de crowdfunding.  Aujourd'hui, 15 enfants peuvent faire du vélo, mais il y en a une cinquantaine sur liste d'attente.


Une section vélo pour enfants autistes

Une section vélo pour enfants autistes
Le club "Olympique Marseille Cyclisme" vient de lancer une section pour apprendre aux enfants autistes à faire du vélo. Au delà de l'activité sportive, il s'agit de faire travailler l'équilibre et la motricité des enfants, et surtout combler un vide criant en matière d'activité sportives pour les enfants souffrants d'autisme. Reportage de Malik Karouche et Gilles Guerin. En interview : Eddy Lembo, Manager sportif de l'Olympique Marseille Cyclisme, Natacha Didier, mamn de Hugo, 15 ans, atteint d'autisme et Wendy Coupé, responsable de l'Olympique Marseille Cyclisme

23 novembre 2017

Handicap : Il faut financer moins de murs et plus l'accueil, estime la secrétaire d'État Sophie Cluzel

article publié dans La Montagne

Il faut financer moins de murs et plus l'accueil, estime la secrétaire d'État Sophie Cluzel
Sophie Cluzel,  secrétaire d’État auprès du premier ministre, chargée des Personnes handicapées (Paris Novembre, 2017. / AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN) © STEPHANE DE SAKUTIN

Décloisonner les moyens accordés à l’accompagnement du handicap, mais former à l’accueil pour donner plus de fluidité aux parcours individuels : c’est le projet que la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel vient partager à Clermont-Ferrand.

Elle est attendue ce mercredi, en ouverture du congrès national de la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés non lucratifs (Fehap) qui verra passer trois autres ministres (1).

La Montagne. Le président Macron avait fait campagne sur le thème du handicap. Aujourd’hui, c’est la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées qui vient ouvrir un congrès auquel sont attendues les ministres de la Santé, des Sports et de l’Enseignement supérieur. Quel est le message ?

Sophie Cluzel. Ma venue s’inscrit sur un projet sport-santé qui correspond exactement à la feuille de route de ce gouvernement. La Fehap est un des acteurs majeurs de l’offre sociale et médico-sociale avec un grand nombre d’établissements impliqués dans le parcours de vie de la personne handicapée.

C’est un partenaire indispensable. Ce colloque participe d’une société inclusive qui porte le message auquel je tiens: tout enfant handicapé, comme tout adulte handicapé, est un enfant ou un adulte avant tout, faisant partie de la cité avec son droit à l’éducation, au sport, à la musique…

" Mon objectif, c’est que les personnes handicapées, où qu’elles soient, aient accès au droit commun."

Les associations estiment qu’il reste environ 20.000 enfants handicapés non scolarisés en France : y a-t-il des territoires qui réussissent mieux que d’autres sur l'école inclusive ?

S.C. Historiquement, l’Auvergne est un territoire qui sait travailler avec différents acteurs sur le handicap. L'Agence régionale de santé (ARS) et l’Éducation nationale, notamment, ont depuis longtemps travaillé sur des conventions d’objectifs qui permettent d’accompagner les enfants hors des établissements médico-sociaux… C’est cette démarche, innovante, très participative et partenariale qu’il m’intéresse de mettre en lumière.

Les objectifs sont très variables d’une région à l’autre, mais ici, nous avons un vrai partenariat pour l’accompagnement vers le milieu ordinaire. En application de ma feuille de route, je trouvais intéressant de venir sur ce territoire innovant.

La mise en application du décret de mars 2017 (permettant aux médecins à prescrire une activité physique) ne devrait-elle pas porter une attention particulière aux personnes handicapées sachant que : 1. l’accès aux soins leur est souvent plus difficile et, 2. l’accès aux activités physiques l‘est encore plus ?

S.C. Mon objectif, c’est que les personnes handicapées, où qu’elles soient, aient accès au droit commun.

Nous avons des fédérations sportives qui se sont spécialisées dans l’approche d’un handicap et qui peuvent venir en appui - ou ressource - des sports de droit commun. Elles vont irriguer la politique de formation des personnels pour un meilleur accueil en milieu ordinaire.

Toutes les actions en région Auvergne-Rhône-Alpes (AGEFIPH)

L’accueil de certains handicaps, notamment quand ils impliquent des troubles cognitifs ou du comportement, reste néanmoins très difficile à faire avancer…

S.C. Ce qui m’anime, c’est vraiment mettre en lumière tout ce qui se passe pour que l’on développe l’accès au sport de droit commun.

Et c’est aussi ce qui anime les ministres des Sports et de la Santé qui participent à ce congrès. On est tous sur la même longueur d’onde : ce que l’on veut, ce n’est pas développer des structures spécifiques, mais développer dans la pratique de droit commun l’accès au sport, à l’éducation, à la culture.

"[...] Décloisonner les financements pour permettre une fluidité des parcours."

Comment y parvient-on ?

S.C. Il faut déjà lever l’autocensure que les personnes elles-mêmes s’appliquent, par exemple en n’allant pas dans les structures de droit commun ou en se disant que ce ne sera pas possible…

Nous avons ce message à faire passer : “vous avez le droit de faire du sport et nous sommes là pour vous aider quand il y a des adaptations à faire, ou quand il s’agit de former à la différence”…

Il y a des dispositifs d’appui. Par exemple le Dispositif d’accompagnement du handicap vers les loisirs intégrés et réguliers (Dahlir) que je vais rencontrer à Clermont. On a besoin de ces maillons qui viennent en appui… Des réseaux comme cela, il en existebeaucoup.

Sur l’Auvergne, la Direction de la cohésion sociale est venue en appui des associations qui avaient envie de développer ces dispositifs, et c’est ça le changement de parti pris…

Cessons de faire des dispositifs à part et mettons ceux qui existent au service de l’accueil du handicap en milieu ordinaire !

Quatre choses à savoir sur l'emploi et le handicap dans le Puy-de-Dôme (08/11/2017)

Mais quels moyens humains et financiers en face ?

S.C. La politique handicap est assez importante, aujourd’hui, en termes financiers en France. Par contre, elle n’est pas assez suffisamment efficiente… Donc ce qui est de notre ressort et de notre responsabilité, c’est de décloisonner les financements pour permettre une fluidité des parcours. Aujourd’hui, il faut que l’on aide les professionnels des établissements médico-sociaux à sortir de leurs établissements pour accompagner le choix de vie de la personne…

L’objectif de ma mission, ce n’est pas « plus de moyens », c’est des « moyens positionnés différemment », avec un déplacement du centre de gravité… C’est donner des instructions aux Agences régionales de développement pour ne plus autoriser un Sessad (2) qui ne soit pas bâti au sein des groupes scolaires, pour que des Esat (3) ne soient plus autorisés s’ils ne sont pas accolés à une entreprise…

C’est certainement, aussi, faire monter en qualification certaines professions… Mais c’est, surtout, décloisonner totalement les financements.

A moyens égaux, nous allons donc faire mieux : alors que l’individualisation des projets va démultiplier les demandes d’accueil ?

S.C. Oui, tout à fait ! Parce que l’on travaille à développer l’autonomie de la personne. Donc on travaille à la formation de personnes ressources, “d’autonomiseurs”…

Il faut faire tomber cette fausse représentation d’une personne qui parce qu’elle est handicapée aurait besoin en permanence qu’on lui tienne la main. Ce qu’elle souhaite, c’est d’être accueillie correctement, d’avoir des adaptations (techniques, technologiques…) C’est ça l’accessibilité universelle vers laquelle on travaille.

Il faut faire tomber cette fausse représentation d’une personne qui parce qu’elle est handicapée aurait besoin en permanence qu’on lui tienne la main.

Des pistes ?

S.C. Arrêter de financer, par exemple, des murs qui coûtent très cher, et financer des services d’accompagnement. C’est pour ça que, lorsque l’on a des initiatives très intéressantes - comme celles que la Fehap peut montrer, comme celle que l’ARS et le Rectorat ont mis en place - cela permet de faire la preuve par l’exemple.

Anne Bourges
anne.bourges@centrefrance.com

 (1) La Fehap attend, jeudi 23 novembre : Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé (à la pharmacie du Parc de Pont-du-Château à 8h30, puis en clôture du congrès de 11h45 à 13 heures), Laura Flessel, ministre des Sport (au Centre départemental multisports et handisports de Pont-du-Château, puis au congrès, et enfin à l’antenne Staps de l’université de Clermont-Auvergne), Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (en clôture du congrès puis au Staps).

(2) Service d’éducation spéciale et de soins à domicile.

(3) Établissements et services d’aide par le travail.

23 novembre 2017

Les bienfaits de l’équithérapie aux TSA

article publié sur Charlesbourgexpress

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Après l’équitation, place à l’audiovisuel et aux échecs.

©Photo gracieuseté

Cinq enseignantes et éducateurs spécialisés de l’école de la Fourmilière ont mis en place un projet d’équithérapie pour 31 élèves atteints de troubles du spectre de l'autisme (TSA).

Pendant huit semaines, les jeunes âgés de 6 à 12 ans ont appris les rudiments de l’équithérapie, un soin psychique basé sur la présence d'un cheval qui agit à titre de « médiateur thérapeutique ».

À long terme, ce projet va ouvrir leurs horizons pour de futurs emplois.

Isabelle Lemay, enseignante. 

L’enseignante Isabelle Maltais est l’initiatrice du projet. Après avoir pris connaissance que cette méthode était utilisée à l’école Beausoleil pour les élèves atteints de trouble du langage, elle a réuni sa sœur Emmanuelle et ses collègues Isabelle Lemay, Julie Allard ainsi que Gabrielle Pelletier.

Mme Pelletier enseigne maintenant à l’école Marie-Renouard. Elle en a profité pour implanter le projet là-bas.

«Ce n’est pas toujours facile pour nos élèves d’ouvrir leurs horizons, alors nous voulions leur faire vivre des activités différentes», explique Isabelle Maltais.

 

«Ils ne font pas juste monter sur un cheval. Notre projet va au-delà de cela. Ils apprennent rapidement à prendre soin de l’animal», enchaîne Julie Allard.

Confiance

Parole de Pierre-André Marceau, éducateur spécialisé, les bienfaits de l’équithérapie se font déjà sentir chez les élèves. Il n’hésite pas à parler d’un impact «impressionnant».

Un mot qui est souvent revenu à l’ordre du jour : confiance. Au départ, certains jeunes refusaient catégoriquement de s’approcher du cheval. Maintenant, ils attendent impatiemment leur prochaine visite au centre équestre.

«Ce gain de confiance commence déjà à se refléter en classe. On leur dit: ‘‘Si t’as été capable de monter à cheval, tu es capable de faire tes mathématiques’’», raconte Isabelle Maltais.

«Il y a de très gros projets chez plusieurs élèves», poursuit Isabelle Lemay, bien fière des réussites du clan.

Plus tard au cours de l’année scolaire, le volet sportif laissera place à l’électronique. Les jeunes se familiariseront avec l’audiovisuel, en suivant notamment une formation, 3D et apprendront à manier un appareil photo. Finalement, ils joueront aux échecs, une activité reconnue pour avoir des bienfaits sur les facultés intellectuelles des enfants.

12 novembre 2017

Autisme et Education Physique Adaptée - Téo Foucher

6 novembre 2017

Sophie Cluzel. «Le handicap est l'affaire de tous»

Publié le 06 novembre 2017 à 00h00
Modifié le 06 novembre 2017 à 04h54
« Il faut changer le quotidien des personnes handicapées et c'est l'affaire de tous », souligne la secrétaire d'État.
« Il faut changer le quotidien des personnes handicapées et c'est l'affaire de tous », souligne la secrétaire d'État.

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, est en déplacement ce lundi à Lorient. Dans une interview accordée au Télégramme, elle détaille ses ambitions : faciliter le maintien à domicile et l'employabilité, en valorisant les initiatives locales les plus pertinentes.


Le gouvernement place la politique en faveur des personnes handicapées parmi ses priorités. En quoi votre manière d'envisager votre action diffère-t-elle de celle de vos prédécesseurs ?

Le levier majeur qui traduit l'ambition affichée, c'est mon rattachement au Premier ministre et pas au ministère de la Santé, comme c'était précédemment le cas, avec le risque de réduire le prisme. Il faut changer le quotidien des personnes handicapées et c'est l'affaire de tous, de la santé comme du logement, de l'emploi, de l'éducation, du sport, de la culture, etc.

Vous serez aujourd'hui à Lorient pour le lancement de la chaire Maintien@domicile, portée par l'Université de Bretagne Sud. Pourquoi votre intérêt pour cette initiative ?

Elle va nous permettre de prolonger la réflexion et l'expérimentation sur un sujet essentiel à mes yeux : répondre à l'attente des personnes handicapées qui demandent à être maintenues à domicile. Comment ? Avec la domotique et les nouvelles technologies, pour adapter leurs logements à la perte de mobilité et d'autonomie qui évolue avec l'âge. La méthodologie de ce projet de recherche est aussi pertinente en ce qu'il va disposer de deux appartements laboratoires et en ce qu'il est issu d'un partenariat public-privé. Ma conviction est qu'il faut essaimer les bonnes pratiques, en partant des besoins de la personne et en faisant évoluer les outils. Nous ne voulons plus devoir dire à la personne : vous n'avez plus le choix, vous devez aller dans un établissement spécialisé, isolé de tout. C'est en cela que notre politique est différente.

Vous visiterez également le Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle de Kerpape, à Ploemeur (56). En quoi est-il exemplaire ?

C'est une plate-forme évolutive selon les besoins de rééducation, afin que les personnes puissent retrouver leur domicile. Ces deux exemples sont en lien direct avec notre démarche. C'est une société inclusive que nous appelons de nos voeux. C'est donc l'environnement que nous devons travailler pour qu'il s'adapte à la personne. Pour cela, nos efforts doivent aussi porter sur le travail et sur l'employabilité des personnes handicapées dans les entreprises classiques. Réfléchir au vivre ensemble, avec les personnes handicapées, au coeur de la cité. C'est la volonté du président de la République et du Premier ministre et c'est l'affaire de tous. Le 13 novembre marquera le début de la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées. Et le 30 novembre, ce sera la journée nationale de l'habitat inclusif. J'ai demandé aux Agences régionales de santé qu'elles repèrent les initiatives intéressantes à cet égard. Des crédits ont été mobilisés à leur intention, parce que nous préférons financer les services plutôt que les murs. Nous voulons changer de modèle. C'est en désinstitutionnalisant le handicap que nous renforcerons l'efficience des politiques publiques.


24 octobre 2017

Tennis de table : l'équipe de France est championne du Monde !

16 octobre 2017

De (trop rares) clubs sportifs normands encadrent les jeunes autistes

article publié sur France 3 Normandie

La gymnastique est une des disciplines les plus adaptées aux autistes, comme ici à Saint-Etienne-du-Rouvray. / © France 3 NormandieLa gymnastique est une des disciplines les plus adaptées aux autistes, comme ici à Saint-Etienne-du-Rouvray. / © France 3 Normandie

Par Véronique ArnouldPublié le 16/10/2017 à 07:00

La pratique sportive peut-être une bonne thérapie pour les personnes autistes, encore faut-il avoir les structures susceptibles de les accueillir. En Seine Maritime, une dizaine de clubs sont labellisés sport et autisme.

Les éducateurs sportifs sont spécialement formés pour encadrer ces jeunes. Pour les enfants pris en charge, c'est une source de bonheur et l'occasion de faire émerger de nouvelles compétences.

VIDEO / UN REPORTAGE DE FRANCE 3 NORMANDIE (François Verly et Patrice Cornily. Montage de Xavier Robert)

Clubs labellisés pour encadrer des autistes

Avec les interviews de :

  • Alexandre Duntz - éducateur spécialisé IME " Léo Kanner "
  • Mathieu Morisset - éducateur sportif " activité physique adaptée et santé " Yvetot TC
  • Sébastien Blot - père antonin - pdt Réseau Autisme TED 276
  • Grégory Legros - moniteur "sport adapté - club gymnique stéphanais
  • Sandra - mère de lucas
14 octobre 2017

Politique handicap : après les annonces, place à l'action !

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Quel bilan sur cette rentrée 2017 et les annonces faites par le gouvernement ? Quel impact peuvent-elles avoir sur le quotidien des personnes handicapées ? Analyse de Jean-Louis Garcia, président de l'Apajh.

Par , le 12-10-2017

Handicap.fr : Contrats aidés : en quoi la baisse peut-elle réellement impacter les personnes handicapées ?
Jean-Louis Garcia :
Nous sommes montés au créneau contre cette décision car nous ne la jugeons pas intelligente. Si certains ont abusé des contrats aidés, il faut le leur dire… Nous sommes une fédération qui emploie en direct 4 000 personnes ; au 1er septembre 2017, nous comptions 67 contrats aidés, qui concernent des personnes en situation de handicap ou pas. Ce n'est pas avec eux que l'Apajh fonctionne mais, à l'inverse, nous leur proposons des formations et un tutorat précieux pour les accompagner dans l'emploi. Ce qui m'a énervé, ce sont les déclarations de nos gouvernants lorsqu'ils disent que les contrats aidés n'ont jamais conduit vers l'embauche alors que c'est un outil supplémentaire pour rapprocher du travail les personnes qui en sont éloignées. Pour elles, c'est aussi une opportunité pour dialoguer avec les petites entreprises. On a fait tout un cinéma là-dessus et je le regrette. On fait beaucoup de com et pas de politique de fond. J'espère que le tir sera rectifié.

H.fr : Emploi : les nouvelles ordonnances de la loi travail impactent-elles défavorablement les personnes handicapées ?
JLG : Nous avons travaillé au sein du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées) avec Dominique Gillot sur ce sujet. Surtout qu'ils ne cassent pas la loi El Khomri sur les questions d'emploi accompagné et de limite d'âge qui concerne directement les personnes en situation de handicap ! Ces avancées, il ne faut pas revenir dessus… La priorité donnée au télétravail peut, par ailleurs, les aider à se faire plus de place dans le milieu ordinaire. La question à ne pas oublier, c'est le maintien dans l'emploi.

H.fr : Scolarité : pas de baisse des contrats aidés dans l'Éducation nationale, plus 8 000 AVS (ou AESH) annoncés, est-ce suffisant ?
JLG : J'ai été enseignant et je sais que tout n'est pas parfait à ce sujet. Le maintien des contrats aidés pour l'accompagnement des élèves en situation de handicap et le déploiement d'AESH supplémentaires est une bonne chose mais il faut en mesurer les effets département par département. L'Apajh lance une enquête à ce sujet. La question se pose pour les temps périscolaires qui sont aussi, parfois, accompagnés par des contrats aidés. Il est encore trop tôt pour dresser un bilan. Une chose est certaine c'est qu'avec la réforme des rythmes scolaires initiée sous le gouvernement précédant nous avons eu du mal à faire admettre que le temps des enfants en situation de handicap ne s'arrêtait pas aux portes de l'école mais nous y sommes arrivés. Revenir sur la réforme des rythmes scolaires n'est pas une bonne chose.

H.fr : Autisme : la concertation autour du 4e plan est lancée. Croyez-vous à une réelle prise en compte des besoins ?
JLG : L'Apajh a fait savoir qu'elle était très intéressée par cette concertation et les « spécialistes » de l'autisme ont été étonnés que nous ayons cette prétention. Il a fallu que nous défendions notre légitimité pour être au sein du comité de pilotage avec une cinquantaine de membres autour de la table. Nous faisons également partie de 3 groupes de réflexion sur 5. En matière d'autisme, des choses ont été accomplies même si cela reste encore insuffisant. Cent Unités d'enseignement en maternelle, c'est une réussite mais il en faut beaucoup plus. L'Apajh en gère quelques-unes et il est manifeste que les enfants font des progrès considérables et acquièrent, en termes de relation, des choses inimaginables. Par contre, du côté des adultes, c'est un champ qui a été complétement ignoré ; pourtant l'Apajh a impulsé des dispositifs innovants. Ce 4e Plan a été initié par Ségolène Neuville, et le nouveau gouvernement est un peu obligé de poursuivre. Il va falloir être pragmatique car c'est un sujet compliqué, avec des tensions fortes des écoles. Seule doit nous guider la réponse aux attentes de ces personnes trop souvent maltraitées.

H.fr : Augmentation de l'AAH : 900 euros d'ici 2019. Macron avait promis 100, le compte n'est pas bon ?
JLG : La promesse du candidat Macron était en effet de 100 euros. Ça devrait faire 910. Malgré les annonces, nous pressentions que cette hausse se ferait en deux coups. Se pose toujours la question du seuil de pauvreté (ndlr : fixé en France à 1015 euros). Il faut reconnaître que c'est une avancée mais peut encore mieux faire ! Une rencontre avec le monde associatif est prévue à l'Elysée mais la date n'est pas fixée.

H.fr : Compensation : ne vois-tu rien venir ?
JLG : C'est la grande oubliée du dernier CIH (Comité interministériel du handicap) qui a eu lieu le 20 septembre. Il y a un vaste travail engagé par la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) mais nous n'en sommes qu'au stade des propositions. Le nouveau gouvernement va devoir inscrire rapidement cette question sur sa feuille de route. Il y a de nombreux sujets à traiter : la disparité entre personnes âgées et en situation de handicap, la barrière d'âge entre ces deux publics que nous voulons faire tomber pour commencer à 75 ans. Ces chantiers étaient préparés par le gouvernement précédent alors, maintenant, il faut passer à l'acte.

H.fr : Paris 2024 : une opportunité pour les personnes handicapées ?
JLG : Nous sommes ravis de cette annonce. Avec la FFSA (Fédération française du sport adapté) et la FFH (Fédération française handisport), nous avons fait partie du groupe de travail sur l'opportunité des Jeux dès le début et je pense qu'ils peuvent être utiles pour le vivre ensemble et le regard porté sur le handicap. Mais on ne peut pas faire de sport d'élite sans sport de masse or les établissements médico-sociaux n'ont pas toujours ce réflexe. Avec la FFSA, nous avons organisé le 5 octobre, au Mans, une grande journée dédiée à toutes les activités sportives adaptées où chacun  a eu tout loisir de picorer ce qui lui plaisait. Nous avons par ailleurs rencontré Laura Flessel, ministre des Sports, à ce sujet, et cette dynamique semble l'intéresser.

H.fr : Le fait que le secrétariat en charge du handicap soit rattaché désormais au Premier ministre et non plus au ministère de la Santé, est-ce une bonne chose ?
JLG : J'étais ravi que, lors de son dernier débat télévisé de campagne, Emmanuel Macron consacre sa carte blanche au handicap. Je l'ai d'ailleurs rencontré à l'Elysée lors de la concertation autour du 4e plan autisme et lui ai dit qu'il fallait maintenant mettre les choses en œuvre. Le rattachement du secrétariat d'État au Handicap au Premier ministre est une bonne chose ; c'était important de l'éloigner des questions de santé. Il y a eu ce premier CIH qui envoie un signal positif, avec l'engagement de faire du handicap une politique transversale. Pourtant, en ce début de quinquennat, l'Apajh a sollicité tous les ministres concernés et, chaque fois, on nous a renvoyé vers le secrétariat d'État au Handicap. Mais nous sommes pugnaces et persistons à vouloir tous les rencontrer. Un exemple ? Nous avons récemment été reçus par Florence Parly, la ministre des Armées, et Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État, autour du thème des sportifs blessés de guerre et nous allons mettre en œuvre un accord cadre pour aider à l'accompagnement des soldats qui reviennent des combats avec des traumatismes psychiques graves. La ministre nous a clairement demandé : « Vous pouvez nous aider ? ». Eh bien, je suis emballé car je mesure à quel point le mouvement associatif peut apporter sa contribution.

H.fr : La nomination de Sophie Cluzel au secrétariat d'État au handicap a fait naître de grands espoirs…
JLG : Nommer une personnalité connaissant le handicap est une bonne idée. Mais ce qui me semble majeur et correspond à nos attentes, c'est le rattachement au Premier ministre. C'est une meilleure garantie de transversalité et de légitimité du dossier sur le plan gouvernemental. Le handicap n'est pas un dossier annexe.
 

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9 octobre 2017

Technique de travail à la piscine - Association ASMA77

Vidéo publiée sur la page Facebook de Autisme Sport Multi Approches (association ASMA77)

4 octobre 2017

Vague bleue à Pont-de-l’Arche : 1 000 coureurs ont répondu à l’appel de Georgio Loiseau

article publié sur actu.fr

Avec le soutien de la municipalité, L'Oiseau bleu organisait, dimanche 24 septembre 2017, la première Vague bleue à Pont-de-l'Arche. Un succès pour les organisateurs.

Publié le 3 Oct 17 à 9:01
Le départ de la course dimanche 24 septembre 2017. (©EB/La Dépêche de Louviers)

Président de l’association L’Oiseau bleu, Georgio Loiseau n’en revient pas : « Quelle Vague bleue ce week-end ! Qui l’aurait cru ? Même pas moi. Lorsqu’on manipule 1 200 dossards, on se dit que ça fait du monde. Mais lorsqu’on voit 1 200 tee-shirts bouger, ça, c’est extraordinaire ! » Dimanche 24 septembre 2017, cette course solidaire a affiché complet pour sa première édition, à Pont-de-l’Arche.

« Je voulais un fils »

C’est un gros encouragement pour Georgio Loiseau, qui se bat pour la scolarisation des enfants autistes âgés de 6 ans et plus. Cet habitant de Poses est le papa d’Elyes, le petit dernier de la famille Loiseau âgé de 6 ans. Le jeune cadre industriel et son épouse sont aussi les parents de « deux grandes filles » âgées de 18 et 10 ans.

Comme tous les papas, j’avais un vieux fantasme, je voulais un fils. Quand le fiston est arrivé, tout allait bien au début, mais mon épouse avait quelques craintes, il se développait différemment.

Il le reconnaît aujourd’hui : il a été « sec au début ». Son épouse voulait en parler aux médecins. Il ne voulait pas la croire. Le couple a fini par aller consulter son généraliste, qui l’a réorienté vers un pédiatre spécialiste du développement des enfants. « Le Dr Lévy a détecté quelques soucis. Elyes avait deux ans. Il nous a redirigés vers le CRA (Centre régional de l’Autisme) de Saint-Étienne-du-Rouvray. »

Le petit bonhomme a deux ans et demi quand vient le rendez-vous.

Dans la salle d’attente, il y avait un poster en images expliquant comment détecter l’autisme. J’y ai retrouvé mon fils. J’ai dit à ma femme : je crois qu’on est à la bonne adresse.

Georgio Loiseau se bat pour la scolarisation des enfants autistes âgés de six ans et plus. (©TG/La Dépêche de Louviers)

Scolarisation des enfants autistes

Pour Georgio Loiseau, c’était le choc.

Je suis parti en sucette. Il ne fallait plus me parler. Je suis resté hagard pendant quatre à six mois.

Mais son épouse ne perd pas de temps pour se mettre en contact avec une maman d’enfant autiste, par l’entremise d’une infirmière. « Alors, cette maman m’a ouvert les yeux. » Petit lecteur à la base, il engloutit presque un livre sur l’autisme tous les jours et se tourne progressivement vers le milieu associatif. Il crée d’ailleurs une antenne euroise de Réseau Bulle. Il y cesse toute fonction en octobre 2015 pour fonder L’Oiseau bleu.

L’un des principaux chevaux de bataille de Georgio Loiseau, c’est la scolarisation à partir de six ans. À chaque rentrée, le président de L’Oiseau bleu est obligé de débloquer un grand nombre de situations, dont celle d’Elyes, car les enfants autistes manquent cruellement d’auxiliaires de vie scolaire (AVS). Son objectif est d’ouvrir en septembre 2018 une classe adaptée au handicap à l’école de Poses, avec le soutien du maire Didier Piednoël entre autres. Il trouve également une oreille attentive auprès de Richard Jacquet, le maire de Pont-de-l’Arche.

Il a frappé à de nombreuses portes pour faire financer ce projet, qu’il a étudié de fond en comble depuis plus de quatre ans et qu’il a estimé. Une pointe d’amertume dans la voix, il ironise :

Le budget est de 110 000 € par an avec le médico-social. Avec ça, les parents peuvent reprendre une activité professionnelle normale. J’ai écrit au président de la République, au Premier ministre, au secrétaire d’État chargé du handicap, à Sébastien Lecornu… Personne ne m’a répondu. J’ai écrit au président de Région, Hervé Morin, son cabinet m’a envoyé un courrier m’expliquant comment me passer de son aide.

La Vague bleue de dimanche lui donnant des ailes, l’association L’Oiseau bleu va rapidement passer à la vitesse supérieure. « Une grosse campagne de comm » se prépare pour collecter des fonds.

La Vague bleue m’a confirmé ce que j’imaginais : à tous, on peut tout.

La Dépêche - Louviers
28 septembre 2017

Premier colloque régional « sport et autisme » le 29 septembre à Yerville

Publié 25/09/2017 21:59
|
Mise à jour 25/09/2017 21:59

Yerville. Le Centre régional jeunesse et sports organise le premier colloque régional « sport et autisme » le vendredi 29 septembre.

Le 26 avril dernier, le CRJS de Yerville a accueilli la première journée « S’HANDIfférence ». Cette journée était organisée par la commission départementale sport et handicap 76 (CDSH76). Ce fut une réelle réussite avec la présence de près de 450 personnes en situation de handicap. Très vite, le projet d’organiser un autre moment vers un autre public a été lancé. C’est ainsi que le CRJS de Yerville organise le premier colloque régional « Sport et Autisme » le vendredi 29 septembre à partir de 9 h. Un événement parrainé par Éric Quintin, ancien « barjot », champion du monde de handball.

Plan de formation

Des experts de la santé et du sport viendront démontrer que la pratique du sport est accessible pour les personnes atteintes de Troubles du spectre de l’autisme (TSA). Ainsi, tout au long de la journée, des témoignages et des échanges illustreront que le « Sport et autisme, c’est possible ! ». Des solutions apportées par des démonstrations sportives et des outils adaptés permettront également de mettre en valeur les interventions des grands témoins.

Afin que cet événement puisse se dérouler dans les meilleures conditions, le CRJS a souhaité s’appuyer sur la précieuse expérience de la CDSH76, du professionnalisme du réseau TED 276 (troubles envahissants du développement) et de ses partenaires. La CDSH76, copilotée par l’État et le département de la Seine-Maritime, en collaboration avec le CRAHN, développe depuis 2014 la stratégie sport et autisme. Elle a élaboré un plan de formation depuis trois ans : 10 heures sont ainsi délivrées tous les ans au mouvement sportif du territoire pour leur permettre d’accueillir plus facilement les publics atteints de TSA.

C’est par le biais de cette commission, que le Conseil départemental de Seine-Maritime est devenu, lui aussi, un partenaire précieux de cette manifestation.

Moyens humains et matériel

Le réseau TED 276 a, quant à lui, apporté son regard sur le contenu le plus approprié et son aide afin de trouver des intervenants.

« Même si cet événement a une dimension régionale, nous ne pouvions nous passer de ces expériences locales pour organiser ce colloque : ce sont des valeurs sûres, expérimentés dans l’organisation de ces événements. Les autres partenaires comme la Direction départementale et régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale de Normandie (DRDJSCS), le Centre national du développement du sport (CNDS), la Région Normandie, ont apporté de près ou d’un peu plus loin leur contribution à l’organisation de cet événement. Nous ne pouvons oublier la commune d’Yerville et la communauté de communes  Plateau de Caux Doudeville-Yerville qui apportent leur contribution en mettant à disposition du matériel et des moyens humains pour la préparation de cette journée », précise Christelle Mol, la directrice du CRJS de Yerville.

À l’issue de cette journée, la CDSH76 en profitera pour organiser la cérémonie de remise des premiers labels « Sport et autisme » à destination d’associations sportives de Seine-Maritime.

26 septembre 2017

Pléneuf-Val-André. « Ils sont comme des poissons dans l’eau ! »

Thomas, moniteur à Panda Surf School de Pléneuf a animé cette séance de body-surf au Val-André.

Thomas, moniteur à Panda Surf School de Pléneuf a animé cette séance de body-surf au Val-André. | Ouest-France

Ouest-France

Initiation au surf, au Val-André, samedi, pour sept jeunes autistes. Une initiative de trois partenaires qui espèrent ouvrir le champ des possibles aux personnes en situation de handicap.

Reportage

Ils sont là, en ce samedi matin, sur la plage des Vallées, à Pléneuf-Val-André. Ils, ce sont Lloyd, Basile, Thomas, Elouane, Younaël, Grégoire et Nicolas. Ils ont entre 6 et 15 ans et viennent des alentours de Saint-Brieuc. Leur point commun, c’est l’autisme. Et ce n’est pas un jour comme un autre pour eux. Ils participent à une initiation de bodysurf.

Créer une dynamique

L’excitation se lit sur leurs jeunes visages. Les conditions sont idéales : du soleil et du vent juste comme il faut. Chacun est fin prêt à en découdre avec la planche et la mer. Les parents les ont accompagnés pour cette séance qui va durer près de deux heures.

« Une première dans le département, commente ce surfeur du cap Fréhel, initiateur de ce moment « privilégié » et qui préfère parler « au nom de tous ». « Un partenariat a été créé entre Fréhel Surf’n ride, Panda Surf School de Pléneuf et Autisme 22. »

L’association National Handi Surf a amorcé des initiations d’accès au surf pour les personnes en situation de handicap. « Il semble que la Ligue de Bretagne de surf poursuive cette dynamique en souhaitant créer une antenne formatrice de moniteur, spécifiquement pour ce public. C’était évident d’agir à notre tour localement. On peut amorcer une dynamique et ouvrir le champ des possibles ! Il est temps d’ouvrir le surf à d’autres. On voit bien les qualités thérapeutiques que cela peut apporter. »

Thomas, moniteur et animateur à l’école de surf pléneuvienne, anime bénévolement cette séance « très attendue par les enfants ». D’abord, enfiler la combinaison. Les parents donnent un coup de main et photographient ces moments.

Comme Nathalie venue avec Lloyd, 14 ans : « Mon fils est toujours partant dès qu’il y a des activités avec l’eau. Il s’est initié à la natation, la plongée, le paddle. Il est comme un poisson dans l’eau ! Cette activité permet aussi de sociabiliser les enfants. »

Tout le monde est équipé, direction la plage pour une petite leçon technique et interactive. Thomas, pédagogue, explique, interroge. Puis direction la mer ! Sans planche d’abord pour tester l’eau. Puis avec la planche. Chacun se lance, prend la vague et glisse jusqu’au sable sous les encouragements des accompagnateurs, aussi souriants que leurs élèves. Mais pas le temps de papoter avec maman ou papa ! Juste la photo et on y retourne. Avec bonheur.

Finalement, c’est une maman reconnaissante qui résumera cette initiative. « On a tellement l’habitude que ces enfants soient rejetés. Alors, cette initiative est formidable ! »

Pour Florent Briou, vice-président de l'assocation Autisme 22 : « Cette initiation leur permet de trouver l’équilibre, d’apaiser certains troubles émotionnels. Le bruit de l’eau leur fait du bien. Pour une fois, les vedettes ce sont les enfants ! »

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